Doulce Mémoire. Musique secrète de Leonardo da Vinci

Doulce-Memoire-1-denis-raisin-dadre-30-ans-annonce-concert-opera-de-tours-critique-concert-critique-opera-classiquenewsDOULCE MÉMOIRE. Musiques de Leonardo, le 21 sept 2019. Valençay (36). Doulce Mémoire, c’est d’abord l’esprit de la Renaissance, cette période faste de découvertes, d’inventions, de voyages et de créativité… En 2019, l’ensemble fondé par Denis Raisin Dadre fête ses déjà 30 ans. 30 ans de somptueuses et vivantes découvertes d’un formidable laboratoire musicale qui a révélé aux français et au monde, les mille séductions de la musique de la Renaissance dont la richesse profite dans chaque programme de Doulce Mémoire, de la sensibilité et des tempéraments artistiques des interprètes associés. En regard du livre cd paru au printemps 2019, « la musique secrète » de Leonardo da Vinci, Denis Raisin-Dadre, grand amateur de peinture entre autres, retrouve le mystère et le raffinement qui ont produit les peintures de Leonardo en invoquant les musiques de son temps. Le goût de Vinci pour la musique est connu et attesté par les nombreux témoignages de ses contemporains. Léonard était admiré comme joueur et improvisateur sur la lira da braccio.

 

 

 

Musique secrète de Leonardo da Vinci
Pour ses 500 ans, Doulce Mémoire
fait chanter les peintures de Leonardo…

Sa passion pour la musique provient de sa jeunesse, de la fréquentation de musiciens dans les ateliers de peintres. Pendant sa formation auprès de Verrocchio, son premier maître à Florence, était aussi musicien comme nombre de peintres à l’époque. Dans l’atelier travaillaient Botticelli, Le Pérugin, Ghirlandaio, Lorenzo di Credi… l’émulation artistique s’associe aux instruments : luth ; lyre auxquels répondent les chants – bref, la musique est partout.

Denis Raisin-Dadre s’explique : ” Plutôt que partir à la recherche des musiques qu’aurait pu jouer Léonard, ou de suivre comme nous l’avons déjà fait à Doulce Mémoire ses pérégrinations de villes en villes, nous désirons partir à la recherche des musiques secrètes de ses tableaux. Une démarche à la fois scientifique puisque, nous serons sur des musiques contemporaines de Vinci mais aussi éminemment poétique pour rentrer dans l’univers mental de ce génie “.
« SÅ“ur mineure et malheureuse de la peinture, la musique s’évanouit tout de suite » écrit Léonard dans son traité de peinture “. Le projet cherche à en fixer le cours pour que perdure la force de sa poésie. Pari réussi, comme l’atteste son livre cd ” Musique secrète de Leonardo da Vinci “, déjà paru.

Leonardo_selfExtrait de notre critique du livre cd Musique secrète de Leonardo da Vinci par Alban Deags : …” 15 TABLEAUX ET LEURS RESONANCES MUSICALES… Le fondateur deDoulce Mémoire a sélectionné une quinzaine de tableaux, dont beaucoup sont aujourd’hui au Louvre (la France regroupe ainsi la plus grande collection de tableaux du Peintre dont les Å“uvres, en provenance des collections royales, celles de François Ier, sont le noyau du département de peintures du Louvre) : Le baptême du Christ, L’Annonciation, La vierge aux rochers, Portrait d’Isabelle d’Este, La belle ferronnière, Sainte Anne et la Vierge, Saint Jean-Baptiste… Denis Raisin-Dadre n’oublie pas La Joconde – qu’il a mis en correspondance avec des musiques de Jacob Obrecht (1457-1505), de Josquin Desprez (1450-1521), des laudes consacrées à l’Annonciation, des Frotolle, des chants sur des textes de Pétrarque, accompagnés par la lira da braccio, instrument très apprécié de Léonard…”. (…) Leonardo da Vinci  fut musicien et compositeur, réalisateur des fêtes et divertissements pour la cour ducale des Sforza de Milan. Pour le duc Ludovico, Leonardo invente des machines de guerre, et aussi produit des spectacles « magiques » dont les prouesses techniques, illusionnistes ont laissé de nombreux témoignages. Improvisateur remarquable, Leonardo jouait excellemment de la lira da braccio,  s’accompagnant tout en déclamant des vers… C’est un véritable Orphée laïque qui officie ainsi à la Cour milanaise, se rendant bientôt indispensable.”

