CRITIQUE CD, Ă©vĂ©nement. BLANCHE SELVA, transcriptions pour piano (Franck, D’Indy, SĂ©verac) – Christophe Petit, piano. EnregistrĂ© en juin 2021 – 1 cd CIAR classics.

selva blanche piano transcriptions chrisotphe petit franck d indy severac cd critique review cd classiquenews ciar classicsCRITIQUE CD, Ă©vĂ©nement. BLANCHE SELVA, transcriptions pour piano (Franck, D’Indy, SĂ©verac)Christophe Petit, piano. EnregistrĂ© en juin 2021 – 1 cd CIAR classics – Blanche Selva, transcriptrice. VoilĂ  un programme qui tout en dĂ©voilant le talent crĂ©atif de la compositrice Blanche Selva (1884-1942), indique dans ses choix les filiations oubliĂ©es : Blanche Selva demeure une interprĂšte particuliĂšrement inspirĂ©e de D’Indy ; Ɠuvra pour la diffusion de Franck ; s’imposa comme « l’alter ego » de SĂ©verac. A travers ses transcriptions, s’affirme une pianiste virtuose qui a compris les enjeux expressifs et techniques, poĂ©tiques voire philosophiques de chaque Ă©criture Ă  sa source; pour chaque piĂšce transcrite, Selva, parfaite Ă©lĂšve de la Schola Cantorum, mesure, commente, sublime : d’autant que chaque morceau (ou cycle) sont les piĂšces ultimes de leur auteur ; les 3 chorals (pour orgue) de Franck sont publiĂ©s en 1891 soit un an aprĂšs la mort de l’auteur. L’approche de Selva au piano (en 2 portĂ©es plutĂŽt que 3 car l’orgue comprend aussi la portĂ©e de pĂ©dalier) semble Ă©clairer avec une acuitĂ© Ă©vidente le jeu polyphonique, le riche tissu harmonique, la complexitĂ© architecturĂ©e des plans sonores ; rĂ©vĂ©lant leur texture originelle, leur puissance irradiante, – avec d’autant plus d’à propos dans le cas du premier FWV 38 (ici rĂ©vĂ©lĂ© en premiĂšre mondiale). Sous l’illusoire ĂąpretĂ© complexe de la structure franckiste, se rĂ©vĂšle ici l’esprit et l’activitĂ© d’une mystique fervente et pudique : tout Franck est ici concentrĂ© dans sa passion pour l’architecture, la texture sombre et dense (FWV 39), une Ă©loquence qui interroge les limites de la forme (toccata initiale, rĂ©itĂ©rĂ©e dans la section finale).

Transcriptrice respectueuse et recréative
Le piano majeur de Blanche Selva

Avec Souvenirs, D’Indy (1906, autre premiĂšre absolue) recueille tous les sentiments vĂ©cus en
30 ans de vie maritale, recyclant le motif de la Bien-aimĂ©e (dĂ©rivĂ© de son poĂšme des Montagnes de 1881 : un portrait de l’épouse Isabelle) pour tous les dĂ©veloppements de ce morceau de 20 mn, cependant que les 12 coups de minuit (en la bĂ©mol) font retentir la mort de l’AimĂ©e. La pudeur et l’intimisme proche du mystĂšre, inscrits dans l’allusion prĂ©servĂ©e indiquent clairement la proximitĂ© de Blanche, amie du premier cercle parmi les proches de D’Indy. Le jeu du pianiste Ă©claire ce travail particulier sur la clartĂ© des Ă©tagements sonores simultanĂ©s. Une entente Selva / D’Indy que Christophe Petit semble lui-mĂȘme parfaitement comprendre, approfondir, suggĂ©rer.

« La Vasque aux colombes » de SĂ©verac (un sujet traitĂ© par les fresques antiques romaines) gagne une mĂȘme Ă©vidence directe ; une franchise qui doit beaucoup Ă  la proximitĂ© artistique de Blanche et de SĂ©verac, son double esthĂ©tique. Blanche (biographe de SĂ©verac) n’exĂ©cute pas une transcription mĂ©canique mais offre une version originale d’aprĂšs les esquisses de SĂ©verac laissĂ©es Ă  sa mort ; sa « Vasque » est une partition personnelle qui tout en transcendant SĂ©verac, lui rend aussi hommage ; une quintessence fraternelle, une fidĂ©litĂ© Ă  l’esprit de l’Ɠuvre qui se rĂ©vĂšle dans la fluiditĂ© de l’approche transcriptrice.

Sur le grand piano de concert (le fameux « 102 », ses cordes parallĂšles et sa longueur de son si proche des performances de l’orgue), clavier exceptionnel, imaginĂ©, conçu par le facteur français Stephen Paulello, le jeu de Christophe Petit Ă©lucide et Ă©claire tout ce que l’écriture de Blanche Selva apporte aux piĂšces et aux personnalitĂ©s transcrites. La pianiste pĂ©dagogue virtuose rĂ©sout plusieurs contraintes techniques dans le but de ciseler davantage l’effet sonore ; en fidĂ©litĂ© avec les compositeurs dont elle fut proche, la compositrice dĂ©montre une inventivitĂ© Ă  la fois respectueuse de la source mais aussi imaginative et somptueusement inspirĂ©e. Passionnant.

