METZ : L’Arsenal fait son festival BEETHOVEN

METZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, ARSENAL : 13 – 15 mars 2020. BEETHOVEN 2020. Pleins feux sur l’écriture puissante, personnelles, volontaire et introspective du génie romantique par excellence : Beethoven. Après Haydn, la Cité musicale-Metz souffle les 250 ans de Ludwig, né le 16 décembre 1770 à Bonn.
Au programme de ce nouveau temps fort à METZ, l’intégrale des Trios (en 3 concerts) : violon, violoncelle, piano par François-Frédéric Guy, Tedi Papavrami, Xavier Phillips les 14 mars (17h et 20h) puis 15 mars à 16h. En ouverture de ce cycle Beethoven, l’Arsenal de Metz présente BABY DOLL, ven 13 mars 2020, 20h, avec l’Orchestre BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1National de Metz, performance orchestrale et chorégraphique à partir de la matière éruptive et dansante de la 7è symphonie de Beethoven. La partition suit de 7 ans la 6è Symphonie dite « pastorale », hymne lumineux et fraternel à notre mère Nature, source de vie comme d’harmonie miraculeuse. La 7ème est créée en déc 1813 à l’Université de Vienne. Auparavant, Beethoven a composé plusieurs chefs d’oeuvres : le Trio l’Archiduc, le Concerto pour piano l’Empereur. Dès sa première réalisation, la Symphonie suscite un grand succès, surtout son 2è mouvement (jaillissement rythmique continu en forme d’Allegretto, en place du traditionnel Andante / Adagio ou mouvement lent) et Wagner, quoique réducteur voire caricatural dans sa déclaration, l’affubla d’une mention depuis reprise et qui d’une certaine manière synthétise son essence pulsionnelle énergique et conquérante : « Apothéose de la danse ».

 

 

 

 

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MARATHON BEETHOVEN à METZ

Ven 13 mars 2020, 20h
BABY DOLL
Objet symphonique et chorégraphique à partir de la 7è de Beethoven
Orchestre national de Metz – Yom
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/baby-doll

On sait Beethoven « politique », doué d’une exigence morale, humaniste, fraternelle comme peu avant lui. Partant de ce principe, Marie-Eve Signeyrole déduit de la 7è Symphonie et de son élan pulsionnel irrépressible, une performance nouvelle, « objet symphonique et migratoire » ou Baby Doll prend la figure d’une jeune femme Hourria, jeune Erythréenne de 14 ans, mariée et déjà veuve, qui fuit le pays de l’horreur avec son enfant pour gagner Paris… C’est un voyage où le prétexte symphonique beethovénien permet un nouveau drame chorégraphique sur le thème de la migration…« Les quatre mouvements de la 7e Symphonie de Beethoven, ponctués par la clarinette de Yom, l’entourent comme un berceau de repos éternel. »

 

 

 

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Intégrale des TRIOS de BEETHOVEN

Sam 14 mars 2020
15h : écrire de la musique de chambre / le laboratoire Beethoven
17h : Trios de Beethoven 1
20h : Trios de Beethoven 2

Dim 15 mars 2020
16h : Trios de Beethoven 3

INFOS, RESERVATIONS : https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/beethoven

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 LIRE AUSSI notre ENTRETIEN avec François-Frédéric GUY : JOUER BEETHOVEN

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Francois-Frederic-GUY-Integrale-des-concertos-pour-piano-Ludwig-van-Beethoven-Printemps-des-Arts-Monte-Carlo-2019-1BEETHOVEN 2020. ENTRETIEN avec François-Frédéric GUY, piano. Le pianiste François-Frédéric Guy a une actualité bien chargée. Rien d’étonnant à cela pour cet artiste qui a tissé tant de liens intimes avec le compositeur à l’honneur cette année 2020, Ludwig van Beethoven, et qui en fait figure de spécialiste en France et jusqu’en Asie. Entre des évènements de grande envergure, comme les cinq concertos donnés en une seule soirée au Théâtre des Champs-Élysées avec l’excellent Orchestre de Chambre de Paris (le 18 janvier dernier, lire ci après notre compter rendu complet), la Folle Journée de Nantes consacrée à Beethoven, et bientôt l’intégrale des Trios à l’Arsenal de METZ (mars 2020), ce musicien passionné a pris le temps de se poser pour nous entretenir de sa vie avec Beethoven, mais pas seulement… Lire notre entretien complet François-Frédéric GUY : FOREVER BEETHOVEN

 

 

 

 

 

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GUY beethoven _francois-frederic-guyPASS BEETHOVEN : Profitez de tous les événements et concerts BEETHOVEN 2020 en mars à METZ grâce au pass spécial : -30% à partir de 3 spectacles choisis parmi le cycle Beethoven
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LIRE AUSSI notre dossier BEETHOVEN 250 ans 2020
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

 

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner évidemment) sera célébré tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le génie de la forme symphonique, le chercheur et l’expérimentateur dans le cadre du Quatuor à cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle… Le génie de Ludwig van Beethoven né en 1770, mort en 1827)accompagne et éblouit l’essor du premier romantisme, quand à Vienne se disperse l’héritage de Haydn (qui deviendra son maître fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intéresse mais si différemment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard à la musique, génie tardif donc (n’ayant rien composé de très convaincant avant ses cantates écrites en 1790 à 20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un élu sachant transmettre un message spirituel à l’humanité. Le fait qu’il devienne sourd, accrédite davantage la figure du solitaire maudit, habité et rongé par son imagination créative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincérité de son génie, par l’intelligence de son caractère pourtant peu facile, à séduire et cultiver les amitiés. Ses rencontres se montrent souvent décisives pour l’évolution de sa carrière et de sa reconnaissance. Pour souligner combien le génie de Beethoven est inclassable, singulier, CLASSIQUENEWS dresse le portrait de la vie de Beethoven (en 4 volets), puis distingue 4 épisodes de sa vie, particulièrement décisifs…

 

 

 

 

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BEETHOVEN 2020. ENTRETIEN avec François-Frédéric GUY, piano

Francois-Frederic-GUY-Integrale-des-concertos-pour-piano-Ludwig-van-Beethoven-Printemps-des-Arts-Monte-Carlo-2019-1BEETHOVEN 2020. ENTRETIEN avec François-Frédéric GUY, piano. Le pianiste François-Frédéric Guy a une actualité bien chargée. Rien d’étonnant à cela pour cet artiste qui a tissé tant de liens intimes avec le compositeur à l’honneur cette année 2020, Ludwig van Beethoven, et qui en fait figure de spécialiste en France et jusqu’en Asie. Entre des évènements de grande envergure, comme les cinq concertos donnés en une seule soirée au Théâtre des Champs-Élysées avec l’excellent Orchestre de Chambre de Paris (le 18 janvier dernier, lire ci après notre compter rendu complet), la Folle Journée de Nantes consacrée à Beethoven, et bientôt l’intégrale des Trios à l’Arsenal de METZ (mars 2020), ce musicien passionné a pris le temps de se poser pour nous entretenir de sa vie avec Beethoven, mais pas seulement…

 

 

 

 

FRANÇOIS-FRÉDÉRIC GUY,
à la croisée des chemins beethovéniens

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En 1998, vous avez gravé votre premier disque consacré à Beethoven avec la sonate HammerKlavier opus 106: le début d’une longue histoire, mais a-t-elle réellement commencé à cette époque?

