Bagatelles de Beethoven

Beethoven_Hornemann-500-carreFRANCE MUSIQUE. Dim 5 mai 2019. BEETHOVEN : Bagatelles – La tribune des critiques de disques s’intĂ©resse aux fameuses et trop mĂ©connues Bagatelles op. 126 de Beethoven. Oeuvre de jeunesse certes mais pas esquisses inabouties. Bien au contraire. Tout le Beethoven architecte, expĂ©rimentateur est dĂ©jĂ  lĂ . A Vienne depuis 1792, le jeune Beethoven venu de sa Bonn natale, se dĂ©voile en admirateur du dernier Haydn, son maĂźtre vĂ©nĂ©rĂ©, gĂ©nie de la Sonate pour clavier. Le cycle est 
 « capital pour notre connaissance du clavier viennois entre la fin du XVIIIĂš et le dĂ©but du siĂšcle romantique. La fougue intempestive d’un Beethoven maĂźtre de l’improvisation et fortepianiste recherchĂ© par l’élite (Lichnowski, Razumowski, Lobkowicz, Kinsky, l’Archiduc Rodolphe, ou le Comte Waldstein
) comme par le public des concerts Ă  Vienne, se dessine ici avec un panache racĂ© captivant, une rage libre et personnelle Ă  couper le souffle  » ainsi rĂ©capitulait la critique du cd des Bagatelles par Natalia Valentin, il y a dĂ©jĂ  10 ans, en 2009 (LIRE notre critique intĂ©grale du cd BAGATELLES de BEETHOVEN par Natalia Valentin, 1 cd Paraty)


beethoven_rondos_bagatelles_pianoforte_natalia_valentin_cd_ParatyEt plus loin : « Les 7 Bagatelles semblent aller encore plus loin dans la palette des possibilitĂ©s de l’instrument comme de l’écriture: ici, la vitalitĂ© du jeu est sublimĂ©e par l’audace, l’engagement interprĂ©tatif, une assise et une maturitĂ© exceptionnelles dans la ciselure de l’expressivitĂ© et des nuances dynamiques, d’une phrase Ă  l’autre, et mĂȘme d’une note Ă  l’autre, car la prĂ©cision ronde et naturelle de l’instrument le permet. On se plaĂźt dĂ©sormais Ă  imaginer le jeune prodige de la musique vaquer sur un instrument aussi riche aux expĂ©rimentations futures, le bouillonnant improvisateur Ă  Vienne, “oser”, surprendre, ouvrir de nouvelles perspectives. Chaque Bagatelles dresse des voies nouvelles, esquisses fugaces et dĂ©jĂ  profondes qui dans leur versatilitĂ© profuse, sont des mondes en gestations qui appellent des dĂ©veloppements et des variations. L’insolence, l’éclat de l’original et de l’intĂ©rioritĂ©, le jaillissement des idĂ©es et le dĂ©lire quasi obsessionnel (Presto) se ressentent ici avec force et puissance grĂące Ă  la digitalitĂ© supĂ©rieure de l’interprĂšte. AprĂšs les multilples perspectives ouvertes des 6 Bagatelles, il faut bien le feu d’artifice du Caprice final (Rondo alla ingharese, vers 1795), liĂ© Ă  une anecdote de la vie du compositeur, composĂ© pour l’ami et mĂ©cĂšne, l’Archiduc Rodolphe d’Autriche: bouillonnement de l’humeur qui engendre une musique frĂ©nĂ©tique, thĂ©Ăątrale, gorgĂ©e lĂ  aussi d’une furiĂ  parfaitement beethovĂ©nienne, mais articulĂ© avec un dĂ©licieux panache et une intelligence nuancĂ©e par Natalia Valentin. Outre l’intĂ©rĂȘt des oeuvres rĂ©vĂ©lĂ©es, le 7Ăšme album Paraty met en lumiĂšre le geste superlatif de l’interprĂšte, une nature et un engagement dĂ©sormais Ă  suivre ». De toute Ă©vidence, les Bagatelles de Beethoven sont comme ses Ɠuvres Ă  suivre, de premiĂšre valeur en ce qu’elles rĂ©vĂšlent dĂ©jĂ  un interprĂšte-compositeur gĂ©nial.

FRANCE MUSIQUE. Dim 5 mai 2019, 16h. BEETHOVEN : Bagatelles op. 126 – tribune des critiques de disques

Baroques et Romantiques Français à Rio

procopio-bruno-portrait-vignette-verticale--maestro-skyscraper-sept-dec-16RIO DE JANEIRO, les 4 et 7 octobre 2016. Bruno Procopio dirige Français Baroques et Romantiques. Rien ne semble rĂ©sister Ă  l’Ă©lectricitĂ© communicative du chef transatlantique, Bruno Procopio. Entre ancien et nouveau monde, de Paris Ă  Rio, le jeune maestro franco-brĂ©silien joue et rĂ©ussit la carte des Ă©changes musicaux en interprĂ©tant avec la subtilitĂ© requise – grĂące Ă  sa maĂźtrise des instruments d’Ă©poque, et aussi de la pratique “historiquement informĂ©e”, les compositeurs français, baroques et romantiques. En tĂ©moignent les deux concerts Ă©vĂ©nements prĂ©sentĂ©s Ă  Rio de Janeiro (BrĂ©sil), les 4 et 7 octobre prochains, Sala Cecilia Meireles : au programme, d’abord un programme “Des LumiĂšres au Romantisme” avec Rameau (un compositeur qu’il connaĂźt sur le bout des doigts), Jadin, Rigel, Dauvergne, Mozart et GrĂ©try ; puis le 7 octobre, dans un programme intitulĂ© “De la RĂ©volution Ă  l’Empire” :  Rameau (sublime Suite de Castor et Pollux, version de 1782, rĂ©orchestrĂ© par Dauvergne entre autres), Saint-George, Jadin et MĂ©hul (la Symphonie n°1 devrait ĂȘtre une rĂ©vĂ©lation). Pour exprimer le souffle et l’Ă©lĂ©gance des oeuvres programmĂ©s, Bruno Procopio dirige l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (qu’il a dĂ©jĂ  dirigĂ© les deux annĂ©es passĂ©es) et la pianofortiste sensible et virtuose, Nathalia Valentin (qui est aussi Ă  la ville, son Ă©pouse). Energie, complicitĂ©, articulation sont au rendez vous de ces 2 concerts cariocas Ă©vĂ©nements. Et pour refermer une formidable boucle transatlantique, le chef aux deux cultures en dialogue, dirige Ă  Paris, au TCE, un remarquable programme Villa-Lobos, Jobim, Milhaud, Neukomm, le 4 dĂ©cembre 2016, pilotant les forces vives de l’Orchestre Lamoureux… De Paris Ă  Rio de Janeiro, Bruno Procopio est bien le chef transatlantique de l’heure. Un exemple pour tous les musiciens de sa gĂ©nĂ©ration par son ouverture et sa connaissance (rare) de la pratique “historiquement informĂ©e” qu’il apporte actuellement aux orchestres sur instruments modernes…

LIRE notre présentation complÚte des concerts Baroques et Romantiques dirigés par Bruno Procopio avec la pianofortiste Natalia Valentin, les 4 et 7 octobre 2016, Sala Cecilia Meireles de Rio de Janeiro (Brésil)

 

 

2Ăšme Semaine de musique baroque Ă  Rio

Bruno Procopio et Natalia Valentin jouent les Baroques et Romantiques Français à Rio

2 derniers concerts Ă  ne pas manquer (4 et 7 octobre 2016)

 

 

 

Rio de Janeiro, Sala Cecilia MeirelesRIO de Janeiro : Bruno Procopio, maestro expressivo !

Mardi 4 octobre 2016

Programme
Des LumiĂšres au Romantisme

 

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)
Extraits des Nouvelles Suites de PiĂšces de clavecin

Hyacinthe JADIN (1776-1800)
Sonate pour pianoforte op. IV n°3 en fa# mineur

Henri-Joseph RIGEL (1741-1799)
Duo pour clavecin et pianoforte op. XIV n°1 en mib majeur

Antoine DAUVERGNE (1713-1797)
Chansons pour soprano, violon, pianoforte et clavecin

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Sonate pour clavecin et accompagnement de violon K.9 en sol majeur (K9)
Sonate pour violon et pianoforte en mi mineur (K304)

AndrĂ©-Ernest-Modeste GRÉTRY (1741-1813)
Romances

 

Katia Velletaz*, soprano
Stéphanie-Marie Degand, violon
Bruno Procopio, clavecin
Natalia Valentin, pianoforte

*chanteur en résidence

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Dans les annĂ©es 1760, la fin du rĂšgne de Louis XV est marquĂ©e par un frĂ©missement artistique sans prĂ©cĂ©dent : l’ancien style baroque cĂšde insensiblement la place Ă  une nouvelle musique, teintĂ©e des courants germaniques de l’« Empfindsamkeit » et du « Sturm und Drang ». Les anciennes formes, les anciens genres, les anciens instruments perdent de leur lustre au profit d’expĂ©riences musicales jusque-lĂ  inouĂŻes. Toute une gĂ©nĂ©ration de compositeurs contribue Ă  ce renouveau, rĂ©vĂ©lant des personnalitĂ©s plus ou moins fortes et attachantes. Rameau ou Mondonville avaient amorcĂ© une nouvelle orientation ; ce sont Dauvergne, Rigel ou GrĂ©try qui prolongeront cette voie. À quinze ans d’intervalle, les compositions du jeune Mozart (de passage en France en 1763 et 1778) tĂ©moignent Ă  leur maniĂšre de la rapide Ă©volution des goĂ»ts. Le classicisme est en marche.

 

 

 

valentin_Natalia_pianoforte_valentin_beethoven_caprices_bagatellesRio de Janeiro, Sala Cecilia Meireles

Vendredi 7 octobre 2016

Programme
De la RĂ©volution Ă  l’Empire

 

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)
Suite de Castor et Pollux (version 1782)

Joseph Bologne de SAINT-GEORGE (1745-1799)
Concerto pour violon et orchestre op. II n°2 en ré majeur

Hyacinthe JADIN (1776-1800)
Concerto pour piano et orchestre n°2 en ré mineur

Nicolas-Étienne MÉHUL (1763-1817)
Symphonie n°1 en sol mineur

Orchestre Symphonique du Brésil (OSB)
Stéphanie-Marie Degand, violon
Natalia Valentin, piano
Bruno Procopio, direction musicale

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À la veille de la RĂ©volution, Paris est devenu la capitale internationale des arts, et tout particuliĂšrement de la musique. On y croise les auteurs les plus cĂ©lĂšbres du temps, Piccinni, Salieri, Mozart, J.C. Bach, Paisiello et beaucoup d’autres. Si l’OpĂ©ra fascine par son ton Ă©pique et ses effectifs colossaux, les sociĂ©tĂ©s de concert attirent un public tout aussi nombreux qui se presse pour entendre les symphonies et les concertos Ă  la mode. L’ancien rĂ©pertoire vit ses derniĂšres heures : seul Rameau, avec Castor et Pollux, connaĂźt encore les honneurs de la scĂšne passĂ© 1780. Le Chevalier de Saint-George – surnommĂ© « le Mozart noir » – est une des personnalitĂ©s les plus influentes : ses concertos, redoutables, marquent une nouvelle Ă©tape dans l’escalade Ă  la virtuositĂ© qui caractĂ©rise alors l’École de violon française. À la mĂȘme pĂ©riode, Hyacinthe Jadin dĂ©veloppe les possibilitĂ©s du nouveau pianoforte ; nommĂ© professeur au Conservatoire lors de sa crĂ©ation en 1795, il fait figure de visionnaire mais sera fauchĂ© par la mort Ă  24 ans seulement. MĂ©hul, quant Ă  lui, se rĂ©vĂšle avec Cherubini l’un des premiers compositeurs français au style vĂ©ritablement « romantique » : ses sonates, ses opĂ©ras et surtout ses quatre symphonies, ouvrent la voie Ă  une musique d’un nouveau genre et marqueront toutes les premiĂšres annĂ©es du XIXe siĂšcle.

