Concert pour les 500 ans du château de Chambord

arte_logo_2013ARTE, dim 8 sept 2019, 17:45. CONCERT 500 ans de Chambord. Concert exceptionnel, filmé sur le toit-terrasse du château de Chambord dont le programme unique entend fêter les 500 ans de la construction. Plus grand chantier du règne de François Ier, le château de Chambord mérite bien ce focus célébratif, filmé sous des lumières oniriques qui en restituent le raffinement et l’harmonie formelle. Comme Versailles pour Louis XIV, Chambord est d’abord un pavillon de chasse, au cœur de la forêt giboyeuse de Sologne.

 

 

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François Ier, roi fastueux qui a le choc de l’Italie, transporte en France, l’éclat artistique de la Renaissance italienne. En 1519, au milieu des marécages, surgit le château enchanté, vision matérialisée d’un rêve architectural dont l’unité, l’élégance, l’ampleur et l’harmonie du plan demurent mystérieux. Qui a conçu le plan dont les manuscrits n’ont jamais été retrouvé ? Comment restituer l’évolution et les étapes du chantier ? Comment attribuer à chaque concepteur sa part ? Quelle fut par exemple la participation de Leonard de Vinci, le maître et l’ami de François Ier ? Vinci meurt quelques mois avant le début du chantier … Lui doit on la conception de l’escalier central à deux révolutions ou deux montées entrelacées, véritable prodige architectural ; lui doit on aussi le plan centré, en croix ? Qui a conçu la formidable forêt de cheminées hautes en faitage qui confère au bâtiment ce fourmillement central dont la référence serait la Jérusalem céleste ?

4 tours massives (références aux châteaus défensifs médiévaux français), 77 escaliers, 400 pièces… rappellent la place première que le bâti a tenu dans le cœur du Roi François Ier. Chambord pour lui ce qu’est Versailles pour Louis XIV.

Le concert évoque la place de la musique à Chambord ; une place privilégiée puisque Leonard de Vinci était lui-même grand ordonnateur de fêtes et aussi instrumentiste virtuose (lira da braccio). Chaque section du spectacle évoque les compositeurs renommés et les personnalités politiques qui ont suscité l’art du spectacle et l’essor de la musique…

 

 

 

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Musiques de la Renaissance avec DOULCE MEMOIRE et l’excellent Denis Raisin-Dadre (qui ont d’ailleurs fêté leur… 30 ans au printemps 2019 !); musique baroque aussi car Lully, Molière et Louis XIV ont marqué l’histoire du château : le Bourgeois Gentilhomme, pièce avec musique, a été créé ici même.

Ce sont aussi d’autres figures, acteurs principaux de l’histoire de Chambord : une recluse mystérieuse, le Maréchal de Saxe, le Comte de Chambord…
De la Renaissance au Romantisme, entre partitions françaises et citations italiennes, le mystère Chambord s’épaissit, fascine, offrant cet idéal esthétique hérité de la Renaissance française. Avec les Ensembles Doulce Mémoire de Denis Raisin Dadre et le Parnasse Français de Louis Castelain mais également la chanteuse Lucile Richardot et la pianiste Vanessa Wagner.

 

 

 

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ARTE, Dimanche 8 septembre 2019. 17h45 500 ANS DE MUSIQUE AU CHÂTEAU DE CHAMBORD – Écrit et réalisé par Olivier Simonnet (2019- 1h30mn) – Invités : Les Talens Lyriques – Ch Rousset, Véronique Gens, Sophie Karthäuser, Jean-Sébastien Bou, Jérôme Boutillier, Emiliano Gonzalez Toro, Philipp Mathmann, Doulce Mémoire – Denis Raisin Dadre, le Parnasse Français – Louis Castelain, Lucile Richardot, Vanessa Wagner. Intervenant : Virginie Berdal.

En complément :
Documentaire CHAMBORD, le château, le roi, l’architecte, diffusé sur ARTE, samedi 7 sept 2019, 20:50.

