CD événement, critique. Dominique Visse, contre-ténor : La Lyre amoureuse. Les Sacqueboutiers (1 cd Flora).

coverCD événement, critique. Dominique Visse, contre-ténor : La Lyre amoureuse. Les Sacqueboutiers (1 cd Flora). Somptueux récital lyrique défendu par la gouaille sensuelle et acide du conte-ténor Dominique Visse, devenue à juste titre légende vivante tant l’intelligence de la ligne, la franchise du style, sa verdeur à l’éloquence subtile captivent de bout en bout dans ce récital baroque tout entier dévolu au Seicento, XVIIè ou premier baroque italien. « La lyre amoureuse » dont il est question, fixe les tourments, peines, vertiges et langueurs des amants impuissants, démunis, délaissés. La douleur amoureuse produit ses délires émotionnels divers que le chanteur, fin diseur, rehausse par sa maîtrise des phrasés. Le timbre que l’on a tant de fois écouté, applaudi à l’opéra dans les rôles travestis des Nourrices et des confidentes, ajoute aussi cette couleur de sagesse rentrée prête à revêtir toutes les facettes pour distiller ses leçons de bon sens. L’excellent soliste vivifie les textes, de Sances à Luigi Rossi et Frescobaldi, sans omettre la surprenante Barbara Strozzi (et son Eraclito amoroso), figure désormais emblématique du bel canto baroque vénitien.

CLIC D'OR macaron 200Tout un pan de la poétique amoureuse nous est révélé, ressuscitant le génie des compositeurs contemporains de l’incontournable Monteverdi (pourtant et avec raison absent de l’album). Au crédit de Dominique Visse soulignons cet art du naturel expressif, ce goût exemplaire du verbe, la faculté d’éclairer chaque nuance du texte, ce avec d’autant plus de finesse que les instrumentistes (Les Sacqueboutiers) partagent la même expressivité allusive, polissant la verdeur des timbres (cornet et sacqueboute…) dont l’intonation suit avec justesse l’éloquence de la ligne vocale. Le programme est un bain de joyaux poétiques qui montrent combien depuis leur débuts, les interprètes, premiers « baroqueux » de l’heure n’ont rien perdu de leur curiosité (révélant plusieurs pépites baroques italiennes) ni de leur audace. Le geste vocal comme instrumental est d’une étourdissante sincérité. Magistral. C’est une leçon artistique pour les générations actuelles et tous les interprètes et chanteurs désireux de défendre ce répertoire. CLIC de CLASSIQUENEWS.

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CD Ă©vĂ©nement, critique. Dominique Visse, contre-tĂ©nor : La Lyre amoureuse. Les Sacqueboutiers (1 cd Flora – enregistrĂ© en nov 2020). CLIC de CLASSIQUENEWS printemps 2021.

CD événement, critique. VARIATIONS AMOUREUSES : French love songs from the 13th century / ALLA FRANCESCA, Brigitte Lesne (1 cd PARATY 2019)

PARATY_AllaFrancesca_VariationsAmoureuses_critique cd classiquenews CLIC de classiquenewsCD événement, critique. VARIATIONS AMOUREUSES : French love songs from the 13th century / ALLA FRANCESCA, Brigitte Lesne (1 cd PARATY 2019). 18è enregistrement de l’ensemble dirigé par Brigitte Lesne… mais 1er cd chez l’éditeur français Paraty : Alla Francesca y dévoile la diversité enivrante des chansons d’amour en France au XIIIè. Amour courtois parfois embrasé, douloureux selon l’inconstance des sentiments et l’infidélité maladive ; amour sacré aussi, en particulier marial qui célèbre la Vierge Marie, à partir de monodies ou chansons préalablement écrites dans l’univers courtois. Ainsi Gautier de Coinci recycle des airs courtois pour les sublimer dans son recueil des Miracles de Nostre Dame (fin des années 1220). Il en découle un labyrinthe poétique des plus nuancés, chanté, narré, investi en 3 langues : latin, français, langue d’oïl…

