CONCOURS. COMPTE-RENDU FINALES ET PALMARÈS CONCOURS LONG-THIBAUD-CRESPIN 2019 (Piano). PARIS, les 15 et 16 novembre 2019.

concours-long-thibaud-crespin-annonce-palmares-critique-classiquenews-piano-chantCOMPTE-RENDU FINALES ET PALMARÈS CONCOURS LONG – THIBAUD – CRESPIN, Piano 2019. PARIS, Auditorium de Radio France, les 15 et 16 novembre 2019. Les 15 et 16 novembre se sont dĂ©roulĂ©es les Ă©preuves concerto du Concours International Long-Thibaud-Crespin Ă  l’Auditorium de Radio France, devant un jury prĂ©sidĂ© par Martha Argerich, prĂ©sente seulement pour ces finales. Devant un public fourni rĂ©unissant comme on se doute mĂ©lomanes mais aussi de trĂšs nombreux professionnels, les six pianistes se sont produits avec l’Orchestre National de France, dirigĂ© par le chef Jesko Sirvend. A l’issue d’une longue dĂ©libĂ©ration, Bertrand Chamayou, directeur artistique du concours et membre du jury a proclamĂ© le palmarĂšs en prĂ©sence du jury au complet, depuis la scĂšne de l’auditorium. Loin de convaincre, et d’obtenir l’adhĂ©sion de l’assistance, ce palmarĂšs a provoquĂ© les protestations du public, et un malaise gĂ©nĂ©ral.

 

 

 

UN INCOMPRÉHENSIBLE PALMARÈS!

 

 
C’est le premier adjectif qui a fleuri sur les lĂšvres d’une assistance mĂ©dusĂ©e, Ă  l’annonce des rĂ©sultats, et qui a continuĂ© de se rĂ©pandre au fil de la soirĂ©e. Beaucoup ont mĂȘme rĂ©agi avec des huĂ©es, applaudissant les jeunes artistes, mais exprimant dĂ©sapprobation et colĂšre Ă  l’encontre du jury.

LAURÉATS:

Kenji MIURA, 1er Grand Prix Marguerite Long – AcadĂ©mie des Beaux-ArtsMIURA
Keigo MUKAWA, 2e Grand Prix
Zhora SARGSYAN, 3e Grand Prix de la Ville de NĂźmes
Jean-Baptiste DOULCET,  4e Prix des Amis du Concours
Alexandra STYCHKINA, 5e Prix Albert Roussel
Clément LEFEBVRE, 6e Prix

 

 
Prix spéciaux:
Kenji Miura:
- Prix de sa S.A.S le Prince de Monaco pour la meilleure interprétation du concerto
- Prix Harrison Parrott
- Prix Warner Classics
Jean-Baptiste Doulcet:
- Prix du public

 

 

Le Prix de la SACEM, pour la meilleure interprĂ©tation de l’Ɠuvre de Michael Jarrell, n’a pas Ă©tĂ© attribuĂ©. (C’est la conclusion que nous avons tirĂ©e, ce Prix, curieusement, n’ayant pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ© Ă  la proclamation, et l’absence du compositeur remarquĂ©e! Nous y reviendrons
)

