Poitiers, TAP. Philippe Herreweghe joue Mendelssohn et Brahms

kopatchinskaja patricia violon mendelssohnPoitiers, TAP. Mardi 21 avril 2015, 20h30. Philippe Herreweghe, Patricia Kopatchinskaia. Nouveau jalon finement ciselĂ© sur le plan instrumental, de la saison symphonique Ă  Poitiers.  Après les concertos de Schumann et TchaĂŻkovski, la saison symphonique au TAP de Poitiers se poursuit avec deux autres perles romantiques : le 21 avril, Philippe Herreweghe et les instrumentistes de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es s’associent au feu ardent de la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaia qui, il y a huit ans Ă  Poitiers avait dĂ©jĂ  marquĂ© les esprits dans le Concerto de Beethoven. Celle qui joue pieds nus, pour mieux sentir les vibrations du plateau transmises par les respirations et pulsions de l’orchestre, affirme depuis plusieurs annĂ©es, une sensibilitĂ© fĂ©line d’une intensitĂ© rare. En seconde partie, l’Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es interprète sur instruments d’Ă©poque la Symphonie n°2 de Brahms(composĂ©e plus de 30 ans après le Concerto de Mendelssohn), dans une configuration proche de la crĂ©ation par l’Orchestre de Meiningen.

 

 

 

Tendresse et lumière de Mendelssohn
Mendelssohn Felix-MendelssohnParadoxe de l’art: l’apparente virtuositĂ© masque la simplicitĂ© lumineuse de la partition. Souvent, dans le Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn, les interprètes ont l’habitude de forcer ou de souligner le brio. Or l’esprit de l’oeuvre ne le commande pas forcĂ©ment. Les multiples acrobaties de l’archet, font oublier la vraie nature d’une partition tissĂ©e de sobriĂ©tĂ©, d’insouciance voire d’innocence rĂŞveuse et lumineuse, de mesure. ComposĂ© de 1838 Ă  1844, le concerto fut crĂ©Ă© par le violoniste Ferdinand David au Gewandhaus de Leipzig, le 13 mars 1845… Mendelssohn, alitĂ©, ne put assister Ă  la crĂ©ation de son chef-d’oeuvre. Quand le compositeur fut rĂ©tabli, dĂ©couvrant l’arche ardente et rayonnante de son oeuvre, sous les doigts de Josef Joachim, le 3 octobre 1847, il Ă©tait presque trop tard… il devait s’éteindre le mois suivant, le 4 novembre 1847, Ă  38 ans.

 

 

 

Rage et passion de Brahms
brahms 280En Carinthie, Brahms (44 ans) achève sa lumineuse et tendre Symphonie n°2, crĂ©Ă©e par Hans Richter Ă  Vienne en dĂ©cembre 1877: le calme majestueux, d’une Ă©loquence discrète, tendre, presque amoureuse du premier mouvement est un prĂ©ambule très accessible: le raffinement de l’orchestration (bois, cuivres) renvoie Ă  Beethoven tandis que l’écoulement narratif n’empĂŞche pas une certaine grandeur musclĂ©e et carrĂ©e propre Ă  la soliditĂ© finalement très nordique de Johannes; grave et tendre Ă  la fois, lĂ  encore, le sub lime second mouvement est une confession amoureuse, pudique et sensible, d’une intensitĂ© rare (adagio ma non troppo : est ce l’hymne amoureux Ă  l’aimĂ©e, Clara Schumann ?). Puis, le compositeur revient Ă  la clartĂ© rythmique beethovĂ©nienne dans l’Allegretto grazioso quasi andantino oĂą l’esprit enjouĂ©, innocent d’un ländler semble jaillir, premier, vif argent, souvenir aussi de la trĂ©pidation mendelssohnienne. C’est peu dire que l’éclat et le rire triomphal du dernier et quatrième mouvement (Allegro con spirito) rappellent le finale de la Jupiter de Mozart (jusqu’à la clarinette noble et Ă©lĂ©gante prise dans le flux d’une lumineuse envolĂ©e). LĂ  aussi, cet amour pour le classicisme distingue l’écriture de Brahms: une vitalitĂ© qui traverse tous les pupitres que les chefs gagnent Ă  ne jamais jouer ni tendu ni Ă©pais.

 

 

 

boutonreservationPoitiers, TAP. Mardi 21 avril 2015, 20h30.
Brahms, Mendelssohn
Orchestre des Champs-Élysées

Philippe Herreweghe, direction
Patricia Kopatchinskaia, violon

Felix Mendelssohn : Concerto pour violon en mi mineur op. 64
Johannes Brahms : Symphonie n°2 en ré majeur op. 73

Illustration : Patricia Kopatchinskaja (© Marco Borggreve)

 

 

 

 

Poitiers : 2 concerts Baroques au TAP

Poitiers, TAP. 2 concerts baroques, les 24 et 31 mars 2015. Le Théâtre Auditorium de Poitiers offre en mars 2 événements de musique baroque, les 24 et 31 mars 2015.

DOWLAND-john-luth-angleterre-John-Dowland-MaturePoitiers, TAP. Le 24 mars 2015, 20h30. Thomas Dunford, thĂ©orbe, archiluth. John Dowland : Lachrimæ. Un luth, quatre chanteurs : Thomas Dunford explore la tendre mĂ©lancolie du rĂ©pertoire de John Dowland, entre Renaissance et Baroque. Les « chansons et airs Ă  jouer ou chanter avec le luth » sont ici donnĂ©s tels qu’ils furent Ă©crits et pratiquĂ©s Ă  l’Ă©poque : la polyphonie vocale dialogue avec le luth, tantĂ´t accompagnant, tantĂ´t soliste, restituant ainsi une pratique intimiste “around the table”, si chère aux musiciens de cette pĂ©riode. Tous les ensembles baroques du moment s’arrachent Thomas Dunford, 25 ans, dont le disque consacrĂ© Ă  ce rĂ©pertoire a gravi les sommets de ventes et mis la critique Ă  genoux. Il s’entoure d’une Ă©quipe de merveilleux chanteurs, majoritairement anglophones, rompus Ă  cet exercice si particulier du « consort ».

John Dowland. Probablement né à Londres, Dowland suit son patron Sir Henry Cobhams, diplomate anglais à Paris, de 1579 à 1584. Il s’y convertit au catholicisme. Il se voyait successeur du luthiste attiré de la Cour anglaise, John Johnson, Dowland séjourne finalement à Cassel, Florence, Nuremberg. Début 1597, le musicien est à Londres sans poste officiel. Jusqu’en 1606, Dowaln est luthiste officiel due Christian IV de Danemark. Avant de renter à Londres où enfin, le poste de luthiste officiel lui est attribué.

Avec Lacrymae antiqua, son opus le plus célèbre demeure « Lachrimae or Seaven Teares Figured in Seaven Passionate Pavans (Pleurs ou Sept larmes représentées par sept pavanes passionnées) »,  cycle de sept pavanes pour cinq violes et luth, chacune reprenant le célèbre air à la mode :Flow My Tears. Compositeur pour le luth, la voix et le consort de violes, Dowland réalise une œuvre inégalée, par sa grâce nostalgique, sa profonde mélancolie, sa pudeur sensuelle. Sa pièce : « Semper Dowland, semper dolens (toujours Dowland, toujours souffrant), riche en dissonance inquiète et coloriste pourrait résumer à elle seule l’ensemble de son inspiration.

 

 

John Dowland : Lachrimæ

Thomas Dunford, luth et direction
Ruby Hughes, soprano
Reinoud Van Mechelen, ténor
Paul Agnew, ténor
Christian Immler, baryton

 Le 24 mars 2015, 20h30

Offre spéciale pour les 2 concerts achetés :
Offre duo baroque 30€
Dowland/Thomas Dunford +
Couperin/Le Concert Spirituel du 31 mars 2015
Offre valable du 9 février au 24 mars

 

 

couperinPoitiers, TAP. Le 31 mars 2015, 20h30. Couperin, HervĂ© Niquet. Les Leçons de TĂ©nèbres de Couperin, chantĂ©es pendant la semaine de la Passion, sans Ă©gales en beautĂ©, en grâce, en poĂ©sie, en Ă©motion contenue, atteignirent leur apogĂ©e avec les Ĺ“uvres de Couperin, Charpentier et Delalande. Elles sont ici confiĂ©es par HervĂ© Niquet Ă  un ensemble de six chanteuses, au service de textes prophĂ©tiques, dramatiques, voire douloureux. La musique y est d’une grande expressivitĂ© mĂ©lodique et d’une vraie richesse harmonique oĂą alternent des rĂ©citatifs et d’autres passages de style plus figurĂ© et dĂ©clamatoire, notamment sur les lettres hĂ©braĂŻques oĂą rayonne en permanence une sensualitĂ© qui contraste avec les textes. Sans effets appuyĂ©s, par le simple dĂ©roulement d’une voix de soprano ou d’un duo accompagnĂ© par l’orgue et la viole de gambe, c’est la musique la plus bouleversante qui soit, nĂ©e de la plume de ce musicien poète et contemplatif.

 

 

Le Concert Spirituel / Hervé Niquet
Couperin : Leçons de Ténèbres
Hervé Niquet, orgue et direction

Le 31 mars 2015, 20h30

Tormod Dalen, violoncelle
Yuka SaĂŻto, viole de gambe
Caroline Delume et Bruno Helstroffer, théorbes
Elisabeth Geiger, clavecin

Marie-Pierre Wattiez, Aude Fenoy, Agathe Boudet, Marie Griffet, Nadia Lavoyer et Anne-Marie Jacquin, sopranos

François Couperin : Leçons de Ténèbres

Marc-Antoine Charpentier : RĂ©pons
Michel-Richard Delalande : Miserere

RĂ©cital RĂ©mi Geniet, piano au TAP de Poitiers, annonce.

Remi-Geniet_Folle_JourneePoitiers, TAP. RĂ©mi Geniet, piano. Le 18 fĂ©vrier 2015, 20h30. Le pianiste RĂ©mi Geniet offre un rĂ©cital soliste Bach et Chopin. A 21 ans,  le jeune pianiste (nĂ© en 1992 Ă  Montpellier) a dĂ©jĂ  remportĂ© nombres de Prix et rĂ©compenses enviĂ©s dont le Premier Prix du Concours Horowitz de Kiev 2010, le troisième Prix du Concours Beethoven de Bonn 2011, le deuxième prix du concours Reine Elisabeth de Belgique 2013 (Ă  20 ans) … Son jeu puissant et finement caractĂ©risĂ© a trouvĂ© dans les Ĺ“uvres de Bach et de Chopin, deux formes et des Ă©critures Ă  la mesure de son tempĂ©rament entier, sincère, engagĂ©. Elève de Rena Shereshevskaya Ă  l’Ecole Normale de Paris, de la regrettĂ©e Brigitte Engerer et d’Evgueni Koroliov (Ă  Hambourg), RĂ©mi Geniet enrichit sa jeune expĂ©rience en jouant rĂ©gulièrement avec un complice chambriste, le violoncelliste Henri Demarquette. Le pianiste s’intĂ©resse depuis ses dĂ©buts Ă  l’Ĺ“uvre de Jean-SĂ©bastien Bach. Le programme prĂ©sentĂ© en concert en ce mois de fĂ©vrier 2015 reprend partie des partitions enregistrĂ©es Ă  Poitiers Ă  l’automne 2014. A quelques voix près, RĂ©mi Geniet remportait la Victoire Soliste instrumental de l’annĂ©e lors des dernières Victoires de la musique classique 2015. Le jeu est puissant ; la vision, intĂ©rieure et profonde : la maturitĂ© et l’instinct musical colorent une intelligence peu commune. La digitalitĂ© dĂ©liĂ©e, très clairement Ă©noncĂ©e fonde une technique prĂ©cise et Ă©tonnamment structurĂ©e. RĂ©mi Geniet est un jeune talent Ă  suivre.
L’esprit des danses anime la Suite anglaise n°1, auxquels fait Ă©cho la Mazurka du Romantique Chopin. RemĂ© Geniet conclue son concert avec la Sonate n°3 en si mineur opus 58.

