Petit grand roi Ubu au TAP de Poitiers, création

tap-poitiers-a-la-une-grand-petit-roi-creation-Tranter,-Markeas,-Dorin,-Nahon-580-380Poitiers, TAP. 12>14 novembre 2014. CrĂ©ation: Courte longue vie au grand petit roi. Le spectacles jeune public rĂ©unit les marionnettes de Neville Tranter et la musique d’Alexandros Markeas, sur un texte de Philippe Dorin. PortĂ©s par le succĂšs de leur prĂ©cĂ©dente production (La maison qui chante de Betsy Jolas, 2012), les piliers d’une Ă©quipe gagnante prĂ©sente au TAP de Poitiers leur nouvelle production. L’univers dĂ©jantĂ© des marionnettes expressionnistes de Tranter -Ă  la fois lutins malicieux et clowns grimaçants-, crĂ©e une univers d’une Ă©vidente force poĂ©tique… Ă  laquelle rĂ©pond le geste instrumental de Philippe Nahon et de son ensemble Ars Nova, artistes associĂ©s au TAP. Le spectacle aux rĂ©fĂ©rences politiques sombres produit Ă  l’inverse un dramatisme drĂŽlatique qui saisit immĂ©diatement petits et grands. Depuis “Schikelgruber”, Neville Tranter favorise l’alliance des marionnettes et des chanteurs rĂ©alisant une forme thĂ©Ăątrale forte et truculente.

Ubu roi revisité

Le spectacle met en avant la performance des chanteurs marionnettistes. Les chanteurs manipulateurs explorent de nouvelles expressions au servie du drame. Les marionnettes de Neville Tranter (Stuffed Puppet Theater d’Amsterdam) ont Ă©tĂ© spĂ©cialement conçues dans cette optique : visuel, scĂ©nique, musicale. Le livret de Philippe Dorin, habituĂ© de ce type d’expĂ©rience pluridisciplinaire depuis le succĂšs de la production aux enjeux semblables (La Maison qui Chante), Ă©pingle dans une Ă©criture affĂ»tĂ©e et critique, la dĂ©route et l’espoir dĂ©risoire de notre civilisation, sacrifiant sans rĂ©serve toutes les richesses offertes de notre monde.
Une vision engagĂ©e et consciente sous sa verve pleine d’humour… Voici sur le mode shakespearien, une fable-farce nouvelle traitant de la folie et de l’envie, filles aĂźnĂ©es du pouvoir, c’est donc Ă  l’adresse des petits une opĂ©rette cruelle et barbare qui pourtant peut se lire comme un drame ubuesque et dĂ©lirant, purement humoristique.  Chaque scĂšne regorge de situations comiques, chargĂ©es en personnages contrastĂ©s, d’une verve irrĂ©sistible. Philippe Dorin reprend le mythe d’Ubu roi, souverain criminel et pathĂ©tique (ou de Macbeth chez Shakespeare) :  « Qui t’empĂȘche de massacrer toute la famille et de te mettre Ă  leur place ? » dit la MĂšre Ubu. Qui manipule qui ? VoilĂ  un rapport qui gagne une singuliĂšre vĂ©ritĂ© dans l’association trouble et ici magnifiquement exploitĂ©e entre la marionnette et son manipulateur marionnettiste, vĂ©ritable maĂźtre chanteur (au sens propre comme figurĂ©). Rapport de force, rapport de chantage, tension implicite continue : voilĂ  des ressorts exaltant et stimulant pour le dĂ©ploiement d’un spectacle hors normes qui visuellement, par sa truculence et son dispositif singulier, captive immĂ©diatement les enfants… comme leurs parents. Agile, facĂ©tieux, mordant  et drĂŽle aussi, le nouveau spectacle prĂ©sentĂ© en crĂ©ation au TAP de Poitiers devrait marquer les esprits des petits comme des grands.

Synopsis
tranter-neville-puppets-marionnettesUne suite de courtes scĂšnes de marionnettes racontent la vie d’un roi maĂźtre chanteur cultivant la mauvaise foi pour assujettir son peuple et son entourage. Lui, c’est la tĂȘte. Son manipulateur, le bras. Tout le monde doit chanter, que ça vous chante ou pas ! Un petit orchestre et un chƓur de filles viennent ponctuer la vie de ce royaume sans fausse note.  Mais, petit Ă  petit, quelques couacs vont se glisser ici ou lĂ  et mettre un bĂ©mol aux « si » autoritaires du maĂźtre chanteur. Une modeste professeure de philosophie rĂ©veillera la conscience de son propre manipulateur qui appartient Ă  cette majoritĂ© silencieuse vivant dans l’ombre. Tous les deux tiennent bientĂŽt tĂȘte Ă  ce guignol de roi main dans la main, et s’en reviendront bras dessus, bras dessous…

 

 

 

Markeas / Dorin / Tranter / Nahon :

 

Courte longue vie au grand petit roi

Création le 12 novembre 2014
au TAP Théùtre Auditorium de Poitiers
OpĂ©ra Ă  destination d’un public familial et jeune public (Ă  partir de 9 ans)

Pour quatre chanteurs marionnettistes
et trois instrumentistes
Musique :  Alexandros Markeas
Livret : Philippe Dorin
Mise en scÚne et création des marionnettes:
Neville Tranter
(Stuffed Puppet Theater Amsterdam)
Direction musicale, Philippe Nahon
Direction artistique, Xavier Legasa
Chef de chant, Sylvie Leroy

Francesca Congiu, Soprano
Aurore Ugolin, Mezzo-Soprano
Paul-Alexandre Dubois, Baryténor
Xavier Legasa, Baryton

Solistes d’Ars Nova ensemble instrumental
Éric Lamberger, Clarinette
Isabelle Veyrier, Violoncelle
Isabelle Cornélis et Elisa Humanes (en alternance), Percussions

CRÉATION Ă  Poitiers – puis TOURNEE en France en 2014 et 2015, jusqu’au 7 mai 2015

12>14 novembre 2014
6 représentations du 12 au 14 novembre, dans le cadre des programmations du TAP Théùtre Auditorium de Poitiers et des Petits devant les Grands derriÚre  au TAP Théùtre Auditorium de Poitiers

18 et 19 novembre 2014
3 représentations à Saint-Nazaire (Partenariat Athénor et Théùtre de Saint-Nazaire)

du 27 au 29 novembre 2014
5 reprĂ©sentations Ă  l’Espace Paul Eluard de Stains

du 7 au 9 décembre 2014
5 représentations au Théùtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine

du 16 au 19 décembre 2014
5 représentations au Festival Théùtre à tout ùge à Quimper et Morlaix

du 18 au 21 mars 2015
6 représentations au Théùtre de St-Quentin-en-Yvelines

les 25 et 26 mars 2015
4 reprĂ©sentations Ă  l’OpĂ©ra de Reims dans le cadre du festival MĂ©limĂŽme

30 et 31 mars 2015
4 représentations au Théùtre Gérard Philippe de Frouard

7 mai 2015
1 représentation au Centre culturel de La Norville

Poitiers, TAP Théùtre Auditorium de Poitiers. Saison 2014-2015

TAP_POITIERS_nuit_2-CUBES-JAUNES_575Poitiers, TAP. Saison 2014-2015. 5 concerts Ă©vĂ©nements… Pour sa nouvelle saison 2014-2015, le TAP ThĂ©Ăątre Auditorium de Poitiers nous promet de nouvelles Ă©chappĂ©es belles en
 Asie. Au total un passionnant pĂ©riple en 15 stations
 avec pour commencer, en 2014, les 5 concerts Ă©vĂ©nements Ă  Poitiers Ă  ne pas manquer d’ici dĂ©cembre 2014. La nouvelle saison s’est ouverte avec un splendide concert lyrique et symphonique accordant la voix de la mezzo suĂ©doise Ann Hallenberg et l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de Philippe Herreweghe dans les dĂ©chirants et pudiques Kindertotenlieder – chant pour les enfants morts- de Gustav Mahler (25 septembre dernier).

