Compte rendu, opĂ©ra. Pourrières, le 26 juillet 2016 : Faust et Marguerite, Barbier, Terrasse, Offenbach…

Compte rendu, opĂ©ra. Pourrières, le 26 juillet 2016 : Faust et Marguerite, Barbier, Terrasse, Offenbach… DIABLERIES A POURRIERES. En changeant ou variant les lieux, mais en gardant la mĂŞme Ă©quipe, du petit cloĂ®tre du couvent des Minimes Ă  la Place du Château de Pourrières ou au Château de Roquefeuille, l’OpĂ©ra au Village n’a ni perdu son âme ni sa qualitĂ©. Ă‚me de personnes de qualitĂ© qui ont su animer musicalement un village, fĂ©dĂ©rer des dizaines de bĂ©nĂ©voles depuis plus de dix ans pour faire un rendez-vous obligĂ© de cet endroit, dĂ©sormais dissĂ©minĂ© en trois lieux, la chapelle douillette pour les concerts d’automne et d’hiver et, pour les spectacles d’Ă©tĂ©, la Place, admirable mirador du Château, dominant Ă  perte de vue une plaine viticole avec quelques mas arrimĂ©s Ă  un cyprès comme des barques dans la houle des sillons, entre le Montagne Sainte Victoire Ă  l’ouest, la chaĂ®ne de l’Étoile au sud et, Ă  l’est, les monts AurĂ©liens qui, sans l’Ă©craser, arrĂŞtent le regard et le chemin de la troisième scène, le beau domaine du Château de Roquefeuille.

 

 

 

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Lieux patrimoniaux et patrimoine
Des lieux patrimoniaux pour des spectacles modestes en moyens mais gĂ©nĂ©reux en rĂ©ussite et ardents au travail assidu d’exhumer et rendre vie Ă  des Ĺ“uvres d’un patrimoine ni pompeux, ni pompier et surtout pas pompant, mais « peuple » : des opĂ©rettes, coquette et tout aussi modeste appellation de ces courtes saynètes musicales qui ont fait rire nos arrière grands-parents et nous font, aujourd’hui, sourire par des livrets certes surannĂ©s, mais qui, mine de rien, sont imbus de culture, baignent dans une Ă©rudition musicale alors populaire. En effet, fonder des effets spectaculaires et musicaux sur le pastiche, la caricature Ă  force de citations scĂ©niques ou lyriques d’un original, ici le Faust de Gounod, suppose au moins un fonds culturel commun entre le bourgeois pouvant se permettre le luxe de l’opĂ©ra et le peuple se contentant au mieux du « paradis », le poulailler, ou de la vulgarisation populaire des parodies des vaudevilles oĂą, finalement, toutes les classes pouvaient se retrouver Ă  moindres frais. Une Ă©poque, entre Second Empire, malgrĂ© tout dĂ©jĂ  attentif au peuple, et une Troisième RĂ©publique dont la grandeur fut de veiller Ă  l’Ă©ducation populaire, qui nous adresse un miroir et ses reflets oĂą s’abĂ®me aujourd’hui la rĂ©flexion sur la perte du patrimoine national d’une culture, pour modeste qu’elle paraisse, identitĂ© d’un peuple.
Il me semble donc, sans emphase, nĂ©cessaire de souligner encore que, grâce Ă  la modeste gentillesse de tous ces bĂ©nĂ©voles et le travail acharnĂ© de l’Ă©quipe artistique, ce qui se passe Ă  Pourrières l’air de rien, sans prĂ©tention, est une restauration d’un humble pan de culture perdue.
Avec douze ans de recul, on peut juger, comparĂ©s aux moyens en rien grandioses, les grand rĂ©sultats, le bilan impressionnant de ce festival : quatorze Ĺ“uvres lyriques, quarante-cinq spectacles, soixante solistes (des jeunes) engagĂ©s pour deux-cent-cinquante-huit chanteurs auditionnĂ©s soigneusement, plus trente-six choristes, trente-sept musiciens, trente cinq concerts. L’action pĂ©dagogique a pu accueillir quatre-cent-quatre-vingt scolaires. Sans oublier mille repas servis aux spectateurs dĂ©sireux de partager ce sympathique moment avant le spectacle, c’est-Ă -dire près d’un sur dix. Car ce festival, on me pardonnera la redite, allie joyeusement la gastronomie, l’art de la bouche, et l’art de chanter : il mĂ©rite le nom d’opĂ©ra bouffe, Ă  tous les sens plaisants des termes, lyrique et culinaire, qu’on arrose des gĂ©nĂ©reux vins du cru gĂ©nĂ©reusement offerts par des vignerons locaux. D’autant que la solide Ă©quipe artistique qui le prĂ©side, Bernard Grimonet pour la scène, Luc Coadou pour la direction musicale, tout aussi bĂ©nĂ©voles, ont donnĂ© Ă  ce festival l’identitĂ© de brèves saynètes comiques, bouffesdonc. Avec la complicitĂ© d’Isabelle Terjan qui dirige du piano le petit effectif musical, clarinette, violoncelle, accordĂ©on, ils en assurent Ă©galement les arrangements musicaux dont les partitions sont absentes.

