Les Huguenots Ă  l’OpĂ©ra de Nice

meyerbeer les-huguenots_17Nice, OpĂ©ra. Meyerbeer : Les Huguenots. Les 23, 25, 27 et 29 mars 2016. OpĂ©ra romantique Ă  Paris : le 29 fĂ©vrier 1836, l’histoire lyrique en France connaĂ®t un grand moment de son histoire avec la crĂ©ation des Huguenots de Meyerbeer qui se souvient du Guillaume Tell de Rossini lequel en 1829 avait fixĂ© les règles et le cadre alors du grand opĂ©ra français, l’Ă©quivalent musical et tréâtral de la peinture d’histoire, spectaculaire, dramatique, intense… souvent sur un sujet historique. De fait, l’ouvrage de Meyerbeer exige des voix impressionnantes, puissantes, agiles, profondes dont le français doit ĂŞtre intelligible… Les 5 actes sur le livret de Scribe et Deschamps Ă©voquent l’affrontement bientĂ´t sanglant entre catholiques et protestants, jusqu’au massacre collectif Ă  l’heure de la Saint-BarthĂ©lĂ©my. Trois interprètes parmi les plus sublimes du XIXè, y sont associĂ©s : CornĂ©lie Falcon (qui y perdra une partie de sa voix), Adolphe Nourrit, Nicolas-Prosper Levasseur… trio devenu mythique pour tout connaisseur d’opĂ©ra romantique français.

La nouvelle production prĂ©sentĂ©e Ă  Nice (en partenariat avec Nuremberg), rĂ©unit des voix internationales (le français au final, sera-t-il audible ?)… mais avec quelques bons chanteurs francophones tels Marc Barrard (Nevers), JĂ©rĂ´me Varnier (Marcel) ou Francis Dudziak (Saint-Bris)… sans omettre le chef Yannis Pouspourikas, qui est français malgrĂ© les apparences. Et la mise en scène pourrait crĂ©er la surprise, signĂ©e de l’allemand Tobias Kratzer dont Le prophète, autre ouvrage de Meyerbeer avait dĂ©voilĂ© l’intelligence de l’approche et du travail scĂ©nographique. A voir.

Nice, Opéra. Les Huguenots de Meyerbeer, du 21 au 29 mars 2016. Yannis Pouspuriokas, direction / Tobias Kratzer, mise en scène.

Compte-rendu, opĂ©ra. Nice, Théâtre de l’OpĂ©ra, le 20 mai 2015. Jacques-Fromental HalĂ©vy : La Juive. Luca Lombardo, Cristina Pasaroiu, HĂ©lène Le Corre, Thomas Paul, Roberto Scandiuzzi, Jean-Luc Ballestra. Gabriele Rech, mise en scène. FrĂ©dĂ©ric Chaslin, direction.

Halevy Fromental_Halevy_by_Etienne_Carjat-cropJusque dans les annĂ©es 1930, La Juive d’HalĂ©vy (portrait ci-contre) appartenait au rĂ©pertoire international et jouissait d’une grande popularitĂ©. Sa disparition semble ĂŞtre attribuĂ©e Ă  une certaine rĂ©ticence des spectateurs vis-Ă -vis du Grand-OpĂ©ra Ă  la française qui, malgrĂ© les efforts de redĂ©couverte de ces dernières annĂ©es, reste victime d’accablants prĂ©jugĂ©s. L’ouvrage est pourtant fertile en surprises ; chacun des cinq actes tĂ©moignent d’une dramaturgie d’un riche intĂ©rĂŞt poĂ©tique, s’appuyant sur une description vivante des situations et sur une musique au dramatisme captivant. Construite autour de quelques scènes-clefs, La Juive tire sa force de ses chĹ“urs puissamment rythmĂ©s, de son tissu mĂ©lodique très dense, de ses airs Ă  l’allure farouche… L’ouvrage « fonctionne » parce qu’il a tout pour parler Ă  nos sensibilitĂ©s contemporaines : les guerres de religion et la montĂ©e des fondamentalismes sont en effet des thèmes porteurs et actuels. Car si tradition veut que La Juive soit un opĂ©ra de tĂ©nor, il n’en demeure pas moins que HalĂ©vy cherchait avant tout Ă  mettre en relief l’affrontement idĂ©ologique entre des gens de religions diffĂ©rentes. Dans son orchestration, il souligne Ă  la fois le racisme des masses, qui refusent la diffĂ©rence, et l’isolement des juifs, Ă©ternellement persĂ©cutĂ©s. Bien plus que son père adoptif, ElĂ©azar, et son amoureux LĂ©opold, Rachel devient ainsi la vĂ©ritable protagoniste du drame : nĂ©e chrĂ©tienne, mais Ă©levĂ©e dans la religion d’IsraĂ«l, elle meure en juive convaincue.

