CD, critique. ORPHEE AUX ENFERS (Vox Luminis, A Note temporis, 1 cd Alpha, 2019)

Classiquenews.com

recevez l'info en continu: inscrivez vous ici

dépêches

  • JS-BACH-weihnachts-oratorium-oratorio-de-noel-cd-savall-nations-catalunya-alia-vox-cd-critique-ALIA-VOX-critique-cd-classiquenews-AVSA9940COVEROratoriPREP

    CD événement. JS BACH : ORATORIO DE NOËL / WEIHNACHTS-Oratorium (Savall, 2019  -  2 cd ALIA VOX) – Profitant de la respiration naturelle des prises live (déc 2019 à Barcelone), ce cycle des cantates de Noël formant « oratorium » (bwv 248) affirme une cohérence progressive produite dans la continuité du geste musical ; la lecture dévoile l’ampleur du projet spirituel élaboré par l’artisan Bach, son unité aussi : les 6 séquences célèbrent le nom glorieux de l’Enfant, nouveau né miraculeux dans lequel se concentrent tous les espoirs, Jésus de Béthléem ; sa puissance surgit bientôt car il est le…

  • lac_cygnes_tchaikovski

    ARTE. Samedi 19 décembre 2020, 13h. TCHAIKOVSKY : Le lac des cygnes (Kiev, juin 2019). Le ballet de l’Opéra national d’Ukraine réalise une version fiévreuse et techniquement maîtrisée du chef d’oeuvre de Piotr Illiytch, conçue en 1986 par Valery Kovtun, inspiré de Marius Petipa. En forêt, le prince Siegfried rencontre la belle Odette qui chaque soir, se transforme en cygne blanc. S’il l’épouse, l’envoûtement dont elle victime, jeté par le sorcier Rothbart, sera rompu, et Odette redeviendra femme. C’est compter sans l’esprit haineux et manipulateur du sorcier qui engendre sa propre créature noire, Odile, le cygne d’ébène, jumeau du cygne…

  • 1602688820_philippe-cassard-cedric-pescia-beethoven-symphony-no_-9-transcribed-for-2-pianos-by-franz-liszt cd review critique cd classiquenews LISZT Beethoven Symphonie n 9 DOLCE VOLTA-2020

    CD événement, critique. BEETHOVEN / LISZT : Symphonie n°9 : C Pescia / P. Cassard, pianos (La Dolce Volta) – Les pianistes Philippe Cassard et Cédric Pescia s’associent et défrichent la version (peu jouée peu connue) de la 9è symphonie de Beethoven, pour 4 mains. En 1850, Franz Liszt (1811-1886) génie du clavier avait trouvé partition à la mesure de son imagination transcriptrice. Ou comment 20 doigts peuvent-ils exprimer et nuancer autant que 50 musiciens d’orchestre ? Deux pianos pas moins pour restituer l’ampleur orchestrale, la démesure poétique, l’élan fraternel d’un continuum musical parmi les plus marquants de l’histoire de…

  • palais enchante opéra de dijon palazzo incantation opéra dijon

    OPERA EN LIGNE. Le Palais enchantée de LUIGI ROSSI depuis l’Opéra de Dijon : créé à Rome en 1642, la partition est commandée par le cardinal Barberini, après que Rossi servit la Cour des Borghese pendant 20 ans. Le Palais enchanté préfigure l’œuvre à venir, Orfeo, commandé par Mazarin à Paris (1647) pour y implanter l’opéra italien. La Cour de la Régente Anne d’Autriche se devait de posséder un spectacle royal digne de son rang. Le Palais enchanté engage un plateau spectaculaire selon l’idéal fastueux romain, à l’opposé de l’opéra vénitien chambriste et psychologique. 7h de spectacle, 27 personnages, 40…

  • Camille-Saint-Saens DR

    SAINT-SAËNS, CAMILLE (1835-1921)  -  Elevé par sa mère et sa « grand-tante », Le jeune Camille Saint-Saëns joue en public dès ses 11 ans (1846). A 13 ans, il entre au Conservatoire de Paris et suit la classe de composition d’Halévy, ami de  Degas, maître incontesté du grand opéra à la française. Précoce, sensible, doué d’un raffinement musical unique, le jeune Saint-Saëns échoue 2 fois au Concours de Rome dont le jury concentre les tenants du conservatisme le plus obtus. Cela n’empêche pas le compositeur d’affirmer un style inimitable, sorte de Brahms et de Schumann français, qui ose apporter une…

lire toutes les dépêches

à ne pas manquer

    radio

    tous les programmes accéder au mag radio
  • FRANCE MUSIQUE, WAGNER : Le Ring Jordan 2020, 23-28 nov 2020. LE RING 2020 de l’Opéra National de Paris sur France Musique. Alors que la Tétralogie sera réalisée en huis clos en version de concert les 26, 28, 30 décembre 2020 et 2 janvier 2021 à l’Opéra Bastille, la maison parisienne en diffusera en direct chaque volet sur France Musique. Exemple éloquent de diffusion large et gratuite vers le plus large public : une proposition opportune en période de confinement.
     
     
    Dates et horaires des diffusions France Musique
    L’Or du Rhin : Samedi 26 décembre 2020 à 20h
    La…

  • FRANCE MUSIQUE, Lun 5 oct 2020, 8h20 : ALEXANDER NEEF. Le nouveau directeur de l’Opéra s’exprime sur les ondes de France Musique au moment où il vient de prendre ses fonctions (1er septembre dernier) : beaucoup de questions demeurent sans réponse car la situation économique de la maison lyrique parisienne est considérablement dégradée… Alexandre Neef, répond ainsi aux questions de Jean-Baptiste Urbain sur France Musique de 8h20 à 9h à l’occasion de la rentrée de l’opéra. Il a accepté de quitter son poste de directeur général de la Canadian Opera Company à Toronto de manière anticipée pour remplacer Stéphane Lissner.…


    télé

    tous les programmes accéder au mag télé
  • ARTE. Samedi 19 décembre 2020, 13h. TCHAIKOVSKY : Le lac des cygnes (Kiev, juin 2019). Le ballet de l’Opéra national d’Ukraine réalise une version fiévreuse et techniquement maîtrisée du chef d’oeuvre de Piotr Illiytch, conçue en 1986 par Valery Kovtun, inspiré de Marius Petipa. En forêt, le prince Siegfried rencontre la belle Odette qui chaque soir, se transforme en cygne blanc. S’il l’épouse, l’envoûtement dont elle victime, jeté par le sorcier Rothbart, sera rompu, et Odette redeviendra femme. C’est compter sans l’esprit haineux et manipulateur du sorcier qui engendre sa propre créature noire, Odile, le cygne d’ébène, jumeau du cygne…

  • ARTE. Le buste de Flore par Leonardo da Vinci. C’est l’un des documentaires les plus fascinants, récemment diffusés par ARTE. Le buste en cire (et spermaceti) de la Flora du Bode-Museum de Berlin a-t-il ou non été réalisé par Léonard de Vinci ? Ou serait-il la réalisation virtuose d’un sculpteur britannique du XIXè, passionné, obsedé par l’idéal leonardesque (en l’occurrence Richard Cockle Lucas) ? Il est vrai qu’à part la statue équestre pour le duc Ludovic Sforza, jamais réalisée, Leonardo n’a guère brillé par ses réalisations sculptées. Mais ses dessins, sa création la plus sublimes, le buste de femme, vêtu…


    concerts et opéras

    voir notre agenda accéder au mag concerts et opéra
  • OPÉRA sur internet : Iphigénie en Tauride à l’Opéra de Rennes, le 5 déc 2020. L’Iphigénie en Tauride de Gluck est une tragédie sublime qui ressuscite la dignité des héros mythologiques avec exception une fin heureuse. Sous la direction de Diego Fasolis, dans la mise en scène du mayennais Julien Ostini l’action pose la question de « l’altérité, d’une forme de quête spirituelle et de la capacité des humains à vivre ensemble. Condamnée à être immolée par son père Agamemnon, Iphigénie est sauvée et transportée par Diane en Tauride où elle est devenue prêtresse. Mais elle doit sacrifier un étranger…

  • LILLE, ORCHESTRE NATIONAL : sam 28 nov 2020, 20h. François LELEUX. Invité spécifique de ce programme présenté par l’Orchestre National de Lille, l’hautboïste François Leleux, né à Croix, propose 3 pièces majeures et de caractère pour son instrument. C’est l’occasion pour les pupitres requis du National de Lille d’approfondir encore leur approche chambriste, dans l’écoute et le partage, accompagnant en nuances et mesure, le chant volubile du soliste. Les partitions de Mozart et de Strauss indiquent la facilité virtuose et musicienne de deux jeunes génies de la musique ; Strauss en 1881, n’ayant que 17 ans lorsqu’il compose la Sérénade.…

  • E-CONCERT, SIMON GHRAICHY & FRIENDS, ven 27 nov 2020, 21h. E-concert proposé par le festival 1001 NOTES. Après ses concerts en direct, les premiers du genre, pour résister aux effets asphyxiants du premier confinement (cycle « AUx Notes citoyens »), voici la nouvelle offre du festival 1001 NOTES : les e-concerts avec rémunération au chapeau ; en accès libre, chaque programme est aussi un appel au don pour soutenir l’organisation et le maintien de concerts pour le plus grand nombre.
    Précurseur depuis le début de la crise, le Festival 1001 Notes s’est toujours donné pour mot d’ordre de combattre la…

  • LILLE, sam 21 nov, 20h. CONCERT à la Française, en streaming : l’Orchestre National de Lille retrouve la cheffe américaine Karen Kamensek (dernière venue à Lille en 2017) dans un programme de musique française des années folles. Outre sa thématique du Héros, la présence des cheffes d’orchestres au sein de la saison 2020 2021, est aussi un point fort du nouveau cycle de concerts : ainsi aux côtés de Karen Kamensek qui remplace Elena Schwarz initialement invitée, Elim Chan (avril 2021), Anna Rakitina et Kristina Poska (mai 2021)… VOIR notre reportage vidéo la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE…

  • INTERNET, OPERA ON LINE : GLASS, AKHNATEN, Opéra de Nice, le 20 nov 2020. Fermé, covid 19 oblige, l’Opéra de Nice assure sa programmation sur le net. L’opéra digital se réalise ainsi par la diffusion ven 20 nov 2020 à 16h, de la nouvelle production d’Akhenaten, opéra de Philip Glass, inspiré par la figure de l’hérésiarque légendaire Akhenaton, pharaon de la XVIIIè dynastie, qui osa remplacer le culte d’Amon par Aton, le disque solaire, écartant tous les dieux traditionnels de l’Egypte antique, en faveur du disque solaire Rê (Aton). Le drame est mis en scène et chorégraphié en visio conférence…

  • LILLE : sam 14 nov 2020, 20h, en direct sur YOUTUBE. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts digitaux, retransmis sur sa chaîne youtube (youtube/ONLILLE). Samedi, 2è session, en direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle de Lille : dans le cadre de sa thématique du HÉROS, le National de Lille célèbre la force et l’engagement d’un héros romantique par excellence, combattant devant l’adversité, courageux, inspiré, défiant la fatalité qui le rongeait de l’intérieur à cause d’une surdité croissante, un comble pour un compositeur.
     
