EXPOSITION. Charles Gleyre, l’exposition événement jusqu’au 11 septembre 2016

EXPOSITION. Paris, Orsay. Charles Gleyre, l’exposition Ă©vĂ©nement jusqu’au 11 septembre 2016. Le musĂ©e d’Orsay a bien raison de dĂ©voiler le gĂ©nie du peintre acadĂ©mique Charles Gleyre, crĂ©ateur suisse, qui Ă  l’égal d’un Böcklin – qu’il a passablement inspirĂ©-, fait toute sa carrière en France, sensible, d’oĂą sa prĂ©sence sur CLASSIQUENEWS, au dialogue des arts, dont en particulier, de nombreuses rĂ©fĂ©rences Ă  la sainte musique.

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Gleyre_-_auto_portrait-autoportrait-classiquenewsFormé à partir de 19 ans à Paris,  Charles Gleyre réussit le concours d’entrée des Beaux-arts en novembre 1825. N’ayant pas les moyens financiers pour se présenter au Prix de Rome, il décide de faire son tour d’Italie dès janvier 1829, résidant pendant 5 ans à Rome. Là, Gleyre se montre plus intéressé par les peintres de la Renaissance (Raphaël, Michel-Ange, Lippi, Masaccio…) que par l’étude des Antiques. Gleyre fréquente alors la Villa Médicis : il approche le directeur Horace Vernet dont il tombe amoureux de la fille Louise, vainement ; y rencontre Berlioz. Puis à Londres, Gleyre croise le chemin du veuf et aventurier américain John Lowell qui en novembre 1832, l’engage comme dessinateur, pour son grand périple jusqu’en Inde. Les deux hommes quittent Rome en avril 1834, pour ce grand voyage : Naples, Pompei, Paestum, la Sicile, puis Malte, Corfou, les côtes albanaises, Missolonghi (visite du tombeau de Lord Byron), Corinthe, Athènes (août 1834) ; puis c’est l’île de Syros, Smyrne, Constantinople/Istanbul (9 décembre), Rhodes, où Gleyre tombé malade doit se reposer : ils atteignent Alexandrie et débarque en ville le 10 janvier 1835 (120 dessins de la main de Gleyre témoignent de ce formidable itinéraire).

 
 

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VOYAGEUR DES CONFINS EGYPTIENS... D’Alexandrie, ils vont au Caire, y restent 3 semaines en ce dĂ©but 1835 : Gleyre retrouve les Saint-simoniens dont le compositeur, comme lui passionnĂ© par l’orientalisme, FĂ©licien David. En fĂ©vrier, dĂ©bute la descente du  Nil : Louxor, Denderah, Abydos (ce dernier site lui inspire le rĂŞve et le climat de ce chef d’oeuvre Ă  venir, Le Soir). A mesure que les deux voyageurs s’enfoncent vers le Soudan, et la Haute Egypte, les conditions du voyage se dĂ©gradent (Gleyre redoute le manque d’hygiène), et Lowel tombe malade. En mai 1835, Gleyre annonce qu’il arrĂŞte son pĂ©riple Ă  Khartoum. Il dĂ©couvre Esna, Edfou, Philae, Abou Simbel (15 juillet) ; puis c’est au delĂ  de la Seconde cataracte, l’entrĂ©e en Nubie, territoire dangereux et quasi inexplorĂ© au XIXè. Le pĂ©riple a durĂ© 19 mois, et Gleyre se sĂ©pare de Lowel qui poursuivra jusqu’en Inde (il mourra de fièvre maligne Ă  Bombay en avril 1836).
En réalité, Gleyre est exténué : il reste apathique et dépressif à Khartoum pendant 10 mois. Il rejoint Le Caire en novembre 1836 mais atteint de dysenterie et sans le sou, il demeure sur place sans avenir et totalement démuni. En passant finalement par Beyrouth, il rejoint Livourne en octobre 1837 : le retour est un calvaire, d’autant qu’il a dû surmonter plusieurs crises de cécité (ophtalmie). Fin 1837, il arrive à Marseille puis rejoint sa famille à Lyon, qui le soigne in extremis.
A 31 ans, Gleyre revient à Paris (1839), mais se sent usé bien que riche d’images et de sensations exotiques qui nourriront son oeuvre si originale.

 

 

 

3 tableaux majeurs

SELECTION… Ainsi en tĂ©moignent les peintures que CLASSIQUENEWS sĂ©lectionne et vous invite absolument Ă  aller contempler au MusĂ©e d’Orsay, jusqu’au 11 septembre 2016.

