mercredi 14 octobre 2026

ORCHESTRE LAMOUREUX, dim 15 mars 2026. Contes en musique : RAVEL, SAINT-SAËNS… Clara Baget, direction

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Temps fort de sa saison en cours, le programme joué à La seine Musicale permet aux spectateurs de (re)découvrir 2 partitions françaises parmi les plus enchanteresses du répertoire. C’est aussi un défi redoutable pour tout orchestre. Le Carnaval des Animaux et son grand défilé animalier sont le prétexte d’une galerie de portraits piquants où les mots fusent  sous la plume de Carole Thibaut qui a réécrit le texte narratif à la demande de l’Orchestre Lamoureux ; il n’en fallait pas moins pour rehausser la verve expressive et poétique, riche en élégance et en humour décalé des tableaux orchestraux ciselés par le magicien Saint-Saëns.

 

 

Des Contes de Ma Mère l’Oye de Charles Perrault, autre subtil conteur, mais lui, actif au XVIIè siècle, Maurice Ravel a déduit un somptueux livre d’images féeriques dont les mille couleurs de l’orchestre questionnent la richesse onirique… Aucune partition n’exprime au plus près, le mystère ineffable d’un sujet féerique, … pour en parcourir les mondes enchantés les musiciens de l’Orchestre Lamoureux se joignent à la comédienne Marie Oppert. Ravel signe ici l’une des partitions pour orchestre les plus oniriques jamais écrites.

 

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La Seine Musicale (Auditorium)
Dimanche 15 mars, 17h
Infos & Réservations : https://orchestrelamoureux.com/concerts/contes-en-musique-2/
ORCHESTRE LAMOUREUX
Clara Baget, direction
Marie Oppert, pensionnaire de la Comédie-Française, narration

 

 

 

programme
Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Le Carnaval des Animaux
Maurice Ravel (1875-1937)
Ma Mère l’Oye
Textes originaux de Carole Thibaut
(commande de l’Orchestre Lamoureux)

 

 

 

LE CARNAVAl DE SAINT-SAËNS… En maître romantique tardif, Saint-Saëns éblouit autant dans la finesse et l’élégance des mélodies que la somptuosité des associations de timbres. Son carnaval est un festival de joyaux sonores, créé en France en avril 1886 chez Pauline Viardot [première session publique en… 1922]. Saint-Saëns déploie une imagination sans borne, un raffinement inouï mêlé à un humour élegantissime… Le lion introductif, altier et britannique, les poules et coq, les hémiones [ou espèces véloces c’est à dire ici les chevaux], sans omettre tortues, fossiles, éléphants… Et les pianistes : « Ce mammifère concertivore digitigrade… […] Amateurs de gibiers, ne tirez pas sur le pianiste ! »… De même il rend gaie aussi sa fameuse Danse macabre dans « fossiles »… SAINT-SAENS montre qu’il sait rire de lui-même.

 

 

 

MA MERE L’OYE (1912) – contes et légendes du Ravel enfant … Jusqu’à sa mort, Maurice Ravel est resté un enfant… N’avait-il pas la passion des jouets mécaniques ?
Nostalgique d’un monde imaginaire et poétique, jamais remis aussi de la perte d’une mère adorée, et peut-être pas assez chérie. Dans son opéra, « L’Enfant et les sortilèges », il peint la tyrannie cruel d’un petit être délaissée par sa maman pour mieux indiquer la voie de la sagesse et de l’humanité chez un petit homme encore inachevé. Comme chacun, à tout âge, l’enfant doit mériter l’estime et l’amour qu’il veut susciter.

Pour les enfants de ses amis Godebski, Jean et Marie, le compositeur invente les pièces enfantines de « Ma mère l’Oye », pour piano à quatre mains, en 1908. Le climat propre à l’enfance le conduit aussi à ce qu’il aime ciseler, dans sa manière personnelle : l’épure, l’allégement, la concision suggestive, la finesse presque arachnénenne, la mécanique de précision.

Ravel revisite les mondes enchantés et oniriques de Charles Perrault, de la Comtesse d’Aulnoye, de Madame Leprince de Beaumont. Et naturellement, ce sont des enfants qui créent la suite de cinq tableaux, le 20 avril 1910, à Paris, salle Gaveau. Le musicien réalisera en 1911 une orchestration, étoffant son canevas originel d’un prélude et d’un ballet supplémentaire (la Danse du rouet), tout en perfectionnant la continuité des scènes entre elles par de nouveaux intermèdes. Cet état ultime est créé en 1912.

 

Les 7 tableaux de la version orchestrale
Le Prélude (1) et ses bruissements de cordes énigmatiques est un lever de rideau mystérieux qui suscite la curiosité et l’envie de découverte pour ce qui va suivre. La Danse du Rouet (2) imagine la princesse Florine, victime de s’être piqué le doigt sur la pointe d’un rouet. Chute de la jeune femme et lamentation des suivantes. La Pavane de la Belle au bois dormant (3): la vieille femme dont le rouet fatal a causé la mort de la
princesse, se dévoile: c’est la fée Bénigne. Les Entretiens de la Belle et de la Bête (4): le chant de la clarinette exprime la Belle qui succombe peu à peu à la beauté morale de la Bête. Petit Poucet (5) fait paraître le groupe des garçons dans la forêt où se font entendre, presque lugubres, le chant des oiseaux dont le cri du coucou à la flûte.
Laideronnette, impératrice des pagodes (6) impose le talent du Ravel, génie de
l’orchestration. D’après Le Serpentin vert de la Comtesse d’Aulnoye, la texture de l’orchestre, portant en avant les couleurs du célesta, de la harpe, du xylophone, développe un raffinement plastique porteur d’étrangeté et d’exotisme.
Pour boucler la présentation des contes, Ravel imagine une fin qui en assure l’unité poétique: dans Le jardin féerique (7), le prince charmant ressuscite la princesse, acclamés par tous les personnages précédemment évoqués. Les cordes transmettent l’activité de ce pays des merveilles qui témoignent de la fascination constante et intacte de Ravel pour le monde de l’enfance. L’enfance telle que peut seul la voir un adulte ne serait-elle pas, dans un mouvement rétrospectif, l’appel irrésistible à l’éveil, à l’enchantement, à l’insouciance, à la propice rêverie, autant de sentiments perdus, de facultés de l’âme évanouies, que tout créateur tente d’approcher dans son oeuvre?
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présentation de la saison 2025 – 2026

LIRE aussi notre présentation de la nouvelle saison 2025 – 2026 de l’Orchestre Lamoureux : https://www.classiquenews.com/orchestre-lamoureux-nouvelle-saison-2025-2026-temps-forts-symphonique-lyrique-recitals-ravel-gershwin-beethoven-hugues-borsarello-pretty-yende-ermonela-jaho-adelaide-ferr/

« Une famille en perpétuel mouvement » qui évolue de concert en concert ; … à présent, riche de somptueuses réalisations, ce pour tous les publics… l’Orchestre Lamoureux poursuit sous la conduite de son directeur musical, Adrien Perruchon, l’excellence et l’ouverture déployées depuis sa prise de fonction (saison 2021 – 2022). La nouvelle saison 2025 – 2026 est donc sa déjà 5ème saison musicale avec les musiciens parisiens. A La Scène Musicale (Boulogne-Billancourt), à Gaveau ou au Théâtre de l’Atelier (pour certains « Bébés concerts »), mais aussi au Théâtre des Champs Élysées (où l’Orchestre fait son grand retour), retrouvez accents, nuances et vertiges de l’incomparable forge orchestrale, tels que défendus par les instrumentistes de l’Orchestre Lamoureux

 

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