Pourquoi une telle polĂ©mique aujourd’hui? Il est apparu Ă©vident que Kenji Miura Ă©tait loin d’avoir fait la meilleure performance, constatation unanime. On ne l’attendait pas en finale, et encore moins en tĂȘte du palmarĂšs. Revenons sur ce que nous avons entendu: en demi-finale, la seule piĂšce qui ait Ă©tĂ© convaincante est l’extrait de Cerdana de D. de SĂ©verac. Pour le reste, Miura a versĂ© dans la tentation du brio, une qualitĂ© certes, mais qui peut nuire Ă  la profondeur et Ă  la sincĂ©ritĂ© d’expression. Ainsi a-t-il favorisĂ© le registre aigu du clavier, dĂ©laissant bien souvent les basses (nocturne n°13 de FaurĂ©). Ses prĂ©ludes de Rachmaninov Ă©taient par trop clinquants. Son rĂ©cital de finale n’était qu’honnĂȘte, sans plus, et il y aurait mĂȘme Ă  redire sur la finesse d’approche de ses Valses nobles de Ravel. Son Liszt pas si inspirĂ© que ça (AprĂšs une lecture du Dante) n’a pas Ă©tĂ© exempt d’accrocs. Quant au concerto de Chopin, ce fut le moins intĂ©ressant de tous ceux entendus: touchĂ© trĂšs souvent dur et forcĂ©, projetĂ©, dĂ©clamĂ© en permanence, propretĂ© parfois douteuse. Alors vraiment, pourquoi et comment ce pianiste a-t-il raflĂ© tous les prix ou presque? Certes, pas un des six finalistes ne s’est dĂ©tachĂ©, trĂšs au-dessus des cinq autres. Chacun s’est montrĂ© avec ses forces et ses faiblesses (du moment, ou pas). Les dĂ©partir et les positionner relevaient d’un arbitrage qui se devait d’ĂȘtre soigneux et rĂ©flĂ©chi, en fonction de critĂšres clairement hiĂ©rarchisĂ©s. Mais prenons le cas du 6Ăšme prix: ClĂ©ment Lefebvre. Ce pianiste a dĂ©montrĂ© de rĂ©elles qualitĂ©s de musicien, au-delĂ  de ce qu’ont pu faire passer les autres Ă  ce niveau, puisqu’il s’agit de comparer. Un vĂ©ritable artiste, au sens poĂ©tique incontestable, sachant faire chanter son piano, imaginer des atmosphĂšres, doser les sonoritĂ©s, varier les couleurs, le toucher trĂšs fin, indiciblement touchant. Lui n’est pas allĂ© dans la facilitĂ© de la flamboyance, ni dans l’efficacitĂ© des tempi ultra-rapides (concerto n°1 Beethoven). Ses Oiseaux tristes de Ravel avaient une profondeur de champs magnifique, sa Barque sur l’ocĂ©an dans la mouvance du vent et de vagues parties des profondeurs n’était pas uniquement de reflets et de scintillements, ses Rameau de haute tenue comme au disque, Franck (PrĂ©lude, choral et fugue) trĂšs inspirĂ© et poignant malgrĂ© les stigmates d’une fatigue perceptible Ă  la toute fin. Enfin son concerto n°1 de Beethoven n’était peut-ĂȘtre pas dans les conventions classiques, mais quel raffinement dans l’expression, quelle personnalitĂ©, quelle noblesse, et quelle belle cadence! Et pourtant il n’était guĂšre servi par l’orchestre, lourd, Ă©crasant dans le premier mouvement notamment. Si ce pianiste ne pouvait prĂ©tendre au premier prix, tout au moins sa place aurait dĂ» ĂȘtre deux ou trois crans au-dessus dans le palmarĂšs. La jeune Alexandra Stychkina, a dĂ©montrĂ© une aisance incontestable, et ce mĂȘme concerto de Beethoven a Ă©tĂ© autrement plus brillant, sonnant clair d’un bout Ă  l’autre, mais constamment prĂ©visible, dans cette efficacitĂ© que j’évoquais plus haut, se souciant assez peu du dĂ©tail, allant droit au but (cadence passant quasi inaperçue), aidĂ©e cette fois par un orchestre un peu plus alerte que la veille. A noter que cette Ɠuvre a tout de mĂȘme rĂ©vĂ©lĂ© de son jeu un dĂ©faut notable de legato. Par ailleurs, elle est passĂ© Ă  cĂŽtĂ© de Debussy en particulier avec ses Reflets dans l’eau, trop prĂ©cipitĂ©s. Ses inventions de Bach sont sans conteste sa plus belle rĂ©ussite. Keigo Mukawa a mĂ©ritĂ© sa deuxiĂšme place, et aurait dĂ» ĂȘtre classĂ© avant son compatriote: il a montrĂ© un trĂšs grand talent dans son 5Ăšme concerto « l’Égyptien » de Saint-SaĂ«ns: trĂšs imaginatif, virtuose, il a dĂ©passĂ© la pure dĂ©monstration brillante. on retiendra ses passages trĂšs orientalistes, d’un exotisme rehaussĂ© bien rendu et de bon goĂ»t, quoique sur-lignĂ©, et sa fin Ă©clatante. Mais il manquait quelque chose d’ineffable Ă  ses miroirs de Ravel (rĂ©cital de finale) bien que soignĂ©s formellement : ses Oiseaux tristes aux effets un peu trop appuyĂ©s voulaient trop exprimer. Sa Partita n°2 de Bach, quoique brillante, manquait de respiration. L’armĂ©nien Zhora Sargsyan s’est vu attribuer la troisiĂšme place, malgrĂ© un jeu pas toujours trĂšs soignĂ©, quoique fluide, et des Kreisleriana flottantes (rĂ©cital finales). Mais ce pianiste a cette qualitĂ© d’un son plein et rond, qui ne force pas, ce qui est agrĂ©able Ă  l’oreille. On aurait attendu davantage d’imagination, notamment dans les contrastes expressifs de la Mephisto Waltz, entre sĂ©duction trompeuse, et brasier infernal. Enfin le second français Jean-Baptiste Doulcet a Ă©tĂ© une dĂ©couverte, lui aussi avec ses qualitĂ©s et ses dĂ©fauts: une personnalitĂ© affirmĂ©e, un jeu engagĂ©, des idĂ©es musicales intĂ©ressantes, mais parfois un son dur manquant de longueur, des attaques nerveuses. Son concerto n°3 de BartĂłk trĂšs thĂ©Ăątral et Ă©lectrisant a fait son effet. Mais la longue et si belle mĂ©lodie du deuxiĂšme mouvement a manquĂ© d’horizontalitĂ©, marquĂ© par des attaques de l’avant-bras nuisant Ă  la ligne. Son parcours sur la durĂ©e du concours Ă©tait cohĂ©rent avec un goĂ»t pour la musique du XXĂšme siĂšcle qui s’est exprimĂ© notamment dans Debussy, Dutilleux et Berg.