C’était effectivement mon premier disque solo, chez Harmonia Mundi, dans la collection des Nouveaux Interprètes de Radio France. Je me dois de citer Anne-Marie Réby, à l’époque productrice sur France Musique de l’émission « En blanc et noir », qui m’a permis de jouer cette sonate à l’antenne: le producteur d’Harmonia Mundi l’a entendue et m’a proposé de l’enregistrer. Grâce au succès de ce disque, j’ai très rapidement travaillé avec des chefs prestigieux comme Esa-Pekka Salonen ou Michael Tilson Thomas, et là tout a commencé, grâce à ce disque et évidemment grâce à l’amour de Beethoven!

 

 

 

À quand remonte cet amour de Beethoven? 

Il a commencé bien avant! Quand j’étais enfant; mes parents étaient de grands mélomanes et nous avions quelques disques à la maison. Nous avions notamment le premier concerto de Beethoven par Wilhelm Kempff et le chef Ferdinand Leitner. Je l’écoutais tout le temps! J’avais huit ans quand à mon cours de piano à l’école de musique d’Évreux, j’ai joué d’oreille tout le début de ce concerto à mon professeur. Elle m’a grondé car je n’avais pas fait les exercices, mais c’était pour le principe. En réalité elle a été scotchée, au point que la semaine suivante, elle m’a offert la partition du concerto. C’est sur cette partition que j’ai appris le concerto pour passer mon prix au CNSM. Je l’ai gardée avec moi longtemps et partout après, sur les scènes de concert. Ensuite, il y a eu la Hammerklavier: en 1988, j’ai été admis dans la classe de Dominique Merlet, en jouant la fugue de la Hammerklavier, qui était le morceau imposé. J’ai immédiatement après travaillé la sonate entière. Elle est devenue mon œuvre fétiche.

 

 

Et pourtant elle est loin d’être la plus accessible, tant pour l’interprète que pour le public!

C’était en effet entrer de plain-pied dans la plus grande œuvre, la plus extrême, celle qui change le cours de l’histoire, celle qui comme le disait Beethoven « donnera du fil à retordre aux pianistes dans les cinquante prochaines années »… il aurait pu dire les cent cinquante prochaines années! C’est un tel défi de la jouer! Moi qui l’ai donnée plus de cent fois au concert, je dois la réapprendre très sérieusement à chaque fois. Elle est si difficile pour la mémoire, et ses objectifs spirituels et musicaux sont si élevés que nous devons hisser toujours plus haut notre niveau quotidien pour atteindre sa stratosphère, notamment dans son adagio qui ne peut se comparer qu’aux grands mouvements lents des derniers quatuors à cordes ou à celui de la neuvième symphonie. Il faut avoir beaucoup travaillé les œuvres de Beethoven, y compris celles de jeunesse, pour accéder à son univers!

 

 

Est-ce que la célébration de l’anniversaire de la naissance de Beethoven revêt selon vous une importance particulière dans le monde actuel? 

Oui, bien sûr. Nos sociétés ont besoin de célébrations, c’est inscrit dans l’inconscient collectif. Ce qu’il y a de touchant, c’est que le monde entier s’empare de cette commémoration, du nom de Beethoven et de son œuvre, pour l’inscrire en quelque sorte au patrimoine mondial de l’humanité. C’est magnifique! Par exemple au Japon, chaque année au mois de novembre tous les enfants, les orchestres et choeurs amateurs et professionnels interprètent la neuvième symphonie de Beethoven, le temps d’un week-end: cela donne plusieurs centaines d’exécutions au même moment, impressionnant non? Si un compositeur est capable de susciter un tel engouement 250 ans après, il mérite vraiment d’être inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, cela d’autant plus que sa musique met l’homme au centre des préoccupations musicales. Il arrive à résumer avec ses notes de musique toutes nos sensations, nos sentiments, nos aspirations, qu’elles soient élevées ou plus ordinaires. L’aspiration à la fraternité est la plus fondamentale dans sa musique; elle nous rapproche de notre propre devise française: Liberté, égalité, fraternité. Il est quelque part l’enfant de la révolution française, qu’il a suivie et aimée, même si elle était un peu trop sanglante à son goût. Il y a des thèmes dans la neuvième symphonie, dans la sonate Waldstein notamment, qui sont des hymnes à la fraternité, et cela est unique dans l’histoire de la musique. Beethoven vise l’humanité, ce qui fait que sa musique reste actuelle, intemporelle, universelle et nous touche.

 

 

En somme, la musique de Beethoven rassemble…

Oui, tout le monde se réfère à lui. En particulier les compositeurs contemporains. Lorsqu’on demandait à Boulez quelle était la référence musicale de sa première sonate, il répondait la sonate opus 78 « À Thérèse » de Beethoven. Quant à celle de sa deuxième sonate, il nommait la Hammerklavier. Et Boulez n’est pas le seul! Beethoven est à la croisée des chemins: il est encore un des classiques de la première école de Vienne, il en a parachevé les formes musicales. En particulier il a démontré qu’il pouvait tout faire avec la forme sonate, dans la symphonie, la sonate, le quatuor. Une fois cela fait, il dynamite tout, nous plonge dans l’univers des sensations et des sentiments, s’écartant de la musique formelle, et nous ouvre la porte du romantisme. N’appartenant à personne, il appartient à tout le monde et il est avec tout le monde. L’œuvre de Beethoven ne vieillit pas et les gens le ressentent, que ce soient les musiciens qui l’interprètent, ou le public.

 

 

Cette année 2020 est-elle une année particulière dans votre carrière? 