 

 

 

discographie

 

cd-Bruno-Procopio-karl-philipp-emanuel-Bach-sonates-wurtembergeoises-1742-1743-bruno-procopio-clavecin-582-PARATY515501_couv_HM Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014)… CD. Compte rendu critique. Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014). 2014 s’est achevĂ© sans que l’on ait vraiment en France saluĂ© ni commĂ©morĂ© le gĂ©nie du fils Bach le plus zĂ©lĂ© et respectueux de son pĂšre : Carl Philipp Emanuel. Celui qui fit tant pour la rĂ©habilitation de l’oeuvre paternelle (avant Mendelssohn), fut aussi mĂ©prisĂ© et minorĂ© par son employeur Ă  Berlin, -FrĂ©dĂ©ric II-, qu’il devint aprĂšs Telemann, Ă  Hambourg, une personnalitĂ© de premier plan : officielle et vĂ©nĂ©rĂ© comme Haydn Ă  Vienne. C’est que le gĂ©nie exceptionnel de CPE pour le


Rameai in Caracas, Bruno Procopio CD. Bruno Procopio : Rameau in Caracas… CD. Rameau in Caracas (Bruno Procopio et The Simon Bolivar Symphony orchestra of Venezuela, 2012)   
  DĂ©fi magistral rĂ©ussi pour jeune chef audacieux ! Ce nouveau cd Paraty adoube trĂšs officiellement le tempĂ©rament du claveciniste Bruno Procopio comme chef d’orchestre. Poursuivant une nouvelle et dĂ©jĂ  riche collaboration avec les musiciens vĂ©nĂ©zuĂ©liens de l’Orchestre Simon Bolivar (la phalange qui hier accompagnait et permettait aussi l’essor du jeune Gustavo Dudamel), Bruno Procopio ne montre pas seulement sa lumineuse sensibilitĂ© et sa versatilitĂ© contagieuse chez Rameau, il confirme l’ampleur et la sĂ»retĂ© de son approche, n’hĂ©sitant pas ici Ă  aborder le compositeur


CD Ă©vĂ©nement. Rameau rĂ©vĂ©lĂ© Rameau: PiĂšces de clavecin en concert (label Paraty)… Rameau: PiĂšces de clavecin en concert (Procopio, 2012) critique de cd Avec ses PiĂšces pour clavecin en concert, Rameau offre un aboutissement inĂ©galĂ© dans l’art de la musique de chambre mais selon son goĂ»t, c’est Ă  dire avec impertinence et nouveautĂ©: jamais avant lui, le clavecin, instrument polyphonique et d’accompagnement n’avait osĂ© revendiquer son autonomie expressive de la sorte. PubliĂ© en 1741, voici bien le sommet du chambrisme français sous la rĂšgne de Louis XV: alors que Bach se concentre sur le seul tissu polyphonique, Rameau fait Ă©clater la palette sonore du clavier central, qui de pilier confinĂ© devient soliste…

 

 

valentin_Natalia_pianoforte_valentin_beethoven_caprices_bagatellesbeethoven_rondos_bagatelles_pianoforte_natalia_valentin_cd_ParatyCD Ă©vĂ©nement Natalia Valentin, pianoforte joue les Bagatelles de Beethoven (1 cd Paraty)… Et de 7! Depuis sa crĂ©ation en 2006, le jeune label Paraty, portĂ© par le claveciniste Bruno Procopio, enchaĂźne les rĂ©ussites discographiques. AprĂšs plusieurs rĂ©citals signĂ©s Ivan Illic, Nicolas Stavy, et rĂ©cemment un superbe enregistrement Mendelssohn de Cyril HuvĂ© (sur un piano Broadwood 1840), voici le dernier disque de la fortepianiste Natalia Valentin, dans un cycle de partitions du jeune Beethoven. Le choix de l’’instrument (prodigieux fortepiano d’un facteur anonyme de l’Allemagne du sud, de la fin du XVIIIĂš, restaurĂ© par Christopher Clarke), grĂące Ă  sa “prell-mĂ©canique”, apporte un regard neuf et une sonoritĂ© Ă  la fois perlĂ©e et vivifiante sur les oeuvres choisies: Rondos et Bagatelles (7 de l’opus 33, datĂ©es de 1802) d’un feu Ă©poustouflant entre nervositĂ©, grĂące et Ă©lĂ©gance. Mais dĂ©jĂ  pour NoĂ«l 2009, le jeune label aux pĂ©pites musicales annonce un superbe double album “Matinas do Natal” de Marcos Portugal: l’ensemble Turicum enregistre en premiĂšre mondial une partition crĂ©Ă©e Ă  Rio de Janeiro en 1811, vĂ©ritable crĂšche pastorale sur le thĂšme de la NativitĂ© aux couleurs inĂ©dites
 LIRE notre compte rendu complet du cd Les Bagatelles de Beethoven par la pianofortiste Natalia Valentin (aoĂ»t 2009).

 

 

 

Comptes rendus

LIRE notre compte rendu critique complet de Renaud de Sacchini par Bruno Procopio, Luisa Francesconi (les 21 et 22 mars 2015, Sala Cecília Meireles, Rio de Janeiro, Brésil)

 

 

Marcos Portugal, le Rossini luso-brĂ©silien Compte rendu. Bruno Procopio ressuscite Marcos Portugal Ă  Rio (10 dĂ©cembre 2012). Rio, OpĂ©ra. Le 10 dĂ©cembre 2012. Marcos Portugal: L’oro no compra amore
 Leonardo Pascoa (Giorgio), 
 Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (OSB, Orquestra SinfĂŽnica Bresileira). Bruno Procopio, direction L’Oro no compra amore ressuscite Ă  Rio Exaltante rĂ©habilitation Ă  l’OpĂ©ra de Rio (Theatro Municipal) du compositeur luso brĂ©silien Marcos Portugal: son opĂ©ra comique italien L’Oro no compra amore valait bien cette recrĂ©ation, d’autant que dĂ©jĂ  applaudi et mĂȘme cĂ©lĂ©brĂ© dĂšs 1804 Ă  Lisbonne, il s’agit du premier opĂ©ra italien crĂ©Ă© sur le sol brĂ©silien Ă  l’époque du jeune empire brĂ©silien en 1811. L’initiative est d’autant plus lĂ©gitime que Rio redĂ©couvre l’un de


 

 

 

 

VOIR

 

Bruno Procopio joue Neukomm et Gossec Ă  Rio (Symphonie Ă  17 parties), Cidade das Artes, Rio de Janeiro, le 4 avril 2015. VIDEO. Bruno Procopio dirige la Symphonie HĂ©roĂŻque de Neukomm Ă  Rio de Janeiro (avril 2015). Montage © studio CLASSIQUENEWS.COM 2015. Le chef d’orchestre franco brĂ©silien Bruno Procopio fait retentir le romantisme enflammĂ© martial et lyrique de la grande Symphonie HĂ©roĂŻque de Neukomm crĂ©Ă©e en 1817. la Symphonie Ă  17parties de François-Joseph Gossec (1734-1829), composĂ©e en 1809. Partition majeure de la symphonie romantique française Ă  l’époque de NapolĂ©on : entre classicisme et premier romantisme, la virtuositĂ© Ă©nergique de Gossec s’impose Ă  nous, commune Ɠuvre fondatrice du symphoniste français Ă  l’époque des Viennois Haydn, Mozart et Beethoven. Bruno Procopio s’engage pour diffuser la connaissance et l’interprĂ©tation des compositeurs français en AmĂ©rique Latine : aprĂšs avoir dirigĂ© le Simon Bolivar Orchestra du Venezuela, le jeune chef Ă  la double culture, brĂ©silienne et française, retrouvait l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil Ă  Rio de Janeiro dans un programme dĂ©diĂ© au premier romantisme français : vitalitĂ© et Ă©nergie, puissance mais sensibilitĂ© aux dĂ©tails instrumentaux
 la direction du chef de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, Ă  la fois analytique et dramatique, trouve un Ă©quilibre idĂ©al au service des grands classiques et romantiques français. Extraits vidĂ©o exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.TV 2015

 

VOIR notre reportage Bruno Procopio dirige Ă  Caracas, en septembre 2013 :

Orquesta barroca Juvenil Simon Bolivar, Carracas, Bruno Procopio, CPE Bach, Carl Philip Emanuel BachVIDEO. A Caracas, Bruno Procopio joue CPE Bach avec l’Orchestre Simon Bolivar. En septembre 2013, le chef franco brĂ©silien retrouve Ă  Caracas les instrumentistes de l’Orchestre Simon Bolivar dans plusieurs Concertos et Symphonies de Carl Philipp Emanuel Bach. AprĂšs avoir jouer Rameau (ouvertures et ballets des opĂ©ras, mais sur instruments modernes en 2012), Bruno Procopio inaugure le nouvel ” Orquesta Barroca Juvenil SĂ­mon Bolivar “, phalange dĂ©sormais dĂ©diĂ©e Ă  l’interprĂ©tation historiquement informĂ©e des Ɠuvres baroques, classiques et prĂ©romantiques. Fougue, prĂ©cision, style, mordant, l’entente du chef invitĂ© et des instrumentistes rĂ©alise l’un des meilleurs concerts CPE Bach de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, soulignant aussi l’anniversaire CPE Bach en 2014 (300 ans de la naissance). Le fils de Jean-SĂ©bastien est un gĂ©nie dĂ©fricheur et expĂ©rimentateur : sa virtuositĂ© au clavier s’entend aussi Ă  l’orchestre d’une libertĂ© inventive Ă  la fois, mĂ©lancolique et fantaisiste voire fantasque
 trĂšs liĂ©e aux nouvelles tendances esthĂ©tique de l’Empfindsamkeit (“sensibilitĂ©â€, courant littĂ©raire surtout qui prĂ©figure dĂ©jĂ  les affres et vertiges du sentiment romantique). Reportage vidĂ©o exclusif CLASSIQUENEWS.COM

 

 

VOIR notre reportage Bruno Procopio recrĂ©e L’Oro no compra amore de Marcos Portugal, dĂ©cembre 2012 :

Bruno Procopio dirige Renaud de Sacchini Ă  Rio de JaneiroRIO, OpĂ©ra : Bruno Procopio dirige L’Oro no compra amore de Marcos Portugal (dĂ©cembre 2012). Marcos Portugal, compositeur officiel de la cour impĂ©riale du BrĂ©sil compose nombre d’ouvrages italiens dont la verve et le raffinement prĂ©figure directement Rossini
 Bruno Procopio ressuscite L’oro no compta amorce, premier opĂ©ra italien reprĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Rio
 Pour les 250 ans de sa naissance, l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (Orquesta Sinfonica Brasileira) cĂ©lĂšbre le gĂ©nie du compositeur portugais, Marcos Portugal (1762-1830). Le jeune chef français d’origine brĂ©silienne Bruno Procopio dirige les musiciens dans une partition crĂ©Ă©e d’abord Ă  Lisbonne en 1804 puis reprise en 1811 Ă  Rio : L’oro non compta amorce l’essor de l’opĂ©ra dans le nouveau monde. L’OpĂ©ra de Rio accueille cette recrĂ©ation majeure qui conclut la saison musicale de l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil. PrĂ©sentĂ©e en version de concert le 10 dĂ©cembre 2012, l’ouvrage jalonne un champ d’expĂ©rimentation qui permet aux instrumentistes d’élargir leur rĂ©pertoire tout en ressuscitant des Ɠuvres mĂ©connues.  GRAND REPORTAGE VIDEO, version français © CLASSIQUENEWS 2012

 

 

 

Paris, TCE, Théùtre des Champs Elysées
Dimanche 4 décembre 2016

Bruno Procopio dirige l’Orchestre Lamoureux
dans un programme Villa-Lobos, Milhaud, Jobim, Neukomm…

procopio-bruno-maestro-chef-d-orchestrePARIS, TCE. Musique brĂ©silienne Ă  Paris, le 4 dĂ©cembre 2016. Tubes et musique sacrĂ©e : de Villa-Lobos et Jobim Ă  Neukomm. Orchestre associĂ© du TCE ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es, l’Orchestre Lamoureux offre un concert de musique brĂ©silienne Ă  la fois Ă©clectique et historique ; au plus large public, le programme dirigĂ© par Bruno Procopio, maestro impetuoso et charismatique, joue des standards brĂ©siliens universels et rĂ©cents : l’enivrante Bachianas Brasileiras n°5 de Villa-Lobos, Saudades do Brasil de Milhaud, sans omettre, l’irrĂ©sistible tube, ambassadeur de l’art de vivre du quartier carioca d’Ipanema, The Girl from Ipanema de Jobim
 Mais acuitĂ© personnelle du chef Procopio oblige, en liaison avec son amour pour sa culture natale et ce travail particulier dans l’interprĂ©tation des partitions classiques et romantiques, plusieurs extraits de la lĂ©gendaire Missa Pro Die Acclamationes Johannes VI, signĂ© Neukomm. C’est l’emblĂšme de la musique impĂ©riale brĂ©silienne, quand le BrĂ©sil devenu indĂ©pendant, construit son image sur une identitĂ© certes occidentale, mais singuliĂšre : Neukomm, le Mozart brĂ©silien, a fourni alors Ă  la Cour de l’Empereur du BrĂ©sil Jean VI, plusieurs partitions musicales emblĂ©matique de cet ordre politique et culturel nouveau dont tĂ©moigne Ă©videmment la Messe Ă©crite pour son couronnement et que Bruno Procopio Ă  Paris, s’ingĂ©nie dĂ©but dĂ©cembre 2016 Ă  ressusciter avec le faste, le souffle et le relief vocal, choral, instrumental requis. Sigismund Neukomm est bien connu des mĂ©lomanes car le Sazlbourgeois, Ă©lĂšve de Joseph Haydn entreprit de terminer le Requiem de Mozart laissĂ© inachevĂ© (Libera me). La partition autographe datĂ©e de 1819 fut dĂ©couverte rĂ©cemment Ă  Rio de Janeiro : elle est le fruit du travail de Neukomm installĂ© au BrĂ©sil et qui mena son travail de composition avec le plus grand compositeur local, le mulĂątre JosĂ© Mauricio Nunes Garcia. La version du Requiem de Mozart, achevĂ© par Neukomm a Ă©tĂ© enregistrĂ©e par Jean-Claude Malgoire en 2006.

