COMPTE-RENDU, opéra. Opéra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi
 Lucinda Childs / Warynski (session enregistrée in situ le 1er nov 2020).

glass-akhnaten-philip-GLASS-opera-on-line-opera-de-nice-classiquenews-annonce-critique-operaCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. OpĂ©ra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi
 Lucinda Childs / Warynski (session enregistrĂ©e in situ le 1er nov 2020). L’OpĂ©ra de Nice multiplie les initiatives et malgrĂ© l’Ă©pidĂ©mie de la covid 19, permet Ă  tous de dĂ©couvrir le premier opĂ©ra Ă  l’affiche de sa nouvelle saison lyrique. Une e-diffusion salutaire et exemplaire… Danses hypnotiques de Lucinda Childs, gradation harmonique par paliers, vagues extatiques et rĂ©pĂ©titives de Philip Glass, Akhnaten (1984) est un opĂ©ra saisissant, surtout dans cette rĂ©alisation validĂ©e, pilotĂ©e (mise en scĂšne et chorĂ©graphie) par Lucinda Childs, par visio confĂ©rences depuis New York. Les cordes produisant de puissants ostinatos semblent recomposer le temps lui-mĂȘme, soulignant la force d’un drame Ă  l’échelle de l’histoire. Les crĂ©ations vidĂ©o expriment ce vortex spatial et temporel dont la musique marque les paliers progressifs. Peu d’actions en vĂ©ritĂ©, mais une succession de tableaux souvent statiques qui amplifient la tension ou l’intensitĂ© poĂ©tique des situations.

La nouvelle production de l’OpĂ©ra de Nice, qui lance ainsi sa nouvelle saison 2020 2021, rĂ©pond aux attentes, plongeant dans l’éternelle fascination que convoque le rĂšgne de l’hĂ©rĂ©siarque Akhnaten / Akhenaton, pharaon de la XVIIIĂš dynastie, fils du conquĂ©rant AmĂ©nophis III, qui osa rĂ©former la religion traditionnelle, supprimer par lĂ  mĂȘme le clergĂ© d’Amon
 instaurer un nouvel ordre politico spirituel monothĂ©iste.
Le texte est Ă©maillĂ© des paroles historiques d’Akhetaton : « Il pleut des Ă©toiles, les constellations vacillent, les doubles portes de l’horizon sont ouvertes  »,  dans le Prologue, Lucinda Childs fixe le cadre. Son visage paraĂźt Ă  l’écran (incarnant Amenhotep) ; la collaboratrice de Glass dĂ©clame avec la fermetĂ© d’une sibylle – prophĂ©tesse, comme la voix d’un oracle. CĂ©lĂ©brant la figure admirable du Pharaon illuminĂ©, « Il n’appartient pas Ă  ce monde, il bat des ailes comme zeret  ».

Toujours sur des formules mĂ©lodiques et rythmiques (double batterie) rĂ©pĂ©tĂ©es Ă  l’infini, la musique de Glass convient Ă  une Ă©vocation fervente, comme un rituel qui se rĂ©alise d’une sĂ©quence Ă  l’autre. Le son de Glass a cette facultĂ© de distendre le temps, Ă©largir la conscience, le temps du dĂ©roulement musical. L’action qui en dĂ©coule relĂšve du rite ; dans l’économie des attitudes et des postures, l’ouvrage fait rĂ©fĂ©rences aux mystĂšres, Ă  l’accomplissement de raccourcis spirituels et mystiques, sans s’intĂ©reser vraiment fouiller au fil psychologique des personnages. Il en dĂ©coule une sorte d’oratorio lyrique, aux scansions dĂ©clamĂ©es par le choeur, par l’orchestre, aux tableaux puissants, Ă©ratiques et solennels : ainsi au dĂ©but, la pesĂ©e de l’ñme d’Akhnaten, oĂč se joue le salut du Pharaon, dont l’ñme est Ă©valuĂ©e selon le poids de MaĂąt, sa plume fatidique. L’opĂ©ra commence par la sentence accordĂ©e par les dieux au Pharaon hĂ©rĂ©siarque, en une scansion progressive jusqu’à la transe collective.