C’est une année qui marque forcément un aboutissement. Cela fait une quinzaine d’années que je me consacre à l’œuvre de Beethoven: j’ai enregistré les 32 sonates, deux fois les concertos, deux fois également l’intégrale des sonates avec violoncelle, l’intégrale des sonates pour violon et piano. Cette année anniversaire, je découvre cette cette faculté de pouvoir jongler d’une œuvre à l’autre et cela me procure une sensation très agréable! Mais pour moi, l’anniversaire de Beethoven c’est bien évidemment tous les ans!

 

 

Vous avez une vie de compagnonnage avec Beethoven, comme autrefois les artisans et artistes qui travaillaient sur l’édification des cathédrales…

Si on pouvait rassembler l’œuvre de Beethoven en un seul livre, cela serait un énorme livre comme ceux qu’on trouvait dans les monastères autrefois, que l’on ne pouvait soulever qu’à plusieurs, et aussi gros soit-il j’en ferais mon livre de chevet! J’aime comparer Beethoven à Léonard de Vinci: c’est un créateur, pas seulement un musicien; il a fait évoluer le piano. Dans ses lettres, Beethoven se plaignait régulièrement des pianos. Il pestait après ces instruments qui ne lui permettaient pas d’exprimer son bouillonnement intérieur, cette énergie qui lui est propre; il voulait des triples fortissimos qu’il n’obtenait pas sur les Broadwood ou les Graf, il voulait qu’on puisse jouer vite, qu’on tienne les sons avec la pédale, il voulait l’orchestre au piano. Les facteurs ont été obligés de s’atteler à la tâche…Dans sa tête Beethoven imaginait le piano comme Léonard de Vinci imaginait les machines volantes.

 

 

 

“J’aime comparer Beethoven à Léonard de Vinci:
c’est un créateur, pas seulement un musicien”

 

 Ludwig-Van-Beethoven

 

 

 

 

 

Vous procédez par intégrales successives, pour quelle raison?

L’œuvre de Beethoven est pour moi comme un grand puzzle. Le Beethoven Project se poursuit comme il a commencé. Mon dernier enregistrement des concertos en fait partie, car cette fois-ci ils sont en joué-dirigé. J’ajoute progressivement des pièces au puzzle pour avoir au bout du compte cette image complète du compositeur. Rien n’est cloisonné: je passe d’une sonate à un trio ou une sonate pour violon, et même à la symphonie. J’ai dirigé récemment la quatrième symphonie à l’Arsenal de Metz, avec le Sinfonia Varsovia. Auparavant j’avais dirigé la cinquième et la septième. L’an prochain ce sera la neuvième. Mon intention n’est cependant pas d’arrêter le piano pour la direction d’orchestre. Simplement, je ne peux pas imaginer être dans le monde de Beethoven sans être confronté à ses symphonies. Quand j’étais adolescent j’ai été tenté de devenir chef d’orchestre, j’ai travaillé avec Seiji Osawa pour apprendre la direction, et finalement je suis resté pianiste pour des raisons personnelles. Si je ne l’ai jamais regretté, cette attrait pour la direction ne s’est jamais éteint. C’est par le biais du joué-dirigé que j’ai pu commencer à imaginer diriger l’orchestre.

 

 

Pensez-vous que le joué-dirigé va de paire avec une vision chambriste du concerto?

C’est un lieu commun. Le joué-dirigé est plus que cela. Il met en valeur les trois aspects du concerto: la partie du soliste, sa dimension symphonique du fait que l’on dirige, et en même temps son côté musique de chambre, puisque les instrumentistes sont autour du piano qui se trouve de fait à l’intérieur de l’orchestre, en devient un instrument au même titre que les autres, même s’il a sa spécificité de par son timbre et la richesse de sa partition. C’est une trinité indissociable, et cela s’entend j’espère dans l’enregistrement. Ce côté « art total » du joué-dirigé m’a énormément intéressé. Les concertos ont été conçus et créés en joué-dirigé, sauf le cinquième en raison de la surdité du compositeur. Le joué-dirigé revêt donc une forme d’authenticité.

 

 

Les concertos, les sonates, ces intégrales que vous avez enregistrées correspondent-elles à des cycles selon vous?

Oui, bien sûr, et ce sont des cycles autobiographiques! En témoignent les sonates qu’il compose tout au long de sa vie.

 

 

Mais pas les concertos, qui ont été composés en l’espace assez court d’une décennie…

Cela à cause de sa surdité. Quand on entend la Fantaisie chorale qui est une ébauche d’un concerto mais aussi de la neuvième symphonie, on peut imaginer un concerto de cette époque peut-être avec chœur, qui aurait été très novateur, dans des dimensions tout aussi stupéfiantes !

 

 

Pour quelle raison avoir enregistré à nouveau les concertos?

Je ne me suis pas limité aux concertos. Toute ma discographie contient des doubles, voire triples enregistrements, comme celui de la Hammerklavier. J’ai besoin de revenir aux œuvres qui comptent vraiment pour moi. En ce qui concerne les concertos il y a eu une évolution: il y a dix ans, ma rencontre exceptionnelle avec Philippe Jordan a été un coup de foudre musical et amical. Nous avons donné le quatrième concerto à la salle Pleyel, sous l’impulsion d’Eric Montalbetti, qui dirigeait alors l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Ensuite, après en avoir donné l’intégrale à Paris et dans d’autres salles de concerts européennes, nous avons très rapidement enregistré les concertos. Le joué-dirigé s’est imposé à moi ces dernières années car j’avais envie d’avoir cette sensation unique de contrôler le geste musical de la première à la dernière note. Une rencontre avec un chef d’orchestre stimule la créativité, mais le fait de maîtriser l’intégralité de l’interprétation musicale est aussi une immense stimulation créatrice. Après sept ans d’expérience de cette pratique, le moment était venu d’enregistrer cette version avec le Sinfonia Varsovia que je connais depuis des années. Cela m’a ouvert de nouvelles perspectives musicales, notamment au niveau de la dimension symphonique de cette musique. J’ai voulu qu’on entende cette fusion totale.

