CD. Dietsch, Wagner: Le vaisseau fantĂ´me (Minkowski, 2013)

CD. Dietsch, Wagner: Le vaisseau fantĂ´me (Minkowski, 2013) … jouer Wagner puis Dietsch, deux opĂ©ras contemporains sur le mĂŞme livret (de Wagner) peut s’avĂ©rer riche en enseignements. A dĂ©faut d’interprètes au format, la confrontation s’avère riche en enseignements …  Parisien sans espoir, dans l’impossibilitĂ© de composer pour l’OpĂ©ra de Paris, le jeune Wagner rĂ©ussit bon an mal an Ă  vendre cependant son livret en français (dans une prose plutĂ´t approximative) : ainsi Le Vaisseau FantĂ´me est bien crĂ©Ă© Ă  Paris mais sous la plume d’un autre compositeur. Un comble pour l’auteur qui Ă©labora son drame continu Ă  Meudon … La France se montra bien peu curieuse de son style en pleine maturation Ă  quelques kilomètres de Paris..

 

 

 

Dietsch et Wagner : 2 compositeurs pour 1 livret

 

Au dĂ©but enthousiaste, le directeur de l’OpĂ©ra Pillet achète donc le texte de Wagner (contre 500 francs de l’Ă©poque) ; puis Ă  l’Ă©tĂ© 1841 confie aux librettistes Foucher et RĂ©voil, le soin de rĂ©adapter la rĂ©daction de l’action qui elle, plaĂ®t infiniment aux instances parisiennes : c’est finalement un proche de Pillet, Pierre-Louis Dietsch qui compose la musique du drame fantastique inspirĂ© de Scott et de Marryat. Le Vaisseau fantĂ´me est crĂ©Ă© Ă  l’OpĂ©ra de Paris le 9 novembre 1842, soit quelques mois avant l’ouvrage de Wagner, crĂ©Ă© Ă  Dresde le 2 janvier 1843. Lille sera la première ville française Ă  entendre l’opĂ©ra de Wagner en … 1893 !

L’opĂ©ra de Dietsch acclimate Weber Ă  la sauce Meyerbeer dans le style parfois pompier et grande machine très Ă  la mode alors.  Rien de très rĂ©volutionnaire prĂ©cisĂ©ment tant la musique semble Ă©noncer sans guère de relief les poncifs Ă  la mode : il est vrai que la lecture plutĂ´t terre Ă  terre, prosaĂŻque et souvent ronflante de Minkowski et de ses musiciens n’aide guère Ă  dĂ©fendre la subtilitĂ© annoncĂ©e d’une musique qui reste très convenable et rien que … biensĂ©ante. Le chef fait ce qu’on attend de lui : du Minko, sans surprise, souvent rond et dĂ©monstratif, rarement fin et subtil, en rien profond ni poĂ©tique. Comme le visuel de couverture, l’apprĂ©ciation oscille continĂ»ment entre houle impressionnante et gros gâteau parfois indigeste.
De lĂ  Ă  penser qu’il Ă©tait inutile de ressusciter tel ouvrage dans le style d’un Dietsch jusque lĂ  citĂ© dans tous les ouvrages et jamais vraiment analysĂ© en connaissance de cause… non Ă©videmment.

 

 

 

Dietsch : entre Meyerbeer et HalĂ©vy …

 

