DOULCE MÉMOIRE. Musiques secrètes de LEONARDO

leonardo-da-vinci-musique-secrete-livre-cd-alpha-critique-annonce-cd-par-clasiquenews-compte-rendu-critique-cd-livre-classiquenews-musique-classiqueLEONARDO par DOULCE MÉMOIRE : 13, puis 15 nov 2019.  Les 13 puis 15 nov, Doulce Mémoire et son fondateur Denis Raisin Dadre présentent leur nouveau programme, fruit d’une réflexion spécifique sur le génie du plus grand artiste de la Renaissance, Leonardo da Vinci (mort en France en 1619). A l’occasion de l’exposition événement du Louvre, le chef et flûtiste, accompagné par sa fidèle troupe, chanteurs et instrumentistes de DOULCE MEMOIRE (qui soufflent en 2019 leur 30 ans) rétablissent la connivence et les correspondances magicienne entre peinture et musique qui sont au cœur de la pratique picturale de Leoanrdo. Denis Raisin Dadre a choisi 10 œuvres emblématiques de Leonardo conservées au Louvre ; il en déduit plusieurs partitions des XVè et XVIè dont les harmonies et la mélodie permettent d’entrer en résonance avec les chef d’œuvres de Leonardo.

Vibrations fraternelles, couleurs de l’une à l’autre établissent des correspondances entre musique et peinture. Denis Raisin Dadre a rappelé à juste titre que la musique était au cœur du processus pictural de Leonardo ; lui-même musicien virtuose au luth et à la lira da braccio, grand concepteur de festivités, ne peignant qu’accompagné de musiciens et de chanteurs. Le fameux mystère du sourire de la Joconde qui suppose une détente absolue et une riche vie intérieure ne pourrait s’expliquer que de cette façon… modèle et peintre bercés par la musique éprouvent une sérénité propice à l’échange et au sublime. Pourquoi pas ?

vinci-leonardo-exposition-musique-lira-da-braccio-concert-leonardo-da-vinci-portrait-classiquenewsDenis Raisin Dadre explique comment vibrations et couleurs partagent une communauté d’événements ; un phénomène qui en rétablissant donc la musique au cœur de la musique de Leonardo, expliquerait le miracle du sourire de la Joconde … : « Les ondes se propagent. Certaines s’établissent. D’autres interfèrent. Lumineuses, elles s’attachent à la vue. Mécaniques, elles pénètrent l’ouïe. Les vibrations qui en sont à l’origine ou qui en résultent lient nos sens. Peinture et musique se partagent bien ces derniers. Les couleurs, propres à chacun de ces arts, peuvent en jouer. D’aucuns parleraient de différentes longueurs d’onde. La verticalité des notes et des lignes, le rythme des blanches et des noires, des clairs et des obscurs, le jeu en somme des fréquences audibles et visibles est complexe. Les cordes vocales, celles d’un instrument, vibrent et résonnent. Elles convoquent une foule qui remplit l’espace d’harmoniques reconnaissables et, pourtant, insaisissables. 

 

 

Doulce Mémoire fête ses 30 ans et les 500 ans de Leonardo da Vinci
La peinture naît de la musique…
Au cœur du secret de Leonardo

 

 

 

VINCI leonardo doulce memoire concert ob_661b0d_leonard-de-vinci-dessin-femmeQue ce soit dans la profondeur de la toile ou à sa surface, le pinceau n’établit pas autrement la couleur dans l’espace. Les harmoniques qu’il convoque sont bien spatiales, certes rarement discernables mais toujours mesurables. Léonard de Vinci y aurait développé le mystère du sourire de la Joconde et inscrit la force vive de sa peinture. La musique qui l’entourait, dans l’atelier, dans la cité, cette musique désormais secrète, pourrait être à l’origine de sa recherche picturale. Léonard de Vinci aurait pu chercher une transposition des ondes d’un domaine, audible, à l’autre, visible, une retranscription de la dynamique volatile mais vitale de l’interprétation de la musique à la statique pérenne de la peinture achevée sur la toile. »

Dans son nouveau programme présenté en novembre, Le fondateur de Doulce mémoire démontre ainsi que la peinture naît de la musique. Ainsi le sourire de Monna Lisa est musical. Comme une vaste toile blanche, la scène met en mouvement comme une constellation d’éléments complémentaires, le miracle des ondes, vibrations et couleurs.

 

JOCONDE-mona-lisa-classiquenews-exposition-500-ans-2019-LOUVRE-leonardo-da-vinci-leonard-de-vinci-gallimard-decouvertes-critique-annonce-classiquenews-concerts-louvre-exposition-500-ans-de-Leonardo« Il ne s’agit pas de dévoiler l’œuvre, qu’elle soit musicale ou picturale, mais bien plutôt de présenter entier aux spectateurs le mystère, la complexité et la recherche que portent les travaux de Léonard de Vinci. À travers la musique jouée et la peinture projetée, il s’agit de favoriser autant que faire se peut la sérendipité afin que les spectateurs puissent explorer et revisiter par eux-mêmes la peinture de Léonard de Vinci et la musique secrète qui lui est associée », ajoute Denis Raisin Dadre.

A chaque peinture ou dessin conçu par Leonardo, son double musical, selon le choix de Denis Raisin Dadre. En interprète subtil et enchanteur, Denis Raisin Dadre et Doulce Mémoire savent préserver l’essence même de l’art leonardesque : l’apologie de l’ombre, l’éloquence du mystère. Entre peinture et musique, ce nouveau programme est l’événement musical de l’année Leonard da Vinci 2019.

