EINSTEIN ON THE BEACH

Glass_wilson_einstein_on_the_beach_operaFRANCE MUSIQUE, sam 7 mars 2020, 20h. EINSTEIN OF THE BEACH. Philip Glass signe ainsi son premier opéra « minimaliste » d’une lenteur régénératrice – selon les mots de Childs, après l’explosion nihiliste de la culture pop, le minimalisme envisage une nouvelle ère artistique… soit un flux répétitif, suspendu, enivrant, hypnotique de 5h d’activité musicale. Pour rompre l’effet de lassitude, Bob Wilson intègre une voix récitante qui scande des chiffres répétés, des notes de la gamme d’ut majeur énoncées en français, des textes vaguement poétiques écrits par un jeune auteur Christopher Knowles, jeune autiste repéré et suivi par Wilson, et d’autres textes rédigés aussi par Lucinda Childs… Créé le 25 juillet 1976 à l’Opéra-Théâtre d’Avignon dans le cadre du Festival, l’opéra Einstein on the beach, malgré son sujet, – scientifique-, reste un jalon majeur de l’écriture moderne au XXè siècle, touchant par son originalité formelle et sa grande invention visuelle. Un ovni onirique sans équivalent alors. Une certaine élite artistique américaine, réunissant comme un art total à la façon des Ballets Russes au début du siècle : danse (Childs), musique (Glass), dramaturgie, mise en scène, décors (Wilson), s’imposait alors sur la scène internationale après leur consécration française en Avignon.

L’Opéra en quatre actes, Einstein on the beach renaissait aussi dans les années 2010, par ses trois concepteurs re sollicités (surtout la chorégraphe Lucinda Childs invitée à écrire de glass wilson childs einstein on the beach dvd chatelet dvd review critique dvd classiquenews CLIC novembre 2016 1474030354_OA1178Dnouveaux ballets) pour une nouvelle tournée américaine puis européenne passant par Montpellier (2012), puis Paris (au Châtelet en janvier 2014 : la captation vidéo a été réalisée / LIRE ici notre critique du dvd Einstein on the beach).
http://www.classiquenews.com/dvd-einstein-on-the-beach-chatelet-2014-glass-wilson-childs-the-lucinda-childs-dance-company-the-philip-glass-ensemble-2-dvd-opus-arte/

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Concert donné le 27 septembre 2019 à 20h30 au Palais de la musique et des congrès, Salle Erasme à Strasbourg dans le cadre du Festival Musica.

Philip Glass
Einstein on the Beach
Opéra en quatre actes
Christopher Knowles, auteur
Samuel M. Johnson, auteur Lucinda Childs, auteur
Suzanne Vega, narratrice
Collegium Vocale de Gand dirigé par Maria van Nieukerken
Ictus
Direction : Georges-Elie Octors

COMPTE-RENDU, opéra. Genève, le 11 sept 2019. GLASS : Einstein on the beach. Daniele Finzi Pasca / Titus Engel

glass philip coffret box cd review cd critique classiquenews homepage_large.9078cd9bCompte-rendu, Opéra. Genève, Grand-Théâtre, le 11 septembre 2019. Einstein on the beach de Philip Glass. Chœur et Orchestre de la Haute Ecole de Musique de Genève. Daniele Finzi Pasca (mise en scène). Titus Engel (direction). Quasiment personne (on compte seulement une ou deux tentatives…) n’avait osé s’affronter au mythe que constitue « Einstein on the Beach », œuvre-monstre du duo Philipp Glass / Robert Wilson créée au Palais des Papes à l’été 1976. Pour marquer d’un grand coup son premier mandat à la tête du Grand-Théâtre de Genève (après dix années passées à celle de l’Opéra des Flandres), le suisse Aviel Cahn a choisi ce titre, et a proposé au Suisse Daniele Finzi Pasca (à qui l’on doit les Cérémonies des jeux olympiques de Sotchi ou, plus récemment, la fameuse Fête des vignerons de la voisine Vevey) de mettre en images ce véritable OLNI (Objet Lyrique Non-Identifié). Las, avouons d’emblée que le nouveau « jet » est loin du choc qu’avait constitué pour nous la mouture originale (par quatre fois, lors de la reprise du spectacle de Wilson au Corum de Montpellier, puis au Théâtre du Châtelet, il y a bientôt dix ans).