 

 

Alors que dire Ă  cĂŽtĂ© de cela d’un concerto de Chopin qui aurait pu passer totalement inaperçu en Ă©coute en aveugle par exemple, et qui le demeurera, noyĂ© dans la multitude d‘interprĂ©tations existantes, dont certaines inĂ©galĂ©es?
Il y a bien un problĂšme! Comment se fait-il que les candidats français aient Ă©tĂ© repoussĂ©s si loin dans le classement? Comment se fait-il que les deux japonais soient en tĂȘte et pas dans le bon ordre, car quand mĂȘme, Keigo Mukawa est artistiquement beaucoup plus intĂ©ressant que son compatriote. En quoi Kenji Miura est-il si consensuel, pour ĂȘtre Ă  ce point rĂ©compensĂ©? IncomprĂ©hensible, oui, totalement.

ConsidĂ©rant le caractĂšre inique et l’opacitĂ© du jugement d’un jury souverain, pliant les rĂ©sultats au point d’« oublier » d’évoquer le Prix de la SACEM pour l’interprĂ©tation de l’Ɠuvre de Michael Jarrell, lui-mĂȘme absent, les rĂ©actions de ceux qui attendaient un grand moment avec ce concours sont totalement justifiĂ©es, y compris dans leurs proportions. Le jury devrait en prendre graine et n’a pas d’autre issue aujourd’hui que de jouer la carte de la transparence, en publiant la grille des critĂšres ainsi que leur hiĂ©rarchie, et les notes attribuĂ©es aux candidats. Le jury dans la situation prĂ©sente doit une explication, en plus de la transparence, qui est la rĂšgle dans d’autres grands concours internationaux aujourd’hui. Que Kenji Miura remporte le 1er prix, soit, mais que cela soit clairement justifiĂ© par le jury, par les notes rĂ©ellement attribuĂ©es et des arguments recevables, afin que soient dĂ©finitivement Ă©cartĂ©s de tous les esprits doutes et toutes autres considĂ©rations qui n’auraient rien Ă  voir avec le talent artistique et la musique.

