Nouvelle MANON de Massenet Ă  l’OpĂ©ra Bastille

massenet jules portrait classiquenewsPARIS, Bastille : nouvelle MANON de Massenet : 26 fev – 10 avril 2020 – Massenet contrairement Ă  ce qu’il dĂ©clare dans Souvenirs (souvent rĂ©Ă©criture idĂ©alisatrice sujette Ă  caution), compose Manon sur une longue durĂ©e Ă  partir du livret de Meilhac et Gille. La composition s’accĂ©lère surtout en 1882, après la crĂ©ation milanaise d’HĂ©rodiade. Du genre opĂ©ra-comique, la partition comporte quelque scènes parlĂ©es, surtout un personnage issu du théâtre comique XVIIIè chantĂ© par un « trial », c’est Ă  dire un tĂ©nor lĂ©ger : le vieux Guillot de Morfontaine qui malgrĂ© son âge avancĂ© en pince pour Manon; mais celle-ci acceptant puis rechignant ses cadeaux exorbitants, ne pourra guère Ă©chapper Ă  la vengeance du vieux satire blessĂ© ; Massenet cite surtout le style français rococo et galant (ballet du Cours la Reine dans un style purement Louis XV et Pompadour). Pour le rĂ´le titre, le compositeur a subtilement mĂŞlĂ© les diverses facettes d’un personnage qui est tout sauf superficiel : attachant. Le rĂ´le exige virtuositĂ© coloratoure et dramatisme intense. Il faut autant exprimer la frivolitĂ© triomphante de la jeune coquette que le dĂ©sarroi sincère de la courtisane coupable et amoureuse…

D’après le roman de l’abbé Prévost (1731), Manon de Massenet précède l’opéra éponyme (Manon Lescaut) de Puccini (1893). Après son opéra, Massenet compose une suite chambriste à Manon, Le portrait de Manon (1894), où il resserre encore son écriture et approfondit sa nostalgie du grand style, mais sur un mode intimiste nouveau, très proche du théâtre.
Dans Manon, première lecture (création à l’Opéra Comique, le 19 janvier 1884), Massenet réinvente le personnage central de la jeune femme, frivole et amoureuse, fragile et trop légère … le rôle est brillamment incarné par les meilleures sopranos de la Belle Epoque: Marie Heilbronn (qui meurt trop tôt à 35 ans en mars 1886), puis Sibyl Sylberson (à partir de 1891 à l’Opéra Comique)…

Massenet soigne le brio des airs solistes: air du rêve de Des Grieux (comme une romance ancienne); grand air brillant et virtuosissime pour la soprano vedette : “je marche sur tous les chemins” (air du Cours La Reine) et depuis lors, emblème de toute coloratoure qui se respecte, là même où a brillé sans pareille, Beverly Sills, sur les traces de la créatrice du rôle, Marie Heilbronn.
Plus que dans Carmen de Bizet, Manon ose des tournures nouvelles, faisant évoluer en permanence l’écriture du discours vocal : air, arioso, drame chanté; la prosodie de Massenet est fine et libre, d’une liberté et d’une invention remarquables. Le grand duo amoureux à Saint-Sulpice où la sirène séductrice reconquiert son ancien amant devenu abbé (!) est l’un des sommets de l’opéra et l’épisode prosodique le plus réussi à ce titre.

 

 

 

 

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PARIS, Opéra Bastille
du 26 février au 10 avril 2020
3h25 avec 2 entractes
Réservez directement vos places sur le site de l’Opéra de Paris
https://www.operadeparis.fr/saison-19-20/opera/manon

La distribution alterne deux équipes : avec Pretty Yende / Amina Edris dans le rôle titre, Benjamin Bernheim / Stephen Costello (le chevalier DesGrieux), Ludovic Tézier (Lescaut)… Dans la nouvelle mise en scène de Vincent Huguet.

 

 

 

 

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Réinventer le style Pompadour….