 

 

Magnificences de François Ier par Doulce Mémoire

DOULCE-MEMOIRE-denis-raisin-dadre-fete-royale-francois-Ier-une-582-390-DSC_3209-FETE-ROYALE-6-Laurent-GeneixTours, Opéra. Doulce Mémoire, Magnificences. Jeudi 19 novembre 2015, 20h. Commémorations 1515 – 2015, François Ier à Tours. Doulce Mémoire, Denis Raisin Dadre à l’Opéra de Tours. En portant le titre d’une chanson probablement écrite par François Ier, le collectif de musiciens fondé par Denis Raisin Dadre se devait de fêter dignement le faste de la Cour de François Ier en 2015 qui marque les 500 ans de son avènement au trône. En 2014, le premier ensemble dédié aux musiques de la Renaissance fêtait ses 25 ans, salle Gaveau : le créateur Denis Raisin Dadre retrouvait tous les partenaires du groupe : chanteurs, danseurs, instrumentistes en une fête exceptionnelle et éclectique, véritable métissage enivrant et bains de cultures mêlées (VOIR notre reportage vidéo des 25 ans de Doulce Mémoire, salle Gaveau à Paris). En 2015, Doulce Mémoire célèbre François Ier, premier roi mécène, préfigurant Louis XIV, par sa maîtrise dans l’art de combiner art et pouvoir. Et comme le Bourbon, le Valois était aussi très bon danseur.

2015 : l'année François Ier par Doulce MémoireQuand il monte sur le trône de France en 1515, soit il y a 500 ans, François Ier n’a que 20 ans. Pourtant l’âge n’attendant ni la maturité ni la justesse ni la pertinence des choix politiques, le jeune souverain réalise sa passion pour les bâtiments et l’architecture, les arts en général : il invite Léonard de Vinci qui sera son ami. Le roi artiste, dont le goût révèle pendant le règne, le grand esthète patron des arts, invente avec les créateurs qu’il favorise, les “Magnificences”, divertissements royaux appelés à incarner le raffinement français.

 

Spectacle dansé à la Cour de François Ier

Magnificences de l’harmonie terrestre

 

 

Chaque membre de la Cour participe et conçoit l’un des tableaux de la fête ; ainsi le Dauphin futur Henry II y règle un épisode de danses paysannes alliant truculence, contorsions et cabrioles sur une musique endiablées ; un courtisan ajoute l’exotisme (personnel donc revisité) de danses mauresques dont les corps libres et dansants évoquaient alors les Indes nouvellement découvertes dont le Brésil, continent totalement inédit… La Favorite Diane de Poitiers use de son prénom pour convoquer la mythologie : Diane et ses suivantes, nymphes sensuelles et caressantes s’expriment en chansons courtoises mises en musiques par Claudin de Sermisy (compositeur attitré à la Cour de François Ier).

La guerre est aussi présente sous la forme de joutes ou de rapt de belles, détournés et scénographiés : le spectacle des magnificences assoit l’autorité du roi ; en protecteur et en sauveur, le souverain permet en associant tous les arts et les courtisans, de réaliser l’unité et l’harmonie terrestre, miroir humain de la perfection divine.

Denis Raisin Dadre réunit ici les musiques écrites pour les deux institutions royales : L’Ecurie du Roi d’abord (comprenant luths et surtout hautbois) réalisant la musique des danses hautes, sonores, puissantes comme la Pavane, la Gaillarde, deux genres propres à l’esprit de la bataille ; ou la Basse danse, les sonneries (adoubement du chevalier), la morisque (pour le fou). C’est aussi La Chambre du Roi associant chanteurs virtuoses et bas instruments célèbres qui jouent ici les chansons de Sermisy, très apprécié de François Ier, les polyphonies de Pierre Certon (extraits de son recueil des Meslanges).  LIRE notre présentation complète du spectacle de DOulce Mémoire : Magnificences, musiques et danses à la Cour de François Ier…

 

 

 

 

boutonreservationTours, Opéra. Doulce Mémoire, Magnificences
Jeudi 19 novembre 2015, 20h.
Commémorations 1515 – 2015, François Ier à Tours. 

CD. En 2015, Doulce Mémoire et Denis Raisin Dadre ont fait paraître un double cd majeur évoquant le raffinement de la création musicale à la Cour de François Ier : ” François Ier, musiques d’un règne “, compositeurs d’Henry VIII et de François Ier, Pierre Certon, Pierre Sandrin, Jean Mouton, Claude de Sermisy, Divitis et Nicholas Ludford (LIRE notre compte rendu critique, CLIC de classiquenews).