 

 

A côté de ces monuments, il y a toutes ces pièces: les Bagatelles, les Variations…

Beethoven a aussi un côté populaire. Cela s’entend dans ses thèmes. Ils sont quelques fois très peu recherchés: on peut les siffler dans la rue, comme ces quatre premières notes de la cinquième symphonie. C’est sa façon d’accrocher celui qui écoute sa musique. Quatre notes qui ne sont même pas un thème, juste une succession immédiatement appréhendable. La force de Beethoven est dans cette efficacité. Son génie a été ensuite de bâtir une cathédrale sonore à partir de ces quatre notes. Les variations héroïques sont construites sur trois notes, les Variations Diabelli sur un thème dont il se moquait, trente trois mignatures d’une durée totale encore plus longue que la Hammerklavier! Le Carnaval opus 9 de Schumann vient quelque part des Variations Diabelli. Et puis il y a ces petites pièces que sont les Bagatelles, qui comptaient énormément pour lui, ses confidences! Elles sont d’une certaine manière l’équivalent des intermezzos de Brahms. Il a exprimé avec elles un raffinement épuré, comparable à celui des mazurkas de Chopin. Elles ont été leur modèle. Beethoven a toujours été le modèle. Quand Brahms a écrit sa première sonate pour piano, il était tellement saisi par la Hammerklavier qu’il n’a pas pu s’empêcher de citer son premier thème à deux reprises, en do majeur, puis en si bémol, la tonalité de la Hammerklavier!

 

 

Allez-vous enregistrer ces petites pièces?

Peut-être…J’aimerais enregistrer les variations Diabelli, et les variations Eroïca que j’ai souvent données l’année dernière. Je ne pense pas aujourd’hui à une intégrale des variations! J’espère en tout cas jouer de nouvelles œuvres de Beethoven. L’an passé j’ai appris la sonate pour cor et piano, peu fréquentée, une sonate en dehors des sentiers battus qui m’a donné beaucoup de plaisir.

 

 

Quelles autres symphonies allez-vous diriger?

Celles qui sont programmées en concert sont les troisième, quatrième, cinquième, septième  et neuvième. Pour la neuvième je dirigerai l’orchestre et les chœurs de l’Opéra de Limoges. C’est avec ce même orchestre que j’aurai l’immense et redoutable honneur de diriger l’opéra Fidélio en 2022. Je connais très bien cette œuvre de l’intérieur et d’autre part j’ai eu la chance de travailler longtemps avec d’excellents chanteurs: Paul Gay, Karine Deshayes, Sophie Koch… Je n’ai jamais dirigé d’opéra, mais son univers m’est familier. Ce sera sûrement une folie, car quand même je suis un pianiste, mais une expérience incroyable! Alain Mercier, le directeur de l’Opéra de Limoges, tenait à me confier cet opéra, après de nombreux projets menés ensemble. Pour le moment cela me semble juste vertigineux: c’est un énorme défi, mais il m’était impossible de le refuser!

 

 

Comment situez-vous cet opéra Fidélio?

Il est aussi à la croisée des chemins: ce n’est plus un opéra mozartien, mais c’est encore un peu un singspiel. Ce n’est pas encore l’opéra de Wagner, et pourtant Fidélio a été le modèle pour Wagner, avec le Freischütz de Weber!

 

 

Quels sont vos projets d’enregistrements pour l’avenir?

Continuer avec Beethoven! J’espère enregistrer à nouveau les Sonates pour piano d’ici 2027, qui sera elle aussi une année de grande commémoration. Dans l’immédiat, le « Brahms Project » se poursuit avec Miguel Da Silva et Xavier Phillips: nous enregistrons les deux sonates opus 120 et le trio opus 114 dans leurs versions avec alto sur un CD qui paraîtra bientôt. Et puis l’idée d’enregistrer à l’avenir ses deux concertos pour piano en joué-dirigé n’est pas sans me trotter dans la tête. La musique française fait également partie de mes projets, avec un disque Debussy-Murail.

 

 

Vous citez le compositeur Tristan Murail: quelle est la place de la musique contemporaine dans votre répertoire?

Elle est fondamentale, et constamment présente dans ma vie de musicien. Je m’intéresse aux compositeurs qui me proposent un univers nouveau, inouï, comme l’était la musique de Beethoven lorsqu’on l’a entendue pour la première fois. Tristan Murail, au même titre qu’Hugues Dufour que j’ai beaucoup interprété, fait partie de ceux-là. A l’instar de celle de Beethoven, sa musique réussit l’exploit d’être à la croisée des chemins: elle appartient au XXIème siècle, radicale dans son langage, elle a en même temps cette qualité propre à la musique spectrale de paraître familière à l’oreille. Tristan Murail m’a écrit une pièce intitulée « Cailloux dans l’eau », en hommage à Debussy, que j’ai créée l’an dernier. Au mois de septembre, j’aurai le bonheur de créer deux nouvelles pièces pour piano qui feront partie du même recueil.  Ce n’est pas tout! Il y a quelques années j’ai joué son concerto pour piano et orchestre (le Désenchantement du Monde, ndlr) en co-création avec Pierre-Laurent Aimard. Un grand évènement se prépare pour la saison 2021-2022: je donnerai en création mondiale son nouveau concerto pour piano, avec l’orchestre philharmonique de la NDR, le 28 mai 2021 à la Elbphilharmonie de Hambourg. Puis je le jouerai à l’Opéra de Tokyo avec l’orchestre symphonique de la NHK, et enfin en 2022 à Paris avec l’orchestre philharmonique de Radio France.
Une autre sortie discographique imminente va marquer mon actualité contemporaine: j’enregistre en février deux grands cycles de pièces pour piano de Marc Monnet, regroupés sous le titre « En pièces », dont j’avais créé le premier livre au festival Musica en 2012.

 

 

Vous êtes artiste associé de l’Orchestre de Chambre de Paris, statut qui vous réunit dans de nombreux projets. Quel est le prochain?

Il s’agit de la création parisienne du Concerto pour piano d’Aurélien Dumont. Ce concerto est né de ma commande au compositeur, en partenariat avec deux orchestres. Je l’ai donné en création mondiale à l’Opéra de Limoges en octobre 2019. La création parisienne est prévue le 23 avril au Théâtre des Champs-Élysées, avec l’OCP. Ce concerto a été spécialement écrit pour être interprété en joué-dirigé, comme à l’époque de Mozart et de Beethoven. D’ailleurs il tire sa substance du douzième concerto de Mozart, K414, que je jouerai aussi lors de ce concert. En deuxième partie, je dirigerai l’orchestre dans l’ouverture de Don Giovanni, et la Symphonie Haffner (n°35, K385).

 

 

Auparavant un autre évènement attend les parisiens, dans le cadre de la célébration de « l’année Beethoven ». Il s’agit de l’intégrale des Sonates qui sera donnée en mars à l’auditorium de Radio France. Pouvez-vous nous en donner les détails?