Massenet en homme du XIXème réinvente le XVIIIè décrit pourtant avec précision par l’Abbé Prévost dans son roman qui se déroule à Paris au début des années 1720… le Cours la Reine est une pure invention du compositeur. Lescaut n’est plus le frère mais le cousin de la belle Manon. Celle-ci ne meurt pas dans le désert américain mais sur la route du Havre et elle a assez de discernement malgré sa fatigue et son épuisement pour, juste avant d’expirer, admirer le diamant de la première étoile du soir…
Avec le tableau du Cours la Reine, véritable image fantasmatique d’un XVIIIè redessiné par Massenet et ses librettistes, le directeur de l’Opéra Comique, Carvalho, mise sur les effets visuels et spectaculaires, grâce aux décors spécialement conçus pour la production: le public venu applaudir Marie Heilbronn dans le rôle de Manon et le célèbre ténor Alexandre Talazac, se passionne pour l’opéra: pas moins de 78 représentations pour la seule année 1884. Un triomphe et l’a confirmation que Massenet reste le plus grand créateur à l’opéra en cette fin du XIXème.

Synopsis
Manon Lescaut fuit à Paris avec le Chevalier des Grieux pour échapper au couvent. Mais les amants sans le sou déchantent vite et dans le Paris de la Régence (devenu l’emblème du style Pompadour dans l’opéra de Massenet), Manon quitte Des Grieux pour vendre ses charmes aux nobles assidus; devenu abbé à Saint-Sulpice, Des Grieux ne peut résister aux avances de son ancienne maîtresse venue le reconquérir… ils se remettent ensemble; il joue et gagne; mais c’est compter sans la vengeance des puissants; Manon est déportée et meurt dans le bras d’un Des Grieux, impuissant.

 

 
PrĂ©sentation de l’Ĺ“uvre par l’OpĂ©ra de Paris :

Lorsque l’abbé Prévost signe en 1731 L’Histoire du chevalier  des Grieux et de Manon Lescaut – qui inspirera à Massenet sa Manon – c’est le tableau d’une époque qu’il nous livre : celle de la Régence, qui voit la vieille société s’éteindre tandis qu’une nouvelle semble naître, pleine de la promesse d’une liberté nouvelle. C’est entre ces mondes qu’évolue Manon, fuyant le couvent pour embrasser les chemins du désir et de la transgression, et se jeter à corps perdu dans une passion brûlante et autodestructrice avec des Grieux. Une parenthèse s’ouvre, qui se refermera dans la douleur et dans la nuit. Le metteur en scène Vincent Huguet s’affranchit du taffetas historique de l’oeuvre pour en faire ressurgir toute la violence.

 

 

 

  

 

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ACTE I - AMIENS

Le vieux Guillot de Morfontaine, entouré de ses maîtresses Poussette, Javotte et Rosette, dîne bruyamment en compagnie de Brétigny. Débarque une foule de voyageurs parmi lesquels la jeune Manon. Elle est accueillie par son cousin Lescaut, chargé de la conduire au couvent. La belle ne passe pas inaperçue et Guillot tente de la séduire en faisant étalage de sa richesse. Lescaut l’éloigne et recommande à Manon de se tenir sage pendant qu’il s’encanaille dans le cabaret voisin. Restée seule, Manon rêve à la vie qu’on lui interdit. L’arrivée du chevalier des Grieux la tire de sa mélancolie : les deux jeunes gens tombent amoureux au premier regard et décident de s’enfuir à Paris.

ACTE II – PARIS

Le jeune couple vit dans un appartement de fortune. Des Grieux lit à Manon la lettre qu’il vient d’écrire à son père dans laquelle il lui annonce son intention de l’épouser. Ils sont interrompus par Lescaut, accompagné de Brétigny que Manon reconnaît immédiatement malgré son déguisement. Un jeu de dupes se met en place : Lescaut prétend se réconcilier avec des Grieux, tandis que Brétigny informe Manon que son amant sera rendu de force à son père le soir même. En échange de son silence, il lui promet de faire d’elle la reine du Tout-Paris. Malgré son amour sincère, Manon accepte le marché et se résigne à changer de vie. Des Grieux s’aperçoit de son trouble, mais il est trop tard : il est enlevé sous les protestations de Manon.

ACTE III – PREMIER TABLEAU LE COURS-LA-REINE

C’est jour de fête au Cours-la-Reine. Poussette, Javotte et Rosette s’amusent en cachette de Guillot tandis que Lescaut fait le joli coeur. Manon fait une entrée très remarquée et proclame devant la foule de ses admirateurs l’urgence de profiter de la jeunesse. Elle surprend une conversation entre Brétigny et le comte des Grieux et apprend que le chevalier a décidé de se retirer du monde et d’entrer au séminaire. Guillot, qui espère séduire Manon et l’enlever à Brétigny, a fait venir pour elle le Ballet de l’Opéra, mais la jeune femme quitte la fête précipitamment pour aller retrouver des Grieux.