Entre Amour sacré, amour profane
Alla Francesca subjugue et enchante…
25 Variations amoureuses du XIIIè français

Inspirés par ce jeu des variations, filiations, métamorphoses du profane au sacré, du populaire au mystique, les chanteurs et instrumentistes d’ALLA FRANCESCA s’immergent dans cet échiquier du cœur épris, de la foi dévorante, ardente, souvent insatisfaite et inquiète pour incarner idéalement cette collection d’airs divers, aussi onirique que suggestive, souvent extatique. Aux côtés des compositions de Coinci, celles non moins vibrantes, de Gautier de Chatillon ou de Thibaut de Blaison enchantent tout autant ; l’accord sonore entre instruments (surtout la vièle, véritable axe instrumental du programme) et voix en exprime toute la tension comme foudroyée. Il est question de prière, d’imploration de type monodique (en langue d’oïl) ou polyphonique (latin) ; ductile et volubile, chaque soliste d’Alla Francesca souligne combien le geste sonore est indissociable de la respiration ; d’où souvent ce caractère de balancement, proche des scansions, langueur répétée des processions qui soulignent le mystère du sentiment amoureux ; tout est idéalement investi ; les textes et leur partition déploient de bout en bout un caractère d’émerveillement célébrant le sujet : idole aimée, Vierge adorée. Sans omettre les atermoiements déconcertants de passions immaîtrisées…
Ainsi les auditeurs qui auront bien reconnus les 3 timbres des 3 chanteuses d’Alla Francesca (Vivabiancaluna Biffi, Christel Boiron, Brigitte Lesne) parcourent une série de chansons vécues comme des témoignages d’une implorante sincérité, entre embrasement mystique et possession passionnelle. L’humour s’invite dans cette arène sentimentalement complète comme en témoigne la chanson de l’épouse qui veut aimer son amant malgré son mari bien jaloux et bien ennuyeux qui n’est pas un « ami » : le timbre clair et articulé de Brigitte Lesne en exprime la charge dramatique comme l’éloquence frappée du bon sens.

A 2 voix et parure instrumentale ciselĂ©e (rote, 2 vièles), « Sol sub nube latuit” / le soleil s’est cachĂ© dans la nue… », cĂ©lèbre la divinitĂ© pure du Christ nĂ© d’une Vierge admirable, sur un texte latin entonnĂ© comme une scansion hypnotique ; tandis que les deux sĂ©quences plus narratives et riche en texte vernaculaire (« Amours dont suis espris », et « Amors qui souprent »), incarnĂ© par le tĂ©nor Lior Leibovici expriment les tourments et vertiges de la passion charnelle qui enserre les cĹ“urs amoureux ; dans le sillon des textes comme enivrĂ©s, paniques et dĂ©semparĂ©s (« En non Dieu c’est la rage », puis « Or la voi, … ») oĂą le cĹ“ur affolĂ© s’agite sans mesure mais en un texte floral et poĂ©tique.

CLIC D'OR macaron 200La séduction du programme de motets, chansons, rondeaux ainsi narrés avec le sens du verbe, renforce la richesse sémantique des épisodes ; à la langueur insatisfaite, les interprètes soulignent la morsure d’une ironie suggérée par exemple dans « Amours mi fait renvoisier et chanter » dont la fin de chaque strophe, comme une morale sans naïveté aucune, reprend la leçon amoureuse du motet « Amis, vostre demoree »…
Un refrain est cité dans telle chanson monodique et devient partie d’un motet : ce parcours intertextuel révèle un terreau linguistique commun formant la trame d’un répertoire à redécouvrir absolument. Le génie des compositeurs ainsi ressuscités affirme une maîtrise exceptionnelle dans l’art des transformations et variations. A chaque séquence musicale, à chaque combinaison, un parcours intime qui épaissit encore le mystère de l’Amour. Au mérite d’ALLA FRANCESCA revient l’étonnante vivacité, à la fois angélique et grave, qui en exprimer l’ineffable tension poétique comme la puissance incantatoire. Magistral.

