Les Huguenots à Genève

meyerbeer classiquenews 220px-Meyerbeer_d'après_P._Petit_b_1865GENEVE, 26 fev – 8 mars 2020. Les Huguenots de MEYERBEER.  Le Grand Opéra français des années 1830 qui prolonge le modèle fixé par Rossini dans Guillaume Tell (1829) s’inscrit en lettres d’or grâce au génie de Meyerbeer, historien et dramaturge sur la scène lyrique (grâce aussi au talent du poète Scribe dont le livret des Huguenots créé en 1835 marque un sommet dramatique). La France de Louis Philippe revisite son histoire et affronte la violence de ses heures les plus sanglantes. mais il faut toute la maîtrise des deux excellents créateurs, Meyerbeer et Scribe pour réussir leur Huguenots qui relèvent à la fois de la peinture d’histoire et du drame sentimental plus intimiste. La construction de l’opéra révèle le talent des deux auteurs : la vie intime et le drame personnel se confrontent au souffle de l’épopée tragique collective. La machine historique broie les individus ; rien n’y fait, l’histoire se réalise en sacrifiant ses enfants les plus attachants : c’est depuis Shakespeare et sa vision de Roméo et Juliette, pris dans les filets de la guerre ancestrale entre Capulets et Montaigus, une loi propre aux sociétés humaine. Y a t il véritablement intelligence collective ? Plutôt folie générale selon le pessimiste épique de Meyerbeer et Scribe. Ainsi le spectateur assiste à la progressive préparation des événements aux actes I, II et III : avec force couleurs locales et détails historicisant pour mieux accentuer le réalisme historique propre à la Renaissance ; Raoul raconte sa rencontre amoureuse, Marcel chante son choral luthérien pendant le banquet du duc de Nevers (I) ; de la généreuse et pacificatrice Marguerite de Navarre offrant la main de Valentine à Raoul, à la jalousie aveugle, irraisonnée de ce dernier suite à malentendu (II) ; Valentine épouse alors Nevers qui refuse de se joindre au massacre (III). Tout se met ainsi en place pour que le spectateur mesure l’ampleur de l’impuissance amoureuse face à la course de l’Histoire : le duo entre la catholique Valentine et le luthérien / huguenot Raoul du IV, ne peut guère empêcher l’holocauste préparé et accompli dans le V.

L’architecture des Huguenots égale les meilleurs scénarios cinématographiques.
Mais pour réussir l’opéra de 1835, il faut aussi réunir sur les planches un quatuor de solistes horspairs, aussi virtuoses et puissants, fins et intelligibles qu’acteurs: Raoul, Valentine, Marguerite de Navarre, Nevers… La crème de la crème. Les Huguenots restent avec Robert le Diable, l’ouvrage le plus applaudi au XIXè à l’opéra de Paris. Il faudra néanmoins aller à Genève pour en mesurer l’intacte force de fascination.

 

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MEYERBEER : Les Huguenots, 1836boutonreservation
GENEVE, Opéra. Du 26 fev au 8 mars 2020

RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Opéra de Genève
https://www.gtg.ch/les-huguenots/

 

 

 

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Grand opéra de Giacomo Meyerbeer
Livret d’Eugène Scribe et Émile Deschamps
Créé à Paris en 1836

DISTRIBUTION

Marguerite de Valois : Ana Durlovski
Raoul de Nangis : John Osborn · Mert Süngü1
Marcel : Michele Pertusi
Urbain : Léa Desandre
Le Comte de Saint-Bris : Laurent Alvaro
Valentine de Saint-Bris : Rachel Willis-Sørensen
Le Comte de Nevers : Alexandre Duhamel
De Tavannes : Anicio Zorzi Giustiniani
De Cossé : Florian Cafiero
De Thoré / Maurevert : Donald Thomson
De Retz : Tomislav Lavoie
Méru : Vincenzo Neri
Archer : Harry Draganov
Une coryphée : Iulia Surdu
Une dame d’honneur : Céline Kot
Bois-Rosé / Le valet : Rémi Garin

Orchestre de la Suisse Romande
Chœur du Grand Théâtre de Genève

Direction musicale : Marc Minkowski
Mise en scène et dramaturgie : Jossi Wieler & Sergio Morabito
Scénographie et costumes : Anna Viebrock
Lumières : Martin Gebhardt
Chorégraphie : Altea Garrido
Direction des chœurs : Alan Woodbridge

Avec une viole d’amour prêtée exceptionnellement
par le Musée d’art et d’histoire de Genève

Dernière fois au Grand Théâtre de Genève en 1927
En coproduction avec le Nationaltheater Mannheim
Durée : approx. 5h avec deux entractes inclus
Chanté en français avec surtitres en anglais et français