 

 

 

Magnificences de François Ier par Doulce Mémoire

DOULCE-MEMOIRE-denis-raisin-dadre-fete-royale-francois-Ier-une-582-390-DSC_3209-FETE-ROYALE-6-Laurent-GeneixTours, Opéra. Doulce Mémoire, Magnificences. Jeudi 19 novembre 2015, 20h. Commémorations 1515 – 2015, François Ier à Tours. Doulce Mémoire, Denis Raisin Dadre à l’Opéra de Tours. En portant le titre d’une chanson probablement écrite par François Ier, le collectif de musiciens fondé par Denis Raisin Dadre se devait de fêter dignement le faste de la Cour de François Ier en 2015 qui marque les 500 ans de son avènement au trône. En 2014, le premier ensemble dédié aux musiques de la Renaissance fêtait ses 25 ans, salle Gaveau : le créateur Denis Raisin Dadre retrouvait tous les partenaires du groupe : chanteurs, danseurs, instrumentistes en une fête exceptionnelle et éclectique, véritable métissage enivrant et bains de cultures mêlées (VOIR notre reportage vidéo des 25 ans de Doulce Mémoire, salle Gaveau à Paris). En 2015, Doulce Mémoire célèbre François Ier, premier roi mécène, préfigurant Louis XIV, par sa maîtrise dans l’art de combiner art et pouvoir. Et comme le Bourbon, le Valois était aussi très bon danseur.

2015 : l'année François Ier par Doulce MémoireQuand il monte sur le trône de France en 1515, soit il y a 500 ans, François Ier n’a que 20 ans. Pourtant l’âge n’attendant ni la maturité ni la justesse ni la pertinence des choix politiques, le jeune souverain réalise sa passion pour les bâtiments et l’architecture, les arts en général : il invite Léonard de Vinci qui sera son ami. Le roi artiste, dont le goût révèle pendant le règne, le grand esthète patron des arts, invente avec les créateurs qu’il favorise, les “Magnificences”, divertissements royaux appelés à incarner le raffinement français.

Spectacle dansé à la Cour de François Ier

Magnificences de l’harmonie terrestre

Chaque membre de la Cour participe et conçoit l’un des tableaux de la fête ; ainsi le Dauphin futur Henry II y règle un épisode de danses paysannes alliant truculence, contorsions et cabrioles sur une musique endiablées ; un courtisan ajoute l’exotisme (personnel donc revisité) de danses mauresques dont les corps libres et dansants évoquaient alors les Indes nouvellement découvertes dont le Brésil, continent totalement inédit… La Favorite Diane de Poitiers use de son prénom pour convoquer la mythologie : Diane et ses suivantes, nymphes sensuelles et caressantes s’expriment en chansons courtoises mises en musiques par Claudin de Sermisy (compositeur attitré à la Cour de François Ier).

La guerre est aussi présente sous la forme de joutes ou de rapt de belles, détournés et scénographiés : le spectacle des magnificences assoit l’autorité du roi ; en protecteur et en sauveur, le souverain permet en associant tous les arts et les courtisans, de réaliser l’unité et l’harmonie terrestre, miroir humain de la perfection divine.

Denis Raisin Dadre réunit ici les musiques écrites pour les deux institutions royales : L’Ecurie du Roi d’abord (comprenant luths et surtout hautbois) réalisant la musique des danses hautes, sonores, puissantes comme la Pavane, la Gaillarde, deux genres propres à l’esprit de la bataille ; ou la Basse danse, les sonneries (adoubement du chevalier), la morisque (pour le fou). C’est aussi La Chambre du Roi associant chanteurs virtuoses et bas instruments célèbres qui jouent ici les chansons de Sermisy, très apprécié de François Ier, les polyphonies de Pierre Certon (extraits de son recueil des Meslanges). Le luth, instrument royal par excellence, et les flûtes accompagnent les chanteurs. Comme à l’époque où les musiciens formés dans les écoles des ménétriers étaient polyvalents, jouant différents instruments, les acteurs musiciens de Doulce Mémoire assurent la diversité des séquences en explorant la richesse des timbres et des rythmes. Denis Raisin Dadre présente dans le spectacle les facs similés de quatre colonnes flûtes du XVIème (facteur Henri Gohin d’après Rauch von Schrattenbach) : leur diapason à 392hz (très bas) leur confère un timbre proche de l’orgue : velouté et puissant. En passant du luth au basson, de la guitare à la flûte et au tourneboult, les instrumentistes de Doulce Mémoire se mettent surtout au service de la danse.

Une danse déjà très aboutie, restituée ici d’après les témoignages, les mascarades, la très grande iconographie disponible (dont témoigne les dessins de Leonard de Vinci et celui des proportions – harmoniques- du corps humain) qui dévoile certes le raffinement mais aussi l’esprit fantasque et burlesque de la création cultivée à la Cour de François Ier. Combats stylisés, mascarades paysannes, allégories mythologiques, mais aussi danses plus savantes renvoient à un imaginaire où la recherche de l’harmonie terrestre, elle même inspirée de la danse des sphères trouve sa plus noble et naturelle expression dans la danse. Quand le Roi danse, l’ordre et l’harmonie peuvent régner.