 

 

Entre oratorio choral et opéra extatique,
l’opĂ©ra de Glass, Akhnaten glorifie la figure du Roi hĂ©rĂ©siarque, ivre de RĂȘ


 

 

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  Fabrice Di Falco (Akhnaten) DR

 

 

Le prologue s’inscrit comme le procĂšs du souverain blasphĂ©mateur :  « Vis ta vie, tu ne mourras pas» : et l’on en dĂ©duit que Akhnaten vivra des siĂšcles et des siĂšcles. Son nom a jamais vivant. ImmortalisĂ©. La musique rĂ©tablit le charisme d’un souverain mystique. Elle exprime l’écoulement irrĂ©versible de ce temps historique que l’alliage des instruments renforce encore par des couleurs sombres et cuivrĂ©es. La texture orchestrale traduit la fermetĂ© d’une conviction religieuse chevillĂ©e au corps. La danse pour sa part, autre Ă©lĂ©ment important du dĂ©ploiement visuel, reprend ses droits en un perpetuum mobile fluide et aĂ©rien, en particulier aprĂšs le dĂ©cret de la fondation de la citĂ© d’Akhetaton.

Peu Ă  peu se prĂ©cise le Pharaon miraculĂ© aprĂšs le voyage mortel, son nom couronnĂ© Ă©ternel, unificateur, fils de RĂȘ, puissant taureau, faucon d’or, le divin de ThĂšbes 
finalement, l’opĂ©ra de Glass rĂ©habilite le fou de RĂȘ (« Seigneur de joie, forme couronnĂ©e, la double couronne est posĂ©e sur ton front ») en lui insufflant une force d’évocation qu’exprime la brillance de l’orchestration (flĂ»te, bassons
 dans le tableau des 3 prĂȘtres). Le spectacle se dĂ©roule comme une cĂ©lĂ©bration de la toute puissance de Pharaon (« Salut Ă  toi qui es en paix ! »).

PassĂ©e la premiĂšre demi-heure, Glass imagine les premiers Ă©pisodes solistes : Akhnaten idĂ©alement incarnĂ© par le contre tĂ©nor Fabrice Di Falco (timbre clair et tendu comme un trompette fragile, enivrĂ©e) dialogue avec son Ă©pouse Nefertiti (sombre chant de l’alto Julie Robard-Gendre) ; puis se joint au duo pharaonique, la Reine Tye (Patricia Ciofi, de son vĂ©ritable nom Tiyi) ; soit 3 entitĂ©s qui cĂ©lĂšbrent le souffle crĂ©ateur de RĂȘ.

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Julie Robard-Gendre (Nefertiti) et Fabrice Di Falco (Akhnaten) DR

 
 

 

L’action proprement dite est assurĂ©e par l’opposition des tableaux oĂč paraĂźt le fou d’Aton et ceux du clergĂ© d’Amon, exhortant le dieu cachĂ© Ă  leur insuffler la rĂ©sistance Ă  Akhnaten. Ce dernier paraĂźt toujours sur un immense disque d’or Ă  la fois, axe tournoyant qui donne le mouvement et miroir scintillant qui donne la lumiĂšre, support pour ses visions suprahumaines. Glass joue sur l’antagonisme entre adeptes de l’ancienne et de la nouvelle religion, produisant un opĂ©ra Ă  la tension mystique de plus en plus affirmĂ©e (quand Akhnaten affronte seul, puis est soutenu par la Reine Tye), une foule violente qui scande son refus de la nouvelle religion ; leurs onomatopĂ©es de plus en plus affirmĂ©es sont martelĂ©es jusqu’à la transe hystĂ©rique.
On est loin des reliefs amarniens qui cĂ©lĂšbrent la douceur de la vie familiale de Akhenaton entourĂ©e de son Ă©pouse Nefertiti et de sa myriade de filles (sĂ©quence cependant rĂ©alisĂ©e Ă  la fin de l’action, quand le monarque sourd aux menaces laisse son pays imploser

