Dans son unique Concerto pour piano, Grieg puise au fond de la mythologie scandinave : ses trolls, ses fées, ses danses folkloriques qui appellent à l’évasion, aux vastes paysages traversés par les éléments, voire au rêve ; car en 1868, le jeune compositeur vit alors un bonheur conjugal exaltant. Jean-Frédéric Neuburger (photo : DR) se révèle comme le pianiste idéal pour interpréter cette partition exaltée aux ambiances nocturnes et mystérieuses que dirige le chef d’orchestre Alexei Ogrintchouk.
La Symphonie n°2 est la plus souriante des œuvres de Brahms. Pastorale, fraîche, champêtre, elle est parcourue par des thèmes inoubliables teintés aussi d’une délicate nostalgie. Imprégnées des atmosphères légendaires et fantastiques du Nord, les Œuvres de Grieg et de Brahms sont d’un romantisme fou souvent irrésistibles.
PLAN. Allegro non troppo: Les cors imposent la coloration d’ensemble : noblesse, majesté, sérénité. Même si le caractère de valse du second thème souligne l’allant et l’énergie lyrique, l’écriture de Brahms n’en demeure pas moins liée à un sentiment sombre et grave en rapport avec sa filiation nordique (Brahms est né sur la façade septentrionale de l’Allemagne, à Hambourg, port ouvert sur la Baltique). Adagio ma non troppo: voilà, le mouvement lent le plus réussi de l’univers brahmsien. Il se révèle dans le tissu chatoyant d’une orchestration qui préserve le dialogue entre les pupitres : en particulier, cordes et bois. Allegretto grazioso, quasi andantino: ici, s’impose simplement l’esprit de la danse (de nature populaire comme un ländler) dont le souci de la variation, énoncée de façon dynamique, rappelle Beethoven. Allegro con spirito: l’ample développement du finale atteste ce désir et ce sentiment d’équilibre qui ont inauguré le premier mouvement de la Symphonie. Proche pour certains analystes, de la Symphonie Jupiter, l’oeuvre exhalerait un souffle éminemment classique, voire « un sang mozartien ».
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ANGERS, Centre de congrès
Dim 8 fév 2026, 17h
NANTES, Cité des congrès
Mardi 10 février 2026, 20h
ANGERS, Centre de congrès
Jeudi 12 février 2026, 20h
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’ONPL Orchestre National des Pays de la Loire : https://onpl.fr/agenda/brahms/
Angers – Nantes
Tarifs : de 10€ à 48€
Durée totale : 100 min
OFFRE CADEAU SYMPHONIQUE :
2 PLACES POUR 60€
Mardi 10 février La Cité des congrès de Nantes
Jeudi 12 février Centre de Congrès d’Angers
dans la limite des places disponibles
programme / déroulé de l’événement
Aftab Darvishi | Only violets remain – 5′
(création française)
Edvard Grieg | Concerto pour piano – 30′
Jean-Frédéric Neuburger, piano
– entracte –
Johannes Brahms | Symphonie n°2 – 43′
Alexei Ogrintchouk, direction
Le Concerto pour piano de Grieg est composé en 1868, il n’a que 25 ans, pendant un séjour au Danemark (Sollerod), séjour plus clément et doux que sa Norvège natale. Toute la partition en trois mouvements (Allegro molto moderato / Adagio / Allegro moderato molto e marcato) exprime le bonheur familial que le jeune auteur vit alors avec son épouse et leur fille. Comme le Concerto de Schumann écrit en 1858, lui aussi sous le sceau de l’amour (pour Clara Schumann), le Concerto de Grieg est aussi en la mineur. Il n’est pas improbable que l’élan irrésistible de Schumann ait inspiré la plume de Grieg qui mêle aussi des motifs propres au folklore norgévien. Créé à Copenhague en avril 1869, le Concerto frappe fortement le jeune Arthur Rubinstein, présent à la création qui en sera un interprète et un défenseur des plus inspirés. A l’écoute de la douceur intérieure de Grieg, le pianiste sait à la différence de bien des pianistes récents, écarter toute grandeur démonstrative…
VOIR ici Arhur Rubinstein jouer le Concerto pour piano de GRIEG, avec cette simplicité et la recherche d’un son intérieur qui le caractérise…
Johannes Brahms (1833-1897) : Présentation de la Symphonies n°2
Par Carl Fisher
L’écriture symphonique remonte dans la carrière de Brahms au milieu des années 1850, quand le jeune compositeur (17 ans), esquisse déjà ce qui sera sa Première Symphonie, (achevée en 1876, après l’écriture de ses Variations sur un thème de Haydn). La deuxième Symphonie est conçue en 1877, le compositeur est alors âgé de 44 ans.
La partition est contemporaine de son Concerto pour violon. Avant de commencer l’écriture de ses deux dernières Symphonies, Brahms, fixé à Vienne depuis 1862, dirige la Société des Amis de la musique de Vienne (jusqu’en 1875). Il rencontre Dvorak en 1878 et l’encourage à poursuivre sa carrière de compositeur, enfin écrit son chef-d’oeuvre, le Deuxième Concerto pour piano et orchestre en 1881. Les Troisième puis Quatrième Symphonies suivent le sillon tracé par son Concerto pour piano: ses derniers opus symphoniques l’occupent de 1883 à 1885. Brahms opère une synthèse entre les grands romantiques qui l’ont immédiatement précédé, de Beethoven à Schubert et Schumann, mais il revisite aussi les anciens dont Haydn. Artisan de la musique pure, intensément romantique, le compositeur a su puiser au carrefour de caractères, traditions, sensibilités aussi distincts que nécessaires au renouvellement de l’écriture symphonique: héroïsme confictuel de Beethoven, mélodie chantante et populaire héritées de Schubert, emportement dynamique de Schumann. Comme ce dernier dont il fut un admirateur assidu (il restera après la mort du compositeur, très proche de Clara Schumann, sa vie durant), Brahms compose quatre Symphonies quand Beethoven puis Mahler illustrent un cycle de neuf.
Le compositeur attend d’atteindre la quarantaine, pour disposer avant de se lancer dans la première série symphonique, d’une expérience sûre, éprouvée pendant la composition de son Premier Concerto pour piano, de ses deux Sérénades et des Variations sur un thème de Haydn. L’inspiration se réalise par couples d’oeuvres: Brahms écrivant ses deux premières symphonies dans la tranche 1876-1877, puis ses deux ultimes, entre 1883 et 1885. Après la Première Symphonie, la deuxième confirme une autonomie vis à vis du modèle beethovénien. Le Scherzo est remplacé par un mouvement de caractère, à l’inspiration puissante et personnelle qui se souvient de Schubert. Souvent, Brahms situe son mouvement lent en deuxième position alors qu’il occupe la troisième place chez ses confrères.
Symphonie n°2 en ré majeur opus 73
Hans Richter dirige la création à Vienne, le 30 décembre 1877. Amorcée dès la fin de la Première Symphonie, la partition est dans sa majorité écrite pendant l’été 1877 que Brahms passe en Carinthie (à Portschach sur le Wörtersee). L’engouement pour l’oeuvre est immédiat et supérieur à sa Symphonie précédente. La séduction du premier mouvement d’un entendement plus facile a favorisé son succès.
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