 

 

 

 

1843, Le Soir

 
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Exposé au Salon depuis mars 1843, le tableau poétique est acclamé par la critique. L’image devient même l’emblème de toute une génération romantique sensible aux climats intérieurs et introspectifs, méditatifs, d’une langueur nostalgique voire dépressive : le tableau est rebaptisé « Les illusions perdues », car comme le poète songeur assis à droite, abimé dans ses songes lugubres, le spectateur assiste au départ sans retour de la barque où chantent en une dernière réunion musicale, les allégories des souvenirs passés (perdus) : pas moins de deux harpistes et une chanteuse bercent les âmes songeuses. La couleur crépusculaire et le caractère de calme rêverie rappellent à Gleyre, son périple égyptien, en particulier sa descente du Nil et la visite qu’il fit à Abydos (sanctuaire magique dédié au dieu des morts Osiris). La figure de proue de la barque rappelle ailleurs un emblème propre à l’Antiquité égyptienne, la vache Hathor, qui est aussi une divinité psychopompe et protectrice des défunts dans leur périple post mortem.
ClassĂ©e dans la catĂ©gorie « peinture de genre », Le Soir est immĂ©diatement achetĂ© par l’Etat pour 2000 francs et destinĂ©e au MusĂ©e du Luxembourg. PersonnalitĂ© du Paris moderne, poète de la nouvelle Athènes, Gleyre frĂ©quente les milieux mondains et avant-gardistes ; il reprend l’atelier de Paul Delaroche, sollicitĂ© par ses Ă©lèves : ainsi il se rapproche de Flaubert, MĂ©rimĂ©e, Gautier, Nerval… Fraternel, ardent rĂ©publicain, Gleyre dĂ©montre une gĂ©nĂ©rositĂ© admirable… il y enseigne un apprentissage gratuit oĂą pendant 25 ans, se forment les peintres importants Ă  Paris, dont Renoir (dès1861), rejoint par Bazille et Sisley…

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1849, La Danse des Bacchantes
 
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GLEYRE-dessin-academiqueA partir de 1846, après un séjour à Venise (1845) où il étudie le chromatisme sensuel et automnal du Titien et de Véronèse, Gleyre amorce la peinture de La Danse des Bacchantes, vaste fresque aux convulsions musicales, où le groupe uniquement féminin exprime les différentes stations entre l’ivresse, la transe et l’extase, au son de la flûte double (aulos), des sistres, du tambourin (les trois musiciennes sont regroupées tel le trio musical, à l’extrémité droite de la composition)… La Danse des Bacchantes est achetée en 1849 par l’époux de la Reine Isabelle II d’Espagne. Avec ce tableau présenté au Salon de 1849, Gleyre cesse sa participation au Salon à Paris, préférant répondre aux commandes privées, venues des amateurs étrangers, en particulier suisses, allemands, américains. D’un fort impact érotique, la Danse des Bacchantes semble renouveler le sujet bachique et dionysiaque tant de fois traité par les Vénitiens du XVIè : de Giovanni Bellini à Titien… ambition de la composition à plusieurs figures sur un paysage de fin de journée, dans un chromatisme chargé, presque électrique, proche en cela des recherches de son concitoyen Böcklin. Chaque figure est retenue par une autre, par la main ou les doigts à peine tendus sur une corde, de sorte que toutes exposent la tension ou la détente après la transe… Comme Bouguereau, peintre pompier par excellence, Gleyre fixe le canon féminin par des études préliminaires particulièrement fouillées sur le sujet du nu féminin, en particulier pour le corps en transe de la femme couchée, seins déployés située à terre à l’extrémité gauche de la disposition.

 

 

 

 

Minerve et les Trois Grâces, 1866

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A l’Ă©poque du Second Empire, Gleyre ne partageant pas les idĂ©aux politiques de la classe dirigeante, ne participe en rien aux cĂ©lĂ©brations officielles. Il va nĂ©anmoins produite l’une de ses crĂ©ations les plus Ă©nigmatiques et originales. Pour le riche industriel Vincent Dubochet et son Château des CrĂŞtes Ă  Clarens, Gleyre rĂ©alise un nouveau sujet jamais traitĂ© auparavant reprĂ©sentant Minerve flĂ»tiste, accompagnĂ©e par les trois Grâces oĂą la musique est omniprĂ©sente. La Diane Minerve est assise (temps du repos et dĂ©tente accordĂ©e dans l’intimitĂ© de la dĂ©esse), et musicienne, jouant de la flĂ»te, accompagnĂ©e par l’une des Grâces (Thalie), au profil perdu, derrière elle, soufflant dans la double flĂ»te antique (aulos). Non utilisĂ©s, la cithare d’Apollon (son frère) et le tambourin de Dyonisos, dĂ©posĂ© Ă  terre : ainsi les femmes ici accordĂ©es, soufflent dans des instruments exclusivement vĂ©gĂ©taux, en harmonie avec une nature extatique : le nimbe et les yeux Ă©carquillĂ©s de la Minerve musicienne (invention de Gleyre) exprime l’acuitĂ© de son jeu musical. S’il reprochait Ă  la musique son imprĂ©cision, son caractère vaporeux qui distrayait des choses sĂ©rieuses, Gleyre se laisse cependant sĂ©duire lui-mĂŞme en consacrant Ă  la musique des compositions importantes et comme ici parmi les plus puissantes de son catalogue.