 

 

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Fin de saison lyrique à Nice : retour réussi du grand opéra à la française

Rachel, née chrétienne, meure en juive

L’OpĂ©ra de Nice, de toute Ă©vidence, ne dispose pas de moyens suffisants pour respecter dans son intĂ©gralitĂ© absolue une Ĺ“uvre aux dimensions aussi vastes ; les ballets notamment ont Ă©tĂ© supprimĂ©s. MalgrĂ© l’absence de deux ingrĂ©dients fondamentaux, l’espace et les grandes voix, la rĂ©ussite est nĂ©anmoins au rendez-vous. RemplacĂ© Ă  la première par Neil Shicoff et toujours souffrant en cette soirĂ©e de seconde, Luca Lombardo s’acquitte pourtant avec tous les honneurs d’un rĂ´le Ă©clatant oĂą s’illustrèrent jadis Caruso ou Tucker ; ElĂ©azar exige Ă  la fois vaillance dans l’aigu et vigueur charismatique dans l’incarnation. Attentif aux nuances, totalement investi dans ce personnage de persĂ©cutĂ©, le tĂ©nor français convainc dans son grand air « Rachel, quand du seigneur », un des « tubes » du rĂ©pertoire de tĂ©nor.

Rachel attendue, Cristina Pasaroiu triomphe Ă©galement des obstacles, offrant le portrait d’une jeune femme victime des Ă©vĂ©nements, trahie par un amant veule et parjure, reniĂ©e par un sociĂ©tĂ© d’une cruautĂ© insoutenable, fidèle uniquement au père qu’elle adore. La soprano roumaine assume avec aplomb l’ambitus de sa partie, et dĂ©livre son air « Il va venir » – sans parler du duo avec Eudoxie, « Ah, que ma voix plaintive » -, avec un frĂ©missement Ă  fleur de peau.

De son cĂ´tĂ©, HĂ©lène Le Corre campe une Eudoxie idĂ©ale par la fluiditĂ© de sa vocalisation et l’assurance d’un chant techniquement impeccable. En revanche, Thomas Paul soutient non sans problème la tessiture suraiguĂ« de Leopold, inscrit directement dans la filiation rossinienne, car il faut ici une facilitĂ© dans l’aigu et une Ă©lĂ©gance dans l’ornementation, que le tĂ©nor autrichien ne maĂ®trise qu’imparfaitement. Autoritaire et inspirĂ©, Roberto Scandiuzzi domine les dĂ©bats dès qu’il entre en scène, avec une rondeur dans le grave qui donne le frisson. Enfin, une mention pour l’excellent Ruggiero du baryton niçois Jean-Luc Ballestra.

A la diffĂ©rence de la production anversoise signĂ©e par Peter Konwitscnhy il y a deux mois, la mise en scène de Gabriele Rech est parfaitement lisible et reste, elle, fidèle au livret, mĂŞme si l’histoire est transposĂ©e pendant les sombres heures de l’avant guerre : le conflit entre religion juive et chrĂ©tienne en est bien le sujet, et la persĂ©cution des juifs se veut mĂŞme reprĂ©sentative de toutes les violations des droit de l’homme Ă  travers le monde. Quelques images fortes viennent s’imprimer dans la rĂ©tine du spectateur, telle la maison incendiĂ©e d’ElĂ©azar au III, image qui fait immanquablement penser Ă  la nuit de Crystal, ou encore celle finale de la mise Ă  mort de Rachel, non pas conduite sur un bĂ»cher mais – l’image est toute symbolique – noyĂ©e dans le baptistère d’une Ă©glise !

