PEDAGOGIE, SENSIBILISATION… LE BAROQUE SE REINVENTE AUJOURD’HUI. ENTRETIEN avec FRANCK EMMANUEL COMTE, directeur musical du CONCERT DE L’HOSTEL

comte-franck-emmanuel-homepage-582-594PEDAGOGIE, SENSIBILISATION… LE BAROQUE SE REINVENTE AUJOURD’HUI. ENTRETIEN avec FRANCK EMMANUEL COMTE, directeur musical du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU. Les enjeux des ateliers pédagogiques et de l’action culturelle autour du spectacle MARCO POLO. Depuis plusieurs années, Franck-Emmanuel COMTE croise recherche musicologique, conception de nouveaux programmes et sensibilisation culturelle auprès de publics éloignés des lieux de culture… Une action à la fois généreuse et ouverte, spécialisée et pourtant très accessible, en un mot « exemplaire », développée depuis le territoire lyonnais où l’ensemble a sa résidence.
Sur le sujet de MARCO POLO, les musiciens du Concert de l’Hostel Dieu ont travaillé avec des collégiens malvoyants et aussi des réfugiés pour lesquels les thèmes de la marginalisation, du départ et du voyage, de la rencontre et de l’intégration comptent particulièrement. Comment reconnecter le baroque avec la société actuelle ? Comment rétablir ses formes musicales et ses modes d’expression avec les évolutions et les aspirations de notre société ? A travers l’expérience de la sensibilisation et de la transmission, Franck-Emmanuel Comte réalise une formidable révinvention de la scène baroque moderne. A travers le spectacle, se précise une approche du spectacle vivant, plus ouverte, humaine voire fraternelle.

 

 

 

 

 

 

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CLASSIQUENEWS / CNC : En mêlant artistes professionnels et jeunes non professionnels, vous envisagez d’autres perspectives pour le programme Marco Polo; il devient un laboratoire participatif et social… Expliquez-nous.

FRANCK-EMMANUEL COMTE : Notre action engage tous les musiciens du programme : les instrumentistes du Concert de l’Hostel Dieu, le slameur, le dessinateur aussi. C’est une expérience interdisciplinaire dont le but est de transmettre ; transmettre grâce aux ateliers qui préparent au spectacle final ; donner le goût du spectacle vivant ; sensibiliser un jeune public scolarisé. Nous avons ainsi travaillé avec des collégiens malvoyants et des réfugiés, récemment arrivés en France (certains depuis seulement quelques mois).

En associant des artistes professionnels et de jeunes amateurs, nous créons des passerelles ; des liens se tissent entre les participants, d’autant mieux qu’ils ont des points communs ; il s’agit dans le cas des malvoyants ou des réfugiés, de personnes qui sont marginalisées et souvent écartées, mises à part. Très naturellement des binômes se forment : la rencontre et l’écoute sont les enjeux de nos ateliers. Le projet favorise l’échange, le partage, la solidarité, la fraternité, et donc l’intégration. Chacun apprend de l’autre comment s’épanouir.

concert hostle dieu atelier pedagogique marco polo action culturelle annonce concert reportage classiquenewsEn incluant nos jeunes partenaires dans le déroulement du programme, le spectacle a gagné une nouvelle profondeur ; un sens qu’il n’avait pas dans sa première version (sans les collégiens ni les réfugiés). Leur expérience, leur présence, leur sensibilité enrichissent l’idée de l’exploration qu’incarne le voyage de Marco Polo ; de l’Occident vers l’Orient, et vice versa, de l’Orient vers l’Europe (dans le cas des migrants), les cheminements se croisent ; ils fondent la diversité et la richesse des rencontres ; ils éclairent le bénéfice de l’altérité ; l’autre m’enrichit. Toutes ces composantes fonctionnent pendant le spectacle, entre les interprètes, et aussi auprès du public. C’est d’ailleurs ce que nous avons pu constater à travers l’intensité des applaudissements : les spectateurs ont ressenti avec nous la sincérité de cette expérience humaine. Pour nous, la présence des jeunes apporte un 2è souffle au spectacle.

