CRITIQUE, opéra. SALZBOURG, le 13 août 2022. PUCCINI : Il Trittico. Welser-Möst / C Loy. Asmik Grigorian (Lauretta, Giorgetta, Suor Angelica), … Wiener Philharmoniker.

CRITIQUE, opéra. SALZBOURG, le 13 août 2022. PUCCINI : Il Trittico. Welser-Möst / C Loy. Asmik Grigorian@CLASSIQUENEWS  -  Salzbourg, août 22. PUCCINI : Trittico. Vedette indiscutable par son chant sobre et musical, la soprano Asmik Grigorian qui endosse les 3 rôles féminins de chacun des 3 drames enchaînés, a particulièrement convaincu sur la scène autrichienne estivale ; tout allant de plus en plus dans le drame et la dignité tragique ; de l’adolescente amoureuse Lauretta, innocente dans Gianni Schicchi, à Giorgetta, épouse malheureuse, libertaire mais finalement détruite ; surtout Suor Angelica, sour de souffrance et de contrition, finalement libérée, suicidaire après la découverte d’une terrible nouvelle, celle de la mort de son fils…
L’actrice se révèle peu à peu à mesure de l’épaisseur des 3 portraits féminins, offrant en fin d’action, un cri de liberté, en phase avec une mise en scène sobre et particulièrement efficace qui montre la salvation d’une âme coupable et humble, trompée et démunie, mais qui concentre toute la tendresse de Puccini. La fin est bouleversante quant celle qui s’est percé les yeux, voit son fils mort il y a deux années sans qu’elle en a été informée.

 

 

 

Ardente et bouleversante Asmik Grigorian

 

 

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Auparavant, le chef Franz Welser-Möst poursuit dans la fosse de Salzbourg, sa complicitĂ© avec les Wiener Philharmoniker (qu’il a dirigĂ© Ă  nombreuses reprises dont dès dĂ©c 2011, le concert du Nouvel An hypermĂ©diatisĂ©, le 1er janvier 2011, il y a plus de 10 ans… ; et aussi plus rĂ©cemment Ă  Salzbourg pour une ELEKTRA de braise, Ă©tĂ© 2022) – Welser-Möst exprime la charge ironique voire cynique (Gianni Schicchi), tragique et mĂŞme dĂ©sespĂ©rĂ©e (Il Tabarro puis surtout Suor Angelica) d’un Puccini atteignant lors de la crĂ©ation Ă  New York (1918) le sublime lyrique, dans ce mariage naturel entre fluiditĂ© cinĂ©matographique des sĂ©quences et situations, et vivacitĂ© enivrĂ©e de la parure orchestrale. Chef et orchestre Ă©clairent ainsi le rĂ©alisme cru et direct d’après La Divine ComĂ©die de Dante dont s’inspirent compositeur et librettiste. 

 
SAlzburg-sazlbourg-festspielhaus-il-trittico-puccini-welser-most-loy-critique-opera-review-classiquenewsBien que Christof Loy bouleverse l’ordre des 3 drames en un acte, commençant par Schicchi (son délire infernal et machiavélique), puis s’achevant par la promesse du pardon voire le paradis pour une Angelica finale, quand même suicidaire et totalement détruite. Loy attendri par son héroïne, en fait une mère aveugle, déjà morte, mais rassérénée en  blotissant son fils mort dans ses bras. Son apothéose fusionne avec l’image bouleversante de l’innocence sacrifiée. Une scène comme il a été dit précédemment, déchirante et un très fort moment théâtral.
Le soin dans le jeu d’acteurs se lit aussi avec bonheur dans Il Tabarro car ici c’est avec justesse le mort de l’enfant qui scelle la rupture du couple Michele et Giorgetta ; ou dans Suor Angelica, la confrontation de la tante amorale et froide (Karita Mattila) qui obtient la signature de la Sœur sacrifiée, emmurée, maudite. Le comble du sordide est atteint, … ce qui transcende davantage, par un effet de contraste vertigineux, le « rêve » d’Angelica à la fin, en femme libre et mère enfin comblée.

De quoi réaliser sur la scène (vaste) du Festspeilhaus de Salzbourg, l’inimité psychologique de chaque protagoniste. En soi un premier défi réussi. Cette production est plus que convaincante : éblouissante par son intelligence (et son respect des partitions).