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CD Ă©vĂ©nement, critique. VARIATIONS AMOUREUSES : French love songs from the 13th century / ALLA FRANCESCA, Brigitte Lesne (1 cd PARATY 2019) – enregistrĂ© Ă  PARIS en avril 2019. CLIC de CLASSIQUENEWS

CD. Rameau : Les fĂŞtes de l’Hymen et de l’Amour (Niquet, fĂ©vrier 2014, 2 cd Glossa).

rameau-fetes-hymen-amour-1747-Niquet-cd-glossaCD. Rameau : Les fĂŞtes de l’Hymen et de l’Amour (Niquet, fĂ©vrier 2014, 2 cd Glossa). A l’Ă©poque oĂą La Pompadour enchante et captive le coeur d’un Louis XV dĂ©pressif, grâce Ă  ses divertissements toujours renouvelĂ©s, Rameau et son librettiste favori Cahuzac imaginent de nouvelles formes lyrique et théâtrales. Quoiqu’on en dise, les deux compères forment l’un des duos crĂ©ateurs les plus inventifs de l’heure, ce plein milieu XVIIIè, encore rocaille et rococo qui pourtant par sa nostalgie et ses aspirations Ă  l’harmonie arcadienne prĂ©figure dĂ©jĂ  en bien des points, l’idĂ©al pacificateur et lumineux des Lumières. Au contact de Cahuzac, Rameau Ă©chafaude un théâtre musical dĂ©lirant, poĂ©tique, polymorphe dont la subtilitĂ© et l’Ă©lĂ©gance viscĂ©rales composent l’an basique d’un âge d’or de l’art français. L’Europe est alors française et l’art de vivre, Ă©minament versaillais. De toute Ă©vidence, Rameau est alors le champion de la mode et son théâtre, le miroir de l’excellence hexagonale.
HervĂ© Niquet s’engage dans cette constellation de disciplines complĂ©mentaires (chant, théâtre, ballets) avec un rĂ©el sens dramatique, imposant surtout un superbe allant orchestral (suractivitĂ© et sonoritĂ© somptueuse des cordes), ce qui rappelle combien chez Rameau c’est bien la musique qui domine l’action : en particulier dans les Ă©pisodes spectaculaires comme le gonflement du Nil (puis le tonnerre dans la seconde EntrĂ©e ” Canope “). Le plateau vocal, peu articulĂ©, parfois inintelligible (un comble après le modèle dĂ©jĂ  ancien du standard façonnĂ© par le pionnier William Christie, dĂ©cidĂ©ment inĂ©galĂ© dans ce rĂ©pertoire) reste en deçà de la direction musicale avec des voix Ă©troites, parfois usĂ©es dans des aigus mal couverts et tirĂ©s, surtout un choeur dont la pâte manque singulièrement de rondeur comme d’Ă©lĂ©gance : prise de son dĂ©fectueuse probablement, le choeur paraĂ®t constamment tiraillĂ©, combinĂ© sans rĂ©elle fusion Ă  l’action – un contresens si l’on songe au souci de fusion dĂ©fendu par Cahuzac. DĂ©solĂ© pour les interprètes de la gĂ©nĂ©ration nouvelle, mais le modèle des Arts Florissants demeure de facto inatteignable chez Rameau : la dĂ©licatesse prosodique des rĂ©citatifs moulĂ©s dans la souple Ă©toffe des airs souffre ici d’une approche inaboutie : le sens du verbe Ă©chappe Ă  la majoritĂ© des solistes.
Non obstant ces rĂ©serves, le flux souple et nerveux, d’un indiscutable raffinement canalisĂ© par le chef reste l’argument majeur de ce live enregistrĂ© Ă  l’OpĂ©ra royal de Versailles en fĂ©vrier 2014 dont les ors et bleus textiles sont postĂ©rieurs Ă  Jean-Philippe Rameau (lequel crĂ©a son ballet au Manège des Ecuries en 1747, Ă  l’occasion du second mariage du Dauphin).