 

 

Même mystère cultivé dans la joueuse d’autos dite aussi La Charmeuse (1868) qui rivalise de virtuosité profonde et intimiste avec l’oiseau bleu sur la branche juste au dessus d’elle.

 

 

 

Gleyre et la musique, dossier spécial par CLASSIQUENEWS, à l’occasion de l’exposition Charles Gleyre, au Musée d’Orsay à Paris, jusqu’au 11 septembre 2016. INFOS, RESERVATIONS

 

EXPOSITIONS. Le génie poétique de CHARLES GLEYRE réestimé

 

 

EXPOS. Paris, Musée d’Orsay, jusqu’au 11 septembre 2016 : CHARLES GLEYRE (1806-1874) : le Romantique repenti

EXPOS. Paris, MusĂ©e d’Orsay, jusqu’au 11 septembre 2016 : CHARLES GLEYRE (1806-1874) : le Romantique repenti. Peinture acadĂ©mique et originale. Qui est Charles Gleyre, peintre français oubliĂ© qui est mort l’annĂ©e de la première exposition impressionniste ? Une histoire personnelle semĂ©e de mystères et d’interrogation, une rĂ©putation posthume injuste, une activitĂ© de peintre parisien volontairement inscrite dans l’ombre, lente voire mĂ©ticuleuse donc suspecte, et de plus en plus Ă©loignĂ©e des milieux officiels… il n’en fallait pas davantage pour brouiller les cartes et enterrer avant l’heure, l’un des peintres les plus passionnants de l’école française dite acadĂ©mique du XIXème, et le MusĂ©e d’Orsay, jusqu’au 11 septembre 2016 a choisi de rĂ©habiliter. AndrĂ© Charles GLEYRE est ce maillon mĂ©connu, volontairement mĂ©sestimĂ©, entre Ingres et GĂ©rĂ´me dont Orsay avait rĂ©alisĂ© une rĂ©trospective elle aussi captivante. D’autant que dans l’esprit de la continuitĂ©, le MusĂ©e d’Orsay rĂ©habilite ainsi le propre maĂ®tre du dit GĂ©rĂ´me. De GĂ©rĂ´me Ă  Gleyre se prĂ©cise une gĂ©nĂ©alogie nouvelle attestant au sein de l’Ă©criture classique ou règne depuis Ingres, l’orthodoxie prĂ©Ă©minente du dessin, des Ă©critures qu’il est donc passionnant de dĂ©couvrir, comprendre comme Ă©valuer sur les cimaises d’Orsay. Un accrochage d’autant plus incontournable que beaucoup de toiles sont habituellement conservĂ©es hors de France (Ă  Lausanne en Suisse, dans des collections particulières ou aux USA…).

 

 

 

Orsay réhabilite enfin le talent inclassable de Charles Gleyre

GLEYRE, génie poétique, secret et mystérieux

 

 

Le peintre est nĂ© en Suisse dans le canton vaudois  ; orphelin Ă©levĂ© Ă  Lyon, le jeune homme devient aventurier orientaliste qui osa faire son grand tour mĂ©diterranĂ©en, en GrĂŞce… jusqu’aux confins des cataractes Ă©gyptiennes (un courage insensĂ© Ă  l’époque rĂ©alisĂ© grâce Ă  l’expĂ©dition financĂ©e par le riche amĂ©ricain John Lowell) ; il est probable que l’aventure frĂ´la le cauchemar et Gleyre a l’intelligence d’interrompre le pĂ©riple prĂ©fĂ©rant regagner la France avec nĂ©anmoins une grave affection aux yeux…  A Paris, il rĂ©alise nombre de ses chefs d’œuvres pour des amateurs privĂ©s, suisse ou amĂ©ricains. Artistiquement, Gleyre est l’homme des rendez-vous difficiles : il rate non sans Ă©clat sa fresque au Château de Dampierre (que rĂ©ussit a contrario Ingres lui-mĂŞme, lequel fera effacer l’essai avortĂ© de son cadet, pourtant partisan comme lui, de la veine acadĂ©mique). Seul, le chef d’œuvre exposĂ© au Salon de 1843, et depuis au Louvre, « Le Soir » – en son mystère nostalgique-, enchante le public et marque les esprits : une gĂ©nĂ©ration d’amateurs s’est Ă©duquĂ©e l’œil avec ce tableau emblĂ©matique du romantisme antiquisant des annĂ©es 1840 en France (illustration ci dessous). Critique vis Ă  vis de NapolĂ©on III, Gleyre s’écarte volontairement des milieux influents et des commandes Ă  partir de 1851.

