L’OdyssĂ©e OFFENBACH, spĂ©cial anniversaire 2020

arte_logo_2013ARTE. L’OdyssĂ©e Offenbach : dim 29 dĂ©c 2019, 15h35. À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach en 2919 (lire notre grand dossier Offenbach 2029), ARTE lui dĂ©die un portrait, soulignant le gĂ©nial inventeur de l’opĂ©rette. La chaĂźne diffuse ensuite deux de ses plus grands succĂšs: La Belle HĂ©lĂšne et La grande-duchesse de Gerolstein.

doustrac-offenabch-ortense-schnieder-arte-odyssee-offenbach-arte-critique-annonce-opera-classiquenewsNĂ© en 1819 en Allemagne, le jeune Jacob Offenbach devient vite un virtuose du violoncelle en cachette de son pĂšre, chantre de la synagogue de Cologne. En outre, le jeune interprĂšte rĂ©vĂšle Ă  13 ans des dons de compositeur tout aussi inspirĂ©s. Jacob devenu Jacques, rejoint Paris dĂšs 1833, quittant la Prusse. En 1858, il s’impose sur la scĂšne parisienne et prĂ©cisĂ©ment en renouvelant le genre de l’opĂ©rette (dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© par HervĂ© son rival et collaborateur) grĂące Ă  la rĂ©ussite musicale et dramatique du chef d’oeuvre nĂ©oantique OrphĂ©e aux enfers, critique visionnaire de l’acadĂ©misme et de la sociĂ©tĂ© dĂ©cadente du Second Empire. Evidemment, le talent d’Offenbach suscite la jalousie du milieu parisien. Offenbach fusionne musique raffinĂ©e et dĂ©lire poĂ©tique, truculent, satirique, expĂ©rimental. Ses opĂ©ras bouffes cultive toutes les ressources d’un esprit fantaisiste, libre, humoristique dont la subtilitĂ© doit beaucoup Ă  sa grande culture lyrique.
offenbach-jacques-concerts-opera-presentation-par-classiquenews-Jacques_Offenbach_by_NadarDivertissant, Offenbach l’est absolument comme il sait tisser Ă  demi mots une critique acerbe et trĂšs argumentĂ©e sur la sociĂ©tĂ© de son temps, fustigeant l’armĂ©e et la guerre, le pouvoir et ses turpitudes maffieuses, l’empire de l’amour qui infĂ©ode le cƓur des hommes et la coquetterie des femmes. Il y a bel et bien du Balzac chez Offenbach ; cet aspect d’un Offenbach psychologue mĂ©ritait un dĂ©veloppement supĂ©rieur. Le documentaire-fiction Ă©claire les nombreuses facettes d’un compositeur prolifique. Des chanteurs d’opĂ©ra et des comĂ©diens donnent vie Ă  une Ă©vocation dramatisĂ©e d’Offenbach : la mezzo rennaise StĂ©phanie d’Oustrac qui a chantĂ© la PĂ©richole entre autres, incarne ici notamment Hortense Schneider, diva et muse capricieuse, virtuose fantasque et davantage encore dans le cƓur du compositeur. De nombreux extraits de spectacles attestent de l’époustouflante richesse du rĂ©pertoire d’Offenbach et de son gĂ©nie. Il a rĂ©vĂ©lĂ© aux parisiens, la grĂące du rire.

 

 

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offenbach-violoncelle-jacques-offenbach-anniversaire-2019-par-classiquenews-dossier-OFFENBACH-2019ARTE. L’OdyssĂ©e Offenbach : dim 29 dĂ©c 2019, 15h35. Documentaire-fiction de François Roussillon (France, 2019, 1h33mn) – Auteurs : François Roussillon, Jean-Claude Yon – Collaboration Ă  la mise en scĂšne : Mariame ClĂ©ment – Avec : Robert Hatisi (Jacques Offenbach), StĂ©phanie d’Oustrac (Hortense Schneider), Marianne Crebassa (CĂ©lestine Galli-MariĂ©), Jodie Devos (AdĂšle Isaac), Michel Fau (Hippolyte de Villemessant) – Coproduction : ARTE France, François Roussillon & AssociĂ©s

15h35 L’odyssĂ©e Offenbach
et en replay jusqu’au 29 avril 2020

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VOIR aussi deux opĂ©ras d’OFFENBACH

 

 

 

 

 

 

17h10. La Belle HélÚne
et en replay jusqu’au 29 janvier 2020
À l’OpĂ©ra de Lausanne, l’extravagant Michel Fau s’empare du plus populaire des opĂ©ras-bouffes d’Offenbach dans une mise en scĂšne trĂšs attendue, chaussant pour l’occasion les sandales du roi MĂ©nĂ©las.

