CRITIQUE, CONCERT. GRANDVILLARS, église Saint Martin, le 20 juillet 2019. Tomás Luis de VICTORIA (1548-1611) : Requiem, officium defunctorum. Vox Luminis

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dépêches

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    COMPTE-RENDU, concert piano. Festival International de Musique de Dinard, les  11 et 12 août 2019. Agnès Jaoui, comédienne, Claire-Marie Le Guay, Bertrand Chamayou, piano. Schumann, Ravel, Saint-Saëns, et la Comtesse de Ségur. La trentième édition du Festival International de Musique de Dinard est un cru exceptionnel. Claire-Marie Le Guay, sa nouvelle directrice artistique, l’a voulue festive, « fière de son histoire et tournée vers l’avenir ». Depuis le 10 août et jusqu’au 18, huit journées musicales (festival off et soirées) offrent la diversité de concerts dotés chacun d’une identité particulière. De la magie du concert d’ouverture, en plein air au…

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    DVD événement critique. Les Grand mythes : L’Iliade (2 DVD Arte éditions sep 2019). En septembre 2019, ARTE éditions crée l’événement en publiant sa nouvelle collection d’épisodes explicitant avec une rare intelligence et une infographie d’un rare esthétisme, les exploits des héros de l’Iliade… C’est une collection documentaire conçue par François Busnel. La première « saison » inspirée des mythes grecs et intitulée «  Les grands MYTHES » avait remporté un succès légitime : François Busnel y décortiquait avec humour, intelligence et impertinence pertinente (remarquables commentaires explicatifs entre autres) les mythes des dieux et héros de la Mythologie grecque, abordant…

  • piano concert critique concert piano classiquenews roque antheron aout 2019-sokolov--vico-chamla

    COMPTE-RENDU critique, récital piano, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence, Festival International de la Roque d’Anthéron, le 28 juillet 2019. Grigory Sokolov, piano. Beethoven, Brahms. Un récital de piano au Grand Théâtre de Provence hors saison, faut-il que l’interprète soit un titan pour une telle exception! Grigory Sokolov n’aime pas jouer en plein air. Alors pas le choix! Il faut un lieu à la mesure de ce géant qui fut révélé à l’âge de 16 ans lorsqu’il remporta le concours Tchaïkovski. Ce soir du 28 juillet 2019, à Aix-en-Provence, le Grand Théâtre a donc ouvert ses portes au plus fascinant pianiste…

  • livre critique classiquenews beatrice didier la sirene boutes musique et mots harmattan critique enserrer-la-musique-dans-le-filet-des-mots.jpg

    LIVRE événement, critique. Béatrice Didier : Enserrer la musique dans le filet des mots (Hermann). L’auteure qui pose avec polémique la question centrale à l’opéra, entre texte et musique est coutumière des sujets qui cultivent le dialogue des arts. Elle est en particulier très inspirée par les rapports de la musique et de la littérature au XVIIIe et au XIXe siècles. La musique est-elle cette sirène, difficile à saisir, à sentir, à éprouver par le truchement des mots ou d’une nacelle textuelle et poétique ? Concrètement : comment le flux musical fonctionne-t-il avec la trame d’un texte ? « Saisir…

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    COMPTE-RENDU, concert piano. La Roque d’Anthéron, Parc du château de Florans, le 13 août 2019. Benjamin Grosvenor, piano. Schumann, Chopin, Liszt… Par notre envoyé spécial YVES BERGÉ… Depuis sa finale remportée au Concours de la BBC, à l’âge de onze ans, le jeune pianiste britannique, vingt-sept ans, originaire de Southend-on-Sea, dans le Comté de l’Essex, parcourt le monde et fascine par sa technique et sa sensibilité. Lauréat de plusieurs prix, il enregistre son premier disque chez Decca à onze ans ! Ce disque, consacré à Chopin, Liszt, Ravel, est unanimement salué par la critique internationale. (Grammophon Awards et Diapason d’or!).…

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  • FRANCE MUSIQUE, dim 18 août 2019. STRAUSS : Salomé. De toutes les femmes conçues sur la scène lyrique par Richard Strauss, Salomé serait le plus « monstrueuse », inspirée par la pièce envoûtante et saisissante d’Oscar Wilde. Le poète et dramaturge anglais y fusionne de façon trouble l’ingénuité et la volupté, une innocence perverse qui séduite par le prophète réclame sa tête, avant de saisir Hérode dans l’hypnose érotique puis l’horreur criminelle. La musique de Strauss exprime exactement la pulsion frénétique, entre amour, désir et mort. Avant LULU de Berg, Strauss aborde la féminité sous l’angle de la sexualité, plus…

  • FRANCE MUSIQUE, sam 17 août 2019. OFFENBACH : Les Contes d’Hoffmann. BARCAROLLE FEERIQUE AMOUREUSE… « Belle nuit, ô nuit d’amour, souris à nos ivresses. Nuit plus douce que le jour, ô belle nuit d’amour » En 1864, pour son opéra Les Fées du Rhin, Offenbach avait composé une mélodie qu’il utilisera de nouveau pour ouvrir le troisième acte des Contes d’Hoffmann, dans une célébrissime barcarolle interprétée par Nicklausse et Giulietta. Le personnage principal poursuit le récit de ses aventures sentimentales et fantastiques ; il nous entraîne à Venise pour cet acte final, mais aussi sur les pas de la mystérieuse…


    télé

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  • FRANCE 2. SCHÖNBRUNN SYMPHONIQUE. Le 2 sept 2019. AU CLAIR DE LA LUNE, « Concert des nuits d’été de Schönbrunn 2019 », lundi 2 septembre 2019 à 00:25. Prenez un cadre grandiose et évidemment… royal : Vienne (ou plûtot les environs viennois offrent le Versailles autrichien, soit la résidence des Habsbourg viennois, le palais impérial de Schönbrunn. Offrez un concert gratuit en plein air avec pour décor de fond, la façade du palais… et vous obtiendrez une soirée magique dont les vedettes sont essentiellement les instrumentistes du Philharmonique de Vienne, le meilleur orchestre au monde, c’est à dire celui le…

  • ARTE, sam17 août 2019. OFFENBACH: Orphée aux enfers (Kosky). Depuis Salzbourg 2019. L’édition 2019 du Festival de Salzbourg consacre le génie lyrique d’Offenbach par une nouvelle production d’Orphée aux Enfers (1858) mise en scène par l’australien Barrie Kosky dont la truculence et l’impertinence offrent de nouvelles clés de lecture et de compréhension. Nul doute que l’opéra bouffon qui fut le plus grand succès de Jacques aux Bouffes-Parisiens à la fin des années 1850 ne stimule la verve délirante du metteur en scène et directeur (depuis 2012) du Komische Oper Berlin. Son goût de la parodie, des travestissements, pour l’esprit surréaliste…


    concerts et opéras

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  • GSTAAD DIGITAL FESTIVAL : récital Ute Lemper, sam 10 août 2019. A 19h30, dans l’église de Saanen, lieu emblématique du Festival, la chanteuse séductrice, suave, provocante, Ute Lemper interprète « Cabaret & chansons » avec son orchestre (violon, basse, piano et bandonéon). Le programme revisite la poésie parfois glaçante du duo Weill / Brecht, mais aussi les classiques de la chanson française et l’esprit de Paris, avec une sélection de chansons de la même Piaf et de Jacques Brel…
    LIRE la présentation sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL
    https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-today-s-music-10-08-19

    Interprète inspirée des chansons cabaret mordantes et sensuelles, conçu dans…

  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, ven 9 août 2019, 17h30. Conducting Academy, concert de clôture 1. Sous la tente monumentale et blanche de GSTAAD, se déroule l’un des programmes très attendus (et donc très suivi par le public) qui distinguera les meilleurs jeunes chefs candidats cet été en Suisse, venus perfectionner leur maîtrise de la direction d’orchestre (précisément l’Orchestre du Festival de Gstaad, le GFO Gstaad Festival Orchestra, une éblouissante phalange orchestrale réunissant les meilleurs instrumentistes de Suisse et d’Allemagne, entre autres). Au programme de ce concert passionnant à suivre : Dvorak (Symphonie n°9 « du Nouveau Monde »), Verdi (Ouverture de…

  • ORLEANS, Orch Symphonique. Les 12 et 13 oct 2019. RAVEL, BERNSTEIN… Pour son premier concert de la saison 2019 – 2020, l’Orchestre Symphonique d’Orléans rend hommage au génie de Ravel, inspiré par l’Amérique, divin orchestrateur de Moussorgski… Depuis sa création en 1921, l’Orchestre Symphonique d’Orléans (OSO) perpétue une très active tradition orchestrale à Orléans. Après Jean-Marc Cochereau qui le porta pendant plus de 20 ans, Marius Stieghorst pilote aujourd’hui la phalange avec l’engagement et le sens des risques et des défis qui assurent à la formation sa vivacité. Actuellement chef assistant à l’Opéra National de Paris, Marius Stieghorst (né en…

  • SAINTE-ADRESSE (76). Dim 4 août 2019. D PRESCHEZ : Quatuor d’un mouvement d’un seul. Quatuor Onslow. La NORMANDIE accueille début août la création du Quatuor de Dominique Preschez. Ils portent le nom d’un compositeur français romantique, qui fut pourtant à l’époque de Beethoven, un pur génie de la forme symphonique et chambriste en France : Onslow. Les quatre instrumentistes du Quatuor Onslow (formé en 2013 à l’occasion de la saison musicale des Concerts Vinteuil, au Reid Hall à Paris) jouent ce 4 août prochain, le saisissant Quatuor de Dominique Preschez : « d’un mouvement d’un seul »… Les 4 interprètes…

  • ORANGE, Chorégies, lun 29 juil 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des mille. Créée à Munich au moment de l’Exposition Internationale, le 12 septembre 1910, la Symphonie des Mille ou Symphonie n°8 de Gustav Mahler est un immense chant d’espoir qui marque aussi la pleine maturité d’une écriture enfin apaisée, après les tourments plus ou moins contrôlés et assumés des Symphonies n°5, n°6 et surtout n°7, symphonies autobiographiques où le conflit, la noirceur, la présence de forces cosmiques insurmontables, les blessures liées à son destin personnel et sa vie sentimentale, sont le sujet principal. Ici rien de tel, sinon, une arche…