ACTE III – SECOND TABLEAU SAINT-SULPICE

Des Grieux vient de prononcer un sermon qui a beaucoup impressionné les dévotes. Son père tente encore une fois de le dissuader d’entrer dans les ordres, mais le jeune homme reste inflexible. Cependant l’arrivée de Manon le trouble au plus haut point. Elle le supplie de lui pardonner sa trahison. Des Grieux est tiraillé entre son désir et ses résolutions. Il finit par céder au charme de Manon et s’enfuit une nouvelle fois avec elle.

ACTE IV – L’HĂ”TEL DE TRANSYLVANIE

Les dépenses de Manon ont épuisé les ressources de des Grieux. Pour se refaire, il se laisse entraîner dans un tripot où Lescaut a ses habitudes. Malgré ses réticences et son dégoût pour les jeux d’argent, il engage une partie avec Guillot dont il rafle les mises coup sur coup. Sa chance insolente irrite son adversaire qui l’accuse de tricherie. Guillot sort en menaçant le couple et revient peu après avec la police qui arrête Manon et des Grieux avec la bénédiction de son père.

ACTE V – LA ROUTE DU HAVRE

Sur une route qui mène vers Le Havre, des Grieux et Lescaut attendent le passage du convoi des filles condamnées à la déportation. Lescaut réussit à acheter la complicité des gardes pour que Manon et des Grieux puissent rester un moment seuls. La jeune femme s’accuse d’avoir gâché leur amour et implore le pardon. Des Grieux la rassure, tente de lui redonner espoir. Mais Manon est trop épuisée. Elle meurt dans ses bras en rêvant à leur bonheur passé.

Opéra-Comique en cinq actes et six tableaux. Musique de Jules Massenet.
Livret de Henri Meilhac et Philippe Gille d’après le roman de l’abbé Prévost (Histoire du Chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut). Éditions Leduc-Heugel.
Créé à Paris, Opéra-Comique, le 19 janvier 1884.

 

 
 

 

VIDEO. TOURCOING: Jean-Claude Malgoire ressuscite Aben Hamet de Théodore Dubois (clip vidéo)

ABEN-HAMET_dubois_vignette_fond-noirTourcoing: Théodore Dubois, Aben Hamet, 1884.Les 14,16,18 mars 2014. CLIP VIDEO. D’après Chateaubriand (Le dernier Abencérage), l’académicien Théodore Dubois et ses librettistes abordent la passion amoureuse sur fond d’inquisition et de guerres religieuses. Aben Hamet poussé par sa mère Zuléma tente de reconquérir pour la foi de ses ancêtres l’Espagne depuis Grenade : restaurer l’ancien Califat dont son père était le roi. Chrétiens et musulmans s’affrontent mais le maure Aben tombe amoureux de la belle chrétienne Bianca : défiant la fatalité des antagonismes héréditaires, leur amour foudroyant sera cependant vaincu par l’opposition des religions.

 

 

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CLIC_macaron_2014Audace et raffinement harmoniques, subtilitĂ© mĂ©lodique avec un usage très subtil des leitmotiv, puretĂ© stylistique et suprĂŞme Ă©lĂ©gance, l’opĂ©ra Aben Hamet (crĂ©Ă© en 1884) nous est restituĂ© dans une nouvelle orchestration, rĂ©alisĂ©e par Jean-Claude Malgoire d’après la version chant / piano originale. C’est l’occasion de savourer cet orientalisme français d’une irrĂ©sistible sĂ©duction (oĂą rayonne le timbre de la harpe, du saxophone…) : Aben Hamet poursuit la claire et lumineuse vision de Carmen de Bizet. Mais Dubois y ajoute aussi sa parfaite connaissance de l’opĂ©ra hĂ©ritĂ© de Gounod, FaurĂ©, Saint-SaĂ«ns, Massenet. Sa sensualitĂ© et sa finesse annoncent mĂŞme Debussy. C’est dire l’importance de cette rĂ©surrection. A Tourcoing, Jean-Claude Malgoire  rĂ©unit une distribution convaincante oĂą rayonne le timbre clair et juvĂ©nile du baryton Guillaume Andrieux dans le rĂ´le-titre : Ă  Grenade, le jeune prince dĂ©couvre l’amour mais doit affronter l’extrĂ©misme : il mourra sur le champ de bataille. Dans une mise en scène Ă©purĂ©e, Ă  la fois suggestive et abstraite (signĂ©e Alita Baldi), l’action lyrique suit son cours, sans faiblir jusqu’à la superbe scène finale d’un romantisme prĂ©servĂ©. Production Ă©vĂ©nement, Tourcoing les 14, 16 et 18 mars 2014. CLIC de CLASSIQUENEWS.COM