     
    VOIR le concert en direct : https://www.youtube.com/user/ONLille

     
     
    Pour célébrer le 250è anniversaire de…

  • PARIS, TCE. Sumi JO, le 8 déc 2020. Sumi Jo est l’ancienne élève en Italie de Carlo Bergonzi (au début des années 1980), le ténor légendaire qui chanta avec le style et l’élégance que l’on sait le poète Rodolfo de La Bohème de Puccini. Après avoir chanté Gilda de Rigoletto de Verdi (1986), Karajan, touché par la fragilité ineffable de son timbre élégiaque, ne tarde pas à inviter la soprano dès 1988 pour Mozart et aussi Oscar dans Un Bal Masqué de Verdi. Lancée sur la scène lyrique, la soprano coloratoure incarne Lucia, Zerbinette, Fiorilla, Amina, Elvira… reine du bel…

  • SCEAUX, La Schubertiade, 14 et 15 nov. Laurent Cabasso, piano. Le premier concert de la nouvelle saison 2020 2021 de la Schubertiade à Sceaux invite le pianiste Laurent Cabasso, tempérament poétique d’une évidente éloquence. L’instrumentiste fait paraître à l’automne 2020 un nouveau cd dédié aux 7 Toccatas de JS Bach (cd Paraty à venir d’ici mi novembre 2020), perles méconnues que le canadien Glenn Gould avait abordé avec l’intelligence textuelle qui lui est propre.  A Sceaux, dans les murs de l’Hôtel de ville, Laurent Cabasso associe JS Bach, à Beethoven (Sonate n°16) et Schubert, compositeur emblématique du cycle musical (Sonate…

  • PARIS, WAGNER : FESTIVAL RING 2020 : dès  le 26 décembre. Le Ring de Wagner est un défi pour chaque maison d’opéra. Le cycle conçu par Wagner et créé en 1876 à Bayreuth, 4 volets (L’Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried, Le Crépuscule des dieux), totalise 16h de musique, plus de 100 musiciens, une quinzaine de solistes… Crise sanitaire oblige, l’Opéra de Paris a maintenu son cycle soit 2 festivals dans une version non scénique. Il était important que les musiciens de l’Opéra de Paris reprennent le travail et se retrouvent autour d’un projet fort et très ambitieux. La première…

  • EN DIRECT de LA FENICE, Culturebox, mardi 20 oct. Salieri / Mozart. La Fenice présente un travail mené par son équipe de jeunes chanteurs, en formation au Teatro Malibran à Venise. L’empereur Joseph II commande en 1786 un nouveau divertissement pour sa Cour à Vienne ; il s’agira de confronter en une joute poétique et musicale, deux types d’opéras à la mode : l’opéra italien et le singspiel germanique. L’impresario / Der Schauspieldirektor permet au jeune Mozart d’éblouir alors en un acte (5 tableaux) grâce à sa verve opératique (ouverture) et le raffinement de son contrepoint. Tandis que Prima la…

  • FONTAINEBLEAU, dim 18 oct : Concert RENAISSANCE par Thomas Hengelbrock, Ens Balthasar Neumann. Le chef allemand, spécialiste des interprétations historiquement informées, inaugure sa résidence artistique à Fontainebleau par un cycle de premiers concerts. Ce Dim 18 oct, rv incontournable dans la SALLE DE BAL du Château à 11h puis 15h30 : madrigaux, ballets et scènes d’opéra de la Renaissance joués, notamment lors des fêtes données à la cour des Valois. Programme : madrigaux de Gesualdo et du 8e Livre de Monteverdi, chansons de compositeurs ayant écrit pour Fontainebleau dont le célèbre « Chant des oiseaux » de Clément Janequin ou…

  • LILLE, le 15 OCT 2020 : Récital Nemanja RADULOVIC à 20h. Le violoniste virtuose Nemanja Radulovic retrouve « sa famille de Lille », celle qui lui a fait confiance dès ses débuts, avec d’autant plus d’intensité ce 15 octobre 2020, que son premier rv à Lille fut annulé (24 sept dernier) après qu’il ait été testé positif à la covid 19. Rétabli, en pleine forme, respectant les mesures sanitaires de rigueur au Nouveau siècle à Lille, le violoniste serbe retrouve sa complice pianiste Laure Favre-Kahn, dans un récital à deux instruments, premier jalon de sa résidence au sein de l’Orchestre…

temps forts

    en direct sur internet

    toute la grille accéder au mag internet
  • OPERA EN LIGNE. Le Palais enchantée de LUIGI ROSSI depuis l’Opéra de Dijon : créé à Rome en 1642, la partition est commandée par le cardinal Barberini, après que Rossi servit la Cour des Borghese pendant 20 ans. Le Palais enchanté préfigure l’œuvre à venir, Orfeo, commandé par Mazarin à Paris (1647) pour y implanter l’opéra italien. La Cour de la Régente Anne d’Autriche se devait de posséder un spectacle royal digne de son rang. Le Palais enchanté engage un plateau spectaculaire selon l’idéal fastueux romain, à l’opposé de l’opéra vénitien chambriste et psychologique. 7h de spectacle, 27 personnages, 40…

  • E-CONCERT, SIMON GHRAICHY & FRIENDS, ven 27 nov 2020, 21h. E-concert proposé par le festival 1001 NOTES. Après ses concerts en direct, les premiers du genre, pour résister aux effets asphyxiants du premier confinement (cycle « AUx Notes citoyens »), voici la nouvelle offre du festival 1001 NOTES : les e-concerts avec rémunération au chapeau ; en accès libre, chaque programme est aussi un appel au don pour soutenir l’organisation et le maintien de concerts pour le plus grand nombre.
    Précurseur depuis le début de la crise, le Festival 1001 Notes s’est toujours donné pour mot d’ordre de combattre la…

  •   
     
    OPÉRA en direct sur INTERNET : RAMEAU, Hippolyte et Aricie, samedi 14 nov 2020, 20h (sur ARTEconcert). Les représentations d’Hippolyte et Aricie prévues au mois de novembre à l’Opéra Comique, Salle Favart à Paris, ne peuvent pas avoir lieu en présence du public, confinement oblige. Les répétitions se poursuivent néanmoins et l’ouvrage sera joué sur internet, diffusé sur ARTEconcert et le site de l’Opéra Comique. Une diffusion ultérieure sera proposée sur l’antenne d’Arte et sur France Musique.
    Théâtre de dépassement et d’enchantement, l’opéra de Rameau d’autant plus fort et signifiant en son premier opus de 1733 – le…

  • CONFINEMENT : 2ème vague. Depuis le 29 octobre 2020, le spectacle vivant est à l’arrêt, obligé à un silence assourdissant, dépossédé du lien physique avec les publics. La distanciation sociale et les mesures sanitaires jusque là obligatoires ne suffisent plus. Pour autant les salles de concerts (opéras, orchestres, festivals) et les artistes n’ont pas dit leur dernier mot ; puisant dans l’expérience du premier confinement de nouvelles ressources créatives. En témoignent ici les initiatives opportunes qui nous permettent de patienter pour des jours meilleurs. Aucune doute le milieu du classique regorge d’inventivité, en s’appuyant surtout sur la toile et la…

  • CONFINEMENT : L’ON LILLE inaugure l’AUDITO 2.0, sa nouvelle salle de concert numérique. Dans le contexte contraignant du confinement, l’ON LILLE renforce son offre digitale en respectant les mesures imposées par l’état d’urgence sanitaire. La phalange lilloise a démontré son adaptabilité exemplaire dans un contexte éprouvant : assurer la continuité du travail artistique, maintenir sa relation au public, dans le respect des gestes barrières et des mesures de sécurité sanitaire.
    L’Orchestre National de Lille enrichit son offre audiovisuelle en lançant sa salle de concert numérique : l’Audito 2.0. En s’appuyant sur les ressources techniques de son son studio mobile (créé…


    cinéma

    toute la grille accéder au mag cinéma
  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opéra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opération Viva l’opéra !, à 19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grâce au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessé de la soprano Anna Netrebko dans le rôle d’Aida, esclave à la cour de Pharaon et dont est épris le général victorieux Radamès… Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi Radamès. Anna Netrebko était alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures… Célébrez le 250ème anniversaire de Mudwig Beethoven, grâce à la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rôel de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de félin blessé, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprétation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de Léonore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique détenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fév 2020. Joyce DiDonato, impératrice haendélienne chante la mère de Néron, prête à tout pour que l’empereur Claude son époux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. Néron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intégrale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervosité expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production événement à New york (déjà vue à Bruxelles), David…

  • Cinéma, ballet. Coppélia, mardi 10 décembre 2019 en direct du ROH, Londres. Coppélia, grand classique du Royal Ballet à Covent Garden (londres), est ainsi projeté en direct dans les cinémas partout en France, ce 10 décembre 2019 (20h15). Fantastique et poétique, le ballet Coppélia bénéficie d’une musique raffinée, conçue par Léo Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du répertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a été chorégraphiée par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. Inspiré des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraître une poupée mécanique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fév 2019. Ciné-concert de rêve à Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de résonateur, d’amplificateur à sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composé l’une des musiques de films les plus envoûtantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraît), mais aussi dans le drame et l’onirisme des étoiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand écran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

    toute la grille accéder au mag concerts et expos
  • PARIS, Exposition : « SAINT-SAËNS, un esprit libre » : 5 mars > 20 juin 2020. Le Palais Garnier à PARIS, à travers la Bibliothèque Musée de l’Opéra célèbre le centenaire de la mort (1921 – 2021) du plus grand romantique français de la seconde moitié du XIXè : Camille Saint-Saëns (1835 – 1921), jamais couronné par le Prix de Rome ni reconnu à sa juste valeur par les institutions étatiques ; aux côtés de Massenet, Saint-Saëns offre un visage différent du romantisme à la française grâce à son sens du drame (ses opéras Samson et Dalila ou Ascanio récemment…