Tout au long de la partition, les deux Ă©poux paraissent plutĂŽt comme deux illuminĂ©s, habitĂ©s par une foi inextinguible dont l’absolu est portĂ© par un chant exacerbĂ© de notes tenues, hautes, forte. Leurs corps, suspendus, dans des poses Ă©tirĂ©es comme au ralenti.
AprĂšs l’implosion du royaume, entre autres sous la menace extĂ©rieure (Hittites), le dernier tableau fait paraĂźtre les 3 protagonistes atoniens : Pharaon et son Ă©pouse et la Reine Tye, comme pĂ©trifiĂ©s, au chant exacerbĂ© mais impuissant. Ainsi, Ă  travers les tableaux extatiques oĂč pharaon cĂŽtoie ses sujets et la foule, quand il paraĂźt seul dans un solo hallucinĂ© oĂč le roi-prĂȘtre chante la puissance miraculeuse d’Aton, c’est la question de la transmission et de la communication, de la foi et de la rĂ©vĂ©lation qui se pose ; si Akhnaten est convaincu par ses propres visions comment peut il en partager les vertiges Ă  ses semblables ? Seule Nefertiti (double du roi) semble convaincue, elle aussi traversĂ©e par l’Ă©nergie de RĂȘ.

En fosse, veillant Ă  la motricitĂ© rythmique, aux paliers harmoniques, LĂ©o Warynski soigne passages, accents, texture d’une Ă©criture souvent dense dont le chef dĂ©taille la brillance des timbres instrumentaux (bois, vents, cuivres, cordes
) auxquels les voix collectives (chƓur, trio
), apportent une incarnation puissante. Plus oratorio qu’opĂ©ra, l’ouvrage de Glass affirme ainsi une Ă©tonnante ferveur collective.

 

 

 

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  Patricia Ciofi (Tye) et Fabrice Di Falco (Akhnaten) DR

 

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra. Opéra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi
 Lucinda Childs / Warynski (session enregistrée in situ le 1er nov 2020).

Philip GLASS : Akhnaten

Opéra en trois actes (avec prologue et épilogue)
Livret de Philip Glass, Shalom Goldman, Robert Israel, Richard Riddell
CrĂ©ation au WĂŒrttembergisches Staatstheater de Stuttgart le 24 mars 1984

Nouvelle production
Dans le cadre du Festival du MANCA

Distribution
Direction musicale : LĂ©o Warynski
Mise en scÚne et chorégraphie : Lucinda Childs
Scénographie et costumes : Bruno De LavenÚre
LumiĂšres : David Debrinay
VidĂ©o : Étienne Guiol

Akhnaten : Fabrice Di Falco
Nefertiti : Julie Robard-Gendre
Reine Tye : Patrizia Ciofi
Horemhab : Joan MartĂ­n-Royo
Amon : Frédéric Diquero
Aye : Vincent Le Texier
Amenhotep (rÎle parlé) : Lucinda Childs
Six filles d’Akhnaten : Karine Ohanyan, Rachel Duckett*, Mathilde Lemaire* Vassiliki Koltouki*, Annabella Ellis *, Aviva Manenti *

Avec la participation des danseurs du PÎle National Supérieur Danse Rosella Hightower
*Artistes du CALM, Centre Art Lyrique de la Méditerranée

 

 
 

 

OPERA DE NICE : GLASS, Akhnaten.

TEASER vidéo
https://www.youtube.com/watch?v=jZxSlNGd7To&list=PLMoJMIybJdBAIiRjiaqfM_U1DeAcAoBGh&index=2

 
 

 

 

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VOIR L’INTÉGRALE vidĂ©o
https://www.youtube.com/watch?v=jSAOrULT-F4

 
 

COMPTE-RENDU, opéra. GenÚve, le 11 sept 2019. GLASS : Einstein on the beach. Daniele Finzi Pasca / Titus Engel