 

 

encarttapEn octobre 2014, place le 11 octobre Ă  l’ñme du Japon grĂące au Quatuor Diotima qui « ouvre » ainsi la saison asiatique du TAP. Histoire ainsi d’accorder le jaune de l’habillage extĂ©rieur du bĂątiment, aux couleurs impĂ©riales 
 chinoises. Une premiĂšre Ă©tape prometteuse qui permet en premiĂšre partie de concert, la dĂ©couverte des instruments traditionnels japonais : le koto, cithare sur table ; le shĂŽ, orgue Ă  bouche ; le shakuhashi, flĂ»te en bambou (avec restauration japonaise Ă  l’entracte). En seconde partie : Quatuor de Debussy par les Diotima (Debussy fut bien le plus orientalisant des musiciens modernes) mis en regard avec plusieurs oeuvres du compositeur japonais Toshio Hosokawa (durĂ©e : 1h15). En parallĂšle, rĂ©alisation d’une composition florale par un maĂźtre d’Ikebana. Aucun doute c’est Ă  une soirĂ©e 100% japonisante que nous convie le TAP. Infos, rĂ©servations

 

 

encarttapEn novembre, 3 concerts sont Ă  l’affiche : Le 12 novembre, dĂ©couverte du conte musical ou farce chantĂ©e pour le jeune public (et les parents), avec marionnettes dĂ©lirantes enchantĂ©es : « Courte longue vie au grand petit roi » par l’ensemble Ars Nova, Le Carrosse d’or et les marionnettes (Ă  taille humaine) de Neville Tranter : un roi maĂźtre chanteur cultive la mauvaise foi pour assujettir son peuple et son entourage. Lui, c’est la tĂȘte ; son manipulateur, le bras. Tout le monde doit chanter, que ça lui chante ou pas ! Qui manipule qui ? DurĂ©e : 50 mn, musique d’Alexandros Markeas. Infos, rĂ©servations

 

 

encarttapLe 16 novembre, dĂ©lices symphoniques Ă  la fiĂšvre dansante dans un programme Rachmaninov / Dvoƙák / Marquez par l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine sous la direction de la chef d’orchestre mexicaine Alondra de la Parra. Passion et murmures des Danses slaves de Dvorak (fortement inspirĂ© par celles de son ami Brahms), puis pianisme rayonnant, mystique, sensuel de la russe Natasha Paremski dans le Concerto pour piano n°3 de Rachmaninov. Enfin, transe rythmique et danses endiablĂ©es de DanzĂłn d’Arturo Marquez qui combine rythmes mexicains et cubains. Infos, rĂ©servations

 

 

encarttapEnfin, le 25 novembre 2014, l’Orchestre en rĂ©sidence Poitou-Charentes joue 3 grands romantiques germaniques: la fougue rĂ©volutionnaire et visionnaire de Beethoven (Symphonie n°7), le feu facĂ©tieux dramatique de Mendelssohn (musique de scĂšne pour Songe d’une nuit d’étĂ©, entre vitalitĂ© inquiĂšte et enchantement crĂ©pusculaires), la passion et l’optimisme de Schumann (Concerto pour violoncelle. Soliste : Marc Coppey). Bain symphonique et romantique pour ce dernier concert du mois de novembre. CrĂ©Ă©e en 1813, la Symphonie n°7 de Beethoven accorde Ă©nergie et lumiĂšre et comptait pour sa crĂ©ation, Beethoven Ă  la direction, mais aussi parmi les instrumentistes : Meyerbeer, Salieri, Hummel et Spohr ! DurĂ©e : 1h45, entracte compris. Infos, rĂ©servations

 

 

encarttapChants pour nos soldats… En dĂ©cembre 2014, le TAP Poitiers accueille un spectacle plus grave et sensible « Au pays oĂč se fait la guerre » 
 Musique, mĂ©moire
. et chant. Pour commĂ©morer le centenaire de la premiĂšre guerre 1914-1918 et aussi les batailles de 1870, la mezzo soprano Isabelle Druet (qui fut en 2013 une somptueuse Clorinde dans l’opĂ©ra de Campra Ă  l’OpĂ©ra royal de Versailles : TancrĂšde) dĂ©die son chant colorĂ© et chaud, son souci du verbe querelleur, sĂ©ducteur, provocateur aux partitions de compositeurs profondĂ©ment touchĂ©s par la guerre. Chant parodique, priĂšre pudique, narration Ă©pique et tragique, la chanteuse passe par de nombreuses facettes et rend hommage aux vies sacrifiĂ©es, aux talents inspirĂ©s. Reste au public d’ĂȘtre comme nous, touchĂ©. Parmi les mĂ©lodies choisies : Le DĂ©part, Au front, La Mort, En Paradis 
 Dimanche 14 dĂ©cembre 2014 Ă  17h (durĂ©e : 1h15). Isabelle Druet / Quatuor Giardini. Avec Isabelle Druet, mezzo-soprano. Quatuor Giardini. Ɠuvres de Mel Bonis, Jacques Offenbach, CĂ©cile Chaminade, Gabriel FaurĂ©, Gaetano Donizetti, Benjamin Godard, Henri Duparc, Claude Debussy, Reynaldo Hahn, Nadia Boulanger, ThĂ©odore Dubois
 Infos, rĂ©servations

 

 

 

 

Consulter sur le site du TAP Poitiers, tous les concerts de musique classique et contemporaine

Page d’accueil du TAP Poitiers saison 2014 – 2015

Et bientĂŽt Ă  suivre ici,  les 10 autres concerts programmĂ©s de janvier Ă  juin 2015 …

 

 

Compte rendu, concert. Poitiers. Auditorium, le 25 septembre 2014. Wagner, Mahler, Brahms. Ann, Hallenberg, Orchestre des Champs ÉlysĂ©es. Philippe Herreweghe, direction.

AprĂšs un Ă©tĂ© bien rempli et quelques jours de congĂ©s, l’Orchestre des Champs ÉlysĂ©es revient au ThĂ©Ăątre Auditorium de Poitiers en cette fin septembre avec un programme romantique allemand; la partie vocale de ce premier concert de la saison 2014/2015 est assurĂ©e par la cĂ©lĂšbre mezzo soprano suĂ©doise Ann Hallenberg. La qualitĂ© du programme et des interprĂštes n’a cependant pas permis de remplir la salle seulement pleine aux trois quarts.

