Ballet de l’OpĂ©ra de Paris : Nijinski, Eyal, Ashton

PARIS, Palais Garnier : exposition LĂ©on Bakst, jusqu'au 5 mars 2017ARTE concert, jeudi 16 dĂ©c 2021, 19h30. Ballet de l’OpĂ©ra de Paris. SoirĂ©e de ballet Ă  l’OpĂ©ra de Paris : Nijinski, Eyal, Ashton  -  Un air de Russie parcourt la scĂšne de l’OpĂ©ra Garnier, Ă  Paris. 3 ballets parmi les plus oniriques du rĂ©pertoire au programme : “Rhapsody”, par le fondateur du Royal Ballet, Frederick Ashton ; “L’aprĂšs-midi d’un faune”, premiĂšre chorĂ©graphie de Nijinski, rĂ©interprĂ©tĂ©e par l’IsraĂ©lienne Sharon Eyal ; ”Le sacre du printemps”, autre chorĂ©graphie de Nijinski pour les Ballets russes, revisitĂ©e par Dominique Brun.

 

 

“Rhapsody” 
Avec son ballet en un acte “Rhapsody”, crĂ©Ă© Ă  Londres en 1980, le fondateur du Royal Ballet, Frederick Ashton, met Ă  l’honneur la tradition classique sur une partition vive et colorĂ©e du Russe Serge Rachmaninov, “Rhapsodie sur un thĂšme de Paganini”. « PiĂšce abstraite et romantique », le ballet est l’un des joyaux du rĂ©pertoire du chorĂ©graphe britannique. 8 danseurs accompagnent les Ă©toiles Sae Eun Park et Germain Louvet.

 

 

 

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L’aprĂšs-midi d’un faune”
PremiĂšre chorĂ©graphie du jeune Vaslav Nijinski, le ballet en un acte “L’aprĂšs-midi d’un faune”, sur une musique de Claude Debussy, – d’aprĂšs MallarmĂ©, est la pierre angulaire de la danse moderne. AprĂšs avoir connu de multiples versions depuis sa crĂ©ation, en mai 1912 au ThĂ©Ăątre du ChĂątelet, le ballet emblĂ©matique des Ballets russes est rĂ©interprĂ©tĂ© ici par la chorĂ©graphe israĂ©lienne Sharon Eyal. Pour sa premiĂšre crĂ©ation Ă  l’OpĂ©ra de Paris, l’ancienne danseuse et collaboratrice artistique de la Batsheva Dance Company de Oahu Naharin s’est inspirĂ©e des postures originales de Nijinski, dont elle admire la gestuelle minimaliste, frontale, comme rĂ©sumĂ©e Ă  un seul plan, en frise, comme un relief antique. Les costumes sont confiĂ©s Ă  Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de la maison Dior. 8 danseurs du corps de ballet de l’OpĂ©ra de Paris avec, notamment, la premiĂšre danseuse Marion Barbeau.

 

 

 

“Le sacre du printemps”
Depuis sa crĂ©ation au ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es en mai 1913, scandale tonitruant, “Le sacre du printemps” marque l’avĂšnement du XXĂš, alors que la premiĂšre guerre mondiale s’apprĂȘte Ă  dĂ©truire l’équilibre europĂ©en. Le sacre du Printemps occupe une place cardinale dans l’histoire de la danse. Absent de la scĂšne de l’OpĂ©ra de Paris depuis 26 ans, le ballet chorĂ©graphiĂ© par Nijinski pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev, sur la puissante partition d’Igor Stravinski revient dans une nouvelle production. La chorĂ©graphe Dominique Brun revisite ces “tableaux de la Russie paĂŻenne” (le sous-titre de l’Ɠuvre), dans une distribution incluant les danseuses Ă©toiles Alice Renavand et Sae Eun Park, avec des costumes et dĂ©cors rĂ©alisĂ©s d’aprĂšs les splendides dessins originaux conçus Ă  l’époque de la crĂ©ation par le peintre Nicolas Roerich.

 

 

 

Spectacle capté le 16 décembre 2021 au Palais Garnier, Paris.
Illustration : Nijinsky danse PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs midi d’un faune – Photo © Yonathan Kellerman OnP. 1h30 mn.