  • EXPO, Paris. Les Musiques de Picasso à la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo événement de cette rentrée post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante à mesurer et découvrir que le sujet fut source de passion et de déclarations spectaculaires voire définitive de la part du peintre. S’il a déclaré qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idée trop haute de la création musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dévoiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en représentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait été minutieusement…

  • CONFINEMENT. EXPOS et musées virtuels à visiter.
    Et si le confinement était tout simplement le temps des musées et des expos ? Comme pour l’opéra, les ballets et les concerts en ligne désormais, l’offre culturelle muséale comme les expositions enrichissent considérablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sélection des sites les plus captivants. Le monde de demain a déjà commencé : ce ne sont pas les programmes culturels ci après sélectionnés qui infirmeront cette évolution sociétale et culturelle. Il faut à présent envisager de nouvelles manières d’accéder aux Å“uvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute société britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanités et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre à l’âge industriel quand il se fixe à Londres (1871) après la guerre de 1870.
    S’il a renié son prénom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siècle succombant à l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la première puissance européenne), « James » Tissot, né à Nantes en 1836, a conservé le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. Bibliothèque-musée de l’Opéra / BNF – Opéra national de Paris. Histoire de la mise en scène de la Tétralogie en France, de la fin du 19e siècle à aujourd’hui. Au début des années 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire écouter les opéras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnérien créé à Bayreuth en août 1876 s’imposera plus tard encore sur la scène de l’Opéra national. Il est vrai que le contexte de la première…


CD, critique. ORPHEE AUX ENFERS (Vox Luminis, A Note temporis, 1 cd Alpha, 2019)

orphee aux enfers charpentier vox luminis nocte temporis meunier mechelen cd alpha critique opera baroque classiquenewsCD, critique. ORPHEE AUX ENFERS (Vox Luminis, A Note temporis, 1 cd Alpha, 2019). La Descente d’Orphée aux enfers est le joyau de ce double regard orphique qui comprend aussi la courte cantate plus ancienne et sur le même thème Orphée descendant aux enfers (1684). La partition plus ancienne est une première épure, directe, serrée, incisive comme une gravure économe de ses traits. La Descente plus développée, en tableaux aboutis, au souffle pathétique et tragique – est composée pour la cour de Marie de Lorraine probablement en 1687 : Charpentier n’a rien laissé du 3è acte où Orphée était dévoré par les ménades. Comme chez Monteverdi, le début met en scène des nymphes charmantes bientôt apitoyées par le deuil qui étreint et dévore Orphée ayant perdu Eurydice, Charpentier excelle dans l’évocation des bocages tendres. Pourtant une tension enfle très vite – nervosité propre au baroque français, car tous invectivent l’inflexibilité des dieux. Le mordant du choeur s’enflamme et perce directement au choeur, tandis que l’Orphée de Reinoud van Mechelen se languit dans la perte d’une insondable douleur. Charpentier suit les Italiens et son maître à Rome Carrissimi et aussi Monteverdi, tout inspiré par la figure du poète blessé, atteint au coeur.

Charpentier aime s’alanguir et respirer dans une volupté élastique dont la courbe expressive et la flexibilité se dévoilent idéalement dans la couleur et la cohérence indiscutable du chœur des Nymphes & des Bergers, incarnés par les chantres magistraux de Vox Luminis, collectif de luxe et de passion maîtrisée (qualité de leur effusion lacrymale dans le chœur final du premier acte).
La seconde partie qui est celle de la Descente aux enfers proprement dite vaut surtout pour le choeur là encore, aux accents et nuances picturales, et pour la Proserpine à la fois intense et franche de la soprano Stéphanie True. Dans l’articulation qui mène de la terre pastorale des bergers au gouffre infernal, Charpentier articule et s’électrise même à la Lully, évoquant le drame mais aussi la volonté d’Orphée d’en découdre (intermède entre les deux actes, très investi et au relief expressif).
Lénifiant, suave voire un peu lisse, Orphée sait adoucir les tourments des trois torturés rencontrés ici bas (Ixion, Tantale, Titye) vraie préfiguration dans le lugubre infernal, des trois Parques à venir chez Rameau (Hippolyte et Aricie). On y détecte la même tension pour le rictus (de douleur), l’imprécation exacerbée, sans les audaces harmoniques raméliennes.
Dans l’empire de la mort, Orphée sait infléchir et toucher le coeur de Proserpine, meilleure entrée pour vaincre et adoucir la rigueur de Pluton : de fait, s’il réclame la résurrection de son aimée Eurydice, Orphée souligne combien sa requête est fugace ; il reviendra mortel avec sa belle, se soumettre à Pluton… Ainsi vivent et meurt les hommes, mais sur terre, l’amour leur est capital.

En dépit des beautés chorales de cette lecture très esthétique, on reste moins convaincu par l’accentuation du vieux françois, où « souviens-toi » devient « souviens touè », intégrant une saveur rustique dans l’air charmant et séducteur d’Orphée : « Ah, Ah, laisse touè toucher… » ; rien à reprocher au chant ondulant et flexible du soliste Reinoud van Mechelen. Mais c’est décidément les couleurs profondes, intérieures du continuo (A Nocte temporis, collectif fondé par le ténor flamand) et de l’admirable chœur qui atteint souvent l’homogénéité expressive des Arts Flo, qui nous charment ici, avant toute chose (dernier choeur des Ombres heureuses, avec lequel Charpentier achève sa partition). En descendant aux enfers, Orphée les a pacifiés. Divin pouvoir du chant. Voici certainement, malgré quelques réserves, les piliers de la nouvelle génération baroque.

________________________________________________________________________________________________

CD, critique. ORPHEE AUX ENFERS (Vox Luminis, A Nocte temporis, 1 cd Alpha, 2019)

 

ACHETER le programme : https://lnk.to/Orphee_CharpentierYV

 

________________________________________________________________________________________________

TEASER VIDEO :

 

 

________________________________________________________________________________________________

Festival Musique et Mémoire 2019 : La Fenice, Vox Luminis, Jean-Charles Ablitzer

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVIDEO. MUSIQUE MEMOIRE 2019 : La Fenice, Vox Luminis et Jean-Charles ABLITZER, orgue (juillet 2019) – Le 26è Festival Musique et Mémoire poursuit son exploration des répertoires entre XVIè et XVIIè avec La Fenice et Jean Tubéry ; il met aussi en scène le formidable orgue ibérique de Grandvillars, récemment inauguré, que joue l’organiste Jean-Charles Ablitzer (Tientos de Arauxo) auquel répondent les voix uniques, célestes, de VOX LUMINIS, interprètes du Requiem de Victoria – reportage © studio classiquenews.tv / Réalisation : Philippe-Alexandre PHAM (juillet 2019)

CRITIQUE, CONCERT. GRANDVILLARS, église Saint Martin, le 20 juillet 2019. Tomás Luis de VICTORIA (1548-1611) : Requiem, officium defunctorum. Vox Luminis

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsCRITIQUE, CONCERT. GRANDVILLARS, église Saint Martin, le 20 juillet 2019. Tomás Luis de VICTORIA (1548-1611) : Requiem, officium defunctorum. Vox Luminis. À la source d’un genre riche en représentants à chaque siècle, et bien avant ceux de Mozart (désarmant, sincère … autobiographique ?), Berlioz (spectaculaire et spatial), Verdi (opératique mais si fraternel)… éblouit, tel un gemme tombé du ciel, celui lumineux et solaire de l’espagnol Tomás Luis de Victoria (1548 – 1611), maître de la polyphonie Renaissance. Autant ses successeurs, exprimeront les souffrances des pêcheurs, l’incertitude du croyant, la figure effrayante de la mort inflexible, autant Victoria illuminé lui-même par la grâce de la révélation, peint au cours de ce sommet de la ferveur daté de 1603 (pour les funérailles de l’impératrice douairière Marie de Habsbourg), les champs célestes du Paradis… ceux promis pour les justes, mais aussi l’extase des élus, la béatitude bienheureuse qu’offrent et diffusent les sphères divines. L’auditeur est comme aspiré vers des hauteurs de plus en plus vertigineuses à peine concevables.

 

 
 

 

VERTIGES ET SENSATION DES HAUTEURS RÉVÉLÉES

 

 

Mais c’est davantage qu’une représentation abstraite et plus qu’une opération de lévitation, car Vox Luminis par la rondeur de la sonorité collective, la maîtrise des nuances, expriment aussi la tendresse d’un état de bien-être inouï. L’ensemble à l’articulation enveloppante et pourtant aussi détaillée, plus intelligible que certains anglais, révèlent la force poétique des textes, entre imploration et tendresse, comme l’impressionnante architecture de la partition, de l’ombre et son mystère, à la lumière des hauteurs révélées.

victoria tomas luis polyphonie 1603 Officium defunctorum critique dossier concert classiquenewsDu chÅ“ur de l’église Saint-Martin encore ancrés au sol et résolus en une disposition en miroir, jusqu’à la tribune au dessus du porche occidental : voix des anges plutôt que chÅ“ur implorant, les chanteurs de Vox Luminis expriment l’essence même de cette écriture faite splendeur et lumière. Comme le Livre des morts de l’Egypte ancienne (et clé de voûte de toute la croyance populaire dans l’Antiquité égyptienne), c’est une traversée d’abord inquiète et intranquille puis immédiatement resplendissante qui nous est réservée. Vox Luminis réalise finalement une promesse exaucée, celle du dernier voyage dont il font une fabuleuse expérience : de la nuit à l’aube des bienheureux. Les fabuleux passeurs sont nos guides pour une musique divine (au sens propre du terme). Ils achèvent le voyage dans les hauteurs, sur la tribune du porche, enveloppés dans les ondes célestes qui offrent confort et félicité.

Au final, Vox Luminis nous fait entendre la richesse d’une partition parfaitement construite, synthèse et grand œuvre personnelle, comme le sera la Messe en si de Bach (que l’ensemble a interprété l’année dernière pour Musique & Mémoire : voir notre reportage vidéo Vox Luminis chante JS BACH au 25è festival Musique et Mémoire). En un contrepoint sensible, apportant dans cette fresque inspirée qui tend à l’éther, Jean-Charles Ablitzer fait sonner le somptueux orgue ibérique de l’église de Grandvillars, ajoutant à la réalisation, une caractérisation elle aussi bienheureuse. Mais aussi « efficace » car il faut bien accompagner les chanteurs pendant leur pérégrination, du chœur terrestre à la tribune occidentale, céleste. Du grand art, en complicité.