C’est un projet un peu hors-norme qui rassemble ses sonates et variations pour piano. Radio-France m’a demandé de parrainer neuf pianistes de la nouvelle génération pour donner l’intégrale des 32 sonates ainsi que les immenses variations « Eroïca » et « Diabelli » à l’auditorium de Radio-France le week-end du 20 au 22 mars prochains. J’ouvrirai et clôturerai cette grande croisière beethovenienne comme j’aime le faire depuis de nombreuses années. Mon désir est surtout de montrer à quel point cette génération est douée, flamboyante, passionnante. J’ai eu moi-même la chance de participer à une intégrale des 32 sonates avec cinq de mes collègues il y a exactement vingt ans, grâce à un magnifique projet de René Martin, le directeur des Folles Journées de Nantes et du festival de la Roque d’Anthéron. Aujourd’hui, l’idée me ravit de choisir à mon tour de jeunes artistes d’une maturité musicale et d’une variété de personnalités exceptionnelles. Je suis fier de les parrainer en cette année de célébration du génie créateur de Beethoven. Permettez-moi de les citer: Guillaume Bellom, Jean-Paul Gasparian, Rémy Geniet, Maroussia Gentet, Alexandre Kantorow (que nous remercions d’être resté dans l’équipe d’origine malgré son agenda si chargé depuis sa victoire éclatante au dernier Concours Tchaikovsky), Ismaël Margain, Sélim Mazari, Nathalia Milstein et Tanguy de Williencourt. Il s’agira d’un partage unique, et avant tout d’une grande et réjouissante fête musicale!

Propos recueillis par Jany Campello pour classiquenews.com, février 2020

 

 

 

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A ne pas manquer: les 32 sonates de Beethoven, Auditorium de Radio France, du 20 au 22 mars 2020. Programme et réservations sur maisondelaradio.fr

 

 
COMPTES-RENDUS, CRITIQUES sur CLASSIQUENEWS
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COMPTE-RENDU, critique, concert. PARIS, TCE, le 18 janv 2020. BEETHOVEN / FF GUY : les 5 Concertos pour piano. François-Frédéric GUY, piano et direction. Orchestre de Chambre de Paris
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-concert-paris-tce-le-18-janv-2020-beethoven-ff-guy-les-5-concertos-pour-piano/

 

 

 
COMPTE-RENDU, critique festival Les solistes à Bagatelle, 16 septembre 2018, récital François -Frédéric Guy, piano, Debussy, Murail, Beethoven. A l’orangerie du parc de Bagatelle, sous le ciel radieux d’un été qui n’avait pas dit son dernier mot, le public est venu nombreux dimanche 16 septembre, écouter les deux derniers concerts clôturant le festival Les Solistes à Bagatelle. Un récital de piano, puis de musique de chambre, comme de tradition dans cet évènement, avec pour fil conducteur la musique du compositeur Tristan Murail, au cœur de chacun des deux programmes. Comme se plait à le dire Anne-Marie Reby Guy, sa directrice artistique, le festival vit avec son temps, et les œuvres de compositeurs vivants sont les composantes incontournables de la programmation. Cette année, Tristan Murail, mais aussi Bruno Mantovani, Ivan Fedele, George Benjamin et Allain Gaussin, auront ainsi apporté, dans sa diversité, la touche contemporaine.
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-festival-les-solistes-a-bagatelle-16-sept-2018-recital-francois-frederic-guy-piano-debussy-murail/

 

 

 

 

LIRE aussi notre grand DOSSIER BEETHOVEN 2020

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner évidemment) sera célébré tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le génie de la forme symphonique, le chercheur et l’expérimentateur dans le cadre du Quatuor à cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle… Le génie de Ludwig van Beethoven né en 1770, mort en 1827) accompagne et éblouit l’essor du premier romantisme, quand à Vienne se disperse l’héritage de Haydn (qui deviendra son maître fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intéresse mais si différemment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard à la musique, génie tardif donc (n’ayant rien composé de très convaincant avant ses cantates écrites en 1790 à 20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un élu sachant transmettre un message spirituel à l’humanité. Le fait qu’il devienne sourd, accrédite davantage la figure du solitaire maudit, habité et rongé par son imagination créative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincérité de son génie, par l’intelligence de son caractère pourtant peu facile, à séduire et cultiver les amitiés. Ses rencontres se montrent souvent décisives pour l’évolution de sa carrière et de sa reconnaissance. Pour souligner combien le génie de Beethoven est inclassable, singulier, CLASSIQUENEWS dresse le portrait de la vie de Beethoven (en 4 volets), puis distingue 4 épisodes de sa vie, particulièrement décisifs…

 

FESTIVAL BEETHOVEN à METZ

METZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, ARSENAL : 13 – 15 mars 2020. BEETHOVEN 2020. Pleins feux sur l’écriture puissante, personnelles, volontaire et introspective du génie romantique par excellence : Beethoven. Après Haydn, la Cité musicale-Metz souffle les 250 ans de Ludwig, né le 16 décembre 1770 à Bonn.
Au programme de ce nouveau temps fort à METZ, l’intégrale des Trios (en 3 concerts) : violon, violoncelle, piano par François-Frédéric Guy, Tedi Papavrami, Xavier Phillips les 14 mars (17h et 20h) puis 15 mars à 16h. En ouverture de ce cycle Beethoven, l’Arsenal de Metz présente BABY DOLL, ven 13 mars 2020, 20h, avec l’Orchestre BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1National de Metz, performance orchestrale et chorégraphique à partir de la matière éruptive et dansante de la 7è symphonie de Beethoven. La partition suit de 7 ans la 6è Symphonie dite « pastorale », hymne lumineux et fraternel à notre mère Nature, source de vie comme d’harmonie miraculeuse. La 7ème est créée en déc 1813 à l’Université de Vienne. Auparavant, Beethoven a composé plusieurs chefs d’oeuvres : le Trio l’Archiduc, le Concerto pour piano l’Empereur. Dès sa première réalisation, la Symphonie suscite un grand succès, surtout son 2è mouvement (jaillissement rythmique continu en forme d’Allegretto, en place du traditionnel Andante / Adagio ou mouvement lent) et Wagner, quoique réducteur voire caricatural dans sa déclaration, l’affubla d’une mention depuis reprise et qui d’une certaine manière synthétise son essence pulsionnelle énergique et conquérante : « Apothéose de la danse ».