EN REPLAY sur le site d’ARTEconcert
https://www.arte.tv/fr/videos/106204-000-A/soiree-de-ballet-a-l-opera-de-paris-nijinski-eyal-ashton/

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu : Paris. ThĂ©Ăątre des Champs ÉlysĂ©es, le 31 mai 2013. Centenaire du Sacre du Printemps. Nijinsky, Waltz, chorĂ©graphes. ThĂ©Ăątre Mariinsky. Valery Gergiev, direction.

Stravinsky portrait faceCentenaire du Sacre du printemps de Stravinsky au tce, thĂ©Ăątre des champs Ă©lysĂ©es,  Il y a cent ans, le ThĂ©Ăątre des Champs ÉlysĂ©es Ă©tait la scĂšne d’une rĂ©volte musicale parmi les plus cĂ©lĂšbres de l’histoire. La premiĂšre du Sacre du Printemps le 29 mai 1913 … il y a juste 100 ans. Le tumulte fut tellement troublant que la police dut intervenir, pendant la reprĂ©sentation, pour maĂźtriser une partie furieuse de l’Ă©lĂ©gant public surexcitĂ©. Quand nous pensons aux huĂ©es lamentables des groupuscules lors des premiĂšres de Medea de Cherubini et de Don Giovanni cette annĂ©e, constatons que le ThĂ©Ăątre des Champs ÉlysĂ©es est toujours bastion d’une modernitĂ© contestĂ©e. Et le tremplin des parisiens toujours aptes Ă  fomenter un scandale pas toujours lĂ©gitime…

 

 

Centenaire d’une modernitĂ© intacte

 

Pour fĂȘter le centenaire dans l’esprit le plus brillant et le plus fabuleux, le ballet et l’orchestre du ThĂ©Ăątre Mariinsky de Saint Petersburg vient avec son maestro Valery Gergiev pour un programme ” sacrĂ© ” : la reconstitution de la chorĂ©graphie originale de Nijinsky du Sacre du Printemps, avec costumes et dĂ©cors Ă©galement reconstituĂ©s, et la crĂ©ation française d’un nouveau Sacre par la cĂ©lĂšbre chorĂ©graphe contemporaine allemande Sasha Waltz.

Le sujet brĂ»lant de la soirĂ©e du centenaire est sans doute la composition de Stravinsky. Mais elle n’aurait jamais vu le jour sans la commande des Ballets Russes. La chorĂ©graphie de Nijinsky reconstituĂ©e par Millicent Hodson et Kenneth Archer prĂ©sentĂ©e d’abord, Ă©tonne toujours Ă  cause de sa modernitĂ©. Les danseurs classiques du ballet Mariinsky sont peu habituĂ©s aux pieds tordus de la chorĂ©graphie, mais ils sont au mĂȘme temps trĂšs impliquĂ©s dans cette rĂ©surrection minutieuse. L’ambiance est celle d’un primitivisme paĂŻen dramatique et colorĂ©. Le mĂ©lange d’ingĂ©nuitĂ© folklorique avec une certain mysticisme est trĂšs saisissant. Nous avons l’impression d’ĂȘtre rĂ©ellement transportĂ©s dans une Russie ancestrale, passionnante / passionnĂ©e mais surtout pas romantique. Mention spĂ©ciale pour la danseuse qui interprĂšte l’Ă©lue, trĂšs convaincante dans ses mouvements extatiques avant son sacrifice. Elle paraĂźt certainement habitĂ©e par des forces supĂ©rieures. Si l’oeuvre chorĂ©graphique de Nijinsky n’est pas pour tous les goĂ»ts, surtout pas pour ceux qui n’aiment que les cygnes mourants, son Sacre de Printemps conserve tout l’attrait et l’intĂ©rĂȘt d’une oeuvre clĂ©, rĂ©volutionnaire ; saluons cette reconstitution et souhaitons la revoir dans nos salles françaises.