  • TOUL, 10ème FESTIVAL BACH, jusqu’au 12 octobre 2019. En 2019, le Festival Bach de la Ville de Toul fête ses 10 ans. Noyau d’une nouvelle saison festive, soulignant les 10 ans du Festival, les Grandes Orgues de la Cathédrale Saint-Etienne célèbrent ainsi le génie de Jean-Sébastien Bach. Comme aussi les grandes pages de la musique (signées Couperin, Mozart… ou Haendel, autre génie et contemproain de Jean-Sébastien). Ainsi il n’y a pas qu’à Leipzig que les grandes orgues de la ville abordent l’écriture de Bach en en questionnant la portée poétique comme le souffle universel. Bach est indémodable ; sa musique,…

  • METZ, Arsenal. Le 13 sept 19 : Mozart, Berlioz. D. Reiland. Concert symphonique d’ouverture de la nouvelle saison 2019 2020. L’orchestre maison ouvre le grand bal musical de sa nouvelle saison 2019 2020 : sous la direction du chef David Reiland, nouveau directeur musical in loco, le programme promet d’être à la fois généreux et orchestralement passionnant. En septembre 2019, Metz est ainsi à la fête, grâce au premier concert symphonique de septembre. Au programme, grand bain orchestral avec le dernier MOZART, virtuose de l’écriture orchestrale et d’une furieuse invention dans un triptyque ultime que les plus grands chefs ont…

  • SCEAUX, La Schubertiade de Sceaux 2019 : 12 oct 2019 – 25 avril 2020. La Ville de Sceaux reprend sa superbe série de musique de chambre, la bien nommée « Schubertiade de Sceaux » grâce à l’initiative d’Elisabeth Atanassov et du pianiste Pierre-Kaloyann Atanassov qui assure la direction artistique du cycle musical. Pour la nouvelle saison 2019 – 2020, 6 concerts sont annoncés, selon le rituel désormais identifié par les très nombreux spectateurs : chaque samedi, à 17h30, à l’Hôtel de Ville de Sceaux. Heureuse initiative où le concert classique fait partie des meubles du cadre municipal. Voilà un cas…

  • BRUXELLES, Concervatoire. Lun 22 juillet 2019. DIANA BARONI TRIO. Elle chante, elle joue du traverso, a le goût des métissages et des évocations nostalgiques, artiste complète, Diana Baroni poursuit des chemins de traverses, hors catégories traditionnelles et classiques. Ses mondes ressuscitent la dignité parfois refusées des opprimés, qu’il soit esclave devenu musicien et compositeur libre (son dernier spectacle, remarquable et saisissant dédié à la figure d’Emidy / Emidy Project), ou femmes du nouveau monde, ainsi que s’intitule son récital à Bruxelles, le 22 juillet prochain. Les mélodies et airs du concert bruxellois empruntent à ses programmes actuels et passés, plusieurs…

  • TOUL, le 7 juil 2019 : Musique BAROQUE à Saint-Etienne. 10ème FESTIVAL BACH, jusqu’au 12 octobre 2019. En 2019, le Festival Bach de la Ville de Toul fête ses 10 ans. Noyau d’une nouvelle saison festive, soulignant les 10 ans du Festival, les Grandes Orgues de la Cathédrale Saint-Etienne célèbrent ainsi le génie de Jean-Sébastien Bach. Comme aussi les grandes pages de la musique (signées Couperin, Mozart… ou Haendel, autre génie et contemproain de Jean-Sébastien). Ainsi il n’y a pas qu’à Leipzig que les grandes orgues de la ville abordent l’écriture de Bach en en questionnant la portée poétique comme…

  • LILLE, ONL : BIZET : CARMEN, les 9, 11 et 12 juillet 2019. L’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre BLOCH concluent la saison 2018 – 2019 avec l’opéra romantique français le plus populaire : Carmen. C’est un ouvrage aussi lyrique que symphonique, où inspiré de Mérimée, le compositeur Bizet, à l’époque des impressionnistes, renouvelle la langue orchestrale par son sens des couleurs et de la mélodie. Si l’action se déroule en Espagne, Bizet ne voyagea jamais jusque là; et son hispanisme demeure fantasmé, chromatique, sensuel… d’une force poétique exceptionnelle, vraie correspondance avec la peinture de Manet, lui…

  • TOUL. Festival BACH, week end Variations GOLDBERG, les 29 et 30 juin 2019. Pascal Vigneron, directeur du Festival Bach de Toul propose ce week end, samedi 29 et dimanche 30 juin 2019, un cycle entièrement dédié aux Variations Goldberg de JS BACH, sommet absolu du genre Thème et Variations. La partition sera interprétée au piano et au clavecin et aussi à l’orgue par Pascal VIGNERON lui-même. Ce dernier a récemment fait paraître une nouvelle interprétation des Goldberg sur le grand orgue de la Cathédrale de Toul (LIRE ici notre critique du cd Variations Goldberg de Bach par Pascal Vigneron, 1cd…

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  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY 2019 : LIVESTREAM à 15h aujourd’hui : masterclass d’ANDRAS SCHIFF. LIVESTREAM ! Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL développe ses contenus digitaux et dévoile des sessions inédites en exclusivité sur la toile… Visionnez aujourd’hui en direct la masterclass de Sir Andras Schiff depuis la plateforme Gstaad Digital Festival à partir de 15h. Cette masterclass fait partie des nombreux ateliers pédagogiques que propose le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL (7 académies au total dont une exceptionnel académie de direction d’orchestre, – session unique en Europe chaque été).
     
     

     
     
    CONNECTEZ-VOUS pour la Master class d’Andras Schiff au GSTAAD…

  • Internet en direct. BALANCHINE : JEWELS, le 11 avril 2019, 19h30. STAATSOPER.TV, Munich, Bayerische Staatsoper. L’opéra de Bavière à Munich créé l’événement avec la retransmission du Ballet JEWELS de George Balanchine (1967) / Music: Gabriel Fauré, Igor Strawinsky, Peter I. Tschaikowsky / Soloists and ensemble of the Bayerisches Staatsballett. Dans l’ordre, Emeraude, Rubis, Diamants
    LIVE STREAM, JEUDI 11 avril 2019 à 19h30 (7.30 pm CEST)
    + d’infos : https://www.staatsoper.de/en/staatsopertv.html?no_cache=1&utm_campaign=advertisement&utm_medium=display&utm_source=bachtrack.com
     
     
     
    L’élégance Balanchine
     
    Joyaux (Jewels), triptyque chorégraphique conçu par le maître du ballet néoclassique, Balanchine est créé en 1967 à New York et devient l’emblème de la compagnie…

  • MUPA, BUDAPEST, en direct sur internet. Lun 11 mars 2019, 19h (MUPA Budapest). MONTECLAIR : Jephté. György VASHEGYI, direction. Le chef hongrois György Vashegyi recrée Jephté, chef-d’œuvre de Michel Pignolet de Montéclair, unique exemple de tragédie composée sur un sujet biblique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. MONTECLAIR (Michel Pignolet de Montéclair : 1667 – 1737) fait le lien entre les derniers feux du règne de Louis XIV et l’esprit de la régence. C’est le maillon qui manquait à notre connaissance entre la pompe de Lully et le génie symphonique de Rameau. Pignolet devenu Monteclair à partir de son…

  • LILLE, Nouveau Siècle : La 2ème Symphonie de Mahler, le 28 février 2019. Et aussi en direct sur Youtube. 2è volet de l’épopée orchestrale majeure, portée par l’ONL Orchestre National de Lille… Après une Symphonie n°1, « Titan », mémorable, voici le déjà 2ème volet : la Symphonie n°2 dite « Résurrection » qui sollicite en plus de l’orchestre, le concours du chÅ“ur (adultes et enfants), deus voix féminines – alto et soprano, afin que se réalise cette ascension spirituelle du FInale où le salut est enfin promis au héros (et donc à l’auditeur). Pas facile de se confronter à…

  • DIRECT LIVE : BERLINER PHILHARMONIKER : Y Nézet-Séguin : Debussy, Prokofiev, aujourd’hui, ven 15 fev 2019, 20h. Né à Montreal en 1975, le franco canadien YANNICK NEZET SEGUIN, est directeur musical du Metropolitan Opera New York depuis sept 2018. Le chef dirige ce programme français, poursuite de son concert précédent à Berlin comprenant des oeuvres de Berlioz (Symphonie Fantastique), Messiaen (Les offrandes oubliées) et déjà Prokofiev (Concerto pour piano n°2 avec le paianiste Yefim Bronfman) en octobre 2010, c’était ses débuts avec le Philharmonique de Berlin / Berliner Philharmoniker. Clou de ce cycle orchestral, le poème pour orchestre La Mer…


    cinéma

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  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fév 2019. Ciné-concert de rêve à Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de résonateur, d’amplificateur à sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composé l’une des musiques de films les plus envoûtantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraît), mais aussi dans le drame et l’onirisme des étoiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand écran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…

  • DON PASQUALE au cinéma, mardi 19 juin 2018, 19h30. La saison lyrique 2017/2018 s’achève à Paris, avec une Å“uvre inédite sur la scène de Bastille : DON PASQUALE, comédie bouffe de Donizetti. Créé à Paris en 1843, à la charnière de plusieurs époques, DON PASQUALE, Å“uvre composite et variée, est l’apothéose du genre buffa. Un clin d’œil de Donizetti au génie qui l’a précédé : le Rossini du Barbier de Séville. La mise en scène est confiée à Damiano Michieletto qui inscirt la voie de la sincérité et de la profondeur dramatiques au cÅ“ur d’une Å“uvre en apparence légère. Au…

  • CINEMA, le 12 avril 2018. BERLIOZ : Benvenuto Cellini par Terry Gilliam. Créée en 2014 en Grande Bretagne (pour l’English National Opera), la production de Benvenuto Cellini de Berlioz – grand opéra historique Renaissance du Romantique, admirateur de Gluck, a tourné dans les grands théâtres lyriques d’Europe – Madrid, Barcelone et Rome, … dans la conception du réalisateur pétaradant Terry Gilliam (ex Monty Python, concepteur du film lui aussi délirant et très juste Brazil). Pas sûr que l’imagination style « grand bazar » facile au grand écran, s’accore idéalement au dispositif de la scène lyrique… à la réalité de sa…

  • CINEMA. Le 25 avril 2017, 19h : SNEGOUROTCHKA de Rimsky-Korsakov. En direct de l’Opéra national de Paris, les salles de cinéma partenaires diffusent en direct l’opéra de Rimski-Korsakov très rarement jouée en France: SNEGOUROTCHKA ou LA FILLE DE NEIGE. Chef-d’œuvre de la littérature populaire slave, LA FILLE DE NEIGE développe un imaginaire féerique nourri des rigueurs du climat. C’est la nouvelle soprano égérie du label Decca, Aida Garifullina, qui prête sa voix à Snegourotchka, la direction musicale et la mise en scène réunissant deux autres artistes russes : le jeune chef d’orchestre Mikhail Tatarnikov et le metteur en scène Dmitri…

  • CINEMA. Sonya Yoncheva chante Norma, lundi 26 septembre 2016, 19h30. En direct du Royal Opera House de Covent Garden, les salles de cinéma diffusent la prise de rôle événement de cette rentrée lyrique européenne : Norma par la soprano vedette Sonya Yoncheva.
     