L’Orchestre des Champs ÉlysĂ©es dĂ©marre sa saison en fanfare

Hallenberg ann-hallenbergC’est avec Richard Wagner (1813-1873) que dĂ©bute le concert. Die Meistersinger von NĂŒrnberg (Les MaĂźtres chanteurs de Nuremberg) a Ă©tĂ© composĂ© entre 1861 et 1867  (comme pour ses autres opĂ©ras Wagner a Ă©crit lui mĂȘme son livret et composĂ© la musique) puis crĂ©Ă© en 1868 Ă  Munich. C’est le prĂ©lude du 3 Ăšme acte que Philippe Herreweghe a programmĂ©; moins flamboyant que celui du 1er acte, il n’en a pas moins, de par sa sobriĂ©tĂ©, un certain charme. C’est avec les Kindertotenlieder (Chants pour les enfants morts) que se poursuit la soirĂ©e. Ce recueil de cinq lieder a Ă©tĂ© composĂ© par Gustav Mahler (1860-1911) entre 1901 et 1905 ; son Ă©pouse Alma devait plus tard lui reprocher d’avoir appelĂ© le mauvais sort sur leur famille : en effet leur fille ainĂ©e Anna Maria devait mourir de la scarlatine deux ans aprĂšs la publication des Kindertotenlieder. InvitĂ©e par Philippe Herreweghe, la mezzo Ann Hallenberg le cycle avec sobriĂ©tĂ©, la ligne de chant est impeccable, la diction parfaite. Le ton et l’intonation recueillis, Ă©conomes, pudiques mais d’une envoĂ»tante intensitĂ©.  Quant Ă  l’Orchestre des Champs ÉlysĂ©es il accompagne la chanteuse avec efficacitĂ© et dans les moments purement instrumentaux, le chef cisĂšle chaque note tel l’orfĂšvre occupĂ© Ă  polir ses joyaux.

Au retour de l’entracte, l’Orchestre s’attaque Ă  un monument de la musique symphonique : la symphonie N°4 opus 98 de Johannes Brahms (1833-1897). Brahms Ă©tant, pour cette derniĂšre symphonie, revenu Ă  un “modĂšle” plus classique, l’oeuvre a reçu un accueil mitigĂ© Ă  sa crĂ©ation. Les allusions aux grands maitres du passĂ© sont trĂšs prĂ©sentes dans les premier et troisiĂšme mouvements. Le chef interprĂšte l’oeuvre de Brahms avec maestria; dĂšs les premiĂšres notes Philippe Herreweghe nous entraine dans l’univers du compositeur autrichien : passion, ĂąpretĂ©, drammatisme intĂ©rieur, Ă©lans pudiques plus introspectifs.. La derniĂšre de ses symphonies est Ă  la croisĂ©e des chemins, savant amalgame d’un style si neuf 
 qu’il a dĂ©rangĂ© un public peu habituĂ© Ă  la nouveautĂ©.

Pour son dĂ©but de saison, l’Orchestre des Champs ÉlysĂ©es a frappĂ© trĂšs fort avec un programme exclusivement allemand parfaitement interprĂ©tĂ© tant par les musiciens que par Ann Hallenberg ; le mezzo a fait honneur Ă  Mahler dont le recueil de lieder, mĂ©connu depuis sa crĂ©ation en 1905, rend un Ă©mouvant hommage aux enfants disparus.

Poitiers. Auditorium, le 25 septembre 2014. Richard Wagner (1813-1873) : Les maitres chanteurs de Nuremberg, prĂ©lude de l’acte 3; Gustav Mahler (1860-1911) : Kindertotenlieder; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie N°4 opus 98. Ann Hallenberg, mezzo. Orchestre des Champs ÉlysĂ©es. Philippe Herreweghe, direction.

Poitiers, TAP. Concert Philippe Herreweghe, Ann Hallenberg au TAP de Poitiers

Philippe Herreweghe portraitPoitiers, TAP. Concert Philippe Herreweghe, Ann Hallenberg, le 25 septembre 2014, 20h30. Sublime interprĂšte, trop mĂ©connue, la mezzo suĂ©doise Ann Hallenberg se produit Ă  Poitiers. Premier concert de la nouvelle saison musicale du TAP Ă  Poitiers, le programme du 25 septembre est particuliĂšrement allĂ©chant, associant le chef familier de la salle poitevine, Philippe Herrewegge dont l’expertise des timbres dĂ©licatement ciselĂ©s sur instruments anciens s’allie au chant tout aussi raffinĂ© et rare de la mezzo suĂ©doise, encore trop mĂ©sestimĂ©e en France, Ann Hallenberg. On se souvient de son excellent album discographique dĂ©diĂ© au chant de la diva romantique Marietta Marcolini, muse inspiratrice, maĂźtresse du jeune Rossini. La mezzo s’y Ă©tait rĂ©vĂ©lĂ©e Ă©blouissante par son sens sans Ă©paisseur ni outrance de la caractĂ©risation vocale. Autant de qualitĂ©s que les spectateurs du TAP Ă  Poitiers devrait retrouver et applaudir ce 25 septembre dans l’Ă©crin acoustiquement idĂ©al de l’Auditorium, l’une des rĂ©alisations de l’architecture musicale parmi les plus rĂ©ussies en France. Le timbre raffinĂ© et profond de la diva nordique devrait embraser la violence tragique et trĂšs recueillie du texte des Kindertotenlieder de Mahler, l’un des cycles pour orchestre et voix de Mahler les plus bouleversants : saisissants mĂȘme par la mort qui y est exprimĂ©e, et le deuil comme la perte des enfants perdus qui y sont Ă©voquĂ©s.
hallenberg-ann-mezzo TAP philippe herrewegheEn prime, chef et orchestre explorent des terres exceptionnellement rares dans leur rĂ©pertoire : Wagner dont ils jouent le PrĂ©lude du 3Ăšme acte des MaĂźtres Chanteurs : un hymne instrumental cĂ©lĂ©brant le sujet central de l’opĂ©ra, l’absolue vertu de l’art, dĂ©fendu  donc Ă  Poitiers avec la fine coloration et l’articulation millimĂ©trĂ©e des instruments d’Ă©poque. C’est une proposition orchestrale que tout amateur de Wagner n’osait plus espĂ©rer dans une salle de concert. Chant embrasĂ© et subtil d’une diseuse inspirĂ©e (Ann Hallenberg), geste sĂ»r et transparent d’un orfĂšvre des sonoritĂ©s instrumentales…. le programme proposĂ© Ă  Poitiers ce 25 septembre, est irrĂ©sistible.

Concert Wagner, Mahler, Brahms
Ann Hallenberg, mezzo
Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es
Philippe Herreweghe, direction
TAP, Auditorium, Poitiers. Le 25 septembre 2014, 20h30

Durée : 1h40 avec entracte
Achetez vos billets, informations

ann hallenberg marietta marcoliniAnn Hallenberg, mezzo chante Rossini, Mosca, Mayr, Paer… Outre une technique coloratoure exemplaire (prĂ©cision et nuances), Ann Hallenberg éblouit par son Ă©loquence sensuelle, la justesse des intonations, le style idĂ©alement mĂ©dian entre abattage et sincĂ©ritĂ©; la mezzo apporte de la finesse dans un
 monde de pirouettes qui sans ce supplĂ©ment d’ñme pourrait facilement basculer dans la pure dĂ©monstration virtuose. Son sens du texte, sa franchise sans aucune affectation l’imposent rossinienne jusqu’au bout des ongles. Les deux airs de l’Italienne Ă  Alger (Venise, 1813) sont lumineux. Et mĂȘme dans les scĂšnes contemporaines signĂ©s Cocia ou Weigl, les instrumentistes du Stavanger Symphony Orchestra trouvent de justes accents sous la baguette attendrie et fluide de Fabio Biondi. Lire notre critique complĂšte du cd Ann Hallenberg : hommage Ă  Marietta Marcolini (1 cd NaĂŻve)

