Sous la direction de Pierre de Bucy, les instrumentistes de l’Orchestre Symphonique d’Orléans, proposent un concert de Noël festif et original, regroupant Homilius et Corelli… Les musiciens invitent à laisser sapins et guirlandes pour profiter d’un temps
de musique sacrée. Rien n’égale la magie à vivre et à partager d’un concert particulier dédié aux célébrations de Noël. Pour ce faire, le programme affichent deux compositeurs rares et d’autant plus attendus : Homilius et Corelli.
Orchestre Symphonique d’Orléans
CONCERT DE NOËL
Salle de l’Institut à Orléans
samedi 20/12/2025 à 20:30 à
dimanche 21/12/2025 à 16:00
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Orchestre Symphonique d’Orléans : https://www.orchestre-orleans.com/%C3%A9v%C3%A8nement/concert-de-noel/
Durée : 1 h 15 – sans entracte
Placement numéroté
Orléans, Salle de l’Institut
https://www.google.com/maps?q=Orl%C3%A9ans,+Salle+de+l%27Institut&zoom=14&size=512×512&maptype=roadmap&sensor=false
programme
HOMILIUS / Oratorio de noel
CORELLI / Concerto grosso pour la nuit de Noël
Direction : Pierre de Bucy
Ensemble Vocal
du Conservatoire d’Orléans
Ensemble instrumental de l’OSO
Orchestre Symphonique d’Orléans
Le dramatisme spirituel du Saxon Homilius
Le moins connus des deux compositeurs baroques [Homilius] a affirmé en son temps une écriture spirituelle voire mystique qui prolonge avec sincérité, l’héritage de JS BACH.
Né en 1714 d’un père pasteur, mort à Dresde en 1785 [71 ans], le Saxon Gottfried August Homilius se forme en participant à la réalisation des œuvres de Bach à Leipzig. Son talent ne tarde pas à le mettre en avant : Homilius devient directeur de la musique des principales églises de Dresde, sous le règne des Électeurs Frédéric-Auguste II, Frédéric-Christian et Frédéric-Auguste III.
Fameuse, sa cantate de la passion » Ein Lämmlein geht und trägt die Schuld » (HoWV 1.2) indique de façon emblématique une écriture plus introspective que dramatique, une musique qui pense et favorise la méditation spirituelle des sujets sacrés. En témoigne une œuvre riche dont pas moins de 4 Passions :
Matthäuspassion « Ein Lämmlein geht und trägt die Schuld »/ »Und es begab sich »/ »Erfüllt mit göttlich ernsten Freuden » (HoWV 1.3) ; Johannespassion « Der Fromme stirbt » (HoWV 1.4) ; Lukaspassion « Du starker Keltertreter » (HoWV 1.5) ; Markuspassion (HoWV 1.10). Soit des partitions ambitieuses témoignant d’une ferveur sincère, dont profite évidemment son oratorio de Noël, prolongement des œuvres de Bach, alternative originale et stimulante entre opéra spirituel et oratorio sacré. Le geste vocal et l’engagement musical indiquent assez l’émergence des passions dans le traitement des textes sacrés, surtout dans le contexte de la Cour de Dresde, – convertie au catholicisme sous Auguste II le fort [1697], perméable à l’esthétique de la Contre-Réforme et son théâtre expressif très incarné. D’un dramatisme mesuré, l’oratorio de Noël » Weihnachtsoratorium / Die Freude der Hirten » n’échappe pas a la règle…
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