     
    A l’affiche du Royal Opera House de Covent Garden à Londres, le sommet belcantiste de Bellini, Norma de 1831, permet actuellement une prise de rôle proche du sublime par la soprano Sonya Yoncheva, – pour classiquenews, l’une des divas assolutas de l’heure, avec sa consoeur Anna Netrebko (dont le récent album discographique Verismo a obtenu le…


    expos

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  • Exposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-Musée de l’Opéra : L’Opéra de Paris de Louis XIV à la Révolution : 28 mai – 1er septembre 2019. Organisée par la BnF et l’Opéra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’Opéra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inédit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 à 1791, l’Opéra de Paris tente d’incarner sa propre continuité entre référence à un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits,…

  • PARIS, Musée d’Orsay, DEGAS à l’Opéra : 24 sept 2019-19 janv 2020. Quand il peint les danseuses, Edgar Degas aime les plans originaux, décalés, hors scène frontale, dans les coulisses et en dehors de la représentation elle-même ; c’est pourquoi, ses vues dévoilent ce qui n’est pas connu ni officialisé : l’arrière de la scène, le foyer, les répétitions,… tout un monde non convenu, jamais attendu dont la liberté se lit dans les poses inédites. Il peint des corps désarticulés, et comme mécanisés, c’est à dire déshumanisés, mais dont la ligne est saisissante. A l’Opéra, aux côtés des danseuses et…

  • NANCY, Opéra. EXPOSITION «  Opéra ! », 3 siècles de création à Nancy : 9 nov 2018 – 24 fev 2019. Avant les célébrations du Centenaire de l’Opéra de Nancy inauguré le 14 octobre 1919, l’exposition « Opéra ! » propose de retracer 310 ans d’histoire artistique au coeur de la cité ducale nancéienne. 3 salles de spectacle se sont succédées à Nancy depuis le XVIIIème siècle. En 1709, un opéra est inauguré à proximité du palais ducal. Construit pour le duc Léopold de Lorraine, il est réalisé sur des plans de l’architecte italien, spécialiste des machineries et des dispositifs…

  • PARIS, Exposition VENISE éblouissante. Du 26 sept 2018 au 21 janv 2019. Rétrospective attendue et totalement enivrante… Après l’exposition sur le Second Empire « spectaculaire » (Orsay), voici venu le temps de Venise « éblouissante » : notre époque surmédiatisée affectionne les superlatifs pour exister et créer le buzz (?!). Aux plus réservés, avouons que cette exposition parisienne présentée au Grand Palais pourrait bien être l’expo phare de cette rentrée, tant l’art qui y est concentré, suscite l’admiration par son raffinement et sa joie de vivre. D’autant que la période analysée (le XVIIIè) est peu connue. En effet si l’on…

  • SAINT-GERMAIN : Exposition Debussy à la plage, jusqu’au 15 décembre 2018. Un épisode dans la vie de Debussy… Saint-Germain en Laye (78), la ville natale de Debussy rend hommage à son génie à travers un éclairage inédit et plutôt surprenant s’agissant d’un compositeur qui de surcroit n’a pas été très bavard sur sa vie privée (comme Ravel). Le 1er août 1911, Claude Debussy s’installe avec sa famille sur une plage normande. Pendant son séjour à Houlgate, il n’écrira pas une note de musique. Durant un mois, l’auteur reconnu, à la fois raffiné et révolutionnaire, qui a écrit l’opéra singulier « …


CRITIQUE, CONCERT. GRANDVILLARS, église Saint Martin, le 20 juillet 2019. Tomás Luis de VICTORIA (1548-1611) : Requiem, officium defunctorum. Vox Luminis

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsCRITIQUE, CONCERT. GRANDVILLARS, église Saint Martin, le 20 juillet 2019. Tomás Luis de VICTORIA (1548-1611) : Requiem, officium defunctorum. Vox Luminis. À la source d’un genre riche en représentants à chaque siècle, et bien avant ceux de Mozart (désarmant, sincère … autobiographique ?), Berlioz (spectaculaire et spatial), Verdi (opératique mais si fraternel)… éblouit, tel un gemme tombé du ciel, celui lumineux et solaire de l’espagnol Tomás Luis de Victoria (1548 – 1611), maître de la polyphonie Renaissance. Autant ses successeurs, exprimeront les souffrances des pêcheurs, l’incertitude du croyant, la figure effrayante de la mort inflexible, autant Victoria illuminé lui-même par la grâce de la révélation, peint au cours de ce sommet de la ferveur daté de 1603 (pour les funérailles de l’impératrice douairière Marie de Habsbourg), les champs célestes du Paradis… ceux promis pour les justes, mais aussi l’extase des élus, la béatitude bienheureuse qu’offrent et diffusent les sphères divines. L’auditeur est comme aspiré vers des hauteurs de plus en plus vertigineuses à peine concevables.

 

 
 

 

VERTIGES ET SENSATION DES HAUTEURS RÉVÉLÉES

 

 

Mais c’est davantage qu’une représentation abstraite et plus qu’une opération de lévitation, car Vox Luminis par la rondeur de la sonorité collective, la maîtrise des nuances, expriment aussi la tendresse d’un état de bien-être inouï. L’ensemble à l’articulation enveloppante et pourtant aussi détaillée, plus intelligible que certains anglais, révèlent la force poétique des textes, entre imploration et tendresse, comme l’impressionnante architecture de la partition, de l’ombre et son mystère, à la lumière des hauteurs révélées.

victoria tomas luis polyphonie 1603 Officium defunctorum critique dossier concert classiquenewsDu chÅ“ur de l’église Saint-Martin encore ancrés au sol et résolus en une disposition en miroir, jusqu’à la tribune au dessus du porche occidental : voix des anges plutôt que chÅ“ur implorant, les chanteurs de Vox Luminis expriment l’essence même de cette écriture faite splendeur et lumière. Comme le Livre des morts de l’Egypte ancienne (et clé de voûte de toute la croyance populaire dans l’Antiquité égyptienne), c’est une traversée d’abord inquiète et intranquille puis immédiatement resplendissante qui nous est réservée. Vox Luminis réalise finalement une promesse exaucée, celle du dernier voyage dont il font une fabuleuse expérience : de la nuit à l’aube des bienheureux. Les fabuleux passeurs sont nos guides pour une musique divine (au sens propre du terme). Ils achèvent le voyage dans les hauteurs, sur la tribune du porche, enveloppés dans les ondes célestes qui offrent confort et félicité.

Au final, Vox Luminis nous fait entendre la richesse d’une partition parfaitement construite, synthèse et grand œuvre personnelle, comme le sera la Messe en si de Bach (que l’ensemble a interprété l’année dernière pour Musique & Mémoire : voir notre reportage vidéo Vox Luminis chante JS BACH au 25è festival Musique et Mémoire). En un contrepoint sensible, apportant dans cette fresque inspirée qui tend à l’éther, Jean-Charles Ablitzer fait sonner le somptueux orgue ibérique de l’église de Grandvillars, ajoutant à la réalisation, une caractérisation elle aussi bienheureuse. Mais aussi « efficace » car il faut bien accompagner les chanteurs pendant leur pérégrination, du chœur terrestre à la tribune occidentale, céleste. Du grand art, en complicité.

Debout le public sidéré applaudit chaleureusement les chanteurs et leur chef (Lionel Meunier) en un nouvel accomplissement qui est aussi une première absolue pour les interprètes. Création et commande du festival Musique et Mémoire, ce concert demeurera mémorable pour les festivaliers. Il est vrai que le directeur Fabrice Creux a ce don rare de choisir les interprètes, les oeuvres et les lieux, au bon moment. Voilà qui fait de Musique et Mémoire l’écrin d’expériences musicales aussi décisives, autant pour le public que pour les artistes. En 2019, le festival dans les Vosges du Sud nous promet bien d’autres (re) decouvertes prometteuses… A suivre.

 

 
 

 

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CRITIQUE, CONCERT. GRANDVILLARS, église Saint Martin, le 20 juillet 2019. Tomás Luis de VICTORIA (1548-1611) : Requiem, officium defunctorum. Vox Luminis. Prochains concerts Musique & Mémoire 2019 : WEEK END II ou “Acte II” : ALIA MENS joue JS BACH, du vendredi 25 juillet au dimanche 28 juillet 2019. Nouveau cycle de concerts incontournables dans les Vosges du sud, cet été.