 

 

 

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Doulce Mémoire
Musique secrète de Leonardo da Vinci
Le 21 septembre 2019 à Valencay (36)
Château de Valençay, 21h

Léonard de Vinci, la musique secrète

Distribution :
Clara Coutouly, soprano
Matthieu Le Levreur, baryton
Pascale Boquet, luth
Baptiste Romain ou Nicolas Sansarlat, lira da braccio
Bérengère Sardin, harpe renaissance
Denis Raisin Dadre, flûtes et direction
Ikse Maitre, scénographie

Projet présenté dans le cadre de « Viva Leonardo da Vinci ! 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire »

+ d’infos sur le site de DOULCE MEMOIRE :
https://www.doulcememoire.com/programmes/leonard-de-vinci-la-musique-secrete/

 

 

 

agenda

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Le 21 septembre 2019 à Valencay (36)
Château de Valençay, 21h
http://www.chateau-valencay.fr/#

Le 27 septembre 2019 à Turnhout (Belgique)
Festival Musica Divina

Le 13 novembre 2019 à Orélans (45)
Le Bouillon – Université d’Orléans
http://www.univ-orleans.fr/fr/culture

 

 

 

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Le 15 novembre 2019 à Paris (75)
Auditorium du Louvre, 20h
https://www.louvre.fr/musiques?page=1

leonardo-da-vinci-musique-secrete-livre-cd-alpha-critique-annonce-cd-par-clasiquenews-compte-rendu-critique-cd-livre-classiquenews-musique-classiqueŒuvres de Josquin Desprez, Bartolomeo Tromboncino, Marchetto Cara, Johannes de la Fage, Firminus Caron… Musiques tirées des Laudes et des Frottole éditées par Petrucci. A l’occasion de l’exposition du Louvre célébrant les 500 ans de la naissance de Léonard de Vinci, l’ensemble Doulce Mémoire et son chef Denis Raisin Dadre convient à un voyage merveilleux sur les pas de celui qui fut l’un des plus grands virtuoses de son temps à la lira da braccio et qui nous a laissé de nombreuses énigmes musicales. Avec des mélodies populaires de l’époque et que l’on retrouve retranscrites par différents compositeurs tels que Josquin Desprez ou Heinrich Isaac, le concert évoque les musiques qu’il aurait été possible d’écouter dans un atelier de peinture ou dans un cercle aristocratique de la Renaissance. Et vous, quelles musiques pensez vous que Leonard aurait pu écouter en dessinant ou en peignant la Joconde ou la Vierge aux rochers ?

 

 

 

 

Approfondir

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LIRE notre critique du livre cd Musique secrète de Leonardo da Vinci / Les 500 ans de Leonardo de Vinci en 2019 :
http://www.classiquenews.com/5-mai-2019-500-ans-de-la-mort-de-leonardo-da-vinci/

 

 

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Concert pour les 500 ans du château de Chambord

arte_logo_2013ARTE, dim 8 sept 2019, 17:45. CONCERT 500 ans de Chambord. Concert exceptionnel, filmé sur le toit-terrasse du château de Chambord dont le programme unique entend fêter les 500 ans de la construction. Plus grand chantier du règne de François Ier, le château de Chambord mérite bien ce focus célébratif, filmé sous des lumières oniriques qui en restituent le raffinement et l’harmonie formelle. Comme Versailles pour Louis XIV, Chambord est d’abord un pavillon de chasse, au cœur de la forêt giboyeuse de Sologne.

