CD, compte rendu critique. Ivan Ilic plays Morton Feldman (1 cd Paraty, Paris Salle Cortot, novembre 2014)

CD, compte rendu critique. Ivan Ilic plays Morton Feldman (1 cd  Paraty, Paris Salle Cortot, novembre 2014). Le pianiste amĂ©ricano-serbe Ivan Ilic, poursuit son exploration des continents mĂ©connus dessinĂ©s par le compositeur amĂ©ricain, dĂ©cĂ©dĂ© en 1987. A l’aune des grands penseurs et crĂ©ateurs de son temps, -Boulez, Stockhausen et John Cage dont il fut proche-, Feldman a dĂ©fendu avec tĂ©nacitĂ© et mĂȘme esprit de compĂ©tition, sa propre voix. Sa musique ouvre des portes, laisse envisager des perspectives, des mondes voire des continents qui Ă©taient invisibles mais que l’écoute de plus en familiĂšre de ses partitions, permet d’envisager voire de visualiser surtout d’éprouver.

Ilic-ivan-morton-feldman-review-account-of-classiquenews-PARATY135305_couv_dos_HDCe sont moins des narrations que des situations (« territoires ») que la musique de Feldman affectionne et prĂ©cise Ă  chaque rĂ©alisation ; cultive et provoque, suscitant chez le spectateur / auditeur, un nouveau champ de conscience, un nouveau protocole d’écoute, un champs d’expĂ©riences ou d’Ă©preuves (pour certains dĂ©contenancĂ©s par la forme et la durĂ©e des piĂšces…). La spatialitĂ© devient essentielle ici : elle libĂšre musique et auditeur pour des explorations infinies, d’un caractĂšre ni conforme ni attendu. D’abord, le rĂ©cital place continĂ»ment l’ombre rĂ©formatrice et pionniĂšre de John Cage. Il en convoque la figure tutĂ©laire et comme subtilement paternelle. En particulier sur le cycle ici choisi, et peut-ĂȘtre plus que dans tout autre.

 
 

CLIC_macaron_2014John Cage (nĂ© en 1912) apprend Ă  son jeune “disciple” new yorkais, la vision pluridisciplinaire de la crĂ©ation : comme philosophe et comme plasticien, Cage, disciple de Schönberg, voyait large et loin, au carrefour des disciplines dont Ă©videmment la danse puisqu’il fut le compagnon de Merce Cunningham pour lequel il composa pratiquement toutes les musiques des ballets. Mais Feldman retient surtout de son maĂźtre (rencontrĂ© en 1970, quand ce dernier avait dĂ©jĂ  tout perfectionnĂ© dans son geste inĂ©dit et visionnaire…), l’idĂ©e d’un temps suspendu, producteur de lui-mĂȘme, Ă©cartĂ© de toute nĂ©cessitĂ© formelle et de dĂ©veloppement. Si la structure est fixĂ©e, les moyens de sa mise en Ɠuvre empruntent Ă  l’improvisation, au hasard oĂč l’assemblage subjectif d’un temps dilatĂ©, Ă©tirĂ©, spatial intĂšgre aussi les bruits et surtout le silence, plus tard la divination chinoise (Yi jing). Adepte d’une critique fondamentale de la composition occidentale, Cage prĂŽne un renouvellement profond du geste musical, dorĂ©navant sans ponctuation, ouvert aux bruits extĂ©rieurs (dont ceux d’une salle de concert, produit par le public lui-mĂȘme) : laissant Ă  l’interprĂšte le soin d’organiser, de ressentir et de transmettre sa propre vision de l’instant. Le dĂ©roulement musical suscite sa propre finalitĂ©, son dĂ©but et sa fin, une vision cyclique ininterrompue encore aiguisĂ©e par un engouement pour la pensĂ©e orientale, indienne et bouddhique (Zen).
Tout se retrouve ici dans cet album monographique totalement dĂ©diĂ© au cycle de Morton Feldman, inspirĂ© par l’une de ses meilleures Ă©lĂšves (et qu’il souhaitait mĂȘme Ă©pouser), Bunita Marcus.