 

 
 

 

REPORTAGE VIDEO. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et Mémoire 2018 (25è édition)

musique-et-memoire-2018-vignette-carre-classiquenews-coup-de-coeur-festival-evenementVIDEO, reportage. MUSIQUE & MÉMOIRE, 25è édition : 13-29 juillet 2018. LABORATOIRE BAROQUE VISIONNAIRE… Peu à peu, le Festival Musique & Mémoire (Vosges du Sud) a révélé des conditions exceptionnelles pour favoriser l’émergence et l’approfondissement de gestes artistiques défricheurs, exigeants. C’est le bénéfice d’une ligne artistique qui fonde son action auprès des artistes dans le sens d’un compagnonnage inédit… des résidences qui se déclinent pour chaque ensemble invité et donc associé, à 3 années de recherche, d’expérimentation, de consolidation. L’écriture suprême de Jean-Sébastien Bach y tient une place en or – phénomène singulier en France : rares les festivals qui poursuivent sur le long terme, un questionnement continu sur l’œuvre de Jean-Sébastien. VOIR notre reportage vidéo JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et Mémoire 2018 (25è édition)

 

 

 

 
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LIRE aussi nos autres critiques comptes rendus des concerts FESTIVAL MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

 

COMPTE-RENDU, concert. LURE, église Saint-Martin, le 19 juillet 2019 (ouverture du 26è Festival Musique et Mémoire) : Giovanni GABRIELLI : Incoronazione a Venetia (Venise 1615). La Fenice, Jean Tubéry. LABORATOIRE VÉNITIEN…

 

 

COMPTE-RENDU, concert. GRANDVILLARS, église Saint-Martin, le 20 juillet 2019. Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654). Tientos. Victoria, Morales… Jean-Charles Ablitzer, orgue ibérique de Grandvillars, Vox Luminis.

 

 
 

 

COMPTE-RENDU, concert. GRANDVILLARS, église Saint-Martin, le 20 juillet 2019. Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654). Tientos. Victoria, Morales… Jean-Charles Ablitzer, orgue ibérique de Grandvillars, Vox Luminis.

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. GRANDVILLARS, église Saint-Martin, le 20 juillet 2019. Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654). Tientos. Victoria, Morales… Jean-Charles Ablitzer, orgue ibérique de Grandvillars, Vox Luminis. Au mérite du Festival Musique & Mémoire revient l’originalité de ce programme qui dévoile ce qu’ailleurs on écarte pour cause de focus trop « musicologique » : la verve en diable d’un auteur espagnol au carrefour du XVIè et du XVIIè, soit Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654) dont l’oeuvre avait été en partie révélée dans le très bon coffret discographique publié par le Festival en mars dernier : coffret 2 cd / EL SIGLO DE ORO. Jean-Charles Ablitzer, orgue espagnol de Grandvillars : Cabezon, Arauxo, Cabanilles… (2 cd Musique & Mémoire, oct 2018) – CLIC de CLASSIQUENEWS printemps 2019. En réalité rien de pontifiant ni de spécialisé : les spectateurs et festivaliers ont pu se délecter d’un exceptionnel récital engageant l’acoustique du lieu, la caractère de l’orgue, en adéquation parfaite avec la musique choisie.

Orgue et spiritualité de l’Espagne baroque

Cet après midi (17h), nous retrouverons l’orgue ibérique de Grandvillars, inauguré l’année dernière, et aussi l’organiste Jean-Charles Ablitzer qui en a piloté le chantier. Au final, l’instrument remarquable vient compléter le riche patrimoine d’orgues sur le territoire des Vosges du Sud, et se montre parfaitement adapté au choix du compositeur et des partitions abordées ; les fameux Tientos dont 9 ici sont issus de son recueil publié en 1626. S’y libère une fantaisie libre qui frappe par son invention, qu’il s’agisse de la main gauche et de la main droite, Arauxo ayant toujours le souci des ruptures, des contrastes ; son écriture fourmille d’idées et de schémas imprévus, où s’affirment les vocalises infinies (pour les 2 claviers) comme ce goût irrépressible des accents harmoniquement dissonants. Après l’atelier vénitien, celui flamboyant, sensuel, majestueux de Giovanni Gabrielli, incarné par La Fenice / Jean Tubéry (concert à Lure, ouverture de ce 26è Festival Musique & Mémoire, la veille au soir : vendredi 19 juillet 2019), voici l’éblouissante virtuosité expérimentale d’Arauxo, prêtre et compositeur, organiste à Séville et Ségovie, probablement d’origine portugaise.
La verve et l’imagination de ce prodigieux conteur indiquent un tempérament hors normes qui permet de mesurer les ressources saisissantes de l’orgue ibérique ainsi magnifié, d’autant que le jeu de Jean-Charles Ablitzer répond aux défis de partitions surprenantes : précis et nuancé, virtuose et détaillé, il sait surtout indiquer le sens et la direction de pièces moins pédagogiques ou démonstratives que l’on veut bien le dire : des pièces de caractère, vrais défis pour l’interprète, dont il faut trouver le liant unificateur, le flux organique naturel pour en résoudre la succession d’épisodes très différents. Rond et percutant, aussi facétieux et inspiré que le compositeur lui-même, Jean-Charles Ablitzer offre l’illusion d’un concert aux épreuves résolues, entre expression et intention, comme si nous assistions à un concert d’improvisations en Espagne au temps d’Arauxo. Eloquente résurrection.

POITIERS, TAP : Vox Luminis réenchante Bach et SchützLe bel écrin de l’église Saint-Martin de Grandvillars assure une acoustique idéale pour ce type de répertoire : orgue et voix. Car les 9 tientos d’Arauxo ponctuent un itinéraire spirituel composé de pièces magistrales signées Victoria et surtout Morales dont on demeure frappé par la piété à la fois austère et majestueuse (dernier épisode extrait de son Officium Defunctorum : Parce mihi, Domine, / Nihil enim sunt dies mei : « Epargne-moi Seigneur, car mes jours ne sont rien »). Si Victoria nous laisse apercevoir la lumière des béatitudes célestes, Morales ne cache rien de la terreur profonde qui réduit l’homme à la poussière et à la vacuité. Il faut absolument lire et approfondir la haute spiritualité de ses vers pour apprécier dans toute leur clarté onctueuse, le verbe articulé, le geste sonore d’une superbe cohérence collective de Vox Luminis.

« Si j’ai péché, que t‘ai je fait, à toi,
l’observateur attentif de l’homme ?
Pourquoi m’as tu pris pour cible,
pourquoi te suis à charge ?
Ne peux-tu tolérer mon offense,
passer sur ma faute ?
Car bientôt je serai couché dans la poussière,
tu me chercheras,
et je ne serai déjà plus. »

La foi baroque espagnole s’impose ainsi par son réalisme cru (vers tirés du Livre de Job), son dénuement, son mysticisme tissé dans l’humilité et la vanité, un souffle qui est touché par la grâce et, déjà, simultanément l’insigne du renoncement (comme pour compenser l’orgueil de la prière). Vox Luminis ferme les interventions chorales par ce sublime énoncé qui renvoie à nos propres expériences intimes : une intonation saisissante de sincérité, et dans la nef du vaisseau de Grandvillars, dans sa résonance idéale, la concrétisation musicale d’une conscience incandescente, presque rasserénée : l’imploration se fait dans la réalisation vocale, acte de tendresse, et déjà volonté d’apaisement. Par la magie des lieux, l’engagement des interprètes, la qualité propre d’un superbe orgue, le concert s’inscrit parmi les grands moments de Musique & Mémoire. Et pourtant, le programme qui suit à 21h dans le même lieu allait franchir un jalon supplémentaire.

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COMPTE-RENDU, concert. GRANDVILLARS, église Saint-Martin, le 20 juillet 2019. Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654). Tientos. Victoria, Morales… Jean-Charles Ablitzer, orgue ibérique de Grandvillars, Vox Luminis.

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CD : El Siglo de Oro (Jean-Charles Ablitzer / Festival Musique & Mémoire, 2018)

ablitzer-jean-charles-siglo-de-oro-cd-festival-musique-et-memoire-cd-critique-annonce-cd-orgue-par-classiquenewsCD, événement, critique. El SIGLO DE ORO. Jean-Charles Ablitzer, orgue espagnol de Grandvillars : Cabezon, Cabanilles… (2 cd Musique & Mémoire, oct 2018). En 2 cd, remarquablement édités (livret et illustrations de grande valeur, détaillant les qualités de l’instrument ibérique récemment inauguré à Grandvillars, en oct 2018), le coffret à l’initiative du festival Musique & Mémoire souligne l’œuvre de défricheur de l’organiste Jean-Charles Ablitzer (par ailleurs artiste associé du Festival des Vosges du sud) ; sa recherche sur l’organologie élargit toujours les champs de connaissances comme elle ne cesse de poser des questions sur la manière d’interpréter une très riche littérature musicale. S’agissant de l’orgue ibérique, voici un jalon indiscutable qui lève le voile sur la diversité des écritures comme l’originalité de la facture instrumentale à l’époque de Charles Quint et de ses successeurs… Lire notre critique intégrale du cd El Siglo de oro (Jean-Charles Ablitzer / Festival Musique & Mémoire, 2018)

Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV). VOX LUMINIS

Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV), VOX LUMINIS. On ne remerciera pas assez la Bachfest de nous inciter à quitter le centre-ville de Leipzig pour découvrir l’Eglise Saint-Michel, située à proximité du zoo, au nord. Miraculeusement épargné par les bombardements de la Deuxième guerre mondiale, l’édifice trône au devant d’un square qui le met admirablement en valeur. Mais c’est surtout son intérieur qui surprend par sa variété de style virtuosement entremêlés, relevant essentiellement du néogothique et de l’Art nouveau, tous deux encore en vogue en 1904. L’observation des élégants et nombreux détails, tout particulièrement les boiseries végétales enchevêtrées autour de l’orgue, constitue un motif de curiosité pendant tout le concert – à même de faire oublier la chaleur étouffante en ce milieu d’après-midi estival.

Le concert ne passionne malheureusement pas outre mesure, et ce en dépit de l’excellente acoustique et des incontestables qualités individuelles des huit chanteurs de Vox Luminis. Dès lors que l’ensemble est dans son coeur de répertoire, la musique chorale, on atteint les sommets : la précision et la ferveur lumineuses obtenues sont à la hauteur de sa réputation. Pour autant, la sollicitation des mêmes interprètes en rôle soliste laisse entrevoir tout ce qui les sépare de ce graal, tandis que l’accompagnement chambriste atteint un niveau moyen – quelques verdeurs notamment. On ne fera pas ici le détail des imperfections de chacun, mais il n’en reste pas moins que la qualité globale de ce dernier concert de l’intégrale des cantates de Weimar s’en ressent. Dommage.