Rameau – Cahuzac : le duo dĂ©tonant

Dans sa formulation flamboyante, la partition est un chef d’oeuvre de finesse chorĂ©graphique, le chant plutĂ´t italien s’y mĂŞle Ă©troitement aux divertissements dansĂ©s et chantĂ©s par le choeur (si essentiel ici), le spectaculaire et le merveilleux (thèmes chers Ă  Cahuzac) permettant l’accomplissement du dessein esthĂ©tique de Rameau. Les deux hommes se sont rencontrĂ©s (et compris immĂ©diatement) dès 1744 : Rameau l’aĂ®nĂ©, a dĂ©jĂ  composĂ© des oeuvres majeures imposant son gĂ©nie Ă  la Cour et Ă  la ville : Hippolyte et Aricie (1733), Les Indes Gamantes (1735),Castor et Pollux (1737, plus tard rĂ©visĂ© en 1754), Les FĂŞtes d’HĂ©bĂ© et Dardanus en 1739.  NĂ© Ă  Montauban, Cahuzac participe Ă  l’encyclopĂ©die (qui est fermĂ©e alors Ă  Rameau, Ă  la faveur de son ennemi jaloux Rousseau)… Le librettiste plus jeune que Rameau, est franc-maçon et introduit dans le théâtre ramĂ©lien d’Ă©videntes rĂ©fĂ©rences au rituel maçonnique. L’Egypte, temple du savoir antique, y reste un dĂ©licieux prĂ©texte pour un exotisme en rien rĂ©aliste, plutĂ´t symbolique, permettant de s’engager dans la faille de la licence poĂ©tique : oĂą règne le sommet dramatique de l’ensemble le fameux ” dĂ©bordement” du Nil de l’entrĂ©e Canope, scène 5 : Rameau y retrouve la libertĂ© et l’ampleur spatiale atteintes dans ses Grands Motets de jeunesse).

MalgrĂ© la disparitĂ© apparente des 3 entrĂ©es, Rameau y dĂ©ploie un continuum musical et lyrique d’une incontestable unitĂ© organique (suite de symphonies remarquablement inspirĂ©es, premier ballet d’Osiris) oĂą brillent la fantaisie mĂ©lodique, l’originalitĂ© des enchaĂ®nements harmoniques, l’intelligence des airs italiens et français, mais aussi les ensembles plus ambitieux (le sextuor d’AruĂ©ris, format unique dans le catalogue gĂ©nĂ©ral), comme l’inventivitĂ© formelle remarquablement cultivĂ©e par Cahuzac (jeu des danseurs minutieusement dĂ©crit dans les “ballets figurĂ©s” dont la prĂ©cision narrative et la belle danse ainsi privilĂ©giĂ©e, influenceront Noverre lui-mĂŞme pour son ballet d’action Ă  venir, intĂ©gration très subtile des choeurs – mobiles et acteurs-, et des danses dans l’action proprement dite). Ici, le geste inspirĂ© du maestro Ă©claire un triptyque marquĂ© par l’opposition fugace de l’Amour et de l’Hymen : les dĂ©buts sont apparemment emportĂ©s par un souffle dramatique de nature dionysiaque que l’organisation et la tendresse des danses et de la seule musique conduisent vers l’apaisement final : de l’amour libre et souverain Ă  l’hymen rassĂ©rĂ©nante l’action de chaque entrĂ©e sait cultiver contrastes et variĂ©tĂ©s des situations.
Des 3 EntrĂ©es enchaĂ®nĂ©es, c’est Canope puis AruĂ©ris qui se distinguent par leur cohĂ©rence. Canope bĂ©nĂ©ficiant de facto des deux solistes les plus sĂ»rs, Ă  la claire diction sans appui ni effets (vibrato incontrĂ´lĂ© chez d’autres) des deux chanteurs Mathias Vidal (AgĂ©ris) et Tassis Christoyannis (Canope). Le dernier Rigaudon emporte  l’adhĂ©sion par sa fluiditĂ© et son entrain orchestraux.
AruĂ©ris ou Les Isies laisse au timbre angĂ©lique de Chantal Santon (Orie, qui succède ici Ă  la lĂ©gendaire Marie Fell, muse et maĂ®tresse finalement inaccessible du pauvre Cahuzac…)) l’occasion de dĂ©ployer sans forcer ses attraits : noblesse, tendresse, clartĂ© du timbre emperlĂ© d’une amoureuse souveraine, convertie aux plaisirs et dĂ©lices de l’amour conjuguĂ© aux Arts : coloratoure enivrĂ©e de son air d’extase : “Enchantez l’amant que j’adore…”. EmboĂ®tant le pas au lĂ©gendaire JĂ©lyotte (interprète fĂ©tiche de Rameau), Mathias Vidal (AruĂ©ris) y campe un dieu des Arts, ardent, palpitant, lui aussi d’une sobre diction mesurĂ©e : ses fĂŞtes Ă  Isis, Isies, rĂ©alisent l’union convoitĂ©e depuis l’origine du cycle, de l’amour et de l’hymen. De sorte que l’ultime entrĂ©e exprime les bĂ©atitudes que promet Amour quand il est l’alliĂ© de l’Hymen : un clair message favorisant / cĂ©lĂ©brant l’union de La Pompadour et de Louis.