 

Lire notre prĂ©sentation de l’opĂ©ra ABEN HAMET de ThĂ©odore Dubois (1884)

Toutes les infos sur le site de L’Atelier Lyrique de Tourcoing 

 

 

Théodore Dubois (1837-1924)
Aben Hamet, 1884
création mondiale
version réorchestrée (JC Malgoire)
livret en français

 

boutonreservation

 

Vendredi 14 mars 2014 Ă  20h
Dimanche 16 mars 2014 Ă  15h30
Mardi 18 mars 2014 Ă  20h
Tourcoing, Théâtre Municipal R. Devos

Billetterie / 03 20 70 66 66

Livret de Léonce Détroyat et Achille de Lauzières d’après la nouvelle de Chateaubriand : Les Aventures du dernier Abencèrage. Opéra créé au Théâtre Italien à Paris le 16 décembre 1884

Jean Claude Malgoire et Vincent Boyer, orchestration
Jean Claude Malgoire, direction musicale
Alita Baldi, mise en scène
Alain Lagarde, scénographie
Enrico Bagnoli, lumières
Christine Rabot-Pinson, costumes

Aben Hamet : Guillaume Andrieux, baryton
Bianca : Ruth Rosique, soprano
AlfaĂŻma : Hasnaa Bennani, soprano
Zuléma : Nora Sourouzian, mezzo-soprano
Le Duc de Santa-Fe : Marc Boucher, baryton-basse

Ensemble vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Ecurie et la Chambre du Roy

 

RecrĂ©ation d’Aben Hamet de Dubois Ă  Tourcoing

ABEN-HAMET_dubois_malgoire_atelier_lyrique-de-Torucoing_affiche-petite-246Tourcoing : Aben Hamet de Dubois, recrĂ©ation. Les 14,16,18 mars 2014. CrĂ©ation mondiale en version scĂ©nique. Après en avoir proposĂ© la version de concert au Canada (en juin 2013 Ă  Saint-Lambert), Jean-Claude Malgoire et sa fidèle Ă©quipe (Atelier lyrique de Tourcoing, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy) proposent en 3 soirĂ©es la crĂ©ation en français et mise en scène de l’opĂ©ra Aben Hamet du compositeur classique acadĂ©mique ThĂ©odore Dubois. Le chant des amants contre la guerre religieuse. Le sujet brosse le portrait du dernier AbencĂ©rage (Aben Hamet, lui-mĂŞme fils du dernier roi des Maures, Boabdil); prĂŞt en accostant Ă  Grenade a reconquĂ©rir l’Espagne (malgrĂ© la dĂ©faite des Maures depuis 1492). Sur fond historique, exhalant parfums, couleurs et dĂ©cors orientalisants Ă  la manière du peintre GĂ©rĂ´me (lui-mĂŞme pompier et acadĂ©mique, ami proche de Dubois), le compositeur imagine vertiges et Ă©preuves d’un amour impossible, celui du musulman Aben Hamet passionnĂ©ment Ă©pris de la belle chrĂ©tienne Bianca, fille du gouverneur de Grenade… tout les sĂ©pare et pourtant ils ne peuvent vivre l’un sans l’autre. La loi des cĹ“urs contre la fatalitĂ© des conflits sĂ©culaires…  En mars 2014, Jean-Claude Malgoire ressuscite un opĂ©ra crĂ©Ă© en 1884 qui eut un immense retentissement et dont le sujet polĂ©mique (le chant de deux coeurs amoureux contre les antagonismes politiques et la barbarie de la guerre) explique qu’il fut scrupuleusement Ă©cartĂ© et mis dans l’ombre très vite. Le chef en propose sa version personnelle d’après un long travail de recherche et de mise en forme respectueuse de l’esprit de l’oeuvre. L’opĂ©ra crĂ©Ă© en italien est ici chantĂ© en français. Et la partition d’orchestre a Ă©tĂ© totalement rĂ©Ă©crite Ă  partir d’une version chant piano, seule manuscrit parvenu, transmis par l’arrière-petit fils du compositeur.