Cerise sur le gĂąteau, il aurait Ă©tĂ© de bon ton que le compositeur Michael Jarrell remerciĂąt les interprĂštes de sa crĂ©ation, plutĂŽt qu’enfoncer publiquement avec un mĂ©pris affichĂ© et une prĂ©tention manifeste ces candidats courageux qui ont passĂ© tant de temps Ă  braver les difficultĂ©s peu gratifiantes de son Ă©tude.

Pour toutes ces raisons, il serait plus que souhaitable que le jury veuille bien considĂ©rer la stupeur et le mouvement de protestation actuels, et tenter de redresser la barre, s’il en est encore tant, d’un concours qui a dĂ©cidĂ©ment bien du mal Ă  se relever. Nous français, nous aimons ce concours, ses origines. Nous y tenons. Il n’avait pas besoin de ce faux pas.

Cela dit, justice doit ĂȘtre rendue: conscients du travail accompli en amont, nous faisons confiance Ă  Bertrand Chamayou qui a pris Ă  bras le corps la direction artistique du concours, le prĂ©parant avec conscience, conviction et engagement. Nos espoirs lui sont particuliĂšrement adressĂ©s. Puisse le Long-Thibaud-Crespin vivre Ă  l’avenir dans des valeurs qui feront sa renommĂ©e et son rayonnement!

 

  

 

 

LIRE aussi notre compte rendu des demi finales des 11 et 12 nov 2019

COMPTE-RENDU, DEMI-FINALES. PARIS, les 11 et 12 novembre 2019. CONCOURS LONG – THIBAUD – CRESPIN, Piano 2019. Salle Cortot. 


concours-long-thibaud-crespin-annonce-palmares-critique-classiquenews-piano-chantCOMPTE-RENDU, DEMI-FINALES. PARIS, les 11 et 12 novembre 2019. CONCOURS LONG – THIBAUD – CRESPIN, Piano 2019. Salle Cortot
. L’édition 2019 du Concours International Long-Thibaud-Crespin est dĂ©volue au piano. 50 candidats ont Ă©tĂ© prĂ©sĂ©lectionnĂ©s pour les Ă©preuves qui ont dĂ©butĂ© le 8 novembre, avec les Ă©liminatoires. Ils sont 12 Ă  avoir Ă©tĂ© choisis pour les demi-finales qui se sont dĂ©roulĂ©es salle Cortot les 11 et 12 novembre, devant un jury de haut vol formĂ© de 9 membres: Marie-JosĂšphe Jude, Yulianna Adveeva, Kirill Gerstein, Marc-AndrĂ© Hamelin, Jean-Bernard Pommier, Anne QueffĂ©lec, Xu Zhong, sous la direction artistique de Bertrand Chamayou, et la PrĂ©sidence de Martha Argerich. RĂ©sultat: six heureux Ă©lus pour les finales qui s’échelonneront jusqu’à samedi soir, oĂč seront remis les prix.

 

 

 

Ont été retenus pour les finales (par ordre de passage):

Clément LEFEBVRE, 30 ANS, France
Kenji MIURA, 25 ans, Japon
Keigo MUKAWA, 26 ans, Japon
Zhora SARGSYAN, 25 ans, Arménie
Alexandra STYCHKINA, 16 ans, Russie
Jean-Baptiste DOULCET, 26 ans, France

 

 

 

clementOn saluera d’abord cette association de bonne augure entre la salle Cortot et la Fondation Long-Thibaud-Crespin, l’annĂ©e anniversaire des cent ans de l’École Normale de Musique. Que la vĂ©nĂ©rable institution accueille le cĂ©lĂšbre concours dans ses murs (dont la salle de concerts, rappelons-le, est l’Ɠuvre de l’architecte Auguste Perret), fait sens et semble relever a posteriori d’une Ă©vidence. Voici ainsi les blasons redorĂ©s de part et d’autre!

C’est donc aujourd’hui une Ă©dition d’un niveau incontestablement Ă©levĂ© Ă  laquelle nous assistons, tant en ce qui concerne la composition du jury que la qualitĂ© des candidats en lisse. Deux jours passionnants Ă  Ă©couter de jeunes pianistes venus des horizons les plus variĂ©s.