Le Sacre de Sasha Waltz
, quoi que moins descriptif et colorĂ©, maintient l’ambiance tribale, ajoutant davantage de tension au livret. PlutĂŽt abstraite, la chorĂ©graphie contemporaine prĂ©sente la femme comme une figure forte prĂȘte Ă  se battre, comme un vĂ©ritable sujet. L’entrain endiablĂ© de la danse impressionne, souvent expressionniste, toujours trĂšs physique. Ici il s’agĂźt d’un rituel plus conflictuel et chaotique que solennel et mystique comme chez Nijinsky. L’abondance et la diversitĂ© des mouvements, des curves insolentes, des sauts insolites, mais aussi des trĂšs belles lignes et des tableaux frappants rehaussent l’aspect chaotique, presque apocalyptique de la chorĂ©graphie. Si la danse semble d’une grande difficultĂ© physique exigeant un sens permanent des attaques et de l’endurance, elle est plus vertigineuse et osĂ©e qu’acrobatique. L’appropriation et la reinterprĂ©tation de Waltz pose des questions Ă  la fois vagues et profondes. Comme c’est souvent le cas, son style a un effet confondant sur l’audience, plutĂŽt perplexe, jamais insensible.

AprĂšs chaque chorĂ©graphie, la salle est inondĂ©e d’applaudissements, les plus chaleureux Ă©taient pour l’orchestre du ThĂ©Ăątre Mariinsky dirigĂ© par Valery Gergiev. Leur seule prestation, d’une force rythmique et d’un brio capable de dĂ©clencher une Ă©meute, rappelle l’atmosphĂšre scandaleuse liĂ© Ă  la crĂ©ation. La puissance de l’orchestre, la direction bouleversante et Ă©lectrisante de Gergiev, spectaculaire dans les dissonances, avec ses timbres ensorcelants… sont les vĂ©ritables vedettes de la soirĂ©e. Le primitivisme intellectualisĂ© de la musique jouĂ©e avec tempĂ©rament et caractĂšre est contagieux. Il paraĂźt se transmettre dans les corps du public et stimuler davantage les danseurs. Concert du centenaire Ă©patant : le sentiment de mysticisme et de transcendance portĂ© par les deux chorĂ©graphies n’est pas prĂšs de nous quitter.

Paris. ThĂ©Ăątre des Champs ÉlysĂ©es, le 31 mai 2013. Centenaire du Sacre du Printemps. Vaslav Nijinsky, Sasha Waltz, chorĂ©graphes. Ballet du ThĂ©Ăątre Mariinsky. Orchestre du ThĂ©Ăątre Mariinsky. Valery Gergiev, direction.

Le Sacre du printemps, version Nijinsky (1913)

Télé, Mezzo : Le Sacre du printemps version Nijinsky, le 3 mai 2013, 20h30

En mai, Mezzo souffle les 100 ans du ballet le plus scandaleux de l’histoire de la danse : le Sacre du Printemps de Stravinsky crĂ©Ă© Ă  Paris …le 29 mai 1913 : crĂ©ation au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es du Sacre du printemps par les Ballets Russes, musique de Stravinsky, chorĂ©graphie de Nijinski, direction Pierre Monteux – l’histoire de la musique et de la danse accomplissait un saut sans prĂ©cĂ©dent.
Le lendemain, Emile Vuillermoz Ă©crira : “On n’analyse pas Le Sacre du Printemps : on le subit, avec horreur ou voluptĂ©, selon son tempĂ©rament. Toutes les femmes n’accueillent pas de la mĂȘme façon les derniers outrages. La musique, gĂ©nĂ©ralement, les accepte sans dĂ©plaisir.” Mais le soir mĂȘme, la salle a montrĂ©, et bruyamment, toute sa dĂ©sapprobation, Ă©rigeant la crĂ©ation en scandale historique. L’Ɠuvre, aujourd’hui considĂ©rĂ©e comme l’une des plus importantes du 20Ăšme siĂšcle, utilisĂ©e mĂȘme par Walt Disney dans Fantasia, est une source d’inspiration infinie pour les plus grands chorĂ©graphes. Nijinski, Gallotta, BĂ©jart, Scholz, Delente
 entre spectacles et documentaires Mezzo dĂ©die le mois de mai Ă  leurs chorĂ©graphies inspirĂ©es par Le Sacre du Printemps, parallĂšlement aux cĂ©lĂ©brations au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es.