Enfin, Ă  la tĂŞte d’un orchestre et d’un chĹ“ur de l’OpĂ©ra de Nice superbes d’intensitĂ©, le chef français FrĂ©dĂ©ric Chaslin confirme, si besoin Ă©tait, que La Juive mĂ©rite de reprendre sur nos scènes nationales la place Ă©minente qui Ă©tait la sienne jusqu’au dĂ©but du XXe siècle. Au bilan, une clĂ´ture de saison rĂ©ussie, et l’on regrettera d’autant plus – dès lors – que le mandat de Marc Adam Ă  la tĂŞte artistique de l’OpĂ©ra de Nice n’ait pas Ă©tĂ© reconduit par la municipalitĂ©. Nous lui souhaitons bonne chance dans la suite de ses activitĂ©s…

 

 

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Compte-rendu, opĂ©ra. Nice, Théâtre de l’OpĂ©ra, le 20 mai 2015. Jacques-Fromental HalĂ©vy : La Juive. Luca Lombardo, Cristina Pasaroiu, HĂ©lène Le Corre, Thomas Paul, Roberto Scandiuzzi, Jean-Luc Ballestra. Gabriele Rech, mise en scène. FrĂ©dĂ©ric Chaslin, direction.

 

 

Marco Guidarini dirige Les VĂŞpres Siciliennes de Verdi Ă  Nice

Marco Guidarini : maestrissimo !Nice, OpĂ©ra. Verdi : Les VĂŞpres Siciliennes, les 3,5 octobre 2014. ActualitĂ© du chef Marco Guidarini (octobre 2014)… Marco Guidarini fait partie des chefs charismatiques que sa grande culture, sa sensibilitĂ© et sa finesse rendent incontournable pour certains rĂ©pertoires en particulier l’opĂ©ra italien (mais pas que), la forme concertante, tout ce qui exige subtilitĂ©, tension, dramatisme. Toronto, Glasgow, hier Nice (ex directeur du Philharmonique en ses heures glorieuses…), le chef touche autant par ses qualitĂ©s humaines que sa facultĂ© Ă  porter et conduire Ă  un orchestre jusque dans ses ultimes retranchements. Le mois d’octobre 2014 est pour le maestro italien, un mois d’intense activitĂ© : il ouvre la nouvelle saison 2014-2015 de l’OpĂ©ra de Nice avec les très attendues VĂŞpres Siciliennes de Giuseppe Verdi (en version de concert): un opĂ©ra peu jouĂ©, mais ambitieux, nĂ©cessitant tout ce que le chef aime et qu’il maĂ®trise Ă  merveille, un orchestre voluptueux et Ă©pique, un chĹ“ur acteur et très prĂ©sent et bien sĂ»r une brochette de solistes, vrais tempĂ©raments expressifs… Première le 3 octobre 2014.  Rendez vous donc Ă  Nice, les 3 et 5 octobre, puis Ă  La Garenne Colombes, pour la demi finale et la Finale du Concours Bellini, les 30 et 31 octobre 2014.

 

 

Verdi : Les Vêpres Siciliennes à l’Opéra de Nice
Les 3 et 5 octobre 2014, 20h et 15h

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014Grand opéra en cinq actes, écrit par Verdi sur un livret en français d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier, Les Vêpres siciliennes sont une commande de l’Opéra de Paris, pour l’Exposition Universelle de 1855. En fait, Scribe a repris le livret du Duc d’Albe, écrit à l’origine pour un opéra de Donizetti, dont il a transposé l’action des Flandres en Sicile, au XIIIe siècle, lors de la révolte des patriotes insulaires, conduits par Giovanni da Procida, contre les troupes françaises occupantes de Charles d’Anjou. Après de nombreux avatars, dont la fugue de la diva Sophie Cruvelli, la création peut finalement avoir lieu, le 13 juin 1855, en présence de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. L’ouvrage est accueilli avec enthousiasme par un public où se trouvent de nombreux italiens. Souvent jouée en concert, l’ouverture est une des plus imposantes du musicien et l’air patriotique de Procida au deuxième acte, est un clin d’oeil au Risorgimento, dont Verdi est le musicien depuis Nabucco.

Giuseppe Verdi : Les Vêpres Siciliennes. Grand opéra en 5 actes
Livret d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier
Création à l’Académie Impériale de musique,
Paris, le 13 juin 1855
Version de concert en langue française
[durée 3h10 env.]

