Maroussia Gentet joue Schumann

gentet-maroussia-piano-schumann-450Paris. Récital Maroussia Gentet, piano. Schumann, mardi 6 janvier 2015, 20h, Goethe Institut. Créée en 1992, la fondation Blüthner-Reinhold veille à perpétuer la pratique des pianos de la firme allemande tout en favorisant la carrière des nouveaux pianistes. Ainsi la saison musicale nouvelle proposée au Goethe Institut de Paris met-elle en avant les tempéraments artistiques les plus prometteurs, ceux déjà captivants et dont le programme proposé à Paris est laissé à leur libre-arbitre. C’est évidemment le cas de la jeune Maroussia Gentet (seule française parmi les 6 artistes sélectionnés par la fondation cette saison).  Ancien élève de Géry Moutier au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, la jeune instrumentiste enrichit encore son jeu et sa technicité grâce à sa rencontre avec la pianiste russe Rena Shereshevskaya dont elle suit l’enseignement à Paris, à l’Ecole Normale de Musique (diplôme en 2010). Depuis 2012, Maroussia Gentet poursuit ses études au CNSMD de Paris en Diplôme d’Artiste Interprète, ce qui lui a donné l’occasion de jouer le Concerto de Schumann en 2012 et d’enregistrer le 2ème Concerto de Prokofiev avec l’orchestre des Lauréats du Conservatoire sous la direction de Philippe Aïche, premier violon solo de l’Orchestre de Paris.

LIVRES. Nouvel essai biographique sur Robert SchumannCelle qui se destine aujourd’hui à la pédagogie, n’en oublie pas pour autant la transmission et la pédagogie, tout en offrant à Paris en ce début d’année 2015, un récital attendu entièrement dédié à son compositeur de prédilection, Robert Schumann. Temps fort de l’agenda pianistique parisien de janvier 2015, sa lecture des Davidsbündlertänze opus 6  dont aucune autre Å“uvre de Schumann et du romantisme pianistique en général n’atteint la fièvre passionnée, la transe syncopée, entre tendresse nostalgique et fureur énergique. Tout Schumann (Eusébius et Florestan) est concentré dans ce formidable corpus de partitions parmi les justes poétiquement, profondes et échevelées, exigeant de l’interprète une versatilité technicienne continue. Composé en 1837, le cycle fascine par sa suractivité, l’éclatement de la ferveur narcissique où Schumann hégélien, réalise ce “lointain intime”, résonance multiple et pluriel d’une conscience aiguë, d’une identité qui tourne autour d’elle-même, se reconstruit et se projette à la fois : passé, présent, futur y fusionnent. Difficile pour le pianiste de préserver la cohérence organique des parties malgré ce tourbillon continu d’affects et de climats… Depuis les années 1830, Schumann écrit pour le piano, son instrument : les Å“uvres éblouissent littéralement par la pulsion permanente, le feu qui dévore et porte toujours plus loin. Digitalité fluide et mordante, énergie active et mesurée, souffle, murmure, exaltation : l’interprète doit maîtriser son métier pour exprimer la sensibilité panique d’un auteur génial, désespéré / exalté par l’éloignement qui le sépare de son aimée. Clara… Mais l’amour étant le plus fort, il épousera bientôt sa chère et tendre Clara, double dans la vie et dans la musique, après bien des vicissitudes.

 

 

 

boutonreservationRécital Maroussia Gentet
Mardi 6 janvier 2015, 20h
Paris, Goethe Institut
Robert Schumann (1810-1856)

 

 

Davidsbündlertänze op 6
Fantaisie op 17

A l’issue du concert, le public est invité à un moment d’échange avec l’artiste.

Tarif plein : 10 €
Tarif réduit : 5 €
Réservation conseillée au 01.44.43.92.30

Goethe Institut
17 Avenue d’Iéna  75116 Paris
Tel. : 01.44.43.92.30
info@paris.goethe.org
www.goethe.de/paris

Infos et réservations :
Visitez le site de l’Institut Goethe à Paris