 

 

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À Sparte, la reine HĂ©lĂšne, Ă©pouse de MĂ©nĂ©las, a eu vent, comme toute la GrĂšce, de la promesse faite par VĂ©nus au prince troyen PĂąris de lui offrir l’amour de la plus belle femme du monde. PrĂ©tendant au titre, HĂ©lĂšne tremble de voir “cascader sa vertu” face au jeune et beau guerrier. Quand celui-ci survient pour se mesurer aux rois de la GrĂšce lors de joutes pacifiques, le coup de foudre a bien lieu, annonçant la guerre entre rois grecs menĂ© par Agamemnon et Troyens, appelĂ©e Ă  devenir fameuse


Les poux de la reine et autres dĂ©lices. CrĂ©Ă©e en 1864, cette virevoltante satire a obtenu un succĂšs immense et immĂ©diat. Sous couvert de pasticher les mythes de la GrĂšce antique, Offenbach et son librettiste fĂ©tiche, Ludovic HalĂ©vy, y pourfendent joyeusement les mƓurs frivoles du Second Empire. La belle HĂ©lĂšne a inaugurĂ© pour le compositeur des annĂ©es fastes, et reste la plus reprĂ©sentĂ©e de ses Ɠuvres lyriques. La fantaisie du metteur en scĂšne Michel Fau exploite les inusables trouvailles verbales et musicales d’une partition qui sait, aussi, faire place Ă  l’Ă©motion. Sa verve d’acteur est Ă©galement trĂšs attendue, puisque le metteur en scĂšne s’est rĂ©servĂ© le rĂŽle de “l’Ă©poux de la reine, poux de la reine, poux de la reine : le roi MĂ©nĂ©las !“. L’un des derniers feux de l’annĂ©e Offenbach. Et quel feu !

OpĂ©ra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach – Livret : Ludovic HalĂ©vy et Henri Meilhac – RĂ©alisation : Andy Sommer (Suisse/France, 2019, 2h30mn) – Direction musicale : Pierre Dumoussaud – Mise en scĂšne : Michel Fau – Avec : Julie Robard-Gendre (HĂ©lĂšne), Julien Dran (PĂąris), Paul Figuier (Oreste), Marie Daher (Bacchis), Michel Fau (MĂ©nĂ©las), Jean-Claude Saragosse (Calchas), Christophe Lacassagne (Agamemnon), Jean-Francis Monvoisin (Achille), Pier-Yves TĂȘtu (Ajax Premier), HoĂ«l Troadec (Ajax DeuxiĂšme), le Sinfonietta et le ChƓur de l’OpĂ©ra de Lausanne – Chef de chƓur : Jacques Blanc – Coproduction : OpĂ©ra de Lausanne, OpĂ©ra royal de Wallonie-LiĂšge, ThĂ©Ăątre nationale de l’OpĂ©ra-Comique, ARTE/SSR

 

 

 

 

 

 

00h35. La grande-duchesse de Gerolstein
La mezzo-soprano Jennifer Larmore triomphe dans cette production enlevĂ©e de l’opĂ©ra de Cologne, qui fĂȘte en majestĂ© l’enfant du pays Offenbach.
OpĂ©ra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach – Livret : Ludovic HalĂ©vy et Henri Meilhac – RĂ©alisation : Marcus Richardt (Allemagne, 2019, 2h44mn) – Direction musicale : François-Xavier Roth – Mise en scĂšne : Renaud Doucet – Avec : Jennifer Larmore (la grande-duchesse), Emily Hindirchs (Wanda), Dino LĂŒthy (Fritz), Miljenko Turk (le baron Puck), John Heuzenroeder (le prince Paul), Vincent Le Texier (le gĂ©nĂ©ral Boum), le GĂŒrzenich-Orchester et le ChƓur de l’OpĂ©ra de Cologne – Chef de chƓur : Rustam Samedov – Coproduction : Oper Köln, ARTE/WDR

