Poursuite de la collaboration entre Laurent Brunner, directeur général et artistique de Château de Versailles Spectacles et le Malandain Ballet Biarritz / Thierry Malandain : le ballet Marie-Antoinette créé in logo en 2019 sur la même scène, est le 3è ballet commandé par le Château. Il est d’autant plus indiqué que son sujet évoque la figure la plus emblématique de Versailles,… avec évidemment celle du Roi-Soleil : Marie-Antoinette. C’est d’ailleurs dans cette même salle, somptueux écrin conçu par Louis XV, que son inauguration eut lieu le 16 mai 1770 à l’occasion du repas nuptial unissant Louis-Auguste, Dauphin de France (futur Louis XVI), et Marie-Antoinette, Archiduchesse d’Autriche.
destin de Reine…
Thierry Malandain fait commencer son ballet par ce repas spectaculaire sous l’autorité de Louis XV et de l’Impératrice Marie-Thérèse. On sait combien La Dauphine autrichienne devenu en 1774 Reine de France avait en horreur le cadre formaté, asphyxiant de la Cour de France. Son (somptueux) refuge au Petit Trianon, prolongé par le célèbre Hameau lui offre l’espace où préserver une certain e liberté avec des proches personnellement choisis (au risque de susciter une jalousie maladive chez ceux qui en étaient exclus…). La chorégraphie exprime l’aspiration libertaire de la Souveraine, toujours contrainte, jamais libre ; les intrigues incessantes dont elle reste le sujet central… les haines, les jalousies, les médisances et les diffamations croissantes qui finissent par intoxiquer le système entier. Les nombreux tableaux collectifs disent cette spirale cynique et glaçante qui semble tourner à vide.
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Opéra Royal de Versailles
4 représentations
Marie-Antoinette, ballet (2019)
9, 10, 11, 12 juillet 2026
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Opéra de Versailles :
https://www.operaroyal-versailles.fr/evenement/malandain-ballet-biarritz-marie-antoinette/
Jeudi 9 juillet 2026, 20h
vendredi 10 juillet 2026, 20h
Samedi 11 juillet 2026, 19h
Dimanche 12 juillet 2026, 15h
TEASER VIDÉO
Ici le cadre de la danse classique évoque idéalement la discipline – mécanique collective qui symboliquement broie tout individu ; le destin de Marie-Antoinette est l’épopée tragique d’une jeune femme qui n’aspirait qu’à vivre sa vie, malgré le cadre étouffant de l’étiquette versaillaise, et les devoirs liés à sa charge. Thierry Maladain évoque avec finesse chaque aspect d’un destin foudroyé.
Le début est éclairant, à travers cet immense cadre signifiant ce périmètre des convenances dont chacun doit s’accommoder. Thierry Malandain sait comme peu équilibrer et énergiser les groupes, expressifs et fluides, trouvant une voie médiane très convaincante, entre la caractérisation et la profondeur, l’élégance des gestes, – les bras souvent étirés vers le ciel, qui combattent ou se protègent…-, l’intime et le souffle de l’histoire, jusqu’au dernier duo qui sont submergés par l’encre noire des ténèbres…
Parmi les séquences suggérées, mordantes, élégantes : La Nuit de noces ; La Reine du Rococo (ou mon truc en soie), parodie savoureuse ; Maternité, (aissance de la petite Marie-Charlotte) ; … c’est finalement l’un des tableaux ultimes, tableau final intitulé « A mort l’Autrichienne ! » (5 oct 1789) qui dans sa rythmique effrénée résume toute l’histoire de la Souveraine, rattrapée par les convulsions de l’Histoire et les véritables attentes de la société…
Musicalement, l’Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles réalise une suite d’épisodes dramatiquement ciselés dont la matière est empruntée à deux compositeurs de la fin XVIIIè : Gluck (le grand réformateur de l’opéra) et Joseph Haydn, génie des Lumières… Le geste de l’Orchestre est d’autant plus impliqué sous la direction du violoniste (et l’un des chefs en titre de la phalange versaillaise) : Stefan Plewniak, impliqué, nerveux, d’une exigence affûtée.
Présentation sur le site de l’Opéra Royal de Versailles : « Comment une Reine adorée de tout un peuple perdit elle son affection avant de mourir de sa haine ? Comment, celle qui incarnait le symbole de la royauté, aida-t-elle à en précipiter la chute ?
Le ballet de Thierry Malandain retrace le parcours de Marie-Antoinette à Versailles : de son arrivée à la cour, jour de son mariage et de l’inauguration de l’Opéra Royal, à son départ en octobre 1789, qui l’emporte vers son destin… Spectacle commandé par Château de Versailles Spectacles, créé en 2019 à l’Opéra Royal du Château de Versailles. »
distribution
Claire Lonchampt, Marie-Antoinette
Mickaël Conte, Louis XVI
Irma Hoffren, L’Impératrice Marie-Thérèse
Alejandro Sánchez Bretones, Louis XV
Patricia Velázquez, La comtesse du Barry
Guillaume Lillo, Le comte de Mercy-Argenteau
Raphaël Canet, Axel von Fersen
Noé Ballot, Joseph II
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Thierry Malandain, chorégraphie
Musiques : Joseph Haydn, Christoph Willibald Gluck
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Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles
Stefan Plewniak, direction
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