Direction musicale : Marco Guidarini
Hélène : Anna Kasyan
Ninetta : Sophie Fournier
Henri : Marcello Giordani
Guy de Montfort:  Davide Damiani
Jean Procida : Kihwan Sim
Thibault : Frédéric Diquero
Danieli : Gianluca Bocchino
Mainfroid : Aurelio Gabaldon
Robert:  Bernard Imbert
Le Sire de BĂ©thune : Ziyan Atfeh
Le Comte de Vaudemont : Daniel Golossov

Orchestre Philharmonique de Nice
Choeur de l’Opéra de Nice

 

 

Marco Guidarini a fondé le Concours international de Bel canto Vincenzo Bellini. Prochaine édition en octobre 2014, à la Garenne Colombes, ville partenaire du Concours français :

 

Auditions 2014   affiche france version JPG

Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2014 (4ème édition)
Nouveau Théâtre de la Garenne Colombes
Les 30 et 31 octobre 2014, 20h
Toutes les infos sur le site du Concours Vincenzo Bellini 2014

Les amateurs pourront aussi assister au récital d’Anna Kassian au Théâtre de La Garenne Colombes, le 17 octobre 2014, 20h.

Théâtre de La Garenne
22, avenue de Verdun-1916
92250 La Garenne-Colombes
TĂ©l. : 01 72 42 45 74 et 01 42 42 30 19 (DEJCS)

 

 

 

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014VIDEO : visionner notre vidéo exclusive ANNA KASSIAN chante Imogène du Pirate de Bellini (l’air lui a permis de décrocher le Grand Prix du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini) 

 

 

En mars 2015, Marco Guidarini dirigera une nouvelle production du Voyage Ă  Reims de Rossini avec les classes de chant et les ressources du CNSPD Paris (orchestre du Conservatoire)… Philharmonie de Paris, vendredi 13 mars 2015, 19h30. Dramma giocoso en un acte, composĂ© pour le Sacre de Charles X en 1825. InspirĂ© du roman Corine de Madame de StaĂ«l, Le Voyage Ă  Reims se dĂ©roule dans l’auberge du Lys oĂą se retrouvent comtes, marquis et barons, tous impatients d’assister au Sacre du Roi. C’est compter sans de nombreux avatars et imprĂ©vus.

Guidarini © R. Duroselle

 

Marco Guidarini dirige Les VĂŞpres Siciliennes de Verdi Ă  l’OpĂ©ra de Nice

Marco Guidarini : maestrissimo !ActualitĂ© du chef Marco Guidarini (octobre 2014)… Marco Guidarini fait partie des chefs charismatiques que sa grande culture, sa sensibilitĂ© et sa finesse rendent incontournable pour certains rĂ©pertoires en particulier l’opĂ©ra italien (mais pas que), la forme concertante, tout ce qui exige subtilitĂ©, tension, dramatisme. Toronto, Glasgow, hier Nice (ex directeur du Philharmonique en ses heures glorieuses…), le chef touche autant par ses qualitĂ©s humaines que sa facultĂ© Ă  porter et conduire Ă  un orchestre jusque dans ses ultimes retranchements. Le mois d’octobre 2014 est pour le maestro italien, un mois d’intense activitĂ© : il ouvre la nouvelle saison 2014-2015 de l’OpĂ©ra de Nice avec les très attendues VĂŞpres Siciliennes de Giuseppe Verdi (en version de concert): un opĂ©ra peu jouĂ©, mais ambitieux, nĂ©cessitant tout ce que le chef aime et qu’il maĂ®trise Ă  merveille, un orchestre voluptueux et Ă©pique, un chĹ“ur acteur et très prĂ©sent et bien sĂ»r une brochette de solistes, vrais tempĂ©raments expressifs… Première le 3 octobre 2014.  

 

 

 

Marco Guidarini : chef charismatique de Nice Ă  La Garenne

 


Marco Guidarini 3 - Photo R.DurosellePuis Ă  la fin du mois, les 30 et 31 octobre, Marco Guidarin
i présente la déjà 4ème édition du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini qu’il a créé avec Youra Nymoff-Simonetti. Un duo particulièrement convaincant et dynamique qui offre enfin en France et pour le monde, une compétition digne de son enjeu : repérer et distinguer les grandes voix bel cantistes de demain. Dès sa première édition, le Concours Vincenzo Bellini couronnait (avant le concours Operalia de Placido Domingo), la juvénile et ardente soprano sud-africaine Pretty Yende (la jeune cantatrice chante à présent à La Scala de Milan et au Met de New York) ; puis se fut l’an dernier, en 2013, la soprano Anna Kassian, éblouissante révélation grâce à son jeu engagé et vibrant d’Imogène du Pirate. Chanter Bellini signifie savoir jouer, colorer, nuancer, exprimer avec son cœur plutôt qu’avec ses poumons. Est ce un hasard si Anna Kassian lauréate du Premier Prix 2013 chante le rôle d’Hélène à l’Opéra de Nice dans Les Vêpres Siciliennes justement en octobre prochain : une prise de rôle attendu qui promet le meilleur et qui prouve pour tous les candidats futurs du Concours Bellini, qu’à l’issue de la compétition, la distinction étant unanimement célébrée et reconnue, des engagements en découlent concrètement. Pour Marco Guidarini qui veille à la relève lyrique, nul doute que le parcours d’Anna Kassian, comme les débuts flamboyants de Pretty Yende, est l’objet d’une grande fierté. La prochaine moisson de jeunes tempéraments concourant pour le Prix Bellini 2014 devrait selon les dernières rumeurs, susciter encore bien des surprises, toutes aussi heureuses et spectaculaires. Rendez vous donc à Nice, les 3 et 5 octobre, puis à La Garenne Colombes, pour la demi finale et la Finale du Concours Bellini, les 30 et 31 octobre 2014.