 

 

 

boutonreservationRĂ©cital du pianiste RĂ©mi Geniet
JS Bach, Chopin
Mercredi 18 février 2015, 20h30
Poitiers, TAP, Auditorium

J. S. Bach :
Suite anglaise n°1 en la majeur BWV 806,
Caprice sur le départ de son frère bien-aimé BWV 992,
Toccata en do mineur BWV 911

Frédéric Chopin :
Mazurkas op. 17,
Sonate n°3 en si mineur op. 58

Durée du récital : 1h35 (entracte inclus)

RĂ©cital RĂ©mi Geniet, piano au TAP de Poitiers

Remi-Geniet_Folle_JourneePoitiers, TAP. RĂ©mi Geniet, piano. Le 18 fĂ©vrier 2015, 20h30. Le pianiste RĂ©mi Geniet offre un rĂ©cital soliste Bach et Chopin. A 21 ans,  le jeune pianiste (nĂ© en 1992 Ă  Montpellier) a dĂ©jĂ  remportĂ© nombres de Prix et rĂ©compenses enviĂ©s dont le Premier Prix du Concours Horowitz de Kiev 2010, le troisième Prix du Concours Beethoven de Bonn 2011, le deuxième prix du concours Reine Elisabeth de Belgique 2013 (Ă  20 ans) … Son jeu puissant et finement caractĂ©risĂ© a trouvĂ© dans les Ĺ“uvres de Bach et de Chopin, deux formes et des Ă©critures Ă  la mesure de son tempĂ©rament entier, sincère, engagĂ©. Elève de Rena Shereshevskaya Ă  l’Ecole Normale de Paris, de la regrettĂ©e Brigitte Engerer et d’Evgueni Koroliov (Ă  Hambourg), RĂ©mi Geniet enrichit sa jeune expĂ©rience en jouant rĂ©gulièrement avec un complice chambriste, le violoncelliste Henri Demarquette. Le pianiste s’intĂ©resse depuis ses dĂ©buts Ă  l’Ĺ“uvre de Jean-SĂ©bastien Bach. Le programme prĂ©sentĂ© en concert en ce mois de fĂ©vrier 2015 reprend partie des partitions enregistrĂ©es Ă  Poitiers Ă  l’automne 2014. A quelques voix près, RĂ©mi Geniet remportait la Victoire Soliste instrumental de l’annĂ©e lors des dernières Victoires de la musique classique 2015. Le jeu est puissant ; la vision, intĂ©rieure et profonde : la maturitĂ© et l’instinct musical colorent une intelligence peu commune. La digitalitĂ© dĂ©liĂ©e, très clairement Ă©noncĂ©e fonde une technique prĂ©cise et Ă©tonnamment structurĂ©e. RĂ©mi Geniet est un jeune talent Ă  suivre.
L’esprit des danses anime la Suite anglaise n°1, auxquels fait Ă©cho la Mazurka du Romantique Chopin. RemĂ© Geniet conclue son concert avec la Sonate n°3 en si mineur opus 58.

 

 

 

boutonreservationRĂ©cital du pianiste RĂ©mi Geniet
JS Bach, Chopin
Mercredi 18 février 2015, 20h30
Poitiers, TAP, Auditorium

J. S. Bach :
Suite anglaise n°1 en la majeur BWV 806,
Caprice sur le départ de son frère bien-aimé BWV 992,
Toccata en do mineur BWV 911

Frédéric Chopin :
Mazurkas op. 17,
Sonate n°3 en si mineur op. 58

Durée du récital : 1h35 (entracte inclus)

Les Ĺ“uvres du programme

bach_js jean sebastianJohann Sebastian Bach (1685-1750) a Ă©crit de nombreuses pièces pour instrument seul : il s’agit de partitions particulièrement profondes, crĂ©ant des sommets de musique pure qui semble propre Ă  l’Ă©poque baroque, exprimer la diversitĂ© troublante voire contradictoire de l’âme humaine : introspection, langueur, mĂ©lancolie mais aussi Ă©nergie, volontĂ©, action… Les Suites anglaises (1717-1723) rĂ©utilisent et fixent le genre de la Suite composĂ© d’une succession très rĂ©glementĂ©e de danses europĂ©ennes (plutĂ´t d’origine française) : PrĂ©ludes, Allemandes, Courantes, Sarabandes, BourrĂ©es, enfin Gigues, en guise de conclusion. La Première, en la majeur, aurait Ă©tĂ© Ă©crite par un Bach spĂ©cifiquement inspirĂ© par le claveciniste français virtuose Charles Dieupart (1670-1740) dont la carrière se dĂ©roule surtout Ă  Londres. Ce pourrait ĂŞtre l’origine de leur intitulĂ© “Suites anglaises”.  Bach synthĂ©tise comme Ă  son habitude le caractère et l’esprit de chaque danse : PrĂ©lude d’ouverture (très court), majestĂ© de l’Allemande avec d’Ă©videntes rĂ©fĂ©rences au jeu du luth; inventivitĂ© vivace des Courantes ; gravitĂ© solennelle de la Sarabande ; facĂ©tie plus enlevĂ©e des BourrĂ©es ; enfin, dĂ©termination de la Gigue conclusive.

Le Caprice BWV 992 Ă©voque la figure du frère aimĂ©, hautboĂŻste de renom qui rejoint Ă  Stockholm,  l’Orchestre du Roi de Suède. Ĺ’uvre de jeunesse (Ă©crite au dĂ©but des annĂ©es 1700), pleine de charme et d’imagination, le Caprice comporte six mouvements comme autant de tableaux Ă©motionnels, comme le suggèrent d’ailleurs les sous-titres de chaque mouvement : « … pour le dĂ©tourner d’entreprendre le voyage », « ReprĂ©sentation des divers accidents qui peuvent arriver Ă  l’Ă©tranger », etc…

Les Toccatas illustrent la maĂ®trise du Bach de la maturitĂ©. Celle en ut mineur (BWV 911, vers 1712) comme l’ensemble des autres pièces de ce genre, mĂŞlent les divers mouvements comme s’il s’agissait d’un concerto pour instrument seul. Proche de la Fantaisie, la libertĂ© et l’invention de l’Ă©criture impose sa propre Ă©nergie, semblant embraser de façon quasi improvisĂ©e une structure pourtant très prĂ©cise. Le plan suit Ă  peu près le mĂŞme ordre : introduction rhapsodique, arioso, fugue, adagio, dernière fugue conclusive. La Toccata en ut mineur BWV 911, en trois parties, impose sa fugue particulièrement dĂ©veloppĂ©e (175 mesures) Ă  trois voix. Outre l’imagination dĂ©bridĂ©e, la profondeur et la virtuositĂ©, Bach saisit par la force et l’ampleur de sa pensĂ©e musicale.

chopin_arte_200-ans_soiree_speciale_television_arte-Frederic_ChopinAinsi l’admiration que portait Chopin pour Bach. ComposĂ©es entre 1832 et 1833, les quatre Mazurkas  (Opus 17) du plus français des Polonais sont le premier recueil du genre conçu depuis son installation Ă  Paris.  Chopin semble prolonger la sensibilitĂ© intĂ©rieure de son aĂ®nĂ©, passant des passions Ă  l’exploration du sentiment, le compositeur pianiste combine les climats lui aussi contrastĂ©s voire antinomiques : première Mazurka apparemment joyeuse, deuxième rĂŞveuse et mĂ©lancolique. La dernière pièce, – Lento ma non troppo en la mineur- captive par sa puissante intĂ©rioritĂ©.  La Sonate n°3 rĂ©gĂ©nère les modèles lĂ©guĂ©s par Beethoven ou Schubert. La libertĂ© qu’y apporte Chopin l’impose immĂ©diatement : composĂ©e en 1844, elle suit l’Ă©closion de la Quatrième Ballade (1842), du Quatrième Scherzo (1842 aussi) et des Nocturnes opus 55 (1843), tous sommets d’originalitĂ©, de caractère et de profondeur dont la Sonate recueille les fruits. Chopin surprend mĂŞme par la conception de l’architecture : ampleur du portique d’ouverture (Allegro maestoso) ; très court et vivace Scherzo Ă  la digitalitĂ© facĂ©tieuse ; Largo crĂ©pusculaire et noctambule ; enfin Finale dont la vĂ©hĂ©mence et le tempĂ©rament imposent la stature d’un Chopin maĂ®tre de son destin.
Le choix des pièces exige de l’interprète une versatilitĂ© permanente de l’humeur, et dans le traitement musical, une aptitude Ă  exprimer chaque nuance expressive d’une sĂ©quence Ă  l’autre, de premier ordre.

Isabelle Druet chante les morts du Pays oĂą se fait la guerre…

isabelle druet au pays ou se fait la guerre 1870 1914 concertPoitiers, TAP.  Le 14 décembre 2014, 17h.  Au Pays où se fait la guerre…. Saintes, Venise… les escales de ce programme hors normes sont déjà prometteuses mais pas uniques puisque le concert est l’objet d’une tournée en 2015. Privilégiant les compositeurs « romantiques français », le choix des partitions évoque surtout le destin d’un soldat de la grande guerre (1914-1918), centenaire oblige, à travers des témoignages directs ou par le regard de ses proches ou de sa famille. En vérité le prétexte martial et sanglant, intéresse aussi d’autres conflits et d’autres époques que le premier conflit mondial, remontant le curseur chronologique jusqu’aux événements de 1870… Voici assurément le meilleur spectacle spécialement écrit pour célébrer la Grande Guerre.

Ainsi de Jacques Offenbach à Nadia Boulanger, de très nombreux styles et auteurs sont sollicités : Cécile Chaminade, Benjamin Godard (sublime mélodies intitulée Les Larmes), Henri Duparc, Claude Debussy ou le désormais inévitable Théodore Dubois, académique audacieux que le Palazzetto Bru Zane à Venise a été bien inspiré de ressusciter récemment. Pourtant pas de référence à Albéric Magnard, auteur majeur qui a péri sous les armes (Tours en a fait heureusement un auteur favori régulièrement joué : Bérénice, Hymne à la justice)… Les quatre séquences du programme : le départ, au front, la mort, en paradis, évoquent le chemin de croix du guerrier par un chant instrumental préalable, celui de la formation requise : quatuor avec piano (Bonis, Fauré deux fois, enfin Hahn). Grande Duchesse de Gérolstein ou veuve d’un colonel (La vie parisienne), la mezzo Isabelle Druet endosse avec une verve mûre, les facettes de ses personnages; celle qui fut à Versailles, une Clorinde tragique et tendre chez Campra, retrouve dans ce programme romantico-moderne, les accents pudiques de l’hommage aux victimes sacrifiées sur les champs de bataille. Le titre du concert emprunte à la mélodie de Duparc « Au pays où se fait la guerre », sublime prière intérieure dont l’intensité égale la profondeur. Une traversée dans des paysages sombres mais dignes à laquelle les instrumentistes du Quatuor Giardini apportent des contours tout aussi suggestifs et recueillis.