dietsch_wagner_vaisseau_fantome_naive_minkowskiLe chĹ“ur sans âme, Ă©grène un français inaudible : brouillard prosodique qui renforce l’allant bonhomme de l’orchestre sous la baguette de son chef routinier… Evidemment jouer Dietsch et Wagner l’espace d’une mĂŞme soirĂ©e ou dans un coffret discographique qui en dĂ©coule s’avère … savoureux : le premier demeure honnĂŞte quant le second atteint un souffle inĂ©dit; mais on se devait d’Ă©couter ce Vaisseau FantĂ´me contemporain de celui de Wagner et prĂ©sentĂ© en France.
Avouons que l’orchestre de Dietsch, Ă©lève de Reicha et de Choron, – maĂ®tre de chapelle Ă  Saint-Eustache puis fondateur de l’Ecole Niedermeyer-, n’a pas la flamme wagnĂ©rienne ; et sa coupe prosodique n’atteint pas l’articulation trouble et si riche de l’opĂ©ra germanique. L’Ă©criture reste Ă©lĂ©gante, parisienne de fait (donc dans le style de Meyerbeer et de HalĂ©vy), mais on aimerait bien Ă©couter l’Ă©nergie des choeurs… et les solistes sans manquer d’engagement ne font pas non plus dans la dentelle, soulignant le cĂ´tĂ© plan plan plutĂ´t que la caractĂ©risation mi fantastique mi spectaculaire d’une lĂ©gende marine marquĂ©e par la malĂ©diction du marin hollandais, sombre et tragique.

Il y a Ă©videmment le grand air dĂ©ploratif de la soprano futur aimĂ©e du Hollandais, Minna (I, ” Il fait nuit “) mais le timbre usĂ© et le vibrato envahissant de Sally Matthews laissent peu de place Ă  l’Ă©clat angĂ©lique et juvĂ©nile du personnage dont le prĂ©nom rappelle jusqu’Ă  celui de la propre Ă©pouse de … Wagner. C’est plus une cocotte vaguement Ă©moustillĂ©e par les parfums du soir et l’imminence du hĂ©ros de son coeur que l’âme assoiffĂ©e et passionnĂ©e qui saisit tant chez Wagner. Quoiqu’il en soit, l’ouvrage de 1h40mn, alors conçu comme le ” lever de rideau ” du grand ballet qui suit, demeure une mise en bouche, un rien terne voire grisâtre sous une baguette aussi besogneuse ! Ugo Rabec fait un Barlow d’une mĂŞme Ă©toffe : Ă©paisse et bien lourde. Les choeurs d’hommes et de marins rĂ©sonnent bien telles des chansons Ă  boire, et les bacchannales n’ont de champĂŞtre que le nom…  et Russel Braun dans son grand air de  hĂ©ros maudit (II, Dans ce port Ă  l’abri des tempĂŞtes humaines...), compose un TroĂŻl enfin ardent et tendre, d’une souffrance digne, qui rend idĂ©alement hommage aux couleurs d’une partition qui se rĂ©vèle dans les duos amoureux et donc les prières solitaires.  MĂŞme Bernard Richter rĂ©ussit la cavatine de Magnus, maĂ®trisant enfin ses aigus parfaitement couverts et Ă©panouis… (II, DĂ©sormais plus de plaintes…).

 

 

Wagner primitif

 

Chez Wagner, pour le drame inspirĂ© de Heine, et dans sa version primitive, – elle aussi courte-, on relève sans enthousiasme le mĂŞme style ronflant des Musiciens du Louvre, une manière rutilante et dĂ©monstrative qui manque singulièrement de finesse et de relief. Le chef a la baguette bien lourde, ce, dès l’ouverture. Quel dommage car son manque d’inspiration et ce prosaĂŻsme terre Ă  terre enlisent la partition dans une exĂ©cution de salon qui Ă´te Ă  la version continue (rĂŞvĂ©e par Wagner), sa fulgurance originelle, ses accents, ses accoups, ses coups de tonnerre et ses tempĂŞtes orchestrales … tout ce qui dĂ©montre le net affranchissement du modèle Meyerbeer (qu’Ă  l’inverse Dietsch suivrait plutĂ´t sans audace).
Le baryton russe Evgeny Nikitin (rĂ©cemment annulĂ© de Bayreuth en 2012, pour cause de tatouages nĂ©o nazis…) dans le rĂ´le du Hollandais ne sĂ©duit guère dans un chant carrĂ©, limitĂ©, ampoulĂ©, guère naturel lui aussi; ce qu’il ne put faire Ă  Bayreuth, il le rĂ©alise donc ici en 2013 au disque… mais sans convaincre : ni fĂŞlure, ni malĂ©diction douloureuse dans un chant terne. Ingela Brimberg incarne une Senta, plus juste mais avec de moyens limitĂ©s malheureusement, et des aigus tirĂ©s (la cantatrice est loin d’avoir la juvĂ©nilitĂ© du personnage)… le Donald (le père marieur) de Mika Kares est dramatiquement plus Ă©vident et mieux chantant, avec mĂŞme parfois, une subtilitĂ© rayonnante.