Mozart, Schubert, piano Ă  quatre mains par Pennetier et Ivaldi au TAP de Poitiers

pennetier-jean-claude-piano-concertPoitiers, TAP, le 4 juin 2014, 20h30. Piano Ă  quatre mains. Pennetier, Ivaldi. Mozart,Schubert… Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi : Schubert, Mozart : deux visages du gĂ©nie musical viennois, prĂ©romantique et romantique. Le piano Ă  4 mains est une discipline collective difficile qui requiert Ă©coute, complicitĂ©, entente secrĂšte entre les deux pianistes au clavier. C’est une expĂ©rience aussi dĂ©licate et tĂ©nue que la pratique du quatuor Ă  cordes. Christian Ivaldi, chambriste rĂ©putĂ©, joue en duo avec son partenaire familier Jean-Claude Pennetier, deux musiciens qui ont d’ailleurs toujours affirmĂ© leur affinitĂ© avec Mozart et … Schubert. Les Ɠuvres de Mozart dĂ©volues aux quatre mains sont de la mĂȘme veine que les concertos pour piano, prĂ©sentant en vertiges prĂ©romantiques, cette alternance troublante entre insouciance Ă©lĂ©gante et Ă©clairs tragiques d’une gravitĂ© juste et saisissante qui semblent engager jusqu’aux ressources personnelles et intimes de l’auteur. Les Sonates pour quatre mains K497 et K521, remontent aux annĂ©es viennoises : 1786 et 1787 (l’annĂ©e de la sĂ©rĂ©nade Une petite musique de nuit) ; elles prĂ©cĂšdent aussi de quelques mois l’achĂšvement en octobre 1787, de l’opĂ©ra Don Giovanni, crĂ©Ă© triomphalement Ă  Prague.

Schubert n’avait que 21 ans quand il compose sa sonate D.617, radieuse et extravertie mais il avait dĂ©jĂ  abordĂ© tous les genres musicaux avec une grande maĂźtrise. On ne peut imaginer contraste plus vertigineux et elle aussi plongeant dans les eaux les plus personnelles du crĂ©ateur, avec la cĂ©lĂšbre Fantaisie en fa mineur, mĂ©lancolique et d’un balancement instrospectif et mĂ©ditatif, composĂ©e Ă  la fin de la vie de Franz Schubert, dix ans plus tard


    Pennetier - Ivaldi : Quatre mains enchanteur Ă  Poitiers, le 4 juin 2014     La complicitĂ© du duo de pianos portĂ© par Jean-Claude Pennetier et Christian Ivaldi devrait rĂ©vĂ©ler la face miroitante et l’activitĂ© intĂ©rieure des piĂšces de Mozart et Schubert, rĂ©unies dans ce programme enchanteur. Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi Schubert, Mozart : piano Ă  quatre mains Poitiers, TAP, auditorium Mercredi 4 juin 2014, 20h30 durĂ©e : 1h40mn avec entracte W. A. Mozart : Sonate en ut majeur K.521, Sonate en fa majeur K.497 Franz Schubert : Sonate en si bĂ©mol majeur D.617, Fantaisie en fa mineur D.940 Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi, piano Ă  4 mains Informations, rĂ©servations : TAP ThĂ©Ăątre Auditorium Poitiers 1 bd de Verdun 86000 Poitiers +33 (0)5 49 39 29 29 Illustration : Jean-Claude Pennetier (DR)

Mozart, Schubert, piano Ă  quatre mains par Pennetier et Ivaldi au TAP de Poitiers

pennetier-jean-claude-piano-concertPoitiers, TAP : Piano Ă  quatre mains. Pennetier, Ivaldi. Mozart, Schubert, le 4 juin 2014, 20h30. Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi : Schubert, Mozart : deux visages du gĂ©nie musical viennois, prĂ©romantique et romantique. Le piano Ă  4 mains est une discipline collective difficile qui requiert Ă©coute, complicitĂ©, entente secrĂšte entre les deux pianistes au clavier. C’est une expĂ©rience aussi dĂ©licate et tĂ©nue que la pratique du quatuor Ă  cordes. Christian Ivaldi, chambriste rĂ©putĂ©, joue en duo avec son partenaire familier Jean-Claude Pennetier, deux musiciens qui ont d’ailleurs toujours affirmĂ© leur affinitĂ© avec Mozart et … Schubert. Les Ɠuvres de Mozart dĂ©volues aux quatre mains sont de la mĂȘme veine que les concertos pour piano, prĂ©sentant en vertiges prĂ©romantiques, cette alternance troublante entre insouciance Ă©lĂ©gante et Ă©clairs tragiques d’une gravitĂ© juste et saisissante qui semblent engager jusqu’aux ressources personnelles et intimes de l’auteur. Les Sonates pour quatre mains K497 et K521, remontent aux annĂ©es viennoises : 1786 et 1787 (l’annĂ©e de la sĂ©rĂ©nade Une petite musique de nuit) ; elles prĂ©cĂšdent aussi de quelques mois l’achĂšvement en octobre 1787, de l’opĂ©ra Don Giovanni, crĂ©Ă© triomphalement Ă  Prague.

Schubert n’avait que 21 ans quand il compose sa sonate D.617, radieuse et extravertie mais il avait dĂ©jĂ  abordĂ© tous les genres musicaux avec une grande maĂźtrise. On ne peut imaginer contraste plus vertigineux et elle aussi plongeant dans les eaux les plus personnelles du crĂ©ateur, avec la cĂ©lĂšbre Fantaisie en fa mineur, mĂ©lancolique et d’un balancement instrospectif et mĂ©ditatif, composĂ©e Ă  la fin de la vie de Franz Schubert, dix ans plus tard


 

 

Pennetier - Ivaldi : Quatre mains enchanteur Ă  Poitiers, le 4 juin 2014

 

 

La complicitĂ© du duo de pianos portĂ© par Jean-Claude Pennetier et Christian Ivaldi devrait rĂ©vĂ©ler la face miroitante et l’activitĂ© intĂ©rieure des piĂšces de Mozart et Schubert, rĂ©unies dans ce programme enchanteur.

Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi
Schubert, Mozart : piano Ă  quatre mains

Poitiers, TAP, auditorium
Mercredi 4 juin 2014, 20h30
durée : 1h40mn avec entracte

W. A. Mozart :
Sonate en ut majeur K.521,
Sonate en fa majeur K.497

Franz Schubert :
Sonate en si bémol majeur D.617,
Fantaisie en fa mineur D.940

Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi, piano Ă  4 mains

Informations, réservations :
TAP Théùtre Auditorium Poitiers
1 bd de Verdun 86000 Poitiers
+33 (0)5 49 39 29 29

Illustration : Jean-Claude Pennetier (DR)

Les Créatures de Prométhée de Beethoven au TAP de Poitiers

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Les crĂ©atures de PromĂ©thĂ©e de Beethoven. Orchestre des Champs ElysĂ©es, le 6 mai 2014 (auditorium, 20h30). L’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de son fondateur et chef historique Philippe Herreweghe s’engagent sur instruments anciens Ă  rĂ©vĂ©ler les couleurs trĂ©pidantes d’un ballet mĂ©connu de Beethoven,  une partition peu jouĂ©e  (Ă  torts)  : Les CrĂ©atures de PromĂ©thĂ©e, ballet en une ouverture et trois actes composĂ© pour le chorĂ©graphe italien Salvatore Vigano.

herrewghe Philippe-Herreweghe-c-Michiel-HendryckxDans cette oeuvre oubliĂ©e crĂ©Ă©e Ă  Vienne le 28 mars 1801 (quand Haydn a livrĂ© son chef d’oeuvre testamentaire, La CrĂ©ation), Beethoven compose plusieurs thĂšmes qu’il recyclera dans sa fameuse Symphonie HĂ©roĂŻque. De fait, pour souligner la gĂ©nĂ©rositĂ© complice de PromĂ©thĂ©e envers les hommes enfin rĂ©habilitĂ©s grĂące au don du gĂ©nial protecteur, Beethoven dans la derniĂšre section (Danza festiva) dĂ©veloppe le thĂšme que le compositeur emploiera pour le finale de sa Symphonie HĂ©roĂŻque. La musique Ă©nergique, palpitante, pleine d’une triomphante espĂ©rance exprime cette gaietĂ© dansante d’une exaltation irrĂ©sistible. La trame du ballet de Beethoven dont il existe une version pour piano que l’auteur chĂ©rissait particuliĂšrement collectionne les tableaux contrastĂ©s : affection du titan PromĂ©thĂ©e pour ses deux figures de terre ; prĂ©sentation devant Apollon et les muses au Parnasse pour qu’elles prennent vie et s’Ă©lectrisent grĂące au feu de la danse. MelpomĂšne assassine le titan mais celui ci renaĂźt grĂące Ă  la frĂ©nĂ©sie chorĂ©graphique de Pan et de ses faunes… tout se conclut dans l’ivresse d’un temps de liesse collective. Concert Ă©vĂ©nement.