Poitiers, TAP. Dimanche 14 décembre 2014, 17h. « Au pays où se fait la guerre ». Durée approximative : 1h15 (hors entracte).

 

 

avec

Isabelle Druet, mezzo soprano

Quatuor Giardini

David Violi, piano

Pascal Monlong, violon

Caroline Donin, alto

Pauline Buet, violoncelle

Programme

1/ LE DÉPART

Mel BONIS : Quatuor avec piano n°1 op. 69 : Finale

Jacques OFFENBACH : La Grande Duchesse de Gerolstein

Ah que j’aime les militaires

CĂ©cile CHAMINADE : Exil

Jacques OFFENBACH : La Grande Duchesse de Gerolstein : Couplets du sabre

2/ AU FRONT

Gabriel FAURE : Quatuor avec piano op.45 : Allegro molto

Gaetano DONIZETTI : La fille du régiment : pour un femme de mon rang…

Benjamin GODARD : Les Larmes

Henri DUPARC : AU pays oĂą se fait la guerre

Entracte

3/ LA MORT

Gabriel FAURE :  Quatuor avec piano opus 15. Adagio

Claude DEBUSSY : 5 poèmes de Charles Baudelaire, Recueillement

Henri Duparc : Elégie

Jacques OFFENBACH : la vie parisienne, Je suis veuve d’un colonel

4/ EN PARADIS

Reynaldo HAHN : Quatuor avec piano : Andante

Lili BOULANGER : Elégie

Théodor DUBOIS : En Paradis

Théodore DUBOIS : Quatuor avec piano en la mineur

Andante molto espressivo

Bis 1 : OFFENBACH : La Fille du Tambour major, Que m’importe un titre éclatant ?

Bis 2 : FAURE : Après un rêve…

 

 

 

druet isabelle duparc guerre 1870 1914Patriotisme et guerres lointaines… Henri Duparc évoque la froide dépouille d’un soldat anonyme … tant de soldats morts au nom d’un patriotisme exacerbé, celui du XIXème et du XXème siècles. L’antagonisme primitif France  / Allemagne, revivifié encore sur la scène musicale dans le rapport radicalisé à Wagner fait aimer notre époque européenne où les nationalismes durcis ont heureusement été absorbés par la construction européenne. Prétexte à une relecture certes poétique mais surtout comique (Donizetti et Offenbach), la guerre est aussi l’acte ultime qui sacrifie le sang et la jeunesse. Les conflits de 1870 et de 1914 inspirent évidemment les compositeurs chacun bravant le sort, célèbre l’accomplissement du devoir, et le déchirement du départ. Au front, c’est l’angoisse née de l’attente et de l’horreur. Pourtant à peine adoucie par le souvenir de l’aimée, de la famille, du retour espéré… Courageux, le soldat n’en demeure pas moins homme : « mais les larmes qu’on peut verser, quand les têtes sont détournées, on ne les a pas soupçonnées… » Les Larmes de Banjamin Godard.

Et comme si le sujet trop brûlant ne pouvait être immédiatement compris, digéré, accepté, la plupart des auteurs usent du prétexte historique, font surgir une action empruntée au siècle antérieur plutôt que de s’inscrire dans la réalité contemporaine : ainsi Offenbach situe sa Grande Duchesse de Gerolstein au XVIIIè (vers 1720 ou « à peu près »), Henri Duparc dans Au Pays où se fait la guerre, ne peut évoquer les armes et les deuils que dans une distanciation pudique, qui renvoie à la conquête coloniale du … Second Empire ; même Donizetti, pourtant détenteur du truchement comique, élabore dans sa Fille du régiment de 1840, une action qui évoque des temps guerriers anciens eux aussi, ceux des campagnes de Bonaparte en Italie, Offenbach fait de même en 1879 pour La fille du tambour-major. Dans le programme, les adagios des Quatuors pour piano de Fauré (1887) ou Dubois (1907) éclairent le fond d’une époque tourmentée. Ils font retentir  mais allusivement dans les salons intimes, les déflagrations des guerres contemporaines.

 

 

Au pays où se fait la guerre. Après Poitiers le 14 décembre 2014, les autres dates de la tournée 2015 : 20 janvier à Aix-en-Provence, 22 janvier à Entraigues-sur-la-Sorgue, 25 janvier à Arles et 5 février à Périgueux.

 

 

 

Giselle Ă  Poitiers par le Perm Opera Ballet

Giselle_ballet-de-permPoitiers, TAP. Giselle. Perm Opera Ballet. 22>24 décembre 2014. Poitiers propose pour les fêtes de Noël, un spectacle élégantissime qui plonge dans l’imaginaire romantique et fantastique, avec d’autant plus d’onirisme que la production invitée, le Ballet de l’Opéra de Perm (Russie) défend depuis 1926, une œuvre devenue emblématique du répertoire de la danse classique : Giselle (1841). L’Opéra de Perm concentre de nombreux talents : on ne présente plus son directeur artistique, le chef sur instruments d’époque, Teodor Currentzis, bouillonnante personnalité qui dépoussière tout ce qu’il touche, récemment pour Sony classical, la trilogie des opéras de Mozart écrits avec Da Ponte et aussi une anthologie des opéras de Rameau, enregistrée en 2012 et que l’éditeur discographique publie pour les fêtes de Noël 2014.

Le TAP accueille pour la seconde fois le ballet de l’OpĂ©ra National TchaĂŻkovski de Perm ; c’est l’une des trois plus grandes compagnies de danse, issues de l’École russe, avec le BolchoĂŻ de Moscou et le Marinski de Saint-PĂ©tersbourg. Giselle, Ĺ“uvre populaire et prestigieuse du rĂ©pertoire, symbole du ballet romantique par excellence aux cĂ´tĂ©s de Raimonda,  Coppelia,  Les Sylphides. .., a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e au Théâtre de l’AcadĂ©mie Royale de Musique en 1841. Le ballet rĂ©pond au goĂ»t pour le fantastique, l’étrangetĂ©, les scènes saisissantes voire terrifiantes liĂ©es Ă  l’émergence du surnaturel, propre au ballet post-rĂ©volutionnaire (apparition de Myrthe puis de Giselle Ă  l’acte II, acte des fantĂ´mes et des spectres faisant du ballet romantique, un tableau fanstastique).  Morte par amour pour le prince Albrecht, Giselle rĂ©apparaĂ®t en effet au deuxième acte en Willis, ces dangereux spectres de jeunes fiancĂ©es dĂ©funtes (figure fixĂ©e par Heinrich Heine), mi-nymphes mi-vampires. Par la justesse du travail chorĂ©graphique, le souci esthĂ©tique dĂ©fendu dans l’interprĂ©tation, la troupe de cinquante-six danseurs offre un spectacle prenant d’un rare souci esthĂ©tique. Spectacle Ă©vĂ©nement pour NoĂ«l 2014 Ă  Poitiers.

Contrairement aux idĂ©es reçues, la partition d’Adam est d’une subtilitĂ© onirique que des chefs comme Karajan – rien de moins – ont enregistrĂ© (Decca, avec le Philharmonique de Vienne en septembre 1961), rĂ©vĂ©lant Ă  travers une orchestration aussi raffinĂ©e que les ballets de Tchaikovski, une finesse de style qui porte Ă©videmment les mouvements des danseurs sur la scène.

 

 

 

 

Giselle par le Ballet de l’OpĂ©ra National TchaĂŻkovski de Perm

ballet en 2 actes

chorégraphie : Jean Coralli, Jules Perrot, Marius Petipa

musique : Adolphe Adam

livret : Théophile Gautier, Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges

scénographie : Ernst Heidebrecht

avec 9 danseurs Ă©toiles, 16 danseurs solistes et un corps de ballet de 31 danseurs

Poitiers, TAP
Du 22 au 24 janvier 2015, 4 représentations au TAP de Potiers

 

3ème Concerto de Rachmaninov au TAP de Poitiers

sergei-rachmaninov-russian-composer1Poitiers, TAP. 3è Concerto pour piano de Rachmaninov. 16 novembre, 15h. Danses et scintillements post romantiques au féminin…Deux Américaines, une pianiste et une chef d’orchestre, sont les maîtresses de cérémonie de ce programme au TAP de Poitiers, largement inspiré par la danse. Les cycles de Danses slaves furent composées par Dvorák suite au succès des Danses hongroises de Brahms, son grand ami rencontré à Vienne, et reprennent des danses populaires telles les dumkas, polkas, scocnas aux rythmes si contrastés. La Pianiste Natasha Paremski, née en Russie est l’une des rares femmes à jouer le 3e Concerto de Rachmaninov, monument de virtuosité qui exige de son interprète une largeur de main inhabituelle. La chef d’orchestre mexicaine Alondra de la Parra dirige en conclusion du concert, le Danzón d’Arturo Márquez, une danse à nouveau mais celle-ci typique de la musique mexicaine du 20e siècle imprégnée de musique cubaine, entraînante et sollicitant tous les feux de l’orchestre.

 

 

 

Rachmaninov : 3ème Concerto pour piano et orchestre

Eté 1909, Rachma vient d’achever son sublime poème symphonique L’île des morts d’après le peintre Böcklin, il prépare en outre une grande tournée outre-Atlantique (USA) comme pianiste et compositeur pour l’automne. Son 3ème Concerto pour piano doit dépasser la réussite du Second, affirmer sa virtuosité de soliste tout en sachant aussi se renouveler. Le 3ème Concerto est donc créé pendant la tournée sur le côte Est américaine, en novembre 1909 à New York, avec la complicité de Gustav Mahler alors directeur du Philharmonique. La sincérité du style, la clarté de développement affirment entre autres la maturité du compositeur.  Composé dans sa chère maison familiale d’Ivanovka, le Concerto dès son premier mouvement impose la poésie de thèmes simples, enfantins, immédiatement accessibles comme l’indice d’une confession murmurée à l’oreille d’un ami. La cadence du premier mouvement renoue avec l’insouciance et l’innocence primitive à laquelle aspirent tous les Romantiques. Le second mouvement, Intermezzo, référence au tableau central du Concerto de Schumann, fait se succéder un jaillissement d’émotions diverses et jamais contraintes, d’une volubilité aérienne qui n’écarte pas la profondeur des affects les plus intimes. Enfin, le dernier mouvement est bâti comme un galop, une chevauchée irrépressible qui va son terme sans dévier d’une mesure : l’allant et la détermination du compositeur s’y imposent sans transiger. Versatile sans dilution, inspiré sans artifice, le soliste requis doit nuancer et réaliser ce scintillement de sentiments habilement combinés qui font la valeur du 3ème Concerto de 1909, véritable joyau du postromantisme.

 

 

 

 

CONCERT au TAP de Poitiers

TAP, Poitiers. Dimanche 16 novembre 2014, 15h
Rachmaninov, Dvorak, Marquez...  