  

 

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CRITIQUE, opéra. SALZBOURG, le 13 août 2022. PUCCINI : Il Trittico. Welser-Möst / C Loy. Asmik Grigorian (Lauretta, Giorgetta, Suor Angelica), …  Wiener Philharmoniker.  Photos : © Monika Rittershaus Salzburg festspiel 2022

 

 

 

REPLAY – REVOIR sur ARTEconcert, Il Trittico de Puccini, Salzbourg 2022 (Gioanni Schicchi, Il Tabarro, Suor Angelica) – Jusqu’11 nov 2022 : 
https://www.arte.tv/fr/videos/110428-001-A/giacomo-puccini-il-trittico/

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FRANCE MUSIQUE, sam 13 août 2022. PUCCINI : Il Trittico. Franz Welser-Möst

pucciniFRANCE MUSIQUE, sam 13 août 2022. PUCCINI : Il Trittico. Franz Welser-Möst qui l’a dirigé à l’occasion du fameux concert du Nouvel An, retrouve ici l’orch Philharmonique de Vienne et les chœurs de l’Opéra de Vienne, pour le triptyque lyrique de Puccini (Il Trittico), après Il Tabarro et Suor Angelica, enfin Gioanni Schicchi. Créé en 1918, le cycle des 3 opéras en un acte, redéfinit l’intensité dramatique, le rapport de la musique au temps psychologique ; ainsi si Suore Angelica offre un portrait particulièrement bouleversant d’une jeune novice frappée par la tragédie du deuil et du sacrifice, Gianni Schicchi épingle la duplicité et la vénalité crasse qui déchirent et foudroient les membres d’une famille apparemment unie et solidaire … Sous le drama buffa, Puccini dévoile les travers les plus sordides du genre humain. L’attrait du gain, la convoitise d’un héritage « facile » finissent par tuer toute entente car chacun veut ici sa part, autour de la dépouille supposée morte du riche Buoso Donati. C’est compter sans l’esprit de ruse et de manipulation du très modeste Gianni Schicchi. Dans l’un de ses drames les mieux conçus, musicalement très abouti, Puccini livre sa propre vision désenchantée mais réaliste de la communauté humaine.

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Opéra / cycle lyrique donné le 15 août 2017 au Grosses Festpielhaus à Salzbourg dans le cadre du Festival de Salzbourg en Allemagne.
Giacomo Puccini
Il Trittico (Le Triptyque) : 1. Gianni Schicchi
 - Opéra-comique en un acte sur un livret de Giovacchino Forzano d’après un extrait de «La Divine Comédie» de Dante
Il Trittico (Le Triptyque) : 2. Il Tabarro (La Houppelande) - 
Opéra en un acte sur une livret de Giuseppi Adami d’après la pièce «La Houppe- lande» de Didier Gold
Il Trittico (Le Triptyque) : 3. Suor Angelica (Sœur Angélique) - 
Opéra en un acte sur un livret de Giovacchino Forzano Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor (Association de concert du Choeur de l’Opéra d’État de Vienne)
dirigé par Jörn Hinnerk Andresen
, Salzburger Festspiele und Theater Kinderchor (Chœur d’enfants du Festival et du Théâtre de Salzbourg)
 dirigé par Wolfgang Götz
Angelika Prokopp,
Summer Academy of the Vienna Philharmonic,
Orchestre Philharmonique de Vienne  /  
Franz Welser Möst, direction

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VOIR… En ComplĂ©ment regardez ARTE dim 14 aoĂ»t 2022, 18h35, qui diffuse le volet Gianni Schicchi par Welser-Möst Ă  salzbourg 2022 – LIRE notre prĂ©sentation de Gioanni Schicchi : http://www.classiquenews.com/puccini-gianni-schichi-welser-most-salzbourg-2022/
Puis, EN REPLAY sur ARTEconcert, jusqu’au 13 nov 2022.

PUCCINI : Gianni Schicchi (Welser-Möst, Salzbourg 2022)