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CRITIQUE CD, Ă©vĂ©nement. BLANCHE SELVA, transcriptions pour piano (Franck, D’Indy, SĂ©verac) – Christophe Petit, piano. EnregistrĂ© en juin 2021 – 1 cd CIAR classics.

PLUS D’INFOS sur le site du CIAR Centre International Albert Roussel :
http://ciar.e-monsite.com/pages/c-d/collection-de-cd/

Blanche Selva: Transcriptions for Piano
‹CĂ©sar Franck (1822-1890) : ‹Trois chorals pour orgue, FWV 38-40‹ ;
Vincent d’Indy (1851-1931)‹ : Souvenirs, Op. 82 ;
‹DĂ©odat de SĂ©verac (1872-1921)‹ : En Vacances,
2e recueil (extrait): La Vasque aux colombes
‹Christophe Petit (piano)
rec. 2021, Studio Stephen Paulello, Villethierry, France
‹First recordings: Franck, d’Indy‹
CIAR CLASSICS CC011

Flandres. Festival Albert Roussel 2022, dĂšs le 24 sept 2022

ROUSSEL 22 IMU FESTIVAL sept - novFestival Albert ROUSSEL 2022, dĂšs le 24 septembre 2022
 Jusqu’en novembre 2022, le 26Ăšme Festival Albert Roussel portĂ© et conçu par Damien Top, meilleur connaisseur de l’Ɠuvre rousselienne, propose un nouveau cycle de concerts dans le Nord, dans les Flandres, soucieux de jouer la musique de Roussel, mais aussi celle de ses contemporains et cette annĂ©e, de ses Ă©lĂšves et disciples. Le compositeur, gĂ©nie de l’orchestration aux cĂŽtĂ©s de Ravel et Debussy, fut aussi un pĂ©dagogue avisĂ© dont le sens du partage, de la curiositĂ© et de la transmission ont stimulĂ© nombres de musiciens.
Ainsi aprĂšs le concert d’ouverture par l’organiste Jean Gaillard Ă  Cassel (24 sept), le rĂ©cital du pianiste Dimitri Malignan souligne en novembre, l’invention de deux Ă©lĂšves d’Albert Roussel : Julia Reisserova, d’origine TchĂšque qui suivit un nombre de leçons avec Roussel bien plus important que Martinu ; grĂące Ă  son mari qui Ă©tait diplomate, Julia Reisserova put favoriser la diffusion des Ɠuvres de son maĂźtre ; ainsi Le testament de la Tante Caroline (1933) fut crĂ©Ă© Ă  Olmutz ou Prague sous son impulsion
 Dimitri Malignan jouera en crĂ©ation les 3 Esquisses ; c’est le cas aussi de l’élĂšve d’origine roumaine Stan Golestan dont le pianiste dĂ©voile l’Ɠuvre pour piano
 Le prochain cd du festival Albert Roussel devrait d’ailleurs comprendre les Ɠuvres de ces deux Ă©lĂšves de Roussel
 Le 26Ăš Festival Albert Roussel propose Ă©galement bien d’autres Ă©vĂ©nements, confĂ©rences et concerts d’ici Ă  novembre 2022.
 
 
 

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Le festival Roussel chaque annĂ©e Ă©claire davantage le gĂ©nie d’un compositeur-poĂšte qui fut contemporain de Ravel (et Debussy) et comme eux, vĂ©ritable orfĂšvre de la structure comme de l’orchestration. Comme Ravel, Roussel sait infĂ©oder toujours les choix des timbres et du dĂ©veloppement musical Ă  l’accomplissement du drame
 Son Ɠuvre est rare mais diverse (musique de chambre, opĂ©ra, mĂ©lodies, musique de scĂšne, Ɠuvres pour piano seul
) et Ă  chaque fois, d’une Ă©laboration prĂ©cise et juste.

Le 26e Festival International Albert-Roussel se tiendra dùs le 24 septembre et jusqu’en novembre 2022.
Le programme est en cours d’élaboration : consultez ici les derniĂšres prĂ©cisions concernant dates, lieux et programmes. Plus d’infos sur le site du CIAR, Centre International Albert Roussel : http://ciar.e-monsite.com/ – Le CIAR, dĂ©diĂ© Ă  la culture musicale française et flamande des 19Ăš et 20Ăš, porte et organise chaque automne, le festival Albert Roussel, depuis sa premiĂšre Ă©dition en 1997.

 
 
 

 
 
 

26Ăšme Festival ALBERT ROUSSEL 2022
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CASSEL : Collégiale Notre-DameROUSSEL 22 IMU FESTIVAL sept - nov
Samedi 24 septembre 2022, 19h30
Concert d’orgue
A l’occasion des 30 ans de l’Association des Amis de la CollĂ©giale de Cassel

JEAN GAILLARD
titulaire des Grandes Orgues de la CathĂ©drale de Beauvais et de l’église Saint-MĂ©dard Ă  Paris.