 

 

 

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Paris, Auditorium du LOUVREboutonreservation
Vend 15 novembre 2019, 19h30
Musiques secrètes de Leonardo da Vinci
nouveau programme, spécial 500 ans de Leonardo da Vinci

DOULCE MÉMOIRE / Denis Raisin Dadre, direction artistique & musicale :

Ikse Maître, création visuelle
Sami Korhonen, création costumes
Guillaume Junot, création lumières

Avec
Clara Coutouly, soprano
Matthieu Le Levreur, baryton
Pascale Boquet, luth
Nicolas Sansarlat, lira da braccio
Bérengère Sardin, harpe renaissance
Denis Raisin Dadre, flûtes

 

 

 

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Programme
autour des 10 Å“uvres originales de Leonardo
conservées au Musée du Louvre
fleurons de l’exposition LEONARDO DA VINCI

 

 

DOULCE MÉMOIRE : Musiques secrètes de LEONARDO

Saine-Anne et la Vierge avec l’Enfant (DR)

 

 

 

L’ANNONCIATION
Ave Maria gratia plena : Frater Petrus
Ave Maria gratia plena : Marchetto Cara
Vergine Immaculata, instrumental : Anonyme
Ave Maria gratia plena : Marchetto Cara

LE BAPTEME DU CHRIST
La Danse de Clèves : Anonyme
Basse danse, Mit Ganzem : Conrad Paumann

 

 

LA VIERGE AUX ROCHERS
Ballo Bel fiore : Domenico da Piacenza
Recercare : Francesco Spinacino
Poi che t’hebbi nel core, laude : Anonyme
Fortuna desperata, instrumental : Anonyme
Poi che t’hebbi nel core : Johannes de Pinarol
Fortuna despera ta / Sancte petre : Henrich Isaac

 

 

PORTAIT DE MUSICIEN
Mille regretz : Josquin Desprez
Les miens aussi, responce à Mille regretz : Tilman Susato

 

 

PORTRAIT D’ISABELLE D’ESTE
Non val l’acqua : Bartolomeo Tromboncino
L’acque vale al mio gran foco : Michael Pesenti
Gli pur giunto el giorno : Marchetto Cara

 

 

LA VIERGE A L’ENFANT AVEC SAINTE ANNE
Ave Mater Matris Dei : Jean l’Héritier

 

 

PORTRAIT DE GINEVRA BENCI
De tous bien playne : Hayne Van Ghizeghem

 

 

SAINT JEAN BAPTISTE
Spagna, instrumental : Francesco da Milano

 

 

LA JOCONDE
Rime, sonetto XVIII – Pétrarque : Anonyme
Récité sur Per Sonetti
Lucrecia pulchra (Mona Lisa pulchra) : Anonyme

 

 

LA BELLE FERRONNIERE
Basse danse, Venus (luth) : Gugliemo Ebreo
Patien za ognum mi dice : Anonyme
Basse danse, Venus (vièle) : Gugliemo Ebreo
O mischini : Anonyme
Ballo, Petit rien : Anonyme
Donne, venete al ball : Francesco Patavino
Noi siamo galeotti : Ansano Senese
Tante volte si si si : Marchetto Cara

 

 

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leonardo-saint-jean-baptiste-critique-annonce-exposition-leonardo-doulce-memoire-classiquenews

 

Le sourire énigmatique et le visage angélique de Saint-Jean Baptiste (DR)

EXPOSITION : LE GRAND OPÉRA, 1828 – 1867, LE SPECTACLE DE L’HISTOIRE, les 5 volets clés de l’exposition

exposition-grand-opera-specacle-de-l-histoire-palais-garnier-BNF-opera-de-paris-annonce-critique-visite-presentation-classiquenews-CLASSIQUENEWSEXPOSITION : LE GRAND OPÉRA, 1828 – 1867, LE SPECTACLE DE L’HISTOIRE – PARCOURS DE L’EXPOSITION ; les 5 volets clés de l’exposition parisienne. Amorcé sous le Consulat, le grand opéra à la française se précise à mesure que le régime politique affine sa propre conception de la représentation spectaculaire, image de son prestige et de son pouvoir, instrument phare de sa propagande. Le genre mûrit sous l’Empire avec Napoléon, puis produit ses premiers exemples aboutis, équilibrés
à la veille de la Révolution de 1830. La « grande boutique » comme le dira Verdi à l’apogée du système, offre des moyens techniques et humains considérables – grands chœurs, ballet et orchestre, digne de sa création au XVIIè par Louis XIV.
Les sujets ont évolué, suivant l’évolution de la peinture d’histoire : plus de légendes antiques, car l’opéra romantique français préfère les fresques historiques du Moyen Âge et de la Renaissance.
Louis-Philippe efface l’humiliation de Waterloo et du Traité de Vienne et cultive la passion du patrimoine et de l’Histoire, nationale évidemment. Hugo écrit Notre-Dame de Paris ; Meyerbeer compose Robert le Diable et Les Huguenots. Les héros ne sont plus mythologiques mais historiques : princes et princesses du XVIè : le siècle romantique est passionnément gothique et Renaissance.