glass philip coffret box cd review cd critique classiquenews homepage_large.9078cd9bCompte-rendu, OpĂ©ra. GenĂšve, Grand-ThĂ©Ăątre, le 11 septembre 2019. Einstein on the beach de Philip Glass. ChƓur et Orchestre de la Haute Ecole de Musique de GenĂšve. Daniele Finzi Pasca (mise en scĂšne). Titus Engel (direction). Quasiment personne (on compte seulement une ou deux tentatives
) n’avait osĂ© s’affronter au mythe que constitue « Einstein on the Beach », Ɠuvre-monstre du duo Philipp Glass / Robert Wilson crĂ©Ă©e au Palais des Papes Ă  l’étĂ© 1976. Pour marquer d’un grand coup son premier mandat Ă  la tĂȘte du Grand-ThĂ©Ăątre de GenĂšve (aprĂšs dix annĂ©es passĂ©es Ă  celle de l’OpĂ©ra des Flandres), le suisse Aviel Cahn a choisi ce titre, et a proposĂ© au Suisse Daniele Finzi Pasca (Ă  qui l’on doit les CĂ©rĂ©monies des jeux olympiques de Sotchi ou, plus rĂ©cemment, la fameuse FĂȘte des vignerons de la voisine Vevey) de mettre en images ce vĂ©ritable OLNI (Objet Lyrique Non-IdentifiĂ©). Las, avouons d’emblĂ©e que le nouveau « jet » est loin du choc qu’avait constituĂ© pour nous la mouture originale (par quatre fois, lors de la reprise du spectacle de Wilson au Corum de Montpellier, puis au ThĂ©Ăątre du ChĂątelet, il y a bientĂŽt dix ans).

 

 

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Pour commencer, et c’est la plus grosse dĂ©ception, il faut faire le deuil des sublimes chorĂ©graphies de Lucinda Childs, remplacĂ©es ici par de plates scĂ©nettes illustratives, dont la premiĂšre nous montre Einstein s’affairant autour de son bureau, entourĂ©s de multiple assistants, et l’on s’ennuie ferme lĂ  oĂč l’on tressaillait de plaisir avec Childs. Il faudra attendre une bonne heure avant qu’une image vienne enfin nous tirer de notre torpeur, celle de roues tournoyant – en roue libre – dans un ciel orageux et rougeoyant Ă  la fois.
D’autres suivront, plus ou moins oniriques, tel cette naĂŻade vĂȘtue de tulles oranges se livrant Ă  un mystĂ©rieux ballet aquatique dans une grande cuve cylindrique emplie d’eau. L’humour est Ă©galement prĂ©sent dans le spectacle, notamment lors de la scĂšne la plus rĂ©ussie (Ă  nos yeux) de la soirĂ©e, oĂč les acteurs circassiens de la Compagnia Finzi Pasca – filmĂ©s en temps rĂ©el – essaient d’escalader la bibliothĂšque d’Einstein, selon les images vidĂ©os que le public voit, mais sont en fait allongĂ©s au sol, ce qui s’avĂšre Ă  la fois une rĂ©flexion sur la pesanteur, mais qui est surtout prĂ©texte ici Ă  d’improbables et drolatiques figures acrobatiques ! Mais pour deux ou trois moments rĂ©ussis esthĂ©tiquement ou intellectuellement, combien de scĂšnes vides, qui ne sont rien d’autres que du pur remplissage. OĂč est donc passĂ© la vraie rĂ©flexion mĂ©taphysique qui innervait les 4h30 du spectacle de Wilson (ici rĂ©duit Ă  3h40), car on ne retrouve ici que des scĂšnes sans grande logique ni lien entre elles, si ce n’est qu’elles font appel aux Ă©lĂ©ments de langage de Finzi Pasca (rĂ©fĂ©rences circassiennes, nĂ©ons, jeux d’ombres et de miroirs). Bref, la copie apparaĂźt comme bien pĂąle auprĂšs de l’original


 

 

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Par bonheur, la force de la musique et du chant, quant Ă  eux, restĂ©s intacts, et constituent le principal intĂ©rĂȘt de la soirĂ©e. Les structures rĂ©pĂ©titives de la musique de Philip Glass, son arithmĂ©tique et son solfĂšge chantĂ©s par un ChƓur – composĂ© d’étudiant(e)s de la Haute Ecole de Musique de GenĂšve (Ă  l’instar des instrumentistes de l’Einstein Ensemble) – d’une tenue et d’une prĂ©cision impressionnantes, ses progressions, ses ruptures rythmiques, libĂšrent les effets hypnotiques qui nous avaient clouĂ© Ă  notre siĂšge la premiĂšre fois, sous la direction d’un Titus Engel qui en maĂźtrise parfaitement la syntaxe. MĂȘme si la sonorisation semble perfectible, orgues synthĂ©tiques et bois orchestrent une liturgie captivante, prĂ©sidĂ©e par un Einstein au violon aĂ©rien digne d’une Partita de Bach (Madoka Sakitsu, remarquable d’endurance et de musicalitĂ©).