Bach, Buxtehude, Sweelinck, Rameau, Roussel, Franck
EntrĂ©e : 10 euros – rĂ©servations : 09 53 63 32 08

Programme

Dietrich Buxtehude : Prélude et fugue en ré majeur
Johann Sebastian Bach : Choral “Gloria” BWV662
Jehan Titelouze : Deposuit (Verset de Magnificat)
Abraham van den Kerckhoven : Salve Regina (extrait)
Jan Pieterszoon Sweelinck : Variations sur “Ma jeune vie a une fin”

Jean-Philippe Rameau :
Le Rappel des Oiseaux
Musette en Rondeau
Les Sauvages (extrait des “Indes Galantes”)

Jean Galard : Sonatine (2016)
Charles Gounod : Ouverture de “Faust”
Louis Vierne : Berceuse
Albert Roussel : Prélude et Fughetta op.41
CĂ©sar Franck : Fantaisie en ut (Version A)

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2
BAVINCHOVE, Eglise Saint-OmerROUSSEL 22 IMU FESTIVAL sept - nov
Dimanche 23 octobre 2022, 17h
Odile Renault, flĂ»te – Elodie Reibaud, harpe

Roussel, Inghelbrecht, Mari (création), Rohozinski, 

en présence de Pierrette Mari
Entrée : 10 euros

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3
ROUSSEL 22 IMU FESTIVAL sept - novSamedi 29 octobre 2022, 20h
lieu à déterminer

Animaux en folie / Duo Alterno
Tiziana Scandaletti, soprano
Riccardo Piaccentini, piano

Satie, Poulenc, Roussel, Piaccentini, Rossini
Entrée : 10 euros

Programme :
Alfredo Casella : Quattro favole romanesche (Quatre fables romaines)
Erik Satie : Préludes flasques (pour un chien)
Albert Roussel : Deux Idylles op. 44
Cathy Berberian : Morsicathy
Francis Poulenc : Le Bestiaire (ou le cortĂšge d’OrphĂ©e)
Riccardo Piacentini : Jazz motetus X (Comme un hippocampe)
Roberta Vacca : Couplets de chats
Gioachino Rossini : Duo des chats

 
 
 

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4
SERCUS, Ă©glise Saint-ErasmeROUSSEL 22 IMU FESTIVAL sept - nov
RĂ©cital DIMITRI MALIGNAN, piano
novembre : date Ă  venir

Albert Roussel : Trois piĂšces opus 49
Julia Reisserova : Esquisses (inédit, création)
Stan Golestan : Ɠuvre pour piano
Alexis Roland-Manuel : Deux Idylles
Henriette Bosmans : Six Préludes
Daniël Belinfante : piÚces pour piano

A 24 ans, Dmitri Malignan fut l’élĂšve de Jean-Paul Sevilla, – lui-mĂȘme maĂźtre d’Angela Hewitt, de Ludmila Berlinskaya, Ă  l’Ecole Normale – Cortot. Le jeune pianiste a enrichi son expĂ©rience musicale aux conservatoires de La Haye et d’Amsterdam. Il joue Ă  Sercus, Roussel mais aussi les piĂšces de ses Ă©lĂšves

 
 
 

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Programmation en cours – dĂ©tail des autres concerts Ă  venir ici

INFOS & RÉSERVATIONS
http://ciar.e-monsite.com/pages/festival/festival-2022/

 
 
 

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CASSEL. Festival International Albert Roussel 2021. Entretien avec Damien Top, directeur artistique et fondateur du Festival

roussel Albert-Roussel-resize-1-500x450CASSEL. Festival International Albert Roussel 2021. Entretien avec Damien Top, directeur artistique et fondateur du Festival. En 2021, le Festival International Albert Roussel souffle ses 25 ans. Une Ă©dition exceptionnelle, marquĂ©e entre autres par plusieurs rĂ©citals oĂč les Ɠuvres d’Albert Roussel sont jouĂ©es sur le piano du compositeur, instrument du dĂ©but XXĂš, acquis rĂ©cemment par Damien Top, directeur et fondateur du Festival. Entretien exclusif avec Damien Top pour classiquenews.

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CLASSIQUENEWS : En quoi est-il pertinent de jouer sur le piano de Roussel ? PrĂ©sentez-nous l’instrument dont la prĂ©sence marque le Festival 2021.