 

 

 

 

 

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CNC : Sur quels thèmes avez vous impliqué les jeunes non professionnels ? Quels sont les moyens concrets pour les inclure dans le spectacle ?

CHD-COMTE-pedagogie-marco-polo-percussions-atelier-action-culturelle-4-tambours-percusFRANCK-EMMANUEL COMTE : Pour nous, professionnels, il s’agit de surmonter plusieurs contraintes ; intégrer des collégiens et des réfugiés est un défi ; au total, nous sommes 22 personnes sur scène. Nous avons surtout travaillé sur le sens, en particulier sur le texte du slameur ; il s’agissait de réussir une interprétation a cappella avec les percussionnistes, en particulier dans le prologue. Dans le Final, nous chantons tous la chanson vénitienne « La Bella nova ».

C’est un travail spécifique sur le rythme et la scansion du texte, sur le débit, la sonorité. Pour nous musiciens, il faut trouver un équilibre entre tous ces paramètres ; il faut oublier l’instrument, épouser les inflexions du texte, devenir une partie du récit du slameur.


Les réfugiés ont pu évoquer leur voyage en travaillant sur les percussions. Evidemment pour des collégiens ou de jeunes adultes, le baroque est une musique spécialisée et « technique », qui née il y a 300 ans, peut paraître abstraite… Les percus sont un excellent moyen de comprendre notre répertoire métissé, de l’approcher par le rythme, par le toucher. Le texte de Marco Polo permet de les intéresser sur les thèmes du voyage, du départ, de la découverte, de la rencontre. L’Orient fait rêver et stimule l’imaginaire. Les collégiens malvoyants ont une parole très libre ; ils ont une écoute très active. Nous les connaissons depuis longtemps car nous les accompagnons depuis la 6è  (collégiens de la cité René Pellet, Villeurbanne); cela fait donc 3 ans que nous travaillons avec eux. Mais cette expérience est leur première participation à un spectacle. Ils nous connaissent ; des habitudes se créent ; cela atténue les appréhensions ; le handicap s’efface.

 
 

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CNC : D’une façon plus générale, quelles sont les valeurs et le but des actions culturelles que vous menez au sein du Concert de l’Hostel Dieu ?

FRANCK-EMMANUEL COMTE : Notre objectif principal est de sensibiliser le jeune public, en particulier tous ceux qui sont éloignés des lieux de culture. Il est essentiel d’éveiller la curiosité des jeunes. Au cours des années précédentes, nous avons mené des actions de ce type, entre autres dans les hôpitaux, auprès des personnes en fin de vie.
Dans ce projet autour de Marco Polo, c’est la première fois que nous faisons participer des réfugiés. Or la culture est un moyen idéal pour favoriser leur intégration : le travail sur le texte, les mots, la respiration, l’intonation s’avère très efficace. Avec les intervenants de l’association Habitat et Humanisme (dont les missions concernent le logement et l’intégration des réfugiés, entre autres), nous avons préparé les jeunes adultes pour réussir leur participation à notre projet. Il était important qu’ils assistent à chaque séance, en respectant les horaires et en acceptant de suivre une certaine discipline.

Avec eux, nous avons travaillé sur le témoignage, en tentant de comprendre d’où ils venaient, en les invitant à évoquer leur périple. Certains viennent de petites villes (Afghans) ; la France représentent une terre d’accueil dont ils ont rêvé.

 

 

 

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CNC : Et Demain … quel est votre prochain programme ?

FRANCK-EMMANUEL COMTE : Chaque saison, le Concert de l’Hostel Dieu  présente un projet de médiation culturelle nouveau, réalisé en complicité avec une équipe pédagogique spécifique. Pour la prochaine saison 2019 – 2020, nous présentons une création, « le Baroque au féminin », un projet qui réunit 3 programmes différents qui, tous, mettent à l’honneur les compositrices comme Barbara Strozzi (dont nous fêtons cette année les 300 ans de la naissance)… les ateliers permettront d’interroger la notion de créativité féminine, avec au cœur du projet l’expérience chorale interactive qui fait se rencontrer des femmes réfugiées, issues de l’immigration, et des femmes, membres d’associations d’entrepreneuses. Nous jouerons des partitions baroques sélectionnées après des recherches approfondies sur les sources et les manuscrits disponibles, mais aussi des œuvres contemporaines, en création, fruits de commandes passées à des compositrices d’aujourd’hui. Premier concert de ce nouveau cycle, le 1er octobre 2019 à Lyon. le 11 mai à Londres.