Si l’essai demande nĂ©anmoins Ă  ĂȘtre transformĂ©, bravo Ă  Aviel Cahn d’avoir eu le courage de remonter un tel ouvrage, et vivement la suite d’une saison qui – sur le papier – s’avĂšre des plus palpitantes !

 

 
 

 

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Compte-rendu, OpĂ©ra. GenĂšve, Grand-ThĂ©Ăątre, le 11 septembre 2019. Einstein on the beach de Philip Glass. ChƓur et Orchestre de la Haute Ecole de Musique de GenĂšve. Daniele Finzi Pasca (mise en scĂšne). Titus Engel (direction).

Illustrations : © C Parodi / Opéra Grand Théùtre de GenÚve © 2019

Einstein on the beach au ChĂątelet

Glass_wilson_einstein_on_the_beach_operaPARIS. ChĂątelet: Einstein on the beach, du 7 au 12 janvier 2014. Lors de sa crĂ©ation en 1971, Le Regard du sourd, spectacle muet d’une durĂ©e de sept heures, avait saisi le public français et suscitĂ© l’enthousiasme de Louis Aragon. Quelques annĂ©es plus tard, Robert Wilson s’associe au compositeur Philip Glass pour Ă©laborer un nouvel opĂ©ra, crĂ©Ă© au Festival d’Avignon en 1976, qui allait devenir lĂ©gendaire : Einstein on the Beach. Certaines thĂ©matiques liĂ©es aux recherches du physicien, comme la thĂ©orie de la relativitĂ© ou l’arme nuclĂ©aire, y sont Ă©voquĂ©es Ă  travers des tableaux d’une esthĂ©tique inĂ©dite alors, voire rĂ©volutionnaire : des images oniriques, d’une stupĂ©fiante beautĂ© visuelle, Ă©pousent les changements trĂšs graduels de la musique et les mouvements chorĂ©graphiĂ©s pour former une Ɠuvre d’art totale, bouleversant la perception de l’espace et du temps.

 

 


Wilson, Glass
Einstein on the beach
Du 7 au 12 janvier 2014
En direct sur Mezzo live HD et Mezzo, le 7 janvier 2014, 18h15

 

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Einstein on the beach, Glass, WilsonA la fois esthĂ©tique et physique, Einstein on the beach incarnait une invitation Ă©poustouflante pour une expĂ©rience musicale inoubliable. FĂ©erie futuriste, l’opĂ©ra est recrĂ©Ă© sur la scĂšne du ChĂątelet Ă  Paris. RemontĂ©e par ses crĂ©ateurs avec la collaboration de la chorĂ©graphe Lucinda Childs, qui les accompagne depuis longtemps, l’Ɠuvre mythique nous est enfin restituĂ©e.

Philip Glass – Robert Wilson
Einstein On The Beach
Opéra en quatre actes
Mise en scĂšne / Conception des dĂ©cors et des lumiĂšres : Robert Wilson – Musique et lyrics : Philip Glass – ChorĂ©graphie : Lucinda Childs
Helga Davis, Kate Moran, Antoine Silverman, The Lucinda Childs Dance Company, The Philip Glass Ensemble, Einstein on the Beach Chorus

 

  

Einstein on the beach en direct

Glass_wilson_einstein_on_the_beach_operaMEZZO, en direct : Einstein on the beach, le 7 janvier 2014,18h15, du ChĂątelet Ă  Paris. Lors de sa crĂ©ation en 1971, Le Regard du sourd, spectacle muet d’une durĂ©e de sept heures, avait saisi le public français et suscitĂ© l’enthousiasme de Louis Aragon. Quelques annĂ©es plus tard, Robert Wilson s’associe au compositeur Philip Glass pour Ă©laborer un nouvel opĂ©ra, crĂ©Ă© au Festival d’Avignon en 1976, qui allait devenir lĂ©gendaire : Einstein on the Beach. Certaines thĂ©matiques liĂ©es aux recherches du physicien, comme la thĂ©orie de la relativitĂ© ou l’arme nuclĂ©aire, y sont Ă©voquĂ©es Ă  travers des tableaux d’une esthĂ©tique inĂ©dite alors, voire rĂ©volutionnaire : des images oniriques, d’une stupĂ©fiante beautĂ© visuelle, Ă©pousent les changements trĂšs graduels de la musique et les mouvements chorĂ©graphiĂ©s pour former une Ɠuvre d’art totale, bouleversant la perception de l’espace et du temps.