Dietsch aurait mĂ©ritĂ© un engagement plus prĂ©cis et ciselĂ© : devoir de synthèse, la partition ainsi rĂ©vĂ©lĂ©e souffre d’un regard parfois brouillon qui survole ; l’Ă©lève de HalĂ©vy et Meyerbeer semble ne pas dĂ©passer la redite de ce style parisien des annĂ©es 1840 … ; le Wagner des origines, peine Ă  diffuser flamme et fièvre. MĂŞme si l’expĂ©rience relève d’une honnĂŞte exĂ©cution, l’enchaĂ®nement des deux oeuvres, Wagner puis Dietsch s’avère sur le plan strictement documentaire, riche en enseignements. VoilĂ  qui n’Ă´te pas au coffret de 4 cd, sa haute valeur musicale et musicologique. Les confrontations sont toujours prometteuses : Ă  dĂ©faut d’avoir le chef idoine et les solistes collectivement cohĂ©rents, la fable conçue par Wagner gagne par le filtre complĂ©mentaire de Dietsch, un Ă©clairage inĂ©dit.

Le Vaisseau FantĂ´me. Dietsch (1842), Wagner (version originelle de 1843). Solistes, Les Musiciens du Louvre. Marc Minkowski, direction. 4 cd NaĂŻve.

 

Estonian Philharmonic Chamber Choir


Les Musiciens du Louvre Grenoble

Marc Minkowski, direction

Richard Wagner 1813-1863

Der fliegende Holländer
Ingela Brimberg SENTA | Hélène Schneidermann MARY |
Eric Cutler GEORG | Bernard Richter UN MARIN |

Evgeny Nikitin LE HOLLANDAIS | Mika Karès DALAND
  
 
 
Pierre-Louis Dietsch 1808-1865

Le Vaisseau fantĂ´me  – Première Mondiale -
Sally Matthews MINNA | Bernard Richter MAGNUS |
Eric Cutler ERIC | Russel Braun TROĂŹL |
Ugo Rabec BARLOW | Mika Karès SCRIFTEN

 

 

Wagner : le Vaisseau FantĂ´me (Terfel, 2013)

Télé, Arte : Le Vaisseau Fantôme de Wagner, dimanche 12 mai 2013, 22h40

arte_logo_2013A l’Ă©tĂ© 1839, en traversant la Baltique, Wagner Ă  bord du ThĂ©tys, entre Copenhague et Londres, doit vivre une sĂ©rieuse tempĂŞte qui le frappe immĂ©diatement ; l’expĂ©rience de la houle et du ressac, voire des murailles d’eau fouettĂ©es par les vents lui inspire son Ĺ“uvre Ă  venir : Le Vaisseau fantĂ´me, une lĂ©gende marine oĂą comme toujours le salut du hĂ©ros dĂ©pend de l’amour pur d’une jeune femme…  Cette Ă©preuve resssucite en fait un ancien projet inspirĂ© de Heine : le cri des matelots se heurtent Ă  l’impĂ©nĂ©trable et au mystère, surtout Ă  l’Ă©ternel recommencement d’une vie maudite…

Wagner: Le Vaisseau FantĂ´me

Opéra de Zurich, janvier 2013

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A Paris, Wagner tentera de faire crĂ©er son opĂ©ra… en vain. La capitale oĂą pourtant tout se joue et qui fait et dĂ©fait les rĂ©putation des compositeurs majeurs boude et Ă©carte ses propositions : finalement, le Wagner poète et librettiste intĂ©resse l’institution et l’OpĂ©ra lui achète les droits du livret pour en commander la musique Ă  … un certain et lĂ©gitimement mĂ©connu Dietsch, obscur scribouillard dont on veut aujourd’hui nous vendre les mĂ©rites ! Commencez donc par rĂ©habiliter sur instruments d’Ă©poque ce Wagner qui reste Ă  rĂ©Ă©couter… A Meudon, en 1841, l’auteur du futur Ring Ă©crit donc le texte pour… 500 francs de l’Ă©poque. Le pensum de Dietsch crĂ©Ă© en 1842 tomba après 12 soirĂ©es : un four notable.