 

 

Agenda de Marco Guidarini

 

Verdi : Les Vêpres Siciliennes à l’Opéra de Nice
Les 3 et 5 octobre 2014, 20h et 15h

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014Grand opéra en cinq actes, écrit par Verdi sur un livret en français d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier, Les Vêpres siciliennes sont une commande de l’Opéra de Paris, pour l’Exposition Universelle de 1855. En fait, Scribe a repris le livret du Duc d’Albe, écrit à l’origine pour un opéra de Donizetti, dont il a transposé l’action des Flandres en Sicile, au XIIIe siècle, lors de la révolte des patriotes insulaires, conduits par Giovanni da Procida, contre les troupes françaises occupantes de Charles d’Anjou. Après de nombreux avatars, dont la fugue de la diva Sophie Cruvelli, la création peut finalement avoir lieu, le 13 juin 1855, en présence de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. L’ouvrage est accueilli avec enthousiasme par un public où se trouvent de nombreux italiens. Souvent jouée en concert, l’ouverture est une des plus imposantes du musicien et l’air patriotique de Procida au deuxième acte, est un clin d’oeil au Risorgimento, dont Verdi est le musicien depuis Nabucco.

Grand opéra en 5 actes
Livret d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier
Création à l’Académie Impériale de musique,
Paris, le 13 juin 1855
Version de concert en langue française
[durée 3h10 env.]

Direction musicale : Marco Guidarini
Hélène : Anna Kasyan
Ninetta : Sophie Fournier
Henri : Marcello Giordani
Guy de Montfort:  Davide Damiani
Jean Procida : Kihwan Sim
Thibault : Frédéric Diquero
Danieli : Gianluca Bocchino
Mainfroid : Aurelio Gabaldon
Robert:  Bernard Imbert
Le Sire de BĂ©thune : Ziyan Atfeh
Le Comte de Vaudemont : Daniel Golossov

Orchestre Philharmonique de Nice
Choeur de l’Opéra de Nice

 

 

 

 

Auditions 2014   affiche france version JPG

Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2014 (4ème édition)
Nouveau Théâtre de la Garenne Colombes
Les 30 et 31 octobre 2014, 20h
Toutes les infos sur le site du Concours Vincenzo Bellini 2014

Les amateurs pourront aussi assister au récital d’Anna Kassian au Théâtre de La Garenne Colombes, le 17 octobre 2014, 20h.

Théâtre de La Garenne
22, avenue de Verdun-1916
92250 La Garenne-Colombes
TĂ©l. : 01 72 42 45 74 et 01 42 42 30 19 (DEJCS)

 

 

 

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014VIDEO : visionner notre vidéo exclusive ANNA KASSIAN chante Imogène du Pirate de Bellini (l’air lui a permis de décrocher le Grand Prix du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini) 

 

 

En mars 2015, Marco Guidarini dirigera une nouvelle production du Voyage Ă  Reims de Rossini avec les classes de chant et les ressources du CNSPD Paris (orchestre du Conservatoire)… Philharmonie de Paris, vendredi 13 mars 2015, 19h30. Dramma giocoso en un acte, composĂ© pour le Sacre de Charles X en 1825. InspirĂ© du roman Corine de Madame de StaĂ«l, Le Voyage Ă  Reims se dĂ©roule dans l’auberge du Lys oĂą se retrouvent comtes, marquis et barons, tous impatients d’assister au Sacre du Roi. C’est compter sans de nombreux avatars et imprĂ©vus.

Guidarini © R. Duroselle