A l’opéra, les sujets et les moyens de la peinture d’Histoire

Comme en peinture toujours, les faits d’actualité et contemporain envahissent la scène lyrique ; comme Géricault fait du naufrage de la Méduse une immense tableau d’histoire (Le Radeau de la Méduse), dans « Gustave III », Auber et Scribe narrent l’assassinat du Roi de Suède, survenu en 1792, tout juste quarante ans auparavant. Cela sera la trame d’un Bal Masqué de Verdi.

Après la Révolution de 1848, l’essor pour le grand opéra historique faiblit sensiblement. Mais des œuvres capitales après Meyerbeer sont produites, souvent par des compositeurs étrangers soucieux d’être reconnus par leur passage dans la « grande boutique », sous la Deuxième République et le Second Empire. Le wagnérisme bouleverse la donne en 1861 avec la création parisienne de Tannhäuser, qui impressionne l’avant garde artistique parisienne, de Baudelaire à fantin-Latour, et dans le domaine musical, Joncières, militant de la première heure.
Le goût change : Verdi et son Don Carlos (en français) hué Salle Le Peletier en 1867 (5 actes pourtant avec ballet), est oublié rapidement ; car 6 mois plus tard, le nouvel opéra Garnier et sa façade miraculeuse, nouvelle quintessence de l’art français est inaugurée. C’est l’acmé de la société des spectacles du Second Empire, encore miroitante pendant 3 années jusqu’au traumatisme de Sedan puis de la Commune (1870).

 

 

Le parcours de l’exposition est articulé en 5 séquences.

1. GÉNÉALOGIE DU GRAND OPÉRA
2. LA RÉVOLUTION EN MARCHE
3. MEYERBEER : LES TRIOMPHES DU GRAND OPÉRA
4. DERNIÈRES GLOIRES
5. UN MONDE S’ÉTEINT

 

 
 

 

Illustration : Esquisse de décor pour Gustave III ou Le bal masqué, acte V, tableau 2, opéra, plume, encre brune, lavis d’encre et rehauts de gouache. BnF, département de la Musique, Bibliothèque- musée de l’Opéra © BnF / BMO

 

 
 

 

DATES ET HORAIRES
Du 24 octobre 2019 au 2 février 2020
Tous les jours de 10h à 17h (accès jusqu’à 16h30), sauf fermetures exceptionnelles.
LIEU
Bibliothèque-musée de l’Opéra
Palais Garnier – Paris 9e
Entrée à l’angle des rues Scribe et Auber
INFORMATIONS PRATIQUES
TARIFS
Plein Tarif : 14€ Tarif Réduit : 10€

 

 

 

Doulce Mémoire. Musique secrète de Leonardo da Vinci

Doulce-Memoire-1-denis-raisin-dadre-30-ans-annonce-concert-opera-de-tours-critique-concert-critique-opera-classiquenewsDOULCE MÉMOIRE. Musiques de Leonardo, le 21 sept 2019. Valençay (36). Doulce Mémoire, c’est d’abord l’esprit de la Renaissance, cette période faste de découvertes, d’inventions, de voyages et de créativité… En 2019, l’ensemble fondé par Denis Raisin Dadre fête ses déjà 30 ans. 30 ans de somptueuses et vivantes découvertes d’un formidable laboratoire musicale qui a révélé aux français et au monde, les mille séductions de la musique de la Renaissance dont la richesse profite dans chaque programme de Doulce Mémoire, de la sensibilité et des tempéraments artistiques des interprètes associés. En regard du livre cd paru au printemps 2019, « la musique secrète » de Leonardo da Vinci, Denis Raisin-Dadre, grand amateur de peinture entre autres, retrouve le mystère et le raffinement qui ont produit les peintures de Leonardo en invoquant les musiques de son temps. Le goût de Vinci pour la musique est connu et attesté par les nombreux témoignages de ses contemporains. Léonard était admiré comme joueur et improvisateur sur la lira da braccio.

 

 

 

Musique secrète de Leonardo da Vinci
Pour ses 500 ans, Doulce Mémoire
fait chanter les peintures de Leonardo…

Sa passion pour la musique provient de sa jeunesse, de la fréquentation de musiciens dans les ateliers de peintres. Pendant sa formation auprès de Verrocchio, son premier maître à Florence, était aussi musicien comme nombre de peintres à l’époque. Dans l’atelier travaillaient Botticelli, Le Pérugin, Ghirlandaio, Lorenzo di Credi… l’émulation artistique s’associe aux instruments : luth ; lyre auxquels répondent les chants – bref, la musique est partout.

Denis Raisin-Dadre s’explique : ” Plutôt que partir à la recherche des musiques qu’aurait pu jouer Léonard, ou de suivre comme nous l’avons déjà fait à Doulce Mémoire ses pérégrinations de villes en villes, nous désirons partir à la recherche des musiques secrètes de ses tableaux. Une démarche à la fois scientifique puisque, nous serons sur des musiques contemporaines de Vinci mais aussi éminemment poétique pour rentrer dans l’univers mental de ce génie “.
« SÅ“ur mineure et malheureuse de la peinture, la musique s’évanouit tout de suite » écrit Léonard dans son traité de peinture “. Le projet cherche à en fixer le cours pour que perdure la force de sa poésie. Pari réussi, comme l’atteste son livre cd ” Musique secrète de Leonardo da Vinci “, déjà paru.