 

 

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François Ier, roi fastueux qui a le choc de l’Italie, transporte en France, l’éclat artistique de la Renaissance italienne. En 1519, au milieu des marécages, surgit le château enchanté, vision matérialisée d’un rêve architectural dont l’unité, l’élégance, l’ampleur et l’harmonie du plan demurent mystérieux. Qui a conçu le plan dont les manuscrits n’ont jamais été retrouvé ? Comment restituer l’évolution et les étapes du chantier ? Comment attribuer à chaque concepteur sa part ? Quelle fut par exemple la participation de Leonard de Vinci, le maître et l’ami de François Ier ? Vinci meurt quelques mois avant le début du chantier … Lui doit on la conception de l’escalier central à deux révolutions ou deux montées entrelacées, véritable prodige architectural ; lui doit on aussi le plan centré, en croix ? Qui a conçu la formidable forêt de cheminées hautes en faitage qui confère au bâtiment ce fourmillement central dont la référence serait la Jérusalem céleste ?

4 tours massives (références aux châteaus défensifs médiévaux français), 77 escaliers, 400 pièces… rappellent la place première que le bâti a tenu dans le cœur du Roi François Ier. Chambord pour lui ce qu’est Versailles pour Louis XIV.

Le concert évoque la place de la musique à Chambord ; une place privilégiée puisque Leonard de Vinci était lui-même grand ordonnateur de fêtes et aussi instrumentiste virtuose (lira da braccio). Chaque section du spectacle évoque les compositeurs renommés et les personnalités politiques qui ont suscité l’art du spectacle et l’essor de la musique…

 

 

 

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Musiques de la Renaissance avec DOULCE MEMOIRE et l’excellent Denis Raisin-Dadre (qui ont d’ailleurs fêté leur… 30 ans au printemps 2019 !); musique baroque aussi car Lully, Molière et Louis XIV ont marqué l’histoire du château : le Bourgeois Gentilhomme, pièce avec musique, a été créé ici même.

Ce sont aussi d’autres figures, acteurs principaux de l’histoire de Chambord : une recluse mystérieuse, le Maréchal de Saxe, le Comte de Chambord…
De la Renaissance au Romantisme, entre partitions françaises et citations italiennes, le mystère Chambord s’épaissit, fascine, offrant cet idéal esthétique hérité de la Renaissance française. Avec les Ensembles Doulce Mémoire de Denis Raisin Dadre et le Parnasse Français de Louis Castelain mais également la chanteuse Lucile Richardot et la pianiste Vanessa Wagner.

 

 

 

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ARTE, Dimanche 8 septembre 2019. 17h45 500 ANS DE MUSIQUE AU CHÂTEAU DE CHAMBORD – Écrit et réalisé par Olivier Simonnet (2019- 1h30mn) – Invités : Les Talens Lyriques – Ch Rousset, Véronique Gens, Sophie Karthäuser, Jean-Sébastien Bou, Jérôme Boutillier, Emiliano Gonzalez Toro, Philipp Mathmann, Doulce Mémoire – Denis Raisin Dadre, le Parnasse Français – Louis Castelain, Lucile Richardot, Vanessa Wagner. Intervenant : Virginie Berdal.

En complément :
Documentaire CHAMBORD, le château, le roi, l’architecte, diffusé sur ARTE, samedi 7 sept 2019, 20:50.

 

 

CD annonce. cd Arie napolitaine par Max Emanuel Cencic (Decca). A paraître le 2 octobre 2015