Fort de son triomphe Ă  Dresde avec Rienzi, Wagner dirige Le Vaisseau FantĂ´me Ă  la Cour de Saxe le 2 janvier 1843 : c’est un terrible Ă©chec malgrĂ© la prĂ©sence de la diva Wilhelmine Schröder-Devrient dans le rĂ´le salvateur de Senta. Plus de scène grandiloquente Ă  la Meyerbeer mais un drame musical, pourtant habilement structurĂ© (les fameux leitmotive que Liszt a admirĂ© dans un texte dĂ©diĂ© Ă  la modernitĂ© de l’ouvrage…) : ici dĂ©jĂ , les mĂŞmes thèmes reviennent, Ă©voluent, se transforment tout en assurant la cohĂ©sion remarquable de l’ensemble. C’est pourquoi anticipant L’Or du Rhin, certains chefs optent pour jouer l’oeuvre oĂą rien n’est superflu, en un seul acte…

La force du Vaisseau FantĂ´me tient Ă  la prĂ©dominance du choeur d’essence populaire et non plus hĂ©roĂŻque et de propagande (louant ici un dieu ou lĂ , un prince…) : matelots et norvĂ©giens disent la destinĂ©e humaine balotĂ©e entre les Ă©preuves, selon l’humeur de l’inatteignable providence… La place de l’orchestre est tout autant première, dĂ©butant avec force flamboyance Ă©vocatrice dès l’ouverture (la fameuse tempĂŞte qui charrie avec elle la figure effrayante du Hollandais errant)… le chant des instrument assure l’enchaĂ®nement des parties. C’est aussi la figure mythique du voyageur errant que seul, l’amour d’une femme sincère peut sauver. Ayant dĂ©fier les dieux, – arrogance impardonnable-, le Hollandais volant peut cependant tous les 7 ans, accoster sur terre pour y trouver celle qui en ĂŞtre rĂ©dempteur, pourra, saura, voudra l’aimer pour le sauver. Il y a donc aussi du Parsifal chez Senta : un esprit sans ancrage matĂ©rialiste (a contrario de son père Daland, marchant scrupuleux qui n’hĂ©site pas Ă  vendre sa fille pour quelque colliers de perles ou bracelets d’or : dĂ©tails toujours clairement visibles dans nombre de mise en scène…).

En Senta, âme romantique passionnĂ©e et entière, se nourrissant plus du rĂŞve que de la rĂ©alitĂ© et qui a dĂ©jĂ  la prĂ©monition de son union avec le Hollandais, Wagner brosse une figure de nouvelle hĂ©roĂŻne romantique : non plus fille passive Ă  sacrifier mais pure angĂ©lisme, capable d’autodĂ©termination : le don de sa personne Ă  la fin de l’action rĂ©alise le salut du Maudit et assure aussi leur fĂ©licitĂ© au-delĂ  de la vie terrestre : comme Isolde puis Brunnhilde sauvent chacune leur aimĂ© par un indĂ©fectible loyautĂ© au serment premier.
Le compositeur prolonge ce fantastique germanique hĂ©ritier des Weber et Marschner : de fait l’univers poĂ©tique, flamboyant et mystĂ©rieux, doit au FreischĂĽtz et au Vampire. Tout en respectant la coupe des airs, parfaitement sĂ©quencĂ©s comme dans l’opĂ©ra italien.