Leonardo_selfExtrait de notre critique du livre cd Musique secrète de Leonardo da Vinci par Alban Deags : …” 15 TABLEAUX ET LEURS RESONANCES MUSICALES… Le fondateur deDoulce Mémoire a sélectionné une quinzaine de tableaux, dont beaucoup sont aujourd’hui au Louvre (la France regroupe ainsi la plus grande collection de tableaux du Peintre dont les Å“uvres, en provenance des collections royales, celles de François Ier, sont le noyau du département de peintures du Louvre) : Le baptême du Christ, L’Annonciation, La vierge aux rochers, Portrait d’Isabelle d’Este, La belle ferronnière, Sainte Anne et la Vierge, Saint Jean-Baptiste… Denis Raisin-Dadre n’oublie pas La Joconde – qu’il a mis en correspondance avec des musiques de Jacob Obrecht (1457-1505), de Josquin Desprez (1450-1521), des laudes consacrées à l’Annonciation, des Frotolle, des chants sur des textes de Pétrarque, accompagnés par la lira da braccio, instrument très apprécié de Léonard…”. (…) Leonardo da Vinci  fut musicien et compositeur, réalisateur des fêtes et divertissements pour la cour ducale des Sforza de Milan. Pour le duc Ludovico, Leonardo invente des machines de guerre, et aussi produit des spectacles « magiques » dont les prouesses techniques, illusionnistes ont laissé de nombreux témoignages. Improvisateur remarquable, Leonardo jouait excellemment de la lira da braccio,  s’accompagnant tout en déclamant des vers… C’est un véritable Orphée laïque qui officie ainsi à la Cour milanaise, se rendant bientôt indispensable.”

 

 

 

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Doulce Mémoire
Musique secrète de Leonardo da Vinci
Le 21 septembre 2019 à Valencay (36)
Château de Valençay, 21h

Léonard de Vinci, la musique secrète

Distribution :
Clara Coutouly, soprano
Matthieu Le Levreur, baryton
Pascale Boquet, luth
Baptiste Romain ou Nicolas Sansarlat, lira da braccio
Bérengère Sardin, harpe renaissance
Denis Raisin Dadre, flûtes et direction
Ikse Maitre, scénographie

Projet présenté dans le cadre de « Viva Leonardo da Vinci ! 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire »

+ d’infos sur le site de DOULCE MEMOIRE :
https://www.doulcememoire.com/programmes/leonard-de-vinci-la-musique-secrete/

 

 

 

agenda

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Le 21 septembre 2019 à Valencay (36)
Château de Valençay, 21h
http://www.chateau-valencay.fr/#

Le 27 septembre 2019 à Turnhout (Belgique)
Festival Musica Divina

Le 13 novembre 2019 à Orélans (45)
Le Bouillon – Université d’Orléans
http://www.univ-orleans.fr/fr/culture

 

 

 

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Le 15 novembre 2019 à Paris (75)
Auditorium du Louvre, 20h
https://www.louvre.fr/musiques?page=1

leonardo-da-vinci-musique-secrete-livre-cd-alpha-critique-annonce-cd-par-clasiquenews-compte-rendu-critique-cd-livre-classiquenews-musique-classiqueŒuvres de Josquin Desprez, Bartolomeo Tromboncino, Marchetto Cara, Johannes de la Fage, Firminus Caron… Musiques tirées des Laudes et des Frottole éditées par Petrucci. A l’occasion de l’exposition du Louvre célébrant les 500 ans de la naissance de Léonard de Vinci, l’ensemble Doulce Mémoire et son chef Denis Raisin Dadre convient à un voyage merveilleux sur les pas de celui qui fut l’un des plus grands virtuoses de son temps à la lira da braccio et qui nous a laissé de nombreuses énigmes musicales. Avec des mélodies populaires de l’époque et que l’on retrouve retranscrites par différents compositeurs tels que Josquin Desprez ou Heinrich Isaac, le concert évoque les musiques qu’il aurait été possible d’écouter dans un atelier de peinture ou dans un cercle aristocratique de la Renaissance. Et vous, quelles musiques pensez vous que Leonard aurait pu écouter en dessinant ou en peignant la Joconde ou la Vierge aux rochers ?

 

 

 

 

Approfondir

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LIRE notre critique du livre cd Musique secrète de Leonardo da Vinci / Les 500 ans de Leonardo de Vinci en 2019 :
http://www.classiquenews.com/5-mai-2019-500-ans-de-la-mort-de-leonardo-da-vinci/

 

 

doulce-memoire-concerts-critique-annonce-concerts-classiquenews

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CHAMBORD. Le Carnaval de Florence avec Léonard, nouvelle création de Doulce Mémoire

BLOIS carnaval de Florence avec leonard annonce programme concert classiquenews critique 30 ans doulce memoire classiquenews image-carnaval-500x500CHAMBORD, vend 28 juin 2019, 20h. 30 ans de Doulce Mémoire, création : Léonard au Carnaval de Florence. En ouverture de son 9è festival, le château de Chambord, dessiné par Leonard de Vinci affiche un nouveau spectacle prometteur : « Au Carnaval de Florence avec Léonard »… La tradition cultivée par l’imagerie populaire et la peinture troubadour depuis le XIXè (cf les tableaux de Ingres sur le sujet) ont imposé la figure monolithique du sage Vinci, talentueux et visionnaire ingénieur et peintre employé à Milan au service des Sforza ; puis du noble vieillard, premier invité arrivé à la cour de François Ier…

Le programme présenté par Doulce Mémoire et Denis Raisin-Dadre met plutôt en lumière le « fêtard », amoureux des sensations et nouvelles expériences que suscitent un nouveau type de plaisirs et de divertissements (dont il maîtrise aussi la conception). Jeune et fringuant, Léonard s’est affirmé aussi lors des fêtes de carnaval à Florence, foyer de la Renaissance italienne.