 

 

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Pour commencer, et c’est la plus grosse dĂ©ception, il faut faire le deuil des sublimes chorĂ©graphies de Lucinda Childs, remplacĂ©es ici par de plates scĂ©nettes illustratives, dont la première nous montre Einstein s’affairant autour de son bureau, entourĂ©s de multiple assistants, et l’on s’ennuie ferme lĂ  oĂą l’on tressaillait de plaisir avec Childs. Il faudra attendre une bonne heure avant qu’une image vienne enfin nous tirer de notre torpeur, celle de roues tournoyant – en roue libre – dans un ciel orageux et rougeoyant Ă  la fois.
D’autres suivront, plus ou moins oniriques, tel cette naĂŻade vĂŞtue de tulles oranges se livrant Ă  un mystĂ©rieux ballet aquatique dans une grande cuve cylindrique emplie d’eau. L’humour est Ă©galement prĂ©sent dans le spectacle, notamment lors de la scène la plus rĂ©ussie (Ă  nos yeux) de la soirĂ©e, oĂą les acteurs circassiens de la Compagnia Finzi Pasca – filmĂ©s en temps rĂ©el – essaient d’escalader la bibliothèque d’Einstein, selon les images vidĂ©os que le public voit, mais sont en fait allongĂ©s au sol, ce qui s’avère Ă  la fois une rĂ©flexion sur la pesanteur, mais qui est surtout prĂ©texte ici Ă  d’improbables et drolatiques figures acrobatiques ! Mais pour deux ou trois moments rĂ©ussis esthĂ©tiquement ou intellectuellement, combien de scènes vides, qui ne sont rien d’autres que du pur remplissage. OĂą est donc passĂ© la vraie rĂ©flexion mĂ©taphysique qui innervait les 4h30 du spectacle de Wilson (ici rĂ©duit Ă  3h40), car on ne retrouve ici que des scènes sans grande logique ni lien entre elles, si ce n’est qu’elles font appel aux Ă©lĂ©ments de langage de Finzi Pasca (rĂ©fĂ©rences circassiennes, nĂ©ons, jeux d’ombres et de miroirs). Bref, la copie apparaĂ®t comme bien pâle auprès de l’original…

 

 

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Par bonheur, la force de la musique et du chant, quant Ă  eux, restĂ©s intacts, et constituent le principal intĂ©rĂŞt de la soirĂ©e. Les structures rĂ©pĂ©titives de la musique de Philip Glass, son arithmĂ©tique et son solfège chantĂ©s par un ChĹ“ur – composĂ© d’étudiant(e)s de la Haute Ecole de Musique de Genève (Ă  l’instar des instrumentistes de l’Einstein Ensemble) – d’une tenue et d’une prĂ©cision impressionnantes, ses progressions, ses ruptures rythmiques, libèrent les effets hypnotiques qui nous avaient clouĂ© Ă  notre siège la première fois, sous la direction d’un Titus Engel qui en maĂ®trise parfaitement la syntaxe. MĂŞme si la sonorisation semble perfectible, orgues synthĂ©tiques et bois orchestrent une liturgie captivante, prĂ©sidĂ©e par un Einstein au violon aĂ©rien digne d’une Partita de Bach (Madoka Sakitsu, remarquable d’endurance et de musicalitĂ©).

Si l’essai demande nĂ©anmoins Ă  ĂŞtre transformĂ©, bravo Ă  Aviel Cahn d’avoir eu le courage de remonter un tel ouvrage, et vivement la suite d’une saison qui – sur le papier – s’avère des plus palpitantes !

 

 
 

 

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Compte-rendu, Opéra. Genève, Grand-Théâtre, le 11 septembre 2019. Einstein on the beach de Philip Glass. Chœur et Orchestre de la Haute Ecole de Musique de Genève. Daniele Finzi Pasca (mise en scène). Titus Engel (direction).

Illustrations : © C Parodi / Opéra Grand Théâtre de Genève © 2019

Einstein on the beach au Châtelet

Glass_wilson_einstein_on_the_beach_operaPARIS. Châtelet: Einstein on the beach, du 7 au 12 janvier 2014. Lors de sa création en 1971, Le Regard du sourd, spectacle muet d’une durée de sept heures, avait saisi le public français et suscité l’enthousiasme de Louis Aragon. Quelques années plus tard, Robert Wilson s’associe au compositeur Philip Glass pour élaborer un nouvel opéra, créé au Festival d’Avignon en 1976, qui allait devenir légendaire : Einstein on the Beach. Certaines thématiques liées aux recherches du physicien, comme la théorie de la relativité ou l’arme nucléaire, y sont évoquées à travers des tableaux d’une esthétique inédite alors, voire révolutionnaire : des images oniriques, d’une stupéfiante beauté visuelle, épousent les changements très graduels de la musique et les mouvements chorégraphiés pour former une œuvre d’art totale, bouleversant la perception de l’espace et du temps.

 

 


Wilson, Glass
Einstein on the beach
Du 7 au 12 janvier 2014
En direct sur Mezzo live HD et Mezzo, le 7 janvier 2014, 18h15

 

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Einstein on the beach, Glass, WilsonA la fois esthĂ©tique et physique, Einstein on the beach incarnait une invitation Ă©poustouflante pour une expĂ©rience musicale inoubliable. FĂ©erie futuriste, l’opĂ©ra est recrĂ©Ă© sur la scène du Châtelet Ă  Paris. RemontĂ©e par ses crĂ©ateurs avec la collaboration de la chorĂ©graphe Lucinda Childs, qui les accompagne depuis longtemps, l’Ĺ“uvre mythique nous est enfin restituĂ©e.