 

 

 

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CD, événement, critique. Grétry : RAOUL Barbe Bleue, 1789, recréation – Orkester Nord / Martin WÃ¥hlberg (2 cd  -  Aparté nov 2018)

grétry portraitCD, événement, critique. Grétry : RAOUL Barbe Bleue, 1789, recréation – Orkester Nord / Martin WÃ¥hlberg (2 cd  -  Aparté nov 2018). Grétry, maître de l’opéra-comique entre 1770 et 1790, demeure le plus grand génie musical et dramatique de l’Ancien Régime ; dans Raoul, il mêle les genres merveilleux voire terrifiant sur un arrière fond médiéval dans cette intrigue qui comme La Belle et la Bête est inspiré de Perrault, mais un Perrault comme rationalisé et plus contrasté encore par Sedaine. L’ouvrage n’a rien de « comique », sinon ses dialogues parlés empruntés au théâtre (y compris la gouaille bouffe efféminée, délirante d’Osman le serviteur de Raoul qui tempère le tragique horrifié d’Isaure, épouse séquestrée, confrontée à l’indicible horreur).

 

 

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Grétry en Norvège…

Orkester Nord / Martin WÃ¥hlberg
jouent Raoul de 1789 :
Saisissante vitalité de l’orkester Nord

 

 

 

gretry raoul barbe bleue opera critique classiquenews cd aparte 3149028133691Le génie de Grétry s’affirme dans l’intelligence de séquences dont la situation dramatique lui inspire des tableaux admirablement orchestrés (le pastoralisme ramélien de la bergère qui conclut l’acte II, -divertissement des bergers-, après que Isaure dans la scène précédente, horrifiée par ce qu’elle découverte – dans le cabinet des têtes coupées, ne s’épanche sur l’épaule de Vergy travesti en demoiselle Anne-, et d’Osman surtout qui compatit à sa douleur). L’intensité expressive révèle surtout l’imagination exemplaire voire superlative du chef, vrai tempérament qui caractérise, sculpte le relief orchestral, apporte la vie, le nerf à une partition qui sur le papier pourrait sonner décorative et maniérée. Rien de tel : Martin WÃ¥hlberg apporte une palpitation frémissante à chaque tableau, … amorçant loin des chefs français pourtant plus connus en France, et souvent « incontournables » dans ce répertoires, une route interprétative qu’il faut désormais suivre.

La verve des instrumentistes est époustouflante du début à la fin. Le chef comprend combien Grétry souffle un vent vivifiant, incessamment renouvelé : la sincérité des sentiments, de nouveaux héros tirés de la fable amoureuse ou fantastique (loin des sorcières, démons et rois mythologiques et royaux) captivent; cette science exprime la couleur déjà romantique de l’orchestre (les cors somptueusement mordants annoncent Weber). Le maestro nordique imprimant à la partition une vitalité étonnante, – absente en France actuellement parmi les chefs les plus aguerris et pourtant régulièrement invités à « défendre » les opéras de la période révolutionnaire et postérieurs (néoclassiques et préromantiques). Ce parti pris d’articulation et du nuances expressives permanentes se justifiant par la genèse même de l’ouvrage, créé par la troupe des comédiens italiens « ordinaires ». Il y a de fait un plaisir à jouer pour les musiciens et pour certains chanteurs, proche de la Commedia dell’Arte.

Voici le Grétry de la maturité ; de toute évidence, vrai, profond – sincère, délicat et grave à la fois (proche du Requiem d’un certain Mozart). Il est vrai que représenté devant le Roi en mars 1789 et sur le livret de Sedaine, Raoul Barbe Bleue sous son masque de galanterie médiévale horrifique a tout d’un drame à multiples entrées qui contient la très mature inspiration de Grétry, comme perméable aux évolutions de son temps, l’année 1789 restant marquante dans l’histoire française à juste titre.
L’enregistrement réalisé en Norvège en nov 2018 apporte la preuve que Grétry n’a aucun mal à renouveler sa manière : à 48 ans, – il mourra en 1813, le compositeur maîtrise parfaitement tous les rouages et les possibilités offerts par le genre opéra-comique.

 

 

LES CHANTEURS PLUTÔT QUE LES CHANTEUSES… Parmi les solistes d’une distribution inégale, regrettons le choix de la soprano française Chantal Santon qui omniprésente dans le rôle d’Isaure, finit par agacer par son maniérisme expressif en commande automatique ; par ses aigus vibrés monotones et souvent tendus, avec cerise sur le gâteau un français inexistant, constamment inintelligible, en particulier dans son fameux air des bijoux (Acte I, scène 8) où la coquette se révèle alors, trop faible, cÅ“ur vénal, perméable à l’or et aux pierreries… – mais sans la présence du texte, l’écoute perd beaucoup de la finesse réelle de cette séquence ; même déception de la part d’Eugénie Lefebvre (bergère lisse et sans relief, elle aussi inintelligible et de surcroît fatiguée dans le dit divertissement de la fin du II). Dommage. Ici les chanteuses ont perdu tout éclat.