MIURALes Ă©preuves de ces demi-finales imposaient aux participants, pour commencer,  une Ɠuvre de musique de chambre, et cette annĂ©e il s’agissait d’un premier mouvement de quintette choisi parmi Brahms (opus34), Franck (FWV 7), et DvorĂĄk (opus 81). La « rĂ©plique » Ă©tait donnĂ©e, excusez du peu, par l’excellent quatuor HermĂšs. Suivait pour chacun un programme solo de son choix piochĂ© pour partie dans un rĂ©servoir imposĂ© d’Ɠuvres de compositeurs français de fin XIXĂšme et XXĂšme siĂšcles.

MUKAWAOn aura retenu la grande musicalitĂ© de ClĂ©ment Lefebvre qui a su faire chanter DvorĂĄk avec charme et poĂ©sie, dans un parfait Ă©quilibre avec les cordes, donner chair et couleurs au 6Ăšme nocturne de FaurĂ©, puis dans « AprĂšs une lecture de Dante » (Liszt), orchestrer les noirceurs des abysses infernales, et la lumiĂšre  divine immatĂ©rielle et douce. Keigo Mukawa nous a impressionnĂ©s par les contrastes et l’énergie dĂ©ployĂ©s dans Incises de Boulez, tout Ă  l’écoute de ses rĂ©sonances, et par son toucher prĂ©cis dans la Ballade n°2 de Liszt d’une grande profondeur d’expression.

Zhora SargsyanZhora Sargsyan, s’est rĂ©vĂ©lĂ© dans le quintette de Franck, par une prĂ©sence riche, des sonoritĂ©s longues et pleines et de beaux Ă©changes avec les cordes, et dans Mephisto Waltz de Liszt par une technique Ă©blouissante, un jeu vertigineux entre brasier et sulfureuse sĂ©duction. La trĂšs jeune Alexandra Stychkina a jouĂ© un quintette de Brahms trĂšs convainquant par la qualitĂ© de ses timbres, et son sens accompli de la structure. Elle a poursuivi avec un 4Ăšme scherzo de Chopin trĂšs volubile, et un 6Ăšme Regard sur l’Enfant JĂ©sus de Messiaen (« Par lui tout a Ă©tĂ© fait ») Ă©clatant, dans une belle tension jubilatoire. Kenji Miura a quant Ă  lui fait preuve d’une grande maĂźtrise et de beaucoup de brio.

ALEXANDRAOn retiendra surtout la beautĂ© de la 4Ăšme piĂšce extraite de Cerdana de DĂ©odat de SĂ©verac. Enfin Jean-Baptiste Doulcet nous a frappĂ©s par les oppositions de son jeu, tendu et nerveux, ou au contraire mĂ©ditatif (Brahms et Dutilleux), et sa lecture de la Sonate opus 1 de Berg d’une belle homogĂ©nĂ©itĂ© dans son parcours expressif.

JB_DoulcetCes six musiciens nous donnent rendez-vous cette fois au grand auditorium de Radio France pour la suite des Ă©preuves dĂšs mercredi 13 novembre (rĂ©citals – ils devront entre autres jouer la piĂšce imposĂ©e de Michael Jarrell, commande du concours), et ensuite aux finales « concertos » vendredi 15 Ă  20h00 et samedi 16 Ă  19h00. ClĂ©ment Lefebvre et Alexandra Stychkina interprĂšteront le 1er concerto de Beethoven, Zhora Sargsyan le 1er concerto de Rachmaninov, Kenji Miura le 2Ăšme concerto de Chopin, Keigo Mukawa le 5Ăšme concerto de Saint-SaĂ«ns et Jean-Baptiste Doulcet le 3Ăšme concerto de BartĂłk, avec l’Orchestre National de France dirigĂ© par Jesko Sirvend.

 

 

 

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Renseignements et réservations sur le site du concours: www.long-thibaud-crespin.org

Illustrations : les 6 finalistes tels que Ă©numĂ©rĂ©s dans l’ordre de passage.