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PARIS, exposition : Spectaculaire Second Empire au MusĂ©e d’Orsay

spectaculaire second empire catalogue presentation compte renduPARIS, EXPOSITION : MusĂ©e d’Orsay, Spectaculaire Second Empire, 1852-1870 / du 27 septembre 2016 au 16 janvier 2017. Ne vous fiez pas au visuel gĂ©nĂ©rique de l’exposition Ă©vĂ©nement du MusĂ©e d’Orsay (illustration ci contre) : la pose tranquille, rĂȘveuse, et presque absente de Madame Moitessier par le peintre Ingres (1856), incarne bel et bien un Ăąge d’or de la fĂȘte, orchestrĂ©e par NapolĂ©on III et ses cĂ©lĂ©brations collectives, d’un luxe et d’un retentissement uniques dans l’histoire de France. De 1852 Ă  1870, la France se reprĂ©sente donc et s’affirme en Europe gra^ce Ă  son image impĂ©riale, rĂ©alisant de somptueux travaux (nouvel urbanisme parisien, amorce de l’OpĂ©ra Garnier
), dynamisant tous les arts pour la seule gloire internationale du style impĂ©rial.

Le Second Empire expose ainsi au MusĂ©e d’Orsay, ses plus beaux joyaux, oĂč la famille impĂ©riale n’hĂ©site pas Ă  se mettre en scĂšne. L’époque est celle d’un Ă©clectisme forcenĂ© qui Ă©rudit et foisonnant, se joue des rĂ©fĂ©rences puisĂ©es dans les styles passĂ©s (nĂ©o grec, nĂ©o gothique, nĂ©o Renaissance, nĂ©o Baroque, etc
), la photographie, les RĂ©fusĂ©s du Salon qui se regroupent et inventent l’art moderne, c’est Ă  dire aux cĂŽtĂ©s de Manet et de Degas, l’impressionnisme, jouent leur propre partition, affirmant de façon parfois provocatrice, l’essor et la justesse de leur approche, quand GĂ©rĂŽme – aprĂšs Gleyre, rĂ©cemment exposĂ© Ă  Orsay, revendique un art total, acadĂ©mique et rĂ©aliste.

Exposition Ă©vĂ©nement au Palais Garnier : Verdi et Wagner Sur le plan musical, PARIS s’affirme en capitale incontournable, temple inespĂ©rĂ©, parfois inaccessible, toujours passionnĂ©ment envisagĂ© : pour les compositeurs de l’Europe entiĂšre, faire crĂ©er son opĂ©ra Ă  l’OpĂ©ra de Paris – AcadĂ©mie impĂ©riale de musique, indique la consĂ©cration. Ainsi le genre du grand opĂ©ra Ă  la française (inventĂ© par Rossini dans Guillaume Tell, puis Meyerbeer et HalĂ©vy) attire inĂ©vitablement les deux plus grands crĂ©ateurs romantiques de la seconde moitiĂ© du siĂšcle : Wagner et Verdi dont respectivement TannhaĂŒser (1861), ou Don Carlos (crĂ©Ă© en 1867, conçu en français, aprĂšs Les VĂȘpres Siciliennes de 1855) sont les offrandes spectaculaires pour le coup, Ă©laborĂ©s par leurs auteurs, au genre parisien (avec l’obligation codifiĂ©e des ballets, mais pas au premier acte, comme a osĂ© le faire Wagner en guise de critique acerbe du milieu français)
 Les grands triomphateurs restent cependant, Ambroise Thomas (Hamlet, 1868) et Charles Gounod (Faust, 1869), gĂ©nie de l’opĂ©ra français au XIXĂš, dont la valeur attend toujours une juste reconnaissance.