puccini-giacomo-portrait-operas-classiquenews-dossier-special-HOMEPAGE-classiquenewsARTE, Dim 14 août 2022, 18h35. PUCCINI : Gianni Schicchi (Salzbourg, 2022). Franz Welser-Möst qui l’a dirigé à l’occasion du fameux concert du Nouvel An, retrouve ici l’orch Philharmonique de Vienne et les chœurs de l’Opéra de Vienne, dans le dernier volet du triptyque puccinien (Il Trittico), après Il Tabarro et Suor Angelica. Créé en 1918, le cycle des 3 opéras en un acte, redéfinit l’intensité dramatique, le rapport de la musique au temps psychologique ; ainsi si Suore Angelica offre un portrait particulièrement bouleversant d’une jeune novice frappée par la tragédie du deuil et du sacrifice, Gianni Schicchi épingle la duplicité et la vénalité crasse qui déchirent et foudroient les membres d’une famille apparemment unie et solidaire … Sous le drama buffa, Puccini dévoile les travers les plus sordides du genre humain. L’attrait du gain, la convoitise d’un héritage « facile » finissent par tuer toute entente car chacun veut ici sa part, autour de la dépouille supposée morte du riche Buoso Donati. C’est compter sans l’esprit de ruse et de manipulation du très modeste Gianni Schicchi. A la façon d’un Flaubert, décortiquant la psyché de son héroïne Bovary, Puccini dépeint sans illusion les esprits animés exclusivement par l’argent promis, sacrifiant sans hésitation, toute mesure humaine. Gianni incarne une clairvoyance aiguë : il a la regard de Puccini lui-même, une vision désenchantée mais réaliste de la communauté humaine.

Avec Asmik Grigorian (Lauretta), Misha Kiria (Gianni Schicchi) – Mise en scène : Christof LOY – 1h.

 

 

 

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VOIR Gianni Schicchi par les Wiener Philharmoniker / F Welser-Möst (Salzbourg été 2022) :
https://www.arte.tv/fr/videos/110169-001-A/giacomo-puccini-gianni-schicchi/
EN REPLAY sur ARTEconcert, jusqu’au 13 nov 2022

 

 

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logo_francemusiqueFrance Musique diffuse l’intĂ©gralitĂ© du Trittico de Puccini (Il Tabard, Sur Angelica, Gianni Schicchi), samedi 13 aoĂ»t 2022, 20h, soit la veille – Festival de Salzbourg – direction : Franz Welser-Möst – LIRE notre prĂ©sentation ici : http://www.classiquenews.com/france-musique-sam-13-aout-2022-puccini-il-trittico-franz-welser-most/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IL TRITTICO de PUCCINI
Chaque nouvelle production du Trittico de Puccini doit mettre en lumière le génie dramatique du compositeur qui est alors au terme d’une carrière particulièrement impressionnante : il a alors écrit la plupart de ses chefs d’oeuvre : Tosca, Madama Butterfly… Le cycle des 3 opéras exige la perfection dans la réalisation scénographique et visuelle, d’une justesse déjà cinématographique, soulignant le génie du dernier Puccini : les 3 actes courts et tous différents du Trittico (Triptyque, créé à New York en 1920), tous singuliers et si différents, composent cependant une unité théâtrale qui résume les affres tragiques et comiques de la comédie humaine.
Le dernier Puccini égale le dernier Verdi, en sensibilité, justesse, tendresse (bien sûr Schicchi fait penser à Falstaff… voire en plus cynique et glaçant). Quant aux actes qui précèdent : si Il Tabbaro est un concentré stupéfiant de vérisme nuancé (la fin dans cette production est… glaçante), Suor Angelica (le volet central), suscite la compassion cathartique, celle portée, incarnée par la jeune religieuse recluse et culpabilisée, dont les élans du cœur et le cri lyrique si mesuré et contenu, rappellent et synthétisent les larmes déchirantes de Madama Butterfly (Cio Cio San)

 

 

 