DIABLERIES AU PROGRAMME
Cette annĂ©e, l’OpĂ©ra au Village se donnait, s’adonnait joyeusement au diable, avec deux opĂ©rettes inspirĂ©es du cĂ©lèbre opĂ©ra de Charles Gounod, lui-mĂŞme inspirĂ© du fameux Faust de Goethe, dont le facteur commun, un lever de rideau, un Prologue, Ă©tait un extrait de Faust et Marguerite (1868) de FrĂ©dĂ©ric Barbier (1829-1889),prolifique compositeur d’opĂ©rettes bouffes en un acte,sur un texte cocasse de Bernard Grimonet, d’après le livret deBumaine et Blondelet. Deux chanteurs devant incarner Faust et Marguerite dans l’opĂ©ra de Gounod, Ă  force de tergiverser, de cabotiner, ratent non seulement la rĂ©pĂ©tition mais leur entrĂ©e en scène, et camouflet Ă  leur vanitĂ© de cabots, sans grand dommage apparemment pour le spectacle puisqu’on apprend que le metteur en scène moderne (clin d’Ĺ“il de Grimonet), plus que minimaliste, a pu se passer des hĂ©ros Ă  la grande satisfaction du public. On goĂ»te « J’ai cassĂ© ma bretelle… » qui Ă©voque irrĂ©sistiblement «Votre habit a craquĂ© dans le dos… » de l’antĂ©rieure Vie parisienne d’Offenbach (1866) et l’air du maquillage et ses coquettes et cocottantes notes joyeuses des joyaux faustiens. La soprano Claire Baudouin et le tĂ©nor Olivier Hernandez, belles et claires voix, bons acteurs, s’Ă©chauffent ici agrĂ©ablement pour les deux pièces qui suivent, leurs diverses incarnations de Marguerite et Faust et ils ne rateront pas leur entrĂ©e, ces deux fois !