Frivole et libérée, Florence devient puritaine
Leonardo préfère Milan…

Léonard recueille les fruits inestimables de la Florence humaniste qui avait réussi la synthèse de la pensée néoplatonicienne et du christianisme. Il y connaît la joie de vivre, l’extraordinaire émulation artistique au début du XVIè, la folle gaîté et l’ivresse libre du carnaval et de ses mascarades avant la grande réaction piétiste emmenée par le moine Savonarole, lequel inquisiteur italien, remplace le carnaval par les processions de pénitents. Léonard préfère alors Milan où, à la cour des Sforza, la fête continue.

 

 

 

 

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CHAMBORD (41)
Château, vend 28 juin 2019, 20h
Le Carnaval de Florence avec Léonard
RESERVEZ
https://www.doulcememoire.com/agenda/carnaval-28juin19/

 

 

 

 

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Instrumentistes et chanteurs de Doulce Mémoire ressuscitent les fêtes carnavalesques de la jeunesse de Léonard avec l’imagination et la verve qui les caractérisent. La liberté facétieuse du geste le dispute au raffinement des restitutions des danses, en costumes Renaissance. Les timbres rayonnants et savoureux des flûtes, bombardes, doulçaines, sans omettre la fameuse lira da bracio dont Leonardo était virtuose, les percussions et le luth enrichissent encore une palette flamboyantes de couleurs musicales.
La Renaissance est un âge d’or des peintres ; la couleur et le jeu visuel qu’elle permet, s’immisce aussi dans le spectacle de Doulce Mémoire.
Avant Caravage et ses fabuleux contrastes (vieilles suivantes, jeunes beautés héroïques), Leonardo au XVIè a la fascination des types humains et le réalisme difforme voire monstrueux ; il ose le premier affronter et exalter la beauté et la monstruosité comme les deux faces d’une même réalité poétique. Ainsi pendant le Carnaval et ses délires en cascades, défilent les figures grotesques qui parsèment ses carnets, figures qu’il a pu voir lors de ces fêtes où toute la cité paraît travestie, sur des chars en jouant et en chantant ; « où les poésies les plus sublimes de Laurent le Magnifique et de Poliziano côtoient des textes extrêmement lestes voire obscènes ».
La force de l’imagination rencontre le raffinement et la pensée universelle de Leonardo, jeune lion prophétique. Nouvelle production incontournable.

 

 

 

 

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Distribution
Bruno Le Levreur, alto
Hugues Primard, ténor
Matthieu Le Levreur, baryton
Marc Busnel, basse
Pascale Boquet, luth, guitare renaissance
Nicolas Sansarlat, lira da braccio
Elsa Frank, flûtes, bombardes, doulçaines
Johanne Maitre, flûtes, bombardes, doulçaines
Jérémie Papasergio, flûtes, bombardes, doulçaines
Bruno Caillat, percussions
Denis Raisin Dadre, flûtes, bombardes, doulçaines et direction

Spectacle événement repris à Ribeauvillé, le 5 octobre 2019

https://www.doulcememoire.com/programmes/au-carnaval-de-florence-avec-leonard/

 

 

 

 

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TOURS, Opéra. Les 30 ans de Doulce Mémoire

Doulce-Memoire-1-denis-raisin-dadre-30-ans-annonce-concert-opera-de-tours-critique-concert-critique-opera-classiquenewsTOURS, Opéra, le 19 juin 2019. DOULCE Mémoire, les 30 ans. Artiste en résidence, l’ensemble Doulce Mémoire fondé par Denis Raisin-Dadre fête mercredi 19 juin 2019 (20h), sur la scène de l’Opéra de Tours, ses 30 ans d’activité artistique et musicale. Plateau exceptionnel avec la participation de Jean-François Zygel. Le propre de l’ensemble fondé par Denis Raisin Dadre est d’approcher le très large répertoire de la Renaissance en impliquant toutes les disciplines, la musique évidemment et la pratique instrumentale propre aux XVè, XVIè siècles principalement ; mais aussi, la peinture et la littérature. Le geste défendu par Denis Raisin Dadre s’enrichit d’une culture élargie qui interroge à partie de la musique, tous les arts, si féconds à cette période.
Le dernier recueil discographique est un somptueux livre cd dédié à Leonardo da Vinci (célébration de son génie comme musicien et compositeur, opportun en 2019 qui marque le 500ème anniversaire de la mort du peintre et scientifique en 1519) pour lequel Denis Raisin Dadre a conçu un programme musical constitué de laudes et motets, recercare, mélodies signé Frater Petrus, Marchetto Cara, Josquin Desprez, Francesco Patavino, Jean L’Héritier, Jacob Obrecht, Hayne van Ghizeghem… dont les notes et les textes mis en musique savent dialoguer avec une collection de dessins et de tableaux conçus par Leonardo. Toujours la vision rétablit le sens des pièces ainsi exhumées dans le contexte qui les inspire et les porte. denis Raisin Dadre rétablit les correspondances, ressuscite le contexte, approfondit toujours le sens et les enjeux multiples des œuvres choisies.
Concernant Leonardo da Vinci (joueur virtuose de lira da bracio et grand concepteur des divertissements à la Cour des Sforza à Milan), Denis Raisin Dadre fait sonner « la musique secrète », celle qui ne se voit pas, mais se devine grâce à la seule éloquence silencieuse des rapports harmoniques, suscités par la composition picturale (c’est le cas précisément de La Vierge aux rochers dont les anges musiciens sont délicatement « relégués » sur le côté… une mise à l’écart qui cependant laisse toute sa place à la musique.