Philippe Herreweghe portraitLe sujet permet Ă  Beethoven de dĂ©velopper l’écriture orchestrale selon les contingences exigĂ©es par la trĂ©pidation dansante. Le feu naturel de son style s’accorde ici parfaitement Ă  la nĂ©cessitĂ© du drame chorĂ©graphique. Avec Haydn, Mozart et le jeune Schubert, Vienne Ă  l’aube du XIXĂšme siĂšcle bientĂŽt napolĂ©onien, s’affirme comme un foyer musical de premier plan : oĂč prennent leur essor les formes purement instrumentales, Concerto pour piano, symphonies et dans le genre chambriste, le quatuor Ă  cordes.
Sur instruments anciens, l’Orchestre des Champs ElysĂ©es poursuit un travail spĂ©cifique sur l’éloquence ciselĂ©e, alliant puissance et couleurs dans les vastes champs d’expĂ©rimentations du rĂ©pertoire classique et romantique. En abordant le premier Beethoven, sa lecture du ballet Les crĂ©atures de PromothĂ©e devrait saisir par ses dĂ©tails, l’énergie rythmique, le sens de la continuitĂ©, rĂ©vĂ©lant sous le masque du compositeur l’immense architecte aspirĂ© par l’avenir.

Poitiers, TAP. Les créatures de Promothée de Beethoven. Orchestre des Champs Elysées, le 6 mai 2014 (auditorium, 20h30)

boutonreservation

 

 

Poitiers, TAP : concert Ravel, Ibert, Offenbach. Orchestre Poitou-Charentes, le 20 mars 2014

TAP opc-20mars81Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert, Le 20 mars 2014 
 (auditorium, 19h30. Fayçal Karoui, direction). Orchestre Poitou-Charentes.  Pour l’anniversaire du dĂ©but de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprĂšte Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une Ɠuvre Ă©crite Ă  partir de 1914. Les six piĂšces qui la composent sont un hommage Ă  des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand SiĂšcle, emprunte de nostalgie, d’élĂ©gance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poĂ©sie surtout, mĂ©ditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flĂ»te d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flĂ»te) et la fiĂšvre lĂ©gĂšre et Ă©lĂ©gante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilĂšge irrĂ©sistible, les rythmes trĂ©pidants d’Offenbach. MĂȘme lĂ©gĂšre, la musique française sait sĂ©duire par sa subtilitĂ© toutes en couleurs.

programme :

Ravel : Le Tombeau de Couperin
Ibert : Concerto pour flûte (soliste : Magali Mosnier, flûte)
Offenbach / Manuel Rosenthal : La Gaßté parisienne

Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).

boutonreservation

Poitiers, TAP : concert Ravel, Ibert, Offenbach. Orchestre Poitou-Charentes

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert, Le 20 mars 2014 … (auditorium, 19h30. Fayçal Karoui, direction).  Orchestre Poitou-Charentes.  Pour l’anniversaire du dĂ©but de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprĂšte Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une Ɠuvre Ă©crite Ă  partir de 1914. Les six piĂšces qui la composent sont un hommage Ă  des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand SiĂšcle, emprunte de nostalgie, d’élĂ©gance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poĂ©sie surtout, mĂ©ditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flĂ»te d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flĂ»te) et la fiĂšvre lĂ©gĂšre et Ă©lĂ©gante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilĂšge irrĂ©sistible, les rythmes trĂ©pidants d’Offenbach. MĂȘme lĂ©gĂšre, la musique française sait sĂ©duire par sa subtilitĂ© toutes en couleurs.

programme :

Ravel : Le Tombeau de Couperin
Ibert : Concerto pour flûte (soliste : Magali Mosnier, flûte)
Offenbach / Manuel Rosenthal : La Gaßté parisienne

Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).

Concert Debussy, Fauré, Chausson au TAP, Poitiers, le 20 février 2014

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP: concert Debussy, FaurĂ©, Chausson. Le 20 fĂ©vrier  2014 (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de Louis LangrĂ©e joue un programme de musique française : Debussy, FaurĂ© et Chausson...  En marge des reprĂ©sentations de PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy qu’il donne Ă  l’OpĂ©ra Comique, l’Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es prĂ©sente un programme  aux esthĂ©tiques trĂšs diffĂ©rentes. Le PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vĂ©nĂ©neuses rĂ©sonances wagnĂ©riennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’Ɠuvre d’un compositeur qui a trĂšs peu produit, mais Ă  quel niveau ! La piĂšce de Maeterlinck PellĂ©as et Melisande a Ă©tĂ© une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire Ă  son tour son cĂ©lĂšbre drame lyrique (crĂ©Ă© en 1902), FaurĂ© lui consacra une trĂšs belle musique de scĂšne pour une reprĂ©sentation
 en anglais, Ă  Londres! L’orchestre plus habituĂ© Ă  travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel rĂ©pertoire germanique, guidĂ© par Louis LangrĂ©e,  fervent amateur de romantisme français.

 

 

 

programme :

Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune

Fauré : Pelléas et Mélisande, suite opus 80

Chausson : Symphonie en si bémol majeur opus 20

 

PUB TAP PoitiersLa Symphonie de Chausson est bien comme celle de son mentor et maĂźtre, CĂ©sar Franck (crĂ©Ă©e peu de temps auparavant en 1889 Ă©galement Ă  Paris), un chef d’oeuvre du romantisme tardif français totalement et injustement oubliĂ©. CrĂ©Ă©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© du siĂšcle, en 1891, la partition, Ă©tape majeure dans l’histoire du genre en France, fut saluĂ©e dĂšs ses dĂ©buts au concert tel un aboutissement symphonique, suscitant  l’attention immĂ©diate d’Arthur Nikisch qui avec le Philharmonique de Berlin, la crĂ©Ă©e en Allemagne dans la foulĂ©e. SuprĂȘme reconnaissance dans le pays de la symphonie par excellence. TeintĂ©e selon le tempĂ©rament de Franck, d’un wagnĂ©risme trĂšs subtilement assimilĂ©, la partition en trois mouvements (d’une durĂ©e d’environ 30 minutes), dĂ©veloppe une orchestration diffĂ©rente de celle de son maĂźtre, transparente et diaphane, aux Ă©quilibres tĂ©nus qui annoncent dĂ©jĂ  l’oscillation et le scintillement debussystes. L’essence du drame de Chausson demeure un souffle tragique et dĂ©sespĂ©rĂ© personnel et original qui s’exprime et s’exhale dans le sublime second mouvement : immersion dans des tĂ©nĂšbres orchestrales jamais esquissĂ©es auparavant qui prolongent le poison mortifĂšre et hypnotique de Wagner tout en le sublimant par une sensibilitĂ© aux couleurs dĂ©finitivement française 
 attention chef d’oeuvre.