RĂ©sumons nous : saluons le geste hautement dramatique et souple d’HervĂ© Niquet mĂŞme s’il y manque cette Ă©lĂ©gance nostalgique indicible que sait y dĂ©ployer toujours l’indiscutable William Christie : l’orchestre s’impose par son opulence colorĂ©e, sa prĂ©cision contrastĂ©e, ses accents dynamiques (parfois rien que dĂ©monstratifs : final des Isies). Le plateau vocal déçoit globalement Ă  trois exceptions près. Quoiqu’il en soit, saluons le choix d’enregistrer pour le 250ème anniversaire de Rameau, une oeuvre dĂ©licieuse, dĂ©licate, Ă©lĂ©gantissime qui synthĂ©tise le raffinement suprĂŞme de la Cour française au milieu du XVIIIème. C’est tout le gĂ©nie de Rameau qui s’affirme encore et qui y gagne un surcroĂ®t d’Ă©vidence. La science s’y marie avec la justesse et la sincĂ©ritĂ©. Quel autre auteur alors est-il capable d’une telle gageure ?

Jean-Philippe Rameau Ă  ParisRameau : Les FĂŞtes de l’Hymen et de l’Amour, 1747. Ballet hĂ©roĂŻque crĂ©Ă© pour le second mariage du Dauphin au Théâtre du Manège Ă  Versailles. Le Concert Spirituel. HervĂ© Niquet, direction. EnregistrĂ© en fĂ©vrier 2014 Ă  l’OpĂ©ra royal de Versailles. 2 cd Glossa. L’Ă©diteur rĂ©unit aux 2 galettes, quatre contributions scientifiques d’autant plus mĂ©ritantes qu’elles soulignent le gĂ©nie de Rameau, qui avec Cahuzac, sait dans le cas de la partition de 1747, renouveler le genre lyrique Ă  la Cour de Louis XV. L’annĂ©e des 250 ans de la mort de Rameau ne pouvait compter meilleur apport sur l’art toujours mĂ©connu du Dijonais. Par la valeur enfin rĂ©vĂ©lĂ©e de l’ouvrage, le soin Ă©ditorial qui accompagne l’enregistrement, le titre est l’un des temps forts discographiques de l’annĂ©e Rameau.  Parution annoncĂ©e le 23 septembre 2014.