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Concert Ă©vĂ©nement “Joyaux BrĂ©siliens au TCE, Tubes et musique sacrĂ©e, de Villa-Lobos Ă  Neukom… par Bruno Procopio et l’Orchestre Lamoureux Ă  PARIS… En LIRE +

 

RIO de Janeiro. Bruno Procopio dirige Baroques et Romantiques français

procopio-bruno-portrait-vignette-verticale--maestro-skyscraper-sept-dec-16RIO DE JANEIRO, les 4 et 7 octobre 2016. Bruno Procopio dirige Français Baroques et Romantiques. Rien ne semble rĂ©sister Ă  l’Ă©lectricitĂ© communicative du chef transatlantique, Bruno Procopio. Entre ancien et nouveau monde, de Paris Ă  Rio, le jeune maestro franco-brĂ©silien joue et rĂ©ussit la carte des Ă©changes musicaux en interprĂ©tant avec la subtilitĂ© requise – grĂące Ă  sa maĂźtrise des instruments d’Ă©poque, et aussi de la pratique “historiquement informĂ©e”, les compositeurs français, baroques et romantiques. En tĂ©moignent les deux concerts Ă©vĂ©nements prĂ©sentĂ©s Ă  Rio de Janeiro (BrĂ©sil), les 4 et 7 octobre prochains, Sala Cecilia Meireles : au programme, d’abord un programme “Des LumiĂšres au Romantisme” avec Rameau (un compositeur qu’il connaĂźt sur le bout des doigts), Jadin, Rigel, Dauvergne, Mozart et GrĂ©try ; puis le 7 octobre, dans un programme intitulĂ© “De la RĂ©volution Ă  l’Empire” :  Rameau (sublime Suite de Castor et Pollux, version de 1782, rĂ©orchestrĂ© par Dauvergne entre autres), Saint-George, Jadin et MĂ©hul (la Symphonie n°1 devrait ĂȘtre une rĂ©vĂ©lation). Pour exprimer le souffle et l’Ă©lĂ©gance des oeuvres programmĂ©s, Bruno Procopio dirige l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (qu’il a dĂ©jĂ  dirigĂ© les deux annĂ©es passĂ©es) et la pianofortiste sensible et virtuose, Nathalia Valentin (qui est aussi Ă  la ville, son Ă©pouse). Energie, complicitĂ©, articulation sont au rendez vous de ces 2 concerts cariocas Ă©vĂ©nements. Et pour refermer une formidable boucle transatlantique, le chef aux deux cultures en dialogue, dirige Ă  Paris, au TCE, un remarquable programme Villa-Lobos, Jobim, Milhaud, Neukomm, le 4 dĂ©cembre 2016, pilotant les forces vives de l’Orchestre Lamoureux… De Paris Ă  Rio de Janeiro, Bruno Procopio est bien le chef transatlantique de l’heure. Un exemple pour tous les musiciens de sa gĂ©nĂ©ration par son ouverture et sa connaissance (rare) de la pratique “historiquement informĂ©e” qu’il apporte actuellement aux orchestres sur instruments modernes…

LIRE notre présentation complÚte des concerts Baroques et Romantiques dirigés par Bruno Procopio avec la pianofortiste Natalia Valentin, les 4 et 7 octobre 2016, Sala Cecilia Meireles de Rio de Janeiro (Brésil)

 

 

2Ăšme Semaine de musique baroque Ă  Rio

Bruno Procopio et Natalia Valentin jouent les Baroques et Romantiques Français à Rio

2 derniers concerts Ă  ne pas manquer (4 et 7 octobre 2016)

 

 

 

Rio de Janeiro, Sala Cecilia MeirelesRIO de Janeiro : Bruno Procopio, maestro expressivo !

Mardi 4 octobre 2016

Programme
Des LumiĂšres au Romantisme

 

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)
Extraits des Nouvelles Suites de PiĂšces de clavecin

Hyacinthe JADIN (1776-1800)
Sonate pour pianoforte op. IV n°3 en fa# mineur

Henri-Joseph RIGEL (1741-1799)
Duo pour clavecin et pianoforte op. XIV n°1 en mib majeur

Antoine DAUVERGNE (1713-1797)
Chansons pour soprano, violon, pianoforte et clavecin

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Sonate pour clavecin et accompagnement de violon K.9 en sol majeur (K9)
Sonate pour violon et pianoforte en mi mineur (K304)

AndrĂ©-Ernest-Modeste GRÉTRY (1741-1813)
Romances

 

Katia Velletaz*, soprano
Stéphanie-Marie Degand, violon
Bruno Procopio, clavecin
Natalia Valentin, pianoforte

*chanteur en résidence

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Dans les annĂ©es 1760, la fin du rĂšgne de Louis XV est marquĂ©e par un frĂ©missement artistique sans prĂ©cĂ©dent : l’ancien style baroque cĂšde insensiblement la place Ă  une nouvelle musique, teintĂ©e des courants germaniques de l’« Empfindsamkeit » et du « Sturm und Drang ». Les anciennes formes, les anciens genres, les anciens instruments perdent de leur lustre au profit d’expĂ©riences musicales jusque-lĂ  inouĂŻes. Toute une gĂ©nĂ©ration de compositeurs contribue Ă  ce renouveau, rĂ©vĂ©lant des personnalitĂ©s plus ou moins fortes et attachantes. Rameau ou Mondonville avaient amorcĂ© une nouvelle orientation ; ce sont Dauvergne, Rigel ou GrĂ©try qui prolongeront cette voie. À quinze ans d’intervalle, les compositions du jeune Mozart (de passage en France en 1763 et 1778) tĂ©moignent Ă  leur maniĂšre de la rapide Ă©volution des goĂ»ts. Le classicisme est en marche.

 

 

 

valentin_Natalia_pianoforte_valentin_beethoven_caprices_bagatellesRio de Janeiro, Sala Cecilia Meireles

Vendredi 7 octobre 2016

Programme
De la RĂ©volution Ă  l’Empire

 

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)
Suite de Castor et Pollux (version 1782)

Joseph Bologne de SAINT-GEORGE (1745-1799)
Concerto pour violon et orchestre op. II n°2 en ré majeur

Hyacinthe JADIN (1776-1800)
Concerto pour piano et orchestre n°2 en ré mineur

Nicolas-Étienne MÉHUL (1763-1817)
Symphonie n°1 en sol mineur

Orchestre Symphonique du Brésil (OSB)
Stéphanie-Marie Degand, violon
Natalia Valentin, piano
Bruno Procopio, direction musicale

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À la veille de la RĂ©volution, Paris est devenu la capitale internationale des arts, et tout particuliĂšrement de la musique. On y croise les auteurs les plus cĂ©lĂšbres du temps, Piccinni, Salieri, Mozart, J.C. Bach, Paisiello et beaucoup d’autres. Si l’OpĂ©ra fascine par son ton Ă©pique et ses effectifs colossaux, les sociĂ©tĂ©s de concert attirent un public tout aussi nombreux qui se presse pour entendre les symphonies et les concertos Ă  la mode. L’ancien rĂ©pertoire vit ses derniĂšres heures : seul Rameau, avec Castor et Pollux, connaĂźt encore les honneurs de la scĂšne passĂ© 1780. Le Chevalier de Saint-George – surnommĂ© « le Mozart noir » – est une des personnalitĂ©s les plus influentes : ses concertos, redoutables, marquent une nouvelle Ă©tape dans l’escalade Ă  la virtuositĂ© qui caractĂ©rise alors l’École de violon française. À la mĂȘme pĂ©riode, Hyacinthe Jadin dĂ©veloppe les possibilitĂ©s du nouveau pianoforte ; nommĂ© professeur au Conservatoire lors de sa crĂ©ation en 1795, il fait figure de visionnaire mais sera fauchĂ© par la mort Ă  24 ans seulement. MĂ©hul, quant Ă  lui, se rĂ©vĂšle avec Cherubini l’un des premiers compositeurs français au style vĂ©ritablement « romantique » : ses sonates, ses opĂ©ras et surtout ses quatre symphonies, ouvrent la voie Ă  une musique d’un nouveau genre et marqueront toutes les premiĂšres annĂ©es du XIXe siĂšcle.

 

 

 

discographie

 

cd-Bruno-Procopio-karl-philipp-emanuel-Bach-sonates-wurtembergeoises-1742-1743-bruno-procopio-clavecin-582-PARATY515501_couv_HM Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014)… CD. Compte rendu critique. Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014). 2014 s’est achevĂ© sans que l’on ait vraiment en France saluĂ© ni commĂ©morĂ© le gĂ©nie du fils Bach le plus zĂ©lĂ© et respectueux de son pĂšre : Carl Philipp Emanuel. Celui qui fit tant pour la rĂ©habilitation de l’oeuvre paternelle (avant Mendelssohn), fut aussi mĂ©prisĂ© et minorĂ© par son employeur Ă  Berlin, -FrĂ©dĂ©ric II-, qu’il devint aprĂšs Telemann, Ă  Hambourg, une personnalitĂ© de premier plan : officielle et vĂ©nĂ©rĂ© comme Haydn Ă  Vienne. C’est que le gĂ©nie exceptionnel de CPE pour le


Rameai in Caracas, Bruno Procopio CD. Bruno Procopio : Rameau in Caracas… CD. Rameau in Caracas (Bruno Procopio et The Simon Bolivar Symphony orchestra of Venezuela, 2012)   
  DĂ©fi magistral rĂ©ussi pour jeune chef audacieux ! Ce nouveau cd Paraty adoube trĂšs officiellement le tempĂ©rament du claveciniste Bruno Procopio comme chef d’orchestre. Poursuivant une nouvelle et dĂ©jĂ  riche collaboration avec les musiciens vĂ©nĂ©zuĂ©liens de l’Orchestre Simon Bolivar (la phalange qui hier accompagnait et permettait aussi l’essor du jeune Gustavo Dudamel), Bruno Procopio ne montre pas seulement sa lumineuse sensibilitĂ© et sa versatilitĂ© contagieuse chez Rameau, il confirme l’ampleur et la sĂ»retĂ© de son approche, n’hĂ©sitant pas ici Ă  aborder le compositeur


CD Ă©vĂ©nement. Rameau rĂ©vĂ©lĂ© Rameau: PiĂšces de clavecin en concert (label Paraty)… Rameau: PiĂšces de clavecin en concert (Procopio, 2012) critique de cd Avec ses PiĂšces pour clavecin en concert, Rameau offre un aboutissement inĂ©galĂ© dans l’art de la musique de chambre mais selon son goĂ»t, c’est Ă  dire avec impertinence et nouveautĂ©: jamais avant lui, le clavecin, instrument polyphonique et d’accompagnement n’avait osĂ© revendiquer son autonomie expressive de la sorte. PubliĂ© en 1741, voici bien le sommet du chambrisme français sous la rĂšgne de Louis XV: alors que Bach se concentre sur le seul tissu polyphonique, Rameau fait Ă©clater la palette sonore du clavier central, qui de pilier confinĂ© devient soliste…

 

 

valentin_Natalia_pianoforte_valentin_beethoven_caprices_bagatellesbeethoven_rondos_bagatelles_pianoforte_natalia_valentin_cd_ParatyCD Ă©vĂ©nement Natalia Valentin, pianoforte joue les Bagatelles de Beethoven (1 cd Paraty)… Et de 7! Depuis sa crĂ©ation en 2006, le jeune label Paraty, portĂ© par le claveciniste Bruno Procopio, enchaĂźne les rĂ©ussites discographiques. AprĂšs plusieurs rĂ©citals signĂ©s Ivan Illic, Nicolas Stavy, et rĂ©cemment un superbe enregistrement Mendelssohn de Cyril HuvĂ© (sur un piano Broadwood 1840), voici le dernier disque de la fortepianiste Natalia Valentin, dans un cycle de partitions du jeune Beethoven. Le choix de l’’instrument (prodigieux fortepiano d’un facteur anonyme de l’Allemagne du sud, de la fin du XVIIIĂš, restaurĂ© par Christopher Clarke), grĂące Ă  sa “prell-mĂ©canique”, apporte un regard neuf et une sonoritĂ© Ă  la fois perlĂ©e et vivifiante sur les oeuvres choisies: Rondos et Bagatelles (7 de l’opus 33, datĂ©es de 1802) d’un feu Ă©poustouflant entre nervositĂ©, grĂące et Ă©lĂ©gance. Mais dĂ©jĂ  pour NoĂ«l 2009, le jeune label aux pĂ©pites musicales annonce un superbe double album “Matinas do Natal” de Marcos Portugal: l’ensemble Turicum enregistre en premiĂšre mondial une partition crĂ©Ă©e Ă  Rio de Janeiro en 1811, vĂ©ritable crĂšche pastorale sur le thĂšme de la NativitĂ© aux couleurs inĂ©dites
 LIRE notre compte rendu complet du cd Les Bagatelles de Beethoven par la pianofortiste Natalia Valentin (aoĂ»t 2009).