 

ABEN-HAMET_dubois_vignette_fond-noirRĂ©orchester Aben. A partir des traitĂ©s d’orchestration de Gounod et de Massenet, Jean-Claude Malgoire a rĂ©tabli une pâte sonore aux Ă©vocations orientales de Dubois ; le chef a aussi consultĂ© la matière disponible aujourd’hui, c’est Ă  dire les partitions des oratorios de Dubois :  Le Paradis Perdu rĂ©cemment ressuscitĂ©, Les Sept paroles du Christ en croix, de ses symphonies dont la Symphonie française. ThĂ©odore Dubois Ă©tait alors plus connu comme compositeur Ă  l’Ă©glise qu’auteur lyrique. Autant de sources permettant aujourd’hui de mieux connaĂ®tre l’orchestrateur Ă©lĂ©gant, sensible, raffinĂ© et transparent que fut Dubois : une personnalitĂ© musicale du milieu parisien très estimĂ©e. Dans la fosse d’opĂ©ra, Ă  l’Ă©poque de Dubois se distinguent les cordes (dont la harpe inĂ©vitable alors), mais aussi l’importance du pupitre des vents (saxophone) et des cuivres (ophiclĂ©ide) sans omettre la richesse des percussions aux couleurs nettement orientalisantes (clochettes, castagnettes, tambour de basque …).

 

ABEN-HAMET_dubois_vignette_fond-noirL’amour ou le devoir. Jean-Claude Malgoire a resserrĂ© le livret français tout en adaptant les mots et les rĂ©fĂ©rences religieuses selon notre propre sensibilitĂ© ; s’agissant d’un terrain toujours polĂ©mique, les choix linguistiques et lexicaux ont Ă©tĂ© particulièrement soignĂ©s afin d’inscrire le sujet et l’action de l’oeuvre de Dubois dans notre actualitĂ©. Pour se faire, la seconde version validĂ©e par l’auteur en 1888, – pour d’Ă©ventuelles reprises, après la crĂ©ation de 1884, a Ă©tĂ© adoptĂ©e, dont les tailles dans l’acte III, mais aussi l’ajout d’une scène ultime oĂą la mère d’Aben, ZulĂ©ma, voix de la fatalitĂ© guerrière et de la vengeance suicidaire, exhorte son fils Ă  rĂ©aliser par devoir, son destin politique : venger l’âme de son père en conquĂ©rant Grenade : or comment pourrait-il honorer son père le roi Boabdil s’il Ă©pouse une chrĂ©tienne ? La violence du sujet vient du choix que fait Dubois : montrer l’impossibilitĂ© des deux amants de vivre leur amour face Ă  l’antagonisme religieux et politique hĂ©ritĂ© de leurs aĂ®nĂ©s.

 

 

Théodore Dubois (1837-1924)
Aben Hamet, 1884
création mondiale
version réorchestrée (JC Malgoire)
livret en français

 

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Vendredi 14 mars 2014 Ă  20h
Dimanche 16 mars 2014 Ă  15h30
Mardi 18 mars 2014 Ă  20h
Tourcoing, Théâtre Municipal R. Devos

Billetterie / 03 20 70 66 66

Livret de Léonce Détroyat et Achille de Lauzières d’après la nouvelle de Chateaubriand : Les Aventures du dernier Abencèrage. Opéra créé au Théâtre Italien à Paris le 16 décembre 1884

Jean Claude Malgoire et Vincent Boyer, orchestration
Jean Claude Malgoire, direction musicale
Alita Baldi, mise en scène
Alain Lagarde, scénographie
Enrico Bagnoli, lumières
Christine Rabot-Pinson, costumes

Aben Hamet : Guillaume Andrieux, baryton
Bianca : Ruth Rosique, soprano
AlfaĂŻma : Hasnaa Bennani, soprano
Zuléma : Nora Sourouzian, mezzo-soprano
Le Duc de Santa-Fe : Marc Boucher, baryton-basse

Ensemble vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Ecurie et la Chambre du Roy