 

Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février 2014 (auditorium, 19h30). Programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson... Orchestre des Champs Elysées. Louis Langrée, direction.

 

 

 

Concert Debussy, Fauré, Chausson au TAP, Poitiers, le 20 février 2014

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP: concert Debussy, FaurĂ©, Chausson. Le 20 fĂ©vrier  2014 (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de Louis LangrĂ©e joue un programme de musique française : Debussy, FaurĂ© et Chausson...  En marge des reprĂ©sentations de PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy qu’il donne Ă  l’OpĂ©ra Comique, l’Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es prĂ©sente un programme  aux esthĂ©tiques trĂšs diffĂ©rentes. Le PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vĂ©nĂ©neuses rĂ©sonances wagnĂ©riennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’Ɠuvre d’un compositeur qui a trĂšs peu produit, mais Ă  quel niveau ! La piĂšce de Maeterlinck PellĂ©as et Melisande a Ă©tĂ© une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire Ă  son tour son cĂ©lĂšbre drame lyrique (crĂ©Ă© en 1902), FaurĂ© lui consacra une trĂšs belle musique de scĂšne pour une reprĂ©sentation
 en anglais, Ă  Londres! L’orchestre plus habituĂ© Ă  travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel rĂ©pertoire germanique, guidĂ© par Louis LangrĂ©e,  fervent amateur de romantisme français.

 

 

 

programme :

Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune

Fauré : Pelléas et Mélisande, suite opus 80

Chausson : Symphonie en si bémol majeur opus 20

 

PUB TAP PoitiersLa Symphonie de Chausson est bien comme celle de son mentor et maĂźtre, CĂ©sar Franck (crĂ©Ă©e peu de temps auparavant en 1889 Ă©galement Ă  Paris), un chef d’oeuvre du romantisme tardif français totalement et injustement oubliĂ©. CrĂ©Ă©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© du siĂšcle, en 1891, la partition, Ă©tape majeure dans l’histoire du genre en France, fut saluĂ©e dĂšs ses dĂ©buts au concert tel un aboutissement symphonique, suscitant  l’attention immĂ©diate d’Arthur Nikisch qui avec le Philharmonique de Berlin, la crĂ©Ă©e en Allemagne dans la foulĂ©e. SuprĂȘme reconnaissance dans le pays de la symphonie par excellence. TeintĂ©e selon le tempĂ©rament de Franck, d’un wagnĂ©risme trĂšs subtilement assimilĂ©, la partition en trois mouvements (d’une durĂ©e d’environ 30 minutes), dĂ©veloppe une orchestration diffĂ©rente de celle de son maĂźtre, transparente et diaphane, aux Ă©quilibres tĂ©nus qui annoncent dĂ©jĂ  l’oscillation et le scintillement debussystes. L’essence du drame de Chausson demeure un souffle tragique et dĂ©sespĂ©rĂ© personnel et original qui s’exprime et s’exhale dans le sublime second mouvement : immersion dans des tĂ©nĂšbres orchestrales jamais esquissĂ©es auparavant qui prolongent le poison mortifĂšre et hypnotique de Wagner tout en le sublimant par une sensibilitĂ© aux couleurs dĂ©finitivement française 
 attention chef d’oeuvre.

 

Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février 2014 (auditorium, 19h30). Programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson... Orchestre des Champs Elysées. Louis Langrée, direction.

 

 

 

Concert Debussy, Fauré, Chausson au TAP, Poitiers, le 20 février 2014

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP: concert Debussy, FaurĂ©, Chausson. Le 20 fĂ©vrier  2014 (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de Louis LangrĂ©e joue un programme de musique française : Debussy, FaurĂ© et Chausson...  En marge des reprĂ©sentations de PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy qu’il donne Ă  l’OpĂ©ra Comique, l’Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es prĂ©sente un programme  aux esthĂ©tiques trĂšs diffĂ©rentes. Le PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vĂ©nĂ©neuses rĂ©sonances wagnĂ©riennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’Ɠuvre d’un compositeur qui a trĂšs peu produit, mais Ă  quel niveau ! La piĂšce de Maeterlinck PellĂ©as et Melisande a Ă©tĂ© une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire Ă  son tour son cĂ©lĂšbre drame lyrique (crĂ©Ă© en 1902), FaurĂ© lui consacra une trĂšs belle musique de scĂšne pour une reprĂ©sentation
 en anglais, Ă  Londres! L’orchestre plus habituĂ© Ă  travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel rĂ©pertoire germanique, guidĂ© par Louis LangrĂ©e,  fervent amateur de romantisme français.

 

 

 

programme :

Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune

 

Fauré : Pelléas et Mélisande, suite opus 80

 

Chausson : Symphonie en si bémol majeur opus 20

 

PUB TAP PoitiersLa Symphonie de Chausson est bien comme celle de son mentor et maĂźtre, CĂ©sar Franck (crĂ©Ă©e peu de temps auparavant en 1889 Ă©galement Ă  Paris), un chef d’oeuvre du romantisme tardif français totalement et injustement oubliĂ©. CrĂ©Ă©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© du siĂšcle, en 1891, la partition, Ă©tape majeure dans l’histoire du genre en France, fut saluĂ©e dĂšs ses dĂ©buts au concert tel un aboutissement symphonique, suscitant  l’attention immĂ©diate d’Arthur Nikisch qui avec le Philharmonique de Berlin, la crĂ©Ă©e en Allemagne dans la foulĂ©e. SuprĂȘme reconnaissance dans le pays de la symphonie par excellence. TeintĂ©e selon le tempĂ©rament de Franck, d’un wagnĂ©risme trĂšs subtilement assimilĂ©, la partition en trois mouvements (d’une durĂ©e d’environ 30 minutes), dĂ©veloppe une orchestration diffĂ©rente de celle de son maĂźtre, transparente et diaphane, aux Ă©quilibres tĂ©nus qui annoncent dĂ©jĂ  l’oscillation et le scintillement debussystes. L’essence du drame de Chausson demeure un souffle tragique et dĂ©sespĂ©rĂ© personnel et original qui s’exprime et s’exhale dans le sublime second mouvement : immersion dans des tĂ©nĂšbres orchestrales jamais esquissĂ©es auparavant qui prolongent le poison mortifĂšre et hypnotique de Wagner tout en le sublimant par une sensibilitĂ© aux couleurs dĂ©finitivement française … attention chef d’oeuvre.

 

Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février 2014 (auditorium, 19h30). Programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson... Orchestre des Champs Elysées. Louis Langrée, direction.

Poitiers, TAP : concert Ravel, Ibert, Offenbach. Orchestre Poitou-Charentes

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).  Pour l’anniversaire du dĂ©but de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprĂšte Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une Ɠuvre Ă©crite Ă  partir de 1914. Les six piĂšces qui la composent sont un hommage Ă  des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand SiĂšcle, emprunte de nostalgie, d’élĂ©gance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poĂ©sie surtout, mĂ©ditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flĂ»te d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flĂ»te) et la fiĂšvre lĂ©gĂšre et Ă©lĂ©gante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilĂšge irrĂ©sistible, les rythmes trĂ©pidants d’Offenbach. MĂȘme lĂ©gĂšre, la musique française sait sĂ©duire par sa subtilitĂ© toutes en couleurs.

programme :

Ravel : Le Tombeau de Couperin
Ibert : Concerto pour flûte (soliste : Magali Mosnier, flûte)
Offenbach / Manuel Rosenthal : La Gaßté parisienne

Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).