 

 

 

 

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MARATHON BEETHOVEN à METZ

Ven 13 mars 2020, 20h
BABY DOLL
Objet symphonique et chorégraphique à partir de la 7è de Beethoven
Orchestre national de Metz – Yom
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/baby-doll

On sait Beethoven « politique », doué d’une exigence morale, humaniste, fraternelle comme peu avant lui. Partant de ce principe, Marie-Eve Signeyrole déduit de la 7è Symphonie et de son élan pulsionnel irrépressible, une performance nouvelle, « objet symphonique et migratoire » ou Baby Doll prend la figure d’une jeune femme Hourria, jeune Erythréenne de 14 ans, mariée et déjà veuve, qui fuit le pays de l’horreur avec son enfant pour gagner Paris… C’est un voyage où le prétexte symphonique beethovénien permet un nouveau drame chorégraphique sur le thème de la migration…« Les quatre mouvements de la 7e Symphonie de Beethoven, ponctués par la clarinette de Yom, l’entourent comme un berceau de repos éternel. »

 

 

 

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Intégrale des TRIOS de BEETHOVEN

Sam 14 mars 2020
15h : écrire de la musique de chambre / le laboratoire Beethoven
17h : Trios de Beethoven 1
20h : Trios de Beethoven 2

Dim 15 mars 2020
16h : Trios de Beethoven 3

INFOS, RESERVATIONS : https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/beethoven

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GUY beethoven _francois-frederic-guyPASS BEETHOVEN : Profitez de tous les événements et concerts BEETHOVEN 2020 en mars à METZ grâce au pass spécial : -30% à partir de 3 spectacles choisis parmi le cycle Beethoven
VOIR L’OFFRE, ACHETEZ ici, dirctement sur le site de la Cité musicale METZ
https://cmm.shop.secutix.com/selection/subscription?productId=101439610078

 

 

 

 

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LIRE AUSSI notre dossier BEETHOVEN 250 ans 2020
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

 

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner évidemment) sera célébré tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le génie de la forme symphonique, le chercheur et l’expérimentateur dans le cadre du Quatuor à cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle… Le génie de Ludwig van Beethoven né en 1770, mort en 1827)accompagne et éblouit l’essor du premier romantisme, quand à Vienne se disperse l’héritage de Haydn (qui deviendra son maître fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intéresse mais si différemment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard à la musique, génie tardif donc (n’ayant rien composé de très convaincant avant ses cantates écrites en 1790 à 20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un élu sachant transmettre un message spirituel à l’humanité. Le fait qu’il devienne sourd, accrédite davantage la figure du solitaire maudit, habité et rongé par son imagination créative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincérité de son génie, par l’intelligence de son caractère pourtant peu facile, à séduire et cultiver les amitiés. Ses rencontres se montrent souvent décisives pour l’évolution de sa carrière et de sa reconnaissance. Pour souligner combien le génie de Beethoven est inclassable, singulier, CLASSIQUENEWS dresse le portrait de la vie de Beethoven (en 4 volets), puis distingue 4 épisodes de sa vie, particulièrement décisifs…

 

 

 

 

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METZ : MARATHON BEETHOVEN, 13 – 15 mars 2020

METZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, ARSENAL : 13 – 15 mars 2020. BEETHOVEN 2020. Pleins feux sur l’écriture puissante, personnelles, volontaire et introspective du génie romantique par excellence : Beethoven. Après Haydn, la Cité musicale-Metz souffle les 250 ans de Ludwig, né le 16 décembre 1770 à Bonn.
Au programme de ce nouveau temps fort à METZ, l’intégrale des Trios (en 3 concerts) : violon, violoncelle, piano par François-Frédéric Guy, Tedi Papavrami, Xavier Phillips les 14 mars (17h et 20h) puis 15 mars à 16h. En ouverture de ce cycle Beethoven, l’Arsenal de Metz présente BABY DOLL, ven 13 mars 2020, 20h, avec l’Orchestre BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1National de Metz, performance orchestrale et chorégraphique à partir de la matière éruptive et dansante de la 7è symphonie de Beethoven. La partition suit de 7 ans la 6è Symphonie dite « pastorale », hymne lumineux et fraternel à notre mère Nature, source de vie comme d’harmonie miraculeuse. La 7ème est créée en déc 1813 à l’Université de Vienne. Auparavant, Beethoven a composé plusieurs chefs d’oeuvres : le Trio l’Archiduc, le Concerto pour piano l’Empereur. Dès sa première réalisation, la Symphonie suscite un grand succès, surtout son 2è mouvement (jaillissement rythmique continu en forme d’Allegretto, en place du traditionnel Andante / Adagio ou mouvement lent) et Wagner, quoique réducteur voire caricatural dans sa déclaration, l’affubla d’une mention depuis reprise et qui d’une certaine manière synthétise son essence pulsionnelle énergique et  conquérante : « Apothéose de la danse ».

 

 

 

 

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MARATHON BEETHOVEN à METZ

Ven 13 mars 2020, 20h
BABY DOLL
Objet symphonique et chorégraphique à partir de la 7è de Beethoven
Orchestre national de Metz – Yom
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/baby-doll

On sait Beethoven « politique », doué d’une exigence morale, humaniste, fraternelle comme peu avant lui. Partant de ce principe, Marie-Eve Signeyrole déduit de la 7è Symphonie et de son élan pulsionnel irrépressible, une performance nouvelle, « objet symphonique et migratoire » ou Baby Doll prend la figure d’une jeune femme Hourria, jeune Erythréenne de 14 ans, mariée et déjà veuve, qui fuit le pays de l’horreur avec son enfant pour gagner Paris… C’est un voyage où le prétexte symphonique beethovénien permet un nouveau drame chorégraphique sur le thème de la migration…« Les quatre mouvements de la 7e Symphonie de Beethoven, ponctués par la clarinette de Yom, l’entourent comme un berceau de repos éternel. »

 

 

 

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Intégrale des TRIOS de BEETHOVEN

Sam 14 mars 2020
15h : écrire de la musique de chambre / le laboratoire Beethoven
17h : Trios de Beethoven 1
20h : Trios de Beethoven 2

Dim 15 mars 2020
16h : Trios de Beethoven 3

INFOS, RESERVATIONS : https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/beethoven

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LIRE AUSSI notre dossier BEETHOVEN 250 ans 2020
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

 