exposition spectaculaire second empire vignette meissonier madame par ingres portrait second empire vignette classiquenewsL’exposition, riche en correspondances et approfondissements thĂ©matiques comble les attentes, celle des amateurs ou des curieux que l’art musical Ă  la fin du XIXĂš intĂ©resse particuliĂšrement : une large section est rĂ©servĂ©e Ă  l’autre foyer de crĂ©ation lyrique et musicale, aux cĂŽtĂ©s de l’OpĂ©ra : le ThĂ©Ăątre Lyrique et Les Bouffes Parisiens. La veine dĂ©lirante, comique, proche de l’OpĂ©ra comique et de l’esprit des Foires, trouve en Offenbach, son gĂ©nie le plus riche et profond. C’est une seconde scĂšne, plus libre, plus inventive sur le plan de la forme dont sortira triomphale mais aprĂšs la mort de son auteur (et aprĂšs la chute du rĂ©gime), Carmen de Bizet (1875). Le Second Empire est une cĂ©lĂ©bration collective (pour les nantis) mais aussi une pĂ©riode aux Ă©volutions tragiques car le rĂȘve s’achĂšve brusquement en un double traumatisme, en 1870, avec la dĂ©faite française contre la Prusse, et dans le sang patriote des Communards.
La sociĂ©tĂ© du Second Empire est le premiĂšre Ă  diffuser et cultiver sa propre image (le portrait s’y renouvelle totalement, forcĂ© Ă  un nĂ©cessaire toilettage sous la pression de la photographie) : le spectacle, donc l’opĂ©ra et le thĂ©Ăątre musical y rĂšgnent sans partage : l’exposition Ă©vĂ©nement au MusĂ©e d’Orsay le dĂ©voile grĂące Ă  de nombreux tĂ©moignages : gravures d’époque, peintures, sculpture, maquettes, 
 Parcours incontournable.

 

PARIS, MusĂ©e d’Orsay. Spectaculaire Second Empire, 1852 – 1870. Jusqu’au 15 janvier 2017.

 

 

 

OpĂ©ra, rĂ©citals, bals et films d’opĂ©ras…

SPECTACLES au MusĂ©e d’Orsay
 En complĂ©ment Ă  l’exposition, le MusĂ©e d’Orsay propose aussi un cycle d’évĂ©nements musicaux :
- l’opĂ©ra « Un dĂźner avec Jacques », compilation truculente d’aprĂšs les opĂ©ras de Jacques Offenbach (les 29 septembre puis 6, 8, 9 octobre 2016 / EN LIRE +),
- RĂ©citals lyriques, le 20 octobre (Marie-Nicole Lemieux), le 17 novembre 2016 (Karine Deshayes), Ă  20h,
- Les « Lunchtime », cycle de 7 concerts Ă  12h30, du 11 octobre au 13 dĂ©cembre 2016 (les sƓurs Bxzjak, pianistes ; le Trio Dali; Edgar Moreau, Deborah Nemtanu, Natacha Kudritskaya, Chiara Skerath
)
- Les OpĂ©ras filmĂ©s : cycle de projection d’opĂ©ras, du 5 novembre au 27 novembre 2016, soit 4 sĂ©ances Ă  15h : L’Africaine de Meyerbeer, RomĂ©o et Juliette de Gounod, Donc Carlos de Verdi (en version originelle française), TannhaĂŒser de Wagner (lopĂ©ra qui frappa Baudelaire lequel en Ă©crivit un commentaire mĂ©morable qui lança la vogue inĂ©puisable et toujours actuelle du wagnĂ©risme en France
)
- Bals dans la Salle des fĂȘtes, les dimanches de 11h Ă  17h, les 16 octobre et 13 novembre 2016

Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servations sur le site du MusĂ©e d’Orsay

Paris, MusĂ©e d’Orsay : Un dĂźner avec Jacques (Offenbach)

offenbach jacques portrait musee orsayPARIS, MusĂ©e d’Orsay. Un dĂźner avec Jacques (Offenbach). 29 septembre puis 6, 8 et 9 octobre 2016. PrĂ©rentrĂ©e OpĂ©ra Comique Ă  Orsay sur le thĂšme du Second Empire. L’OpĂ©ra Comique (en travaux) et le MusĂ©e d’Orsay prĂ©sentent de concert, une nouvelle production autour de l’exposition « Spectaculaire Second Empire. 1852 -1870 » (du 27 septembre 2016 au 16 janvier 2017). Car ils ont en commun leur pĂ©riode de conception (en pleine esthĂ©tique Ă©clectique fin XIXĂš) illustrant une combinaison heureuse entre architecture industrielle et essor des arts dĂ©coratifs. Cet Ă©clectisme, Ă©crin des « nĂ©o » (nĂ©o gothique pour le sacrĂ©, nĂ©oclassique pour les administrations, nĂ©obaroque cĂŽtĂ© meuble
 ) rĂšgne sans partage au sein de l’exposition prĂ©sentĂ© dans l’ancienne Gare d’Orsay, et aussi Ă  travers un spectacle rĂ©solument pluriel, propre Ă  l’art officiel dĂ©fendu par NapolĂ©on III. Au programme, des oeuvres du Mozart des boulevards, dont le dĂ©lire mordant, la fantaisie faussement insouciante (en cela frĂšre jumeau de Johann Strauss Ă  Vienne) : Jacques Offenbach. Son opĂ©ra Fantasio est abordĂ© Ă  Orsay (avant d’ouvrir la prochaine nouvelle saison de l’OpĂ©ra Comique en 2017)