Debout le public sidéré applaudit chaleureusement les chanteurs et leur chef (Lionel Meunier) en un nouvel accomplissement qui est aussi une première absolue pour les interprètes. Création et commande du festival Musique et Mémoire, ce concert demeurera mémorable pour les festivaliers. Il est vrai que le directeur Fabrice Creux a ce don rare de choisir les interprètes, les oeuvres et les lieux, au bon moment. Voilà qui fait de Musique et Mémoire l’écrin d’expériences musicales aussi décisives, autant pour le public que pour les artistes. En 2019, le festival dans les Vosges du Sud nous promet bien d’autres (re) decouvertes prometteuses… A suivre.

 

 
 

 

________________________________________________________________________________________________

CRITIQUE, CONCERT. GRANDVILLARS, église Saint Martin, le 20 juillet 2019. Tomás Luis de VICTORIA (1548-1611) : Requiem, officium defunctorum. Vox Luminis. Prochains concerts Musique & Mémoire 2019 : WEEK END II ou “Acte II” : ALIA MENS joue JS BACH, du vendredi 25 juillet au dimanche 28 juillet 2019. Nouveau cycle de concerts incontournables dans les Vosges du sud, cet été.

 

 
 

 

REPORTAGE VIDEO. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et Mémoire 2018 (25è édition)

musique-et-memoire-2018-vignette-carre-classiquenews-coup-de-coeur-festival-evenementVIDEO, reportage. MUSIQUE & MÉMOIRE, 25è édition : 13-29 juillet 2018. LABORATOIRE BAROQUE VISIONNAIRE… Peu à peu, le Festival Musique & Mémoire (Vosges du Sud) a révélé des conditions exceptionnelles pour favoriser l’émergence et l’approfondissement de gestes artistiques défricheurs, exigeants. C’est le bénéfice d’une ligne artistique qui fonde son action auprès des artistes dans le sens d’un compagnonnage inédit… des résidences qui se déclinent pour chaque ensemble invité et donc associé, à 3 années de recherche, d’expérimentation, de consolidation. L’écriture suprême de Jean-Sébastien Bach y tient une place en or – phénomène singulier en France : rares les festivals qui poursuivent sur le long terme, un questionnement continu sur l’œuvre de Jean-Sébastien. VOIR notre reportage vidéo JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et Mémoire 2018 (25è édition)

 

 

 

 
______________________________________

 

LIRE aussi nos autres critiques comptes rendus des concerts FESTIVAL MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

 

COMPTE-RENDU, concert. LURE, église Saint-Martin, le 19 juillet 2019 (ouverture du 26è Festival Musique et Mémoire) : Giovanni GABRIELLI : Incoronazione a Venetia (Venise 1615). La Fenice, Jean Tubéry. LABORATOIRE VÉNITIEN…

 

 

COMPTE-RENDU, concert. GRANDVILLARS, église Saint-Martin, le 20 juillet 2019. Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654). Tientos. Victoria, Morales… Jean-Charles Ablitzer, orgue ibérique de Grandvillars, Vox Luminis.

 

 
 

 

COMPTE-RENDU, concert. GRANDVILLARS, église Saint-Martin, le 20 juillet 2019. Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654). Tientos. Victoria, Morales… Jean-Charles Ablitzer, orgue ibérique de Grandvillars, Vox Luminis.

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. GRANDVILLARS, église Saint-Martin, le 20 juillet 2019. Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654). Tientos. Victoria, Morales… Jean-Charles Ablitzer, orgue ibérique de Grandvillars, Vox Luminis. Au mérite du Festival Musique & Mémoire revient l’originalité de ce programme qui dévoile ce qu’ailleurs on écarte pour cause de focus trop « musicologique » : la verve en diable d’un auteur espagnol au carrefour du XVIè et du XVIIè, soit Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654) dont l’oeuvre avait été en partie révélée dans le très bon coffret discographique publié par le Festival en mars dernier : coffret 2 cd / EL SIGLO DE ORO. Jean-Charles Ablitzer, orgue espagnol de Grandvillars : Cabezon, Arauxo, Cabanilles… (2 cd Musique & Mémoire, oct 2018) – CLIC de CLASSIQUENEWS printemps 2019. En réalité rien de pontifiant ni de spécialisé : les spectateurs et festivaliers ont pu se délecter d’un exceptionnel récital engageant l’acoustique du lieu, la caractère de l’orgue, en adéquation parfaite avec la musique choisie.

Orgue et spiritualité de l’Espagne baroque

Cet après midi (17h), nous retrouverons l’orgue ibérique de Grandvillars, inauguré l’année dernière, et aussi l’organiste Jean-Charles Ablitzer qui en a piloté le chantier. Au final, l’instrument remarquable vient compléter le riche patrimoine d’orgues sur le territoire des Vosges du Sud, et se montre parfaitement adapté au choix du compositeur et des partitions abordées ; les fameux Tientos dont 9 ici sont issus de son recueil publié en 1626. S’y libère une fantaisie libre qui frappe par son invention, qu’il s’agisse de la main gauche et de la main droite, Arauxo ayant toujours le souci des ruptures, des contrastes ; son écriture fourmille d’idées et de schémas imprévus, où s’affirment les vocalises infinies (pour les 2 claviers) comme ce goût irrépressible des accents harmoniquement dissonants. Après l’atelier vénitien, celui flamboyant, sensuel, majestueux de Giovanni Gabrielli, incarné par La Fenice / Jean Tubéry (concert à Lure, ouverture de ce 26è Festival Musique & Mémoire, la veille au soir : vendredi 19 juillet 2019), voici l’éblouissante virtuosité expérimentale d’Arauxo, prêtre et compositeur, organiste à Séville et Ségovie, probablement d’origine portugaise.
La verve et l’imagination de ce prodigieux conteur indiquent un tempérament hors normes qui permet de mesurer les ressources saisissantes de l’orgue ibérique ainsi magnifié, d’autant que le jeu de Jean-Charles Ablitzer répond aux défis de partitions surprenantes : précis et nuancé, virtuose et détaillé, il sait surtout indiquer le sens et la direction de pièces moins pédagogiques ou démonstratives que l’on veut bien le dire : des pièces de caractère, vrais défis pour l’interprète, dont il faut trouver le liant unificateur, le flux organique naturel pour en résoudre la succession d’épisodes très différents. Rond et percutant, aussi facétieux et inspiré que le compositeur lui-même, Jean-Charles Ablitzer offre l’illusion d’un concert aux épreuves résolues, entre expression et intention, comme si nous assistions à un concert d’improvisations en Espagne au temps d’Arauxo. Eloquente résurrection.

POITIERS, TAP : Vox Luminis réenchante Bach et SchützLe bel écrin de l’église Saint-Martin de Grandvillars assure une acoustique idéale pour ce type de répertoire : orgue et voix. Car les 9 tientos d’Arauxo ponctuent un itinéraire spirituel composé de pièces magistrales signées Victoria et surtout Morales dont on demeure frappé par la piété à la fois austère et majestueuse (dernier épisode extrait de son Officium Defunctorum : Parce mihi, Domine, / Nihil enim sunt dies mei : « Epargne-moi Seigneur, car mes jours ne sont rien »). Si Victoria nous laisse apercevoir la lumière des béatitudes célestes, Morales ne cache rien de la terreur profonde qui réduit l’homme à la poussière et à la vacuité. Il faut absolument lire et approfondir la haute spiritualité de ses vers pour apprécier dans toute leur clarté onctueuse, le verbe articulé, le geste sonore d’une superbe cohérence collective de Vox Luminis.

« Si j’ai péché, que t‘ai je fait, à toi,
l’observateur attentif de l’homme ?
Pourquoi m’as tu pris pour cible,
pourquoi te suis à charge ?
Ne peux-tu tolérer mon offense,
passer sur ma faute ?
Car bientôt je serai couché dans la poussière,
tu me chercheras,
et je ne serai déjà plus. »

La foi baroque espagnole s’impose ainsi par son réalisme cru (vers tirés du Livre de Job), son dénuement, son mysticisme tissé dans l’humilité et la vanité, un souffle qui est touché par la grâce et, déjà, simultanément l’insigne du renoncement (comme pour compenser l’orgueil de la prière). Vox Luminis ferme les interventions chorales par ce sublime énoncé qui renvoie à nos propres expériences intimes : une intonation saisissante de sincérité, et dans la nef du vaisseau de Grandvillars, dans sa résonance idéale, la concrétisation musicale d’une conscience incandescente, presque rasserénée : l’imploration se fait dans la réalisation vocale, acte de tendresse, et déjà volonté d’apaisement. Par la magie des lieux, l’engagement des interprètes, la qualité propre d’un superbe orgue, le concert s’inscrit parmi les grands moments de Musique & Mémoire. Et pourtant, le programme qui suit à 21h dans le même lieu allait franchir un jalon supplémentaire.

________________________________________________________________________________________________

COMPTE-RENDU, concert. GRANDVILLARS, église Saint-Martin, le 20 juillet 2019. Francisco CORREA de ARAUXO (1584 – 1654). Tientos. Victoria, Morales… Jean-Charles Ablitzer, orgue ibérique de Grandvillars, Vox Luminis.

________________________________________________________________________________________________

 

CD : El Siglo de Oro (Jean-Charles Ablitzer / Festival Musique & Mémoire, 2018)

ablitzer-jean-charles-siglo-de-oro-cd-festival-musique-et-memoire-cd-critique-annonce-cd-orgue-par-classiquenewsCD, événement, critique. El SIGLO DE ORO. Jean-Charles Ablitzer, orgue espagnol de Grandvillars : Cabezon, Cabanilles… (2 cd Musique & Mémoire, oct 2018). En 2 cd, remarquablement édités (livret et illustrations de grande valeur, détaillant les qualités de l’instrument ibérique récemment inauguré à Grandvillars, en oct 2018), le coffret à l’initiative du festival Musique & Mémoire souligne l’œuvre de défricheur de l’organiste Jean-Charles Ablitzer (par ailleurs artiste associé du Festival des Vosges du sud) ; sa recherche sur l’organologie élargit toujours les champs de connaissances comme elle ne cesse de poser des questions sur la manière d’interpréter une très riche littérature musicale. S’agissant de l’orgue ibérique, voici un jalon indiscutable qui lève le voile sur la diversité des écritures comme l’originalité de la facture instrumentale à l’époque de Charles Quint et de ses successeurs… Lire notre critique intégrale du cd El Siglo de oro (Jean-Charles Ablitzer / Festival Musique & Mémoire, 2018)

Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV). VOX LUMINIS

Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV), VOX LUMINIS. On ne remerciera pas assez la Bachfest de nous inciter à quitter le centre-ville de Leipzig pour découvrir l’Eglise Saint-Michel, située à proximité du zoo, au nord. Miraculeusement épargné par les bombardements de la Deuxième guerre mondiale, l’édifice trône au devant d’un square qui le met admirablement en valeur. Mais c’est surtout son intérieur qui surprend par sa variété de style virtuosement entremêlés, relevant essentiellement du néogothique et de l’Art nouveau, tous deux encore en vogue en 1904. L’observation des élégants et nombreux détails, tout particulièrement les boiseries végétales enchevêtrées autour de l’orgue, constitue un motif de curiosité pendant tout le concert – à même de faire oublier la chaleur étouffante en ce milieu d’après-midi estival.