 

vox-luminis-cantates-de-weimar-cantates-j-s-bach-concert-critique-opera-classiquenews

 

 

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Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV). Johann Sebastian Bach : Cantates «Himmelskönig, sei willkommen», BWV 182, «Gleichwie der Regen und Schnee vom Himmel fällt», BWV 18, «Komm, du süße Todesstunde», BWV 161, «Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen», BWV 12. Pasteur Ralf Günther (récitant), Vox Luminis, Lionel Meunier (direction). Crédit photo : © Bachfest Leipzig : Gert Mothes.

 

 

Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2019 : 19 juillet – 4 août 2019

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVosges du Sud, 26è FESTIVAL MUSIQUE ET MEMOIRE : 19 juillet – 4 août 2019. C’est le festival estival le plus original et le plus passionnant au nord de la Loire (ils ne sont pas nombreux et d’autant plus méritants) et dans le grand Est, en Franche-Comté ou dans les VOSGES DU SUD plus précisément. Inscrit dans le territoires des 1000 étangs, un paradis méconnu accordant forêts éternelles et musique classique, en une équation inoubliable. Depuis ses débuts, le Festival Musique et Mémoire sait développer l’audace et la fidélité, réservant aux ensembles les plus engagés, une résidence de 3 années pour approfondir un geste musical, affiner l’interprétation d’un répertoire ou d’un compositeur, ciseler le travail chambriste, l’écoute et l’expérimentation entre musiciens, et surtout le partage à l’adresse du public, heureux de participer à l’élaboration des programmes, stimulé à suivre ainsi la maturation des sensibilités. L’édition 2019 de Musique et Mémoire répond à tout cela, répondant avec délices et souvent de manière surprenante aux attentes du public. Car l’esprit de découverte et la curiosité sont toujours là, intactes et préservées après plus de 25 années de programmation.

 

 

Musique et Mémoire 2019 se déroule ainsi autour de 3 WEEK ENDS : 20-21 puis 27-28 juillet, enfin 3-4 août 2019 : une occasion idéale pour organiser votre séjour en Franche-Comté.

 

 

 

 

 

NOS 4 TEMPS FORTS 2019

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Parmi les temps forts 2019, distinguons entre autres :

 

 

 

1 – VENDREDI 19 JUILLET 2019

 

Concert d’ouverture de la Fenice avec un programme haut en couleursmonteverdi claudio portrait
COURONNEMENTS A VENISE / Incoronazione a Venezia
Messe de couronnement dans la Venise des Doges (Ven 19 juillet, Eglise St-martin de Lure, 21h). Ensemble La Fenice, Jean Tubéry.
Musiques des Gabrieli et de Monteverdi à Venise en 1615…
A 17h, répétition ouverte au public

 
 
 

2 – SAMEDI 20 JUILLET 2019
 
SUBLIME ORGUE DE GRANDVILLARSCollaboration Jean-Charles Ablitzer (orgue) / Vox Luminis pour une valorisation du merveilleux orgue espagnol de Grandvillars / SOL Y SOMBRA (soleil et ombre) : un programme en clair obscur, aux contrastes caravagesques, l’orgue de Jean-Charles Ablitzer et les voix éthérées, allusives, magiciennes de l’ensemble Vox Luminis (Lionel Meunier, direction), déjà invité au Festival l’an dernier (Eglise St-Martin de Grandvillars, sam 20 juillet, 18h et 21h). Musiques de Victoria et Arauxo.

 

 

3 – VENDREDI 26 et SAMEDI 27 JUILLET 2019
 
spilmont-olivier-by-nicolas-maget-classiquenews-festival-musique-et-memoire-juillet-2017-JS-BACHPoursuite du parcours Jean-Sébastien Bach par Alia Mens
Vendredi 26 et samedi 27 juillet 2019 (3è année de résidence).
Récital d’Olivier Spilmont, clavecin (Suites Françaises, le 26 juil, Gd Salon de l’Hôtel de Ville de Lure, 21h)
Labyrinthe : Cantates de Leipzig en un labyrinthe de 3 cantates, un chanteur par partie, où règne, énigmatique et mystérieuse la plus doloriste et inquiétante « Meine Seufzer, meine Tränen » (Sam 27 juil, Basilique St-Pierre de Luxeuil-les-Bains, 21h)

 

 

 

4 – WEEK END LES TIMBRES : 2,3,4, 5 AOÛT 2019

 

Enfin, le meilleur pour la fin, la dernière année de résidence (2 dans l’histoire dules-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenews festival, pour un campagnonage unique) du jeune ensemble envoûtant LES TIMBRES, ven 2, sam 3, dim 4 août 2019. C’est un miracle musical de péosie chambriste et d’entente collective comme il en existe peu ailleurs. Ainsi le joyeux trio enchanteur : Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs (violon, viole de gambe, clavecin) propose What is life (William Byrd, le ven 2 août, Eglise luthérienne d’Héricourt, 21h) ; Inventions à 2 violons (avec Maite Larburu, 2è violon), et Inventions avec 2 violes de gambe (avec Pau Marcos Vicens, 2è viole de gambe), Inventions à 4 mains (avec Marie-Anne Dachy, clavecin), puis L’art de la fugue qui réunit les 6 instrumentistes solistes, sam 3 août, Chapelle Saint-Martin de Faucogney, 15h.
Le dimanche 5 août, place aux individualités : Suites par Myriam Rignol (11h, chÅ“ur roman de Melisey), Sonate et Partita par Yoko Kawakubo (15h, Eglise ND de l’Assomption de Château-Lambert), enfin Variations Goldberg pr Julien Wolfs – enfin, réunion des 3 solistes des Timbres dans Sonates en trio (17h30, Eglise ND de l’Assomption de Servance).

 

 

 

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VOSGES DU SUD : le Festival Musique & Mémoire diffuse l'excellence au Pays des 1000 étangs


VIDEO TEASER
évasion dans les VOSGES DU SUD

https://www.youtube.com/watch?v=vW50y5VJwiY 

 

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Toutes les infos, les modalités de réservations
sur le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

https://musetmemoire.com

musique et memoire festival 2019 programmation annonce critique coup de coeur temps forts festivals musique classique classiquenews

 
 
 

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MUSIQUE ET MÉMOIRE EN VIDÉO :

 

 

 

REPORTAGE VIDEO Festival Musique & Mémoire 2018 : Pour les 25 ans du Festival, Vox Luminis réalise la Messe en si de Jean-Sébastien Bach

 

REPORTAGE. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et Mémoire 2018 from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Les éditions précédentes :

 

 

 

Festival 2013

 

Festival Musique et Mémoire 2013 : Les 20 ans from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Festival 2015 : Les Timbres, l’opéra dans tous ses états

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2016 : Les 400 ans de FROBERGER

 

REPORTAGE. Le Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2016 : les 400 ans de Froberger from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2017 : ALIA MENS interprète Cantates et Concertos de JS BACH

 

REPORTAGE, vidéo. Festival MUSIQUE & MÉMOIRE : ALIA MENS joue JS BACH (juil 2017). from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

REPORTAGE. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et Mémoire 2018 (25è édition)

musique-et-memoire-2018-vignette-carre-classiquenews-coup-de-coeur-festival-evenementVIDEO, reportage. MUSIQUE & MÉMOIRE, 25è édition : 13-29 juillet 2018. LABORATOIRE BAROQUE VISIONNAIRE… Peu à peu, le Festival Musique & Mémoire (Vosges du Sud) a révélé des conditions exceptionnelles pour favoriser l’émergence et l’approfondissement de gestes artistiques défricheurs, exigeants. C’est le bénéfice d’une ligne artistique qui fonde son action auprès des artistes dans le sens d’un compagnonnage inédit… des résidences qui se déclinent pour chaque ensemble invité et donc associé, à 3 années de recherche, d’expérimentation, de consolidation. L’écriture suprême de Jean-Sébastien Bach y tient une place en or – phénomène singulier en France : rares les festivals qui poursuivent sur le long terme, un questionnement continu sur l’œuvre de Jean-Sébastien.

En 2017, Alia Mens révélait des affinités évidentes, une sonorité critique aiguisant aussi l’écoute des spectateurs. A l’été 2018, c’était Vox Luminis qui réalisait aux côtés de la Messe en si, un programme mettant en perspective, le premier Magnificat de Bach avec celui de son prédécesseur à Leipzig, Kuhnau. Défricheur, audacieux, le Festival dans les Vosges du Sud, conçu par Fabrice Creux, proposait aussi à Vox Luminis de défendre une cantate de Pachebel, un proche de JS Bach, dont l’écriture reste injustement minorée… Reportage spécial dédié à la 25 ème édition de Musique & Mémoire : JS Bach par Vox Luminis – bilan & perspectives du Festival par Fabrice Creux, fondateur et directeur artistique. Réalisation : © studio classiquenews / Philippe-Alexandre PHAM 2019

VOSGES DU SUD : 26è Festival Musique & Mémoire 2019

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVosges du Sud, 26è FESTIVAL MUSIQUE ET MEMOIRE : 19 juillet – 4 août 2019. C’est le festival estival le plus original et le plus passionnant au nord de la Loire (ils ne sont pas nombreux et d’autant plus méritants) et dans le grand Est, en Franche-Comté ou dans les VOSGES DU SUD plus précisément. Inscrit dans le territoires des 1000 étangs, un paradis méconnu accordant forêts éternelles et musique classique, en une équation inoubliable. Depuis ses débuts, le Festival Musique et Mémoire sait développer l’audace et la fidélité, réservant aux ensembles les plus engagés, une résidence de 3 années pour approfondir un geste musical, affiner l’interprétation d’un répertoire ou d’un compositeur, ciseler le travail chambriste, l’écoute et l’expérimentation entre musiciens, et surtout le partage à l’adresse du public, heureux de participer à l’élaboration des programmes, stimulé à suivre ainsi la maturation des sensibilités. L’édition 2019 de Musique et Mémoire répond à tout cela, répondant avec délices et souvent de manière surprenante aux attentes du public. Car l’esprit de découverte et la curiosité sont toujours là, intactes et préservées après plus de 25 années de programmation.

Musique et Mémoire 2019 se déroule ainsi autour de 3 WEEK ENDS : 20-21 puis 27-28 juillet, enfin 3-4 août 2019 : une occasion idéale pour organiser votre séjour en Franche-Comté.