L’Orchestre des Champs ElysĂ©es au TAP : Debussy, FaurĂ©, Chausson

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP: concert Debussy, FaurĂ©, Chausson. Le 20 fĂ©vrier  2014 (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de Louis LangrĂ©e joue un programme de musique française : Debussy, FaurĂ© et Chausson...  En marge des reprĂ©sentations de PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy qu’il donne Ă  l’OpĂ©ra Comique, l’Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es prĂ©sente un programme  aux esthĂ©tiques trĂšs diffĂ©rentes. Le PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vĂ©nĂ©neuses rĂ©sonances wagnĂ©riennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’Ɠuvre d’un compositeur qui a trĂšs peu produit, mais Ă  quel niveau ! La piĂšce de Maeterlinck PellĂ©as et Melisande a Ă©tĂ© une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire Ă  son tour son cĂ©lĂšbre drame lyrique (crĂ©Ă© en 1902), FaurĂ© lui consacra une trĂšs belle musique de scĂšne pour une reprĂ©sentation
 en anglais, Ă  Londres! L’orchestre plus habituĂ© Ă  travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel rĂ©pertoire germanique, guidĂ© par Louis LangrĂ©e,  fervent amateur de romantisme français.

programme :

Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune
Fauré : Pelléas et Mélisande, suite opus 80
Chausson : Symphonie en si bémol majeur opus 20

Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février 2014 (auditorium, 19h30). Programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson... Orchestre des Champs Elysées. Louis Langrée, direction.

le Quatuor Jerusalem au TAP de Poitiers

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Quatuor Jerusalem. Mercredi 22 janvier 2014, 20h30. Mozart, Smetana, Janacek … Le Quatuor de Jerusalem brille par un parcours discographique sans faute et des apparitions qui suscitent chaque fois la mĂȘme admiration. A Poitiers, les quatre instrumentistes prĂ©sentent un programme issu de leurs racines Mitteleuropa : l’un des derniers quatuors de l’autrichien Mozart et ceux des deux compositeurs tchĂšques, Smetana, le pĂšre spirituel de Dvoƙák auteur de la cĂ©lĂšbre Moldau, et Janáček qui a ouvert les portes de la musique moderne de son pays. Le violoncelliste Kyril Zlotnykow joue un instrument ayant appartenu Ă  Jacqueline du PrĂ© et prĂȘtĂ© par le chef israĂ©lien Daniel Barenboim (son Ă©poux).

 

 

 

Le Quatuor de Jerusalem Ă  Poitiers

 

Alexander Pavlovsky, violon
Sergei Bresler, violon
Ori Kam, alto
Kyril Zlotnikov, violoncelle
W. A. Mozart : Quatuor KV.589
Leoơ Janáček : Quatuor n° 1 La Sonate à Kreutzer
Bedƙich Smetana : Quatuor n° 1 De ma vie

 

 

 

TAP_poitiers_nuitDĂ©couvrir la suite de la saison musicale Ă  Poitiers… De fĂ©vrier Ă  juin 2014, la suite du calendrier des concerts classiques au TAP met en lumiĂšre le travail des orchestres maison, ceux auxquels le thĂ©Ăątre offre une rĂ©sidence ou un asile privilĂ©giĂ© pour l’approfondissement d’un projet : Orchestre Poitou Charentes, Orchestre des Champs ElysĂ©es, Ars Nova. C’est aussi la participation des ressources musicales locales fĂ©dĂ©rĂ©es autour d’un chantier prometteur ou d’un seul concert qui engage les forces vives du Conservatoire par exemple. Lire notre prĂ©sentation de la saison musicale au TAP de Poitiers, 9 concerts Ă©vĂ©nements jusqu’en juin 2014

 

 

 

 

Poitiers, TAP : 9 concerts classiques en 2014 (janvier-juin 2014)

Poitiers. TAP : 9 concerts classiques en 2014.  Institution pluridisciplinaire, le TAP (ThĂ©Ăątre Auditorium de Poitiers) excelle dans sa diversitĂ© mĂ©tissĂ©e, gĂ©nĂ©reuse dans son invitation vers les cultures du monde mĂ©diterranĂ©en. Le fil rouge de cette saison est bien la MĂ©diterranĂ©e, mais pas seulement. Chaque annĂ©e, il s’agit aussi de mettre l’accent sur le travail des orchestres associĂ©s au lieu : trois phalanges dont le profil et les rĂ©pertoires sont complĂ©mentaires aux deux autres.  Orchestre Poitou-Charentes au vaste rĂ©pertoire, Orchestre des Champs ElysĂ©es (qui jouant sur instruments d’Ă©poque, offre une interprĂ©tation particuliĂšrement pertinente dans le sillon de la pratique historiquement informĂ©e, se dĂ©diant en particulier aux compositeurs classiques et romantiques, connus ou mĂ©connus),  c’est enfin Ars Nova qui explore les Ă©critures modernes et se dĂ©die aux crĂ©ations… Outre la vitalitĂ© musicale d’un lieu d’accueil pour des instrumentistes aguerris, le TAP favorise Ă©galement plusieurs chantiers non classiques qui associent aux professionnels, les musiciens issus des conservatoires du territoire. Rencontres, partages, Ă©mulation n’ont jamais Ă©tĂ© aussi prĂ©sents en 2014.   Voici les concerts Ă  l’affiche du TAP, jusqu’en juin 2014. FaĂźtes comme nous : n’hĂ©sitez pas Ă  faire une halte enivrante au TAP de Poitiers.  D’autant que la salle des concerts, bĂ©nĂ©ficie de l’une des acoustiques les plus modernes et les plus sĂ©duisantes d’Europe.

 

 

 

TAP_POITIERS_nuit_2-CUBES-JAUNES_575

Toutes les infos et les modalités de réservations sur le site du TAP, concerts classiques 

 

 

 

 

TAPinstit2014classiquenews16 janvier 2014
Concert  Beethoven, Mozart, Rossini, Hersant
Orchestre Poitou-Charentes
L’Orchestre Poitou-Charentes s’intĂ©resse Ă  l’une des « petites » symphonies de Beethoven, la deuxiĂšme, qui est un vĂ©ritable festival de bonne humeur.  Xu Zhong, chef et pianiste dirige du clavier le magnifique air de concert de Mozart Ch’io mi scordi di te, oĂč l’instrument dialogue amoureusement avec la voix de soprano. Sophie Marilley, jeune mezzo-soprano suisse qui a dĂ©jĂ  chantĂ© de nombreux rĂŽles mozartiens sur scĂšne, en sera l’interprĂšte. la chanteuse montre une autre facette de son talent en incarnant Rosine, hĂ©roĂŻne dĂ©terminĂ©e et trioomphante du Barbier de SĂ©ville de Rossini.
En ouverture du programme, le TAP présente une piÚce qui a gagné le prix lycéens des compositeurs 2012 de la SACEM : les Fantaisies sur le nom de Paul Sacher de Philippe Hersant, hommage au célÚbre mécÚne de la musique disparu en 1999.