Le Roi n’a pas de résidence fixe : ses châteaux dont il suit l’avancée des travaux (dont surtout Chambord) sont à chaque étape et séjour, l’occasion de fêtes somptueuses qui renforcent l’idée de cohésion artistique et politique autour du Souverain.

Le spectacle de Doulce Mémoire célèbre ainsi par son faste magique, et l’autorité du Roi, la personnalité fédératrice d’un souverain esthète, mais aussi tous les accents spectaculaires, expressifs, physiques, carnavalesques, emblèmes du raffinement des artistes réalisateurs qui font des Magnificences, de superbes scénographies du pouvoir.

boutonreservationTours, Opéra. Doulce Mémoire, Magnificences
Jeudi 19 novembre 2015, 20h.
Commémorations 1515 – 2015, François Ier à Tours. 

CD. En 2015, Doulce Mémoire et Denis Raisin Dadre ont fait paraître un double cd majeur évoquant le raffinement de la création musicale à la Cour de François Ier : ” François Ier, musiques d’un règne “, compositeurs d’Henry VIII et de François Ier, Pierre Certon, Pierre Sandrin, Jean Mouton, Claude de Sermisy, Divitis et Nicholas Ludford (LIRE notre compte rendu critique, CLIC de classiquenews).

Fresques musicales à Fontainbleau

fontainebleau fresques musiclaes presentation review compte rendu critique classiquenews 2015 Affiche-Fresques-musicales-362x513Fontainebleau, Fresques Musicales, samedi 29 août 2015, de 14h à 22h, 1ère édition au Château de Fontainebleau. Sur le modèle de Versailles, le château de Fontainebleau fait retentir comme jamais la musique dans ses salles historiques. Le château bâti par François Ier, prend prétexte de l’actualité François Ier en 2015 (célébration de la victoire de Marignan et accession au trône du jeune souverain conquérant) pour inaugurer dans la Chapelle et dans la salle de Bal, un cycle de programmation musicale en continu de 14h à 22h, soit quatre ensemble de musique de la Renaissance, une occasion rare de vivre la musique dans l’écrin des salles historiques où s’affirment le goût et la personnalité des souverains qui pendant 8 siècles, ont fait de Fontainebleau, l’un des châteaux royaux les plus impressionnants de France. Concerts, conférence (17h), visites (11h puis 15h45), ateliers polyphoniques, et animations jeune public s’offrent aux visiteurs le temps de cette journée exceptionnelle (samedi 29 août 2015, de 14h à 22h). A ne pas manquer le concert en création de l’Ensemble Jannequin dirigé par Dominique Visse, à 20h30, dédié à la figure du roi François guerrier, conquérant volontaire, acteur malheureux des guerres d’Italie. LIRE aussi notre dossier spécial Les musiques de François Ier en 2015, tournée et disque de l’ensemble Doulce Mémoire (Denis Raisin Dadre, direction).

 

 

La musique à Fontainebleau2015 : l'année François Ier par Doulce Mémoire
Le règne de François Ier
Samedi 29 août 2015 de 14h à 22h
Chapelle de la Trinité et salle de Bal

Merci de prendre en compte un temps de parcours d’environ 10 minutes pour accéder au lieu de rendez-vous quelques minutes avant le début de la représentation

Plein tarif : 25€
Tarif réduit : 15 €
Tarif « enfants » : 7 €
Pass « 3 concerts » : 60 € Non disponible à la vente sur Internet – Vente directement à l’office de tourisme de Fontainebleau. 4 rue Royale 77 303 Fontainebleau cedex – 01 60 74 99 99

Les billets des concerts donnent accès au château le 29 aôut 2015
Réservez ici
ATTENTION : la salle de Bal étant située à 15 minutes à pied des espaces d’accueil du château, il est important de vous présenter 15 minutes avant le début du concert.

Toutes les infos et les modalités pratiques d’accès et de réservation sur le site du château de Fontainebleau

 

 

 

programme musical
Quatre ensembles se succèdent, de 14h à 22h, dans la chapelle de la Trinité et la salle de Bal du château.