 

 

 

 

 

NOS 4 TEMPS FORTS 2019

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Parmi les temps forts 2019, distinguons entre autres :

 

 

1 – VENDREDI 19 JUILLET 2019

Concert d’ouverture de la Fenice avec un programme haut en couleurs
COURONNEMENTS A VENISE / Incoronazione a Venezia
Messe de couronnement dans la Venise des Doges (Ven 19 juillet, Eglise St-martin de Lure, 21h). Ensemble La Fenice, Jean Tubéry.
Musiques des Gabrieli et de Monteverdi à Venise en 1615…
A 17h, répétition ouverte au public

 

 

2 – SAMEDI 20 JUILLET 2019
Collaboration Jean-Charles Ablitzer (orgue) / Vox Luminis pour une valorisation du merveilleux orgue espagnol de Grandvillars
SOL Y SOMBRA (soleil et ombre) : un programme en clair obscur, aux contrastes caravagesques, l’orgue de Jean-Charles Ablitzer et les voix éthérées, allusives, magiciennes de l’ensemble Vox Luminis (Lionel Meunier, direction), déjà invité au Festival l’an dernier (Eglise St-Martin de Grandvillars, sam 20 juillet, 18h et 21h). Musiques de Victoria et Arauxo.
3 – VENDREDI 26 et SAMEDI 27 JUILLET 2019
Poursuite du parcours Jean-Sébastien Bach par Alia Mens
Vendredi 26 et samedi 27 juillet 2019 (3è année de résidence).
Récital d’Olivier Spilmont, clavecin (Suites Françaises, le 26 juil, Gd Salon de l’Hôtel de Ville de Lure, 21h)
Labyrinthe : Cantates de Leipzig en un labyrinthe de 3 cantates, un chanteur par partie, où règne, énigmatique et mystérieuse la plus doloriste et inquiétante « Meine Seufzer, meine Tränen » (Sam 27 juil, Basilique St-Pierre de Luxeuil-les-Bains, 21h)

 

 

4 – WEEK END LES TIMBRES : 2,3,4, 5 AOÛT 2019

Enfin, le meilleur pour la fin, la dernière année de résidence (2 dans l’histoire dules-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenews festival, pour un campagnonage unique) du jeune ensemble envoûtant LES TIMBRES, ven 2, sam 3, dim 4 août 2019. C’est un miracle musical de péosie chambriste et d’entente collective comme il en existe peu ailleurs. Ainsi le joyeux trio enchanteur : Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs (violon, viole de gambe, clavecin) propose What is life (William Byrd, le ven 2 août, Eglise luthérienne d’Héricourt, 21h) ; Inventions à 2 violons (avec Maite Larburu, 2è violon), et Inventions avec 2 violes de gambe (avec Pau Marcos Vicens, 2è viole de gambe), Inventions à 4 mains (avec Marie-Anne Dachy, clavecin), puis L’art de la fugue qui réunit les 6 instrumentistes solistes, sam 3 août, Chapelle Saint-Martin de Faucogney, 15h.
Le dimanche 5 août, place aux individualités : Suites par Myriam Rignol (11h, chÅ“ur roman de Melisey), Sonate et Partita par Yoko Kawakubo (15h, Eglise ND de l’Assomption de Château-Lambert), enfin Variations Goldberg pr Julien Wolfs – enfin, réunion des 3 solistes des Timbres dans Sonates en trio (17h30, Eglise ND de l’Assomption de Servance).

 

 VOSGES DU SUD : le Festival Musique & Mémoire diffuse l'excellence au Pays des 1000 étangs

 

VIDEO TEASER évasion dans les VOSGES DU SUD

https://www.youtube.com/watch?v=vW50y5VJwiY 

 

 

 

 

 

 

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Toutes les infos, les modalités de réservations
sur le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

https://musetmemoire.com

musique et memoire festival 2019 programmation annonce critique coup de coeur temps forts festivals musique classique classiquenews

 

 

 

 

CD événement. Kerll / Fux : Requiems. Vox Luminis, Lionel Meunier (1 cd Ricercar).

lionel-meunier_lrCD événement, compte rendu critique. Kerll / Fux : Requiems. Vox Luminis, Lionel Meunier (1 cd Ricercar).D’emblée voici l’un de meilleurs disques de Vox Luminis, un ensemble désormais emblématique de l’excellence vocale collective, mené par le baryton-basse Lionel Meunier, directeur inspiré qui a trouvé récemment à Saintes, – lieu emblématique des dernières recherches de Philippe Herreweghe (et son orchestre des Champs Elysées), son modèle absolu-, un lieu d’approfondissement et même de défi (en juillet dernier, Vox Luminis ouvrait le festival estival de Saintes avec King Arthur de Purcell : vraie nouveauté lyrique pour l’ensemble, et certainement une étape décisive pour la maturité dramatique du collectif belge).

 

CLIC_macaron_2014De Kerl à Fux : joyaux de la tradition sacrée viennoise. D’abord, louons ici le focus ainsi opéré sur l’écriture de Johann Caspar Kerl (1627-1693), compositeur raffiné qui doit sa formation à Rome auprès des meilleurs, soit Carissimi et Frescobaldi (excusez du peu!). Figure tutélaire de l’essor de la musique à Munich puis à Vienne (où il est organiste à Saint-Etienne), Kerl laisse une somme incontournable à la fin du XVIIè : recueil de Messes intitulé « Missae sex, sum instrumentis concertantibus » de 1689, dédié à l’empereur très mélomane et compositeur lui même, Leopold Ier, – c’est à dire à l’époque de la peste à Vienne (1679-1682) et aussi du siège de la cité impériale par les turcs (1683). Soit l’une des écritures les plus inspirées en une époque particulièrement dure et barbare pour la chrétienté en l’Europe de l’est. D’un bout à l’autre, – et même si l’on pense aujourd’hui que la « Séquence / Sequenza » (écrite à quatre voix soliste) serait d’une période autre que le reste de la partition (conçu à 5 parties), on reste convaincu par la profonde unité du cycle et par l’intensité de sa lecture. C’est essentiellement la plénitude recueillie et exceptionnellement opulente des chanteurs qui souligne sans défaut ce sentiment de sérénité angélique, offrant dans cette Missa pro defunctis, une approche apaisée et sublimée de la mort. Même le Dies ire Dies illa est d’une noble prestance (une section que Kerl – d’après ses propres écrits-, destinait pour son office funèbre semble-t-il) et les dramatiques Quantus tremor pour basse, Tuba mireur (pour ténor), Mors stupebit pour alto (ici masculin) demeurent d’une articulation mesurée, d’une impériale tenue, d’une constante élégance (Vienne dès avant Haydn et Mozart est capitale de l’élégance). La plainte plus individualisée et presque en style direct, – implorante, incarnée du Quid sum miser pour soprano (cantus) complète intelligemment une succession de vagues collectives d’une formidable épure, d’une permanente pudeur. Même implication plus personnelle dans le Lacrimosa dies illa, également pour soprano (cantus) d’une claire et là aussi, constante sensibilité pudique. Orfèvre et très investi dans l’intonation pieuse et pourtant active, Vox Luminis affirme enfin une pleine maîtrise dans l’apaisement total et cette fusion des timbres vocaux magnifiquement canalisée jusqu’à la paix ineffable du dernier Lux aeternam.

Dans la succession de la Missa de Kerl, les premières notes du Requiem pour l’Empereur / Kaiserrequiem de Fux semblent approfondir et comme accomplir l’expérience précédemment éprouvée : la continuité, le sens de la progression dramatique de Vox Luminis est d’une remarquable intelligence sonore. Exprimer la parenté évidente des deux oeuvres renforce la pertinence du programme d’en composer comme les deux volets distincts mais complémentaires d’un même retable.

 

vox luminis requiem fux kerl cd ricercar clic de classiquenews ete 2016 RIC368Plus tardif que Kerl, Johann Joseph Fux (1660-1741), légende vivante à son époque à Vienne, incarne la noblesse et l’opulence au coeur du XVIIè, car il est né en 1660, soit plus de 30 ans après Kerl. Immédiatement c’est la profonde cohésion du son d’ensemble qui frappe et saisit à nouveau, porté davantage encore par la ductilité plastique et caressante des instruments de l’excellent ensemble concertant Scorpio collectief (fusion parfaite entre timbres instrumentaux et vocaux) : Vox Luminis comprend et exprime de l’intérieur tous les enjeux tragiques et même angoissés d’une célébration de la mort, et bien sûr, fort heureusement, de la résurrection. La clarté et la transparence inonde d’une lumière continue, intense, vibrante, la claire articulation du texte, mais aussi la succession très diversifiée (quant aux effectifs choisis) des séquences (en particulier du Dies Irae… au Pie Jesu… de la Sequenza fervente, soit le centre même de cette fresque palpitante de près de 15 mn d’une action collective et individuelle vivante et flamboyante. Surprenante révélation, le Dies ire, Dies illa : ferme et expressif semble annoncer directement Mozart. Même constat pour le dernier épisode : Lux aeterna, dont la première mesure se révèle très proche du Requiem de Mozart là aussi, à tel point que l’on se pose la question : Wolfgang a-t-il pu connaître précisément les partitions de son prédécesseur alors qu’il menait des recherches à la Cathédrale Saint-Etienne de Vienne ? La justesse du sentiment recueilli, la profonde tendresse qui s’en dégage aussi, le climat de certitude arienne et angélique … sont en partage chez l’un et l’autre compositeur. Le présent enregistrement, d’une idéale réalisation, pose cette question de la filiation directe qui détermine aussi une certaine tradition viennoise dans le domaine sacré, du XVIIè au XVIIIè. De Kerl à Fux circule une élégance sacrée fraternelle qui annonce – en connaissance intime de la musique, Mozart lequel serait comme la conclusion d’une boucle marquée par le sublime. Superbe réalisation. Donc CLIC de CLASSIQUENEWS de l’été 2016.

 

 

CD, compte rendu critique. KERL, FUX : Requiem. Vox Luminis. Lionel Meunier 1 cd Ricercar. Enregistré en novembre 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS – à paraître en septembre 2016.