Vendredi 3 mai 2013, 20h30

Le Sacre du printemps

Chorégraphie de Nijinsky (mai 1913)

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En mai 2013, Mezzo fĂȘte le centenaire du Sacre du Printemps de Stravinsky. Du 3 au 31 mai, 5 soirĂ©es spĂ©ciales dĂ©voilent et le ballet originel et l’Ă©criture moderniste visionnaire de Nijinsky pour la crĂ©ation parisienne de mai 1913, et les chorĂ©graphes du XXĂš qui aprĂšs lui, ont renouvelĂ© le ballet du Sacre en apportant Ă  chaque fois, un style rĂ©solument novateur. Serait ce que la musique de Stravinsky soit bien le creuset d’une modernitĂ© atemporelle, et comme un dĂ©fi toujours Ă  relever, la source d’inspiration majeure des grands chorĂ©graphes de notre temps ?

Vaslav Nijinsky est« celui par qui le scandale arrive ». ChorĂ©graphe du Sacre, il a ici ouvert la voie Ă  la danse contemporaine. OubliĂ©e, la chorĂ©graphie originale de Nijinsky a pu ĂȘtre reconstituĂ©e grĂące au travail acharnĂ© de Millicent Hodson. AprĂšs quinze annĂ©es de recherches, elle est parvenue, avec l’aide notamment de Marie Rambert, qui avait Ă©tĂ© l’assistante de Nijinski, Ă  recomposer le Sacre des origines dans la gestuelle originelle. La re-crĂ©ation de cette chorĂ©graphie est ici menĂ©e jusque dans les costumes par la compagnie-mĂȘme qui lui avait donnĂ© naissance (« Les Ballets Russes» Ă©tait l’autre nom des danseurs du Mariinsky lors de leurs tournĂ©es en France) et dirigĂ©e par Valery Gergiev.

Notre avis. Gergiev s’est attachĂ© avec ses Ă©quipes du Mariinsky Ă  retrouver la force originelle su Sacre du printemps dans son dispositif visuel et chorĂ©graphique de 1913 : la reconstitution rĂ©alise les costumes, les dĂ©cors et surtout les gestuelles d’Ă©poque, alors inspirĂ©es pas la statuaire antique du Louvre et aussi le dĂ©cor des vases grecs, rouges et noirs. Paumes des mains tendues et tournĂ©es vers la salle, poings levĂ©s, pieds en dedans, figures saccadĂ©es, sauts hystĂ©riques… la chorĂ©graphie sert Ă©troitement les convulsions barbares de la musique jusqu’au sacrifice final, exprimĂ© par la danseuse solo, en une sĂ©rie de transes exigeant sauts et tremblements. Avouons notre prĂ©fĂ©rence pour la seconde partie (Le Sacrifice): l’atmosphĂšre crĂ©pusculaire permise par le dĂ©cor nocturne, la ronde mystĂ©rieuse des adolescentes, toutes tĂ©tanisĂ©es par une terreur sourde et silencieuse, mais trĂšs prĂ©sente dans leurs corps trĂ©pidants d’impuissance, ajoutent indiscutablement Ă  la magie du spectacle. Reste que la direction de Gergiev manque de finesse, plus fĂ©line et Ă©ruptive que vraiment ciselĂ©e, a contrario de celle magnifiquement instrumentale de l’orchestre Les SiĂšcles dirigĂ© par François-Xavier Roth, dĂ©fenseur en 2013 d’une version historique, avec les instruments parisiens de 1913… On rĂȘve demain de voir ce ballet Nijinksy avec un tel orchestre ! AprĂšs tout, il faut aujourd’hui aller jusqu’au bout du retour Ă  la source avec costumes, ballets et orchestre de 1913.

Mezzo
Centenaire du Sacre du printemps
Les écritures chorégraphiques qui ont compté
Les 3, 9, 17, 24 et 31 mai 2013
5 soirĂ©es spĂ©ciales ” Sacre du printemps de Stravinsky “

concert

Ce programme est repris pour le jour anniversaire du Centenaire du Sacre du printemps de Stravinsky, le mercredi 29 mai 2013, 20h, au TCE Théùtre des Champs Elysées à Paris

Centenaire du Sacre du printemps sur Mezzo

TĂ©lĂ©. Mai 2013 : centenaire du Sacre de Stravinsky. Mezzo  lui dĂ©die 5 soirĂ©es exceptionnelles …

En mai 2013, Mezzo fĂȘte trĂšs honorablement le centenaire du Sacre du Printemps de Stravinsky/. Du 3 au 31 mai, 5 soirĂ©es spĂ©ciales dĂ©voilent et le ballet originel et l’Ă©criture moderniste visionnaire de Nijinsky pour la crĂ©ation parisienne de mai 1913, et les chorĂ©graphes du XXĂš qui aprĂšs lui, ont renouvelĂ© le ballet du Sacre en apportant Ă  chaque fois, un style rĂ©solument novateur. Serait ce que la musique de Stravinsky soit bien le creuset d’une modernitĂ© atemporelle, et la source d’inspiration majeure des grands chorĂ©graphes de notre temps ?