14h
Le roi galant et le roi mécène – Rêver d’amour et d’Italie
Salle de Bal – 14h
Durée : 1 heure
La Main Harmonique (direction Frédéric Bétous) 7 voix et luth Madrigaux, chansons et mélodies amoureuses de la Renaissance – Rore, Willaert, Palestrina, Certon, Sandrin, Sermisy, de Rippe, da Milano…

15h45
Le roi conquérant – François Ier et Charles Quint
Salle de Bal – 15h45
Durée : 1 heure
Ensemble Clément Janequin (direction Dominique Visse) 5 voix, orgue et épinette Concert accessible au jeune public à partir de 10 ans Mise en perspective des chefs-d’œuvre profanes des compositeurs les plus populaires des cours de France et d’Espagne – Janequin, Josquin, Flecha, Vasquez…

18h30
Le roi chrétien – La Réforme musicale
Chapelle de la Trinité – 18h30
Durée : 1 heure
Ensemble William Byrd (direction Graham O’Reilly) 6 voix, harpe et orgue Florilège d’œuvres sacrées de la Réforme calviniste et anglicane – Goudimel, Le Jeune, L’Estocart, Lassus, Taverner, Tallis, Byrd…

20h30 : création mondiale
Le roi chevalier – François Ier et les guerres d’Italie, de la victoire de Marignan à la défaite de Pavie (CREATION)
Chapelle de la Trinité – 20h30
Durée : 1 heure 15
Ensemble Clément Janequin (direction Dominique Visse) / Les Sacqueboutiers (direction Jean-Pierre Canihac et Daniel Lassalle). 5 voix, cornet à bouquin, chalemie, sacqueboute, doulciane et orgue. Chronique musicale constituée des œuvres inspirées par deux des plus célèbres batailles d’Italie aux maîtres de la polyphonie – Josquin Desprez, Mouton, Janequin, Festa, Gombert…
« L’intelligence de la musicalité, la beauté sous bien des formes et la spiritualité sensible se sont donné rendez-vous. » – Classiquenews

 

 

 

les plus

conférence à 17h : La part de légende dans le souvenir de François I
Salle de bal – 17h
Didier Le Fur, historien
Accès sur présentation d’un billet de concert dans la limite des places disponibles.

visites guidées à 11h et 15h15

 

 

LIRE AUSSI notre dossier spécial Les musiques de François Ier en 2015, tournée et disque de l’ensemble Doulce Mémoire (Denis Raisin Dadre, direction).

francois-Ier-clouet-1515-2015-doulce-memoireDoulce Mémoire fête le centenaire de l’avènement de François Ier. 1515-2015 : François Ier en majesté par Doulce mémoire. En 2015, centenaire de l’année où le Souverain portraituré par Clouet prend ses fonctions (à 21 ans), l’ensemble fondé par Denis Raisin Dadre fête le roi de France François Ier, figure marquante de la Renaissance européenne : il est sacré à Reims le 25 janvier 1515 et règnera 32 ans. La victoire de Marignan obtenue dès le début de son règne lui apporte l’autorité et le prestige qui en fait l’égal des plus grands : Charles Quint et Henry VIII. Du haut de ses 2 m, François Ier a le goût du faste, de la solennité : sous son règne, la France devient un état puissant et artistiquement mûr, c’est à dire émancipé du modèle italien. La Renaissance française gagne ses lettres de noblesses : les châteaux du Val de Loire en témoignent aujourd’hui. François Ier n’a pas qu’imposé sa puissance et l’image forte de l’état français, il a su cultiver un art de vivre et un esthétisme original qui favorise l’art et la culture français. Fontainebleau et Chambord sont ses chefs d’œuvre (sans omettre la transformation du Louvre à Paris), Leonard de Vinci devient son ami et la collection des peintures de François Ier du génie italien, constitue le noyau des collections nationales de peinture (aujourd’hui au Musée du Louvre). Roi bâtisseur et bon vivant, voyageur, esthète, François Ier est une personnalité fascinante.  On lui doit le dépôt légal des livre, l’état civil, l’usage généralisé du français… Pour célébrer ce patron des arts, vrai modèle en ce sens avant Louis XIV, les musiciens de Doulce Mémoire sont d’autant plus légitimes qu’ils se sont spécialisés dans l’interprétation de la musique à l’époque de François Ier dont il porte le nom d’une chanson : Doulce Mémoire. Trois productions nouvelles sont à l’affiche d’une année riche en découvertes et accomplissements pour le collectif qui a soufflé ses 25 ans en 2014 : Magnificences à la Cour de François Ier (associant musique et danseurs), et deux concerts de musique profane : Musiques pour la Chambre de François Ier, Musiques pour le Chambre et l’Ecurie de François Ier (VOIR notre reportage vidéo à l’occasion des 25 ans de Doulce Mémoire). C’est l’occasion pour l’ensemble Doulce Mémoire de réaliser une vaste tournée internationale qui met en avant le raffinement et l’élégance de la Cour de France sous le règne de François Ier.