Propos recueillis en mars 2019.

 

 

 

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LE CONCERT DE L'HOSTEL-DIEU : DUEL Porpora / HandelProchain programme présenté par le Concert de l’Hostel Dieu dans le cadre de sa saison 2018 – 2019 : DUEL / Porpora vs Handel, 30 mars 2019 à Tel Aviv. Lien vers notre présentation de la tournée et du nouveau disque qui en découle : parution 12 avril 2019.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MUSIQUE ENGAGÉE. PARIS, 18è ardt. LES FRIVOLITES PARISIENNES : Des mômes et de l’opérette

REPORTAGE. DES FRIVOLITÉS ENGAGÉES… Les deux promoteurs des Frivolités Parisiennes, Benjamin El Arbi et Mathieu Franot s’entendent à faire partager leur passion de l’opéra aux enfants, d’où le programme « Des mômes et de l’opérette »… récit d’un engagement exemplaire. A en croire Erasme, “Rien n’est plus sot que de traiter avec sérieux de choses frivoles ; mais rien n’est plus spirituel que de faire servir les frivolités à des choses sérieuses.” Sans doute qu’un grain de folie a traversé l’esprit des deux promoteurs des Frivolités ParisiennesBenjamin El Arbi et Mathieu Franot, lorsqu’en 2012 ils se lancèrent dans la création d’une compagnie entièrement dévolue au répertoire romantique lyrique français. Par notre envoyé spécial Marcel Weiss.

 

 

 

PARIS, 18è ardt. Programme « Des mômes et de l’opérette »…

Les Frivolités Parisiennes favorisent les jeunes vocations

 

 

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JOLIS MOMES !
Au cœur du projet, un orchestre spécialisé dans le genre, résurgence de l’orchestre de l’Opéra-Comique disparu dans les années 60, autour duquel gravitent des chefs d’orchestre invités, des metteurs en scène et des historiens spécialistes de ce répertoire, tous avides de redécouvrir des œuvres et des compositeurs injustement négligés, voire oubliés, et de transmettre leur passion à un public aussi large que possible. Qui avait auparavant entendu chanter « Le Colin-Maillard » d’Aristide Hignard, « Bonsoir, Monsieur Pantalon ! » d’Albert Grisar ou bien encore « Le Guitarrero » d’Halévy, qui ont rejoint au répertoire des Frivolités Parisiennes les chefs d’œuvre d’Offenbach, Hervé, Auber et Adam ? Cette saison permettra ainsi de redécouvrir, entre autres productions, une comédie musicale de Paul Misraki, « Normandie », et une opérette méconnue d’Albert Roussel, « Le testament de la Tante Caroline » (voir agenda en fin d’article).

Dès la création de la compagnie, s’est imposé à ses promoteurs l’envie de faire partager leur passion de l’opéra à des enfants, d’où le programme « Des mômes et de l’opérette », conçu dans un véritable esprit d’apprentissage, comme le précise Benjamin El Arbi : « Nous souhaitions amener des enfants à créer et réaliser un opéra-comique ou une comédie musicale dans le cadre d’un véritable projet d’école, avec pour objectif principal des apprentissages englobés dans un contexte culturel. »
La rencontre d’une directrice d’école atypique, sans doute touchée par le grain de folie de nos deux acolytes, fut décisive. Une folie contagieuse mais raisonnée pour Catherine Nevanenn, responsable de l’école polyvalente du Simplon, située au cœur du XVIIIe arrondissement à PARIS : « Depuis l’ouverture de l’école, on a choisi par conviction pédagogique d’ancrer les apprentissages scolaires dans un contexte culturel, celui même de l’humanité, et cela passe par la musique, le théâtre, et toutes les autres représentations culturelles. »
Ecole polyvalente, accueillant des enfants de la maternelle au CM2, l’école du Simplon se situe dans le quartier dit des Amiraux, à proximité de l’étonnant immeuble 1930 à gradins de l’architecte utopiste Henri Sauvage. Quartier à forte densité scolaire – pas moins de quatre écoles publiques, deux privées et deux collèges – où s’est créée en 2012 à l’initiative de Catherine Nevanenn, une association, « 4 à 4 dix huit », avec pour vocation d’ouvrir les champs culturels des enfants, en lien avec les établissements scolaires volontaires et de permettre ainsi que l’école publique retrouve tout son attrait pour l’ensemble des populations du quartier.