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015Approfondir : VOIR notre reportage vidéo exclusif réalisé à Saintes pendant le festival estival 2015, où Vox Luminis présentait le Requiem impérial de Fux : Lionel Meunier explique son attachement à l’Abbaye aux Dames de Saintes et présente la ligne artistique de son ensemble Vox Luminis

 

 

 

Vox Luminis / Requiems de Kerl et de Fux
Septembre 2016 – 1 cd Ricercar – RIC 368

 

 

Fux
Vox Luminis
Zsuzsi Tóth, Kristen Wittmer, Sara Jäggi, Stefanie True – sopranos
Barnabás Hegyi, Jan Kullmann – countertenors
Olivier Berten, Robert Buckland – tenors
Lionel Meunier, Matthias Lutze – basses
Scorpio Collectief
Jacek Kurzydło, Jivka Kaltcheva – violin
Manuela Bucher – viola
Matthias Müller – violone
Kris Verhelst – organ
Jeremie Papasergio – dulciane
Simen van Mechelen, Adam Woolf – trombone
Frithjof Smith, Josué Meléndez, Lambert Colson – cornet

 

 

 

Kerll
Vox Luminis
Zsuzsi Tóth, Sara Jäggi – sopranos
Barnabás Hegyi, Jan Kullmann – countertenors
Dávid Szigetvári, Philippe Froeliger, Olivier Berten, Robert Buckland – tenors
Lionel Meunier, Matthias Lutze – basses
Bart Jacobs – organ
L’Achéron
François Joubert-Caillet
Marie-Suzanne de Loye
Andreas Linos
Lucile Boulanger

 

 

Le TAP de Poitiers accueille Vox Luminis

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMPoitiers, TAP. Vox Luminis réenchante les ancêtres de Bach. Le 26 avril 2016. Vox Luminis créé / mené par le baryton Lionel Meunier (depuis sa fondation à Namur en 2004) ne cesse de convaincre par la sonorité chaude, expressive et étonnamment articulé de son chœur, l’un de smeilleurs actuellement, avec Les Arts Florissants et le chœur de chambre de Namur. Le programme présenté par Vox Luminis à Poitiers met en lumière la généalogie des ancêtres de Jean-Sébastien Bach, tous excellents musiciens, pour le choeur, et fervents chrétiens devant l’Eternel. La dynastie Bach ainsi évoquée met en lumière le tempérament musical des compositeurs prédécesseurs de Jean Sébastien : Johann (1604-1673), Johann Christoph (1642-1703), Johann Michael (1648-1694) et Johann Ludwig (1677-1731). Autant d’auteurs dont JS possédait des copies ou des autographes de leurs partitions. Leurs motets confirment combien l’art musical fut une spécialité familiale, l’emblème de l’excellence artistique partagé par tous les membres d’un clan de compositeurs, une dynastie parmi les plus prolixes de l’histoire musicale. Doubles chœurs classiques, choralmottete à 5 voix, doubles choeurs asymétriques, motet à 6 vois, chanteurs tenus caché, soprano surgissant du choeur… autant de dispositifs et de formes divers démontrant la vitalité créative d’un foyer particulièrement original.

vox luminis lionel meunier copyright ola renska classiquenews 2767514_origAu programme : prédécesseurs de JS Bach, puis les Musikalische Exequiem de Schütz, sommet de la ferveur germanique du premier baroque, sur unt este que Brahms reprendra au XIXè pour son propre compte. Lionel Meunier a souvent exprimé son admiration pour Philippe Herreweghe et le Collegium vocal de Gand, un ensemble qui l’ayant marqué, a profondément inspiré son geste comme interprète et comme chef.
Vox Luminis offre ainsi un éloquent prélude à la musique pour les funérailles du prince Heinrich Posthumus von Reuss, patron et ami de Schütz rencontré à Bayreuth dès 1619. La commande en remonte du vivant du prince mécène dès 1635 : Exsequiae, signifie obsèques. C’est donc la musique pour le rituel funèbre… sur un texte luthérien sélectionné par Reuss lui-même. Les indications du compositeur d’habitude très précis et exact dans ses annotations, font mention d’un dispositif plutôt strict voire monacal : 6 chanteurs et un orgue. Vox Luminis fidèle à la tradition des recréations vivantes en propose une version personnelle où c’est le chant qui est surtout mis en avant. L’œuvre d’une durée moyenne de moins de 40 mn, s’achève (Partie III) en évoquant l’apothéose du défunt, sur un texte de Simeon puis de l’Apocalypse (la Guerre de Trente Ans impose alors ses ravages destructeurs dans toute l’Europe) ; c’est l’âme élue d’un sanctifié aux côtés de deux séraphins qui referme ce somptueux cycle sur la mort et le repos éternel.

Critique du cd Schütz / Musikalische Exequien, par notre rédacteur critique Lee Yu Wang :
” Schütz réalise ici la sépulture musicale de son patron et mécène (et probablement ami si l’on en lit les dédidaces), Heinrich Reuss le Posthume, seigneur de Gera, décédé le 3 décembre 1635: pour son office funèbre le 4 février 1636, le compositeur y distille une pensée épurée, sobre et monumental à la fois, recueillie et digne: un idéal de terreur pacifiée ou de sérénité conquise, biens précieux en ces temps d’incertitude et de grande affliction. La Guerre de Trente détruit l’Europe du XVIIè, et la musique de l’italien Schütz, qui apprit sa langue si géniale à la chaleur carissimienne, s’accomplit ici en un cycle admirablement abordé. Si Benoît Haller s’autorisait un instrumentarium coloré voire somptueux, Lionel Meunier et les solistes de Vox Luminis préfèrent plûtot l’austérité ardente et fervente d’un continuo épuré (orgue et basse de viole).  Les considérations sur le/la mort opèrent une mise en terre des plus exaltantes: les voix lumineuses de l’ensemble convoqué n’ayant de facto jamais aussi bien porté leur nom.
Une fusion vocale prenante, et pourtant un chant incarné et individualisé portent la réussite de cette lecture admirable. Les couleurs sombres sont claires; la vocalité, respectueuse du texte. Schütz n’avait pas inspiré tel linceuil précisément entonné, magistralement habité. En luthérien convaincu, Schütz regarde la mort telle une libération porteuse de paix et d’accomplissement. Tout un programme saisissant, idéalement défendu par Vox Luminis dans l’un de leurs meilleurs enregistrements. “

 

 

 

 

Vox Luminis au TAP de Poitiersboutonreservation
Ancêtres de JS Bach, Musikalische Exequien de Schütz
Mardi 26 avril 2016, 20h30
1h30 sans entracte
TAP Auditorium

 

 

VOIR aussi notre reportage vidéo “La 3ème Génération d’interprètes à SAINTES” dont l’excellent ensemble belge VOX LUMINIS / entretien avec Lionel MEUNIER (juillet 2015)

 

 

Bach, Schütz par Vox Luminis

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMPoitiers, TAP. Vox Luminis réenchante les ancêtres de Bach. Le 26 avril 2016. Vox Luminis créé / mené par le baryton Lionel Meunier (depuis sa fondation à Namur en 2004) ne cesse de convaincre par la sonorité chaude, expressive et étonnamment articulé de son chœur, l’un de smeilleurs actuellement, avec Les Arts Florissants et le chœur de chambre de Namur. Le programme présenté par Vox Luminis à Poitiers met en lumière la généalogie des ancêtres de Jean-Sébastien Bach, tous excellents musiciens, pour le choeur, et fervents chrétiens devant l’Eternel. La dynastie Bach ainsi évoquée met en lumière le tempérament musical des compositeurs prédécesseurs de Jean Sébastien : Johann (1604-1673), Johann Christoph (1642-1703), Johann Michael (1648-1694) et Johann Ludwig (1677-1731). Autant d’auteurs dont JS possédait des copies ou des autographes de leurs partitions. Leurs motets confirment combien l’art musical fut une spécialité familiale, l’emblème de l’excellence artistique partagé par tous les membres d’un clan de compositeurs, une dynastie parmi les plus prolixes de l’histoire musicale. Doubles chœurs classiques, choralmottete à 5 voix, doubles choeurs asymétriques, motet à 6 vois, chanteurs tenus caché, soprano surgissant du choeur… autant de dispositifs et de formes divers démontrant la vitalité créative d’un foyer particulièrement original.

vox luminis lionel meunier copyright ola renska classiquenews 2767514_origAu programme : prédécesseurs de JS Bach, puis les Musikalische Exequiem de Schütz, sommet de la ferveur germanique du premier baroque, sur unt este que Brahms reprendra au XIXè pour son propre compte. Lionel Meunier a souvent exprimé son admiration pour Philippe Herreweghe et le Collegium vocal de Gand, un ensemble qui l’ayant marqué, a profondément inspiré son geste comme interprète et comme chef.
Vox Luminis offre ainsi un éloquent prélude à la musique pour les funérailles du prince Heinrich Posthumus von Reuss, patron et ami de Schütz rencontré à Bayreuth dès 1619. La commande en remonte du vivant du prince mécène dès 1635 : Exsequiae, signifie obsèques. C’est donc la musique pour le rituel funèbre… sur un texte luthérien sélectionné par Reuss lui-même. Les indications du compositeur d’habitude très précis et exact dans ses annotations, font mention d’un dispositif plutôt strict voire monacal : 6 chanteurs et un orgue. Vox Luminis fidèle à la tradition des recréations vivantes en propose une version personnelle où c’est le chant qui est surtout mis en avant. L’œuvre d’une durée moyenne de moins de 40 mn, s’achève (Partie III) en évoquant l’apothéose du défunt, sur un texte de Simeon puis de l’Apocalypse (la Guerre de Trente Ans impose alors ses ravages destructeurs dans toute l’Europe) ; c’est l’âme élue d’un sanctifié aux côtés de deux séraphins qui referme ce somptueux cycle sur la mort et le repos éternel.

