Don Giovanni berlinois historique... Voici des chanteurs qui jouent; n'hésitant pas à chanter mezzavoce, développer un chant rayonnant non par les décibels forcés mais chacun grâce à ses nuances propres. Un régal de finesse et d'intelligence, permis aussi (surtout) par une direction à l'écoute
Ce concert programmé avec l’Orchestre de Radio France et son Chef Myung-Wun Chung, interprètes qui nous avaient offert une version mystique de la IX° de Bruckner en 2009, a été menacé d’annulation par la maladie du chef. Nous espérons en son prompt rétablissement car l’engagement de cet artiste auprès de cet orchestre depuis plus de dix ans est grand et porteur de très beaux moments pour le public.
Verlhac nous régale à nouveau grâce à ce beau-livre furieusement séduisant et qui tombe à pic pour les achats de Noël; véritable hymne à la beauté et à la fragilité des corps dansants. Devant l'objectif, chaque personnalité improvise hors contexte classique, un jeu, un pas, une pose, révélant ce qui pourrait être l'essence de son propre rapport à l'espace, au drame, au mouvement; ...
Gluck et Piccini dominent la scène lyrique française à la fin des années 1770. Un troisième champion lyrique paraît sur la scène française, Jean-Chrétien Bach qui accepte contre une somme rondelette (10.000 francs) de mettre en musique pour l'Académie royale, un nouvel opéra sur un sujet de son choix: Amadis de Gaule, également mis en musique par Lully au siècle précédent.
Evénement numérique (Web live from Liège) : mardi 29 novembre 2011 à partir de 20h, l'Opéra Royal de Wallonie diffuse en direct sur internet (www.dailymotion/operaliege) sa nouvelle production du Vaisseau Fantôme de Richard Wagner: Der Fliegende Holländer, opéra romantique marin, premier chef d'oeuvre où le compositeur fixe les règles de son théâtre musical si personnel...
Selon Strauss lui-même, (cf. sa correspondance d'une saveur piquante dont la lettre au chef créateur de Danae, Clemens Kraus, en septembre 1939), l'opéra doit fournir de la substance musicale pour ne pas décevoir l'appétit des auditeurs. Même Puccini et ses pourtant riches et somptueuses harmonies manquaient de cette chair si vitale... résolument à l'affiche de sa Danae...
Atys déploie une langueur tragique irrépressible qui va son cours sanglant et sacrificiel sans faiblir, s'affirmant telle la tragédie en musique la plus noire du règne de Louis XIV, et curieusement la plus aimée du souverain. Lully et Quinault s'y dépassent il est vrai...
Le Guépard (Il Gattopardo) reste l'œuvre la plus envoutante créée par Visconti; dont le souffle dramatique doit beaucoup à sa bande originale, en majorité, plusieurs pages symphoniques et ouvertures des opéras de Verdi (avec plusieurs titres originaux composés par Nino Rota).
Déjà remarquée au Deutsche Oper de Berlin en 2011, dans un rôle particulièrement redoutable tant il exige puissance et aigus timbrés (Danaé, dans l'ouvrage éponyme de Strauss), la jeune soprano allemande Manuela Uhl se tire honorablement du rôle de Senta ; Même si d'un bout à l'autre, sa prestance manque d'incandescente passion, la voix passe sans forcer le volume de l'orchestre pourtant impressionnant...