 

 

 

Comptes rendus

LIRE notre compte rendu critique complet de Renaud de Sacchini par Bruno Procopio, Luisa Francesconi (les 21 et 22 mars 2015, Sala Cecília Meireles, Rio de Janeiro, Brésil)

 

 

Marcos Portugal, le Rossini luso-brĂ©silien Compte rendu. Bruno Procopio ressuscite Marcos Portugal Ă  Rio (10 dĂ©cembre 2012). Rio, OpĂ©ra. Le 10 dĂ©cembre 2012. Marcos Portugal: L’oro no compra amore
 Leonardo Pascoa (Giorgio), 
 Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (OSB, Orquestra SinfĂŽnica Bresileira). Bruno Procopio, direction L’Oro no compra amore ressuscite Ă  Rio Exaltante rĂ©habilitation Ă  l’OpĂ©ra de Rio (Theatro Municipal) du compositeur luso brĂ©silien Marcos Portugal: son opĂ©ra comique italien L’Oro no compra amore valait bien cette recrĂ©ation, d’autant que dĂ©jĂ  applaudi et mĂȘme cĂ©lĂ©brĂ© dĂšs 1804 Ă  Lisbonne, il s’agit du premier opĂ©ra italien crĂ©Ă© sur le sol brĂ©silien Ă  l’époque du jeune empire brĂ©silien en 1811. L’initiative est d’autant plus lĂ©gitime que Rio redĂ©couvre l’un de


 

 

 

 

VOIR

 

Bruno Procopio joue Neukomm et Gossec Ă  Rio (Symphonie Ă  17 parties), Cidade das Artes, Rio de Janeiro, le 4 avril 2015. VIDEO. Bruno Procopio dirige la Symphonie HĂ©roĂŻque de Neukomm Ă  Rio de Janeiro (avril 2015). Montage © studio CLASSIQUENEWS.COM 2015. Le chef d’orchestre franco brĂ©silien Bruno Procopio fait retentir le romantisme enflammĂ© martial et lyrique de la grande Symphonie HĂ©roĂŻque de Neukomm crĂ©Ă©e en 1817. la Symphonie Ă  17parties de François-Joseph Gossec (1734-1829), composĂ©e en 1809. Partition majeure de la symphonie romantique française Ă  l’époque de NapolĂ©on : entre classicisme et premier romantisme, la virtuositĂ© Ă©nergique de Gossec s’impose Ă  nous, commune Ɠuvre fondatrice du symphoniste français Ă  l’époque des Viennois Haydn, Mozart et Beethoven. Bruno Procopio s’engage pour diffuser la connaissance et l’interprĂ©tation des compositeurs français en AmĂ©rique Latine : aprĂšs avoir dirigĂ© le Simon Bolivar Orchestra du Venezuela, le jeune chef Ă  la double culture, brĂ©silienne et française, retrouvait l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil Ă  Rio de Janeiro dans un programme dĂ©diĂ© au premier romantisme français : vitalitĂ© et Ă©nergie, puissance mais sensibilitĂ© aux dĂ©tails instrumentaux
 la direction du chef de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, Ă  la fois analytique et dramatique, trouve un Ă©quilibre idĂ©al au service des grands classiques et romantiques français. Extraits vidĂ©o exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.TV 2015

 

VOIR notre reportage Bruno Procopio dirige Ă  Caracas, en septembre 2013 :

Orquesta barroca Juvenil Simon Bolivar, Carracas, Bruno Procopio, CPE Bach, Carl Philip Emanuel BachVIDEO. A Caracas, Bruno Procopio joue CPE Bach avec l’Orchestre Simon Bolivar. En septembre 2013, le chef franco brĂ©silien retrouve Ă  Caracas les instrumentistes de l’Orchestre Simon Bolivar dans plusieurs Concertos et Symphonies de Carl Philipp Emanuel Bach. AprĂšs avoir jouer Rameau (ouvertures et ballets des opĂ©ras, mais sur instruments modernes en 2012), Bruno Procopio inaugure le nouvel ” Orquesta Barroca Juvenil SĂ­mon Bolivar “, phalange dĂ©sormais dĂ©diĂ©e Ă  l’interprĂ©tation historiquement informĂ©e des Ɠuvres baroques, classiques et prĂ©romantiques. Fougue, prĂ©cision, style, mordant, l’entente du chef invitĂ© et des instrumentistes rĂ©alise l’un des meilleurs concerts CPE Bach de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, soulignant aussi l’anniversaire CPE Bach en 2014 (300 ans de la naissance). Le fils de Jean-SĂ©bastien est un gĂ©nie dĂ©fricheur et expĂ©rimentateur : sa virtuositĂ© au clavier s’entend aussi Ă  l’orchestre d’une libertĂ© inventive Ă  la fois, mĂ©lancolique et fantaisiste voire fantasque
 trĂšs liĂ©e aux nouvelles tendances esthĂ©tique de l’Empfindsamkeit (“sensibilitĂ©â€, courant littĂ©raire surtout qui prĂ©figure dĂ©jĂ  les affres et vertiges du sentiment romantique). Reportage vidĂ©o exclusif CLASSIQUENEWS.COM

 

 

VOIR notre reportage Bruno Procopio recrĂ©e L’Oro no compra amore de Marcos Portugal, dĂ©cembre 2012 :

Bruno Procopio dirige Renaud de Sacchini Ă  Rio de JaneiroRIO, OpĂ©ra : Bruno Procopio dirige L’Oro no compra amore de Marcos Portugal (dĂ©cembre 2012). Marcos Portugal, compositeur officiel de la cour impĂ©riale du BrĂ©sil compose nombre d’ouvrages italiens dont la verve et le raffinement prĂ©figure directement Rossini
 Bruno Procopio ressuscite L’oro no compta amorce, premier opĂ©ra italien reprĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Rio
 Pour les 250 ans de sa naissance, l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (Orquesta Sinfonica Brasileira) cĂ©lĂšbre le gĂ©nie du compositeur portugais, Marcos Portugal (1762-1830). Le jeune chef français d’origine brĂ©silienne Bruno Procopio dirige les musiciens dans une partition crĂ©Ă©e d’abord Ă  Lisbonne en 1804 puis reprise en 1811 Ă  Rio : L’oro non compta amorce l’essor de l’opĂ©ra dans le nouveau monde. L’OpĂ©ra de Rio accueille cette recrĂ©ation majeure qui conclut la saison musicale de l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil. PrĂ©sentĂ©e en version de concert le 10 dĂ©cembre 2012, l’ouvrage jalonne un champ d’expĂ©rimentation qui permet aux instrumentistes d’élargir leur rĂ©pertoire tout en ressuscitant des Ɠuvres mĂ©connues.  GRAND REPORTAGE VIDEO, version français © CLASSIQUENEWS 2012

 

 

 

Paris, TCE, Théùtre des Champs Elysées
Dimanche 4 décembre 2016

Bruno Procopio dirige l’Orchestre Lamoureux
dans un programme Villa-Lobos, Milhaud, Jobim, Neukomm…

procopio-bruno-maestro-chef-d-orchestrePARIS, TCE. Musique brĂ©silienne Ă  Paris, le 4 dĂ©cembre 2016. Tubes et musique sacrĂ©e : de Villa-Lobos et Jobim Ă  Neukomm. Orchestre associĂ© du TCE ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es, l’Orchestre Lamoureux offre un concert de musique brĂ©silienne Ă  la fois Ă©clectique et historique ; au plus large public, le programme dirigĂ© par Bruno Procopio, maestro impetuoso et charismatique, joue des standards brĂ©siliens universels et rĂ©cents : l’enivrante Bachianas Brasileiras n°5 de Villa-Lobos, Saudades do Brasil de Milhaud, sans omettre, l’irrĂ©sistible tube, ambassadeur de l’art de vivre du quartier carioca d’Ipanema, The Girl from Ipanema de Jobim
 Mais acuitĂ© personnelle du chef Procopio oblige, en liaison avec son amour pour sa culture natale et ce travail particulier dans l’interprĂ©tation des partitions classiques et romantiques, plusieurs extraits de la lĂ©gendaire Missa Pro Die Acclamationes Johannes VI, signĂ© Neukomm. C’est l’emblĂšme de la musique impĂ©riale brĂ©silienne, quand le BrĂ©sil devenu indĂ©pendant, construit son image sur une identitĂ© certes occidentale, mais singuliĂšre : Neukomm, le Mozart brĂ©silien, a fourni alors Ă  la Cour de l’Empereur du BrĂ©sil Jean VI, plusieurs partitions musicales emblĂ©matique de cet ordre politique et culturel nouveau dont tĂ©moigne Ă©videmment la Messe Ă©crite pour son couronnement et que Bruno Procopio Ă  Paris, s’ingĂ©nie dĂ©but dĂ©cembre 2016 Ă  ressusciter avec le faste, le souffle et le relief vocal, choral, instrumental requis. Sigismund Neukomm est bien connu des mĂ©lomanes car le Sazlbourgeois, Ă©lĂšve de Joseph Haydn entreprit de terminer le Requiem de Mozart laissĂ© inachevĂ© (Libera me). La partition autographe datĂ©e de 1819 fut dĂ©couverte rĂ©cemment Ă  Rio de Janeiro : elle est le fruit du travail de Neukomm installĂ© au BrĂ©sil et qui mena son travail de composition avec le plus grand compositeur local, le mulĂątre JosĂ© Mauricio Nunes Garcia. La version du Requiem de Mozart, achevĂ© par Neukomm a Ă©tĂ© enregistrĂ©e par Jean-Claude Malgoire en 2006.

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Concert Ă©vĂ©nement “Joyaux BrĂ©siliens au TCE, Tubes et musique sacrĂ©e, de Villa-Lobos Ă  Neukom… par Bruno Procopio et l’Orchestre Lamoureux Ă  PARIS… En LIRE +

 

Bruno Procopio joue Baroques et Romantiques français à Rio

Bruno Procopio joue Rameau et Mondonville Ă  RioRIO (BrĂ©sil) : Bruno Procopio dirige les Baroques Français, 1er, 4, 7 octobre 2016. Rio de Janeiro se met au diapason des compositeurs baroques français, – rejoints en 2016 par quelques Romantiques car le cycle de concerts cariocas fĂȘte aussi le Bicentenaire de la mission artistique française Ă  Rio / 1816 – 2016, une colonie d’artistes et de crĂ©ateurs (regroupĂ©s par l’ex secrĂ©taire de l’Institut, Joachim Lebreton), qui aprĂšs la chute de l’Empire et de NapolĂ©on Ier, ont choisi de s’exiler outre Atlantique, atteignant le 26 mars 1816 Rio de Janeiro ; les artistes français exilĂ©s introduisent in coco l’esthĂ©tique des LumiĂšres et l’idĂ©al nĂ©oclassique au Nouveau Monde. Un Ă©cole royale des Sciences, Arts et MĂ©tiers (validĂ©e par le roi Dom JoĂŁo VI,1816-1829) est crĂ©Ă©e dans la foulĂ©e dĂšs aoĂ»t 1816. Y enseignent les peintres Jean-Bapstiste Debret, Nicolas-Antoine Taunay, l’architecte Montigny, le sculpteur Auguste-Marie Taunay


 

 

 

2Ăšme Semaine de musique baroque Ă  Rio

 

procopio-mondonville-rio-septembre-2015A l’initiative du CMBV (l’institution fĂȘte ses 30 ans au cours de la saison 2017), l’ensemble des 3 concerts rythment ainsi en octobre 2016, la dĂ©jĂ  2Ăšme Semaine de musique baroque française Ă  Rio de Janeiro, exceptionnelle initiative qui malgrĂ© le fort attachement du BrĂ©sil et de la France sur le plan culturel, amorce une coopĂ©ration musicale sur un mode inĂ©dit  (VOIR le reportage exclusif 1Ăšre Semaine de musique baroque française Ă  Rio, rĂ©alisĂ© par CLASSIQUENEWS en octobre 2015 : transmission, masterclasses, concerts, partitions
).

Au programme, transmission du savoir, rencontres et Ă©changes autour de la pratique sur instruments d’époque, autour du chant baroque
 Rare les expĂ©riences artistiques et pĂ©dagogiques qui favorisent la diffusion du patrimoine musical Baroque hors de France : l’enjeu de cette Semaine française Ă  Rio est d’autant plus importante qu’elle permet aussi aux jeunes instrumentistes de l’UniversitĂ© de Rio, comme aux musiciens professionnels de l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (jouant donc sur instruments
modernes), de perfectionner leur propre technique en intégrant les spécificités du jeu historiquement informé.


