Georges Pludermacher, Florence Cioccolani, les étudiants des classes de piano et de percussions célèbrent la grande œuvre de Boucourechliev, Les Archipels (ici, volets I et IV), en les contrepointant des Etudes d’après Piranèse, et de partitions choisies dans Schumann, Beethoven et Debussy. Une belle soirée qui ouvre sur les horizons de la modernité récente et à venir.
Tantôt ce sont des thèmes, tantôt des portraits de musiciens : pour la 13e édition du Voyage d’Hiver en week-end lyonnais, Haydn et Mendelssohn – « anniversarisés 200e » - sont à l’affiche, en des partitions séduisantes et souvent capitales. Un collectif d’interprètes lyonnais (musiciens de l’Orchestre National) en rencontre avec les Sine Nomine, Wanderer, Philippe Cassard et Anne Gastinel.
Autour de la partition du Concerto pour violoncelle Tout au monde lointain, créé au Festival d'Aix en Provence en juillet 1970 par Rostropovitch qui en est le commanditaire, le compositeur et l'interprète (ici, Henri Demarquette) se retrouvent, esquissent un dialogue ténu sur la musique, l'écriture, les modes d'inspiration.
C'est l'événement lyrique de ce début d'année 2009. Saluons Angers Nantes Opéra de l'avoir préparé, réalisé, réussi: la création française de la partition composée en 1990 sur les poèmes d'Allen Ginsberg écrit dans les années 1960, dévoile la cohérence d'une écriture musicale dont les formules mélodiques comme l'instrumentation, intensifient la portée acide et poétiques des textes.
Superbe documentaire qui doit son intérêt évidemment à la personnalité du ténor légendaire (Heldentenor), allemand, Max Lorenz, né en 1901 à Düsseldorf, de son vrai nom, Sülzenfuss: il changera de nom à 20 ans, au moment où formé à Berlin par un professeur estimé, le jeune homme est prêt à éblouir les scènes du monde.
Mais le profil des témoins et admirateurs suffit aussi à établir, voire rétablir le mythique chanteur: Dietrich Fischer Dieskau, carrément élogieux, ...
Symphonie introspective, fulgurante, auto analytique, la "Tragique" dévoile comme à coeur ouvert, la multiciplité palpitante des conflits oppressant l'âme du compositeur. D'un magma puissant et complexe, Zinman échafaude une fresque sublime par ses éclairs comme sa compréhension profonde du cynisme tendre et amer de Mahler. Lecture superlative, l'une des plus abouties de son cycle en cours. Evénement de cette fin d'année 2008
Dessins, estampes, peintures, photographies ou captations vidéo sont autant de techniques artistiques au service de la danse pour une représentation fidèle, imaginaire ou fantasmée de cet art du mouvement. Paradoxe éloquent, c'est pourtant par le dessin ou la gravure, par la photographie, toutes démarches représentatives en plans fixes que s'articule cette magistrale rétrospective de la danse représentée et témoignée.
D'origine brésilienne, le claveciniste Bruno Procopio appartient à la nouvelle génération des musiciens volontaires, qui ayant compris les nouveaux enjeux et la restructuration inévitable de la filière musicale, ont décidé de créer leur propre label de disques. L'artiste entrepreneur développe ses propres projets mais aussi accueillent d'autres musiciens qui partagent sa vision dynamique et exigeante (1/2)
2009 marque le bicentenaire de la mort du célèbre Viennois. Si l'on connaît assurément davantage son oeuvre symphonique et sa musique de chambre, ses opéras demeurent méconnus voire mésestimés, tout simplement écartés de la scène habituelle.
Il appartient à Monteverdi d'illustrer un nouvel âge d'or dans la Venise baroque, - avant le second acmé grâce à Vivaldi qui éblouit de la même façon la Cità dans les premières décades du XVIIIème-, permettant en particulier que se déploie l'opéra public, accessible au plus grand nombre et pas seulement de l'élite, à partir de 1637.