Transcendance irrĂ©sistible d'Ivan IlicA ce titre, dans la notice accompagnant le livret de ce disque monographique (Ivan Ilic plays Morton Feldman), le pianiste expose sa propre expĂ©rience Ă  l’écoute de Feldman : impatience, trouble d’abord, puis rĂ©vĂ©lation et accomplissement spirituel
 et mĂȘme « libĂ©ration, transe ». Le propre de Feldman demeure la qualitĂ© d’atmosphĂšre qu’il produit au-delĂ  de la musique et des notes. Un climat et des sensations exprimĂ©es transmises par le pianiste funambule, quasi hypnotiques qui modifient la sensation ordinaire du temps, pour un temps mental hors de toute expĂ©rience classique, qui bascule en rĂ©vĂ©lation pour l’Ă©couteur attentif.
Ivan Ilic s’inspire du cycle des hommages – portraits d’artistes que Feldman a rencontrĂ©s grĂące Ă  son ami John Cage 
 : « Frank O’Hara (le poĂšte), Mark Rothko, Willem de Kooning, Philip Guston (peintres), Aaron Copland, John Cage, Christian Wolff, Stefan Wolpe (compositeurs), et Samuel Beckett (l’écrivain, poĂšte, et dramaturge). Un nom se dĂ©marque cependant des autres : Bunita Marcus. »

 

 

 

Sensuelle et abstraite, la musique de Feldman plonge en introspection

 

‹feldman mortonfeldmanFeldman lui dĂ©die cette piĂšce ample qui dure 1h10 et qu’il compose en 1985. La compositrice a comptĂ© dans sa propre maturation : intime du compositeur, elle aurait mĂȘme refusĂ© sa demande en mariage. Ivan Ilic en enregistre ici et dans une sonoritĂ© scrupuleusement restituĂ©e, la version critique corrigĂ©e, publiĂ©e en mars 2011, une version qu’il a encore enrichie grĂące Ă  sa connaissance profonde du manuscrit de Feldman (si riche en annotations trĂšs prĂ©cises). Or c’est bien de ses indications tĂ©nues, respectĂ©es Ă  la lettre par le pianiste impliquĂ©, que naĂźt la sensation d’une musique intĂ©rieure, improvisĂ©e, surgissant d’une psychĂ© palpitante qui se rĂ©alise et s’amplifie ou se replie dans l’instant oĂč elle s’adresse au spectateur. Ni conceptuelle, ni minimaliste, ni totalement abstraite, la musique de Feldman conserve une plasticitĂ© et une voluptĂ© sensible que Ivan Ilic sait transmettre sans attĂ©nuer la volontĂ© d’Ă©pure, l’ambition purement allusive du matĂ©riel sonore. Tout en en retraçant le fil tendu, l’interprĂšte sculpte la direction de chaque sĂ©quence comme une Ă©preuve et une lutte arrachĂ©e aprĂšs de longs efforts, comme un combat contre soi-mĂȘme : il en exprime la violence et l’Ă©nergie de reconstruction, de sorte que confuse au dĂ©marrage, l’impression s’ordonne et prend forme au fur et Ă  mesure du dĂ©roulement des 22 Ă©pisodes. En apparence, dĂ©cousu, fruit du hasard et comme improvisĂ©, chaque tableau interroge le timbre, la hauteur, la profondeur de la note ; en explore toutes les vibrations porteuses de rĂ©sonance et de miroitement cachĂ©s… Ivan Ilic dĂ©ploie mille Ă©clats en une palette renouvelĂ©e et millimĂ©trĂ©e qui dit la prĂ©sence de l’Ă©ternitĂ© et du vertige Ă  travers tous les caractĂšres et paysages traversĂ©s. C’est entre les notes dans l’anfractuositĂ© ainsi rĂ©vĂ©lĂ©e entre les silences et les crĂ©pitements sonores que se prĂ©cisent peu Ă  peu la cohĂ©rence et l’harmonie d’une construction mentale et musicale qui semble sortir peu Ă  peu de l’ombre.  Travail du clair obscur, questionnement du temps musical dans ses manifestations murmurĂ©es et souvent Ă©nigmatiques, dĂ©tente et apesanteur qui semble abolir toute notion connue de temps comme d’espace, le jeu suggestif et arachnĂ©en d’Ivan Ilic trouve ici un point d’accomplissement, initiĂ© magistralement dans son prĂ©cĂ©dent album The Transcendentalist.
feldman bunita Marcus portrait duoLes connaisseurs du pianiste savent combien Palais de Mari (de Feldman justement) a comptĂ© dans la rĂ©ussite et l’accomplissement de ce dernier cd dĂ©jĂ  citĂ© (The Transcendentalist : Scriabine, Cage, Wollschleger, Feldman 1 cd  Heresy, mai 2014), synthĂšse composĂ©e par Feldman en 1986 et qui fut commandĂ©e par
 la compositrice Bunita Marcus. Feldman apprĂ©ciait son Ă©criture Ă  la fois splendide et Ă©lĂ©gante. Ivan Ilic nous offre une nouvelle exploration de l’écriture et des climats de Feldman Ă  travers un nouvel itinĂ©raire hypnotique, un nouveau parcours qui relĂšve de fait du rituel magique, de la transe silencieuse, d’un rĂȘve Ă©veillĂ©, celui d’un dormeur musicien. EnvoĂ»tant.

