L'approche des Siècles et de son chef fondateur François Xavier Roth est d'autant plus captivante que jouant sur instruments d'époque, les auditeurs retrouvent les formats sonores, les alliances d'origine, découvrant au plus juste la spécificité première des orchestres français et l'écriture symphonique au XIXème dont le romantisme n'a jamais été aussi divers, polymorphe, mobile.
Jenufa est sans doute un moment capital dans l'œuvre de Janácek. Après quelques expériences de compositions chorales et ses deux premiers essais d'opéras, il s'affranchit de l'influence allemande et dépasse les limites de l'emprunt au folklore, élaborant un langage tout à fait original...
Honneur aux Justes, ces héros ordinaires traversés par un humanisme ardent et militant jusqu'au péril de leur propre vie. Sur l'action des deux adolescents Sophie et Hans Scholl, résistants convaincus à Munich, morts décapités par les nazis en février 1943, Udo Zimmermann fait un opéra chambriste à l'incandescence hallucinée...
Passionné par l'écriture lyrique, Gossec est un dramaturge original dont le génie s'exprime dans le maîtrise des étagements simultanés (choeur, orchestre, solistes), les mouvements et les contrastes; le souffle de la grande fresque comme la miniature et les confrontations psychologiques. Il compose dans tous les registres: veine comique, demi caractère et tragédies.
Pierre Hantai et Bruno Procopio, deux clavecinistes d'exception, le premier maître confirmé du clavier, le second virtuose défricheur de la nouvelle génération, sont présent à l'Accademia Villa Bossi en Italie, du 8 au 10 février 2013 où ils proposent plusieurs master classes et concerts.
Triomphe mérité pour ce Macbeth exemplaire, proposé par l’Opéra National de Lorraine, en coproduction avec Bordeaux. Dans cette première nancéenne, chacun semble donner le meilleur de lui-même, et toute la représentation s’en ressent.
Reprise de l'Or du Rhin à l'Opéra Bastille. La transposition de Günter Krämer est frappante d'un point de vue visuel. Si certains membres de l'auditoire se plaignent du manque de « magie », dans le sens traditionnel du terme, ou de ses idées un peu kitsch et décalées, saluons l'efficacité dramaturgique de la réalisation.
Quand une salle de plus de 2000 spectateurs et un orchestre symphonique entier se lèvent et font une minute de silence absolu en l’honneur d’un collègue violoniste solo de l’orchestre trop tôt disparu, l’émotion est si poignante que le concert entier en gardera le souvenir...
La Petite Renarde Rusée, un opéra pour enfants, petits et plus grands. Mais aussi, bien qu’on ait attendu longtemps en France pour en prendre conscience, davantage et plus généreusement que cela : une grande partition du XXe. L’Opéra de Lyon reprend l’œuvre dans la mise en espace lumineuse d’André Engel...