A l’Opéra de Tours, Denis Raisin Dadre réunit un plateau exceptionnel avec la coopération de Jean-François Zygel pour célébrer les 30 ans de son ensemble Doulce mémoire.

Programme surprise.

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Plus que jamais depuis ses débuts, Doulce mémoire a fait siennes les qualités de la Renaissance : universalité et générosité, découvertes, inventions, voyage, créativité… Ce goût de l’aventure se concrétise aussi dans l’art des rencontres que l’ensemble a su favoriser et cultiver, toujours dans le souci des équilibres et du raffinement sonore. La pratique instrumentale, le goût des timbres et des couleurs en partage demeure un champs d’expérimentation jamais négligé, stimulant…

 

 

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Les 30 ans de Doulce MémoireDOULCE MEMOIRE 30 ANS JUIN 2019 classiquenews concert evenement visuel-anniversaire-500x500
Opéra de Tours, mercredi 19 juin 2019, 20h
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/doulce-memoire#la-renaissance-dans-tous-ses-etats

Pour ses 30 ans Doulce Mémoire vous convie à un évènement exceptionnel sous le signe de la Renaissance et de la fête. Avec de nombreux artistes et des invités surprenants (mais qui ont marqué les grandes réalisations de Doulce Mémoire), notamment Jean-François Zygel en invité spécial.

 

Tarifs de 7 à 35€

Réservation au guichet du Grand Théâtre de Tours du mardi au samedi de 10h30 à 13h et de 14h à 17h45.

Ou par téléphone au 02 47 60 20 20

 

 

 

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Approfondir

 

 

 

VOIR : reportage exclusif les 25 ans de DOULCE MEMOIRE, salle Gaveau à Paris (février 2014)
https://www.classiquenews.com/grand-clip-video-les-25-ans-de-doulce-memoire-paris-salle-gaveau-fevrier-2014/

LIRE notre critique du livre cd musique secrète de Leonardo da Vinci
http://www.classiquenews.com/5-mai-2019-500-ans-de-la-mort-de-leonardo-da-vinci/

LIRE notre critique du livre cd Magnificences de François Ier
http://www.classiquenews.com/magnificences-de-francois-ier-par-doulce-memoire/

Illustrations : © Rodolphe Marics / Doulce Mémoire 2019

 

 

 

 

CD.Chansonnettes frisquettes, joliettes et godinettes. Doulce Mémoire (1 cd Zig Zag)

CD.Chansonnettes frisquettes, joliettes et godinettes. Doulce Mémoire (1 cd Zig Zag) . Une forme simple et populaire et qui parle immédiatement au coeur par la simplicité franche et la séduction mélodique de son écriture : la chanson. Denis Raisin Dadre souligne combien depuis ses débuts (1989), c’est à dire en 2014, depuis 25 ans à présent, avec l’ensemble qu’il a fondé Doulce Mémoire, cette forme musicale reste au centre de tout son travail. Le titre de la formation fait référence même à une chanson écrite par François Ier lui-même.  Le programme de ce disque exemplaire le démontre sans réserve apportant même la preuve qu’à travers les siècles et depuis leur création bon nombre d’entre elles, nous parlant toujours des affres, langueurs, excitation de l’amour, n’ont rien perdu de leur saveur explicite ou cachée.

 

 

Frisquettes, joliettes, godinettes …

 

doulce_memoire_chansonnettes-frisquettes-joliettes-godinettes-doulce-memoire-denis-raisin-dadre-cd-ziag-zagL’essor de la chanson est liée dès la Renaissance (XVIè) grâce à l’imprimerie à une pratique foisonnante qui concerne et le milieu de cour et les maisons privées : chacun veut être à la page en chantant les nouvelles chansonnettes à la mode, qu’elles soient sur un texte savant et littéraire (Clément Marot, Ronsard) ou d’origine purement populaire. Souvent en liaison avec le théâtre de la foire et les tréteaux des marchés, – où règne l’esprit des comédies satirique et bouffonnes, les chansons se délectent en rimes goguenardes et vers paillards à peine masqués : souvent il est question de jeunes beautés vendues et mariées à des vieux riches impuissants… Les pucelles s’amourachent, les amants tendres de découvrent, les vieux décatis désespèrent…
Les vers de Ronsard, poète officiel sont mis en musique avec une verve irrésistible ou joliment agencés dans un écrin mélodique qui en distille l’ineffable finesse (chanson de Costeley) : Mignonne allons voir si la rose… La plupart sont d’autant plus entraînantes qu’elles sont adaptées sur un rythme de danse : gaillardes, bransles, allemandes, pavanes. Le bal ivre en douceurs et pincements au cÅ“ur auquel nous convie cette fine collection d’airs profite de l’instrumentarium toujours choisi, conçu par Denis Doulce Mémoire.