Damien Top : Au retour de son voyage de noces aux Indes, gorgĂ© de sensations exotiques et dĂ©sireux de donner une impulsion nouvelle Ă  son Ɠuvre, Albert Roussel mit en chantier plusieurs partitions ambitieuses : Evocations, Le Roi Tobol,… Est-ce pour cette raison qu’il fit l’acquisition le 14 mars 1910 d’un nouveau piano Pleyel, fleuron de l’industrie instrumentale française ? Confident privilĂ©giĂ© de l’élaboration de la plupart de ses chefs-d’Ɠuvre Ă  venir, l’instrument- achetĂ© 1820 francs – fut installĂ© au 157, avenue de Wagram avant de rejoindre en 1920, sa propriĂ©tĂ© de VastĂ©rival sur la cĂŽte d’AlbĂątre. Ce piano vit dĂ©filer nombre de compositeurs et interprĂštes rendant visite Ă  Albert Roussel pendant les mois d’étĂ© : Poulenc, Delvincourt, Thiriet, HoĂ©rĂ©e, Reisserova, Kricka, etc. A la suite du dĂ©cĂšs de Roussel, son Ă©pouse le revendit en 1938. Yvonne GouvernĂ©, pianiste et chef de chant, amie du couple Roussel, le racheta Ă  Marie Brillant en septembre 1965 pour l’offrir au jeune compositeur Pierick Houdy. L’instrument fut embarquĂ© Ă  destination de sa rĂ©sidence Loc Maria, Ă  Belle-Ile-en-Mer, lĂ  mĂȘme oĂč Roussel avait incidemment Ă©crit sa Sonatine en 1912. A la disparition du compositeur breton le 22 mars 2021, il fut lĂ©guĂ© au CIAR et rapatriĂ© dans le nord le 13 juillet de cette annĂ©e. Il retrouve donc en quelque sorte ses racines roussĂ©liennes.
AmĂ©liorĂ©s tout au long du XIXe siĂšcle, les Pleyel se caractĂ©risent par une grande lĂ©gĂšretĂ©, une rondeur, une puissance des graves et un Ă©tonnant scintillement des aigus qui leur confĂšrent une rĂ©elle harmonie. Ils incarnent le fameux son « à la française » grĂące Ă  leurs particularitĂ©s coloristiques romantiques. « Quand les graves langoureux s’étirent indĂ©finiment, quand les aigus scintillent en traits de piccolos, quand le mĂ©dium frissonne cantabile, quand le toucher fidĂšle obĂ©it de tenues en piquĂ©es, c’est sĂ»r, c’est un Pleyel » estimait Arthur Rubinstein.
La rĂ©apparition du piano Pleyel d’Albert Roussel coĂŻncide avec le 25e anniversaire du Festival International Albert-Roussel. L’occasion Ă©tait trop belle de dĂ©dier au piano la thĂ©matique de cette saison. De maniĂšre exceptionnelle, les rĂ©citals seront donc donnĂ©s sur cet instrument, installĂ© Ă  la ChĂątellerie de Schoebeque Ă  Cassel le temps du festival avant de rejoindre le CIAR. Les auditeurs dĂ©couvriront les sonoritĂ©s entendues par Roussel lui-mĂȘme lorsqu’il composait ou interprĂ©tait ses partitions au piano. Ses audaces d’écriture apparaitront vraisemblablement moins « percussives » sur ce Pleyel que sur les Steinway et Yamaha actuels. Et peut-ĂȘtre les interprĂ©tations proposĂ©es rĂ©vĂšleront-elles une « authenticité » inouĂŻe


 

 

 

 

‹CLASSIQUENEWS : Quel bilan faĂźtes vous des 25 premiĂšres Ă©ditions du Festival ? Dans quelles directions souhaitez-vous aller ? Quels points allez-vous renforcer ?

‹‹Damien Top : Contre vents et marĂ©es, le festival s’est maintenu et dĂ©veloppĂ© en une province oĂč les Ă©lus locaux n’ont pas toujours conscience de l’importance et de l’originalitĂ© de l’histoire rĂ©gionale et encore moins de la culture littĂ©raire ou musicale, qui n’est considĂ©rĂ©e que de maniĂšre consumĂ©riste. Par exemple, nous avons rarement pu collaborer avec Tourcoing, ville natale de Roussel… qui devrait naturellement constituer une Ă©tape annuelle de notre sĂ©rie de concerts. Et croirez-vous que le maire de Bavinchove, Ă©lu en 2020, n’avait jamais entendu parler du festival ni du CIAR, qui existe depuis 30 ans dans le village ? NĂ©anmoins, le rayonnement de nos activitĂ©s par delĂ  les frontiĂšres est rĂ©confortant. Nous avons pu fĂ©dĂ©rer un public fidĂšle et dĂ©velopper un goĂ»t de l‘exploration et de la dĂ©couverte. Nos auditeurs viennent de toute la rĂ©gion des Hauts-de-France, de Belgique et aussi de la mĂ©tropole parisienne.
Depuis sa crĂ©ation, le festival a pu inviter de prestigieux artistes qui n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  se produire dans nos campagnes : des solistes de l’Orchestre du Metropolitan Opera de New York Ă  Pierre Etaix, Brigitte Fossey, AndrĂ© Falcon, en passant par Billy Eidi, DaniĂšle Laval, Isabelle Aboulker, Alain Weber, Diane Andersen, Eliane Reyes, StĂ©phanie Moraly, le Quatuor Joachim, etc.
L’une des originalitĂ©s du festival est d’avoir crĂ©Ă© une collection de disques qui prolonge l’investissement de travail des artistes invitĂ©s, auxquels je demande frĂ©quemment de jouer des partitions qu’ils n’ont pas l’occasion de redonner ailleurs. Lorsqu’elles prĂ©sentent un intĂ©rĂȘt musical avĂ©rĂ©, nous passons en studio. Notre label propose un catalogue passionnant souvent enregistrĂ© en premiĂšre mondiale : CastĂ©ra, La Tombelle, Delvincourt, Paray, Greif, Girard, Nagel, Frionnet, Murail, Aubert, ThomĂ©, Markov, etc.