Renaud de Sacchini recrĂ©Ă© Ă  Rio de Janeiro !Le nouveau cycle de concerts met l’accent sur les Baroques Français
(Leclair, Rameau, Dauvergne, GrĂ©try, Rigel
) Ă©videmment, en particulier le premier concert : « Du Grand SiĂšcle aux LumiĂšres », samedi 1er octobre 2016 ; les deux derniers concerts, couvrent un large spectre des LumiĂšres Ă  la RĂ©volution, jusqu’à l’Empire : « Des LumiĂšres au Romantisme » (Rigel, Saint-Georges, 
 mardi 4 octobre 2016), puis « De la RĂ©volution Ă  l’Empire » (Jadin, MĂ©hul, samedi 7 octobre 2016). Avec l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil, l’Orchestre baroque de l’UniversitĂ© de Rio, StĂ©phane-Marie Degand (violon), Katia Velletaz (soprano), Natalia Valentin (pianoforte) et Bruno Procopio qui assure la double fonction de claveciniste et de chef d’orchestre. Les puristes regretteront que les programmes s’arrĂȘtant Ă  l’Empire, ne correspondent pas exactement Ă  la pĂ©riode pendant laquelle les artistes français se sont fixĂ©s Ă  Rio (Ă  partir de 1816 donc), mais les occasions sont trop rares d’écouter de la musique de Jadin ou de MĂ©hul, de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique. C’est d’ailleurs probablement la premiĂšre fois qu’à Rio, rĂ©sonneront les accents musicaux conçus par ces deux compositeurs, hĂ©ritiers des LumiĂšres, actifs sous l’Empire et aprĂšs


 

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Bruno Procopio dirige le Philharmonique Royal de LiĂšge dans un programme exceptionnel intitulĂ© “Rameau symphonique”, dĂ©cembre 2014

 
 
 

BRUNO PROCOPIO, CHEF ELECTRIQUE

 

procopio_bruno_chemise_bleueDĂ©diĂ© Ă  la rĂ©surrection des oeuvres baroques comme romantiques, le chef Bruno Procopio (qui a la double nationalitĂ© : brĂ©silienne et française) s’entend Ă  merveille Ă  jongler entre les deux cultures, d’une rive Ă  l’autre, des deux extrĂ©mitĂ©s de l’Atlantique. Le jeune maestro affirme depuis plusieurs annĂ©es un tempĂ©rament convaincant dans la dĂ©fense des oeuvres de Rameau, Sacchini ou Gossec, sans omettre le symphoniste brillant hĂ©roĂŻque de Neukomm (VOIR la vidĂ©o Bruno Procopio dirige la Symphonique HĂ©roĂŻque de Neukomm Ă  Rio de Janeiro, avril 2015). GrĂące Ă  lui, grĂące aux nombreux concerts qu’il a dĂ©jĂ  dirigĂ©s (dont une performance inoubliable Ă  l’OpĂ©ra Municipal de Rio, consacrĂ© au prĂ©curseur de Rossini : Marcos Portugal — rĂ©surrection de L’Oro no compra amor, dĂšs 2013 : VOIR notre reportage vidĂ©o exclusif Bruno Procopio recrĂ©e Ă  l’OpĂ©ra de Rio, L’Amor no compra oro de Marcos Portugal), le patrimoine musical français et les opĂ©ras baroques et romantiques, ressuscitent peu Ă  peu en terre brĂ©silienne. Elle trouve un Ă©cho croissant Ă  en juger par l’enthousiasme des publics spectateurs de chaque « recrĂ©ation ».
En 2014, Bruno Procopio assurait la rĂ©alisation artistique et musicale de l’opĂ©ra Renaud de Sacchini, emblĂšme du goĂ»t gluckiste de Marie-Antoinette en France : une Ă©criture Ă©tonnamment resserrĂ©e, dense, tendue, – synthĂšse habile des style europĂ©ens : virtuositĂ© vocale italienne, feu et Ă©lĂ©gance de l’écriture orchestrale-, ciselant le profil de la magicienne Armide, dĂ©passĂ©e, dĂ©munie par son amour pour le beau Renaud (1783).

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En avril 2015, Bruno Procopio dirige l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil Ă  Rio dans la Symphonique HĂ©roĂŻque de Neukomm, recrĂ©ation majeure

En 2015, Bruno Procopio offrait un nom moins splendide concert Sala Meireles dĂ©diĂ© aux XVIIIĂš français, dont entre autres, Les PiĂšces de clavecin en concert de Rameau (une oeuvre qu’il a enregistrĂ©e sous son propre label, Paraty), et un second avec l’orchestre baroque de l’UniversitĂ© de Rio comprenant surtout la Cantate de ClĂ©rambault, La Muse de l’OpĂ©ra et le Concerto pour violon de Leclair (soliste : Sophie-Marie Degand). C’était le fruit dĂ©jĂ  impressionnant du travail rĂ©alisĂ© par les musiciens français pilotant les jeunes instrumentistes brĂ©siliens invitĂ©s alors, pendant la 1Ăšre Semaine de Musique Baroque Ă  Rio, Ă  suivre masterclasses et confĂ©rences sur la pratique historiquement informĂ©e, celle sur instruments d’époque.

En octobre 2016, l’orchestre baroque de l’UniversitĂ© carioca pourra Ă  nouveau travailler l’écriture concertante de Leclair – d’un feu et d’un crĂ©pitement tout Vivaldien, mais couplĂ© Ă  l’élĂ©gance française-, puisque un autre Concerto pour violon est Ă  l’affiche Ă  nouveau de la 2Ăšme Semaine (concert d’ouverture, le 1er octobre 2016).

 

 

 

A Caracas, Bruno Procopio dirige l'Orquesta Barroca Juvenil Simon BolivarDEFIS MAITRISÉS
 En 2016, le chef claveciniste retrouve l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil avec lequel il avait dĂ©jĂ  travaillĂ© l’opĂ©ra de Marcos Portugal, et aussi un concert Neukomm et Gossek en avril 2015. Sensibiliser les musiciens d’orchestre, jouant sur instruments modernes, au raffinement des ornements, Ă  une autre tenue d’archet, nĂ©cessite un savoir faire que le jeune maestro franco-brĂ©silien maĂźtrise indiscutablement; il a pu conduire une autre superbe expĂ©rience de ce type avec un autre orchestre sur instruments modernes peu familier des compositeurs Baroques français : le Royal Philharmonique de LiĂšge, dans un programme entiĂšrement dĂ©diĂ© aux ouvertures et suites de ballets des opĂ©ras de Rameau, c’était Ă  LiĂšge en dĂ©cembre 2014 (VOIR notre reportage vidĂ©o spĂ©cial : Rameau symphonique Ă  LiĂšge / Bruno Procopio dirige le Philharmonique de LiĂšge). Le programme a aussi Ă©tĂ© le sujet d’un formidable disque « Rameau in Caracas »: fruit d’une coopĂ©ration Ă©galement menĂ©e sur instruments modernes avec les musiciens de l’Orchestre symphonique Simon Bolivar du Venezuela (rĂ©alisĂ© en 2012 : LIRE note compte rendu critique du cd « rameau in Caracas », 1cd Paraty, CLIC de CLASSIQUENEWS d’octobre 2013). Peu d’orchestre modernes ont produit une telle qualitĂ© de son, une telle finesse de couleurs et d’accents, portĂ©s par une motricitĂ© et une rythmique, littĂ©ralement ensorcelantes ; et l’on sait la difficultĂ© de rĂ©ussir les danses de Rameau  (cf Ouverture et chaconnes de Castor et Pollux)!

LIRE aussi notre compte rendu complet Programme Rameau symphonique à LiÚge, décembre 2014 :

MĂȘme engagement total, mĂȘme finesse et mĂȘme vitalitĂ© stimulante pour les nouveaux programmes Ă  l’affiche d’octobre Ă  Rio. D’autant qu’à ses cĂŽtĂ©s, la pianofortiste Natalia Valentin (qui est aussi son Ă©pouse Ă  la ville) dĂ©fendra avec une sensibilitĂ© dĂ©jĂ  remarquĂ©e, les oeuvres de l’élĂ©gant Jadin.

 

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 En dĂ©cembre 2012, Ă  l’OpĂ©ra de Rio de Janeiro, Bruno Procopio recrĂ©e l’opĂ©ra “L’oro no compra Amore”, joyau lyrique et comique de Marcos Portugal (1804), chef d’oeuvre dont Rossini s’est inspirĂ©…

 

 
 
 

2Ăšme Semaine de musique baroque Ă  Rio

Bruno Procopio et Natalia Valentin jouent les Baroques et Romantiques Français à Rio

2 derniers concerts Ă  ne pas manquer (4 et 7 octobre 2016)

 
 
 

Rio de Janeiro, Sala Cecilia MeirelesRIO de Janeiro : Bruno Procopio, maestro expressivo !

Mardi 4 octobre 2016

Programme
Des LumiĂšres au Romantisme

 

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)
Extraits des Nouvelles Suites de PiĂšces de clavecin

Hyacinthe JADIN (1776-1800)
Sonate pour pianoforte op. IV n°3 en fa# mineur

Henri-Joseph RIGEL (1741-1799)
Duo pour clavecin et pianoforte op. XIV n°1 en mib majeur

Antoine DAUVERGNE (1713-1797)
Chansons pour soprano, violon, pianoforte et clavecin

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Sonate pour clavecin et accompagnement de violon K.9 en sol majeur (K9)
Sonate pour violon et pianoforte en mi mineur (K304)

AndrĂ©-Ernest-Modeste GRÉTRY (1741-1813)
Romances

 

Katia Velletaz*, soprano
Stéphanie-Marie Degand, violon
Bruno Procopio, clavecin
Natalia Valentin, pianoforte

*chanteur en résidence

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Dans les annĂ©es 1760, la fin du rĂšgne de Louis XV est marquĂ©e par un frĂ©missement artistique sans prĂ©cĂ©dent : l’ancien style baroque cĂšde insensiblement la place Ă  une nouvelle musique, teintĂ©e des courants germaniques de l’« Empfindsamkeit » et du « Sturm und Drang ». Les anciennes formes, les anciens genres, les anciens instruments perdent de leur lustre au profit d’expĂ©riences musicales jusque-lĂ  inouĂŻes. Toute une gĂ©nĂ©ration de compositeurs contribue Ă  ce renouveau, rĂ©vĂ©lant des personnalitĂ©s plus ou moins fortes et attachantes. Rameau ou Mondonville avaient amorcĂ© une nouvelle orientation ; ce sont Dauvergne, Rigel ou GrĂ©try qui prolongeront cette voie. À quinze ans d’intervalle, les compositions du jeune Mozart (de passage en France en 1763 et 1778) tĂ©moignent Ă  leur maniĂšre de la rapide Ă©volution des goĂ»ts. Le classicisme est en marche.

 
 
 
 

valentin_Natalia_pianoforte_valentin_beethoven_caprices_bagatellesRio de Janeiro, Sala Cecilia Meireles

Vendredi 7 octobre 2016

Programme
De la RĂ©volution Ă  l’Empire

 

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)
Suite de Castor et Pollux (version 1782)

Joseph Bologne de SAINT-GEORGE (1745-1799)
Concerto pour violon et orchestre op. II n°2 en ré majeur

Hyacinthe JADIN (1776-1800)
Concerto pour piano et orchestre n°2 en ré mineur

Nicolas-Étienne MÉHUL (1763-1817)
Symphonie n°1 en sol mineur

Orchestre Symphonique du Brésil (OSB)
Stéphanie-Marie Degand, violon
Natalia Valentin, piano
Bruno Procopio, direction musicale

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À la veille de la RĂ©volution, Paris est devenu la capitale internationale des arts, et tout particuliĂšrement de la musique. On y croise les auteurs les plus cĂ©lĂšbres du temps, Piccinni, Salieri, Mozart, J.C. Bach, Paisiello et beaucoup d’autres. Si l’OpĂ©ra fascine par son ton Ă©pique et ses effectifs colossaux, les sociĂ©tĂ©s de concert attirent un public tout aussi nombreux qui se presse pour entendre les symphonies et les concertos Ă  la mode. L’ancien rĂ©pertoire vit ses derniĂšres heures : seul Rameau, avec Castor et Pollux, connaĂźt encore les honneurs de la scĂšne passĂ© 1780. Le Chevalier de Saint-George – surnommĂ© « le Mozart noir » – est une des personnalitĂ©s les plus influentes : ses concertos, redoutables, marquent une nouvelle Ă©tape dans l’escalade Ă  la virtuositĂ© qui caractĂ©rise alors l’École de violon française. À la mĂȘme pĂ©riode, Hyacinthe Jadin dĂ©veloppe les possibilitĂ©s du nouveau pianoforte ; nommĂ© professeur au Conservatoire lors de sa crĂ©ation en 1795, il fait figure de visionnaire mais sera fauchĂ© par la mort Ă  24 ans seulement. MĂ©hul, quant Ă  lui, se rĂ©vĂšle avec Cherubini l’un des premiers compositeurs français au style vĂ©ritablement « romantique » : ses sonates, ses opĂ©ras et surtout ses quatre symphonies, ouvrent la voie Ă  une musique d’un nouveau genre et marqueront toutes les premiĂšres annĂ©es du XIXe siĂšcle.