 

 

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DE L’INFINIMENT PETIT AU CENTENAIRE RENOIR… La première année, 200 enfants de quatorze classes participèrent à l’aventure proposée par les Frivolités Parisiennes. Sept saisons plus tard, les rangs se sont légèrement clairsemés, au gré des changements d’équipes pédagogiques, l’école du Simplon poursuit seule l’expérience en espérant bien remotiver de nouveaux partenaires.
Présenté en juin 2018, le spectacle porté par les enfants est l’aboutissement d’un long processus, engagé à partir d’une thématique choisie en fonction d’une part du projet pédagogique annuel des professeurs, et de l’autre des productions de l’année de la compagnie. Une année, par exemple, suite au désir d’un enseignant d’un travail sur l’infiniment petit, l’atelier théâtre a planché sur les incidences de la taille autour de l’imaginaire d’Alice au pays des merveilles, illustré musicalement en puisant dans l’abondant répertoire fin XIXe inspiré de contes et légendes. En cette année 2019, les enfants sont conviés à remonter dans le passé pour examiner ce que fut leur condition du temps du peintre Auguste Renoir (NDLR : 1890 – 1919), dont on célèbrera le centenaire de la mort, le long d’un parcours-enquête du musée Renoir à leur quartier, débouchant sur une réflexion sur le liens de leur identité avec leur habitat.

Cela se construit de mars à juin 2019, au cours d’ateliers dans le cadre de classes à PAC – Projet d’action culturelle – financés par le Rectorat. L’ensemble des disciplines artistiques mises en oeuvre dans l’opéra sont abordées avec le chant choral comme tronc commun : théâtre, danse, mais également une initiation au multimédia – nécessaire à la réalisation d’un court-métrage muet -, et tous les artisanats et métiers nécessaires à la production annuelle, décoration, couture, coiffure, voire escrime ou bruitage. Avec pour objectif de « faire prendre conscience à ces enfants de la complexité et de la beauté de tous les métiers de l’opéra, de l’administration également, du directeur artistique à l’ouvreuse, qui travaillent tous pour un but commun, le spectacle et le plaisir que l’on peut apporter au spectateur », souhaite in fine Benjamin El Arbi.

 

 

DU CHANT CHORAL AUX METIERS DE l’OPERA… Responsable du travail choral, Antoine Strub, enseignant par ailleurs la technique vocale en maitrise et en conservatoire, doit s’adapter à ce nouveau challenge : faire découvrir le chant à tous ces élèves, de grande section de maternelle au CM2, habitués d’autres univers musicaux, en tenant compte des réticences de quelques-uns à s’exposer, des préjugés d’autres – les garçons se sentent dévalorisés de chanter dans l’aigu… – et des petits soucis vocaux de certains, notamment à l’approche de la mue. Mais globalement, le bilan reste positif pour Antoine Strub : « Ils parviennent à s’approprier ce répertoire fin XIXe si particulier et un langage qui leur est peu familier. Certains me redemandent de chanter des airs appris des années auparavant. Tandis que d’autres, plus motivés, en CM2 l’an dernier, poursuivent le chant choral au conservatoire du XVIIIe, la musique dans d’autres structures ou rejoignent la nouvelle section théâtre du collège Gérard-Philipe proche. »

 

 