CLIC D'OR macaron 200Par contre saluons la prestance des hommes, tous mieux articulés et plus nuancés car il n’oublient jamais le texte… Mathieu Lécroart (sombre Raoul), très présent et vocalement coloré François Rougier (Vergy, l’amoureux défenseur de la belle Isaure), comme la verve théâtrale du pétillant Manuel Nuñez Camelino et son accent hilarant (Osman) ; les deux nobles, frères d’Isaure Enguerrand de Hys et Jérôme Boutillier (Carabi et Carabas). A nouveau, on s’étonne qu’il ne soit pas proposé cette production en France. L’opéra comique français ressuscite à l’étranger, affirme ses vertus à travers le disque. Une vertu de défrichement qui accrédite cette version malgré les déficiences évidentes du plateau. L’orchestre, lui, rend justice au style mozartien et préoffenbachien de Grétry, génie de l’opéra comique.

 
 
 

 
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CD, événement, critique. Grétry : RAOUL Barbe Bleue, 1789, recréation – Orkester Nord / Martin WÃ¥hlberg (2 cd  -  Aparté nov 2018). Durée totale : 1h27mn  -  Parution le 15 nov 2019.

 

 

 

André E M Grétry (1741 – 1813) : Raoul Barbe Bleue, opéra-comique en 3 actes, livret de Michel Sedaine – Créé à l’Opéra-Comique, le 2 mars 1789

Isaure : Chantal Santon-Jeffery
Vergi : François Rougier
Raoul : Matthieu Lécroart
Osman : Manuel Nuñez Camelino
Jeanne / Une Bergère : Eugénie Lefebvre
Jacques : Maine Lafdal-Franc
Le vicomte de Carabi : Enguerrand de Hys
Le marquis de Carabas : Jérôme Boutillier

Orkester Nord – Martin WÃ¥hlberg, direction.

 
  

 

LIVRE, événement, annonce.”LE FANTÔME DE L’OPÉRA », Légendes et mystères au Palais Garnier par Gérard FONTAINE (LES ÉDITIONS DU PATRIMOINE).

LIVRE, événement, annonce.”LE FANTÔME DE L’OPÉRA », Légendes et mystères au Palais Garnier par Gérard FONTAINE (LES ÉDITIONS DU PATRIMOINE). Gérard FONTAINE publie un texte richement illustré qui récapitule le mythe du fantôme de l’opéra : depuis le roman originel de l’écrivain et enquêteur Gaston Leroux (1910) qui cumule les références propres à la littérature fantastique… jusqu’à la comédie musicale toujours jouée à Londres et à Broadway, musique de Andrew Loyd Weber (1986).

fantome-de-l-opera-fontaine-gerard-legendes-et-mysteres-palais-garnier-livre-annonce-critique-classiquenewsDu roman fameux, à la comédie musicale des années 1980, l’auteur mène sa propre enquête ; confronte les extraits forts du texte de Leroux à la réalité du Palais construit par Charles Garnier. De la fiction romanesque à la réalité de l’architecture, le texte fouille ce qui fonde le mythe : description du fantôme, bestiaire et réserve décorative de l’opéra inauguré en 1875… On y découvre combien l’Opéra Garnier est un monde à part, propice au délire poétique et à l’imaginaire. Dans la vision de Leroux puis les extrapolations qui ont suivi, le fantôme de l’Opéra fusionne avec le masque de la mort rouge fixé par Poe, et réalisé par Leroux dans la fameuse scène du bal masqué à l’opéra… Peu à peu grâce aux premiers illustrateurs pour le roman de Leroux, grâce aux films et photos du palais Garnier, les personnages du roman prennent vie. Oy détecte comment de filtres en fantasmes, le fantôme originel prend une tout autre face et allure que celle conçue par Leroux (qu’est devenu son masque de soie noire ?) ; on y comprend mieux le rôle des directeurs de l’opéra, de Christine, de Raoul… des danseuses et des musiciens, des décorateurs et des machinistes qui composent le premier plan et l’arrière scène, le contexte social et humain du roman de Leroux ; chaque élément du roman est confronté à la réalité du Palais Garnier tel que nous le connaissons. Mais plutôt que de mesurer de quelle façon Leroux a respecté la configuration réelle de l’Opéra de Charles Garnier, Georges Fontaine interroge le mythe, ses avatars, et aussi la formidable architecture de Garnier, laboratoire à produire du merveilleux et de l’illusion, technologiquement avancé ; autant de performances qui inspirent en réalité le texte de Leroux.