 
 
 
 

discographie

 

cd-Bruno-Procopio-karl-philipp-emanuel-Bach-sonates-wurtembergeoises-1742-1743-bruno-procopio-clavecin-582-PARATY515501_couv_HM Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014)… CD. Compte rendu critique. Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014). 2014 s’est achevĂ© sans que l’on ait vraiment en France saluĂ© ni commĂ©morĂ© le gĂ©nie du fils Bach le plus zĂ©lĂ© et respectueux de son pĂšre : Carl Philipp Emanuel. Celui qui fit tant pour la rĂ©habilitation de l’oeuvre paternelle (avant Mendelssohn), fut aussi mĂ©prisĂ© et minorĂ© par son employeur Ă  Berlin, -FrĂ©dĂ©ric II-, qu’il devint aprĂšs Telemann, Ă  Hambourg, une personnalitĂ© de premier plan : officielle et vĂ©nĂ©rĂ© comme Haydn Ă  Vienne. C’est que le gĂ©nie exceptionnel de CPE pour le


Rameai in Caracas, Bruno Procopio CD. Bruno Procopio : Rameau in Caracas… CD. Rameau in Caracas (Bruno Procopio et The Simon Bolivar Symphony orchestra of Venezuela, 2012)   
  DĂ©fi magistral rĂ©ussi pour jeune chef audacieux ! Ce nouveau cd Paraty adoube trĂšs officiellement le tempĂ©rament du claveciniste Bruno Procopio comme chef d’orchestre. Poursuivant une nouvelle et dĂ©jĂ  riche collaboration avec les musiciens vĂ©nĂ©zuĂ©liens de l’Orchestre Simon Bolivar (la phalange qui hier accompagnait et permettait aussi l’essor du jeune Gustavo Dudamel), Bruno Procopio ne montre pas seulement sa lumineuse sensibilitĂ© et sa versatilitĂ© contagieuse chez Rameau, il confirme l’ampleur et la sĂ»retĂ© de son approche, n’hĂ©sitant pas ici Ă  aborder le compositeur


CD Ă©vĂ©nement. Rameau rĂ©vĂ©lĂ© Rameau: PiĂšces de clavecin en concert (label Paraty)… Rameau: PiĂšces de clavecin en concert (Procopio, 2012) critique de cd Avec ses PiĂšces pour clavecin en concert, Rameau offre un aboutissement inĂ©galĂ© dans l’art de la musique de chambre mais selon son goĂ»t, c’est Ă  dire avec impertinence et nouveautĂ©: jamais avant lui, le clavecin, instrument polyphonique et d’accompagnement n’avait osĂ© revendiquer son autonomie expressive de la sorte. PubliĂ© en 1741, voici bien le sommet du chambrisme français sous la rĂšgne de Louis XV: alors que Bach se concentre sur le seul tissu polyphonique, Rameau fait Ă©clater la palette sonore du clavier central, qui de pilier confinĂ© devient soliste…

valentin_Natalia_pianoforte_valentin_beethoven_caprices_bagatellesbeethoven_rondos_bagatelles_pianoforte_natalia_valentin_cd_ParatyCD Ă©vĂ©nement Natalia Valentin, pianoforte joue les Bagatelles de Beethoven (1 cd Paraty)… Et de 7! Depuis sa crĂ©ation en 2006, le jeune label Paraty, portĂ© par le claveciniste Bruno Procopio, enchaĂźne les rĂ©ussites discographiques. AprĂšs plusieurs rĂ©citals signĂ©s Ivan Illic, Nicolas Stavy, et rĂ©cemment un superbe enregistrement Mendelssohn de Cyril HuvĂ© (sur un piano Broadwood 1840), voici le dernier disque de la fortepianiste Natalia Valentin, dans un cycle de partitions du jeune Beethoven. Le choix de l’’instrument (prodigieux fortepiano d’un facteur anonyme de l’Allemagne du sud, de la fin du XVIIIĂš, restaurĂ© par Christopher Clarke), grĂące Ă  sa “prell-mĂ©canique”, apporte un regard neuf et une sonoritĂ© Ă  la fois perlĂ©e et vivifiante sur les oeuvres choisies: Rondos et Bagatelles (7 de l’opus 33, datĂ©es de 1802) d’un feu Ă©poustouflant entre nervositĂ©, grĂące et Ă©lĂ©gance. Mais dĂ©jĂ  pour NoĂ«l 2009, le jeune label aux pĂ©pites musicales annonce un superbe double album “Matinas do Natal” de Marcos Portugal: l’ensemble Turicum enregistre en premiĂšre mondial une partition crĂ©Ă©e Ă  Rio de Janeiro en 1811, vĂ©ritable crĂšche pastorale sur le thĂšme de la NativitĂ© aux couleurs inĂ©dites
 LIRE notre compte rendu complet du cd Les Bagatelles de Beethoven par la pianofortiste Natalia Valentin (aoĂ»t 2009).

 
 
 
 

Comptes rendus

LIRE notre compte rendu critique complet de Renaud de Sacchini par Bruno Procopio, Luisa Francesconi (les 21 et 22 mars 2015, Sala Cecília Meireles, Rio de Janeiro, Brésil)

 

 

Marcos Portugal, le Rossini luso-brĂ©silien Compte rendu. Bruno Procopio ressuscite Marcos Portugal Ă  Rio (10 dĂ©cembre 2012). Rio, OpĂ©ra. Le 10 dĂ©cembre 2012. Marcos Portugal: L’oro no compra amore
 Leonardo Pascoa (Giorgio), 
 Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (OSB, Orquestra SinfĂŽnica Bresileira). Bruno Procopio, direction L’Oro no compra amore ressuscite Ă  Rio Exaltante rĂ©habilitation Ă  l’OpĂ©ra de Rio (Theatro Municipal) du compositeur luso brĂ©silien Marcos Portugal: son opĂ©ra comique italien L’Oro no compra amore valait bien cette recrĂ©ation, d’autant que dĂ©jĂ  applaudi et mĂȘme cĂ©lĂ©brĂ© dĂšs 1804 Ă  Lisbonne, il s’agit du premier opĂ©ra italien crĂ©Ă© sur le sol brĂ©silien Ă  l’époque du jeune empire brĂ©silien en 1811. L’initiative est d’autant plus lĂ©gitime que Rio redĂ©couvre l’un de


 

 

 

 

VOIR

 

Bruno Procopio joue Neukomm et Gossec Ă  Rio (Symphonie Ă  17 parties), Cidade das Artes, Rio de Janeiro, le 4 avril 2015. VIDEO. Bruno Procopio dirige la Symphonie HĂ©roĂŻque de Neukomm Ă  Rio de Janeiro (avril 2015). Montage © studio CLASSIQUENEWS.COM 2015. Le chef d’orchestre franco brĂ©silien Bruno Procopio fait retentir le romantisme enflammĂ© martial et lyrique de la grande Symphonie HĂ©roĂŻque de Neukomm crĂ©Ă©e en 1817. la Symphonie Ă  17parties de François-Joseph Gossec (1734-1829), composĂ©e en 1809. Partition majeure de la symphonie romantique française Ă  l’époque de NapolĂ©on : entre classicisme et premier romantisme, la virtuositĂ© Ă©nergique de Gossec s’impose Ă  nous, commune Ɠuvre fondatrice du symphoniste français Ă  l’époque des Viennois Haydn, Mozart et Beethoven. Bruno Procopio s’engage pour diffuser la connaissance et l’interprĂ©tation des compositeurs français en AmĂ©rique Latine : aprĂšs avoir dirigĂ© le Simon Bolivar Orchestra du Venezuela, le jeune chef Ă  la double culture, brĂ©silienne et française, retrouvait l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil Ă  Rio de Janeiro dans un programme dĂ©diĂ© au premier romantisme français : vitalitĂ© et Ă©nergie, puissance mais sensibilitĂ© aux dĂ©tails instrumentaux
 la direction du chef de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, Ă  la fois analytique et dramatique, trouve un Ă©quilibre idĂ©al au service des grands classiques et romantiques français. Extraits vidĂ©o exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.TV 2015

 

VOIR notre reportage Bruno Procopio dirige Ă  Caracas, en septembre 2013 :

Orquesta barroca Juvenil Simon Bolivar, Carracas, Bruno Procopio, CPE Bach, Carl Philip Emanuel BachVIDEO. A Caracas, Bruno Procopio joue CPE Bach avec l’Orchestre Simon Bolivar. En septembre 2013, le chef franco brĂ©silien retrouve Ă  Caracas les instrumentistes de l’Orchestre Simon Bolivar dans plusieurs Concertos et Symphonies de Carl Philipp Emanuel Bach. AprĂšs avoir jouer Rameau (ouvertures et ballets des opĂ©ras, mais sur instruments modernes en 2012), Bruno Procopio inaugure le nouvel ” Orquesta Barroca Juvenil SĂ­mon Bolivar “, phalange dĂ©sormais dĂ©diĂ©e Ă  l’interprĂ©tation historiquement informĂ©e des Ɠuvres baroques, classiques et prĂ©romantiques. Fougue, prĂ©cision, style, mordant, l’entente du chef invitĂ© et des instrumentistes rĂ©alise l’un des meilleurs concerts CPE Bach de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, soulignant aussi l’anniversaire CPE Bach en 2014 (300 ans de la naissance). Le fils de Jean-SĂ©bastien est un gĂ©nie dĂ©fricheur et expĂ©rimentateur : sa virtuositĂ© au clavier s’entend aussi Ă  l’orchestre d’une libertĂ© inventive Ă  la fois, mĂ©lancolique et fantaisiste voire fantasque
 trĂšs liĂ©e aux nouvelles tendances esthĂ©tique de l’Empfindsamkeit (“sensibilitĂ©â€, courant littĂ©raire surtout qui prĂ©figure dĂ©jĂ  les affres et vertiges du sentiment romantique). Reportage vidĂ©o exclusif CLASSIQUENEWS.COM

 

 

VOIR notre reportage Bruno Procopio recrĂ©e L’Oro no compra amore de Marcos Portugal, dĂ©cembre 2012 :

Bruno Procopio dirige Renaud de Sacchini Ă  Rio de JaneiroRIO, OpĂ©ra : Bruno Procopio dirige L’Oro no compra amore de Marcos Portugal (dĂ©cembre 2012). Marcos Portugal, compositeur officiel de la cour impĂ©riale du BrĂ©sil compose nombre d’ouvrages italiens dont la verve et le raffinement prĂ©figure directement Rossini
 Bruno Procopio ressuscite L’oro no compta amorce, premier opĂ©ra italien reprĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Rio
 Pour les 250 ans de sa naissance, l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil (Orquesta Sinfonica Brasileira) cĂ©lĂšbre le gĂ©nie du compositeur portugais, Marcos Portugal (1762-1830). Le jeune chef français d’origine brĂ©silienne Bruno Procopio dirige les musiciens dans une partition crĂ©Ă©e d’abord Ă  Lisbonne en 1804 puis reprise en 1811 Ă  Rio : L’oro non compta amorce l’essor de l’opĂ©ra dans le nouveau monde. L’OpĂ©ra de Rio accueille cette recrĂ©ation majeure qui conclut la saison musicale de l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil. PrĂ©sentĂ©e en version de concert le 10 dĂ©cembre 2012, l’ouvrage jalonne un champ d’expĂ©rimentation qui permet aux instrumentistes d’élargir leur rĂ©pertoire tout en ressuscitant des Ɠuvres mĂ©connues.  GRAND REPORTAGE VIDEO, version français © CLASSIQUENEWS 2012

 
 

 
 
 

Paris, TCE, Théùtre des Champs Elysées
Dimanche 4 décembre 2016

Bruno Procopio dirige l’Orchestre Lamoureux
dans un programme Villa-Lobos, Milhaud, Jobim, Neukomm…

 
 

procopio-bruno-maestro-chef-d-orchestrePARIS, TCE. Musique brĂ©silienne Ă  Paris, le 4 dĂ©cembre 2016. Tubes et musique sacrĂ©e : de Villa-Lobos et Jobim Ă  Neukomm. Orchestre associĂ© du TCE ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es, l’Orchestre Lamoureux offre un concert de musique brĂ©silienne Ă  la fois Ă©clectique et historique ; au plus large public, le programme dirigĂ© par Bruno Procopio, maestro impetuoso et charismatique, joue des standards brĂ©siliens universels et rĂ©cents : l’enivrante Bachianas Brasileiras n°5 de Villa-Lobos, Saudades do Brasil de Milhaud, sans omettre, l’irrĂ©sistible tube, ambassadeur de l’art de vivre du quartier carioca d’Ipanema, The Girl from Ipanema de Jobim
 Mais acuitĂ© personnelle du chef Procopio oblige, en liaison avec son amour pour sa culture natale et ce travail particulier dans l’interprĂ©tation des partitions classiques et romantiques, plusieurs extraits de la lĂ©gendaire Missa Pro Die Acclamationes Johannes VI, signĂ© Neukomm. C’est l’emblĂšme de la musique impĂ©riale brĂ©silienne, quand le BrĂ©sil devenu indĂ©pendant, construit son image sur une identitĂ© certes occidentale, mais singuliĂšre : Neukomm, le Mozart brĂ©silien, a fourni alors Ă  la Cour de l’Empereur du BrĂ©sil Jean VI, plusieurs partitions musicales emblĂ©matique de cet ordre politique et culturel nouveau dont tĂ©moigne Ă©videmment la Messe Ă©crite pour son couronnement et que Bruno Procopio Ă  Paris, s’ingĂ©nie dĂ©but dĂ©cembre 2016 Ă  ressusciter avec le faste, le souffle et le relief vocal, choral, instrumental requis. Sigismund Neukomm est bien connu des mĂ©lomanes car le Sazlbourgeois, Ă©lĂšve de Joseph Haydn entreprit de terminer le Requiem de Mozart laissĂ© inachevĂ© (Libera me). La partition autographe datĂ©e de 1819 fut dĂ©couverte rĂ©cemment Ă  Rio de Janeiro : elle est le fruit du travail de Neukomm installĂ© au BrĂ©sil et qui mena son travail de composition avec le plus grand compositeur local, le mulĂątre JosĂ© Mauricio Nunes Garcia. La version du Requiem de Mozart, achevĂ© par Neukomm a Ă©tĂ© enregistrĂ©e par Jean-Claude Malgoire en 2006.