A Zurich en janvier 2013, Bryn Terfel s’empare du rĂ´le titre. Son Hollandais volant a des allures de vieux corbeau dĂ©sabusĂ©, aigri (avec sa pelure Ă©paisse d’animal blessĂ©), mais fervent car il croit toujours en l’amour, par nĂ©cessitĂ© (s’il veut ĂŞtre sauvĂ©), surtout par grandeur d’âme: la rencontre, la vraie, n’est-elle pas la plus extraordinaire et miraculeuse expĂ©rience terrestre ?
La mise en scène d’Andreas Homoki, l’actuel directeur de l’OpĂ©ra de Zurich (on est jamais mieux servi que par soi-mĂŞme), concentre l’action dans les bureaux d’une compagnie maritime oĂą Daland, marchant magnifique incarne le sommet de la rĂ©ussite capitaliste et bourgeoise : ses employĂ©s, femmes et hommes, sont vĂŞtus comme les commis d’une Ă©tude notariale. Sur le mur central (un bloc unique qui peut se tourner et afficher d’autres dĂ©cor comme le tableau de la mer agitĂ©e quand Senta rĂŞve Ă©veillĂ©e de son Hollandais chĂ©ri), paraĂ®t une carte d’Afrique : normal car selon la lĂ©gende c’est au cap de Bonne EspĂ©rance que le Maudit a dĂ©fiĂ© les dieux et s’est parjurĂ©, suscitant la malĂ©diction qui le contraint…
Reste que malgrĂ© une vision claire et plutĂ´t ainsi structurĂ©e voire contingentĂ©e, le souffle fantastique n’accoste pas sur la scène zurichoise ; tout est contraint, trop expliquĂ©, bien peu suggestif : et ce n’est pas la direction d’Altinoglu qui cisèle ce qui est pourtant Ă©crit dans la partition : une vĂ©ritable symphonie instrumentale Ă  l’Ă©coulement/l’incatation magicienne (n’est pas Karajan ou Sinopoli qui veut). Le chef a une direction lourde, Ă©paisse, dĂ©monstrative, artificiellement enflĂ©e qui manque singulièrement de finesse, il accentue toujours la pompe, le cĂ´tĂ© valse romantique caricaturale : un contresens dĂ©favorable et certainement l’Ă©lĂ©ment faible de la production.
Pour autant, le Hollandais de Bryn Terfel, bien que fatiguĂ© (surtout au III) atteint une poignante sincĂ©ritĂ© (quand sur le canapĂ© il rĂ©vèle Ă  Senta le poids de son secret) et sa soif d’amour pur (fin du II) : Ă©conome, centrĂ©e sur le texte, le chanteur sait diffuser le terrible poids qui l’obsède ; sans avoir la voix ni le physique de la jeune femme romantique, Anja Kampe reste solide et assez crĂ©dible (malgrĂ© les dĂ©lires de la mise en scène comme ce moment oĂą elle Ă´te sa robe pour se retrouver une chemise de nuit… prĂŞte Ă  se donner au seul qui lui manque) : pourtant le vibrato coincĂ© de l’aigu et le manque de tenue dans la tessiture haute attĂ©nue l’enthousiasme. Matti Salminen fait un Daland très convaicant, le fier symbole d’une sociĂ©tĂ© sans rĂŞve et sans morale que fuient et le Hollandais et sa fiancĂ©e.  Le spectacle vaut surtout pour le couple Terfel/Kampe.  Reste que les partisans de vertige fantastique en auront pour leur frais : pas de suggestion, ni de fièvre romantique ; la fin dĂ©passe l’imagination en se terminant par le suicide froid, net (Ă  la carabine) de Senta : dans cette sociĂ©tĂ© marchande, pas d’avenir pour la rĂŞveuse !

Le Vaisseau fantĂ´me de Wagner Ă  l’OpĂ©ra de Zurich (janvier 2013)

Le Hollandais : Bryn Terfel, Senta : Anja Kampe, Mary : Liliana Nikiteanu, Daland : Matti Salminen, Erik Marco: Jentzsch, Le pilote : Fabio TrĂĽmpy
Chœur de l’Opéra de Zurich,  Orchestre Philharmonique de Zurich
Mise en scène : Andreas Homoki
Direction : Alain Altinoglu
Réalisation : Nele Münchmeyer  (2h25 minutes)
Opéra enregistré à l’Opéra de Zurich en janvier 2013