Mezzo

Centenaire du Sacre du printemps

Les écritures chorégraphiques qui ont compté
Les 3, 9, 17, 24 et 31 mai 2013
5 soirĂ©es spĂ©ciales ” Sacre du printemps de Stravinsky “

 

Vendredi 3 mai 2013, 20h30

Vaslav Nijinsky est« celui par qui le scandale arrive »

sacre_nijinsky_448ChorĂ©graphe du Sacre, il a ici ouvert la voie Ă  la danse contemporaine. OubliĂ©e, la chorĂ©graphie originale de Nijinsky a pu ĂȘtre reconstituĂ©e grĂące au travailacharnĂ© de Millicent Hodson. AprĂšs quinze annĂ©es de recherches, elle est parvenue, avec l’aide notamment de Marie Rambert, qui avait Ă©tĂ© l’assistante de Nijinski, Ă  recomposer le Sacre des origines dans la gestuelle originelle. La re-crĂ©ation de cette chorĂ©graphie est ici menĂ©e jusque dans les costumes par la compagnie-mĂȘme qui lui avait donnĂ© naissance (« Les Ballets Russes» Ă©tait l’autre nom des danseurs du Mariinsky lors de leurs tournĂ©es en France) et dirigĂ©e par Valery Gergiev.

Le Sacre est complĂ©tĂ© par une autre chorĂ©graphie lĂ©gendaire de Nijinsky, PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune de Debussy, aussi abouti que le Sacre (a contrario de jeux du mĂȘme Debussy que Nijinsky avait semble t il en partie nĂ©gligĂ© faute de temps : la transposition de l’action sur un terrain de tennis restait trop lĂ©gĂšre… ). Mezzo ajoute aussi deux autres ballets : un autre rĂ©volutionnaire de Stravinsky confiĂ© aux Ballets Russes (encore dans sa chorĂ©graphie originale), L’Oiseau de Feu, et ShĂ©hĂ©razade de Rimski-Korsakov, chorĂ©graphiĂ©e en 1910 par Michel Fokine pour les Ballets Russes avec Nijinski dans l’un des rĂŽles principaux.



sacre_nijinsky_448Ă  20h30 : Le Sacre du Printemps, version Nijinsky 1913
reconstitution de la chorégraphie de Nijinsky par Millicent Hodson
Ballet du Théùtre Mariinsky de SaintPetersbourg Orchestre du Mariinsky, Valery Gergiev
Enregistré au Théùtre Mariinsky en 2008.
RĂ©alisĂ© par Denis CaĂŻozzi– DurĂ©e : 43mn

Ă  21h25
PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Ballet« Les Saisons Russes » (ballet du Théùtre du Kremlin), Nikolaï Tsiskaridzé. Enregistré en 2009.
RĂ©alisĂ© par Laurent Gentot– DurĂ©e : 20mn

Ă  21h50
L’Oiseau de feu
Ilya Kuznetsov (Ivan Tsarevich), Marianna Pavlova (la princesse), Vladimir Ponomarev (Kachtchei), Ekaterina Kondaurova (l’Oiseau), Ballet du Mariinsky Orchestre du Mariinsky, Valery Gergiev.
Enregistré au Théùtre Mariinsky en 2008. Réalisé par Denis Caïozzi. Durée :51mn

Ă  22h45
Sheherazade
Chorégraphie de Michel Fokine
Farukh Ruzimatov, Corps de ballet du ThĂ©Ăątre MikhaĂŻlovsky. EnregistrĂ© au ThĂ©Ăątre MikhaĂŻlovsky en 2009. RĂ©alisĂ© par Laurent Gentot– DurĂ©e : 26mn