Le concert ne passionne malheureusement pas outre mesure, et ce en dépit de l’excellente acoustique et des incontestables qualités individuelles des huit chanteurs de Vox Luminis. Dès lors que l’ensemble est dans son coeur de répertoire, la musique chorale, on atteint les sommets : la précision et la ferveur lumineuses obtenues sont à la hauteur de sa réputation. Pour autant, la sollicitation des mêmes interprètes en rôle soliste laisse entrevoir tout ce qui les sépare de ce graal, tandis que l’accompagnement chambriste atteint un niveau moyen – quelques verdeurs notamment. On ne fera pas ici le détail des imperfections de chacun, mais il n’en reste pas moins que la qualité globale de ce dernier concert de l’intégrale des cantates de Weimar s’en ressent. Dommage.

 

vox-luminis-cantates-de-weimar-cantates-j-s-bach-concert-critique-opera-classiquenews

 

 

________________________________________________________________________________________________

Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV). Johann Sebastian Bach : Cantates «Himmelskönig, sei willkommen», BWV 182, «Gleichwie der Regen und Schnee vom Himmel fällt», BWV 18, «Komm, du süße Todesstunde», BWV 161, «Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen», BWV 12. Pasteur Ralf Günther (récitant), Vox Luminis, Lionel Meunier (direction). Crédit photo : © Bachfest Leipzig : Gert Mothes.

 

 

Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2019 : 19 juillet – 4 août 2019

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVosges du Sud, 26è FESTIVAL MUSIQUE ET MEMOIRE : 19 juillet – 4 août 2019. C’est le festival estival le plus original et le plus passionnant au nord de la Loire (ils ne sont pas nombreux et d’autant plus méritants) et dans le grand Est, en Franche-Comté ou dans les VOSGES DU SUD plus précisément. Inscrit dans le territoires des 1000 étangs, un paradis méconnu accordant forêts éternelles et musique classique, en une équation inoubliable. Depuis ses débuts, le Festival Musique et Mémoire sait développer l’audace et la fidélité, réservant aux ensembles les plus engagés, une résidence de 3 années pour approfondir un geste musical, affiner l’interprétation d’un répertoire ou d’un compositeur, ciseler le travail chambriste, l’écoute et l’expérimentation entre musiciens, et surtout le partage à l’adresse du public, heureux de participer à l’élaboration des programmes, stimulé à suivre ainsi la maturation des sensibilités. L’édition 2019 de Musique et Mémoire répond à tout cela, répondant avec délices et souvent de manière surprenante aux attentes du public. Car l’esprit de découverte et la curiosité sont toujours là, intactes et préservées après plus de 25 années de programmation.

 

 

Musique et Mémoire 2019 se déroule ainsi autour de 3 WEEK ENDS : 20-21 puis 27-28 juillet, enfin 3-4 août 2019 : une occasion idéale pour organiser votre séjour en Franche-Comté.

 

 

 

 

 

NOS 4 TEMPS FORTS 2019

________________________________________________________________________________________________

 

 

Parmi les temps forts 2019, distinguons entre autres :

 

 

 

1 – VENDREDI 19 JUILLET 2019

 

Concert d’ouverture de la Fenice avec un programme haut en couleursmonteverdi claudio portrait
COURONNEMENTS A VENISE / Incoronazione a Venezia
Messe de couronnement dans la Venise des Doges (Ven 19 juillet, Eglise St-martin de Lure, 21h). Ensemble La Fenice, Jean Tubéry.
Musiques des Gabrieli et de Monteverdi à Venise en 1615…
A 17h, répétition ouverte au public

 
 
 

2 – SAMEDI 20 JUILLET 2019
 
SUBLIME ORGUE DE GRANDVILLARSCollaboration Jean-Charles Ablitzer (orgue) / Vox Luminis pour une valorisation du merveilleux orgue espagnol de Grandvillars / SOL Y SOMBRA (soleil et ombre) : un programme en clair obscur, aux contrastes caravagesques, l’orgue de Jean-Charles Ablitzer et les voix éthérées, allusives, magiciennes de l’ensemble Vox Luminis (Lionel Meunier, direction), déjà invité au Festival l’an dernier (Eglise St-Martin de Grandvillars, sam 20 juillet, 18h et 21h). Musiques de Victoria et Arauxo.

 

 

3 – VENDREDI 26 et SAMEDI 27 JUILLET 2019
 
spilmont-olivier-by-nicolas-maget-classiquenews-festival-musique-et-memoire-juillet-2017-JS-BACHPoursuite du parcours Jean-Sébastien Bach par Alia Mens
Vendredi 26 et samedi 27 juillet 2019 (3è année de résidence).
Récital d’Olivier Spilmont, clavecin (Suites Françaises, le 26 juil, Gd Salon de l’Hôtel de Ville de Lure, 21h)
Labyrinthe : Cantates de Leipzig en un labyrinthe de 3 cantates, un chanteur par partie, où règne, énigmatique et mystérieuse la plus doloriste et inquiétante « Meine Seufzer, meine Tränen » (Sam 27 juil, Basilique St-Pierre de Luxeuil-les-Bains, 21h)

 

 

 

4 – WEEK END LES TIMBRES : 2,3,4, 5 AOÛT 2019

 

Enfin, le meilleur pour la fin, la dernière année de résidence (2 dans l’histoire dules-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenews festival, pour un campagnonage unique) du jeune ensemble envoûtant LES TIMBRES, ven 2, sam 3, dim 4 août 2019. C’est un miracle musical de péosie chambriste et d’entente collective comme il en existe peu ailleurs. Ainsi le joyeux trio enchanteur : Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs (violon, viole de gambe, clavecin) propose What is life (William Byrd, le ven 2 août, Eglise luthérienne d’Héricourt, 21h) ; Inventions à 2 violons (avec Maite Larburu, 2è violon), et Inventions avec 2 violes de gambe (avec Pau Marcos Vicens, 2è viole de gambe), Inventions à 4 mains (avec Marie-Anne Dachy, clavecin), puis L’art de la fugue qui réunit les 6 instrumentistes solistes, sam 3 août, Chapelle Saint-Martin de Faucogney, 15h.
Le dimanche 5 août, place aux individualités : Suites par Myriam Rignol (11h, chÅ“ur roman de Melisey), Sonate et Partita par Yoko Kawakubo (15h, Eglise ND de l’Assomption de Château-Lambert), enfin Variations Goldberg pr Julien Wolfs – enfin, réunion des 3 solistes des Timbres dans Sonates en trio (17h30, Eglise ND de l’Assomption de Servance).

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
: boutonreservation

 

 

VOSGES DU SUD : le Festival Musique & Mémoire diffuse l'excellence au Pays des 1000 étangs


VIDEO TEASER
évasion dans les VOSGES DU SUD

https://www.youtube.com/watch?v=vW50y5VJwiY 

 

________________________________________________________________________________________________

 

Toutes les infos, les modalités de réservations
sur le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

https://musetmemoire.com

musique et memoire festival 2019 programmation annonce critique coup de coeur temps forts festivals musique classique classiquenews

 
 
 

________________________________________________________________________________________________

MUSIQUE ET MÉMOIRE EN VIDÉO :

 

 

 

REPORTAGE VIDEO Festival Musique & Mémoire 2018 : Pour les 25 ans du Festival, Vox Luminis réalise la Messe en si de Jean-Sébastien Bach

 

REPORTAGE. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et Mémoire 2018 from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Les éditions précédentes :

 

 

 

Festival 2013

 

Festival Musique et Mémoire 2013 : Les 20 ans from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Festival 2015 : Les Timbres, l’opéra dans tous ses états

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2016 : Les 400 ans de FROBERGER

 

REPORTAGE. Le Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2016 : les 400 ans de Froberger from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2017 : ALIA MENS interprète Cantates et Concertos de JS BACH

 

REPORTAGE, vidéo. Festival MUSIQUE & MÉMOIRE : ALIA MENS joue JS BACH (juil 2017). from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

REPORTAGE. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et Mémoire 2018 (25è édition)

musique-et-memoire-2018-vignette-carre-classiquenews-coup-de-coeur-festival-evenementVIDEO, reportage. MUSIQUE & MÉMOIRE, 25è édition : 13-29 juillet 2018. LABORATOIRE BAROQUE VISIONNAIRE… Peu à peu, le Festival Musique & Mémoire (Vosges du Sud) a révélé des conditions exceptionnelles pour favoriser l’émergence et l’approfondissement de gestes artistiques défricheurs, exigeants. C’est le bénéfice d’une ligne artistique qui fonde son action auprès des artistes dans le sens d’un compagnonnage inédit… des résidences qui se déclinent pour chaque ensemble invité et donc associé, à 3 années de recherche, d’expérimentation, de consolidation. L’écriture suprême de Jean-Sébastien Bach y tient une place en or – phénomène singulier en France : rares les festivals qui poursuivent sur le long terme, un questionnement continu sur l’œuvre de Jean-Sébastien.

En 2017, Alia Mens révélait des affinités évidentes, une sonorité critique aiguisant aussi l’écoute des spectateurs. A l’été 2018, c’était Vox Luminis qui réalisait aux côtés de la Messe en si, un programme mettant en perspective, le premier Magnificat de Bach avec celui de son prédécesseur à Leipzig, Kuhnau. Défricheur, audacieux, le Festival dans les Vosges du Sud, conçu par Fabrice Creux, proposait aussi à Vox Luminis de défendre une cantate de Pachebel, un proche de JS Bach, dont l’écriture reste injustement minorée… Reportage spécial dédié à la 25 ème édition de Musique & Mémoire : JS Bach par Vox Luminis – bilan & perspectives du Festival par Fabrice Creux, fondateur et directeur artistique. Réalisation : © studio classiquenews / Philippe-Alexandre PHAM 2019

VOSGES DU SUD : 26è Festival Musique & Mémoire 2019

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVosges du Sud, 26è FESTIVAL MUSIQUE ET MEMOIRE : 19 juillet – 4 août 2019. C’est le festival estival le plus original et le plus passionnant au nord de la Loire (ils ne sont pas nombreux et d’autant plus méritants) et dans le grand Est, en Franche-Comté ou dans les VOSGES DU SUD plus précisément. Inscrit dans le territoires des 1000 étangs, un paradis méconnu accordant forêts éternelles et musique classique, en une équation inoubliable. Depuis ses débuts, le Festival Musique et Mémoire sait développer l’audace et la fidélité, réservant aux ensembles les plus engagés, une résidence de 3 années pour approfondir un geste musical, affiner l’interprétation d’un répertoire ou d’un compositeur, ciseler le travail chambriste, l’écoute et l’expérimentation entre musiciens, et surtout le partage à l’adresse du public, heureux de participer à l’élaboration des programmes, stimulé à suivre ainsi la maturation des sensibilités. L’édition 2019 de Musique et Mémoire répond à tout cela, répondant avec délices et souvent de manière surprenante aux attentes du public. Car l’esprit de découverte et la curiosité sont toujours là, intactes et préservées après plus de 25 années de programmation.

