sous le masque de la fierté et d'une certaine adulation de la grandeur finlandaise, l'oeuvre symphonique de Jean Sibelius exprime surtout la quête personnelle d'un homme occupé par la forme et l'idée musicale, critique envers lui-même, d'une infatigable exigence sur le sens et la finalité de la musique.
Figure nationale, gratifiée d'une pension alluée par l'Etat finlandais pour qu'il compose sans souci de revenu, le compositeur édifie une oeuvre symphonique de première importance qui dans le sillon de Beethoven, Bruckner, Tchaïkovski trouve une place légitime. Taxée d'illustration pastorale, et parfois de bavardage un brin anecdotique...
En définitive, Messiaen chante les béatitudes de celui qui croit, qui voit, qui sait écouter les miracles de la nature... Aucune surprise à ce que sa dernière grande oeuvre, créée l'année de sa mort, en 1992, ne soit un opéra, lui qui fut depuis l'enfance passionné de théâtre, sur le thème de Saint-François.
Malgré son apparente désaffection, Ariane suscita dès sa créaton le 31 octobre 1906 (Opéra de Paris), un vif succès, suscitant près de 60 représentations. Bien qu'il doive sa sortie indemme du labyrinthe où sévissait le terrifiant Minotaure, à l'aide d'Ariane (soprano) et de son fil précieux qui le mène vers l'issue, Thésée sauvé (ténor), préfère avouer sa passion pour la soeur d'Ariane...
Créé au Théâtre de Nancy le 1er février 1912, Le Pays repris à Paris sur la scène de l'Opéra-Comique, en1913, y rencontre le public et suscite un réel enthousiasme. Joué ensuite à Genève en 1918, l'ouvrage n'a pas été repris sauf à Reykjavik (Islande) en mai 2006. L'Opéra de Tours remet à l'honneur une oeuvre dense et originale dans sa version intégrale.
Depuis son lieu d'implantation à Andrézieux-Bouthéron (42), l'Ensemble Orchestral Contemporain a su rayonner sur un vaste territoire, dans la région lyonnaise, et développer une action permanente de diffusion de la musique contemporaine qui fait la part belle aux oeuvres et aux créateurs d'aujourd'hui. Il s'agit autant d'un maillage géographique que d'une invitation à étendre ses imaginaires musicaux.
L'album Boccherini à Madrid qui paraît en octobre chez Ambroisie, fait suite à un précédent opus Pulcinella qui démontrait avec combien d'arguments, déjà sur le plan de la ciselure instrumentale, la vitalité bienheureuse, préromantique, de Vivaldi à Venise, au travers de ses Sonates pour violoncelle (album paru en mai 2006). Ophélie Gaillard poursuit une même exigance en abordant les terres ibériques choisies par Luigi Boccherini
Deux parutions récentes et simultanées, chez deux éditeurs différents s'intéressent au "cas" Liszt. Davantage que d'énièmes contributions sur l'oeuvre et la figure exceptionnellement douée de Franz Liszt, né hongrois à Raiding, le 22 octobre 1811, les deux publications s'accordent à dépoussiérer les apriori tenaces.
De Bach, Leonhardt a exprimé l'abstraction mathématique et l'agilité des constructions contrapuntiques mais aussi l'amour des timbres instrumentaux (hautbois d'amour) ou vocaux (alto). Grâce à Alpha, celui qui avait abordé (ave Harnoncourt) toutes les cantates sacrées, prolonge ainsi (et reprend?) son cycle concentré sur les opus profanes, enregistrées chez Philips dès 1990, mais abandonnées après six ans de défrichement
C'est l'exposition majeure de la fin de l'année 2007: Richard Wagner, visions d'artiste. En provenance de Genève, l'exposition phare de la Cité de la musique, à partir du 25 octobre 2007, promet davantage que son affiche. Un cycle de concerts, une série de conférences et bien sûr plus de 80 oeuvres exposées, signés par Fantin-Latour, Böcklin, Redon, et de nombreux autres plasticiens, peintres romantiques et contemporains...