Jeudi 9 mai 2013, 20h30

SoirĂ©e BĂ©jart : le ” Sacre du sexe “

AprĂšs le choc de la crĂ©ation, il faudra attendre de nom breuses annĂ©es avant de voir une nouvelle chorĂ©graphie marquante conçue Ă  partir du chef d’oeuvre de Stravninsky et Nijinsky. C’est sans doute BĂ©jart qui, en 1959, est le premier Ă  proposer une relecture mĂ©morable (en dĂ©pit des critiques de Stravinsky toujours aiguisĂ© et sceptique vis Ă  vis du ballet associĂ© Ă  sa souveraine musique), en dĂ©plaçant le discours vers une rencontre du masculin et du fĂ©minin. La soirĂ©e, prĂ©sentĂ©e par Gil Roman, directeur du BĂ©jart Ballet, culmine dans un Sacre donnĂ© l’annĂ©e derniĂšre par le BĂ©jart Ballet et complĂ©tĂ©e par d’autres chorĂ©graphies du maĂźtre et de son fils spirituel. Introduction par Gil Roman Ă  20h30 (durĂ©e : 10mn)



Ă  20h40

SACRE_bejart_582Le Sacre du printemps version BĂ©jart
Chorégraphie de Maurice Béjart
Ballet de Lausanne, Gil Roman EnregistrĂ© au ThĂ©Ăątre Stadsschouwburg d’Anvers en 2012. RĂ©alisĂ© par Arantxa Aguirre. DurĂ©e:45mn

Ă  21h35
Cantate 51
chorégraphie de Maurice Béjart
BĂ©jart Ballet de Lausanne – Musique : Jean-SĂ©bastien Bach (enregistrĂ©e par Maurice AndrĂ©, trompette), Teresa Stich Randall (soprano), Orchestre de Chambre de la Sarre, Karl Ristenpart) EnregistrĂ© au ThĂ©Ăątre Stadsschouwburg d’Anvers en 2012. RĂ©alisĂ© par Arantxa Aguirre. DurĂ©e : 20mn

Ă  22h
Aria
Béjart Ballet de Lausanne. Musiques: Jean-Sébastien Bach, Nine Inch Nails, Melponem, chants inuits
 Enregistré au Théùtre de Beaulieu en 2009. Réalisé par Sonia Paramo. Durée : 46mn.

Ă  22h50
Syncope
Chorégraphie de Gil Roman
BĂ©jart Ballet de Lausanne EnregistrĂ© au ThĂ©Ăątre Stadsschouwburg d’Anvers en 2012. RĂ©alisĂ© par Arantxa Aguirre. DurĂ©e : 29mn

Vendredi 17 mai, 20h30
Soirée Maryse Delente: Sacre au féminin

Laissons la parole Ă  la chorĂ©graphe : “Danser le Sacre reste un des moments extraordinaires de ma carriĂšre d’interprĂšte. Le dĂ©sir de faire ressentir ces frissons aux danseuses de ma compagnie a Ă©tĂ© plus fort que la crainte de montrer au public une nouvelle version, aprĂšs celles de Nijinski, Mary Wigman, BĂ©jart, Pina Bauch, Mats Ek
 Laisser aller la musique et simplement s’imprĂ©gner de ces rythmes qui font Ă©cho aux pulsions de la vie, de ses passages, de ses rites, de ses « petites morts » ” La soirĂ©e est prĂ©sentĂ©e par Maryse Delente et complĂ©tĂ©e par une autre de ses chorĂ©graphies, Giselle ou le mensonge romantique, par ailleurs donnĂ©e au ThĂ©Ăątre national de Grenoble en mai. Introduction par Maryse Delente Ă  20h30(durĂ©e:10mn).

Ă  20h40
Le Sacre du printemps
Chorégraphie de Maryse Delente.
Inédit. Compagnie Maryse Delente
Enregistré en 1993. Réalisé par Charles Picq. Durée:40 mn

Ă  21h35
Giselle ou le mensonge romantique
Chorégraphie de Maryse Delente.
Inédit. Compagnie Maryse Delente
Enregistréen1995. Réalisé par Charles Picq. Durée:1h