Musique et Mémoire 2019 se déroule ainsi autour de 3 WEEK ENDS : 20-21 puis 27-28 juillet, enfin 3-4 août 2019 : une occasion idéale pour organiser votre séjour en Franche-Comté.

 

 

 

 

 

NOS 4 TEMPS FORTS 2019

________________________________________________________________________________________________

Parmi les temps forts 2019, distinguons entre autres :

 

 

1 – VENDREDI 19 JUILLET 2019

Concert d’ouverture de la Fenice avec un programme haut en couleurs
COURONNEMENTS A VENISE / Incoronazione a Venezia
Messe de couronnement dans la Venise des Doges (Ven 19 juillet, Eglise St-martin de Lure, 21h). Ensemble La Fenice, Jean Tubéry.
Musiques des Gabrieli et de Monteverdi à Venise en 1615…
A 17h, répétition ouverte au public

 

 

2 – SAMEDI 20 JUILLET 2019
Collaboration Jean-Charles Ablitzer (orgue) / Vox Luminis pour une valorisation du merveilleux orgue espagnol de Grandvillars
SOL Y SOMBRA (soleil et ombre) : un programme en clair obscur, aux contrastes caravagesques, l’orgue de Jean-Charles Ablitzer et les voix éthérées, allusives, magiciennes de l’ensemble Vox Luminis (Lionel Meunier, direction), déjà invité au Festival l’an dernier (Eglise St-Martin de Grandvillars, sam 20 juillet, 18h et 21h). Musiques de Victoria et Arauxo.
3 – VENDREDI 26 et SAMEDI 27 JUILLET 2019
Poursuite du parcours Jean-Sébastien Bach par Alia Mens
Vendredi 26 et samedi 27 juillet 2019 (3è année de résidence).
Récital d’Olivier Spilmont, clavecin (Suites Françaises, le 26 juil, Gd Salon de l’Hôtel de Ville de Lure, 21h)
Labyrinthe : Cantates de Leipzig en un labyrinthe de 3 cantates, un chanteur par partie, où règne, énigmatique et mystérieuse la plus doloriste et inquiétante « Meine Seufzer, meine Tränen » (Sam 27 juil, Basilique St-Pierre de Luxeuil-les-Bains, 21h)

 

 

4 – WEEK END LES TIMBRES : 2,3,4, 5 AOÛT 2019

Enfin, le meilleur pour la fin, la dernière année de résidence (2 dans l’histoire dules-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenews festival, pour un campagnonage unique) du jeune ensemble envoûtant LES TIMBRES, ven 2, sam 3, dim 4 août 2019. C’est un miracle musical de péosie chambriste et d’entente collective comme il en existe peu ailleurs. Ainsi le joyeux trio enchanteur : Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs (violon, viole de gambe, clavecin) propose What is life (William Byrd, le ven 2 août, Eglise luthérienne d’Héricourt, 21h) ; Inventions à 2 violons (avec Maite Larburu, 2è violon), et Inventions avec 2 violes de gambe (avec Pau Marcos Vicens, 2è viole de gambe), Inventions à 4 mains (avec Marie-Anne Dachy, clavecin), puis L’art de la fugue qui réunit les 6 instrumentistes solistes, sam 3 août, Chapelle Saint-Martin de Faucogney, 15h.
Le dimanche 5 août, place aux individualités : Suites par Myriam Rignol (11h, chÅ“ur roman de Melisey), Sonate et Partita par Yoko Kawakubo (15h, Eglise ND de l’Assomption de Château-Lambert), enfin Variations Goldberg pr Julien Wolfs – enfin, réunion des 3 solistes des Timbres dans Sonates en trio (17h30, Eglise ND de l’Assomption de Servance).

 

 VOSGES DU SUD : le Festival Musique & Mémoire diffuse l'excellence au Pays des 1000 étangs

 

VIDEO TEASER évasion dans les VOSGES DU SUD

https://www.youtube.com/watch?v=vW50y5VJwiY 

 

 

 

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

Toutes les infos, les modalités de réservations
sur le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

https://musetmemoire.com

musique et memoire festival 2019 programmation annonce critique coup de coeur temps forts festivals musique classique classiquenews

 

 

 

 

CD événement. Kerll / Fux : Requiems. Vox Luminis, Lionel Meunier (1 cd Ricercar).

lionel-meunier_lrCD événement, compte rendu critique. Kerll / Fux : Requiems. Vox Luminis, Lionel Meunier (1 cd Ricercar).D’emblée voici l’un de meilleurs disques de Vox Luminis, un ensemble désormais emblématique de l’excellence vocale collective, mené par le baryton-basse Lionel Meunier, directeur inspiré qui a trouvé récemment à Saintes, – lieu emblématique des dernières recherches de Philippe Herreweghe (et son orchestre des Champs Elysées), son modèle absolu-, un lieu d’approfondissement et même de défi (en juillet dernier, Vox Luminis ouvrait le festival estival de Saintes avec King Arthur de Purcell : vraie nouveauté lyrique pour l’ensemble, et certainement une étape décisive pour la maturité dramatique du collectif belge).

 

CLIC_macaron_2014De Kerl à Fux : joyaux de la tradition sacrée viennoise. D’abord, louons ici le focus ainsi opéré sur l’écriture de Johann Caspar Kerl (1627-1693), compositeur raffiné qui doit sa formation à Rome auprès des meilleurs, soit Carissimi et Frescobaldi (excusez du peu!). Figure tutélaire de l’essor de la musique à Munich puis à Vienne (où il est organiste à Saint-Etienne), Kerl laisse une somme incontournable à la fin du XVIIè : recueil de Messes intitulé « Missae sex, sum instrumentis concertantibus » de 1689, dédié à l’empereur très mélomane et compositeur lui même, Leopold Ier, – c’est à dire à l’époque de la peste à Vienne (1679-1682) et aussi du siège de la cité impériale par les turcs (1683). Soit l’une des écritures les plus inspirées en une époque particulièrement dure et barbare pour la chrétienté en l’Europe de l’est. D’un bout à l’autre, – et même si l’on pense aujourd’hui que la « Séquence / Sequenza » (écrite à quatre voix soliste) serait d’une période autre que le reste de la partition (conçu à 5 parties), on reste convaincu par la profonde unité du cycle et par l’intensité de sa lecture. C’est essentiellement la plénitude recueillie et exceptionnellement opulente des chanteurs qui souligne sans défaut ce sentiment de sérénité angélique, offrant dans cette Missa pro defunctis, une approche apaisée et sublimée de la mort. Même le Dies ire Dies illa est d’une noble prestance (une section que Kerl – d’après ses propres écrits-, destinait pour son office funèbre semble-t-il) et les dramatiques Quantus tremor pour basse, Tuba mireur (pour ténor), Mors stupebit pour alto (ici masculin) demeurent d’une articulation mesurée, d’une impériale tenue, d’une constante élégance (Vienne dès avant Haydn et Mozart est capitale de l’élégance). La plainte plus individualisée et presque en style direct, – implorante, incarnée du Quid sum miser pour soprano (cantus) complète intelligemment une succession de vagues collectives d’une formidable épure, d’une permanente pudeur. Même implication plus personnelle dans le Lacrimosa dies illa, également pour soprano (cantus) d’une claire et là aussi, constante sensibilité pudique. Orfèvre et très investi dans l’intonation pieuse et pourtant active, Vox Luminis affirme enfin une pleine maîtrise dans l’apaisement total et cette fusion des timbres vocaux magnifiquement canalisée jusqu’à la paix ineffable du dernier Lux aeternam.

Dans la succession de la Missa de Kerl, les premières notes du Requiem pour l’Empereur / Kaiserrequiem de Fux semblent approfondir et comme accomplir l’expérience précédemment éprouvée : la continuité, le sens de la progression dramatique de Vox Luminis est d’une remarquable intelligence sonore. Exprimer la parenté évidente des deux oeuvres renforce la pertinence du programme d’en composer comme les deux volets distincts mais complémentaires d’un même retable.

 

vox luminis requiem fux kerl cd ricercar clic de classiquenews ete 2016 RIC368Plus tardif que Kerl, Johann Joseph Fux (1660-1741), légende vivante à son époque à Vienne, incarne la noblesse et l’opulence au coeur du XVIIè, car il est né en 1660, soit plus de 30 ans après Kerl. Immédiatement c’est la profonde cohésion du son d’ensemble qui frappe et saisit à nouveau, porté davantage encore par la ductilité plastique et caressante des instruments de l’excellent ensemble concertant Scorpio collectief (fusion parfaite entre timbres instrumentaux et vocaux) : Vox Luminis comprend et exprime de l’intérieur tous les enjeux tragiques et même angoissés d’une célébration de la mort, et bien sûr, fort heureusement, de la résurrection. La clarté et la transparence inonde d’une lumière continue, intense, vibrante, la claire articulation du texte, mais aussi la succession très diversifiée (quant aux effectifs choisis) des séquences (en particulier du Dies Irae… au Pie Jesu… de la Sequenza fervente, soit le centre même de cette fresque palpitante de près de 15 mn d’une action collective et individuelle vivante et flamboyante. Surprenante révélation, le Dies ire, Dies illa : ferme et expressif semble annoncer directement Mozart. Même constat pour le dernier épisode : Lux aeterna, dont la première mesure se révèle très proche du Requiem de Mozart là aussi, à tel point que l’on se pose la question : Wolfgang a-t-il pu connaître précisément les partitions de son prédécesseur alors qu’il menait des recherches à la Cathédrale Saint-Etienne de Vienne ? La justesse du sentiment recueilli, la profonde tendresse qui s’en dégage aussi, le climat de certitude arienne et angélique … sont en partage chez l’un et l’autre compositeur. Le présent enregistrement, d’une idéale réalisation, pose cette question de la filiation directe qui détermine aussi une certaine tradition viennoise dans le domaine sacré, du XVIIè au XVIIIè. De Kerl à Fux circule une élégance sacrée fraternelle qui annonce – en connaissance intime de la musique, Mozart lequel serait comme la conclusion d’une boucle marquée par le sublime. Superbe réalisation. Donc CLIC de CLASSIQUENEWS de l’été 2016.