ingres-madame-moitessier-582-390-second-empire-exposition-orsay-presentation-annonce-resume-review-critique-classiquenewsIntrigue du spectacle au MusĂ©e d’Orsay : « Un dĂźner avec Jacques », opĂ©ra bouffe d’aprĂšs Jacques Offenbach  :  au cours d’un souper dans un salon de la haute sociĂ©tĂ© du Second Empire, le jeu des apparences s’exacerbe puis les masques tombent grĂące aux dĂ©lices du repas servi (influence / inspiration d’un Festin de Babette ?) – mĂ©tamorphose Ă  l’Ɠuvre, oĂč le paraĂźtre s’efface Ă  la faveur des chants dĂ©liĂ©s, qui osent exprimer leurs fantasmes les plus dĂ©lirants, excitĂ©s par la verve musicals du dieu Offenbach, maĂźtre Bacchus des jeux et plaisirs de la bonne sociĂ©tĂ© d’empire


Extraits des opĂ©rettes : GeneviĂšve de Brabant, Madame l’Archiduc, La Rose de Saint-Flour, La Princesse de TrĂ©bizonde, 
 Julien Leroy dirige le collectif de nouveaux instrumentistes Ă  tempĂ©raments, Les FrivolitĂ©s Parisiennes dans une mise en scĂšne de Gilles Rico. Programme repris au ThĂ©Ăątre de Bastia le 7 janvier 2017, au ThĂ©Ăątre ImpĂ©rial de CompiĂšgne, le 20 janvier suivant, dans le cadre des Folies Favart.

PARIS, MusĂ©e d’Orsay. Un dĂźner avec Jacques (Offenbach). Auditorium du MusĂ©e d’Orsay, les 29 septembre puis 6, 8 octobre 2016  Ă  20h et le 9/10 Ă  16h.

Renseignements, rĂ©servations : MusĂ©e d’Orsay ; tĂ©l.: 01 53 63 04 63 ou www.musee-orsay.fr/fr/info/contact/demande-concernant-lauditorium.html

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

CD, annonce. Herculanum de FĂ©licien David (1859), 2 cd Ă©ditions Palazzetto Bru Zane

Herculanum felicien david annonce presentation critique review classiquenews aout 2015 critiqueCD, annonce. Herculanum de FĂ©licien David (1859). RessuscitĂ© en mars 2014, voici le disque qui prolonge la recrĂ©ation d’Herculanum de FĂ©licien David (1859).  Le succĂšs d’Herculanum, en partie financĂ© par les amis saint-simoniens du compositeur, permet d’assoir le gĂ©nie lyrique de FĂ©licien David Ă  Paris; mĂ©ditation, rĂȘverie, mais aussi violence thĂ©Ăątrale voire frĂ©nĂ©sie dramatique (tam-tam satanique) : il y a tout dans l’opĂ©ra de David, qui est une commande de l’OpĂ©ra de Paris. Suivront les sommets de sa carriĂšre Ă  la scĂšne : Lalla-Roukh (1862) puis Le Saphir (1865), son ultime ouvrage lyrique. David, d’une certaine maniĂšre, assimilant Verdi, rĂ©alise le passage du grand opĂ©ra Ă  effets (Meyerbeer et Auber), au romantisme lyrique rĂ©formĂ© de Gounod, Thomas, Bizet, Massenet. Dans le Paris du Second Empire, l’OpĂ©ra comme les autres institutions officielles favorise les Ɠuvres qui permettent par leur sujet et les moyens mis en Ɠuvre, de rechristianiser les foules (Ă  Paris comme en Province) : comme un prĂ©cĂ©dent inĂ©dit rĂ©vĂ©lĂ© par le Palazzetto, Le Paradis Perdu de Dubois - de 30 ans postĂ©rieur-, Herculanum, apparemment fresque antique et romaine, dĂ©veloppe clairement des intentions d’évangĂ©lisation dont tĂ©moigne avec force entre autres (outre le choeur des chrĂ©tiens), la figure de Lilia. Satan, rĂ©incarnĂ© dans la personne du Proconsul (final du II) menace directement l’humanitĂ© pĂ©cheresse, chrĂ©tiens et romains : en dĂ©pit de l’éruption et de la malĂ©diction satanique, seules les deux Ăąmes mĂ©ritantes, Lilia et HĂ©lios, dans la mort, sont comme dĂ©livrĂ©s (du poids de leur existence terrestre) : aprĂšs la catastrophe, pour eux, le ciel et la fĂ©licitĂ© aprĂšs la mort (le ciel, c’est la vie).