 

francois-Ier-clouet-1515-2015-doulce-memoireCD. Lire aussi notre critique compte rendu complet du livre cd François Ier, musiques d’un règnes par Doulce Mémoire et Denis Raisin Dadre (“Vertiges anglais, solennité suaves des Français / Divins meslanges profanes de Serton”), CLIC de classiquenews d’avril 2015

 

 

CD. François Ier, musiques d’un règne. Music of a reign. Doulce Mémoire, Denis Raisin Dadre (Livre 2 cd ZZT)

13_cd-francois1erCD, critique. François Ier, musiques d’un règne. C’est certainement le meilleur cd réalisé à ce jour sur les musiques de François 1er, soit au début du XVIème français, d’autant plus délectable qu’il est ici superbement édité, sous la forme d’un livre aux textes passionnants (signés en grande partie, Denis Raisin Dadre). Outre la finesse et les multiples subtilités de l’interprétation révélant aujourd’hui une approche superlative des musiques du XVIè français, à la fois sacrées et profanes (soit le siècle de la Renaissance en France puisque le XVè est gothique), la réalisation de Doulce mémoire affirme une intelligence artistique qui doit être particulièrement saluée. Pour illustrer les fastes sonores des fameuses célébrations musicales, protocolaires voire politiques du Camp du Drap d’or (juin 1520), et aussi illustrer l’inspiration des poètes et compositeurs favorisés par le souverain couronné en 1515, Denis Raisin Dadre s’appuie sur une importante phase préalable de recherche et choisit les sources les plus proches des originaux (à ce jour non identifiés : pas de description précise des musiques jouées pour les souverains de France et d’Angleterre, réunis en grande pompe sur la prairie du Val doré, par exemple). Les interprètes ont soigné la cohérence collective de l’approche et aussi, surtout, le raffinement sensuel sonore : souci de la langue, souci du verbe articulé et incarné, élans des polyphonies collectives où se dilue la notion même d’individualité… que les enregistrements (nocturnes) à Fontevrault (pour la Messe du Camp du Drap d’or) et à Chambord (pour les chansons et mélodies) subliment par leur relief chambriste, leur saisissante intensité poétique et expressive, leur éloquence concentrée et intime (Chambord).

 

 

Denis Raisin Dadre et Doulce Mémoire confrontent François Ier et Henry VIII

Vertiges anglais, solennité suave des Français

 

2015 : l'année François Ier par Doulce MémoireComparée aux confrontations artistiques des autres grandes rencontres du règne : Aigues-Mortes en 1538 avec Charles Quint et auparavant, Bologne avec le pape Léon X en décembre 1515 (où il y a convergence stylistique car les princes en question se disputent les mêmes chantres et compositeurs au style majoritairement franco flamand), c’est assurément le Camp du Drap d’or du 5 au 23 juin 1520 qui marque un jalon important dans l’histoire musicale française : la chapelle de François 1er se confronte ainsi à celle de Henry VIII, dont la singularité liée à l’insularité, marque particulièrement les esprits. Hors du continent, les voix, le chant anglais se distinguent nettement des pratiques et styles continentaux. A la noblesse et solennité française, non dépourvu de grande et suave nostalgie, répond l’agilité flexible des chantres d’Angleterre, aux vertiges virtuoses d’une infinie séduction.

 

Pour illustrer la messe clôturant le Drap d’or (23 juin, dont on ne sait rien des partitions jouées), Denis Raisin Dadre (DRD) suit les descriptions originelles de son déroulement et le plan en interventions alternées : Kyrie chanté par les Français, Gloria par les Anglais… Ainsi côté français, aux côtés des motets virtuoses de Jean Mouton (dont le très opportun motet Reges terrae / Les Rois de la terre…), DRD choisit la Messe à 5 voix “Quare fremuerunt gentes” (Pourquoi les gens…) et l’Agnus Dei à 8 (sa simplicité verticale plus directe, puissante, virile) de Claudin de Sermisy, alors jeune compositeur promis à devenir le premier compositeur de la Chambre… auquel répond en complément le Credo à 6 voix de Divitis (qui mieux que Sermisy fait entendre cet accroissement vocal – deux voix de dessus indiquées sur le manuscrit : primus et secundus puer-, propres à exprimer la profession de foi des fidèles en un moment essentiel de la messe). Enfin, autre facette passionnante de cette restitution riche en références, DRD ajoute l’hymne O salutatis hostia anonyme en style vertical fécond en dissonances entre dessus et ténor, accents troubles et étranges propres eux aussi à ce temps important de la dévotion.
Vraie confrontation, – passionnante en vérité, la Messe permet aussi d’écouter la musique anglaise contemporaine si différente et d’un raffinement singulier : DRD retient ainsi la Messe Benedicta et venerabilis à 6 voix de Nicholas Ludford qui au hiératisme retenu et solonnel de Sermisy, développe une inventivité mouvante de la forme, changeant les formations à 5,6 puis 3, favorisant aussi la diversité rythmique… Les chantres anglais sont ici selon les usages a capella quand les français sont diversement accompagnés d’instruments (cornets, sacqueboutes, flûtes, bassons…) ; de même que le diapason change selon la nationalité : haut chez les Anglais (464Hz), bas pour les Français (415 voire 392 pour le motet Reges congregati sunt). A voir les deux portraits officiels des souverains : François Ier par Jean Clouet et Henry VIII par Holbein (les deux portraits son reproduits opportunément en pages 51 et 52 du livre cd), on redécouvre ce réalisme pointilliste si raffiné propre à l’époque, lequel dépasse la question des nationalismes, tout en offrant deux facettes diversement caractérisée de chaque sensibilité, selon les modèles : buste dynamique et teintes chaudes pour le français, stature frontale en nuances froides pour le Britannique.