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Concert Ă©vĂ©nement “Joyaux BrĂ©siliens au TCE, Tubes et musique sacrĂ©e, de Villa-Lobos Ă  Neukom… par Bruno Procopio et l’Orchestre Lamoureux Ă  PARIS… En LIRE +

 

CUENCA 2014 : Natalie Valentin joue Alkan (grand reportage vidéo)

valentin_nataliaVIDEO. Natalia Valentin joue Alkan. SpĂ©cialiste des interprĂ©tations sur claviers historiques, la pianiste et pianofortiste hispano vĂ©nĂ©zuĂ©lienne Natalia Valentin cĂ©lĂšbre le centenaire de Charles Valentin Alkan (2013). Au cours d’une tournĂ©e internationale qui l’a menĂ©e du Mexique en Espagne, sans omettre l’Italie, la France, les Bahamas… , Natalia Valentin joue sur un piano Erard 1853,  plusieurs perles pianistiques d’Alkan dont l’impressionnant Super Flumina Babylonis (1859) exigeant virtuositĂ© technique et sensibilitĂ© suggestive. Grand reportage vidĂ©o Ă  l’occasion de l’une des escales de la tournĂ©e Alkan 2013-2014, Ă  Cuenca, en avril 2014 dans le cadre du festival de PĂąques : la Semana de MĂșsica religiosa de Cuenca (Castilla La Mancha, Espagne) © studio CLASSIQUENEWS.TV 2014

Compte rendu, festival. Cuenca (Espagne, Castilla La Mancha). Les 17, 18, 19 avril 2014. 53Ăšme SMR Semana de MĂșsica religiosa de Cuenca. RĂ©cital Natalia Valentin, Office des Matines par Schola Antiqua et The Tallish Scholars

cuenca-2014-bandeau-logo-53-semana-580Cuenca 2014. La rĂ©ussite d’un festival tient outre Ă  la qualitĂ© artistique des programmes prĂ©sentĂ©s (une constante surprenante ici depuis presque 10 ans), surtout Ă  la cohĂ©rence dĂ©veloppĂ©e et dĂ©fendue au sein des lieux oĂč il prend place. La multitude d’Ă©glises et de sites favorables Ă  l’expĂ©rience du concert, – instrumental, vocal, choral-,  Ă  Cuenca (concentrĂ©s dans la ville ancienne, constituant le bourg vieux et historique, perchĂ© sur le rocher) est spĂ©cifiquement idĂ©ale pour crĂ©er un climat magique. A nouveau cette annĂ©e, cette alchimie combinatoire est devenue rĂ©alitĂ© ; ce miracle entre musique et architecture confirme la place du festival de musique sacrĂ©e Ă  Cuenca, au moment de la Semaine Sainte, parmi les plus saisissants au monde. Le festival a certes plus de 50 ans, ce qui en fait le plus ancien des Ă©vĂ©nements de musique en Espagne (et en Europe), mais il a su, grĂące au discernement de sa directrice artistique actuelle, Pilar Tomas, prĂ©server une trĂšs forte identitĂ© musicale qui sait s’appuyer sur les ressources locales.
Comme toujours, le Salzbourg de Castille La Manche, Ă  moins d’1 h en train de Madrid, captive cette annĂ©e par le respect de ses fondamentaux : rythme, cohĂ©rence, complĂ©mentaritĂ© entre les programmes prĂ©sentĂ©s et donc interaction pertinente avec les sites investis.

 

 

 

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Jeudi 17 avril, Ă  l’Ă©glise de Santa Cruz (l’Ă©glise est dĂ©saffectĂ©e, aujourd’hui Ă©crin pour les Ă©vĂ©nements culturels), est un vaisseau lumineux dont les fenĂȘtres hautes plongent Ă  vide sur la vallĂ©e alentour, offrant une vue splendide sur les collines environnantes. La pianofortiste Natalia Valentin y prĂ©sente Ă  12h30, un rĂ©cital de musique romantique française principalement dĂ©diĂ© Ă  Charles-Valentin Alkan dont 2013, dans l’ombre de Wagner et Verdi avait marquĂ© le centenaire. Le Liszt français du piano a Ă©tĂ© dĂ©fendu par l’interprĂšte tout au long de l’annĂ©e 2013 et donc jusqu’au printemps 2014, lors d’une tournĂ©e Ă©vĂ©nement (intitulĂ©e ” Mysticisme et SpiritualitĂ© “) oĂč Natalia Valentin restitue le feu mystique et l’intense dramaturgie spirituelle d’un musicien solitaire, exigeant, plus tournĂ© vers Mozart que Wagner, Ă©videmment inspirĂ©, hautement flamboyant, dont les crĂ©pitements fervents n’empĂȘchent pas une suractivitĂ© parfois narrative, sublimĂ©e cependant par une trĂšs haute virtuositĂ© et des audaces harmoniques souvent savoureuses.
C’est dire le dĂ©fi d’un tel programme pour un pianiste, d’autant plus sur un pianoforte (dont Natalia Valentin est aujourd’hui l’une des plus sensibles spĂ©cialistes). Jouant de la rĂ©verbĂ©ration du lieu, de la mĂ©canique de l’instrument (un Érard de 1853, parfaitement prĂ©parĂ© pour l’occasion), la claviĂ©riste se montre une Ă©tonnante interprĂšte, combinant des qualitĂ©s trop rares aujourd’hui pour ne pas ĂȘtre distinguĂ©es : dĂ©licatesse d’un jeu perlĂ© et sensible, rayonnante musicalitĂ© intĂ©rieure, sĂ»retĂ© de la main gauche, flexibilitĂ© poĂ©tique de la main droite, le tout confĂ©rant Ă  ce rĂ©cital exceptionnellement abouti tant sur le plan de la construction et des piĂšces choisies (donc de leur enchaĂźnement) que du style de l’interprĂšte, une profondeur entre Ă©lĂ©gance et… intĂ©rioritĂ© voire troublante gravitĂ©.

Pianoforte en transe poétique

natalia-valentin-recital-pianoforte-cuenca-2014-alkanC’est assurĂ©ment le cas dĂšs la piĂšce d’ouverture, – mise en bouche finement sĂ©lectionnĂ©e (rappelant que le compositeur Salbourgeois fut un modĂšle pour Alkan), la sublime Fantaisie en rĂ© mineur K397 d’un Mozart, d’une tendresse et d’une douleur secrĂšte irrĂ©sistible. RĂ©vĂ©lant dans les failles ouvertes de prodigieux contrastes, cette intensitĂ© juste qui frappe immĂ©diatement le cƓur comme l’Ăąme de l’auditeur. Les climats du rĂ©cital sont ainsi aussitĂŽt annoncĂ©es, dĂ©fendues, magistralement incarnĂ©es oĂč le clavier maĂźtrisĂ© est rĂ©vĂ©lateur d’Ă©tonnants vertiges mystiques et spirituels.
MĂȘme sentiment de libertĂ© ici palpitante dans le Mendelsohnn (Rondo Capricioso opus 14) dont Alkan partage la confession juive et le confort d’une origine familiale plutĂŽt aisĂ©e ; la piĂšce majeure de ce programme riche en dĂ©couvertes demeure le sommet d’une inspiration Ă  la fois dramatique c’est Ă  dire intensĂ©ment narrative… et mystique (Super Flumina Babylonis) : scĂšne de massacre et cris impuissants des victimes Ă©voquĂ©es oĂč le jeu de Natalia Valentin n’est pas seulement Ă©blouissant par sa facilitĂ© technicienne, il ouvre des climats poĂ©tiques infinis, sachant aussi clarifier la densitĂ© de l’Ă©criture, restituant l’Ă©quilibre et la lisibilitĂ© des plans sonores, en particulier les jalons de la construction harmonique. Une telle sonoritĂ©, une telle interprĂ©tation se montrent bĂ©nĂ©fiques et enthousiasmantes s’agissant d’un compositeur encore inconnu du grand public et pourtant respectĂ© de son vivant par tous ses pairs, dont Liszt, et reconnu par eux, comme un pianiste-compositeur gĂ©nial.
La pianiste insiste en fin de concert sur la coopĂ©ration de la fondation Bru-Zane de Venise (Centre de musique romantique française) pour la rĂ©alisation de ce programme alliant dĂ©couverte et accomplissement poĂ©tique, et pour l’accompagnement de toute la tournĂ©e Alkan 2012-2013-2014 (le concert sera redonnĂ© au MusĂ©e romantique de Madrid le 23 avril). Il n’est pas d’exemples mieux rĂ©ussis de rĂ©vĂ©lation musicale comme d’approfondissement interprĂ©tatif. Certes il est des piĂšces plus acadĂ©miques, voire pompeuses : le jeu tout en finesse de la pianofortiste sait en dĂ©voiler cependant le miroitement intĂ©rieur, l’activitĂ© expĂ©rimentale, et cette quĂȘte des hauteurs invisibles qui rapproche Alkan, de Liszt et de Scriabine.

Le premier disque de Natalia Valentin Ă©tait dĂ©diĂ© aux Bagatelles de Beethoven (romantisme Ă©lĂ©gantissime lĂ  encore, dĂ©voilant pourtant s’agissant de l’auteur de l’Eroica et de la 9Ăšme symphonie, plusieurs piĂšces mĂ©connues : le dĂ©frichement toujours). Gageons que l’extrĂȘme sensibilitĂ© de la musicienne ne se dĂ©voile Ă  nouveau au concert, au service de musiciens ou d’oeuvres mĂ©connus. Sa curiositĂ© la conduit Ă  Ă©largir encore le rĂ©pertoire pour l’instrument : en tĂ©moigne aussi pendant le rĂ©cital Ă  Cuenca, la piĂšce ” El Peregrino ” du compositeur ibĂ©rique MartĂ­n SĂĄnchez-AllĂș (1823-1858)  dont la pianofortiste annonce de prochains prolongements au concert comme au disque… MaĂźtrisant parfaitement l’exercice solitaire, Natalia Valentin fait attendre d’autres rĂ©alisations comme concertiste. Le cercle des interprĂštes rĂ©ellement convaincants sur le pianoforte est restreint.  De toute Ă©vidence, un immense talent Ă  suivre dĂ©sormais.