Faust en ménage
OpĂ©rette bouffe posthume (1924)de Claude Terrasse (1867-1923), connu pour sa musique de scène d’Ubu Roi d’Alfred Jarry (1896), considĂ©rĂ© comme un hĂ©riter d’Offenbach. C’est une claire et hilarante suite Ă  Faust de Gounod. Sinon vingt ans, c’est quinze ans après que l’on retrouve nos hĂ©ros, mais bien fatiguĂ©s sauf la fringante Marguerite, la beautĂ© du diable, fatiguĂ©e justement de la fatigue de son Faust d’Ă©poux que la complaisance du mĂ©phitique MĂ©phisto a sauvĂ© de l’enfer, se condamnant lui-mĂŞme Ă  l’ire de Satan sauf Ă  se racheter par l’âme de Marguerite poussĂ©e Ă  l’adultère dans les bras d’un Siebel dĂ©sormais homme et soldat.
En couple amoureux usĂ© inĂ©galement par le mĂ©nage et le temps, nous retrouvons les excellents Claire Baudouin et Olivier Hernandez auxquels se joignent le puissant baryton Thibault Desplantes en MĂ©phisto dĂ©crĂ©pitet le contre-tĂ©nor RaphaĂ«l Pongy, dont la voix est judicieusement et plaisamment choisie ici sans doute pour incarner, par sa force, l’homme, et par son ambiguĂŻtĂ© sexuelle, le travesti du Siebel original. Une accorte et acariâtre comĂ©dienne, BĂ©atrice Giovannetti, campe avec drĂ´lerie une Dame Marthe servante du couple, Ă  l’accent allemand Ă  couper au couteau, bien capable d’attraper le pauvre diable par la queue.
Plus que le texte, le comique de qualitĂ© vient des citations musicales, exactes ou dĂ©tournĂ©es, variĂ©es, suggĂ©rĂ©es, de l’opĂ©ra de Gounod, la ballade du roi de ThulĂ©, air des fleurs, le duo, «  le Veau d’or… », « Anges purs… » etc, pĂ©tillantes de verve et d’intelligence musicale dans leur enchaĂ®nement. L’air de Marguerite est des plus jolis et celui « Le sucre est hors de prix », digne du loufoque Offenbach. Les beaux costumes d’Ă©poque (Mireille, Anne-Marie, Michelle, Nouch) contrastent avec la cape et bonnet pointus fatalement rouges de MĂ©phisto, hĂ©bĂ©tĂ©, titubant malgrĂ© sa canne, rĂ©duit ici, dĂ©possĂ©dĂ© de ses pouvoirs, au rĂ´le de « Diable honoraire d’opĂ©rette », ratant par excès de plus ou de moins un rajeunissement de la dernière chance de Faust, retombĂ© en enfance ou dans un gâtisme prĂ©coce, inutile aux vĹ“ux charnels d’une rouĂ©e Marguerite qui ne file plus doux le sien, finalement comblĂ©e par le fuseau du frais et fringant Siebel.

Les trois baisers du diable
Sur un texte de ses habituels comparses Henri Meilhac et Ludovic HalĂ©vy, les duettistes librettistes futurs auteurs du livret de Carmen , Offenbach, en 1858, met en musique Les trois baisers du diable, une Ĺ“uvre un peu inhabituelle dans sa prodigieuse production. Au lieu de la bouffonnerie boursouflant la bourgeoisie que Ă  laquelle nous a habituĂ©s « le petit Mozart des Champs-ÉlysĂ©es », cette Ĺ“uvre, une plutĂ´t insolite scène paysanne avec musique de musette pastorale souvent, bascule et baigne dans une fĂ©erie dont Offenbach, qui rĂŞvait de sortir de son rĂ´le d’amuseur permanent dans ses opĂ©rettes, nimbera son grand opĂ©ra, Les Contes d’Hoffmann, qu’il ne verra malheureusement pas sur scène puisqu’il meurt l’annĂ©e prĂ©cĂ©dant la crĂ©ation de 1881.
La vocalitĂ©, hors quelques procĂ©dĂ©s qui sont la marque du maĂ®tre ès dĂ©composition des mots, affiche ici une autre ambition : airs brillants, air Ă  boire, ensembles, longue scène concertante et, dans ce registre visant le « grand opĂ©ra », tous les chanteurs citĂ©s dans l’opĂ©rette prĂ©cĂ©dente (un enfant, muet, complète la distribution) sont Ă  fĂ©liciter de leur grande maĂ®trise technique et musicale pour un rĂ©sultat de toute beauté : on les sent heureux de donner leur mesure. L’instrumentation passionnĂ©ment et ludiquement forgĂ©e en commun par les musiciens est encore remarquable, l’on ne peut que le dire en passant, sans les Ă©puiser, au fil d’une plume Ă©puisĂ©e Ă  tenter d’en capter les trop rapides trouvailles musicales humoristiques en tachant de n’en pas perdre l’Ă©coute : frissons, ronflements diaboliques, grincements d’archet du violoncelle, ricanements de l’accordĂ©on, cris perçants de la clarinette, piano scandant ou ponctuant l’angoisse Ă  petit pas du Diable : ils se sont fait plaisir et nous le communiquent. Avec sa prĂ©cision habituelle, mais aussi sa libertĂ©, Luc Coadou dirige ce petit monde, plateau et ensemble, avec alacritĂ©, un sensible bonheur qu’il nous fait partager.
Dans un simple dĂ©cor pratiquement semblable et prestement modulable, loge de théâtre, intĂ©rieur d’appartement bourgeois ou paysan (sans autre prĂ©cision onomastique comme les costumières, dans une amicale dĂ©nomination,GĂ©rard, Jacky, Dominique, Alain, Jean-Pierre, Michel), Bernard Grimonet joue avec aisance d’une grande palette scĂ©nique Ă  laquelle ces jeunes chanteurs se plient avec souplesse : gestes typĂ©s, stĂ©rĂ©otypĂ©s, outrĂ©s des cabotins dans une plaisante gestuelle d’autrefois entre convention de théâtre et de cinĂ©ma muet, fluiditĂ© et accĂ©lĂ©rations ou ralentissement des dĂ©placements ; les personnages sont savoureusement campĂ©s, croquĂ©s. Mais, diablerie ? on avoue n’avoir pas saisi comment ce diable d’homme, sans moyens techniques extraordinaires, rĂ©ussit les scènes fĂ©eriques, des myriades, des constellations d’Ă©toiles que l’on garde aux yeux avec l’Ă©merveillement de l’enfance, sans rĂ©elle volontĂ© rĂ©aliste d’en percer le mystère, tout au plaisir bienheureux de s’abandonner Ă  cette nuit des Ă©toiles en avance.
Encore une rĂ©ussite sans tambour ni trompette de ce festival aux confins des Bouches-du-RhĂ´ne et du Var, qui n’est pas au Diable Vauvert.