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Des événements ponctuels viennent compléter le projet, visites de théâtres, présentations d’instruments, interventions de la chorale en différents lieux du quartier, avec le soutien actif de la mairie du XVIIIe. Le spectacle de fin d’année ne constitue pas une fin en soi, mais se veut simplement le restitution d’une année d’investissements en commun. Il se construit à partir du travail en ateliers, autour d’une trame dramaturgique, alternant scènes de comédie, pantomimes, parties dansées et chorales, complétés par des séquences filmées. « Tous les enfants se sont investis dans le projet, et chacun s’y retrouve, tient à souligner Pascal Nayron, comédien coordinateur du projet pédagogique, les solistes qu’il a bien fallu choisir comme les autres, en fonction de notre exigence artistique, ils font partie d’un tout. Avec pour seul fil rouge le travail sur l’autonomie. »
LES ENFANTS CHANTENT ET JOUENT… Ainsi, d’une année à l’autre, fin juin 2018, la Halle Pajol, en plein XVIIIe arrondissement, héberge pour deux représentations les familles des élèves, près de 600 spectateurs, dont nombre fréquentent pour la première fois un théâtre. Ils y découvrent leurs enfants parfaitement à l’aise sur scène, possédant un excellent niveau d’expression, maitrisant des registres de langages étrangers tant à leur époque qu’à leur cadre habituel de vie.

D’une édition à l’autre, Catherine Nevanenn voit les progrès accomplis : « On a maintenant de très bons retours sur ce que les enfants sont capables de faire et sur ce que cela a ouvert pour certains qui ont intégré après cinq ans de chant des filières voix ou théâtre en conservatoire, d’autres se sont dirigés vers des études plus artistiques, et ils ont progressé sur tous les plans, expression écrite et orale, mémoire et vocabulaire, cela s’est mis en place tout au long d’un parcours concerté, grâce à la répétition de ces projets avec la joyeuse et stimulante compagnie des Frivolités Parisiennes. » A suivre

 

 

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Un reportage exclusif de notre envoyé spécial Marcel Weiss 

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APPROFONDIR
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VISITER le site des Frivolités Parisiennes / L’Opéra Comique aujourd’hui…
https://www.lesfrivolitesparisiennes.com/#!home

 

 

ROUSSEL : Le testament de la tante Caroline,
Paris, Th Athénée Louis Jouvet : 7-13 juin 2019
Opérette en 1 acte d’Albert Roussel Livret de Nino
Légère, lubrique, carrément débauchée… On évitait Tante Caroline, on se pinçait le nez devant sa porte… jusqu’à ce qu’elle expire. Car miracle post mortem, “l’argent n’a plus d’odeur”, et une appétissante galette de 40 millions et des broutilles serait à se partager entre ses trois vertueuses nièces. Sauf que… il y a un hic, et une clause pernicieuse du testament va mettre à l’épreuve les voies impénétrables du Seigneur et de ses ouailles.
Seul opéra achevé d’Albert Roussel, ce Testament scabreux de 1932 fut créé en tchèque à Olomouc – où il dérouta le public –, puis repris quelques années plus tard pour l’Opéra-Comique – où quelques spectateurs écrivirent au ministre que soit retiré de l’affiche ce “spectacle déplacé”. Déplacé, vraiment ? Rien ne vieillit mieux que les immuables noirceurs testamentaires, où les histoires d’argent et de famille s’unissent souvent pour le pire. L’occasion pour le compositeur de concocter “une sorte d’opéra bouffe dont les personnages sont complètement grotesques et devraient être joués sans crainte d’exagérer leurs effets”, et que la jeune compagnie des Frivolités livre aujourd’hui aux turpitudes particulières du XXIe siècle.