 

 

CD, compte rendu critique. KERL, FUX : Requiem. Vox Luminis. Lionel Meunier 1 cd Ricercar. Enregistré en novembre 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS – à paraître en septembre 2016.

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015Approfondir : VOIR notre reportage vidéo exclusif réalisé à Saintes pendant le festival estival 2015, où Vox Luminis présentait le Requiem impérial de Fux : Lionel Meunier explique son attachement à l’Abbaye aux Dames de Saintes et présente la ligne artistique de son ensemble Vox Luminis

 

 

 

Vox Luminis / Requiems de Kerl et de Fux
Septembre 2016 – 1 cd Ricercar – RIC 368

 

 

Fux
Vox Luminis
Zsuzsi Tóth, Kristen Wittmer, Sara Jäggi, Stefanie True – sopranos
Barnabás Hegyi, Jan Kullmann – countertenors
Olivier Berten, Robert Buckland – tenors
Lionel Meunier, Matthias Lutze – basses
Scorpio Collectief
Jacek Kurzydło, Jivka Kaltcheva – violin
Manuela Bucher – viola
Matthias Müller – violone
Kris Verhelst – organ
Jeremie Papasergio – dulciane
Simen van Mechelen, Adam Woolf – trombone
Frithjof Smith, Josué Meléndez, Lambert Colson – cornet

 

 

 

Kerll
Vox Luminis
Zsuzsi Tóth, Sara Jäggi – sopranos
Barnabás Hegyi, Jan Kullmann – countertenors
Dávid Szigetvári, Philippe Froeliger, Olivier Berten, Robert Buckland – tenors
Lionel Meunier, Matthias Lutze – basses
Bart Jacobs – organ
L’Achéron
François Joubert-Caillet
Marie-Suzanne de Loye
Andreas Linos
Lucile Boulanger

 

 

Le TAP de Poitiers accueille Vox Luminis

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMPoitiers, TAP. Vox Luminis réenchante les ancêtres de Bach. Le 26 avril 2016. Vox Luminis créé / mené par le baryton Lionel Meunier (depuis sa fondation à Namur en 2004) ne cesse de convaincre par la sonorité chaude, expressive et étonnamment articulé de son chœur, l’un de smeilleurs actuellement, avec Les Arts Florissants et le chœur de chambre de Namur. Le programme présenté par Vox Luminis à Poitiers met en lumière la généalogie des ancêtres de Jean-Sébastien Bach, tous excellents musiciens, pour le choeur, et fervents chrétiens devant l’Eternel. La dynastie Bach ainsi évoquée met en lumière le tempérament musical des compositeurs prédécesseurs de Jean Sébastien : Johann (1604-1673), Johann Christoph (1642-1703), Johann Michael (1648-1694) et Johann Ludwig (1677-1731). Autant d’auteurs dont JS possédait des copies ou des autographes de leurs partitions. Leurs motets confirment combien l’art musical fut une spécialité familiale, l’emblème de l’excellence artistique partagé par tous les membres d’un clan de compositeurs, une dynastie parmi les plus prolixes de l’histoire musicale. Doubles chœurs classiques, choralmottete à 5 voix, doubles choeurs asymétriques, motet à 6 vois, chanteurs tenus caché, soprano surgissant du choeur… autant de dispositifs et de formes divers démontrant la vitalité créative d’un foyer particulièrement original.

vox luminis lionel meunier copyright ola renska classiquenews 2767514_origAu programme : prédécesseurs de JS Bach, puis les Musikalische Exequiem de Schütz, sommet de la ferveur germanique du premier baroque, sur unt este que Brahms reprendra au XIXè pour son propre compte. Lionel Meunier a souvent exprimé son admiration pour Philippe Herreweghe et le Collegium vocal de Gand, un ensemble qui l’ayant marqué, a profondément inspiré son geste comme interprète et comme chef.
Vox Luminis offre ainsi un éloquent prélude à la musique pour les funérailles du prince Heinrich Posthumus von Reuss, patron et ami de Schütz rencontré à Bayreuth dès 1619. La commande en remonte du vivant du prince mécène dès 1635 : Exsequiae, signifie obsèques. C’est donc la musique pour le rituel funèbre… sur un texte luthérien sélectionné par Reuss lui-même. Les indications du compositeur d’habitude très précis et exact dans ses annotations, font mention d’un dispositif plutôt strict voire monacal : 6 chanteurs et un orgue. Vox Luminis fidèle à la tradition des recréations vivantes en propose une version personnelle où c’est le chant qui est surtout mis en avant. L’œuvre d’une durée moyenne de moins de 40 mn, s’achève (Partie III) en évoquant l’apothéose du défunt, sur un texte de Simeon puis de l’Apocalypse (la Guerre de Trente Ans impose alors ses ravages destructeurs dans toute l’Europe) ; c’est l’âme élue d’un sanctifié aux côtés de deux séraphins qui referme ce somptueux cycle sur la mort et le repos éternel.

Critique du cd Schütz / Musikalische Exequien, par notre rédacteur critique Lee Yu Wang :
” Schütz réalise ici la sépulture musicale de son patron et mécène (et probablement ami si l’on en lit les dédidaces), Heinrich Reuss le Posthume, seigneur de Gera, décédé le 3 décembre 1635: pour son office funèbre le 4 février 1636, le compositeur y distille une pensée épurée, sobre et monumental à la fois, recueillie et digne: un idéal de terreur pacifiée ou de sérénité conquise, biens précieux en ces temps d’incertitude et de grande affliction. La Guerre de Trente détruit l’Europe du XVIIè, et la musique de l’italien Schütz, qui apprit sa langue si géniale à la chaleur carissimienne, s’accomplit ici en un cycle admirablement abordé. Si Benoît Haller s’autorisait un instrumentarium coloré voire somptueux, Lionel Meunier et les solistes de Vox Luminis préfèrent plûtot l’austérité ardente et fervente d’un continuo épuré (orgue et basse de viole).  Les considérations sur le/la mort opèrent une mise en terre des plus exaltantes: les voix lumineuses de l’ensemble convoqué n’ayant de facto jamais aussi bien porté leur nom.
Une fusion vocale prenante, et pourtant un chant incarné et individualisé portent la réussite de cette lecture admirable. Les couleurs sombres sont claires; la vocalité, respectueuse du texte. Schütz n’avait pas inspiré tel linceuil précisément entonné, magistralement habité. En luthérien convaincu, Schütz regarde la mort telle une libération porteuse de paix et d’accomplissement. Tout un programme saisissant, idéalement défendu par Vox Luminis dans l’un de leurs meilleurs enregistrements. “

 

 

 

 

Vox Luminis au TAP de Poitiersboutonreservation
Ancêtres de JS Bach, Musikalische Exequien de Schütz
Mardi 26 avril 2016, 20h30
1h30 sans entracte
TAP Auditorium

 

 

VOIR aussi notre reportage vidéo “La 3ème Génération d’interprètes à SAINTES” dont l’excellent ensemble belge VOX LUMINIS / entretien avec Lionel MEUNIER (juillet 2015)

 

 

Bach, Schütz par Vox Luminis

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMPoitiers, TAP. Vox Luminis réenchante les ancêtres de Bach. Le 26 avril 2016. Vox Luminis créé / mené par le baryton Lionel Meunier (depuis sa fondation à Namur en 2004) ne cesse de convaincre par la sonorité chaude, expressive et étonnamment articulé de son chœur, l’un de smeilleurs actuellement, avec Les Arts Florissants et le chœur de chambre de Namur. Le programme présenté par Vox Luminis à Poitiers met en lumière la généalogie des ancêtres de Jean-Sébastien Bach, tous excellents musiciens, pour le choeur, et fervents chrétiens devant l’Eternel. La dynastie Bach ainsi évoquée met en lumière le tempérament musical des compositeurs prédécesseurs de Jean Sébastien : Johann (1604-1673), Johann Christoph (1642-1703), Johann Michael (1648-1694) et Johann Ludwig (1677-1731). Autant d’auteurs dont JS possédait des copies ou des autographes de leurs partitions. Leurs motets confirment combien l’art musical fut une spécialité familiale, l’emblème de l’excellence artistique partagé par tous les membres d’un clan de compositeurs, une dynastie parmi les plus prolixes de l’histoire musicale. Doubles chœurs classiques, choralmottete à 5 voix, doubles choeurs asymétriques, motet à 6 vois, chanteurs tenus caché, soprano surgissant du choeur… autant de dispositifs et de formes divers démontrant la vitalité créative d’un foyer particulièrement original.

vox luminis lionel meunier copyright ola renska classiquenews 2767514_origAu programme : prédécesseurs de JS Bach, puis les Musikalische Exequiem de Schütz, sommet de la ferveur germanique du premier baroque, sur unt este que Brahms reprendra au XIXè pour son propre compte. Lionel Meunier a souvent exprimé son admiration pour Philippe Herreweghe et le Collegium vocal de Gand, un ensemble qui l’ayant marqué, a profondément inspiré son geste comme interprète et comme chef.
Vox Luminis offre ainsi un éloquent prélude à la musique pour les funérailles du prince Heinrich Posthumus von Reuss, patron et ami de Schütz rencontré à Bayreuth dès 1619. La commande en remonte du vivant du prince mécène dès 1635 : Exsequiae, signifie obsèques. C’est donc la musique pour le rituel funèbre… sur un texte luthérien sélectionné par Reuss lui-même. Les indications du compositeur d’habitude très précis et exact dans ses annotations, font mention d’un dispositif plutôt strict voire monacal : 6 chanteurs et un orgue. Vox Luminis fidèle à la tradition des recréations vivantes en propose une version personnelle où c’est le chant qui est surtout mis en avant. L’œuvre d’une durée moyenne de moins de 40 mn, s’achève (Partie III) en évoquant l’apothéose du défunt, sur un texte de Simeon puis de l’Apocalypse (la Guerre de Trente Ans impose alors ses ravages destructeurs dans toute l’Europe) ; c’est l’âme élue d’un sanctifié aux côtés de deux séraphins qui referme ce somptueux cycle sur la mort et le repos éternel.