Vendredi 24 mai, 20h30

 Soirée Uwe Scholz : Sacre de mort

Uwe Scholz attendra longtemps (pour lui qui parvint si vite aux sommets de la danse) avant de chorĂ©graphier son Sacre. Ce ne sera en fait pas un mais deux Sacres– un Sacre« de chambre » pour un danseur et deux pianos ; et un Sacre« symphonique » pour sa troupe de Leipzig – et surtout, plus que pour aucun autre chorĂ©graphe sans doute, ce sera son Sacre, y incluant des Ă©lĂ©ments autobiographiques, jusqu’à y prophĂ©tiser sa propre mort qui survient un an aprĂšs avoir achevĂ© le cycle. La soirĂ©e est prĂ©sentĂ©e par RĂ©my Fichet, l’un des danseurs fĂ©tiches de Scholz et dĂ©voile aussi en complĂ©ment, une autre grande chorĂ©graphie « symphonique » (sa ” Great Mass ” d’aprĂšs les musiques de Mozart, KurtĂĄg et PĂ€rt).
Introduction par Rémy Fichet à 20h30 (durée : 10mn)

Ă  20h40
Le Sacre du printemps
Chorégraphie de Uwe Scholz
Giovanni di Palma, Kiyoko Kimura, Ballet de Leipzig, Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, Henrik Schaeffer. EnregistrĂ© Ă  Leipzig en 2007. RĂ©alisĂ© par GĂŒnter Atteln. DurĂ©e:40mn.

Ă  21h30
Great Mass
Chorégraphie de Uwe Scholz
Christoph Bohm, Mariana Dias, RĂ©my Fichet, Michael Goldhahn, Kyoko Kimura, Sven Kohler, Oksana Kulchytska, Montserrat Leon, Giovanni di Palma, Gabor Zsitva, Ballet de Leipzig. Eun Yee You, Marie-Claude Chappuis (sopranos), Werner GĂŒra (tĂ©nor), Friedemann Röhlig (basse), Orchestre et ChƓ ur du Gewandhaus de Leipzig, EnregistrĂ© Ă  Leipzig en 2005. RĂ©alisĂ© par Hans Hulscher. DurĂ©e:2h10

 

Vendredi 31 mai Ă  20h30
Soirée Jean-Claude Gallota

Le Sacre du Printemps de Jean-Claude Gallotta est gravĂ© au compas sur un pupitre d’écolier. Le futur chorĂ©graphe entend l’Ɠuvre pour la premiĂšre fois sur un vieux tourne disque. Assoupi sur son banc en bois, il «s’enrĂȘve» aussitĂŽt, dit-il aujourd’hui. Ces souvenirs ont prĂ©sidĂ© Ă  un Sacre d’aprĂšs cette premiĂšre version de l’Ɠuvre, rude, sans affĂšteries, sans brillance superflue et dĂ©corative, dirigĂ©e et enregistrĂ©e par Igor Stravinsky lui-mĂȘme. Pas d’anecdote, pas d’intrigue.

Jean-Claude Gallotta ajoute : pas d’Élue, ou du moins pas d’Élue unique, glorifiĂ©e puis sacrifiĂ©e. Chaque interprĂšte fĂ©minine est « Ă©ligible », tour Ă  tour, pour rĂ©torquer à«l’obscur pouvoir discrĂ©tionnaire» des dieux. Du rituel dĂ©fendu par les augures et les Sages, Jean-Claude Gallotta a Ă©galement retenu le double sens Ă©tymologique de « relier» et de « se recueillir». Il s’agit bien pour lui de se recueillir, comme Ă  genoux, sur les marches de l’autel … Introduction par Jean-Claude Gallotta Ă  20h30 (durĂ©e : 10mn)

Ă  20h40
Le Sacre du Printemps
Chorégraphie Jean-Claude Gallota
Alexane Albert, Matthieu Barbin, AgnÚs Canova, Ximena Figueroa,Ibrahim Guétissi, Mathieu Heyraud, Georgia Ives, Cécile Renard, Gaetano Vaccaro, Thierry Verger, Stéphane Vitrano, Béatrice Warrand, Thalia Ziliotis. Enregistré au Théùtre national de Chaillot en 2012. Réalisé par Jean-Marc Birraux. Durée : 37mn.

Ă  21h30
Cher Ulysse
Chorégraphie de Jean-Claude Gallota
Françoise BalGoetz, Xiména Figueroa, Marie Fonte, Mathieu Heyraud, Benjamin Houal, Yannick Hugron, Ibrahim Guétissi, Simon Nemeth, Cécile Renard, Thierry Verger, Loriane Wagner, BéatriceWarrand et Jean-Claude Gallotta. Enregistré en 2007. Réalisé par Jean-Marc Birraux. Durée : 1h10