matines-cuenca-2014Matines du Vendredi Saint. L’un des temps forts du festival de Cuenca 2014 est aussi la restitution cette annĂ©e de l’Office Divin du Vendredi Saint, soit le lendemain, vendredi 18 avril, initiant un long cycle de priĂšres ritualisĂ©es en 8 ” Ă©pisodes “, rythmant toute la journĂ©e afin de recueillir et mĂ©diter le sens spirituel des Ă©vĂ©nements christiques transmis par la tradition : ce Vendredi Saint, le Christ fut crucifiĂ© et expira sur la croix. Il n’est pas de moment plus intense sur le plan sacrĂ© que cette journĂ©e dramatique, avant Ă©videmment l’aube salvatrice du Dimanche de la RĂ©surrection. C’est Ă©galement dans la rĂ©alisation des concerts, toute une symbolique de l’ombre du doute Ă  la lumiĂšre de la vĂ©ritĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e : l’office des tĂ©nĂšbres qui s’appuie en partie sur les Lamentation de JĂ©rĂ©mie, dresse alors un pĂ©riple mĂ©ticuleusement rythmĂ© de la nuit au jour, passage suprĂȘme vers la lumiĂšre finale.
Ainsi Ă  7h30 (pour les Laudes), puis 10h (Prima et tercia), midi (Sexta), 15h (Nona), 17h (Ad Missam pre sanctificatorum), 19h30 (pour les VĂȘpres), enfin 22h30, la chapelle du Saint-Sacrement attenante au cloĂźtre de la CathĂ©drale de Cuenca accueille les festivaliers qui traversent le corps de la CathĂ©drale pour y Ă©couter deux formations chorales associĂ©es pour cet Ă©vĂ©nement : Schola Antiqua (Juan Carlo Asensio, direction) et The Tallis Scholars (Peter Philipps, direction).
Le pĂ©riple musical et liturgique (respectant l’extinction progressive des bougies du candĂ©labre placĂ© Ă  gauche de la scĂšne, bougie aprĂšs bougie aux moments phares de la cĂ©rĂ©monie) a commencĂ© en rĂ©alitĂ© dĂšs minuit et jusqu’aux premiĂšres heures du matin pour les Matines ; il fait alterner deux ensembles vocaux: plĂ©nitude trĂšs fluide et naturelle du chant grĂ©gorien pour Schola Antiqua (comprenant aussi des solos caractĂ©risĂ©s), et finesse de la polyphonie Renaissance tardive signĂ©e Tomas Luis de Victoria, celle contemporaine du peintre Greco (particuliĂšrement fĂȘtĂ© en Espagne en 2014 pour le 400Ăšme anniversaire de sa mort). PrĂ©cis, articulĂ©s, fervents, les solistes des Tallis Scholars expriment ainsi l’exhortation spirituelle et la plainte rĂ©guliĂšre des Lamentations du prophĂšte JĂ©rĂ©mie dont l’appel Ă  la conscience morale et l’autocritique sont remarquablement restituĂ©s. Pour nourrir la matiĂšre musicale du programme, Peter Philipps a puisĂ© dans l’Officium Hebdomadae Sanctae de Victoria, paru Ă  Rome en 1585 : une concordance de lieu subtilement amenĂ©e car El Greco est passĂ© par Rome, aprĂšs Venise et avant son sĂ©jour ibĂ©rique.
Outre la qualitĂ© des chanteurs, le lieu ajoute aussi Ă  la rĂ©ussite du rituel (trĂšs)matinal. Pour l’occasion, le festival a fait installer dans la galerie du cloĂźtre menant Ă  la chapelle, plusieurs meubles bas portant une rangĂ©e de bougies, comme autant de jalons lumineux dans les TĂ©nĂšbres, marquant lĂ  aussi le parcours progressif vers la rĂ©vĂ©lation promise. Il faut dĂ©cidĂ©ment venir Ă  Cuenca pour vivre ce vertige Ă  la fois musical et spirituel, trĂšs subtilement ” scĂ©nographiĂ© ” par l’Ă©quipe de la SMR Semana de MĂșsica religiosa. Car plus globalement, le temps du sĂ©jour dans la citĂ©, au moment du festival, chaque concert Ă  l’Ă©chelle de la Semaine Sainte, constitue aussi une Ă©tape dans le parcours du festivalier, faisant passer l’auditeur qu’il soit croyant ou non, du temps de la rĂ©flexion Ă  celui de la mĂ©ditation, confrontĂ© au MystĂšre de la musique, comme Ă  celui de la RĂ©surrection finale.

Compte rendu, festival. Cuenca (Espagne, Castilla La Mancha). Les 17, 18, 19 avril 2014. 53Ăšme SMR Semana de MĂșsica religiosa de Cuenca. RĂ©cital Natalia Valentin, Office des Matines par Schola Antiqua et The Tallish Scholars.

Illustration : Le Couronnement d’Ă©pines par Dirck Van Baburen. Le Christ Ă  la colonne par Caravaggio (DR). Toutes les photos de concert Ă  Cuenca 2014 : © S. Torralba 2014 pour la SMR (53Ăšme Semana de Musica religiosa de Cuenca 2014).

Natalia Valentin joue Alkan Ă  Cuenca

valentin_nataliaCuenca (Espagne), rĂ©cital Natalia Valentin, pianoforte. Le 17 avril 2014, 12h. Temps fort du festival de musique sacrĂ© Ă  Cuenca pendant la Semaine Sainte, le rĂ©cital de la pianofortiste Natalia Valentin, ambassadrice de charme et de choc du trop oubliĂ© Alkan – nĂ© en 1813, mort en 1888-, le Scriabine français, vĂ©ritable prodige au piano. 2013 a marquĂ© Ă  l’ombre des Verdi et Wagner, le centenaire du compositeur. Sur le pianoforte, la musicienne Ă  la sensibilitĂ© ciselĂ©e et perlĂ©e exprime les climats dĂ©licats et raffinĂ©s d’un maĂźtre compositeur, immensĂ©ment douĂ©, dont l’extrĂȘme technicitĂ© est mise au diapason d’un mysticisme qui prolonge celui de Liszt
 Sommet d’une Ɠuvre Ă  redĂ©couvrir, le rĂ©cital de Natalia Valentin illustre cette ferveur romantique d’un compositeur aussi illuminĂ© et habitĂ©, voire hallucinatoire que Liszt et Scriabine. Alkan est ce ” hĂ©ros Balzacien “, au gĂ©nie particuliĂšrement prĂ©coce, remportant son premier prix de piano au Conservatoire en 1824 Ă  seulement 10 ans ! Le gĂ©nie digital n’attends pas le poids des annĂ©es : Alkan en est la preuve la plus Ă©clatante.

Charles-Valentin Alkan

Alkan : le Berlioz du piano et le Liszt français

ALKAN_vignetteL’esprit intĂ©rieur, tentĂ© par l’obscuritĂ© mystĂ©rieuse des sons, Alkan s’écarte trĂšs vite de sa virtuositĂ© tapageuse des dĂ©buts (celle qu’avait Ă©pinglĂ© son maĂźtre outre Rhin, Schumann) ; le prodige comme Liszt aime questionner les ultimes limites de la forme et de l’écriture aux confins des espaces connus et des expĂ©riences rapportĂ©es. Il laisse un corpus d’une complexitĂ© porteuse d’énigmes, permise seulement par des interprĂštes particuliĂšrement chevronnĂ©s, comme en tĂ©moignent les 3 grandes Ă©tudes pour les deux mains (1840), puis la Grande Sonate les quatre Ăąges (1847), ..

Tout en refusant Wagner, Alkan demeure pĂ©nĂ©trĂ© par le style sĂ©rieux des Allemands, de Bach Ă  Beethoven et Schumann. Fervent apĂŽtre des pianos Erard, comme Liszt, Charles Valentin Alkan favorise la diffusion du piano Ă  pĂ©dalier (au moment de l’Exposition Universelle de 1855), s’illustre tout autant lors des sĂ©ries des Petits Concerts dans les Salons Erard Ă  Paris, Ă  partir de 1873 et jusqu’en 1880. Une bonne partie de sa production est teintĂ©e d’une ferveur mystique manifeste, toujours accordĂ©e au diapason d’une humeur pudique et rĂ©servĂ©e (il est chargĂ© par le Consistoire dĂšs 1859 de collectionner les chants religieux diffusĂ©s dans les Synagogues 
).

Musicien de l’idĂ©al, anti mondain par excellence mais virtuose partout cĂ©lĂ©brĂ© et recherchĂ© (comme professeur privĂ©), Alkan est un virtuose et un dĂ©fricheur. Il  nous laisse aujourd’hui une oeuvre impressionnante Ă  redĂ©couvrir : ses dĂ©fis pour l’interprĂšte comme sa trĂšs haute inspiration en font l’un des gĂ©nies du clavier au XIXĂšme, aux cĂŽtĂ©s de Chopin ou de Liszt. Un interprĂšte et un compositeur grĂące auquel le mythe du piano diabolique, romantique, fantastique a pu sĂ©rieusement s’imposer dans notre imaginaire musical. Chopin, Liszt, Alkan : la trilogie pianistique romantique est ainsi rĂ©tablie.

La jeune pianofortiste d’origine vĂ©nĂ©zuĂ©lienne Ă  laquelle nous devons un excellent album des bagatelles de Beethoven, s’engage en 2013 pour la dĂ©fense des oeuvres pianistiques de Charles Valentin Alkan : outre la nĂ©cessitĂ© des mondes intĂ©rieurs, l’Ă©criture concernĂ©e exige autant une flexibilitĂ© virtuose de la technique, un double dĂ©fi relevĂ© lors d’une tournĂ©e de concerts et rĂ©citals 
 AmorcĂ©e en 2013 pour le centenaire, la tournĂ©e de concerts Alkan par Natalia Valentin se poursuit ainsi au printemps 2014 Ă  Cuenca. Les festivaliers dans le Salzbourg castillan recueilleront les bĂ©nĂ©fices d’un programme musical qui a dĂ©jĂ  tournĂ©, dont l’intelligence et la sensibilitĂ© dĂ©voile outre le feu mystique d’un immense compositeur pianiste, l’exquise comprĂ©hension de ce rĂ©pertoire du dernier romantisme français par une claviĂ©riste d’une exceptionnelle maturitĂ© musicale.

 

 

 

Natalia Valentin, pianoforte
Cuenca, Ă©glise de Santa Cruz, jeudi 17 avril 2014, 12h

Programme

WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791)

FantasĂ­a en re menor K397

CharlesValentin+Alkan+CharlesValentin_Alkan_standingCHARLES-VALENTIN ALKAN (1813-1888)

25 Préludes dans tous les tons Majeurs et mineurs pour piano ou orgue (1847)

J’Ă©tais endormie, mais mon coeur veillait (Cantar de los cantares)

PriĂȘre du soir

Ancienne mélodie de la synagogue

RĂȘve d’Amour

Recueil d’Impromptus nÂș 1 (1848) L’AmiriĂ©

MARTÍN SÁNCHEZ-ALLÚ (1823-1858)

El Peregrino

CharlesValentin+Alkan+CharlesValentin_Alkan_standingCHARLES-VALENTIN ALKAN

Les Mois, 12 Morceaux caractéristiques, en 4 suites (1840). La Påque

Premier recueil de chats (Trente Chants) (1857) L’Offrande

DeuxiĂšme recuil de chants (Trente Chants) (1857)

Procession-Nocturne

Recueil d’Impromptus nÂș 1 (1848) La Foi

FELIX MENDELSSOHN (1808-1847)

Rondo Capriciosso opus 14

CharlesValentin+Alkan+CharlesValentin_Alkan_standingCHARLES-VALENTIN ALKAN

Alleluia pour piano Fa majeur (1844)

Super flumina Babylonis, parĂĄfrasis del salmo (1859)

Frédéric Chopin (1810- 1849)

FantasĂ­a Impromptu opus 66 en do sostenido menor.

Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servations sur le site du festival SMR Cuenca, Semana de MĂșsica religiosa de Cuenca 2014

Prochaine tournĂ©e de Natalia Valentin : Mysticisme et spiritualitĂ© dans l’oeuvre de Charles-Valentin Alkan

Natalia Valentin (pianoforte) cĂ©lĂšbre le bicentenaire Alkan…

En 2013, Bicentenaire oblige, la pianofortiste Natalia Valentin ressuscite l’art virtuose et introspectif, visionnaire et mystique de Charles Valentin Alkan, lui-mĂȘme prodige du clavier Ă  son Ă©poque… Prochaine tournĂ©e Ă©vĂ©nement, dates Ă  venir

À l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de Charles Valentin Alkan, la pianofortiste Natalia Valentin a imaginĂ© un programme intitulĂ© “Mysticisme et SpiritualitĂ©” mĂȘlant des Ɠuvres du compositeur Ă  ses contemporains: Camille Saint-SaĂ«ns, Richard Wagner, Marcel del Adalid…

Bicentenaire Alkan 2013

Alkan, mysticisme et spiritualité

IMG_5272Réalisé en partenariat avec la Fondation Palazzetto Bru Zane (Venise), ce programme est partie intégrante de la saison du Palazzetto et sa diffusion, du 1er juillet 2013 au 31 août 2014, bénéficiera du soutien de la Fondation.

For the 200th anniversary of Charles Valentin Alkan’s birth, Natalia Valentin imagined a programme entitled “Mysticism and Spirituality” that mixes works from the composer and his contemporaneous: Camille Saint-SaĂ«ns, Richard Wagner, Marcel del Adalid.
Made in partnership with the Foundation Palazzeto Bru Zane (Venise), this programme is part of the Palazzetto’s season and concerts from July 2013 to September 2014, will be supported by Foundation.


Programme :

Charles Valentin Alkan
(1732-1809)
Recueil d’Impromptus n° 1 (1848)
L’AmitiĂ©
La Foi

Les Mois, 12 Morceaux caractéristiques, en 4 suites (1840)
La PĂąque

Alleluia pour Piano en Fa majeur (1844)

Premier recueil de chants (Trente Chants) (1857)
L’Offrande

DeuxiĂšme recueil de chants (Trente Chants) (1857)
Procession – Nocturne

Super flumina Babylonis, paraphrase du psaume (1859)

25 Préludes dans tous les tons Majeurs et mineurs pour piano ou orgue (1847)
PriÚre du soir, Ancienne mélodie de la synagogue
J’Ă©tais endormie, mais mon coeur veillait (Cantique des cantiques)

Camille Saint-Saëns
Cloches du soir Op. 85
Cloches de Las Palmas Op. 111 n° 4
Valse Canariote Op. 88

Marcial del Adalid
Regrets
RĂ©signation

Richard Wagner
In das Album der FĂŒrstin M.
Ankunft bei den schwarzen SchwĂ€nen “ArrivĂ©e aux cygnes noirs”