VĂ©risme tragique et cynique
Nouvelle Tosca à l'Opéra de TOURSGiorgetta dans il Tabarro, comme Angelica dans Suor Angelica éprouvent chacune la brûlure tragique : toute deux sont abonnées à l’accablement le plus cynique. La première doit voir le visage de son aimé mort (sortant de la houppelande où l’avait enseveli le mari de Giorgetta, Michele) ; de même, à Angelica, il n’est rien épargné : recluse dans le couvent où elle se consume, elle apprend que son propre enfant est mort… de surcroît sa famille lui fait payer encore le fruit de cet adultère en exigeant d’elle qu’elle renonce à tout héritage… seule l’apparition de la Vierge en fin de drame lui apporte un soulagement bien précaire dans le suicide qu’elle réalise alors.
Il est plus difficile de relier le dernier drame, Gianni Schicchi, aux deux derniers : car ici le rusé filou trompe une famille entière qui se rend coupable de réécrire le testament de leur riche patriarche. L’espérance déçue pourrait être un lien apparemment : condamnée de fait, et Giorgetta et Angelica ; déçue et dindon de la farce qui se retourne contre elle, grâce au stratagème de Schicchi, la famille du riche Buoso Donati. Victimes absolues, Giorgetta et Angelica ont notre compassion. Par contre Gianni Schicchi est bien inspiré de donner une leçon aux héritiers Donati…
Puccini, à travers la diversité des époques et des situations : une péniche amarrée à Paris pour Il Tabarro ; un couvent itlaien au XVIIè pour Suor Angelica, enfin la demeure d’un riche marchant à Florence en 1299…  pour Gianni Schicci, s’intéresse principalement à raffiner l’orchestration de chaque épisode. Peintre et même alchimiste des harmonies subtiles (ambiance parisienne sur la Seine d’Il Tabarro ou la Florence médiévale et sentimentale de Gioanni Schicchi), il ose tout, sachant toujours être au service de la sensualité et de la tendresse : les rêves perdues de Giorgetta (après la mort de son fils) ; le lyrisme tragique et humble de Suor Angelica, surtout, l’amour tendre des protégés de Schicchi, Rinuccio et Lauretta qui peuvent en effet en fin d’action se marier. Ici, le compositeur épingle l’hypocrisie familiale, l’étau affectif décidé par des clans stupides. En exploitant toutes les ressources expressives de chaque tableau, Puccini crée pour la scène new yorkaise (les 3 drames ont été conçus pour le metropolitan Opera en décembre 1918) une nouvelle langue : aussi raffinée que Tosca, La Bohème, Madama Butterfly mais sur un ton léger, resserré, d’une délicatesse intimiste régénérée. Le ton comique de Gianni Schicchi n’oublie jamais la gravité des sentiments, l’ivresse sincère des désirs… Dossier par Camille de Joyeuse

 

 

 

 

 

 

Nouveau Trittico / Triptyque Ă  l’OpĂ©ra de Tours

Tours, OpĂ©ra. Puccini : Il Trittico, le Triptyque. Les 13, 15, 17 mars 2015.  Il y eut Ă  l’opĂ©ra, au XVIIIè, ce goĂ»t particulier pour les opĂ©ras ballets de Rameau en un Prologue et 3 entrĂ©es : chacune depuis Les Indes Galantes (1735), ayant son propre climat et son sujet particulier. Puccini semble reprendre ce principe du “3 en 1″ (mais sans les ballets Ă©videmment, avec un orchestre aussi somptueux). Avec cette subtile relation des actes sĂ©parĂ©s entre eux : il y a bien une secrète unitĂ© dramatique entre les 3 volets. La dĂ©sillusion les relie allusivement.

 

 

 

3 drames en 1 soirée

 

DVD. Puccini: un sĂ©duisant Trittico (Opus Arte)Giorgetta dans il Tabarro, comme Angelica dans Suor Angelica Ă©prouvent chacune la brĂ»lure tragique : toute deux sont abonnĂ©es Ă  l’accablement le plus cynique. La première doit voir le visage de son aimĂ© mort (sortant de la houppelande oĂą l’avait enseveli le mari de Giorgetta, Michele) ; de mĂŞme, Ă  Angelica, il n’est rien Ă©pargnĂ© : recluse dans le couvent oĂą elle se consume, elle apprend que son propre enfant est mort… de surcroĂ®t sa famille lui fait payer encore le fruit de cet adultère en exigeant d’elle qu’elle renonce Ă  tout hĂ©ritage… seule l’apparition de la Vierge en fin de drame lui apporte un soulagement bien prĂ©caire dans le suicide qu’elle rĂ©alise alors. Il est plus difficile de relier le dernier drame, Gianni Schicchi, aux deux derniers : car ici le rusĂ© filou trompe une famille entière qui se rend coupable de rĂ©Ă©crire le testament de leur riche patriarche. L’espĂ©rance déçue pourrait ĂŞtre un lien apparemment : condamnĂ©e de fait, et Giorgetta et Angelica ; déçue et dindon de la farce qui se retourne contre elle, grâce au stratagème de Schicchi, la famille du riche Buoso Donati. Victimes absolues, Giorgetta et Angelica ont notre compassion. Par contre Gianni Schicchi est bien inspirĂ© de donner une leçon aux hĂ©ritiers Donati…