Orchestre Poitou-Charentes
Xu Zhong, direction et piano
Sophie Marilley, mezzo-soprano
Philippe Hersant : Fantaisies sur le nom de Sacher
Gioachino Rossini : Ouverture Una voce poco fa (extrait du Barbier de SĂ©ville)
W. A. Mozart : Ch’io mi scordi di te K.505, Parto (extrait de La ClĂ©mence de Titus)
L. van Beethoven : Symphonie n° 2 en ré majeur op.36

 

 

 

TAPinstit2014classiquenews22 janvier 2014
Quatuor de Jerusalem
Le Quatuor de Jerusalem brille par un parcours discographique sans faute et des apparitions qui suscitent chaque fois la mĂȘme admiration. A Poitiers, les quatre instrumentistes prĂ©sentent un programme issu de leurs racines Mitteleuropa : l’un des derniers quatuors de l’autrichien Mozart et ceux des deux compositeurs tchĂšques, Smetana, le pĂšre spirituel de Dvoƙák auteur de la cĂ©lĂšbre Moldau, et Janáček qui a ouvert les portes de la musique moderne de son pays. Le violoncelliste Kyril Zlotnykow joue un instrument ayant appartenu Ă  Jacqueline du PrĂ© et prĂȘtĂ© par le chef israĂ©lien Daniel Barenboim (son Ă©poux).

Alexander Pavlovsky, violon
Sergei Bresler, violon
Ori Kam, alto
Kyril Zlotnikov, violoncelle
W. A. Mozart : Quatuor KV.589
Leoơ Janáček : Quatuor n° 1 La Sonate à Kreutzer
Bedƙich Smetana : Quatuor n° 1 De ma vie

 

 

 

 

TAP_poitiers_nuitDe fĂ©vrier Ă  juin 2014, la suite du calendrier des concerts classiques au TAP met en lumiĂšre le travail des orchestres maison, ceux auxquels le thĂ©Ăątre offre une rĂ©sidence ou un asile privilĂ©giĂ© pour l’approfondissement d’un projet : Orchestre Poitou Charentes, Orchestre des Champs ElysĂ©es, Ars Nova. C’est aussi la participation des ressources musicales locales fĂ©dĂ©rĂ©es autour d’un chantier prometteur ou d’un seul concert qui engage les forces vives du Conservatoire par exemple.

 

 

 

TAPinstit2014classiquenewsLe 20 fĂ©vrier (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de Louis LangrĂ©e joue un programme de musique française : Debussy, FaurĂ© et Chausson...  En marge des reprĂ©sentations de PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy qu’il donne Ă  l’OpĂ©ra Comique, l’Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es prĂ©sente un programme  aux esthĂ©tiques trĂšs diffĂ©rentes. Le PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vĂ©nĂ©neuses rĂ©sonances wagnĂ©riennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’Ɠuvre d’un compositeur qui a trĂšs peu produit, mais Ă  quel niveau ! La piĂšce de Maeterlinck PellĂ©as et Melisande a Ă©tĂ© une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire Ă  son tour son cĂ©lĂšbre drame lyrique (crĂ©Ă© en 1902), FaurĂ© lui consacra une trĂšs belle musique de scĂšne pour une reprĂ©sentation
 en anglais, Ă  Londres! L’orchestre plus habituĂ© Ă  travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel rĂ©pertoire germanique, guidĂ© par Louis LangrĂ©e,  fervent amateur de romantisme français.

 

 

TAPinstit2014classiquenewsLe 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), Concert Ravel, Ibert et Offenbach par l’Orchestre Poitou Charentes (Fayçal Karoui, direction).  Pour l’anniversaire du dĂ©but de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprĂšte Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une Ɠuvre Ă©crite Ă  partir de 1914. Les six piĂšces qui la composent sont un hommage Ă  des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand SiĂšcle, emprunte de nostalgie, d’Ă©lĂ©gance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poĂ©sie surtout, mĂ©ditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flĂ»te d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flĂ»te) et la fiĂšvre lĂ©gĂšre et Ă©lĂ©gante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilĂšge irrĂ©sistible, les rythmes trĂ©pidants d’Offenbach. MĂȘme lĂ©gĂšre, la musique française sait sĂ©duire par sa subtilitĂ© toutes en couleurs.

 

 

TAPinstit2014classiquenewsLe mois de mai est particuliĂšrement riche : place tout d’abord le 6 mai (auditorium, 20h30) Ă  l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de son fondateur et chef historique Philippe Herreweghe dans une partition peu jouĂ©e et peu connue (Ă  torts) de Beethoven : Les CrĂ©atures de PromĂ©thĂ©e, ballet en une ouverture et trois actes pour le chorĂ©graphe italien Salvatore Vigano. Dans cette oeuvre oubliĂ©e crĂ©Ă©e Ă  Vienne le 28 mars 1801 (quand Haydn a livrĂ© son chef d’oeuvre testamentaire, La CrĂ©ation), Beethoven compose plusieurs thĂšmes qu’il recyclera dans sa fameuse Symphonie HĂ©roĂŻque.

 

 

TAPinstit2014classiquenewsPaysages sonores. Comme les cubistes intĂšgrent dans leurs toiles les Ă©lĂ©ments de la vie rĂ©elle (journaux, paille de chaise, vrais papiers peints…), les compositeurs puisent dans la nature, des sons eux aussi rĂ©els et concrets (chants d’oiseaux, tempĂȘte, Ă©clair et tonnerre, …), le concept de paysage sonore ainsi nĂ© dans les annĂ©es 1970 se dĂ©veloppe poursuivant l’oeuvre des anciens (Cris de Paris de ClĂ©ment Jannequin, Pastorale de Beethoven…). Le concert du 15 mai (thĂ©Ăątre, 20h30) propose l’oeuvre de trois compositeurs librement inspirĂ©s des sons de la nature, paysages sonores d’une verve poĂ©tique souvent dĂ©concertante et surprenante. Oeuvre de Ferrari, Hudry et Spiropoulos (Ensemble instrumental Ars Nova, avec GĂ©raldine Keller, chant)

 

 

TAPinstit2014classiquenewsLe dernier concert de mai au TAP, le 23 (auditorium, 20h30) prĂ©sente un travail spĂ©cifique menĂ© par l’Orchestre des Champs ElysĂ©es et le TAP et qui implique le choeur et l’Orchestre des Jeunes dans l’interprĂ©tation de la Gran Partita de Mozart et la Messe D 872 de Schubert. 50 choristes, une dizaine d’instrumentistes issus des conservatoires rĂ©gionaux travaillent ensemble autour du programme dont les dĂ©fis sont autant instrumentaux (extraits de la SĂ©rĂ©nade Gran Partita de Mozart) que vocaux (la Deutsch Messe de Schubert s’articule autour d’un texte en allemand. La professionnalisation des jeunes musiciens se rĂ©alise dans l’interprĂ©tation trĂšs encadrĂ©e (Marcel Ponseele, prĂ©paration) de ces deux oeuvres majeures du classicisme et du prĂ©romantisme. Matthias von Brenndorf (direction).

 

 

TAPinstit2014classiquenewsEnfin deux concerts concluent la saison musicale 2013-2014 du TAP, programmés en juin. Le 4 (auditorium, 20h30), récital de piano à quatre mains, celles de Jean-Claude Pennetier et de Christian Ivaldi dans un programme Schubert (Sonate D 617) et Mozart (Sonates K521 et K497).

 

 

TAPinstit2014classiquenewsEt pour la fĂȘte de la musique (le 21, concert gratuit : auditorium Ă  15h puis 17h), rien ne vaut les musiques aĂ©rĂ©es accessibles du gĂ©nie de la musique de film, l’indĂ©passable Nino Rota (Suite d’orchestre de La Strada) auquel rĂ©pond la Symphonie n°2 de Mikis Theodorakis (extraits).

 

 

9 concerts classiques, 9 rv événements à Poitiers
jusqu’en juin 2014