Orchestre National Bordeaux Aquitaine

Rachmaninov / Dvořák / Marquez

Alondra de la Parra, direction

Natasha Paremski, piano

> Sergueï Rachmaninov : Concerto pour piano n°3

> Anton Dvorák : Danses Slaves op.46

> Arturo Márquez : Danzón n°2

Petit grand roi Ubu au TAP de Poitiers, création

tap-poitiers-a-la-une-grand-petit-roi-creation-Tranter,-Markeas,-Dorin,-Nahon-580-380Poitiers, TAP. 12>14 novembre 2014. CrĂ©ation: Courte longue vie au grand petit roi. Le spectacles jeune public rĂ©unit les marionnettes de Neville Tranter et la musique d’Alexandros Markeas, sur un texte de Philippe Dorin. PortĂ©s par le succès de leur prĂ©cĂ©dente production (La maison qui chante de Betsy Jolas, 2012), les piliers d’une Ă©quipe gagnante prĂ©sente au TAP de Poitiers leur nouvelle production. L’univers dĂ©jantĂ© des marionnettes expressionnistes de Tranter -Ă  la fois lutins malicieux et clowns grimaçants-, crĂ©e une univers d’une Ă©vidente force poĂ©tique… Ă  laquelle rĂ©pond le geste instrumental de Philippe Nahon et de son ensemble Ars Nova, artistes associĂ©s au TAP. Le spectacle aux rĂ©fĂ©rences politiques sombres produit Ă  l’inverse un dramatisme drĂ´latique qui saisit immĂ©diatement petits et grands. Depuis “Schikelgruber”, Neville Tranter favorise l’alliance des marionnettes et des chanteurs rĂ©alisant une forme théâtrale forte et truculente.

Ubu roi revisité

Le spectacle met en avant la performance des chanteurs marionnettistes. Les chanteurs manipulateurs explorent de nouvelles expressions au servie du drame. Les marionnettes de Neville Tranter (Stuffed Puppet Theater d’Amsterdam) ont Ă©tĂ© spĂ©cialement conçues dans cette optique : visuel, scĂ©nique, musicale. Le livret de Philippe Dorin, habituĂ© de ce type d’expĂ©rience pluridisciplinaire depuis le succès de la production aux enjeux semblables (La Maison qui Chante), Ă©pingle dans une Ă©criture affĂ»tĂ©e et critique, la dĂ©route et l’espoir dĂ©risoire de notre civilisation, sacrifiant sans rĂ©serve toutes les richesses offertes de notre monde.
Une vision engagĂ©e et consciente sous sa verve pleine d’humour… Voici sur le mode shakespearien, une fable-farce nouvelle traitant de la folie et de l’envie, filles aĂ®nĂ©es du pouvoir, c’est donc Ă  l’adresse des petits une opĂ©rette cruelle et barbare qui pourtant peut se lire comme un drame ubuesque et dĂ©lirant, purement humoristique.  Chaque scène regorge de situations comiques, chargĂ©es en personnages contrastĂ©s, d’une verve irrĂ©sistible. Philippe Dorin reprend le mythe d’Ubu roi, souverain criminel et pathĂ©tique (ou de Macbeth chez Shakespeare) :  « Qui t’empĂŞche de massacrer toute la famille et de te mettre Ă  leur place ? » dit la Mère Ubu. Qui manipule qui ? VoilĂ  un rapport qui gagne une singulière vĂ©ritĂ© dans l’association trouble et ici magnifiquement exploitĂ©e entre la marionnette et son manipulateur marionnettiste, vĂ©ritable maĂ®tre chanteur (au sens propre comme figurĂ©). Rapport de force, rapport de chantage, tension implicite continue : voilĂ  des ressorts exaltant et stimulant pour le dĂ©ploiement d’un spectacle hors normes qui visuellement, par sa truculence et son dispositif singulier, captive immĂ©diatement les enfants… comme leurs parents. Agile, facĂ©tieux, mordant  et drĂ´le aussi, le nouveau spectacle prĂ©sentĂ© en crĂ©ation au TAP de Poitiers devrait marquer les esprits des petits comme des grands.

Synopsis
tranter-neville-puppets-marionnettesUne suite de courtes scènes de marionnettes racontent la vie d’un roi maĂ®tre chanteur cultivant la mauvaise foi pour assujettir son peuple et son entourage. Lui, c’est la tĂŞte. Son manipulateur, le bras. Tout le monde doit chanter, que ça vous chante ou pas ! Un petit orchestre et un chĹ“ur de filles viennent ponctuer la vie de ce royaume sans fausse note.  Mais, petit Ă  petit, quelques couacs vont se glisser ici ou lĂ  et mettre un bĂ©mol aux « si » autoritaires du maĂ®tre chanteur. Une modeste professeure de philosophie rĂ©veillera la conscience de son propre manipulateur qui appartient Ă  cette majoritĂ© silencieuse vivant dans l’ombre. Tous les deux tiennent bientĂ´t tĂŞte Ă  ce guignol de roi main dans la main, et s’en reviendront bras dessus, bras dessous…

 

 

 

Markeas / Dorin / Tranter / Nahon :

 

Courte longue vie au grand petit roi

Création le 12 novembre 2014
au TAP Théâtre Auditorium de Poitiers
Opéra à destination d’un public familial et jeune public (à partir de 9 ans)

Pour quatre chanteurs marionnettistes
et trois instrumentistes
Musique :  Alexandros Markeas
Livret : Philippe Dorin
Mise en scène et création des marionnettes:
Neville Tranter
(Stuffed Puppet Theater Amsterdam)
Direction musicale, Philippe Nahon
Direction artistique, Xavier Legasa
Chef de chant, Sylvie Leroy

Francesca Congiu, Soprano
Aurore Ugolin, Mezzo-Soprano
Paul-Alexandre Dubois, Baryténor
Xavier Legasa, Baryton

Solistes d’Ars Nova ensemble instrumental
Éric Lamberger, Clarinette
Isabelle Veyrier, Violoncelle
Isabelle Cornélis et Elisa Humanes (en alternance), Percussions

CRÉATION Ă  Poitiers – puis TOURNEE en France en 2014 et 2015, jusqu’au 7 mai 2015

12>14 novembre 2014
6 représentations du 12 au 14 novembre, dans le cadre des programmations du TAP Théâtre Auditorium de Poitiers et des Petits devant les Grands derrière  au TAP Théâtre Auditorium de Poitiers

18 et 19 novembre 2014
3 représentations à Saint-Nazaire (Partenariat Athénor et Théâtre de Saint-Nazaire)

du 27 au 29 novembre 2014
5 représentations à l’Espace Paul Eluard de Stains

du 7 au 9 décembre 2014
5 représentations au Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine

du 16 au 19 décembre 2014
5 représentations au Festival Théâtre à tout âge à Quimper et Morlaix

du 18 au 21 mars 2015
6 représentations au Théâtre de St-Quentin-en-Yvelines

les 25 et 26 mars 2015
4 représentations à l’Opéra de Reims dans le cadre du festival Mélimôme

30 et 31 mars 2015
4 représentations au Théâtre Gérard Philippe de Frouard

7 mai 2015
1 représentation au Centre culturel de La Norville

Poitiers, TAP Théâtre Auditorium de Poitiers. Saison 2014-2015

TAP_POITIERS_nuit_2-CUBES-JAUNES_575Poitiers, TAP. Saison 2014-2015. 5 concerts Ă©vĂ©nements… Pour sa nouvelle saison 2014-2015, le TAP Théâtre Auditorium de Poitiers nous promet de nouvelles Ă©chappĂ©es belles en… Asie. Au total un passionnant pĂ©riple en 15 stations… avec pour commencer, en 2014, les 5 concerts Ă©vĂ©nements Ă  Poitiers Ă  ne pas manquer d’ici dĂ©cembre 2014. La nouvelle saison s’est ouverte avec un splendide concert lyrique et symphonique accordant la voix de la mezzo suĂ©doise Ann Hallenberg et l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de Philippe Herreweghe dans les dĂ©chirants et pudiques Kindertotenlieder – chant pour les enfants morts- de Gustav Mahler (25 septembre dernier).

 

 

encarttapEn octobre 2014, place le 11 octobre à l’âme du Japon grâce au Quatuor Diotima qui « ouvre » ainsi la saison asiatique du TAP. Histoire ainsi d’accorder le jaune de l’habillage extérieur du bâtiment, aux couleurs impériales … chinoises. Une première étape prometteuse qui permet en première partie de concert, la découverte des instruments traditionnels japonais : le koto, cithare sur table ; le shô, orgue à bouche ; le shakuhashi, flûte en bambou (avec restauration japonaise à l’entracte). En seconde partie : Quatuor de Debussy par les Diotima (Debussy fut bien le plus orientalisant des musiciens modernes) mis en regard avec plusieurs oeuvres du compositeur japonais Toshio Hosokawa (durée : 1h15). En parallèle, réalisation d’une composition florale par un maître d’Ikebana. Aucun doute c’est à une soirée 100% japonisante que nous convie le TAP. Infos, réservations

 

 

encarttapEn novembre, 3 concerts sont à l’affiche : Le 12 novembre, découverte du conte musical ou farce chantée pour le jeune public (et les parents), avec marionnettes délirantes enchantées : « Courte longue vie au grand petit roi » par l’ensemble Ars Nova, Le Carrosse d’or et les marionnettes (à taille humaine) de Neville Tranter : un roi maître chanteur cultive la mauvaise foi pour assujettir son peuple et son entourage. Lui, c’est la tête ; son manipulateur, le bras. Tout le monde doit chanter, que ça lui chante ou pas ! Qui manipule qui ? Durée : 50 mn, musique d’Alexandros Markeas. Infos, réservations

 

 

encarttapLe 16 novembre, délices symphoniques à la fièvre dansante dans un programme Rachmaninov / Dvořák / Marquez par l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine sous la direction de la chef d’orchestre mexicaine Alondra de la Parra. Passion et murmures des Danses slaves de Dvorak (fortement inspiré par celles de son ami Brahms), puis pianisme rayonnant, mystique, sensuel de la russe Natasha Paremski dans le Concerto pour piano n°3 de Rachmaninov. Enfin, transe rythmique et danses endiablées de Danzón d’Arturo Marquez qui combine rythmes mexicains et cubains. Infos, réservations

 

 

encarttapEnfin, le 25 novembre 2014, l’Orchestre en résidence Poitou-Charentes joue 3 grands romantiques germaniques: la fougue révolutionnaire et visionnaire de Beethoven (Symphonie n°7), le feu facétieux dramatique de Mendelssohn (musique de scène pour Songe d’une nuit d’été, entre vitalité inquiète et enchantement crépusculaires), la passion et l’optimisme de Schumann (Concerto pour violoncelle. Soliste : Marc Coppey). Bain symphonique et romantique pour ce dernier concert du mois de novembre. Créée en 1813, la Symphonie n°7 de Beethoven accorde énergie et lumière et comptait pour sa création, Beethoven à la direction, mais aussi parmi les instrumentistes : Meyerbeer, Salieri, Hummel et Spohr ! Durée : 1h45, entracte compris. Infos, réservations

 