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner évidemment) sera célébré tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le génie de la forme symphonique, le chercheur et l’expérimentateur dans le cadre du Quatuor à cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle… Le génie de Ludwig van Beethoven né en 1770, mort en 1827) accompagne et éblouit l’essor du premier romantisme, quand à Vienne se disperse l’héritage de Haydn (qui deviendra son maître fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intéresse mais si différemment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard à la musique, génie tardif donc (n’ayant rien composé de très convaincant avant ses cantates écrites en 1790 à 20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un élu sachant transmettre un message spirituel à l’humanité. Le fait qu’il devienne sourd, accrédite davantage la figure du solitaire maudit, habité et rongé par son imagination créative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincérité de son génie, par l’intelligence de son caractère pourtant peu facile, à séduire et cultiver les amitiés. Ses rencontres se montrent souvent décisives pour l’évolution de sa carrière et de sa reconnaissance. Pour souligner combien le génie de Beethoven est inclassable, singulier, CLASSIQUENEWS dresse le portrait de la vie de Beethoven (en 4 volets), puis distingue 4 épisodes de sa vie, particulièrement décisifs…

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, critique, concert. PARIS, TCE, le 18 janv 2020. BEETHOVEN / FF GUY : les 5 Concertos pour piano

beethoven-ludwig-dossier-specila-file-annonce-concerts-opera-classiquenews-beethoven-2020COMPTE-RENDU, critique, concert. PARIS, TCE, le 18 janv 2020. BEETHOVEN / FF GUY : les 5 Concertos pour piano. François-Frédéric GUY, piano et direction. Orchestre de Chambre de Paris, THÉÂTRE DES CHAMPS ÉLYSÉES, Paris, 18 janvier 2020. Les 5 concertos pour piano de Beethoven.  La célébration des 250 ans de la naissance de Beethoven a commencé en ce début d’année dans la monumentalité, avec l’intégralité de ses concertos pour piano donnés en une soirée, une folie que le compositeur n’aurait pas condamnée – rappelons-nous ce soir du 22 décembre 1808 à Vienne: création du quatrième concerto, mais aussi des symphonies 5 et 6, que « complétaient » l’aria « Ah, perfido! », la Fantaisie pour piano opus 77 et la Fantaisie chorale opus 80! Un véritable défi relevé par ses interprètes, l’Orchestre de Chambre de Paris et le pianiste François-Frédéric Guy, tous en grande forme, devant le public enthousiaste du Théâtre des Champs-Élysées plein à craquer.

 

 

 

 

LA QUINTESSENCE DES CONCERTOS DE BEETHOVEN

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Francois-Frederic GuyCinq chefs-d’œuvre, trois heures de musique, un musicien qui cumule les fonctions – pianiste soliste et chef – suffisamment de quoi être piqué de curiosité. On pousse la porte du Théâtre en se demandant si l’endurance des musiciens va tenir, si notre propre écoute restera dans son acuité, si ce concert XXL ne ressemblera pas plutôt à un grand show, au détriment du sens musical. Certains craignent déjà l’indigestion Beethoven avant même le début du festin attendu cette année. C’est sans compter sur l’énergie, l’expérience et l’engagement artistique de François-Frédéric Guy, la connivence du musicien et de la formation orchestrale qui n’a rien de conjoncturel, s’inscrivant dans la continuité d’une collaboration de plusieurs années (ils jouèrent cette intégrale au festival Berlioz à la Côte-Saint-André en 2015). Photo ci dessus  : FF Guy / © C Doutre.

La soirée se déroule en trois parties, et commence avec le premier puis le troisième concerto (opus 15 et opus 37), enchaînant les tonalités d’ut majeur puis ut mineur. L’introduction orchestrale du premier mouvement (concerto n°1) annonce une belle vitalité musicale, insufflée par la direction de F.F. Guy, mais serait-il sous l’effet d’un accès soudain de conscience devant le pic à gravir? Lorsque le pianiste fait son entrée, une légère indétermination se fait sentir au tout début, et le bon équilibre entre l’orchestre et son instrument met quelques mesures à s’instaurer. Le propos se clarifie cependant, et les marques se prennent rapidement de part et d’autre. A partir de la seconde partie du mouvement, le concerto irradie de toute sa lumière, le piano chante dans un phrasé ample, déroule des avalanches de traits dans une fluidité parfaite, jusqu’à la cadence, théâtrale et facétieuse. Après le Largo, de grande hauteur de ton, joué avec une sobriété de bon aloi, le rondo caracole avec vigueur dans un do majeur triomphant. Le rythme de croisière est pris, et le troisième concerto expose ses thèmes dans une netteté de traits et des couleurs orchestrales caractérisées. Le piano joue des oppositions entre fermeté de ton et lyrisme puissant. Le largo est renversant d’émotion: F-F. Guy donne à son thème, lent et recueilli, des contours expressifs bouleversants, qu’il relaie à l’orchestre donnant ampleur et profondeur au chant, soutenu dans le grave des cordes. Ce n’est pas pour notre déplaisir qu’il force par moments le trait de l’humour dans le rondo final, plein d’enthousiasme, vigoureux et spirituel, entrainant l’orchestre dans l’euphorie contagieuse de la coda.
Une heure après, c’est une autre paire de concertos, avec le deuxième opus 19 en si bémol majeur, puis le quatrième opus 58 en sol majeur. Côtoiement intéressant du second, encore dans l’esprit mozartien, brillant de ses cascades de gammes et d’une pudique tendresse dans son adagio, et du quatrième à l’envergure orchestrale des grandes symphonies beethoveniennes. Deux mondes, deux approches musicales et pianistiques dont François-Frédéric Guy distingue la virtuosité avec justesse: le toucher, l’articulation et le phrasé, le poids, la pédale, tout y est parfaitement à sa place. Quel somptueux legato dans l’adagio du deuxième concerto, qui s’achève dans l’évanescence! Dans le quatrième concerto, il sait densifier, donner la gravité, comme il sait aussi effiler le son, l’élever, lui enlever de la matière tout en lui donnant sa longueur, cela au piano comme à l’orchestre. Son rondo final propage sa belle humeur, son invulnérable optimisme, dans les vertus de ses timbres (haute tenue des trompettes et timbales) et de ses rythmes, d’une netteté impeccable chez les cordes.

Ludwig-Van-BeethovenLa soirée culmine avec le cinquième concerto « l’Empereur » opus 73 en mi bémol majeur. Dans une énergie décuplée, François-Frédéric Guy et l’OCP lui donnent fière allure: l’œuvre mythique resplendit dans toute sa grandeur. Le premier mouvement, à l’inébranlable et puissante architecture, a une classe formidable. Le pianiste-chef incarne devant nous un Beethoven à la vitalité solaire, qui avec une aisance et un naturel confondants passe de la direction à l’instrument, précis dans les gestes qu’il adresse à l’orchestre comme dans ses prises de parole au clavier. L’adagio, dans sa simplicité, nous tient hors sol, admirablement servi par la majesté des cors, et le finale jubilatoire et triomphant couronne de son ultime effet anticyclonique cette soirée revigorante et si incroyable.