 

 

 

 

ATELIER en famille par Les ARTS FLORISSANTS

daneman-sophie-atelier-en-famille-arts-florissants-classiquenewsATELIER en famille par Les ARTS FLORISSANTS : “Basse, qui êtes-vous ?” Atelier en famille par Sophie Daneman. Parce que la musique et le Baroque se pratiquent dès le plus jeune âge et en famille, l’atelier musical conçu pour les enfants et leur parents, en famille présentée par Sophie Daneman, ex soprano vedette des Arts Florissants, explique les caractères de la musique baroque : Basse qui êtes vous ? … connaissez vous la période que l’on dit baroque ? Qu’est ce qu’une basse continue ? Qu’est ce qu’un canon ?… enfants et parents découvrent la magie des instruments baroques, le chant aussi avec la participation des chanteurs et des instrumentistes des Arts Florissants. Présentation vidéo de l’atelier en famille créé par Les Arts Florissants (une même proposition est présentée chaque été pendant le festival Dans les jardins de William Christie, dernière semaine du mois d’août en Vendée, à Thiré)  - Prochaines dates de l’Atelier en famille des Arts Florissants : dimanche 19 juin 2016, Portes Ouvertes de la Philharmonie de Paris… 

 

 

 

ATELIER MUSICAL avec Les Arts Florissants

 

 

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Illustrations © studio CLASSIQUENEWS 2016

 

 

Tombooks : la partition interactive pour le professeur de musique

APPEL A CANDIDATSLa partition interactive pour le professeur de musique. Quels bénéfices peuvent tirer les professeurs de musique dans l’utilisation de la participation interactive ? En jouant la carte de l’interactivité, l’éditeur Tombooks a fait de la partition de musique un élément capital qui modifie l’apprentissage. Elle devient même un outil indispensable dans la méthode pédagogique. La partition interactive est un produit innovant qui dynamise le travail sur la partition. Le niveau de l’élève est pris en compte ; la réactivité entre élève et professeur est accentuée.

- La fonction tempo permet de ralentir le rythme de lecture et de l’accompagnement ; le professeur dispose ainsi d’une partition personnalisée qui s’adapte au niveau de chaque élève.

 

 

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- en pouvant partager partitions et enregistrements, la relation élève et professeur est renforcée ; elle est aussi dynamisée : l’élève partage ses partitions enregistrées qu’il a annotées : le professeur peut les corriger et lui adresser ses commentaires.

Le prix des partitions interactives est plus bas que les partitions papier, et leur qualité éditoriale est préservée : elle est même supérieure à la plupart des partitions gratuites sur la toile. Chaque partition est testée par des musiciens professionnels afin d’être encore et encore améliorée.

 

 

Partenariat avec les professeurs. Tombooks s’engage aussi auprès des professeurs en les accompagnant concrètement : l’éditeur adresse gratuitement ses partitions pour les tester en temps réel avec leurs élèves. C’est le cas en particulier des partitions pour 4 mains, sur lesquelles le professeur et son élève peuvent s’entraîner et aussi préparer la leçon suivante.

 

 

 

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Le catalogue de partitions interactives Tombooks comprend de nombreuses partitions pour piano, flûte, violon, hautbois, clarinette, harpe, violoncelle, saxophone… en septembre 2015, l’éditeur a inauguré sa première partition pour le chant : la fameuse Habanera de Carmen de Bizet, à chanter désormais avec le chœur et l’orchestre chez soi, dans son salon.

 

 

VOIR la démo vidéo de la partition interactive édité par Tombooks
http://tom-books.com/tomplay/

DECOUVRIR la partition interactive à quatre mains : Fauré — Suite Dolly, “la berceuse” (partition interactive pour PIANO à quatre mains)

Reportage vidéo. Argentan, le défi pédagogique : Les Arts Florissants et le Chœur du Donjon (mai 2013)

Paul Agnew, Les Arts Florissants : Livre VII de MonteverdiReportage vidéo. Les Arts Florissants et le Chœur du Donjon. Argentan, le défi pédagogique (mai 2013). Au Carré des Arts d’Argentan. Les Arts Florissants et Paul Agnew, directeur musical associé réussissent un nouveau défi pédagogique : avec les choristes amateurs du chœur du Donjon, Paul Agnew a travaillé l’interprétation de Monteverdi. Deux Scherzi musicali sont ainsi appris, répétés, puis présentés en lever de rideau, lors du concert des Arts Florissants (Madrigaux de Monteverdi, Livre V) du 29 mai 2013 au Carré des Arts d’Argentan. Rencontre, transmission, dépassement, partage sont ainsi au cœur de l’aventure des Arts Florissants fondé par William Christie. Reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM © 2014