Puccini, Ă  travers la diversitĂ© des Ă©poques et des situations : une pĂ©niche amarrĂ©e Ă  Paris pour Il Tabarro ; un couvent itlaien au XVIIè pour Suor Angelica, enfin la demeure d’un riche marchant Ă  Florence en 1299…  pour Gianni Schicci, s’intĂ©resse principalement Ă  raffiner l’orchestration de chaque Ă©pisode. Peintre et mĂŞme alchimiste des harmonies subtiles (ambiance parisienne sur la Seine d’Il Tabarro ou la Florence mĂ©diĂ©vale et sentimentale de Gioanni Schicchi), il ose tout, sachant toujours ĂŞtre au service de la sensualitĂ© et de la tendresse : les rĂŞves perdues de Giorgetta (après la mort de son fils) ; le lyrisme tragique et humble de Suor Angelica, surtout, l’amour tendre des protĂ©gĂ©s de Schicchi, Rinuccio et Lauretta qui peuvent en effet en fin d’action se marier. Ici, le compositeur Ă©pingle l’hypocrisie familiale, l’Ă©tau affectif dĂ©cidĂ© par des clans stupides. En exploitant toutes les ressources expressives de chaque tableau, Puccini crĂ©e pour la scène new yorkaise (les 3 drames ont Ă©tĂ© conçus pour le metropolitan Opera en dĂ©cembre 1918) une nouvelle langue : aussi raffinĂ©e que Tosca, La Bohème, Madama Butterfly mais sur un ton lĂ©ger, resserrĂ©, d’une dĂ©licatesse intimiste rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e. Le ton comique de Gianni Schicchi n’oublie jamais la gravitĂ© des sentiments, l’ivresse sincère des dĂ©sirs…

 

 

Pourquoi ne pas manquer Il Trittico Ă  Tours ?
Outre l’Ă©loquence de l’orchestre flamboyant, Il Trittico / Le Triptyque sĂ©duit aussi grâce Ă  la cohĂ©rence dĂ©fendu entre les drames par le seul choix d’une mĂŞme interprète entre les diffĂ©rents actes. A Tours, l’argument demeure la participation de l’excellente soprano Vannina Santoni dans les rĂ´les d’Angelica et de Lauretta, dĂ©jĂ  remarquĂ©e dans une convaincante production de La Chauve Souris prĂ©sentĂ©e en dĂ©cembre 2014 (elle y interprĂ©tait la dĂ©licieuse servante Adèle) . A ses cĂ´tĂ©s, le non moins engagĂ© et superbe acteur, Tassis Christoyannis (il y a peu de temps Don Giovanni sur la mĂŞme scène) prĂŞte son baryton subtile et dramatique aux rĂ´les de Michele (Il Tabarro) puis surtout Ă  Gianni Schicchi. Nouvelle production Ă©vĂ©nement.

 

 

boutonreservationPuccini: Il Trittico, Le Triptyque (1918) Ă  l’OpĂ©ra de Tours
Paul-Emile Fourny, mise en scène
Jean-Yves Ossonce, direction

Vendredi 13 mars, 20h
Dimanche 15 mars, 15h
Mardi 17 mars, 20h

distributions :

Il TABARRO
Opéra en un acte
Livret de Giuseppe Adami
Création le 14 décembre 1918 à New-York
Editions Ricordi

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Paul-Emile Fourny
Décors et Lumières : Patrick Méeüs
Costumes : Giovanna Fiorentini

Giorgetta : Giuseppina Piunti *
La Frugola : CĂ©cile Galois
Michele : Tassis Christoyannis
Luigi : Florian Laconi
Il Tinca : Antoine Normand
Il Talpa : Franck Leguérinel

 

 

SOEUR ANGELIQUE
Opéra en un acte
Livret de Giovacchino Forzano
Création le 14 décembre 1918 à New-York
Editions Ricordi

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Paul-Emile Fourny
Décors et Lumières : Patrick Méeüs
Costumes : Giovanna Fiorentini

Soeur Angelica : Vannina Santoni
Tante Princesse : CĂ©cile Galois
L’Abbesse : Delphine Haidan
Soeur Genovieffa : Aurélie Fargues
Soeur Osmina : Chloé Chaume

 

 

GIANNI SCHICCHI
Opéra en un acte
Livret de Giovacchino Forzano
Création le 14 décembre 1918 à New-York
Editions Ricordi

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Paul-Emile Fourny
Décors et Lumières : Patrick Méeüs
Costumes : Giovanna Fiorentini

Gianni Schicchi : Tassis Christoyannis
Lauretta : Vannina Santoni
Zita : CĂ©cile Galois
Rinuccio : Florian Laconi
Gherardo : Antoine Normand
Nella : Chloé Chaume
Marco : Franck Leguérinel
La Ciesca : Delphine Haidan
Betto : Nicolas Rigas
Simone : Ronan Nédélec
Spinelloccio : Jacques Lemaire
Notaro : François Bazola