Devant cet impressionnant hommage, rendu par un beethovénien émérite et un orchestre d’une qualité et d’une homogénéité remarquables, réunissant autant d’excellents solistes, les rappels se succèdent jusqu’à l’ovation debout du public, libérant des bravos des quatre coins du théâtre. L’année Beethoven s’ouvre magistralement avec ses concertos. Elle promet encore de grands rendez-vous… A suivre.

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU,Concert. La Roque d’Anthéron 2019, le 17 Août 2019. Récital FF Guy, piano. L.V. BEETHOVEN (Hammerklavier)

COMPTE-RENDU,Concert. Festival de La Roque d’Anthéron 2019. La Roque d’Anthéron. Parc du Château de Florans, le 17 Août 2019. L.V. BEETHOVEN. F.F. GUY. La grande connaissance de la musique de Beethoven par François-Frédéric Guy est bien connue au concert. Il a également enregistré probablement toute la musique de Beethoven pour piano, sonates, pour piano seul et à deux, musique de chambre et concertos. Son allure calme, sa concentration sereine donnent immédiatement un sentiment de sécurité. Il débute son concert avec la 16 ème des 32 Sonates de Beethoven. Elle possède donc une position centrale dans cette production prodigieuse. Alors qu’elle est contemporaine du déchirant texte du Testament d’Heiligenstadt ; elle paraît joyeuse et pleine d’humour. Comme si le grand homme voulait bien rendre compte de son plaisir à vivre en société que la surdité le condamnait à éviter. Le jeu de François Frédéric Guy est justement capable de rendre cette légèreté et cet humour. Même si le mouvement lent se rembrunit. La beauté de la sonorité nous ravit et la délicatesse des phrasés est également admirable.

 

 

32 Sonates, Hammerklavier… 

François-Frédéric Guy excelle dans Beethoven

 

concert piano critique classiquenews Guy_© Christophe GREMIOT_17082019-6

 

 

 

L’élégance de l’écriture et celle de l’interprétation se rencontrent avec art sous les doigts de François-Frédéric Guy. Puis la Sonate n° 26 plus connue comme celle des adieux, est en fait celle « des adieux, de l’absence et du retour de l’ami ». Il ne s’agit pas d’une histoire amoureuse mais d’amitié. Beethoven voyait le frère de l’Empereur, son élève, ami et mécène quitter Vienne sous la menace Napoléonienne. Précédant de peu le cinquième concerto, l’écriture pianistique est virtuose et brillante. François-Frédéric Guy avec une belle autorité dramatique va nous faire vivre ses trois états avec une grande clarté de jeu. Nuances très développées, virtuosité maîtrisée et tristesse dans le mouvement lent non surjouée, mais exprimée avec noblesse. Le final est un moment de véritable allégresse.

Après l’entracte c’est la grandiose Sonate « Hammerklavier ». Peu de pianistes peuvent en rendre la véritable grandeur qui dépasse le seul jeu pianistique. Récemment à Salon-de-Provence le tout jeune Théo Fouchenneret nous avait éblouis par sa compréhension du message de Beethoven dans des qualités pianistiques rares. Il est certain que la maturité de François-Frédéric Guy lui permet d’aller plus loin. Il dépasse les traits pianistiques, se met complètement à nu dans une interprétation totalement bouleversante. Comment Beethoven a-t-il pu aller si loin ? Comment cet artiste fait-il pour rendre perceptible au public la confession de l’âme du compositeur ? Il y a presque quelque chose d’indécent à livrer au public une telle confession. Public dont une partie joue avec son téléphone portable, tousse, bouge ou somnole pendant qu’un artiste intègre livre en totale impudeur tout son amour pour cette partition incroyable. Le long mouvement lent (20 minutes) est l’expression, la confidence d’une âme au bord du désespoir mais qui garde faiblement la foi dans l’humanité.
C’est là que le Testament d’Heiligestadt prend tout son sens. Beethoven avait en lui cette page, et bien d’autres : il devait les offrir à ses frères humains. Voici l’extrait du testament auquel je fais allusion : « De tels incidents me portaient presque au désespoir et il s’en fallut de peu que je ne misse fin à ma vie, mais seul, lui, l’art m’en retint. Oh ! Il me semblait impossible de quitter ce monde avant d’avoir accompli ce à quoi je me sentais disposé et, ainsi je prolongeai cette vie misérable, vraiment misérable, cette nature si fragile qu’un assez rapide changement me fit passer du meilleur état dans le pire. »

Il me semble que l’organisation d’un concert, même dans un lieu magique comme celui-ci, touche à sa limite lorsque que l’artiste-interprète offre une si parfaite compréhension du message bouleversant du compositeur. François-Frédéric Guy domine non seulement techniquement cette Sonate, mais en comprend parfaitement et nous en fait comprendre, toute la grandeur.

 

 

piano concert critique festival classiquenews Guy_© Christophe GREMIOT_17082019-11

 

 

Ce grand moment de musique est à marquer d’une pierre blanche. François-Frédéric Guy est un artiste à la maturité magnifique. Il est en train de diffuser en CD son intégrale des Sonates de Beethoven. Elle est certainement admirable, mais assister à un concert de cette qualité n’a pas de prix. Car voir la charge émotionnelle maîtrisée de l’artiste, rend humble et reconnaissant. Le public a applaudi bruyamment et presque vulgairement après cette musique éthique si profonde. François-Frédéric Guy avec un bel humour a joué en premier bis la lettre à Elise. Son petit sourire semblait suggérer que savoir jouer la Hammerklavier est peut être un préalable à bien jouer cette petite et si belle lettre…. Que massacrent tant d’amateurs…
Puis dans la belle nuit provençale un nocturne de Chopin au legato de velours, a fermé la soirée avec beaucoup d’élégance. Plus qu’un pianiste François-Frédéric Guy est un grand musicien et il excelle dans la capacité à faire comprendre le génie de Beethoven.

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Compte- rendu, Concert. Festival de La Roque d’Anthéron 2019. La Roque d’Anthéron. Parc du Château de Florans, le 17  août 2019. Ludwig Van Beethoven ( 1770-1827) : Sonate N°16 en sol majeur op.31 n°1 ; Sonate n°26 en mi bémol majeur Op.81a «  Les adieux » ; Sonate n°29 en si bémol majeur Op.106 «  Hammerklavier » ; François-Frédéric Guy, piano. Photos : © Christophe Grimiot