 

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quelles sont les derniĂšres avancĂ©es / les apports liĂ©s Ă  la recherche sur l’Ɠuvre d’Albert Roussel ?
Damien Top : Notre fonds documentaire s’accroit de jour en jour, par acquisitions et par donations. Il nous permet notamment d’affiner la connaissance que nous avons de sa biographie ou de la genĂšse de ses Ɠuvres. RĂ©cemment, nous avons reçus en legs les archives de Michel QuĂ©val, pianiste, compositeur et chef d’orchestre de l’OpĂ©ra de Paris et du Philharmonique de Tokyo, ainsi que celle d’EugĂšne Borrel, violoniste, pĂ©dagogue et musicologue, fondateur de la SociĂ©tĂ© Haendel. De nombreux interprĂštes et chercheurs contactent le CIAR pour trouver informations, partitions et documents, sur Albert Roussel, sur les compositeurs du XXe siĂšcle ou encore sur la musique flamande. Ainsi avons-nous collaborĂ© rĂ©cemment avec l’Espagne, la Suisse, la TchĂ©quie, l’Inde, les Etats-Unis, 


 

 

 

 

‹CLASSIQUENEWS : Le Festival privilĂ©gie la musique de chambre et les Ɠuvres mĂ©connues. Qu’apporte le fait de jouer Roussel en dialogue avec ses contemporains ?
Damien Top : Cette confrontation nous rĂ©vĂšle souvent combien Roussel se situe en dehors des sentiers battus et Ă©tait en avance sur l’esthĂ©tique de son temps. Sa singularitĂ© Ă©clate. Entre-deux-guerres, le sexagĂ©naire n’était-il pas considĂ©rĂ© comme le chef de file de la jeune Ă©cole française ? Le dialogue peut aussi s’engager avec des compositeurs du passĂ© (ce sera le cas le 21 novembre oĂč les fugues et canons de Roussel seront confrontĂ©s aux Variations Goldberg de Bach) ou avec des traditions musicales extra-europĂ©ennes (musique hindoue, musique chinoise, jazz) que Roussel entendit lors de ses voyages. L’édition 2009 fut consacrĂ©e au centenaire de son pĂ©riple aux Indes, dont nous avons dĂ©voilĂ© le reportage photographique inĂ©dit rĂ©alisĂ© par Carlos de CastĂ©ra.
Les modestes moyens du festival nous contraignent Ă  nous limiter aux rĂ©citals et Ă  la musique de chambre, dont le rĂ©pertoire est immense et encore largement inexplorĂ©. DĂšs que cela est possible, nous accueillons des formations afin de faire connaitre l’essentiel gĂ©nie orchestral de Roussel. Ainsi ai-je pu diriger le Festin de l’AraignĂ©e, la Sinfonietta, les Suites d’orchestre de PadmĂąvatĂź, le Concerto pour piano, la Rapsodie flamande, avec les orchestres de Bacau, Brno, Prague, Dieppe, etc. Nous avons le projet de renouer avec l’orchestre lors de la prochaine Ă©dition en 2022.

Propos recueillis en novembre 2021.

 

 

 

 

LIRE notre prĂ©sentation du Festival International Albert ROUSSEL 2021, jusqu’au 28 nov 2021

 

 

 

 

CD Ă©vĂ©nement, critique. PAUL PARAY : Ɠuvres pour cordes et piano : Sonate pour violon ; pour violoncelle (Lawson, Magill, Andersen – 1 cd Azur classical 2016)

paul_parayCD Ă©vĂ©nement, critique. PAUL PARAY : Ɠuvres pour cordes et piano : Sonate pour violon ; pour violoncelle (Lawson, Magill, Andersen – 1 cd Azur classical 2016). Sur le mĂ©tier d’une prochaine biographie de Claude Delvincourt (1888-1954), Damien Top, directeur du CIAR et biographe de Roussel, Ă©claire les liens avec Paul Paray (1886-1979). Condisciples au Conservatoire de Paris, Prix de Rome tous les deux (Paray en 1911 et Delvincourt en 1913), ils ont des attaches sur la CĂŽte d’AlbĂątre (Le TrĂ©port et Dieppe)
 Ce cd majeur dĂ©voile un compositeur que l’on doit absolument faire sortir de l’ombre : PAUL PARAY. Rien de glacĂ© ni d’acadĂ©mique au sens de pompier ici ; mais la vibration d’une Ă©criture sincĂšre que la premiĂšre guerre enrichira encore d’une profondeur immĂ©diate ; ce qui distingue sa premiĂšre maniĂšre subtilement Ă©lĂ©gante de la Sonate pour violon, de sa seconde inspiration : plus resserrĂ©e, plus Ăąpre aussi, telle qu’elle s’épanouit dans la Sonate pour violoncelle de 1920