 

encarttapChants pour nos soldats… En dĂ©cembre 2014, le TAP Poitiers accueille un spectacle plus grave et sensible « Au pays oĂą se fait la guerre » … Musique, mĂ©moire…. et chant. Pour commĂ©morer le centenaire de la première guerre 1914-1918 et aussi les batailles de 1870, la mezzo soprano Isabelle Druet (qui fut en 2013 une somptueuse Clorinde dans l’opĂ©ra de Campra Ă  l’OpĂ©ra royal de Versailles : Tancrède) dĂ©die son chant colorĂ© et chaud, son souci du verbe querelleur, sĂ©ducteur, provocateur aux partitions de compositeurs profondĂ©ment touchĂ©s par la guerre. Chant parodique, prière pudique, narration Ă©pique et tragique, la chanteuse passe par de nombreuses facettes et rend hommage aux vies sacrifiĂ©es, aux talents inspirĂ©s. Reste au public d’être comme nous, touchĂ©. Parmi les mĂ©lodies choisies : Le DĂ©part, Au front, La Mort, En Paradis … Dimanche 14 dĂ©cembre 2014 Ă  17h (durĂ©e : 1h15). Isabelle Druet / Quatuor Giardini. Avec Isabelle Druet, mezzo-soprano. Quatuor Giardini. Ĺ“uvres de Mel Bonis, Jacques Offenbach, CĂ©cile Chaminade, Gabriel FaurĂ©, Gaetano Donizetti, Benjamin Godard, Henri Duparc, Claude Debussy, Reynaldo Hahn, Nadia Boulanger, ThĂ©odore Dubois… Infos, rĂ©servations

 

 

 

 

Consulter sur le site du TAP Poitiers, tous les concerts de musique classique et contemporaine

Page d’accueil du TAP Poitiers saison 2014 – 2015

Et bientĂ´t Ă  suivre ici,  les 10 autres concerts programmĂ©s de janvier Ă  juin 2015 …

 

 

Compte rendu, concert. Poitiers. Auditorium, le 25 septembre 2014. Wagner, Mahler, Brahms. Ann, Hallenberg, Orchestre des Champs Élysées. Philippe Herreweghe, direction.

Après un Ă©tĂ© bien rempli et quelques jours de congĂ©s, l’Orchestre des Champs ÉlysĂ©es revient au Théâtre Auditorium de Poitiers en cette fin septembre avec un programme romantique allemand; la partie vocale de ce premier concert de la saison 2014/2015 est assurĂ©e par la cĂ©lèbre mezzo soprano suĂ©doise Ann Hallenberg. La qualitĂ© du programme et des interprètes n’a cependant pas permis de remplir la salle seulement pleine aux trois quarts.

L’Orchestre des Champs ÉlysĂ©es dĂ©marre sa saison en fanfare

Hallenberg ann-hallenbergC’est avec Richard Wagner (1813-1873) que dĂ©bute le concert. Die Meistersinger von NĂĽrnberg (Les MaĂ®tres chanteurs de Nuremberg) a Ă©tĂ© composĂ© entre 1861 et 1867  (comme pour ses autres opĂ©ras Wagner a Ă©crit lui mĂŞme son livret et composĂ© la musique) puis crĂ©Ă© en 1868 Ă  Munich. C’est le prĂ©lude du 3 ème acte que Philippe Herreweghe a programmĂ©; moins flamboyant que celui du 1er acte, il n’en a pas moins, de par sa sobriĂ©tĂ©, un certain charme. C’est avec les Kindertotenlieder (Chants pour les enfants morts) que se poursuit la soirĂ©e. Ce recueil de cinq lieder a Ă©tĂ© composĂ© par Gustav Mahler (1860-1911) entre 1901 et 1905 ; son Ă©pouse Alma devait plus tard lui reprocher d’avoir appelĂ© le mauvais sort sur leur famille : en effet leur fille ainĂ©e Anna Maria devait mourir de la scarlatine deux ans après la publication des Kindertotenlieder. InvitĂ©e par Philippe Herreweghe, la mezzo Ann Hallenberg le cycle avec sobriĂ©tĂ©, la ligne de chant est impeccable, la diction parfaite. Le ton et l’intonation recueillis, Ă©conomes, pudiques mais d’une envoĂ»tante intensitĂ©.  Quant Ă  l’Orchestre des Champs ÉlysĂ©es il accompagne la chanteuse avec efficacitĂ© et dans les moments purement instrumentaux, le chef cisèle chaque note tel l’orfèvre occupĂ© Ă  polir ses joyaux.

Au retour de l’entracte, l’Orchestre s’attaque Ă  un monument de la musique symphonique : la symphonie N°4 opus 98 de Johannes Brahms (1833-1897). Brahms Ă©tant, pour cette dernière symphonie, revenu Ă  un “modèle” plus classique, l’oeuvre a reçu un accueil mitigĂ© Ă  sa crĂ©ation. Les allusions aux grands maitres du passĂ© sont très prĂ©sentes dans les premier et troisième mouvements. Le chef interprète l’oeuvre de Brahms avec maestria; dès les premières notes Philippe Herreweghe nous entraine dans l’univers du compositeur autrichien : passion, âpretĂ©, drammatisme intĂ©rieur, Ă©lans pudiques plus introspectifs.. La dernière de ses symphonies est Ă  la croisĂ©e des chemins, savant amalgame d’un style si neuf … qu’il a dĂ©rangĂ© un public peu habituĂ© Ă  la nouveautĂ©.

Pour son dĂ©but de saison, l’Orchestre des Champs ÉlysĂ©es a frappĂ© très fort avec un programme exclusivement allemand parfaitement interprĂ©tĂ© tant par les musiciens que par Ann Hallenberg ; le mezzo a fait honneur Ă  Mahler dont le recueil de lieder, mĂ©connu depuis sa crĂ©ation en 1905, rend un Ă©mouvant hommage aux enfants disparus.

Poitiers. Auditorium, le 25 septembre 2014. Richard Wagner (1813-1873) : Les maitres chanteurs de Nuremberg, prĂ©lude de l’acte 3; Gustav Mahler (1860-1911) : Kindertotenlieder; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie N°4 opus 98. Ann Hallenberg, mezzo. Orchestre des Champs ÉlysĂ©es. Philippe Herreweghe, direction.

Poitiers, TAP. Concert Philippe Herreweghe, Ann Hallenberg au TAP de Poitiers

Philippe Herreweghe portraitPoitiers, TAP. Concert Philippe Herreweghe, Ann Hallenberg, le 25 septembre 2014, 20h30. Sublime interprète, trop mĂ©connue, la mezzo suĂ©doise Ann Hallenberg se produit Ă  Poitiers. Premier concert de la nouvelle saison musicale du TAP Ă  Poitiers, le programme du 25 septembre est particulièrement allĂ©chant, associant le chef familier de la salle poitevine, Philippe Herrewegge dont l’expertise des timbres dĂ©licatement ciselĂ©s sur instruments anciens s’allie au chant tout aussi raffinĂ© et rare de la mezzo suĂ©doise, encore trop mĂ©sestimĂ©e en France, Ann Hallenberg. On se souvient de son excellent album discographique dĂ©diĂ© au chant de la diva romantique Marietta Marcolini, muse inspiratrice, maĂ®tresse du jeune Rossini. La mezzo s’y Ă©tait rĂ©vĂ©lĂ©e Ă©blouissante par son sens sans Ă©paisseur ni outrance de la caractĂ©risation vocale. Autant de qualitĂ©s que les spectateurs du TAP Ă  Poitiers devrait retrouver et applaudir ce 25 septembre dans l’Ă©crin acoustiquement idĂ©al de l’Auditorium, l’une des rĂ©alisations de l’architecture musicale parmi les plus rĂ©ussies en France. Le timbre raffinĂ© et profond de la diva nordique devrait embraser la violence tragique et très recueillie du texte des Kindertotenlieder de Mahler, l’un des cycles pour orchestre et voix de Mahler les plus bouleversants : saisissants mĂŞme par la mort qui y est exprimĂ©e, et le deuil comme la perte des enfants perdus qui y sont Ă©voquĂ©s.
hallenberg-ann-mezzo TAP philippe herrewegheEn prime, chef et orchestre explorent des terres exceptionnellement rares dans leur rĂ©pertoire : Wagner dont ils jouent le PrĂ©lude du 3ème acte des MaĂ®tres Chanteurs : un hymne instrumental cĂ©lĂ©brant le sujet central de l’opĂ©ra, l’absolue vertu de l’art, dĂ©fendu  donc Ă  Poitiers avec la fine coloration et l’articulation millimĂ©trĂ©e des instruments d’Ă©poque. C’est une proposition orchestrale que tout amateur de Wagner n’osait plus espĂ©rer dans une salle de concert. Chant embrasĂ© et subtil d’une diseuse inspirĂ©e (Ann Hallenberg), geste sĂ»r et transparent d’un orfèvre des sonoritĂ©s instrumentales…. le programme proposĂ© Ă  Poitiers ce 25 septembre, est irrĂ©sistible.

Concert Wagner, Mahler, Brahms
Ann Hallenberg, mezzo
Orchestre des Champs-Élysées
Philippe Herreweghe, direction
TAP, Auditorium, Poitiers. Le 25 septembre 2014, 20h30

Durée : 1h40 avec entracte
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ann hallenberg marietta marcoliniAnn Hallenberg, mezzo chante Rossini, Mosca, Mayr, Paer… Outre une technique coloratoure exemplaire (prĂ©cision et nuances), Ann Hallenberg éblouit par son Ă©loquence sensuelle, la justesse des intonations, le style idĂ©alement mĂ©dian entre abattage et sincĂ©ritĂ©; la mezzo apporte de la finesse dans un… monde de pirouettes qui sans ce supplĂ©ment d’âme pourrait facilement basculer dans la pure dĂ©monstration virtuose. Son sens du texte, sa franchise sans aucune affectation l’imposent rossinienne jusqu’au bout des ongles. Les deux airs de l’Italienne Ă  Alger (Venise, 1813) sont lumineux. Et mĂŞme dans les scènes contemporaines signĂ©s Cocia ou Weigl, les instrumentistes du Stavanger Symphony Orchestra trouvent de justes accents sous la baguette attendrie et fluide de Fabio Biondi. Lire notre critique complète du cd Ann Hallenberg : hommage Ă  Marietta Marcolini (1 cd NaĂŻve)

Mozart, Schubert, piano Ă  quatre mains par Pennetier et Ivaldi au TAP de Poitiers

pennetier-jean-claude-piano-concertPoitiers, TAP, le 4 juin 2014, 20h30. Piano Ă  quatre mains. Pennetier, Ivaldi. Mozart,Schubert… Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi : Schubert, Mozart : deux visages du gĂ©nie musical viennois, prĂ©romantique et romantique. Le piano Ă  4 mains est une discipline collective difficile qui requiert Ă©coute, complicitĂ©, entente secrète entre les deux pianistes au clavier. C’est une expĂ©rience aussi dĂ©licate et tĂ©nue que la pratique du quatuor Ă  cordes. Christian Ivaldi, chambriste rĂ©putĂ©, joue en duo avec son partenaire familier Jean-Claude Pennetier, deux musiciens qui ont d’ailleurs toujours affirmĂ© leur affinitĂ© avec Mozart et … Schubert. Les Ĺ“uvres de Mozart dĂ©volues aux quatre mains sont de la mĂŞme veine que les concertos pour piano, prĂ©sentant en vertiges prĂ©romantiques, cette alternance troublante entre insouciance Ă©lĂ©gante et Ă©clairs tragiques d’une gravitĂ© juste et saisissante qui semblent engager jusqu’aux ressources personnelles et intimes de l’auteur. Les Sonates pour quatre mains K497 et K521, remontent aux annĂ©es viennoises : 1786 et 1787 (l’annĂ©e de la sĂ©rĂ©nade Une petite musique de nuit) ; elles prĂ©cèdent aussi de quelques mois l’achèvement en octobre 1787, de l’opĂ©ra Don Giovanni, crĂ©Ă© triomphalement Ă  Prague.

