Pour son premier concert à Dijon, l’illustre phalange norvégienne, le Bergen Philharmonic Orchestra, l’un des plus anciens orchestres d’Europe, créé en plein siècle des Lumières en 1765, propose sous la direction de son chef finlandais Dima Slobodeniouk, un programme traversé par les vertiges du romantisme germanique et nordique. Le pianiste norvégien Leif Ove Andsnes se prête aux promesses de cette « première » orchestrale, en assurant la partie soliste du monumental et bouleversant Concerto pour piano n°2 de Brahms.
Au programme, deux partitions fleuves qui célèbrent la force et la puissance poétique de l’orchestre, comme entité organique, et en complicité dialogue avec un instrument enchanteur, le piano… Brahms pour le XIXè, dans le sillon tracé par Schumann son maître, et Sibelius pour le premier XXème, incarnent deux sommets de la musique romantique en Europe du Nord. Avec le Concerto pour piano n° 2, œuvre contemplative et majestueuse, spectaculaire et introspective, Brahms permet de fusionner comme rarement le lyrisme du clavier et le chant orchestral à jeu égal ; d’autant plus saisissant sous les doigts de l’élégant Leif Ove Andsnes. Tout le Concerto pour piano n°2 de Brahms d’une ampleur symphonique affirmée (avec ses 4 mouvements), laisse pourtant le chant du clavier s’épanouir, entre la tragédie sombre à peine voilée, la digression facétieuse (en particulier dans le dernier mouvement grazioso où scintille les motifs populaires, rythmes hongrois réservés aux cordes), et au cœur de la sensibilité brahmsienne, une hypersensibilité affective qui est la clé de cette noblesse qui retourne toujours à l’intime et à la pudeur blessée
L’héroïque Symphonie n° 5 de Sibelius (ardente et fervente comme l’indique sa tonalité du mi bémol majeur), partition de la pleine maturité (composée pour les 50 ans de l’auteur), illustre un point d’équilibre dans l’écriture du finnois Sibelius, entre épure et clarté du cheminement symphonique et vitalité de la parure instrumentale. Le compositeur y excelle dans l’équation si difficile fusionnant idée musicale et mise en forme. Les 3 mouvements (molto moderato/ andante / allegro molto), exprime l’espoir d’une nation (la Finlande) qui alors en 1919, obtient son indépendance vis à vis de la Russie.
De son côté, la compositrice contemporaine Anna Berg, d’origines norvégienne et vietnamienne, imagine dans sa pièce « Nuances of Water », un rituel rêveur et émerveillé, en hommage à l’élément aquatique. Sous la direction de Dima Slobodeniouk, le Bergen Philharmonic Orchestra offre au public français la découverte de sa curiosité imaginative, de sa formidable vitalité dans un répertoire qu’il connaît parfaitement. La phalange a été dirigé par Grieg lui-même de 1880 à 1882.
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Opéra de Dijon / Auditorium
Bergen Philharmonic Orchestra
Dima Slobodeniouk, Leif Ove Andsnes
Samedi 19 septembre 2026, 20h
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’OPÉRA DE DIJON : https://opera-dijon.fr/fr/au-programme/calendrier/saison-26-27/bergen-philharmonic-orchestra/
Durée : 2h avec entracte (20 mn)
programme
Johannes Brahms
Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur, op. 83
Leif Ove Andsnes, piano
Anna Berg
Nuances of Water
Jean Sibelius
Symphonie n° 5 en mi bémol majeur, op. 82
Bergen Philharmonic Orchestra
Direction musicale : Dima Slobodeniouk
Projet partagé avec le Festival international de musique Besançon Franche-Comté — Chef et orchestre présente se programme dans le cadre du 79è Concours de Besançon, ven 18 sept 2026, Théâtre Ledoux de Besançon : https://festival-besancon.com/programme/
Photo © Lars Svenkerud
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