 

 

 

Prochains concerts d’Ivan Ilic : Londres, le 5 novembre 2015, Peacock Room, Trinity Laban Conservatoire. Paris : le 11 novembre 2015 Ă  la Fondation des Etats-Unis (sur le piano Steinway modĂšle D de la salle de concert Art DĂ©co).

 

 

 

CD, compte rendu critique. Ivan Ilic plays Morton Feldman. Feldman (1926-1987) : For Bunita Marcus, 1985. Ivan Ilic, piano (1 cd  Paraty 135505, album 50, Paris Salle Cortot, novembre 2014). Parution :  octobre 2015. CLIC de classiquenews de novembre 2015.

 

 

 

CD., annonce. Ivan Ilic plays Morton Feldman (1 cd Paraty)

ilic-ivan-450-portrait-face-pianoCD., annonce. Ivan Ilic plays Morton Feldman (1 cd Paraty). The Feldman Project… by Ivan Ilic. Ses mains sont d’un geste intĂ©rieur. Ses yeux sont ceux d’un mage hypnoptiseur. Pas Ă©tonnant que le pianiste Ivan Ilic soit fascinĂ© par les climats suspendus, parfois Ă©nigmatiques en tout cas souvent dĂ©concertants de l’amĂ©ricain Morton Feldman. D’ailleurs pour interprĂ©ter ses oeuvres, l’interprĂšte a perfectionnĂ© des techniques de mĂ©morisation trĂšs anciennes pour jouer Feldman en exprimant Ă  la lettre sa conception si personnelle du dĂ©veloppement musical, abolissant le temps et l’espace. Le pianiste amĂ©ricano-serbe Ivan Ilic, poursuit son exploration des continents mĂ©connus dessinĂ©s par le compositeur amĂ©ricain, dĂ©cĂ©dĂ© en 1987. A l’aune des grands penseurs et crĂ©ateurs de son temps, -Boulez, Stockhausen et John Cage dont il fut proche-, Feldman a dĂ©fendu avec tĂ©nacitĂ© et mĂȘme esprit de compĂ©tition, sa propre voix. Sa musique ouvre des portes, laisse envisager des perspectives, des mondes et des continents qui Ă©taient invisibles mais que l’écoute de plus en familiĂšre de ses partitions, permet d’envisager voire de visualiser surtout d’éprouver. Ce sont moins des narrations que des situations (« territoires ») que la musique de Feldman cultive et provoque, suscitant chez le spectateur / auditeur, un nouveau champ de conscience, un nouveau protocole d’écoute. La spatialitĂ© devient essentiel ici : elle libĂšre musique et auditeur pour des explorations infinies.