Philip Glass – Robert Wilson
Einstein On The Beach
Opéra en quatre actes
Mise en scène / Conception des dĂ©cors et des lumières : Robert Wilson – Musique et lyrics : Philip Glass – ChorĂ©graphie : Lucinda Childs
Helga Davis, Kate Moran, Antoine Silverman, The Lucinda Childs Dance Company, The Philip Glass Ensemble, Einstein on the Beach Chorus

 

  

Einstein on the beach en direct

Glass_wilson_einstein_on_the_beach_operaMEZZO, en direct : Einstein on the beach, le 7 janvier 2014,18h15, du Châtelet à Paris. Lors de sa création en 1971, Le Regard du sourd, spectacle muet d’une durée de sept heures, avait saisi le public français et suscité l’enthousiasme de Louis Aragon. Quelques années plus tard, Robert Wilson s’associe au compositeur Philip Glass pour élaborer un nouvel opéra, créé au Festival d’Avignon en 1976, qui allait devenir légendaire : Einstein on the Beach. Certaines thématiques liées aux recherches du physicien, comme la théorie de la relativité ou l’arme nucléaire, y sont évoquées à travers des tableaux d’une esthétique inédite alors, voire révolutionnaire : des images oniriques, d’une stupéfiante beauté visuelle, épousent les changements très graduels de la musique et les mouvements chorégraphiés pour former une œuvre d’art totale, bouleversant la perception de l’espace et du temps.

 

 

En direct sur internet
Wilson, Glass
Einstein on the beach
en direct du Châtelet, le 7 janvier 2014, 18h15
Mezzo live HD et Mezzo

 

Einstein on the beach, Glass, Wilson

 

A la fois esthĂ©tique et physique, Einstein on the beach incarnait une invitation Ă©poustouflante pour une expĂ©rience musicale inoubliable. FĂ©erie futuriste, l’opĂ©ra est recrĂ©Ă© sur la scène du Châtelet Ă  Paris. RemontĂ©e par ses crĂ©ateurs avec la collaboration de la chorĂ©graphe Lucinda Childs, qui les accompagne depuis longtemps, l’Ĺ“uvre mythique nous est enfin restituĂ©e.

Philip Glass – Robert Wilson
Einstein On The Beach
Opéra en quatre actes
Mise en scène / Conception des dĂ©cors et des lumières : Robert Wilson – Musique et lyrics : Philip Glass – ChorĂ©graphie : Lucinda Childs
Helga Davis, Kate Moran, Antoine Silverman, The Lucinda Childs Dance Company, The Philip Glass Ensemble, Einstein on the Beach Chorus

 

 

Einstein on the Beach au Châtelet (Paris)

Einstein on the beach, Glass, WilsonInternet. En direct : Einstein on the beach, le 7 janvier 2014,18h15, Mezzo.  Lors de sa création en 1971, Le Regard du sourd, spectacle muet d’une durée de sept heures, avait saisi le public français et suscité l’enthousiasme de Louis Aragon. Quelques années plus tard, Robert Wilson s’associe au compositeur Philip Glass pour élaborer un nouvel opéra, créé au Festival d’Avignon en 1976, qui allait devenir légendaire : Einstein on the Beach. Certaines thématiques liées aux recherches du physicien, comme la théorie de la relativité ou l’arme nucléaire, y sont évoquées à travers des tableaux d’une esthétique inédite alors, voire révolutionnaire : des images oniriques, d’une stupéfiante beauté visuelle, épousent les changements très graduels de la musique et les mouvements chorégraphiés pour former une œuvre d’art totale, bouleversant la perception de l’espace et du temps.

En direct sur internet
Wilson, Glass
Einstein on the beach
en direct du Châtelet, le 7 janvier 2014, 18h15
Mezzo live HD et Mezzo

A la fois esthĂ©tique et physique, Einstein on the beach incarnait une invitation Ă©poustouflante pour une expĂ©rience musicale  inoubliable. FĂ©erie futuriste, l’opĂ©ra est recrĂ©Ă© sur la scène du Châtelet Ă  Paris.  RemontĂ©e par ses crĂ©ateurs avec la collaboration de la chorĂ©graphe Lucinda Childs, qui les accompagne depuis longtemps, l’Ĺ“uvre mythique nous est enfin restituĂ©e.

Philip Glass – Robert Wilson
Einstein On The Beach
Opéra en quatre actes
Mise en scène / Conception des dĂ©cors et des lumières : Robert Wilson – Musique et lyrics : Philip Glass – ChorĂ©graphie : Lucinda Childs
Helga Davis, Kate Moran, Antoine Silverman, The Lucinda Childs Dance Company, The Philip Glass Ensemble, Einstein on the Beach Chorus