Dès ” Mon amant de Saint-Jean ” (incursion d’un standard moderne auquel répond plus loin La complainte de la bute sur des paroles de Jean Renoir), on perd facilement la tête à l’évocation des premiers émois d’un baiser fugace par le chant subtilement chipé de la soprano vedette de l’ensemble Véronique Bourin. Puis, la bransle ” Trop penser … ” chanté à deux voix est une cadence de deux coeurs prêts à la cabriole toutes les nuits ; c’est un balancement syncopé qui attire lui-aussi l’élan le plus frénétique et le plus excité que le miel des flûtes enivrantes sait ensuite finement ciselé. Voici assurément le bransle le plus mémorable de la collection, proposé ensuite en karaoké en fin de cd (car joué uniquement aux instruments : à l’auditeur de chanter lui-même). S’y inscrivent les traits affriolants des chansons d’un Jannequin versatile et imprévisible : douceur tendre de ” Ce beau coral “, griserie à deux voix palpitantes ” Il était une jeune fille ” … qui synthétise l’initiation gourmande d’une jeune beauté aux choses de l’amour…
Jeu du verbe, ciselure des mots à double sens, rythmes ensorcelants et accents nostalgiques, pointes érotiques, grivoises, paillardes affleurant parfois jusqu’à l’impudeur et l’indécence, ce programme pour ses 25 ans, confirme le goût unique de Doulce Mémoire pour ce dire enchanteur et gestuel qui captive depuis ses débuts. L’entrain gourmand, la vérité et la justesse du style redonnent au populaire ses lettres de noblesse, son éclatante et communicative distinction. Magistral. Denis Raisin Dadre ne pouvait de meilleure manière fêter ses 25 printemps de concerts et de réalisations vécus dans l’esprit d’une troupe.

 

Chansonnettes frisquettes, joliettes et godinettes. Doulce Mémoire. Véronique Bourin, soprano. Hugues Primard, ténor. Musiciens de Doulce Mémoire.  1 cd Zig Zag.  Enregistrement réalisé en novembre 2013 à Fontevraud, durée 1h57′.

 

 

Les 25 ans de Doulce Mémoire

doulce_memoire_25-ans_denis-raisin-dadre_visuel-250Tours, Paris. Les 25 ans de Doulce Mémoire : les 11 et 12 février 2014. 25 ans d’activité, 15 ans de résidence à Tours : l’ensemble fondé par le flûtiste Denis Raisin Dadre, Doulce Mémoire vit en février 2014 ses heures les plus palpitantes, préparant pour fêter tant d’accomplissements artistiques, deux soirées exceptionnelles où sont conviés plus de 50 artistes complices, partenaires, témoins inspirés d’un parcours musical à nul autre pareil.
Quand de nombreux musiciens s’engagent dans les allées d’un Baroque de plus en plus magicien, l’explorateur et voyageur Denis Raisin Dadre a su depuis ses débuts, nous enivrer des sonorités gourmandes et sensuelles de la Renaissance. C’est un geste souvent miraculeux qui étend ses champs d’investigations au-delà des limites chronologiques strictes, qui aime les chemins de traverses où les rencontres et les métissages, le bain heureux des cultures curieuses et mêlées apportent à chaque heure, les fruits d’une entente espérée, réalisée. Au centre du travail de Denis Raisin Dadre, il y a le coeur généreux d’un humaniste capable de toujours s’émerveiller avec une âme d’enfant ; un appétit et une énergie qui portent chaque programme avec le même indéfectible sentiment de vérité et de partage. Pour fêter ses 25 ans, Doulce Mémoire vous convie à une fête inoubliable, surprenante, où la grâce et la finesse le disputent à la facétie et la suprême complicité, … le délire et les délices des mots à la cocasserie enjôleuse des instruments.

Doulce Mémoire saga. Fil rouge du spectacle, cette attention au mot, à l’articulation, et au sens suave, mordant, palpitant d’une action qui fait de chaque concert, une formidable histoire. Dès ses débuts et à travers ses multiples spectacles, Doulce Mémoire est une saga bigarrée riche en chansons : chansonnettes, frisquettes, joliettes et godinettes (le titre du nouvel album qui sort justement pour les 25 ans de l’ensemble). La chanson reste d’ailleurs l’emblème de la troupe.

 

 

Doulce Mémoire fête ses 25 ans

(et ses 15 ans à Tours)

 

Tours, Grand Théâtre
Mardi 11 février 2014

Paris, Salle Gaveau
Mercredi 12 février 2014

A Tours puis Paris, Denis Raisin Dadre fait escale avec sa brillante et sémillante troupe (chanteurs, instrumentistes, danseurs, …) partenaires familiers d’aventures diverses d’un voyage au long cours qui s’écrit encore … Fidèle à son esprit nomade, Denis Raisin Dadre invite de nombreux musiciens des contrées abordées qui ont croisé le chemin de l’ensemble à l’occasion des programmes réalisés : danseurs indiens, interprètes flamenco, voix d’Orient et d’Asie, fado portugais, comédiens aux styles variés…

Doulce Mémoire frappe les esprits par son esprit de défrichement ; en associant recherches scrupuleuses et complicité entre des partenaires particulièrement soudés, Denis Raisin Dadre a su produire et cultiver le vrai plaisir du jeu collectif. Un caractère qui fait aussi la réussite de la rencontre avec le public. A ses fidèles musiciens classiques (chanteurs et instrumentistes), Denis Raisin Dadre joint le plus souvent danseurs et comédiens, favorisant la notion de geste musical. Ce sont souvent de véritables tableaux musicaux qui renouvellent le dispositif statique du concert…, empruntent au théâtre voire à la comédie musicale et suscitent un imaginaire propice au pittoresque picaresque, à l’ivresse comme à l’extase.

