mercredi 14 octobre 2026

(Drôme) ANNÉE SÉVIGNÉ 2026. Recréation de l’opéra « Ninon chez madame de Sévigné » d’Henri Berton (1808), lundi 6 juillet 2026 au Château de Grignan

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En 2026, la Drôme célèbre le 400ème anniversaire de la naissance de la marquise de Sévigné, épistolière active au XVIIe siècle, figure indissociable de son château à Grignan.
Le Département de la Drôme, les Châteaux de la Drôme, entre autres proposent « 2026, année Sévigné », une programmation inédite mêlant littérature, patrimoine, création artistique, gastronomie et transmission, en mettant en lumière le lien puissant entre la marquise et la Drôme – ses séjours au Château de Grignan, ses lettres, son attachement au territoire de la Drôme.

 

 

Madame de Sévigné est le modèle intemporel d’une femme à l’esprit libre et créatif. Les célébrations questionnent sa façon de penser et de vivre, allant de la place des femmes dans la société à l’art de la correspondance, en passant par les relations mères-filles. La programmation culturelle irrigue les projets artistiques, éducatifs et citoyens développés sur tout le territoire.
Le quadricentenaire de la marquise de Sévigné souligne combien la Drôme et Grignan occupent une place singulière dans l’histoire littéraire française. Sévigné n’est pas seulement l’une des plus grandes épistolières de notre patrimoine : elle a fait de Grignan un paysage d’écriture, un lieu d’inspiration, un décor vivant de ses lettres. Ses correspondances, adressées à sa fille comme à ses proches, ont porté le nom de Grignan bien au-delà de ses murs, façonnant un imaginaire qui perdure encore aujourd’hui.
Le château de Grignan, cadre majeur des séjours de la marquise, demeure un point d’ancrage symbolique où se croisent patrimoine, mémoire, création. En miroir de l’activité littéraire de la Marquise, le Département entend faire vivre cet héritage français en le reliant à la vitalité contemporaine du territoire : initiatives culturelles, projets éducatifs, évocations artistiques, médiations autour de l’écriture et de la transmission.
Les célébrations « 2026, année Sévigné » permettront aux Drômois et aux visiteurs étrangers de (re)découvrir la singularité de la Drôme autour d’un récit partagé qui fait rayonner la Drôme comme un territoire qui inspire, raconte, se raconte.
La programmation complète Année Sévigné Grignan – Drôme, Du 5 février au 31 décembre 2026 – programme complet sur ladrome.fr/sevigne

 

 

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OPÉRA à ne pas manquer
L’Opéra « Ninon chez Madame de Sévigné »
Lundi 6 juillet 2026 au CHÂTEAU DE GRIGNAN
Redécouverte de l’opéra de 1808 d’Henri Berton, défendu par six solistes et l’Orchestre de Chambre de la Drôme, avec de nouveaux interludes composés par Youssra Khechai

 

 

 

 

 

biographie et repères chronologiques

Marie de Rabutin-Chantal, plus connue sous le nom de marquise de Sévigné, voit le jour le 5 février 1626 à Paris, dans une famille appartenant à la noblesse de robe. Orpheline très tôt, elle est confiée à son oncle, l’abbé de Coulanges, qui lui assure une éducation remarquable pour une jeune fille du XVIIe siècle. Elle développe un goût prononcé pour l’écriture et l’observation du monde. En 1644, à l’âge de dix-huit ans, elle épouse Henri de Sévigné, gentilhomme breton issu d’une vieille famille. Le couple vit entre Paris et la Bretagne. En 1651, Henri de Sévigné meurt dans un duel provoqué par ses aventures galantes. À vingt-cinq ans, elle choisit de préserver son indépendance et de se consacrer entièrement à ses deux enfants, Françoise-Marguerite et Charles.
Une figure centrale des salons du Grand Siècle
Libre et fortunée, la marquise de Sévigné s’impose rapidement comme une figure brillante de la société parisienne. Elle fréquente assidûment les salons littéraires les plus renommés : celui de Madeleine de Scudéry, l’hôtel de Rambouillet, ou les cercles proches de la cour de Louis XIV. Vive, cultivée, malicieuse, la Marquise s’y distingue par son humour, sa faculté d’analyse et son regard acéré sur les mœurs de son temps. Elle entretient un vaste réseau d’amitiés, parmi lesquelles Madame de La Fayette, l’auteur de La Princesse de Clèves, et se lie aussi avec La Rochefoucauld, célèbre moraliste. Ces échanges nourrissent sa culture, son style, et l’aident à affirmer la plume qui la rendra immortelle.

 

Naissance d’une correspondance exceptionnelle
Un tournant survient en 1671, lorsque sa fille Françoise Marguerite épouse le comte de Grignan et quitte Paris. De cette séparation naît une correspondance presque quotidienne, qui s’étend sur plusieurs décennies et compte plus de mille lettres. Vivantes et précises, elles offrent un témoignage exceptionnel sur le siècle de Louis XIV. La marquise y évoque les intrigues de Versailles, la vie mondaine, les modes, les maladies, les
scandales ou encore les grands personnages de son temps. À travers ces lettres se révèle une femme tendre et lucide, attentive au monde qui l’entoure et profondément attachée à sa fille.
Entre Paris et la Bretagne
Lorsqu’elle ne se trouve pas à Paris, la marquise séjourne aux Rochers, son domaine breton, où elle mène une vie plus austère mais studieuse. Elle entretient ses terres, surveille les travaux, s’inquiète des récoltes,… écrit encore et encore. L’alternance
entre mondanité parisienne et retraite provinciale nourrit la diversité de ses lettres et contribue à la richesse des tableaux qu’elle dresse.

Les dernières année à Grignan
Au fil du temps, sa santé décline, mais son esprit reste alerte. Elle se rend à plusieurs reprises au château de Grignan, dans la Drôme, où elle apprécie la douceur du climat et le charme des paysages provençaux. C’est là, entourée des siens, qu’elle
s’éteint le 17 avril 1696. Elle est inhumée dans la collégiale Saint-Sauveur de Grignan.
Une postérité éclatante
Consciente de la valeur exceptionnelle de ses écrits, Pauline de Simiane, petite-fille adorée de la marquise, joue un rôle central dans leur première publication au 17e siècle. Fille de Françoise-Marguerite de Sévigné, elle hérite très tôt des lettres que sa grand- mère adressa à sa mère. Soucieuse de préserver l’intimité familiale et l’élégance du style, elle supervise une édition partielle et soigneusement choisie des lettres, contribuant ainsi à faire connaître au public la voix unique de la marquise de Sévigné.

 

 

 

GRIGNAN
Un lieu d’absence… devenu lieu de retrouvailles. Pour la marquise de Sévigné, Grignan est d’abord un lieu d’absence : celui où vit sa fille adorée, celui vers lequel elle dirige chaque
jour ses pensées et ses lettres. Mais très vite, ce château perché au-dessus des plaines de la Drôme devient un refuge, un horizon, presque un second foyer. Elle y séjourne à plusieurs reprises, parfois pendant de longs mois, trouvant dans ce paysage méridional une douceur qu’elle ne retrouve ni à Paris ni en Bretagne…
Le Château de Grignan
Au 17e siècle, la marquise de Sévigné y séjourne auprès de sa fille. Démantelé à la Révolution puis reconstruit au début du 20e siècle, le bâtiment appartient depuis 1979 au Département de la Drôme, qui mène un ambitieux programme de restauration. Classé Monument historique et labellisé Musée de France, il offre un précieux témoignage de l’art de vivre à travers les siècles. PLUS D’INFOS : https://www.chateaudegrignan.fr/
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