TOULOUSE : nouvelle production du Prophète de Meyerbeer

meyerbeer_dapres_p_0TOULOUSE, Capitole. MEYERBEER : Le Prophète. 23 juin / 2 juillet 2017. Nouvelle production. Au sommet de son écriture et de sa gloire, Meyerbeer conçoit Le Prophète créé en 1849. 7 ans auparavant, le compositeur juif est devenu directeur musical général de la ville de Berlin (à la succession de Spontini), sur décision de Frédéric-Guillaume IV, couronné depuis 1840 et grand mélomane. C’est aussi un amateur d’opéra qui a très vite décelé chez Giacomo Meyerbeer un sens inné, voire magistral du spectacle total, bientôt perfectionné par Wagner à la fin du siècle. C’est que Meyerbeer pense en terme autant visuel que musical et dramatique. En réalité, Le Prophète était prêt bien avant la Révolution de 1848, c’est à dire dès 1841. Génie créateur reconnu et estimé, Meyerbeer qui est aussi connu à Berlin qu’à Paris, fait donc créé au Théâtre de la nation, à Paris, l’ouvrage qui attend, en particulier pour la réouverture de la saison lyrique qui suit les troubles politiques et révolutionnaires. Déjà Robert le Diable avait sauvé les caisses du théâtre lyrique français. Le Prophète s’avère être un nouveau moyen pour l’Administration officielle de retrouver une situation financière saine d’avant 1848. Dès sa création en avril 1849, Le Prophète saisit par sa puissance poétique, sa force dramatique, l’élégance de son écriture. Conçu dès après la réalisation des Huguenots (1840-1841), Le Prophète a nécessité 23 répétitions : une cadence exceptionnelle à la mesure du perfectionnisme fameux de Meyerbeer. Créée à Paris, l’ouvrage majeur est créé en italien à Londres quelques mois après, puis en allemand à Hambourg : les contemporains avaient remarqué la cohérence de la production défendue par le compositeur, arbitre des choix musicaux, scénographiques et dramaturgiques. Une unité qui est aujourd’hui trahie par l’apport d’un metteur en scène extérieure. A la création, servant l’excellent scénario de Scribe, Pauline Viardot, tant aimé de Berlioz, incarne la mère de Jean, Fidès.

SYNOPSIS. En Hollande.Au I, la paysanne Berthe qui doit épouser Jean, visite le Comte afin d’obtenir du suzerain, son autorisation pour la noce : étroit, autoritaire, le comte fait arrêter Berthe et la mère de Jean, bien décidé à exercer son autorité en pratiquant le droit de cuissage.

II, dans une auberge, Jean attend vainement Berthe. Ayant réussi à échapper au Comte, Berthe paraît en dénonçant la barbarie du Comte lequel compte libérer la mère de Jean contre Berthe : Jean y songe sérieusement ; que ne ferait-il pas pour sauver sa mère, quitte à abandonner sa fiancée Berthe ! Mais les anabaptistes profitent d’un rêve où il se voyait roi, pour convaincre de délivrer la ville de Münster de son tyran, qui est le père du Comte. Brave et libertaire, Jean accepte : il s’emparera de la ville, de son tyran qu’il échangera contre sa mère (tout en gardant auprès de lui Berthe).

III, après un sublime tableau de patineurs dans la forêt de Westphalie, Jean décide de faire le siège de Münster. Plus inspiré par son propre destin, et sa gloire rêvée dans le songe qui le dévore, Jean qui s’est nommé « Prophète » de la cause des révoltés, pilote l’armée des anabaptistes contre la tyrannie.

IV. Jean conquiert Münster. Perdue, Berthe pense qu’il a été assassiné par les anabaptistes. Elle compte tuer leur chef, Le Prophète. Dans la cathédrale de Münster, Jean est sacré Roi-Prophète. Sa propre mère, Fidès, l’a reconnu mais elle angoisse à l’idée que Berthe peut surgir pour tuer Jean.

V. Tableau de l’apocalypse. Fidèle à son goût pour la catastrophe finale aux effets spectaculaires, Meyerbeer imagine ensuite une conclusion digne d’Hollywood (ou aussi, en conformité avec le goût des scénaristes les plus récents, dans le style de Game of thrones). Alors que les 3 protagonistes (Fidès, Jean, Berthe) se retrouvent dans le caveau où est prisonnière Fidès, et se retrouvent enfin, rêvant légitimement d’un juste bonheur, les troupes impériales aidées par les anabaptistes qui ont trahi Jean, reprennent la ville. Berthe se suicide. Alors que ses troupes font festin dans la grande salle du Palais de Münster, Jean et sa mère périssent dans un vaste incendie, semé d’explosions.

 

 

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toulouse capitole juin 2017 reservations le prophete de meyerbeer presentation par classiquenewsLe Prophète de Meyerbeer et Scribe à TOULOUSE
Théâtre du Capitole : 5 représentations
Opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe
créé le 16 avril 1849 au Théâtre de la Nation (Opéra de Paris, salle Le Pelletier)
Théâtre du Capitole| Durée : 3h40
vendredi 23 juin 2017 à 19h30
dimanche 25 juin 2017 à 15h00
mardi 27 juin 2017 à 19h30
vendredi 30 juin 2017 à 19h30
dimanche 2 juillet 2017 à 15h00

 

 

RESERVEZ VOS PLACES
http://www.theatreducapitole.fr/1/saison-2016-2017/opera-612/le-prophete.html

 

 

distribution

John Osborn, Jean de Leyde
Kate Aldrich, Fidès
Sofia Fomina, Berthe
Mikeldi Atxalandabaso, Jonas
Thomas Dear, Mathisen
Dimitry Ivashchenko, Zacharie
Leonardo Estévez, Le Comte d’Oberthal

Orchestre national du Capitole
Choeur et Maîtrise du Capitole
Claus Peter Flor, direction musicale
Stefano Vizioli, mise en scène

 

 

 

 

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