Critique du cd Schütz / Musikalische Exequien, par notre rédacteur critique Lee Yu Wang :
” Schütz réalise ici la sépulture musicale de son patron et mécène (et probablement ami si l’on en lit les dédidaces), Heinrich Reuss le Posthume, seigneur de Gera, décédé le 3 décembre 1635: pour son office funèbre le 4 février 1636, le compositeur y distille une pensée épurée, sobre et monumental à la fois, recueillie et digne: un idéal de terreur pacifiée ou de sérénité conquise, biens précieux en ces temps d’incertitude et de grande affliction. La Guerre de Trente détruit l’Europe du XVIIè, et la musique de l’italien Schütz, qui apprit sa langue si géniale à la chaleur carissimienne, s’accomplit ici en un cycle admirablement abordé. Si Benoît Haller s’autorisait un instrumentarium coloré voire somptueux, Lionel Meunier et les solistes de Vox Luminis préfèrent plûtot l’austérité ardente et fervente d’un continuo épuré (orgue et basse de viole).  Les considérations sur le/la mort opèrent une mise en terre des plus exaltantes: les voix lumineuses de l’ensemble convoqué n’ayant de facto jamais aussi bien porté leur nom.
Une fusion vocale prenante, et pourtant un chant incarné et individualisé portent la réussite de cette lecture admirable. Les couleurs sombres sont claires; la vocalité, respectueuse du texte. Schütz n’avait pas inspiré tel linceuil précisément entonné, magistralement habité. En luthérien convaincu, Schütz regarde la mort telle une libération porteuse de paix et d’accomplissement. Tout un programme saisissant, idéalement défendu par Vox Luminis dans l’un de leurs meilleurs enregistrements. “

 

 

 

 

Vox Luminis au TAP de Poitiersboutonreservation
Ancêtres de JS Bach, Musikalische Exequien de Schütz
Mardi 26 avril 2016, 20h30
1h30 sans entracte
TAP Auditorium

 

 

VOIR aussi notre reportage vidéo “La 3ème Génération d’interprètes à SAINTES” dont l’excellent ensemble belge VOX LUMINIS / entretien avec Lionel MEUNIER (juillet 2015)

 

 

Reportage vidéo : La 3ème génération de musiciens au Festival de Saintes 2015

logoSaintes_A3_noirReportage vidéo : La 3ème génération de musiciens au Festival de Saintes 2015. En juillet 2015, le Festival de Saintes cultive aux côtés des têtes d’affiches et des vedettes célébrées, la diversité défricheuse des jeunes tempéraments. Cette année, les 12 et 13 juillet 2015, CLASSIQUENEWS s’intéresse à trois interprètes qui portent l’élan enthousiaste de cette 3ème génération de musiciens qui incarnent aussi la vitalité du festival estival. Entretien avec Stephan Maciejewski, Directeur artistique et Odile Pradem-Faure, Directrice générale mais aussi les musiciens concernés… tels Lionel Meunier (Vox Luminis), Adam Laloum (pianiste) et Raphaël Sévère (clarinette), Héloïse Gaillard (créatrice de l’ensemble Amarillis). © studio CLASSIQUENEWS.TV – Réalisation : Philippe-Alexandre Pham

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end 2. Bach : les origines (24,25,26 juillet 2015)

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach / Vox Luminis (24,25,26 juillet 2015).

2ème week end Musique et Mémoire
(Haute Saône)

Ensemble en résidence : Vox Luminis, Lionel Meunier
Thématique : Bach, une famille au long cours !

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Le second week end musical du Festival Musique et Mémoire 2015 met à l’honneur la famille Bach : les prédécesseurs de Jean-Sébastien et ses fils, sont d’immenses musiciens et compositeurs que Vox Luminis révéle en pleine lumière. Fabrice Creux, directeur du festival en Haute-Saône donne carte blanche à Vox Luminis, l’ensemble vocal et instrumental dirigé par la basse Lionel Meunier : découvrir les origines du Bach mûr. Jean-Sébastien est lui-même l’héritier d’une tradition musicale familiale où la continuité dans l’excellence et la ferveur, l’originalité et la profondeur, reste de mise. A travers la diversité des formes (motets, cantates…), dans le maillage raffiné et complexe des sensibilités de chaque membre de la famille, émerge peu à peu le génie du plus grand compositeur du clan : Jean-Sébastien. Rares les occasions de suivre pas à pas Bach avant Bach. Musique et Mémoire permet d’explorer la maturation et l’inspiration du compositeur baroque, tout en goûtant l’acoustique particulière de chaque lieu investi : Héricourt, Lure, Fresse… Nous avions quitté Vox Luminis à Saintes, où le 12 juillet dernier, le collectif interprétait Purcell et Fux en un programme intensément déploratif (LIRE notre compte rendu concert Vox Luminis à Saintes : Purcell, Fux…).

 

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMDéjà invité en 2012, Vox Luminis revient au festival Musique et Mémoire pour se consacrer en 3 concerts à l’origine du génie de Bach : de quelle tradition familiale, Jean-Sébastien est il l’héritier ? Musique et Mémoire répond à la question. Installé en Belgique (Namur, lieu emblématique de l’excellence chorale), Vox Luminis est né en 2014 sous l’impulsion de son fondateur, le flûtiste et chanteur Lionel Meunier. La souplesse et la précision vocale, le souci de la sonorité à la fois pleine et articulée caractérisent depuis ses débuts, le geste musical de Vox Luminis (Voix de lumière en latin). Qu’il s’agisse de pièces sacrées ou profanes, Vox Luminis cisèle une approche saisissante par ses nuances expressives, le sens du texte, la prééminence de l’intelligibilité et un dramatisme jamais appuyé : agissant, selon le rythme naturel du souffle.

 

 

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015

 

 

 

Week end Bach à Musique et Mémoire

3 concerts événements pour comprendre d’où vient Jean-Sébastien Bach

 

Vendredi 24 juillet, 21h (église luthérienne d’Héricourt) : motets de Johann, Johann Christoph, Johann Michael, Johann Ludwig Bach. Répétition publique ouverte à 17h.

Samedi 25 juillet, 21h (église Saint-Martin) : Bach, la lignée d’Arnstadt. Heinrich, Johann Michael, Johann Christoph, Jean-Sébastien Bach : cantates. Répétition publique ouverte à 18h.

Dimanche 26 juillet, 17h (église Sainte-Antide, Fresse) : Pachelbel et Bach. Cantates de jeunesse (sans récit ni choral harmonisé). Pachelbel grand mai de la famille et proche du père de Jean-Sébastien (Ambrosius) a transmis au futur Cantor de Leipzig, une maitrise exceptionnelle de la forme cantate, ce dès sa prime jeunesse. Le programme dévoile ce que doit JS Bach à l’art de Pachelbel.

 

 

Réservations et informations sur le site du festival Musique et Mémoire

03 84 49 33 46

festival@musetmemoire.com

www.musetmemoire.com

 

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach (24,25,26 juillet 2015)

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach / Vox Luminis (24,25,26 juillet 2015).

2ème week end Musique et Mémoire
(Haute Saône)

Ensemble en résidence : Vox Luminis, Lionel Meunier
Thématique : Bach, une famille au long cours !

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Le second week end musical du Festival Musique et Mémoire 2015 met à l’honneur la famille Bach : les prédécesseurs de Jean-Sébastien et ses fils, sont d’immenses musiciens et compositeurs que Vox Luminis révéle en pleine lumière. Fabrice Creux, directeur du festival en Haute-Saône donne carte blanche à Vox Luminis, l’ensemble vocal et instrumental dirigé par la basse Lionel Meunier : découvrir les origines du Bach mûr. Jean-Sébastien est lui-même l’héritier d’une tradition musicale familiale où la continuité dans l’excellence et la ferveur, l’originalité et la profondeur, reste de mise. A travers la diversité des formes (motets, cantates…), dans le maillage raffiné et complexe des sensibilités de chaque membre de la famille, émerge peu à peu le génie du plus grand compositeur du clan : Jean-Sébastien. Rares les occasions de suivre pas à pas Bach avant Bach. Musique et Mémoire permet d’explorer la maturation et l’inspiration du compositeur baroque, tout en goûtant l’acoustique particulière de chaque lieu investi : Héricourt, Lure, Fresse… Nous avions quitté Vox Luminis à Saintes, où le 12 juillet dernier, le collectif interprétait Purcell et Fux en un programme intensément déploratif (LIRE notre compte rendu concert Vox Luminis à Saintes : Purcell, Fux…).

 

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMDéjà invité en 2012, Vox Luminis revient au festival Musique et Mémoire pour se consacrer en 3 concerts à l’origine du génie de Bach : de quelle tradition familiale, Jean-Sébastien est il l’héritier ? Musique et Mémoire répond à la question. Installé en Belgique (Namur, lieu emblématique de l’excellence chorale), Vox Luminis est né en 2014 sous l’impulsion de son fondateur, le flûtiste et chanteur Lionel Meunier. La souplesse et la précision vocale, le souci de la sonorité à la fois pleine et articulée caractérisent depuis ses débuts, le geste musical de Vox Luminis (Voix de lumière en latin). Qu’il s’agisse de pièces sacrées ou profanes, Vox Luminis cisèle une approche saisissante par ses nuances expressives, le sens du texte, la prééminence de l’intelligibilité et un dramatisme jamais appuyé : agissant, selon le rythme naturel du souffle.

 

 

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015

 

 

 

Week end Bach à Musique et Mémoire

3 concerts événements pour comprendre d’où vient Jean-Sébastien Bach

 

Vendredi 24 juillet, 21h (église luthérienne d’Héricourt) : motets de Johann, Johann Christoph, Johann Michael, Johann Ludwig Bach. Répétition publique ouverte à 17h.

Samedi 25 juillet, 21h (église Saint-Martin) : Bach, la lignée d’Arnstadt. Heinrich, Johann Michael, Johann Christoph, Jean-Sébastien Bach : cantates. Répétition publique ouverte à 18h.

Dimanche 26 juillet, 17h (église Sainte-Antide, Fresse) : Pachelbel et Bach. Cantates de jeunesse (sans récit ni choral harmonisé). Pachelbel grand mai de la famille et proche du père de Jean-Sébastien (Ambrosius) a transmis au futur Cantor de Leipzig, une maitrise exceptionnelle de la forme cantate, ce dès sa prime jeunesse. Le programme dévoile ce que doit JS Bach à l’art de Pachelbel.

 

 

Réservations et informations sur le site du festival Musique et Mémoire

03 84 49 33 46

festival@musetmemoire.com

www.musetmemoire.com