cencic arie napolitane cd decca review account of compte rendu critique du cd CLASSIQUENEWS cover Arie NapoletaneCD annonce. cd Arie napolitaine par Max Emanuel Cencic (Decca). A paraître le 2 octobre 2015. Après le formidable Artaserse (1730, révélé dès 2012) de Leonardo Vinci (auteur présent à nouveau ici), à la fois tremplin des jeune nouveaux hautes contres (Fagioli, Berna Sabadus, Mynenko…) et ouvrage d’un flamboyant lyrisme propre à la Naples du XVIIè, le contre ténor croate né en 1976 (altiste) Max Emanuel Cencic affirme un goût sûr pour le défrichement rare et d’autant plus admirable : il continue d’explorer les trésors oubliés parténopéens avec un nouvel album édité par Decca, début octobre 2015 : Arie Napoletane, nouveau récital, comportant plusieurs révélations, joyaux de l’opera seria napolitain du début du XVIII e siècle  (soit 10 enregistrements en première mondiale); le travail du chanteur observe et la sensualité virtuose des airs d’héroïsme ou de langueur et l’impact linguistique des récitatifs qui mettent en avant le texte, élément essentiel de la lyre italienne baroque. A l’époque, la machine napolitaine doit sa grande réputation et son extraordinaire séduction au chant des castrats (Farinelli, Senesino ou encore Caffarelli s’y sont révélés), enfants musiciens virtuoses produits des quatre conservatoires de Naples sur lesquels régnèrent des auteurs attentionnés et soucieux de l’essor de leurs élèves chanteurs : Alessandro Scarlatti, Leonardo Leo, Leonardo Vinci, Nicola Porpora ou encore Giovanni Battista Pergolesi… Les amateurs de chant passionné autant que contourné retrouvent ici Max Emanuel Cencic, cette voix flexible, corsée, contrastée qui aime cultiver les défis vocaux. Comme Cecilia Bartoli, Cencic aime approfondir et bien préparer chaque récital lyrique… Celui-là en est un, après un précédent dédié à Adolf Hasse, “Apollon européen”, auteur de virtuosités elles aussi langoureuses et héroïques… (LIRE notre compte rendu du cd Rokoko, édité par Decca déjà en janvier 2014 avec l’excellent ensemble Armonia Atenea de George Petrou). Prochaine critique développée du cd Arie napolitaine par Max Emanuel Cencic dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

LIRE aussi notre critique développée du DVD Artaserse de Leonardo Vinci

 

 

 

DVD. Artaserse de Vinci par Fagioli et Cencic

erato artaserse vinci fagioli cencic dvdDVD. Leonardo Vinci : Artaserse (Fagioli, Cencic, Fasolis, 2012). Rome, 1730. Leonardo Vinci (1690-1730) fait créer son dernier opéra seria Artaserse, livret de Métastase (plutôt conventionnel et… prévisible dans ses successions de récitatifs, aria da capo, sorties traditionnelles…), dans une distribution exclusivement masculine car les femmes étaient interdites de scène lyrique selon les lois papales. Place donc aux scènes héroïques, aux effusions sensuelles avec un nombre impressionnant d’emplois travestis.
Honneurs aux contres ténors (5 au total aux côtés du seul ténor Juan Sancho) à défaut de castrats dans cette récréation moderne (costumes à l’appui, style extravangaza ou Cage aux folles mais avec un accent « baroque » contemporain : la fashion week n’a qu’à se rhabiller!). Sans réelle direction d’acteurs, cette succession de costumes à paillettes et plumes colorées aurait fini par singer un mauvais carnaval carioca (c’est de saison), sauf que la tenue des chanteurs force, elle, l’admiration. La caractérisation de chaque personnalité montre l’essor du chant masculin travesti : jamais les théâtres n’ont pu disposer d’autant de contre ténors aux timbres et techniques aussi diverses que finement trempées. Du pain béni pour les recréations baroques de ce type. Confusion des sexes, vertiges baroques, labyrinthes des identités troubles et fascinantes, l’opéra recréé est autant un festival de voix sublimes que de personnages délirants, déjantés, cocasses. Même s’il paraît peu probable qu’à l’origine, l’ouvrage de Vinci partage cette couleur Drag Queen résolument moderne, la réussite du spectacle ainsi produit s’appuie aussi sur elle : on ne peut en masquer l’impact. L’opéra devenant alors une implosion en kaléidoscope où dans les décors et références scénographiques, l’apparition de perspectives et architectures à l’infini soulignent un spectacle où règne le dérèglement, le mouvement, la transformation continue ; image vivante d’une machinerie qui se dévoile à vue et exprime l’essence du théâtre baroque : la métamorphose. Au centre, tourne la scène de l’action, cependant que les loges dans les côtés restent visibles, dévoilant aux spectateurs, les mutations qui s’opèrent. Hommes devenues femmes, jeu amoureux où le désir est seul moteur, tout est renforcé évidemment par la séduction des voix réunies.
Serviteurs d’une partition virtuose qui redouble et surenchérit les performances vocalisantes, les acteurs du plateau relèvent le défi.