 

 

 

Divins Meslanges profanes de Serton

 

 

Dans le cd2, Doulce Mémoire s’intéresse à la riche littérature de chansons et mélodies cultivées à la Cour de François Ier pour laquelle les compositeurs de la Chambre livrent d’abondants recueils. Denis Raisin Dadre écarte le très connu et déjà longuement abordé Clément Jannequin (qui fait surtout sa carrière à Angers et Bordeaux). Pour honorer l’anniversaire de l’avènement de François Ier en 1515, DRD dévoile surtout les manières des compositeurs de la génération du souverain, et comme lui, portés par une ardeur juvénile poétique, d’une constante invention, d’une permanente exigence poétique : Claudin de Sermisy, Pierre Certon, Pierre Sandrin. Sans sa partie de quintus, le fameux recueil des Meslanges de Certon était injouable : qu’importe le défi si l’enjeu est prometteur… donc DRD aidé du musicologue chanteur Marc Busnel (basse) rétablit le manque : ainsi est dévoilé le cycle le plus étonnant de chansons édité en 1570 et qui reprend nombre de succès musicaux signés Jannequin, Cadeac et Certon lui-même.
En un phénomène de réécritures hommages, Certon actualise les chansons de ses prédécesseurs, avec le raffinement et la complexité captivante qui le caractérisent : ajout de voix, changements rythmiques, transformation régénérante qui permet ici aux standards de l’époque : La volonté, Contre raison, Susanne un jour … de perdurer selon les sensibilités et les changements de goût. Accord secret de la note et du verbe, chaque texte poétique mis en musique étonne par sa profondeur, sa richesse sémantique, la complexité harmonique et mélodique : l’équivalent français du madrigal italien. DRD ajoute le jeu des instrument qui selon le goût, l’inspiration du moment, comme à l’époque, réalise une partie initialement dévolue à la voix. En maître des sens, Denis Raisin Dadre opère une gastronomie vocale et instrumentale riche en saveurs, surprises, accents, mélanges subtilement associés : Las je my plains de Certon, Si par fortune, Reviens vers moy offrent des textures nouvelles inédites où les voix s’accordent au chant des flûtes, au basson, ductile, éloquent opérant comme un liant, composant une mosaïque de couleurs, très proches de la peinture de l’époque, où à l’idéal de la Renaissance classique répond aussi les dissonances du chromatisme nuancé acide des maniéristes, les Primatice et Rosso invités par François Ier comme Leonard pour y perfectionner encore pour la Cour de France, leur maîtrise inégalé du dessin et de la couleur.

CLIC_macaron_2014La sensibilité, suave, précise, mesurée, toujours délicieusement intime des chanteurs et instrumentistes de Doulce Mémoire restitue un univers élégant, complexe, foisonnant, étonnamment voluptueux qui éclaire l’art de Cour sous François Ier, tel un âge d’or enfin revivifié. Programme magistral, coup de coeur de classiquenews (CLIC d’avril 2015) et qui tourne dans de nombreux sites tout au long de l’année 2015 pour l’anniversaire de l’avènement de François 1er (1515). Retrouvez ici l’agenda des dates de la tournée François Ier par Doulce Mémoire en 2015 : en France (l’Indonésie en mai) : le 9 avril à Paris (Bnf), le 11 avirl à Rambouillet, puis les 21 juillet à Vincennes (le Camp du Drap d’or), 12 septembre à Azay le rideau… etc… voir toutes les dates et les différents programmes.