L’OpĂ©ra au Village, Pourrières,
Faust et Marguerite de Frédéric Barbier (adaptation B. Grimonet)
Faust en ménage de Claude Terrasse,
Les trois baisers du diable de Jacques Offenbach.
Pourrières, le 26 juillet 2016. A l’affiche les 23, 24, 26 et 27 juillet 2016.
Direction musicale : Luc Coadou,
Mise en scène : Bernard Grimonet.
Avec :
Claire Beaudouin, soprano ; Thibault Desplantes, baryton ; Olivier Hernández, tĂ©nor ; RaphaĂ«l Pongy, contre-tĂ©nor ; BĂ©atrice Giovannetti, comĂ©dienne, Annabelle (l’enfant).

Isabelle Terjan (piano), Claude Crousier (clarinette), Angélique Garcia (accordéon) et Virginie Bertazzon (violoncelle).
Décors : Gérard, Jacky, Dominique, Alain, Jean-Pierre, Michel.
Costumes : Mireille, Anne-Marie, Michelle, Nouch. Régie : Sylvie Maestro et MDE Sound Live. Photos : © JL.Thibault

Compte-rendu, opéra. Avignon, Opéra-théâtre, le 26 février 2015. Jacques Offenbach : La Vie parisienne. Dominique Trottein, Nadine Duffaut

Après avoir voyagĂ© un peu partout en France et Ă  l’Ă©tranger – Toulouse, Marseille, Toulon, Reims, Saint-Etienne, Liège, Prague… – la mise en scène de La Vie parisienne imaginĂ©e par Nadine Duffaut revient dans le théâtre oĂą elle a Ă©tĂ© Ă©trennĂ©e en 2005 : l’OpĂ©ra Grand Avignon. La femme du maĂ®tre des lieux place l’action pendant les annĂ©es folles et sa proposition scĂ©nique ne manque pas d’atouts, Ă  commencer par le beau dĂ©cor stylisĂ© d’Emmanuelle Favre, Ă©lĂ©gant autant que fonctionnel. Les costumes conçus par GĂ©rard Audier sont Ă©galement superbes, bien que jouant sur une palette de couleurs très rĂ©duite : un camaĂŻeu de blanc, de noir, et de gris. Les chorĂ©graphies pensĂ©es par Laurence Fanon sont certes un peu sommaires, mais celle pendant l’air de la veuve du colonel s’avère très rĂ©ussie, de mĂŞme que celle de la tyrolienne (et la valse) qui achève le deuxième acte. Quant Ă  l’apothĂ©ose finale, elle est digne des meilleures rĂ©alisations offenbachiennes que nous ayons vues : chatoyante, virevoltante, rĂ©glĂ©e au millimètre, rien moins que spectaculaire !