L’opéra des 5 contre-ténors : les « super five »

CLIC D'OR macaron 200En Perse antique, dans un déballage de costumes et maquillage qui emprunte au film culte « 300 » (d’ailleurs l’action se passe aussi en Perse mais à l’époque du père d’Artaserse, Xersès, quand le grec Leonidas ose défier le souverain oriental…), les intrigues en tout genre vont bon train : trahisons et réconciliations, révélation et secrets, surtout apothéose finale de la vertu (dans un monde en dégénérescence… c’est toujours d’actualité). Ici les collants et les plumes remplacent les armures et les épées… Les « frères » éprouvés et éloignés Artaserse/Arbace que l’action à épisodes fait rivaux pour le pouvoir, se retrouvent enfin, après moult avatars : chacun épouse sa promise : Artaserse, Semira; Arbace, Mandane.
Cencic/Fagioli en vedette… Max Emanuel Cencic, l’un des contre ténors vedette du plateau et instigateur de la production incarne justement une femme trouble et coquette, idéalement féminine et avisée : Mandane, soeur d’Artaserse, et amante de son ennemi politique, Arbace. Ce dernier, magistralement défendu par celui que l’on nomme à présent «  il Bartolo », en référence à la diva romaine vivaldienne, devenue tragédienne chez Rossini ou Bellini, – Cecilia Bartoli-, s’impose au sommet de l’affiche : trempé certes, acidulé aussi et magnifiquement virtuose là encore, doué d’une facilité expressive d’une musicalité toujours préservée : Franco Fagioli est notre modèle actuel. Sur les traces des castrats qui l’ont précédé dans le rôle (Carestini et Farinelli), le divino argentin excelle dans une vocalità flexible et acrobatique, d’une sincérité souvent inouïe (magnifique air à la fin du I : Vo solcando un mar cruel).

artaserse vinci cencic jaroussky fagioliAux côtés de Cencic et Fagioli, saluons aussi le piquant (bien que plus neutre) de Philippe Jaroussky (Artaserse) qui étrangement paraît nettement moins abouti et surtout moins nuancé que ses partenaires (à part l’élégie langoureuse en pâmoison : que lui reste-t-il?), le tranchant Yuriy Mynenko (Mégabise) s’illustre remarquablement, et surtout Valer Barna Sabadus (Semira) -à la féminité avouons-le envoûtante, enrichissent une galerie de hautes personnalités vocalement totalement fascinante.
Dans la fosse, Diego Fasolis et les instrumentistes du Concerto Köln redoublent eux aussi d’élégance nerveuse, de mille séductions de timbres et d’accents : un défilé acrobatiques et chamarré qui s’inscrit durablement dans notre imaginaire. L’esthétique vocale et instrumentale de cette production plus que cohérente parvient à sublimer l’écriture rien que démonstrative de Leonardo Vinci, champion de l’opéra napolitain. Superbe production dont le DVD restitue la réussite, l’éclat, la tension.

Leonardo Vinci : Artaserse, 1730. Philippe Jaroussky (Artaserse), Max Emanuel Cencic (Mandane), Franco Fagioli (Arbace), Valer Barna-Sabadus (Semira), Yuriy Mynenko (Megabise), Juan Sancho (Artabano). Concerto Köln, Coro della Radiotelevisione Svizzera. Diego Fasolis, direction. Silviu Purcarete, mise en scène. Filmé en novembre 2012 à Nancy. 1 dvd Erato. Réf.: 0825646323234. 3h10mn.

agenda

La production d’Artaserse de Leonardo Vinci est à l’affiche de l’Opéra royal de Versailles, les 19, 21, 23 mars 2014, 20h. La distribution est identique à celle du dvd sauf Philippe Jaroussky absent, remplacé dans le rôle d’Artaserse par Vince Yi.