mercredi 30 septembre 2026

ENTRETIEN avec Antoine PECQUEUR, directeur artistique du Festival Cordes sur ciel, à propos de l’édition 2026

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Cordes sur Ciel, admiré de Camus réalise un rêve, entre musique et patrimoine. A l’été 2026, le Festival enchanteur affiche une nouvelle destination inspirante : l’Afrique… instruments, musiques, et aussi gastronomie s’annoncent prometteurs. Antoine Pecqueur, directeur artistique présente le nouveau cycle de concerts et d’événements qui investissent à nouveau les plus beaux sites du pays cordais (églises, châteaux, domaines viticoles…), des lieux dont l’acoustique inspire le choix des programmes… Nouveaux formats de concerts (« randonnée musicale » cette année), métissages bienvenus, associations heureuses tissent à Cordes sur Ciel, une partition incontournable qui dévoile aussi certains aspects méconnus de grandes œuvres, comme c’est le cas de Mozart ou Beethoven. Explications…
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CLASSIQUENEWS : Pourquoi avoir choisi comme thème générique 2026, l’AFRIQUE ? Quels aspects, thématiques avez-vous souhaitez privilégier à travers les programmes, événements, concerts ainsi présentés ?

Antoine Pecqueur : Chaque été, le Festival de Cordes-sur-Ciel met à l’honneur une zone géographique. Après l’Europe du Nord ou encore les Amériques, nous mettons donc le cap sur l’Afrique. Le but est de montrer la richesse musicale de ce continent, tant sur le plan des répertoires et des instruments que des artistes, mais aussi de montrer son influence sur l’histoire de la musique classique. Le Festival fait dialoguer les cultures. Et nous accueillerons aussi une exposition d’artistes africains contemporains, nous proposerons une offre culinaire fusionnant l’inspiration africaine et les produits locaux. L’ambiance s’annonce irrésistible !

 

CLASSIQUENEWS : De quelle façon le Festival rayonne-t-il dans le territoire tarnais ? Quels sont de ce point de vue les sites et lieux patrimoniaux emblématiques ?

Antoine Pecqueur : Le Festival s’est construit autour d’un lien étroit entre musique et patrimoine. Nous investissons des lieux emblématiques du territoire cordais: églises, châteaux, domaines viticoles… A chaque fois, nous réfléchissons au programme le mieux adapté au « genius loci », au génie du lieu, notamment sur le plan acoustique. Un plaisir pour les oreilles et pour les yeux ! N’oubliez pas qu’Albert Camus a décrit Cordes-sur-Ciel comme « un de ces deux ou trois lieux qui attendent chacun de nous en ce monde ».

 

CLASSIQUENEWS : Quels sont les nouveaux formats et qu’apportent-ils pour les festivaliers ?

Antoine Pecqueur : Chaque année, nous inventons de nouveaux formats de concert. L’été dernier, nous avons organisé un concert ferroviaire, à bord d’une rame TER, autour de l’oeuvre « Different trains » de Steve Reich. Cet été, nous organisons une randonnée musicale, où le public marchera en suivant le son des instruments, mais aussi une conférence géopolitique, où nous décrirons le jeu des grandes puissances sur le sol africain, avec des contrepoints musicaux. Grâce à ces nouveaux formats, notre objectif est aussi d’attirer un public toujours plus diversifié.

 

CLASSIQUENEWS : Deux programmes (entre autres) se distinguent particulièrement : La Flûte enchantée de Mozart et le récital violon / piano autour de la Sonate à Kreutzer de Beethoven. Qu’en attendez-vous et quels en sont les enjeux ?

Antoine Pecqueur : Mozart fut passionné par l’Egypte. Pensez à ses oeuvres « Thamos, roi d’Egypte » ou « l’Oie du Caire » ! Et toute « la Flûte enchantée » est nourrie de références à l’Egypte antique. Nous avons donc imaginer une nouvelle version de cette « Flûte enchantée », en mêlant un arrangement de l’époque de Mozart pour quatuor à cordes, joué par le Quatuor Zaïde, à des instruments égyptiens (flûte Ney, percussions…) joués par John Samy et Wadie Naim. Quant à la « Sonate à Kreutzer » de Beethoven, on a longtemps oublié qu’elle avait été composée pour un violoniste métis africain-polonais George Bridgetower. Ce concert, donné par la violoniste Claire Dassesse et le pianiste Sodi Braide, lui rendra hommage.

Propos recueillis en juin 2026

 

 

LIRE aussi notre présentation générale du Festival CORDES SUR CIEL 2026 : du 17 au 23 juillet 2026 / «  Musique classique et sons d’Afrique » –
https://www.classiquenews.com/55eme-festival-cordes-sur-ciel-2026-17-23-juillet-2026-lafrique-saint-saens-mozart-steve-reich/
En Occitanie, au cœur du territoire tarnais, 7 jours d’exception annoncent des découvertes enchanteresses en cultivant un dialogue prometteur entre musique et patrimoine. En 2026, le Festival Cordes-sur-Ciel met le cap sur un continent pluriel, depuis les rives de la Méditerranée jusqu’au cap de Bonne Espérance, célèbre rythmes et mélodies d’Afrique, invitant chant, sons et danse, sans omettre les saveurs culinaires, complémentaires à chaque concert du soir…

Photos © Ludwig Raynal

 

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