 

 

En direct sur internet
Wilson, Glass
Einstein on the beach
en direct du ChĂątelet, le 7 janvier 2014, 18h15
Mezzo live HD et Mezzo

 

Einstein on the beach, Glass, Wilson

 

A la fois esthĂ©tique et physique, Einstein on the beach incarnait une invitation Ă©poustouflante pour une expĂ©rience musicale inoubliable. FĂ©erie futuriste, l’opĂ©ra est recrĂ©Ă© sur la scĂšne du ChĂątelet Ă  Paris. RemontĂ©e par ses crĂ©ateurs avec la collaboration de la chorĂ©graphe Lucinda Childs, qui les accompagne depuis longtemps, l’Ɠuvre mythique nous est enfin restituĂ©e.

Philip Glass – Robert Wilson
Einstein On The Beach
Opéra en quatre actes
Mise en scĂšne / Conception des dĂ©cors et des lumiĂšres : Robert Wilson – Musique et lyrics : Philip Glass – ChorĂ©graphie : Lucinda Childs
Helga Davis, Kate Moran, Antoine Silverman, The Lucinda Childs Dance Company, The Philip Glass Ensemble, Einstein on the Beach Chorus

 

 

Einstein on the Beach au ChĂątelet (Paris)

Einstein on the beach, Glass, WilsonInternet. En direct : Einstein on the beach, le 7 janvier 2014,18h15, Mezzo.  Lors de sa crĂ©ation en 1971, Le Regard du sourd, spectacle muet d’une durĂ©e de sept heures, avait saisi le public français et suscitĂ© l’enthousiasme de Louis Aragon. Quelques annĂ©es plus tard, Robert Wilson s’associe au compositeur Philip Glass pour Ă©laborer un nouvel opĂ©ra, crĂ©Ă© au Festival d’Avignon en 1976, qui allait devenir lĂ©gendaire : Einstein on the Beach. Certaines thĂ©matiques liĂ©es aux recherches du physicien, comme la thĂ©orie de la relativitĂ© ou l’arme nuclĂ©aire, y sont Ă©voquĂ©es Ă  travers des tableaux d’une esthĂ©tique inĂ©dite alors, voire rĂ©volutionnaire : des images oniriques, d’une stupĂ©fiante beautĂ© visuelle, Ă©pousent les changements trĂšs graduels de la musique et les mouvements chorĂ©graphiĂ©s pour former une Ɠuvre d’art totale, bouleversant la perception de l’espace et du temps.

En direct sur internet
Wilson, Glass
Einstein on the beach
en direct du ChĂątelet, le 7 janvier 2014, 18h15
Mezzo live HD et Mezzo

A la fois esthĂ©tique et physique, Einstein on the beach incarnait une invitation Ă©poustouflante pour une expĂ©rience musicale  inoubliable. FĂ©erie futuriste, l’opĂ©ra est recrĂ©Ă© sur la scĂšne du ChĂątelet Ă  Paris.  RemontĂ©e par ses crĂ©ateurs avec la collaboration de la chorĂ©graphe Lucinda Childs, qui les accompagne depuis longtemps, l’Ɠuvre mythique nous est enfin restituĂ©e.

Philip Glass – Robert Wilson
Einstein On The Beach
Opéra en quatre actes
Mise en scĂšne / Conception des dĂ©cors et des lumiĂšres : Robert Wilson – Musique et lyrics : Philip Glass – ChorĂ©graphie : Lucinda Childs
Helga Davis, Kate Moran, Antoine Silverman, The Lucinda Childs Dance Company, The Philip Glass Ensemble, Einstein on the Beach Chorus