PAUL PARAY, génial compositeur

Le cd dĂ©diĂ© Ă  la musique de chambre (cordes et piano) de Paul Paray dĂ©voile un chef d’oeuvre absolu, par la grĂące de son inspiration et l’élĂ©gance harmonique de l’écriture, la Sonate pour violon et piano, ici dĂ©fendue par le violoniste bruxellois Eliot Lawson : la flexibilitĂ© Ă©loquente et claire de sa ligne, son jeu tout en finesse, sa vocalitĂ© libre et naturelle (Ă©lĂ©ment si essentiel chez le compositeur) souligne chez Paray, cette subtilitĂ© supĂ©rieure acquise ainsi dĂšs 1908, qui dĂ©signe dĂ©jĂ  le Prix de Rome (obtenu en 1911 avec la cantate Yanitza, aprĂšs un second prix en 1910) et aussi sa grande culture oĂč une discrĂšte mais Ă©vidente filiation le relie Ă  FaurĂ©, Saint-SaĂ«ns, Franck, tant la sĂ©duction de son style n’écarte jamais la profondeur. Ainsi l’élĂ©gance digne d’un Massenet, traverse-t-elle le long Allegro moderato, intense, enivrĂ©, architecturalement Ă©quilibrĂ© ; auquel succĂšde l’Allegro amabile d’un caractĂšre rustique, cadencĂ©, oĂč l’élĂ©gance et l’esprit de facĂ©tie se rappellent du cake-walk de Debussy (Children’s Corner). Ce qui frappe dans ce second mouvement c’est son Ă©pisode central, d’une envoĂ»tante introspection : un appel au rĂȘve et Ă  une mystĂ©rieuse sensualitĂ© proche de Roussel
 Le dernier mouvement Molto vivo caracole telle une tarentelle progressive : s’y entrelacent science de l’écriture et Ă©lĂ©gance mĂ©lodique digne d’un FaurĂ©. La maturitĂ© et la musicalitĂ© de Paray Ă©tonnent, saisissent par leur justesse. Belle rĂ©vĂ©lation.

La Sonate pour violoncelle et piano, plus tardive (crĂ©Ă©e en janvier 1920, et dĂ©diĂ©e au peintre des falaises du TrĂ©port GĂ©rard Hekking) confirme la mĂȘme qualitĂ© d’écriture de Paray, que d’aucun, d’une Ă©coute absente et imparfaite continue de cataloguer dans un postacadĂ©misme bon teint : rien de tel car chez Paray, qui comme un Dubois, touche par sa sincĂ©ritĂ© et la justesse de sa construction harmonique.
Le violoncelliste Samuel Magill emporte toute la partition par son engagement, sachant fusionner avec le piano souverain de Diane Andersen, partenaire familiÚre des enregistrements révélateurs préparés, édités par Damien Top. La Sonate pour violoncelle est beaucoup plus courte que celle pour violon et à notre avis, moins riche harmoniquement
 mais non moins touchante par sa sincérité.
L’Andante quasi allegretto s’impose par son caractĂšre chantant, libre, qui respire et exulte – en une puissance Ă  la Brahms et une architecture trĂšs efficace – la partie du soliste est constamment volubile, proche de la parole, change de climats et de caractĂšres : fantaisiste, passionnĂ©, ardent ; d’une tendresse complice avec le piano qui accompagne moins qu’il ne chante. L’agitation partagĂ©e nourrit une sensualitĂ© heureuse qui grandit jusqu’à la plĂ©nitude finale.  L’Andante respire encore davantage, s’alanguit, en creusant un questionnement profond voire grave ; c’est une question toujours suspendus qui recherche la rĂ©sonance presque abstraite, comme celle d’un rĂȘve intime. Le dernier Allegro est bien scherzando, fluide, chantant, presque enivrĂ© et sans l’introspection prĂ©cĂ©dente, dans la franchise et la sincĂ©ritĂ© d’un Ă©noncĂ© presque insouciant, dĂ©bonnaire, purement joyeux. Il faut infiniment de finesse pour exprimer la sensibilitĂ© tĂ©nue de chaque piĂšce. Autant de qualitĂ©s que rĂ©vĂšle l’évidente complicitĂ© entre les interprĂštes. VoilĂ  qui Ă©claire tout un pan de la vie de Paul Paray comme compositeur, alors que son activitĂ© de chef d’orchestre reste dans la mĂ©moire des mĂ©lomanes. Pour un bref rĂ©sumĂ© de la vie de Paul Paray comme chef : lire ci aprĂšs « approfondir ».