 

 

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PROFESSEUR DE RENOIR, SISLEY, GEROME… « Rappelez-vous donc, jeune homme, que, quand on exĂ©cute une figure, on doit toujours penser Ă  l’antique  » (Gleyre au jeune Renoir venu apprendre le mĂ©tier dans son atelier). GLEYRE est une personnalitĂ© dont l’influence sur l’Ă©cole française est enfin rĂ©tablie. Car de très nombreux artistes suivent l’enseignement du MaĂ®tre en son atelier rue du Bac, parmi eux les tenants de l’esthĂ©tique moderne Ă  venir : Bazille, Sysley,  Renoir… autant de piliers du futur impressionnisme. C’est que dans l’atelier de Mr Gleyre, chacun peut laisser s’épanouir son mĂ©tier grâce Ă  une solide formation technique apprise sur le modèle vivant, dans la copie des MaĂ®tres, dans l’exercice de mĂ©moire aussi. Gleyre n’est en rien ce conservateur austère accrochĂ© Ă  un système passĂ©iste. LibĂ©ral et rĂ©publicain forcenĂ© (d’oĂą sa distance assumĂ©e avec les cercles officiels du Second Empire), le maĂ®tre douĂ© d’un gĂ©nie spĂ©cifique sait transmettre son expertise gratuitement, facilitant l’émergence des sensibilitĂ©s et des manières dans une vision progressiste Ă©tonnamment moderne pour l’époque. Aux cĂ´tĂ©s des Delaroche (son rival, qui Ă©pousa la seule femme dont il s’était Ă©pris), et Couturier, Gleyre fait figure de peintre gĂ©nĂ©reux, ouvert, particulièrement souple.

GENIE POETIQUE... Les jaloux et les critiques n’ont pas manquĂ© d’épingler son gĂ©nie qui gĂŞnait : esprit sec, Ă©rudit, d’une palette terne et sĂ©rieuse, sans Ă©clat, certes au dessin sĂ»r et prĂ©cis mais aux compositions confuses et sophistiquĂ©es. Les parisiens connaissaient surtout de Gleyre, un seul tableau : prĂ©sentĂ© en 1843, « le Soir » (car toute son Ĺ“uvre nous parle du temps, – instants perdus, instants vĂ©cus comme en une regard rĂ©trospectif colorĂ© d’une indĂ©fectible mĂ©lancolie silencieuse), dit aussi « les Illusions perdues » (d’après Balzac), devenue une image amplement diffusĂ©e… Charles GLEYRE est incontestablement un gĂ©nie français oubliĂ© ; la force originale de ses compositions très poĂ©tiques en attestent l’acuitĂ© : c’est un technicien de premier ordre douĂ© d’une verve dramatique confondante dont l’invention annonce le symbolisme. A voir absolument.

 

 

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boutonreservationJusqu’au 11 septembre 2016, le MusĂ©e d’Orsay expose les principales Ĺ“uvres de Gleyre, l’acadĂ©mique Ă©clectique, professeurs des impressionnistes, personnalitĂ© attachante et mĂŞme centrale dans les annĂ©es 1850 et 1860, grâce au succès de son atelier oĂą se pressent les grands crĂ©ateurs de la fin du XIXè. Exposition Ă©vĂ©nement. Compte rendu complet et dĂ©veloppĂ© Ă  venir sur CLASSIQUENEWS.COM. Exposition Charles Gleyre (1806-1874). Le romantique repenti… Du 10 mai au 11 septembre 2016, Paris, MusĂ©e d’Orsay, exposition temporaire, niveau 5

A LIRE… Catalogue de l’exposition Ă©ditĂ© par MusĂ©e d’Orsay et Hazan : 45 euros. Remarquable ouvrage collectif qui argumente illustrations en couleurs et grand format Ă  l’appui, le gĂ©nie poĂ©tique d’un peintre acadĂ©mique au fort tempĂ©rament imaginatif, rĂ©flĂ©chi et dramatique, personnalitĂ© attachante et moderniste, comme pĂ©dagogue gĂ©nĂ©reux et crĂ©ateur scrupuleux, soucieux du sens et de la suggestivitĂ© de ses compositions…

 

 

Illustrations : Charles Gleyre (1806-1874), autoportrait / Le Soir, intitulé aussi « Les Illusions perdues », exposé au Salon de 1843, (actuellement au Louvre) (DR)