 

 

 

La Vie parisienne

 

 

Entièrement francophone, la distribution rĂ©unie Ă  Avignon rend pleinement justice Ă  la partition du « petit Mozart des Champs-ElysĂ©es » : en plus de possĂ©der le physique de leur rĂ´le, tous se montrent aussi bons acteurs que chanteurs. ClĂ©mence Tilquin prĂŞte ainsi Ă  Gabrielle son timbre lumineux et fruitĂ©, tandis que la grâce de sa silhouette et l’aisance de son jeu complètent avantageusement la caractĂ©risation de la mutine gantière. Lionel Peintre est un baron de Gondremarck, plein de gouaille et de truculence, dĂ©bordant d’Ă©nergie. D’Ă©nergie, Guillaume Andrieux et Christophe Gay – alias Bobinet et Raoul de Gardefeu – n’en manquent pas non plus, et leur Ă©tonnant numĂ©ro d’acteur est un des bonheurs de la soirĂ©e. Marie-Adeline Henry campe une MĂ©tella de fière allure, sorte de « vamp » avant l’heure, tandis qu’Ingrid Perruche incarne une Baronne plus routinière. Si la rapiditĂ© du BrĂ©silien Ă©prouve quelque peu le tĂ©nor « maison » Florian Laconi, il se rattrape en revanche amplement dans les rĂ´les de Frick et de Prosper. De leur cĂ´tĂ©, AmĂ©lie Robins campe une enjĂ´leuse Pauline, Jeanne-Marie LĂ©vy une impayable Madame de Quimper-Karadec, et Violette Polchi, une pĂ©tulante Mademoiselle de Folle-Verdure. Quant au reste de la distribution – de mĂŞme que le ChĹ“ur de l’OpĂ©ra Grand Avignon -, ils n’appellent aucun reproche.

A la tĂŞte d’un pĂ©tillant Orchestre RĂ©gional Avignon Provence, Dominique Trottein – grand habituĂ© de la partition – dirige avec brio et insuffle beaucoup de vie Ă  l’ensemble. C’est tout naturellement une longue ovation que le public provençal adresse Ă  l’ensemble de l’Ă©quipe artistique au moment des saluts, et c’est avec beaucoup d’entrain que tous reprennent – Ă  moult reprises – le final endiablĂ© de l’ouvrage… En ces temps de morositĂ© ambiante, c’est toujours ça de pris !

 

 

 

Compte-rendu, opéra. Avignon, opéra-théâtre, le 26 février 2016. Jacques Offenbach : La Vie parisienne. Gabrielle : Clémence Tilquin, Metella : Marie-Adeline Henry, Pauline : Amélie Robins, Baronne de Gondremarck : Ingrid Perruche, Madame de Quimper-Karadec : Jeanne-Marie Lévy, Mademoiselle de Folle-Verdure : Violette Polchi, Léonie : Marie Simoneau, Clara : Julie Mauchamp, Louise : Wiebke Nölting, Baron de Gondremarck : Lionel Peintre, Bobinet : Guillaume Andrieux, Raoul de Gardefeu : Christophe Gay, Le Brésilien / Frick / Prosper : Florian Laconi, Urbain / Alfred : Jean-Claude Calon, Gontran : Patrice Laulan, Le douanier : Saeid Alkhouri, Alphonse : Jean-François Baron, Joseph : Xavier Seince, Le clochard : Franck Licari. Mise en scène : Nadine Duffaut, Chorégraphie : Laurence Fanon, Décors : Emmanuelle Favre, Costumes : Gérard Audier, Lumières : Philippe Grosperrin. Direction des Chœurs : Aurore Marchand. Direction musicale : Dominique Trottein. Photo © Cédric Delestrade