 

 

 

13_cd-francois1erCD. François Ier, musiques d’un règne. Music of a reign. CD1 : Messe pour le Camp du Drap d’or (juin 1520) : Messe de Sermisy, Credo de Diviti, motets de Jean Mouton. Gloria, Sanctus, Benedictus de Nicholas Ludford. Enregistré à Fontevraud en novembre 2013. CD2 : La Chambre du Roy : chansons de Gervaise, Certon, Rippe, Sandrin, Attaingnant, Sermisy, Penet, Lupi, Févin… Enregistré à Chambord en mars 2014. Doulce Mémoire, Denis Raisin Dadre, 2 cd ZZT 357.

 

 

En 2015, Doulce Mémoire fête François Ier

francois-Ier-clouet-1515-2015-doulce-memoireDoulce Mémoire fête le centenaire de l’avènement de François Ier. 1515-2015 : François Ier en majesté par Doulce mémoire. En 2015, centenaire de l’année où le Souverain portraituré par Clouet prend ses fonctions (à 21 ans), l’ensemble fondé par Denis Raisin Dadre fête le roi de France François Ier, figure marquante de la Renaissance européenne : il est sacré à Reims le 25 janvier 1515 et règnera 32 ans. La victoire de Marignan obtenue dès le début de son règne lui apporte l’autorité et le prestige qui en fait l’égal des plus grands : Charles Quint et Henry VIII. Du haut de ses 2 m, François Ier a le goût du faste, de la solennité : sous son règne, la France devient un état puissant et artistiquement mûr, c’est à dire émancipé du modèle italien. La Renaissance française gagne ses lettres de noblesses : les châteaux du Val de Loire en témoignent aujourd’hui. François Ier n’a pas qu’imposé sa puissance et l’image forte de l’état français, il a su cultiver un art de vivre et un esthétisme original qui favorise l’art et la culture français. Fontainebleau et Chambord sont ses chefs d’œuvre (sans omettre la transformation du Louvre à Paris), Leonard de Vinci devient son ami et la collection des peintures de François Ier du génie italien, constitue le noyau des collections nationales de peinture (aujourd’hui au Musée du Louvre). Roi bâtisseur et bon vivant, voyageur, esthète, François Ier est une personnalité fascinante.  On lui doit le dépôt légal des livre, l’état civil, l’usage généralisé du français… Pour célébrer ce patron des arts, vrai modèle en ce sens avant Louis XIV, les musiciens de Doulce Mémoire sont d’autant plus légitimes qu’ils se sont spécialisés dans l’interprétation de la musique à l’époque de François Ier dont il porte le nom d’une chanson : Doulce Mémoire. Trois productions nouvelles sont à l’affiche d’une année riche en découvertes et accomplissements pour le collectif qui a soufflé ses 25 ans en 2014 : Magnificences à la Cour de François Ier (associant musique et danseurs), et deux concerts de musique profane : Musiques pour la Chambre de François Ier, Musiques pour le Chambre et l’Ecurie de François Ier (VOIR notre reportage vidéo à l’occasion des 25 ans de Doulce Mémoire). C’est l’occasion pour l’ensemble Doulce Mémoire de réaliser une vaste tournée internationale qui met en avant le raffinement et l’élégance de la Cour de France sous le règne de François Ier.

 

 

 

agenda

Doulce Mémoire fête Marignan et François Ier :

Magnificence à la Cour de François Ier

19>25 mai 2015 : Tournée en Indonésie
9 avril : Bibliothèque Nationale de France, Paris (75)
11 avril : Château de Rambouillet (78)
12 septembre : Château d’Azay-le-Rideau (37)
27 juin : Gregynog Festival (Pays de Galles)

Nuit des Mille Feux au château de Villandry
Les 3 et 4 juillet 2015 : jardins de Villandry (37)

Camp du Drap d’or 1520, une messe pour la Paix
musique sacrée

21 juillet : château de Vincennes, 94
4 septembre : Festival d’Utrecht (Pays-Bas)
17 décembre : Musée de l’Armée aux Invalides (Paris)

Musiques pour la Chambre et l’Ecurie de François Ier
25 septembre : L’Aigle, 61

Toutes les informations sur le site de Doulce Mémoire

CD à paraître : le 10 mars chez Zig Zag paraît le nouveau cd de Doulce Mémoire : François Ier, musiques d’un règne. Messe pour le camp du Drap d’or, La Chambre du Roy. 1 livre (140 pages), 2 disques.

 

 

Retrouvez toutes les dates des commémorations autour de François Ier sur : www.francois1er.org

En 2015, les châteaux du Val de Loire présentent plusieurs reconstitutions prometteuses : Bataille de Marignan au Clos Lucé d’Ambroise, le Camp du Drap d’or au Château royal d’Ambroise, Exposition Le Roi et l’Empereur à Loches…