Schubert n’avait que 21 ans quand il compose sa sonate D.617, radieuse et extravertie mais il avait dĂ©jĂ  abordĂ© tous les genres musicaux avec une grande maĂ®trise. On ne peut imaginer contraste plus vertigineux et elle aussi plongeant dans les eaux les plus personnelles du crĂ©ateur, avec la cĂ©lèbre Fantaisie en fa mineur, mĂ©lancolique et d’un balancement instrospectif et mĂ©ditatif, composĂ©e Ă  la fin de la vie de Franz Schubert, dix ans plus tard…

    Pennetier - Ivaldi : Quatre mains enchanteur Ă  Poitiers, le 4 juin 2014     La complicitĂ© du duo de pianos portĂ© par Jean-Claude Pennetier et Christian Ivaldi devrait rĂ©vĂ©ler la face miroitante et l’activitĂ© intĂ©rieure des pièces de Mozart et Schubert, rĂ©unies dans ce programme enchanteur. Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi Schubert, Mozart : piano Ă  quatre mains Poitiers, TAP, auditorium Mercredi 4 juin 2014, 20h30 durĂ©e : 1h40mn avec entracte W. A. Mozart : Sonate en ut majeur K.521, Sonate en fa majeur K.497 Franz Schubert : Sonate en si bĂ©mol majeur D.617, Fantaisie en fa mineur D.940 Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi, piano Ă  4 mains Informations, rĂ©servations : TAP Théâtre Auditorium Poitiers 1 bd de Verdun 86000 Poitiers +33 (0)5 49 39 29 29 Illustration : Jean-Claude Pennetier (DR)

Mozart, Schubert, piano Ă  quatre mains par Pennetier et Ivaldi au TAP de Poitiers

pennetier-jean-claude-piano-concertPoitiers, TAP : Piano Ă  quatre mains. Pennetier, Ivaldi. Mozart, Schubert, le 4 juin 2014, 20h30. Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi : Schubert, Mozart : deux visages du gĂ©nie musical viennois, prĂ©romantique et romantique. Le piano Ă  4 mains est une discipline collective difficile qui requiert Ă©coute, complicitĂ©, entente secrète entre les deux pianistes au clavier. C’est une expĂ©rience aussi dĂ©licate et tĂ©nue que la pratique du quatuor Ă  cordes. Christian Ivaldi, chambriste rĂ©putĂ©, joue en duo avec son partenaire familier Jean-Claude Pennetier, deux musiciens qui ont d’ailleurs toujours affirmĂ© leur affinitĂ© avec Mozart et … Schubert. Les Ĺ“uvres de Mozart dĂ©volues aux quatre mains sont de la mĂŞme veine que les concertos pour piano, prĂ©sentant en vertiges prĂ©romantiques, cette alternance troublante entre insouciance Ă©lĂ©gante et Ă©clairs tragiques d’une gravitĂ© juste et saisissante qui semblent engager jusqu’aux ressources personnelles et intimes de l’auteur. Les Sonates pour quatre mains K497 et K521, remontent aux annĂ©es viennoises : 1786 et 1787 (l’annĂ©e de la sĂ©rĂ©nade Une petite musique de nuit) ; elles prĂ©cèdent aussi de quelques mois l’achèvement en octobre 1787, de l’opĂ©ra Don Giovanni, crĂ©Ă© triomphalement Ă  Prague.

Schubert n’avait que 21 ans quand il compose sa sonate D.617, radieuse et extravertie mais il avait dĂ©jĂ  abordĂ© tous les genres musicaux avec une grande maĂ®trise. On ne peut imaginer contraste plus vertigineux et elle aussi plongeant dans les eaux les plus personnelles du crĂ©ateur, avec la cĂ©lèbre Fantaisie en fa mineur, mĂ©lancolique et d’un balancement instrospectif et mĂ©ditatif, composĂ©e Ă  la fin de la vie de Franz Schubert, dix ans plus tard…

 

 

Pennetier - Ivaldi : Quatre mains enchanteur Ă  Poitiers, le 4 juin 2014

 

 

La complicitĂ© du duo de pianos portĂ© par Jean-Claude Pennetier et Christian Ivaldi devrait rĂ©vĂ©ler la face miroitante et l’activitĂ© intĂ©rieure des pièces de Mozart et Schubert, rĂ©unies dans ce programme enchanteur.

Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi
Schubert, Mozart : piano Ă  quatre mains

Poitiers, TAP, auditorium
Mercredi 4 juin 2014, 20h30
durée : 1h40mn avec entracte

W. A. Mozart :
Sonate en ut majeur K.521,
Sonate en fa majeur K.497

Franz Schubert :
Sonate en si bémol majeur D.617,
Fantaisie en fa mineur D.940

Jean-Claude Pennetier, Christian Ivaldi, piano Ă  4 mains

Informations, réservations :
TAP Théâtre Auditorium Poitiers
1 bd de Verdun 86000 Poitiers
+33 (0)5 49 39 29 29

Illustration : Jean-Claude Pennetier (DR)

Les Créatures de Prométhée de Beethoven au TAP de Poitiers

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Les crĂ©atures de PromĂ©thĂ©e de Beethoven. Orchestre des Champs ElysĂ©es, le 6 mai 2014 (auditorium, 20h30). L’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de son fondateur et chef historique Philippe Herreweghe s’engagent sur instruments anciens Ă  rĂ©vĂ©ler les couleurs trĂ©pidantes d’un ballet mĂ©connu de Beethoven,  une partition peu jouĂ©e  (Ă  torts)  : Les CrĂ©atures de PromĂ©thĂ©e, ballet en une ouverture et trois actes composĂ© pour le chorĂ©graphe italien Salvatore Vigano.

herrewghe Philippe-Herreweghe-c-Michiel-HendryckxDans cette oeuvre oubliĂ©e crĂ©Ă©e Ă  Vienne le 28 mars 1801 (quand Haydn a livrĂ© son chef d’oeuvre testamentaire, La CrĂ©ation), Beethoven compose plusieurs thèmes qu’il recyclera dans sa fameuse Symphonie HĂ©roĂŻque. De fait, pour souligner la gĂ©nĂ©rositĂ© complice de PromĂ©thĂ©e envers les hommes enfin rĂ©habilitĂ©s grâce au don du gĂ©nial protecteur, Beethoven dans la dernière section (Danza festiva) dĂ©veloppe le thème que le compositeur emploiera pour le finale de sa Symphonie HĂ©roĂŻque. La musique Ă©nergique, palpitante, pleine d’une triomphante espĂ©rance exprime cette gaietĂ© dansante d’une exaltation irrĂ©sistible. La trame du ballet de Beethoven dont il existe une version pour piano que l’auteur chĂ©rissait particulièrement collectionne les tableaux contrastĂ©s : affection du titan PromĂ©thĂ©e pour ses deux figures de terre ; prĂ©sentation devant Apollon et les muses au Parnasse pour qu’elles prennent vie et s’Ă©lectrisent grâce au feu de la danse. Melpomène assassine le titan mais celui ci renaĂ®t grâce Ă  la frĂ©nĂ©sie chorĂ©graphique de Pan et de ses faunes… tout se conclut dans l’ivresse d’un temps de liesse collective. Concert Ă©vĂ©nement.

Philippe Herreweghe portraitLe sujet permet à Beethoven de développer l’écriture orchestrale selon les contingences exigées par la trépidation dansante. Le feu naturel de son style s’accorde ici parfaitement à la nécessité du drame chorégraphique. Avec Haydn, Mozart et le jeune Schubert, Vienne à l’aube du XIXème siècle bientôt napoléonien, s’affirme comme un foyer musical de premier plan : où prennent leur essor les formes purement instrumentales, Concerto pour piano, symphonies et dans le genre chambriste, le quatuor à cordes.
Sur instruments anciens, l’Orchestre des Champs Elysées poursuit un travail spécifique sur l’éloquence ciselée, alliant puissance et couleurs dans les vastes champs d’expérimentations du répertoire classique et romantique. En abordant le premier Beethoven, sa lecture du ballet Les créatures de Promothée devrait saisir par ses détails, l’énergie rythmique, le sens de la continuité, révélant sous le masque du compositeur l’immense architecte aspiré par l’avenir.

Poitiers, TAP. Les créatures de Promothée de Beethoven. Orchestre des Champs Elysées, le 6 mai 2014 (auditorium, 20h30)

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Poitiers, TAP : concert Ravel, Ibert, Offenbach. Orchestre Poitou-Charentes, le 20 mars 2014

TAP opc-20mars81Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert, Le 20 mars 2014 … (auditorium, 19h30. Fayçal Karoui, direction). Orchestre Poitou-Charentes.  Pour l’anniversaire du début de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprète Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une œuvre écrite à partir de 1914. Les six pièces qui la composent sont un hommage à des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand Siècle, emprunte de nostalgie, d’élégance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poésie surtout, méditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flûte d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flûte) et la fièvre légère et élégante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilège irrésistible, les rythmes trépidants d’Offenbach. Même légère, la musique française sait séduire par sa subtilité toutes en couleurs.

programme :

Ravel : Le Tombeau de Couperin
Ibert : Concerto pour flûte (soliste : Magali Mosnier, flûte)
Offenbach / Manuel Rosenthal : La Gaîté parisienne

Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).

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Poitiers, TAP : concert Ravel, Ibert, Offenbach. Orchestre Poitou-Charentes

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert, Le 20 mars 2014 … (auditorium, 19h30. Fayçal Karoui, direction).  Orchestre Poitou-Charentes.  Pour l’anniversaire du dĂ©but de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprète Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une Ĺ“uvre Ă©crite Ă  partir de 1914. Les six pièces qui la composent sont un hommage Ă  des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand Siècle, emprunte de nostalgie, d’élĂ©gance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poĂ©sie surtout, mĂ©ditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flĂ»te d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flĂ»te) et la fièvre lĂ©gère et Ă©lĂ©gante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilège irrĂ©sistible, les rythmes trĂ©pidants d’Offenbach. MĂŞme lĂ©gère, la musique française sait sĂ©duire par sa subtilitĂ© toutes en couleurs.

programme :

Ravel : Le Tombeau de Couperin
Ibert : Concerto pour flûte (soliste : Magali Mosnier, flûte)
Offenbach / Manuel Rosenthal : La Gaîté parisienne

Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).

Concert Debussy, Fauré, Chausson au TAP, Poitiers, le 20 février 2014

9 concerts événements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février  2014 (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs Elysées sous la direction de Louis Langrée joue un programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson...  En marge des représentations de Pelléas et Mélisande de Debussy qu’il donne à l’Opéra Comique, l’Orchestre des Champs-Élysées présente un programme  aux esthétiques très différentes. Le Prélude à l’après-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vénéneuses résonances wagnériennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’œuvre d’un compositeur qui a très peu produit, mais à quel niveau ! La pièce de Maeterlinck Pelléas et Melisande a été une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire à son tour son célèbre drame lyrique (créé en 1902), Fauré lui consacra une très belle musique de scène pour une représentation… en anglais, à Londres! L’orchestre plus habitué à travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel répertoire germanique, guidé par Louis Langrée,  fervent amateur de romantisme français.