Ainsi sont dévoilées entre autres les techniques révolutionnaires de Garnier, détournées par Gaston Leroux : cuve à double coque, colonnes creuses, fondations à l’épreuve des marécages… Et quand est-il du lac souterrain ? Où vivait réellement le Fantôme ? Grande critique à venir le jour de la parution du livre, le 31 octobre 2019.

 

 

 

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Présentation du Fantôme de l’Opéra par Gérard Fontaine
par les éditions du Patrimoine :

« Le fantôme de l’Opéra est une légende qui hante l’imaginaire collectif depuis plus d’un siècle et a été le sujet de nombreux films, sans compter les ballets ou les comédies musicales dont la principale tient l’affiche à Londres ou à Broadway depuis 1986. Mais sait-on qui se cache derrière cette histoire ?
Journaliste et romancier génial, Gaston Leroux est aussi l’auteur du Mystère de la chambre jaune ou du Parfum de la dame en noir. Fasciné par l’extraordinaire bâtiment inventé par Charles Garnier quelques décennies plus tôt, il y trouve l’inépuisable source qui a donné naissance à son Fantôme de l’Opéra. L’édifice regorge d’innovations techniques, relevant presque, pour l’époque, de la magie. La beauté du lieu, son atmosphère et les oeuvres qu’il abrite sont autant de points d’ancrage pour sa création.

fantome-de-l-opera-georges-fontaine-opera-palais-garnier-charles-garnier-critique-editions-du-patrimoine-classiquenewsAprès une parution en feuilleton dans le journal Le Gaulois, Leroux publie son roman en 1910. Auteur de nombreux ouvrages sur le Palais Garnier, Gérard Fontaine utilise ce prétexte pour nous entraîner à la découverte du mythe du fantôme et des personnages de Leroux, à travers les couloirs, avec les mystères de l’Opéra en filigrane, nous donnant les clés des trucs et astuces de Leroux. Il démêle pour nous le vrai du faux et instaure un dialogue à trois entre l’architecte talentueux, l’écrivain prolixe et le narrateur. Au fil d’une visite du bâtiment — qui parcourt notamment le bureau des directeurs, la salle, la fameuse loge n°5 du fantôme, la loge de Christine, les dessous de l’édifice, jusqu’à la demeure du lac où se tapit le fantôme pour écrire son « Opéra des opéras »…–, l’auteur nous invite à plonger au coeur d’une époque et du Palais Garnier.
Une mise en page brillante ressuscite l’art lyrique, la danse et tous les arts pour nous faire vibrer, avec le Paris 1900 en arrière-plan. »

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200LIVRE événement, annonce. Le Fantôme de l’Opéra : Légendes et mystères au Palais Garnier par Gérard Fontaine Parution : 31 octobre 2018 / Editions du Patrimoine – Prix : 35 € – 25 . 32 cm – 192 pages – 180 illustrations / Relié – EAN 9782757706831 – En vente en librairie

 

 

 

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Sommaire

LA VÉRITÉ DES APPARENCES,
MASQUES ET VISAGE DU FANTÔME
Les « Rats », rêves et réalités — Petits secrets du cabinet directorial — La Sorelli

LE DON JUAN TRIOMPHANT
La Loge truquée de Christine

LE SECRET DE LA PREMIÈRE LOGE N° 5
La vraie-vraie loge du directeur de l’Opéra en 1881

LA CHUTE DU LUSTRE DU PALAIS GARNIER COMME VOUS AURIEZ PU Y ÊTRE
Comment peut-on être Persan?

LA DEMEURE ET SON LAC
Ponts et merveilles

LE BAL MASQUÉ DE L’OPÉRA
Masques et mascarades — Travestissements et travestis

SIGNÉ LEROUX
Épilogue
Filmographie

 

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L’auteur
Docteur en philosophie, administrateur culturel, Gérard Fontaine est un spécialiste réputé de l’opéra auquel il a rendu maintes fois hommage, notamment avec Décor d’opéra : un rêve éveillé (Flammarion, 1996), Palais Garnier, le fantasme de l’opéra (Agnès Viénot Éditions, 1999). Il a publié aux Éditions du patrimoine, en partenariat avec l’Opéra national de Paris : L’Opéra de Charles Garnier, architecture et décor extérieur (2000) ; Palais Garnier, Opéra national de Paris, collection « Itinéraires » (2001) ; Visages de marbres et d’airain, la collection des bustes du Palais Garnier, collection «Thématiques» (2003), L’Opéra de Charles Garnier, architecture et décor intérieur (2004), L’Opéra de Charles Garnier, collection « Monographies d’édifices » (2018).