David_Felicien_DavidTemps fort du festival FĂ©licien David dĂ©fendu (avril-mai 2014) par le Palazzetto Bru Zane, cet Herculanum Ă©tait affichĂ© tel un Ă©vĂ©nement lyrique. Nombre de critiques ont boudĂ© leur plaisir : Ɠuvre dĂ©monstrative et tonitruante, plus spectaculaire que profonde
 ; pourtant mieux que Le Vaisseau FantĂŽme de Dietsch en 2013 (qui ne mĂ©ritait pas la rĂ©surrection dont il fut l’objet), Herculanum est une Ɠuvre forte qui vaut mieux que la promesse du spectaculaire Ă©ruptif que laisse supposĂ© son titre (comme dans La Muette de Portici d’Auber, crĂ©Ă©e en 1828, le spectateur est tenu en haleine jusqu’à l’irruption du VĂ©suve) : mais ici, dĂšs l’ouverture et les premiĂšres scĂšnes, le grondement des Ă©lĂ©ments et la prĂ©sence sourde de la catastrophe sont permanents.  Proche de Thomas, FĂ©licien David s’y montre fin mĂ©lodiste, d’un dramatise ardent, flamboyant parfois, efficace toujours : au cƓur de l’intensitĂ© de l’action, la sirĂšne paĂŻenne Olympia se dresse telle une pythie magnifique contre les chrĂ©tiens : l’italianisme de ses airs contrepointant la dĂ©clamation française de ses ennemis.

david felicienAujourd’hui, le disque est d’autant plus nĂ©cessaire pour mesurer l’intĂ©rĂȘt de l’oeuvre que, pour le concert de la recrĂ©ation, la cantatrice Karine Deshayes, sous la direction d’HervĂ© Niquet,  avait Ă©tĂ© diminuĂ©e par un mauvais coup de froid, empĂȘchant la juste expression du personnage central. Or FĂ©licien David avait Ă©crit le rĂŽle d’Olympia spĂ©cialement pour le grand mezzo dramatique AdelaĂŻde Borghi-Mamo (43 ans alors), sorte de contralto rossinien Ă  tempĂ©rament (qui savait surtout vocaliser). Face Ă  elle, droite comme une Ă©lue investie, VĂ©ronique Gens incarne la chrĂ©tienne Lilia avec d’autant plus de conviction que la maĂźtrise dĂ©clamatoire (signature de la soprano) s’accompagne – l’ñge aidant- d’une ampleur charnue du timbre absent Ă  ses dĂ©buts et trĂšs justement assortie au profil du rĂŽle. TĂ©nor engagĂ© et naturellement puissant, Edgaras Montvidas fait un vaillant HĂ©lios, quant Nicolas Courjal dĂ©ploie sa magnifique et profonde basse en Nicanor et Satan. Alors partition attachante et nuancĂ©e ou fresque hollywoodienne, solennelle et pompeuse ? RĂ©ponse dans la prochaine grande critique du double cd d’Herculanum de FĂ©licien David, collection OpĂ©ra français / Palazzetto Bru Zane.

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation d’Herculanum en concert (mars 2014)

Cd, annonce.
FĂ©licien David : Herculanum 2 cd – sortie annoncĂ©e le 8 septembre 2015.
Opéra en quatre actes, livret de Joseph Méry et Térence Hadot
CrĂ©Ă© Ă  l’OpĂ©ra de Paris le 4 mars 1859

Lilia: VĂ©ronique Gens
Olympia: Karine Deshayes
HĂ©lios : Edgaras Montvidas
Nicanor: Nicolas Courjal
Magnus: Julien VĂ©ronĂšse

ChƓur de la Radio Flamande
Brussels Philharmonic
Direction musicale
Hervé Niquet

2 cd Palazzetto Bru Zane / collection French Opera / Opéra français. Enregistré à Bruxelles  en mars 2014. Consulter la page du cd Herculanum de Félicien David sur le site du Palazzetto Bru Zane