 

 

 

programme :

Debussy : Prélude à l’après-midi d’un faune

Fauré : Pelléas et Mélisande, suite opus 80

Chausson : Symphonie en si bémol majeur opus 20

 

PUB TAP PoitiersLa Symphonie de Chausson est bien comme celle de son mentor et maître, César Franck (créée peu de temps auparavant en 1889 également à Paris), un chef d’oeuvre du romantisme tardif français totalement et injustement oublié. Créée à l’extrémité du siècle, en 1891, la partition, étape majeure dans l’histoire du genre en France, fut saluée dès ses débuts au concert tel un aboutissement symphonique, suscitant  l’attention immédiate d’Arthur Nikisch qui avec le Philharmonique de Berlin, la créée en Allemagne dans la foulée. Suprême reconnaissance dans le pays de la symphonie par excellence. Teintée selon le tempérament de Franck, d’un wagnérisme très subtilement assimilé, la partition en trois mouvements (d’une durée d’environ 30 minutes), développe une orchestration différente de celle de son maître, transparente et diaphane, aux équilibres ténus qui annoncent déjà l’oscillation et le scintillement debussystes. L’essence du drame de Chausson demeure un souffle tragique et désespéré personnel et original qui s’exprime et s’exhale dans le sublime second mouvement : immersion dans des ténèbres orchestrales jamais esquissées auparavant qui prolongent le poison mortifère et hypnotique de Wagner tout en le sublimant par une sensibilité aux couleurs définitivement française … attention chef d’oeuvre.

 

Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février 2014 (auditorium, 19h30). Programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson... Orchestre des Champs Elysées. Louis Langrée, direction.

 

 

 

Concert Debussy, Fauré, Chausson au TAP, Poitiers, le 20 février 2014

9 concerts événements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février  2014 (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs Elysées sous la direction de Louis Langrée joue un programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson...  En marge des représentations de Pelléas et Mélisande de Debussy qu’il donne à l’Opéra Comique, l’Orchestre des Champs-Élysées présente un programme  aux esthétiques très différentes. Le Prélude à l’après-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vénéneuses résonances wagnériennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’œuvre d’un compositeur qui a très peu produit, mais à quel niveau ! La pièce de Maeterlinck Pelléas et Melisande a été une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire à son tour son célèbre drame lyrique (créé en 1902), Fauré lui consacra une très belle musique de scène pour une représentation… en anglais, à Londres! L’orchestre plus habitué à travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel répertoire germanique, guidé par Louis Langrée,  fervent amateur de romantisme français.

 

 

 

programme :

Debussy : Prélude à l’après-midi d’un faune

Fauré : Pelléas et Mélisande, suite opus 80

Chausson : Symphonie en si bémol majeur opus 20

 

PUB TAP PoitiersLa Symphonie de Chausson est bien comme celle de son mentor et maître, César Franck (créée peu de temps auparavant en 1889 également à Paris), un chef d’oeuvre du romantisme tardif français totalement et injustement oublié. Créée à l’extrémité du siècle, en 1891, la partition, étape majeure dans l’histoire du genre en France, fut saluée dès ses débuts au concert tel un aboutissement symphonique, suscitant  l’attention immédiate d’Arthur Nikisch qui avec le Philharmonique de Berlin, la créée en Allemagne dans la foulée. Suprême reconnaissance dans le pays de la symphonie par excellence. Teintée selon le tempérament de Franck, d’un wagnérisme très subtilement assimilé, la partition en trois mouvements (d’une durée d’environ 30 minutes), développe une orchestration différente de celle de son maître, transparente et diaphane, aux équilibres ténus qui annoncent déjà l’oscillation et le scintillement debussystes. L’essence du drame de Chausson demeure un souffle tragique et désespéré personnel et original qui s’exprime et s’exhale dans le sublime second mouvement : immersion dans des ténèbres orchestrales jamais esquissées auparavant qui prolongent le poison mortifère et hypnotique de Wagner tout en le sublimant par une sensibilité aux couleurs définitivement française … attention chef d’oeuvre.

 

Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février 2014 (auditorium, 19h30). Programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson... Orchestre des Champs Elysées. Louis Langrée, direction.

 

 

 

Concert Debussy, Fauré, Chausson au TAP, Poitiers, le 20 février 2014

9 concerts événements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février  2014 (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs Elysées sous la direction de Louis Langrée joue un programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson...  En marge des représentations de Pelléas et Mélisande de Debussy qu’il donne à l’Opéra Comique, l’Orchestre des Champs-Élysées présente un programme  aux esthétiques très différentes. Le Prélude à l’après-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vénéneuses résonances wagnériennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’œuvre d’un compositeur qui a très peu produit, mais à quel niveau ! La pièce de Maeterlinck Pelléas et Melisande a été une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire à son tour son célèbre drame lyrique (créé en 1902), Fauré lui consacra une très belle musique de scène pour une représentation… en anglais, à Londres! L’orchestre plus habitué à travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel répertoire germanique, guidé par Louis Langrée,  fervent amateur de romantisme français.

 

 

 

programme :

Debussy : PrĂ©lude Ă  l’après-midi d’un faune

 

Fauré : Pelléas et Mélisande, suite opus 80

 

Chausson : Symphonie en si bémol majeur opus 20

 

PUB TAP PoitiersLa Symphonie de Chausson est bien comme celle de son mentor et maĂ®tre, CĂ©sar Franck (crĂ©Ă©e peu de temps auparavant en 1889 Ă©galement Ă  Paris), un chef d’oeuvre du romantisme tardif français totalement et injustement oubliĂ©. CrĂ©Ă©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© du siècle, en 1891, la partition, Ă©tape majeure dans l’histoire du genre en France, fut saluĂ©e dès ses dĂ©buts au concert tel un aboutissement symphonique, suscitant  l’attention immĂ©diate d’Arthur Nikisch qui avec le Philharmonique de Berlin, la crĂ©Ă©e en Allemagne dans la foulĂ©e. SuprĂŞme reconnaissance dans le pays de la symphonie par excellence. TeintĂ©e selon le tempĂ©rament de Franck, d’un wagnĂ©risme très subtilement assimilĂ©, la partition en trois mouvements (d’une durĂ©e d’environ 30 minutes), dĂ©veloppe une orchestration diffĂ©rente de celle de son maĂ®tre, transparente et diaphane, aux Ă©quilibres tĂ©nus qui annoncent dĂ©jĂ  l’oscillation et le scintillement debussystes. L’essence du drame de Chausson demeure un souffle tragique et dĂ©sespĂ©rĂ© personnel et original qui s’exprime et s’exhale dans le sublime second mouvement : immersion dans des tĂ©nèbres orchestrales jamais esquissĂ©es auparavant qui prolongent le poison mortifère et hypnotique de Wagner tout en le sublimant par une sensibilitĂ© aux couleurs dĂ©finitivement française … attention chef d’oeuvre.

 

Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février 2014 (auditorium, 19h30). Programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson... Orchestre des Champs Elysées. Louis Langrée, direction.

Poitiers, TAP : concert Ravel, Ibert, Offenbach. Orchestre Poitou-Charentes

9 concerts événements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).  Pour l’anniversaire du début de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprète Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une œuvre écrite à partir de 1914. Les six pièces qui la composent sont un hommage à des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand Siècle, emprunte de nostalgie, d’élégance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poésie surtout, méditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flûte d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flûte) et la fièvre légère et élégante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilège irrésistible, les rythmes trépidants d’Offenbach. Même légère, la musique française sait séduire par sa subtilité toutes en couleurs.

programme :

Ravel : Le Tombeau de Couperin
Ibert : Concerto pour flûte (soliste : Magali Mosnier, flûte)
Offenbach / Manuel Rosenthal : La Gaîté parisienne

Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).

L’Orchestre des Champs ElysĂ©es au TAP : Debussy, FaurĂ©, Chausson

9 concerts événements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février  2014 (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs Elysées sous la direction de Louis Langrée joue un programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson...  En marge des représentations de Pelléas et Mélisande de Debussy qu’il donne à l’Opéra Comique, l’Orchestre des Champs-Élysées présente un programme  aux esthétiques très différentes. Le Prélude à l’après-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vénéneuses résonances wagnériennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’œuvre d’un compositeur qui a très peu produit, mais à quel niveau ! La pièce de Maeterlinck Pelléas et Melisande a été une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire à son tour son célèbre drame lyrique (créé en 1902), Fauré lui consacra une très belle musique de scène pour une représentation… en anglais, à Londres! L’orchestre plus habitué à travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel répertoire germanique, guidé par Louis Langrée,  fervent amateur de romantisme français.

programme :

Debussy : PrĂ©lude Ă  l’après-midi d’un faune
Fauré : Pelléas et Mélisande, suite opus 80
Chausson : Symphonie en si bémol majeur opus 20

Poitiers, TAP: concert Debussy, Fauré, Chausson. Le 20 février 2014 (auditorium, 19h30). Programme de musique française : Debussy, Fauré et Chausson... Orchestre des Champs Elysées. Louis Langrée, direction.

le Quatuor Jerusalem au TAP de Poitiers

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Quatuor Jerusalem. Mercredi 22 janvier 2014, 20h30. Mozart, Smetana, Janacek … Le Quatuor de Jerusalem brille par un parcours discographique sans faute et des apparitions qui suscitent chaque fois la mĂŞme admiration. A Poitiers, les quatre instrumentistes prĂ©sentent un programme issu de leurs racines Mitteleuropa : l’un des derniers quatuors de l’autrichien Mozart et ceux des deux compositeurs tchèques, Smetana, le père spirituel de Dvořák auteur de la cĂ©lèbre Moldau, et Janáček qui a ouvert les portes de la musique moderne de son pays. Le violoncelliste Kyril Zlotnykow joue un instrument ayant appartenu Ă  Jacqueline du PrĂ© et prĂŞtĂ© par le chef israĂ©lien Daniel Barenboim (son Ă©poux).