 

 

Collection de programmes enchanteurs …

 

CLIC_macaron_20dec13Les routes empruntées par Doulce Mémoire laissent aujourd’hui d’inestimables offrandes, collection de nombreux joyaux aux parfums et climats aussi différents que caractérisés : du Requiem des Rois de France d’Eustache Du Caurroy au portrait de l’Honnête courtisane (évocation festive inspirée des musiques et contes grivois de la Renaissance), du Procès de Monteverdi (violemment attaqué par le moine Artusi) aux arabesques élégantissimes du spectacle Mémoires des Vents du sud, sublime production née de l’entente artistique avec la troupe de danseuses asiatiques Hang Tang Yuefu de Taïwan où la précision raffinée des Tang, célébrant la figure tutélaire d’un artiste de premier plan rencontre l’art subtil de la Belle Danse et des joyaux musicaux du Moyen Age occidental… C’est aussi maints autres hommages rendu aux génies et figures emblématique de la Renaissance : Leonard de Vinci, Rabelais, François Ier …
Autant d’accomplissements (le plus souvent disponibles aussi au disque) qui font de Doulce Mémoire l’un des meilleurs ensembles dédiés aux esthétiques imprévisibles, enivrantes, plurielles d’une Renaissance enfin révélée. Le spectacle des 25 ans de Doulce mémoire est élu ” coup de coeur ” de la Rédaction de classiquenews.com.

 

 

Informations, réservations :

doulce_memoire_25-ans_denis-raisin-dadre_visuel-250Mardi 11 f̩vrier 2014 РGrand Th̢̩tre de Tours - 20h
Tarifs : 1ère catégorie : 24 à 35€ ; 2ème catégorie : 10 à 18€ ; 3ème catégorie 7 à 12€
Réservations auprès du Grand Théâtre à partir du 1er octobre : 02 47 60 20 20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

doulce_memoire_25-ans_denis-raisin-dadre_visuel-250Mercredi 12 février 2014 – Salle Gaveau à Paris – 20h30
Tarifs : 1ère catégorie : 55€ ; 2ème catégorie : 38€ ; 3ème catégorie 22€
Réservations auprès de Philippe Maillard Productions : 01 48 24 16 97
www.philippemaillardproductions.fr

 

 

Consultez aussi le site de Doulce Mémoire :
www.doulcememoire.com

 

 

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014      …

 

Exposition, Ecouen

La musique au XVIème : ” Un air de Renaissance “

Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014

 

ECOUEN_exposition_renaissance_Zacchia_portrait_joueur_violeContrairement à la civilisation Baroque à présent bien connue, jamais la musique de la Renaissance (en particulier celle du XVIème siècle) n’avait été le sujet d’une exposition thématique. Justice est faite à présent grâce à la rétrospective présentée au Château d’Ecouen à partir du 11 septembre 2013. Dès la fin du XVè et surtout au XVIème siècle, la pratique musicale est au coeur de la société : sacrée et d’une écriture de plus savante chantée dans les églises par les voix d’enfants et d’hommes (les femmes étant exclues des lieux de cultes) ; c’est aussi un essor nouveau de la musique de chambre vocale et instrumentale, pratiquée dans le noyau familial,  bourgeois, aristocratique et royal, s’appuyant sur le concours de l’épinette, du luth, de la viole … La pensée réformée favorise l’expérience musicale dans l’espace privé donnant naissance à une nouvelle pratique amateur particulièrement active. L’impression des partitions en plein développement permet une large diffusion des oeuvres distinguées par le goût des amateurs ; les musiciens et compositeurs se professionnalisent aussi, sachant se ” vendre ” auprès des Cours demandeuses, soucieuses de prestige culturel et musical.
L’alliance de la poésie et de la musique se réalise dans l’art princier et noble du madrigal (d’origine italienne) dont le souci de caractérisation du verbe suscite une nouvelle écriture émancipée du tissu strictement polyphonique, vers la structure monodique avec basse continue …
L’individualisation des tempéraments se précise et profite d’un marché alors naissant : de grandes figures s’imposent alors à l’échelle européenne, malgré le contexte des guerres de religion : Josquin des Prés, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin de Sermisy, Albert de Rippe, Jacques Arcadelt, Tallis … Chacun prépare au sommet monteverdien, à l’aube – baroque : 1607 – de l’Orfeo qui est autant l’aboutissement de l’esthétique de la Renaissance que la première oeuvre relevant d’une pensée proprement baroque.

Le parcours de l’exposition rassemble instruments et partitions, manuscrits et tableaux restituant à la musique le rôle social, symbolique et politique qu’elle occupe pendant la Renaissance (XVème et XVIème siècle). Exposition événement. Compte rendu plus développé de l’exposition Un air de Renaissance, à venir sur classiquenews.com

Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle. Musée national de la Renaissance, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014.  Renseignements au 01 34 38 38 50

Illustration: Paolo Zacchia : Portrait d’un joueur de viole (vers 1545). Paris, Musée du Louvre. © RMN Grand Palais / Franck Raux