Critique du cd Schütz / Musikalische Exequien, par notre rédacteur critique Lee Yu Wang :
” Schütz réalise ici la sépulture musicale de son patron et mécène (et probablement ami si l’on en lit les dédidaces), Heinrich Reuss le Posthume, seigneur de Gera, décédé le 3 décembre 1635: pour son office funèbre le 4 février 1636, le compositeur y distille une pensée épurée, sobre et monumental à la fois, recueillie et digne: un idéal de terreur pacifiée ou de sérénité conquise, biens précieux en ces temps d’incertitude et de grande affliction. La Guerre de Trente détruit l’Europe du XVIIè, et la musique de l’italien Schütz, qui apprit sa langue si géniale à la chaleur carissimienne, s’accomplit ici en un cycle admirablement abordé. Si Benoît Haller s’autorisait un instrumentarium coloré voire somptueux, Lionel Meunier et les solistes de Vox Luminis préfèrent plûtot l’austérité ardente et fervente d’un continuo épuré (orgue et basse de viole).  Les considérations sur le/la mort opèrent une mise en terre des plus exaltantes: les voix lumineuses de l’ensemble convoqué n’ayant de facto jamais aussi bien porté leur nom.
Une fusion vocale prenante, et pourtant un chant incarné et individualisé portent la réussite de cette lecture admirable. Les couleurs sombres sont claires; la vocalité, respectueuse du texte. Schütz n’avait pas inspiré tel linceuil précisément entonné, magistralement habité. En luthérien convaincu, Schütz regarde la mort telle une libération porteuse de paix et d’accomplissement. Tout un programme saisissant, idéalement défendu par Vox Luminis dans l’un de leurs meilleurs enregistrements. “

 

 

 

 

Vox Luminis au TAP de Poitiersboutonreservation
Ancêtres de JS Bach, Musikalische Exequien de Schütz
Mardi 26 avril 2016, 20h30
1h30 sans entracte
TAP Auditorium

 

 

VOIR aussi notre reportage vidéo “La 3ème Génération d’interprètes à SAINTES” dont l’excellent ensemble belge VOX LUMINIS / entretien avec Lionel MEUNIER (juillet 2015)

 

 

Reportage vidéo : La 3ème génération de musiciens au Festival de Saintes 2015

logoSaintes_A3_noirReportage vidéo : La 3ème génération de musiciens au Festival de Saintes 2015. En juillet 2015, le Festival de Saintes cultive aux côtés des têtes d’affiches et des vedettes célébrées, la diversité défricheuse des jeunes tempéraments. Cette année, les 12 et 13 juillet 2015, CLASSIQUENEWS s’intéresse à trois interprètes qui portent l’élan enthousiaste de cette 3ème génération de musiciens qui incarnent aussi la vitalité du festival estival. Entretien avec Stephan Maciejewski, Directeur artistique et Odile Pradem-Faure, Directrice générale mais aussi les musiciens concernés… tels Lionel Meunier (Vox Luminis), Adam Laloum (pianiste) et Raphaël Sévère (clarinette), Héloïse Gaillard (créatrice de l’ensemble Amarillis). © studio CLASSIQUENEWS.TV – Réalisation : Philippe-Alexandre Pham

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end 2. Bach : les origines (24,25,26 juillet 2015)

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach / Vox Luminis (24,25,26 juillet 2015).

2ème week end Musique et Mémoire
(Haute Saône)

Ensemble en résidence : Vox Luminis, Lionel Meunier
Thématique : Bach, une famille au long cours !

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Le second week end musical du Festival Musique et Mémoire 2015 met à l’honneur la famille Bach : les prédécesseurs de Jean-Sébastien et ses fils, sont d’immenses musiciens et compositeurs que Vox Luminis révéle en pleine lumière. Fabrice Creux, directeur du festival en Haute-Saône donne carte blanche à Vox Luminis, l’ensemble vocal et instrumental dirigé par la basse Lionel Meunier : découvrir les origines du Bach mûr. Jean-Sébastien est lui-même l’héritier d’une tradition musicale familiale où la continuité dans l’excellence et la ferveur, l’originalité et la profondeur, reste de mise. A travers la diversité des formes (motets, cantates…), dans le maillage raffiné et complexe des sensibilités de chaque membre de la famille, émerge peu à peu le génie du plus grand compositeur du clan : Jean-Sébastien. Rares les occasions de suivre pas à pas Bach avant Bach. Musique et Mémoire permet d’explorer la maturation et l’inspiration du compositeur baroque, tout en goûtant l’acoustique particulière de chaque lieu investi : Héricourt, Lure, Fresse… Nous avions quitté Vox Luminis à Saintes, où le 12 juillet dernier, le collectif interprétait Purcell et Fux en un programme intensément déploratif (LIRE notre compte rendu concert Vox Luminis à Saintes : Purcell, Fux…).

 

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMDéjà invité en 2012, Vox Luminis revient au festival Musique et Mémoire pour se consacrer en 3 concerts à l’origine du génie de Bach : de quelle tradition familiale, Jean-Sébastien est il l’héritier ? Musique et Mémoire répond à la question. Installé en Belgique (Namur, lieu emblématique de l’excellence chorale), Vox Luminis est né en 2014 sous l’impulsion de son fondateur, le flûtiste et chanteur Lionel Meunier. La souplesse et la précision vocale, le souci de la sonorité à la fois pleine et articulée caractérisent depuis ses débuts, le geste musical de Vox Luminis (Voix de lumière en latin). Qu’il s’agisse de pièces sacrées ou profanes, Vox Luminis cisèle une approche saisissante par ses nuances expressives, le sens du texte, la prééminence de l’intelligibilité et un dramatisme jamais appuyé : agissant, selon le rythme naturel du souffle.

 

 

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015

 

 

 

Week end Bach à Musique et Mémoire

3 concerts événements pour comprendre d’où vient Jean-Sébastien Bach

 

Vendredi 24 juillet, 21h (église luthérienne d’Héricourt) : motets de Johann, Johann Christoph, Johann Michael, Johann Ludwig Bach. Répétition publique ouverte à 17h.

Samedi 25 juillet, 21h (église Saint-Martin) : Bach, la lignée d’Arnstadt. Heinrich, Johann Michael, Johann Christoph, Jean-Sébastien Bach : cantates. Répétition publique ouverte à 18h.

Dimanche 26 juillet, 17h (église Sainte-Antide, Fresse) : Pachelbel et Bach. Cantates de jeunesse (sans récit ni choral harmonisé). Pachelbel grand mai de la famille et proche du père de Jean-Sébastien (Ambrosius) a transmis au futur Cantor de Leipzig, une maitrise exceptionnelle de la forme cantate, ce dès sa prime jeunesse. Le programme dévoile ce que doit JS Bach à l’art de Pachelbel.

 

 

Réservations et informations sur le site du festival Musique et Mémoire

03 84 49 33 46

festival@musetmemoire.com

www.musetmemoire.com

 

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach (24,25,26 juillet 2015)

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach / Vox Luminis (24,25,26 juillet 2015).

2ème week end Musique et Mémoire
(Haute Saône)

Ensemble en résidence : Vox Luminis, Lionel Meunier
Thématique : Bach, une famille au long cours !

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Le second week end musical du Festival Musique et Mémoire 2015 met à l’honneur la famille Bach : les prédécesseurs de Jean-Sébastien et ses fils, sont d’immenses musiciens et compositeurs que Vox Luminis révéle en pleine lumière. Fabrice Creux, directeur du festival en Haute-Saône donne carte blanche à Vox Luminis, l’ensemble vocal et instrumental dirigé par la basse Lionel Meunier : découvrir les origines du Bach mûr. Jean-Sébastien est lui-même l’héritier d’une tradition musicale familiale où la continuité dans l’excellence et la ferveur, l’originalité et la profondeur, reste de mise. A travers la diversité des formes (motets, cantates…), dans le maillage raffiné et complexe des sensibilités de chaque membre de la famille, émerge peu à peu le génie du plus grand compositeur du clan : Jean-Sébastien. Rares les occasions de suivre pas à pas Bach avant Bach. Musique et Mémoire permet d’explorer la maturation et l’inspiration du compositeur baroque, tout en goûtant l’acoustique particulière de chaque lieu investi : Héricourt, Lure, Fresse… Nous avions quitté Vox Luminis à Saintes, où le 12 juillet dernier, le collectif interprétait Purcell et Fux en un programme intensément déploratif (LIRE notre compte rendu concert Vox Luminis à Saintes : Purcell, Fux…).

 

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMDéjà invité en 2012, Vox Luminis revient au festival Musique et Mémoire pour se consacrer en 3 concerts à l’origine du génie de Bach : de quelle tradition familiale, Jean-Sébastien est il l’héritier ? Musique et Mémoire répond à la question. Installé en Belgique (Namur, lieu emblématique de l’excellence chorale), Vox Luminis est né en 2014 sous l’impulsion de son fondateur, le flûtiste et chanteur Lionel Meunier. La souplesse et la précision vocale, le souci de la sonorité à la fois pleine et articulée caractérisent depuis ses débuts, le geste musical de Vox Luminis (Voix de lumière en latin). Qu’il s’agisse de pièces sacrées ou profanes, Vox Luminis cisèle une approche saisissante par ses nuances expressives, le sens du texte, la prééminence de l’intelligibilité et un dramatisme jamais appuyé : agissant, selon le rythme naturel du souffle.

 

 

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015

 

 

 

Week end Bach à Musique et Mémoire

3 concerts événements pour comprendre d’où vient Jean-Sébastien Bach

 

Vendredi 24 juillet, 21h (église luthérienne d’Héricourt) : motets de Johann, Johann Christoph, Johann Michael, Johann Ludwig Bach. Répétition publique ouverte à 17h.

Samedi 25 juillet, 21h (église Saint-Martin) : Bach, la lignée d’Arnstadt. Heinrich, Johann Michael, Johann Christoph, Jean-Sébastien Bach : cantates. Répétition publique ouverte à 18h.

Dimanche 26 juillet, 17h (église Sainte-Antide, Fresse) : Pachelbel et Bach. Cantates de jeunesse (sans récit ni choral harmonisé). Pachelbel grand mai de la famille et proche du père de Jean-Sébastien (Ambrosius) a transmis au futur Cantor de Leipzig, une maitrise exceptionnelle de la forme cantate, ce dès sa prime jeunesse. Le programme dévoile ce que doit JS Bach à l’art de Pachelbel.

 

 

Réservations et informations sur le site du festival Musique et Mémoire

03 84 49 33 46

festival@musetmemoire.com

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