 

 

 

Le Quatuor de Jerusalem Ă  Poitiers

 

Alexander Pavlovsky, violon
Sergei Bresler, violon
Ori Kam, alto
Kyril Zlotnikov, violoncelle
W. A. Mozart : Quatuor KV.589
Leoš Janáček : Quatuor n° 1 La Sonate à Kreutzer
Bedřich Smetana : Quatuor n° 1 De ma vie

 

 

 

TAP_poitiers_nuitDĂ©couvrir la suite de la saison musicale Ă  Poitiers… De fĂ©vrier Ă  juin 2014, la suite du calendrier des concerts classiques au TAP met en lumière le travail des orchestres maison, ceux auxquels le théâtre offre une rĂ©sidence ou un asile privilĂ©giĂ© pour l’approfondissement d’un projet : Orchestre Poitou Charentes, Orchestre des Champs ElysĂ©es, Ars Nova. C’est aussi la participation des ressources musicales locales fĂ©dĂ©rĂ©es autour d’un chantier prometteur ou d’un seul concert qui engage les forces vives du Conservatoire par exemple. Lire notre prĂ©sentation de la saison musicale au TAP de Poitiers, 9 concerts Ă©vĂ©nements jusqu’en juin 2014

 

 

 

 

Poitiers, TAP : 9 concerts classiques en 2014 (janvier-juin 2014)

Poitiers. TAP : 9 concerts classiques en 2014.  Institution pluridisciplinaire, le TAP (Théâtre Auditorium de Poitiers) excelle dans sa diversitĂ© mĂ©tissĂ©e, gĂ©nĂ©reuse dans son invitation vers les cultures du monde mĂ©diterranĂ©en. Le fil rouge de cette saison est bien la MĂ©diterranĂ©e, mais pas seulement. Chaque annĂ©e, il s’agit aussi de mettre l’accent sur le travail des orchestres associĂ©s au lieu : trois phalanges dont le profil et les rĂ©pertoires sont complĂ©mentaires aux deux autres.  Orchestre Poitou-Charentes au vaste rĂ©pertoire, Orchestre des Champs ElysĂ©es (qui jouant sur instruments d’Ă©poque, offre une interprĂ©tation particulièrement pertinente dans le sillon de la pratique historiquement informĂ©e, se dĂ©diant en particulier aux compositeurs classiques et romantiques, connus ou mĂ©connus),  c’est enfin Ars Nova qui explore les Ă©critures modernes et se dĂ©die aux crĂ©ations… Outre la vitalitĂ© musicale d’un lieu d’accueil pour des instrumentistes aguerris, le TAP favorise Ă©galement plusieurs chantiers non classiques qui associent aux professionnels, les musiciens issus des conservatoires du territoire. Rencontres, partages, Ă©mulation n’ont jamais Ă©tĂ© aussi prĂ©sents en 2014.   Voici les concerts Ă  l’affiche du TAP, jusqu’en juin 2014. FaĂ®tes comme nous : n’hĂ©sitez pas Ă  faire une halte enivrante au TAP de Poitiers.  D’autant que la salle des concerts, bĂ©nĂ©ficie de l’une des acoustiques les plus modernes et les plus sĂ©duisantes d’Europe.

 

 

 

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Toutes les infos et les modalités de réservations sur le site du TAP, concerts classiques 

 

 

 

 

TAPinstit2014classiquenews16 janvier 2014
Concert  Beethoven, Mozart, Rossini, Hersant
Orchestre Poitou-Charentes
L’Orchestre Poitou-Charentes s’intĂ©resse Ă  l’une des « petites » symphonies de Beethoven, la deuxième, qui est un vĂ©ritable festival de bonne humeur.  Xu Zhong, chef et pianiste dirige du clavier le magnifique air de concert de Mozart Ch’io mi scordi di te, oĂą l’instrument dialogue amoureusement avec la voix de soprano. Sophie Marilley, jeune mezzo-soprano suisse qui a dĂ©jĂ  chantĂ© de nombreux rĂ´les mozartiens sur scène, en sera l’interprète. la chanteuse montre une autre facette de son talent en incarnant Rosine, hĂ©roĂŻne dĂ©terminĂ©e et trioomphante du Barbier de SĂ©ville de Rossini.
En ouverture du programme, le TAP présente une pièce qui a gagné le prix lycéens des compositeurs 2012 de la SACEM : les Fantaisies sur le nom de Paul Sacher de Philippe Hersant, hommage au célèbre mécène de la musique disparu en 1999.

Orchestre Poitou-Charentes
Xu Zhong, direction et piano
Sophie Marilley, mezzo-soprano
Philippe Hersant : Fantaisies sur le nom de Sacher
Gioachino Rossini : Ouverture Una voce poco fa (extrait du Barbier de SĂ©ville)
W. A. Mozart : Ch’io mi scordi di te K.505, Parto (extrait de La Clémence de Titus)
L. van Beethoven : Symphonie n° 2 en ré majeur op.36

 

 

 

TAPinstit2014classiquenews22 janvier 2014
Quatuor de Jerusalem
Le Quatuor de Jerusalem brille par un parcours discographique sans faute et des apparitions qui suscitent chaque fois la mĂŞme admiration. A Poitiers, les quatre instrumentistes prĂ©sentent un programme issu de leurs racines Mitteleuropa : l’un des derniers quatuors de l’autrichien Mozart et ceux des deux compositeurs tchèques, Smetana, le père spirituel de Dvořák auteur de la cĂ©lèbre Moldau, et Janáček qui a ouvert les portes de la musique moderne de son pays. Le violoncelliste Kyril Zlotnykow joue un instrument ayant appartenu Ă  Jacqueline du PrĂ© et prĂŞtĂ© par le chef israĂ©lien Daniel Barenboim (son Ă©poux).

Alexander Pavlovsky, violon
Sergei Bresler, violon
Ori Kam, alto
Kyril Zlotnikov, violoncelle
W. A. Mozart : Quatuor KV.589
Leoš Janáček : Quatuor n° 1 La Sonate à Kreutzer
Bedřich Smetana : Quatuor n° 1 De ma vie

 

 

 

 

TAP_poitiers_nuitDe fĂ©vrier Ă  juin 2014, la suite du calendrier des concerts classiques au TAP met en lumière le travail des orchestres maison, ceux auxquels le théâtre offre une rĂ©sidence ou un asile privilĂ©giĂ© pour l’approfondissement d’un projet : Orchestre Poitou Charentes, Orchestre des Champs ElysĂ©es, Ars Nova. C’est aussi la participation des ressources musicales locales fĂ©dĂ©rĂ©es autour d’un chantier prometteur ou d’un seul concert qui engage les forces vives du Conservatoire par exemple.

 

 

 

TAPinstit2014classiquenewsLe 20 fĂ©vrier (auditorium, 19h30), l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de Louis LangrĂ©e joue un programme de musique française : Debussy, FaurĂ© et Chausson...  En marge des reprĂ©sentations de PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy qu’il donne Ă  l’OpĂ©ra Comique, l’Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es prĂ©sente un programme  aux esthĂ©tiques très diffĂ©rentes. Le PrĂ©lude Ă  l’après-midi d’un Faune, premier feu d’un impressionnisme sonore magique, peut s’entendre comme un antidote hypnotique aux vĂ©nĂ©neuses rĂ©sonances wagnĂ©riennes de la symphonie de Chausson, immense chef-d’œuvre d’un compositeur qui a très peu produit, mais Ă  quel niveau ! La pièce de Maeterlinck PellĂ©as et Melisande a Ă©tĂ© une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire Ă  son tour son cĂ©lèbre drame lyrique (crĂ©Ă© en 1902), FaurĂ© lui consacra une très belle musique de scène pour une reprĂ©sentation… en anglais, Ă  Londres! L’orchestre plus habituĂ© Ă  travailler les classiques Viennois (Mozart et Haydn) ou Beethoven, sort de son habituel rĂ©pertoire germanique, guidĂ© par Louis LangrĂ©e,  fervent amateur de romantisme français.

 

 

TAPinstit2014classiquenewsLe 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), Concert Ravel, Ibert et Offenbach par l’Orchestre Poitou Charentes (Fayçal Karoui, direction).  Pour l’anniversaire du dĂ©but de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprète Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une Ĺ“uvre Ă©crite Ă  partir de 1914. Les six pièces qui la composent sont un hommage Ă  des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand Siècle, emprunte de nostalgie, d’Ă©lĂ©gance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poĂ©sie surtout, mĂ©ditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flĂ»te d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flĂ»te) et la fièvre lĂ©gère et Ă©lĂ©gante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilège irrĂ©sistible, les rythmes trĂ©pidants d’Offenbach. MĂŞme lĂ©gère, la musique française sait sĂ©duire par sa subtilitĂ© toutes en couleurs.

 

 

TAPinstit2014classiquenewsLe mois de mai est particulièrement riche : place tout d’abord le 6 mai (auditorium, 20h30) Ă  l’Orchestre des Champs ElysĂ©es sous la direction de son fondateur et chef historique Philippe Herreweghe dans une partition peu jouĂ©e et peu connue (Ă  torts) de Beethoven : Les CrĂ©atures de PromĂ©thĂ©e, ballet en une ouverture et trois actes pour le chorĂ©graphe italien Salvatore Vigano. Dans cette oeuvre oubliĂ©e crĂ©Ă©e Ă  Vienne le 28 mars 1801 (quand Haydn a livrĂ© son chef d’oeuvre testamentaire, La CrĂ©ation), Beethoven compose plusieurs thèmes qu’il recyclera dans sa fameuse Symphonie HĂ©roĂŻque.

 

 

TAPinstit2014classiquenewsPaysages sonores. Comme les cubistes intègrent dans leurs toiles les Ă©lĂ©ments de la vie rĂ©elle (journaux, paille de chaise, vrais papiers peints…), les compositeurs puisent dans la nature, des sons eux aussi rĂ©els et concrets (chants d’oiseaux, tempĂŞte, Ă©clair et tonnerre, …), le concept de paysage sonore ainsi nĂ© dans les annĂ©es 1970 se dĂ©veloppe poursuivant l’oeuvre des anciens (Cris de Paris de ClĂ©ment Jannequin, Pastorale de Beethoven…). Le concert du 15 mai (théâtre, 20h30) propose l’oeuvre de trois compositeurs librement inspirĂ©s des sons de la nature, paysages sonores d’une verve poĂ©tique souvent dĂ©concertante et surprenante. Oeuvre de Ferrari, Hudry et Spiropoulos (Ensemble instrumental Ars Nova, avec GĂ©raldine Keller, chant)

 

 

TAPinstit2014classiquenewsLe dernier concert de mai au TAP, le 23 (auditorium, 20h30) prĂ©sente un travail spĂ©cifique menĂ© par l’Orchestre des Champs ElysĂ©es et le TAP et qui implique le choeur et l’Orchestre des Jeunes dans l’interprĂ©tation de la Gran Partita de Mozart et la Messe D 872 de Schubert. 50 choristes, une dizaine d’instrumentistes issus des conservatoires rĂ©gionaux travaillent ensemble autour du programme dont les dĂ©fis sont autant instrumentaux (extraits de la SĂ©rĂ©nade Gran Partita de Mozart) que vocaux (la Deutsch Messe de Schubert s’articule autour d’un texte en allemand. La professionnalisation des jeunes musiciens se rĂ©alise dans l’interprĂ©tation très encadrĂ©e (Marcel Ponseele, prĂ©paration) de ces deux oeuvres majeures du classicisme et du prĂ©romantisme. Matthias von Brenndorf (direction).

 

 

TAPinstit2014classiquenewsEnfin deux concerts concluent la saison musicale 2013-2014 du TAP, programmés en juin. Le 4 (auditorium, 20h30), récital de piano à quatre mains, celles de Jean-Claude Pennetier et de Christian Ivaldi dans un programme Schubert (Sonate D 617) et Mozart (Sonates K521 et K497).

 

 

TAPinstit2014classiquenewsEt pour la fĂŞte de la musique (le 21, concert gratuit : auditorium Ă  15h puis 17h), rien ne vaut les musiques aĂ©rĂ©es accessibles du gĂ©nie de la musique de film, l’indĂ©passable Nino Rota (Suite d’orchestre de La Strada) auquel rĂ©pond la Symphonie n°2 de Mikis Theodorakis (extraits).

 

 

9 concerts classiques, 9 rv événements à Poitiers
jusqu’en juin 2014