Outre les deux Sonates, la ROMANCE initialement pour piano (1909) est ici adaptĂ©e pour violon et violoncelle (par le pĂšre Eduard Perrone en 2005) Ă©nonce les mĂȘmes qualitĂ©s d’une Ă©criture juste et enivrĂ©e : somptueuses envolĂ©es lyriques et mĂ©lodiques, suretĂ© et maĂźtrise de l’architecture qui soutient tout le morceau. La Romance sait fusionner les deux voix du violon / violoncelle avec toute la tendresse et la douceur nostalgique requises.

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CLIC D'OR macaron 200CD Ă©vĂ©nement, critique. PAUL PARAY : Ɠuvres pour cordes et piano : Sonate pour violon ; pour violoncelle (Lawson, Magill, Andersen – 1 cd Azur classical) – Paul Paray (1886-1979) : Sonate pour violon et piano ; SĂ©rĂ©nade op. 20 pour violon et piano ; Humoresque, pour violon et piano ; Nocturne pour violoncelle et piano ; Sonate pour violoncelle et piano ; Romance, pour violon, violoncelle et piano. Eliot Lawson, violon. Samuel Magill, violoncelle. Diane Andersen, piano. 1 CD Azur Classical. EnregistrĂ© au Studio RĂ©cital B (Tihange) en nov et dĂ©c 2016. DurĂ©e : 1h06 – CLIC de CLASSIQUENEWS

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paul parayPaul Paray
est surtout connu comme chef d’orchestre. AdoptĂ©e par la fille de Charles Lamoureux, Marguerite en 1924 (il a 38 ans). Le Prix de Rome 1911 est enrolĂ© pendant la premiĂšre guerre : fait prisonnier Ă  Darmstadt, il reste profondĂ©ment marquĂ© par ses 4 annĂ©es de captivitĂ©. PrivĂ© d’instrument, il compose par l’esprit, puis Ă©crira aprĂšs sa libĂ©ration (son fameux Quatuor publiĂ© en 1919, qui deviendra ensuite la Symphonie d’archets). Paray vient Ă  la direction d’orchestre par l’orchestre Lamoureux dont le chef d’alors, Camille Chevillard, Ă©poux de Marguerite Lamoureux, le nomme directeur adjoint dĂšs 1920. Paul Paray dirige ensuite l’Orchestre de l’OpĂ©ra de Monte-Carlo (1928-1932), le prestigieux Orchestre Colonne (jusqu’à l’Occupation)
l’Orchestre de l’OpĂ©ra de Paris (dans des oeuvres de Wagner, selon le goĂ»t de Charles Lamoureux). Connu dĂšs l’Occupation aux USA, Paray accepte de diriger le Detroit Symphony Orchestra (oct 1951-1962) rĂ©alisant un cycle d’enregistrements mythiques de 1956 Ă  1963 pour la firme Mercury (dans la technique Living presence, Ă©ditĂ© en Europe sous Ă©tiquette Philips)

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CD
paray-paul-maestro-mercury-living-presence-1960CD,coffret, compte rendu critique : Mercury Living presence 1951-1968 (53 cd). De mĂȘme l’intuition gĂ©niale du dĂ©fricheur Paul Paray dĂ©fenseur comme un certain Martinon outre atlantique (Ă  Chicago avec le Symphonique local Ă  peu prĂšs dans les mĂȘmes annĂ©es 1960) d’un certain romantisme français dĂ©fendu avec une vitalitĂ© inouĂŻe et sans instruments d’époque
 la sensibilitĂ© analytique et fiĂ©vreuse Ă©tonne encore comme sa science fluide qui sait caractĂ©riser chaque Ă©pisode, emporte l’adhĂ©sion ; le geste est sĂ»r, la tension dramatique palpable, l’articulation claire et prĂ©cise
 : Ă©coutez le cd 30 (ouverture du Roy d’Ys de Lalo, Suite du ballet Namouna exceptionnel et mĂ©sestimĂ©, Symphonie de  Chausson. 
: qui ose aujourd’hui programmer une telle succession?  Aucune salle parisienne
 Paray osait tout  Ă  Detroit en 1956 et 1957). Incroyable audace visionnaire. Comme d’ailleurs Dorati qui en 1959  enregistre le symphonisme virtuose et d’atmosphĂšre de la Giselle d’Adam, cycle achevé  par Fistoulari).
Au sein du corpus Paray, saluons tout autant, la fiĂšvreuse Symphonie n°2 de Sibelius, Ă  la fois ciselĂ©e et Ă©chevelĂ©e, d’une ivresse sensible et prĂ©cise phĂ©nomĂ©nale : Ă  l’heure oĂč tant d’audace et de rage nuancĂ©e font dĂ©faut, la direction de Paray, exaltĂ©e, vive, palpitante, dĂ©terminĂ©e comme poĂ©tique et profonde, servie par une prise de son qui en accuse chaque accent, projette chaque pulsion, fait figure de modĂšle. Quel tempĂ©rament et quelle intelligence (cd 28, Detroit Symphony Orchestra, 1959). Paray exalte la matiĂšre sonore en un crĂ©pitement de plus en plus Ă©nergique et lumineux, matiĂšre Ă  fusion ou Ă  Ă©lĂ©vation. La rĂ©ussite est totale. MĂȘme ivresse sonore et dramatisme percutant, incisif dans un formidable programme Wagner de 1956 et 1960, comprenant dans le cd 35 : musique du feu et adieux de Wotan de la Walkyrie, ouverture de Rienzi, Voyage de Siegfried sur le Rhin du CrĂ©puscule des dieux, Siegfried Idyll, prĂ©lude de l’acte III de Tristan und Isolde
 De sorte que Paray s’inscrit dans la lignĂ©e de Charles Lamoureux, wagnĂ©rien de la premiĂšre heure Ă  paris, au dĂ©but des annĂ©es 1890

LIRE l’intĂ©gralitĂ© de la prĂ©sentation critique du coffret « Mercury Living presence 1951-1968 (53 cd). :
http://www.classiquenews.com/tag/paul-paray/

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Illustration : Paul PARAY © Bob Martin / 1972

PARIS, Cortot. Le 5 avril 2019 : A ROUSSEL. ConfĂ©rence et concert pour commĂ©morer les 150 ans d’Albert Roussel

roussel-photo-lipnitzki-1936PARIS, Cortot. Le 5 avril 2019 : A ROUSSEL. ConfĂ©rence et concert pour commĂ©morer les 150 ans d’Albert Roussel, compositeur aussi gĂ©nial que tristement mĂ©connu
 ConfĂ©rence par le spĂ©cialiste français de Roussel, Damien TOP Ă  18h, puis concert rĂ©vĂ©lant une raretĂ© symphonique par les musiciens de l’école normale de musique sous la direction d’un autre Rousselien de la premiĂšre heure, Daniel Kawka… 2019 marque le 150Ăš anniversaire de la naissance du compositeur français nĂ© Ă  Tourcoing en 1869. Sa sensibilitĂ© instrumentale rejoint Berlioz, Ravel et Debussy ; son imagination les plus grands auteurs français.
Pour preuve, ses ballets, symphonies (4), son opĂ©ra orientaliste PadmĂąvatĂź (qui recueille les sensations rĂ©elles Ă©prouvĂ©es sur le motif aprĂšs un sĂ©jour en Inde ; crĂ©Ă© en 1923)
 d’une Ă©loquence rare, surtout d’un feu trĂ©pidant dans accentuations rythmiques et mĂ©lodies raffinĂ©es, comme son gĂ©nie de l’orchestration
 attestent d’un tempĂ©rament aussi exigeant et perfectionniste que Ravel ou Sibelius pour le grand Ɠuvre orchestral.

ROUSSEL-dossier-2019-albert-roussel-2019-Albert-Roussel-resize-3b« Roussel semble vivre une odyssĂ©e moderne Ă  la Conrad. A la fin de sa vie, l’homme usĂ© et malade, saura cultiver sa propre vision toujours allusivement fĂ©condĂ©e face Ă  la mer, sa source et son destin finalement (comme l’astre solaire) : un poĂšte pour l’éternitĂ© qui transmet dans son oeuvre unique, une part d’invisible. Le texte Ă©claire aussi l’homme, capable d’une conscience supĂ©rieure Ă  son Ă©poque, et pourtant si pudique et discret, rĂ©publicain et patriote, humaniste de premier plan qui suscita l’admiration des privilĂ©giĂ©s qui comprirent quel ĂȘtre exceptionnel Albert Roussel demeure », Ă©crit notre rĂ©dacteur Hugo Papbst, chroniqueur de la riche et biographie essentielle rĂ©digĂ©e par un spĂ©cialiste du compositeur, le tĂ©nor Damien Top (fondateur du festival international Albert Roussel / Centre international Albert Roussel / CIAR)

 
 
 

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ConfĂ©rence sur l’écriture et l’oeuvre d’Albert ROUSSEL
PARIS, SALLE CORTOT
Vendredi 5 avril 2019 Ă  18h
“L’Univers poĂ©tique d’Albert Roussel”
ConfĂ©rence par Damien TOP, biographe et grand spĂ©cialiste d’Albert ROUSSEL, directeur du CIAR Centre International Albert Roussel

 
 
 

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puis concert Ă  19h30
Le Marchand de sable qui passe, sérénade opus 30
Textes de G. Jean-Aubry et poĂšmes de Henri de RĂ©gnier
avec Michel Favory, sociĂ©taire honoraire de la ComĂ©die Française‹Ensemble Instrumental : École Normale de Musique de Paris‹Direction : Daniel Kawka
(auteur de «   …Un marin-compositeur Albert Roussel, Le Carnet de bord ») 
 
 

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/ et aussi :
Exposition Albert Roussel dans le hall de la Salle Cortot

 
 
 
 
 
 

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Renseignements, salle Cortot – Ecole normale de musique:
http://www.sallecortot.com/concert/concert_du_150eme_anniversaire_du_compositeur_albert_roussel.htm?idr=26330

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