 

 

 

Sons et champs de Morton Feldman

 

 

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Feldman-in-Paris concert ivan ilic mai 2015 CLIC de classiquenewsA ce titre, dans la notice accompagnant le livret de ce disque monographique (Ivan Ilic plays Morton Feldman), le pianiste expose sa propre expĂ©rience Ă  l’écoute de Feldman : impatience, trouble d’abord, puis rĂ©vĂ©lation et accomplissement spirituel
 et mĂȘme « libĂ©ration, transe ». Le propre de Felmdan demeure la qualitĂ© d’atmosphĂšre qu’il produit au-delĂ  de la musique et des notes. Un climat quasi hypnotique qui modifie la sensation ordinaire du temps, pour un temps mental hors de toute expĂ©rience classique, qui bascule en rĂ©vĂ©lation pour l’Ă©couteur attentif. Ivan Ilic s’inspire du cycle des hommages – portraits d’artistes que Feldman a rencontrĂ©s grĂące Ă  son ami John Cage 
 : « Frank O’Hara (le poĂšte), Mark Rothko, Willem de Kooning, Philip Guston (peintres), Aaron Copland, John Cage, Christian Wolff, Stefan Wolpe (compositeurs), et Samuel Beckett (l’écrivain, poĂšte, et dramaturge). Un nom se dĂ©marque cependant des autres : Bunita Marcus. »
Feldman lui dĂ©die un piĂšce ample qui dure 1h10 et qu’il compose en 1985. La compositrice a comptĂ© dans sa propre maturation : intime du compositeur, elle aurait mĂȘme refusĂ© sa demande en mariage. Ivan Ilic en enregistre ici et dans une sonoritĂ© scrupuleusement restituĂ©e, la version critique corrigĂ©e, publiĂ©e en mars 2011, une version qu’il a encore enrichie grĂące Ă  sa connaissance profonde du manuscrit de Feldman (si riche en annotations trĂšs prĂ©cises).
feldman bunita Marcus portrait duoLes connaisseurs d’Ivan Ilic savent combien Palais de Mari a comptĂ© pour la rĂ©ussite et l’accomplissement de son dernier cd (The Transcendentalist : Scriabine, Cage, Wollschleger, Feldman 1 cd  Heresy, mai 2014), la derniĂšre composĂ©e par Feldman en 1986 et qui fut commandĂ©e par
 la compositrice Bunita Marcus. Feldman apprĂ©ciait son Ă©criture Ă  la fois splendide et Ă©lĂ©gante. Ivan Ilic nous offre une nouvelle exploration de l’écriture et des climats de Feldman Ă  travers un nouvel itinĂ©raire hypnotique. Prochaine grande critique dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com.

Prochains concerts d’Ivan Ilic : Londres, le 5 novembre 2015, Peacock Room, Trinity Laban Conservatoire. Paris : le 11 novembre 2015 Ă  la Fondation des Etats-Unis (sur le piano Steinway modĂšle D de la salle de concert Art DĂ©co).

 

 

 

Ilic-ivan-morton-feldman-review-account-of-classiquenews-PARATY135305_couv_dos_HD1 cd Ivan Ilic plays Feldman (Paraty : Album 50)
Feldman (1926-1987) : For Bunita Marcus, 1985
Ivan Ilic, piano
1 cd Paraty 135505. Parution : le 16 octobre 2015.

 

 

+ d’infos : www.ivancdg.com

 

 

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RĂ©cital du pianiste Ivan Ilic Ă  Paris

Ivan Ilic, le pianiste funambuleParis, le 29 mai 2015, 20h. RĂ©cital du pianiste Ivan Ilic.  Sons de l’invisible… La Fondation des Etats-Unis Ă  Paris accueille le pianiste Ivan Ilic pour un rĂ©cital qui reprend en grande partie l’enchaĂźnement des piĂšces enregistrĂ©es dans son dernier album intitulĂ© The transcendentalist : sĂ©lection de perles confinant Ă  l’abstraction et au renoncement signĂ© Scriabine, Cage, Wollschleger, Feldman (et son Ă©nigmatique Palais de Mari)… Le clavier d’Ivan Ilic vibre au diapason des sphĂšres et de l’indicible…  DerriĂšre le jeu acrobate et la rĂ©alitĂ© matĂ©rielle du clavier, la pure Ă©manation de mondes inconnus, brossĂ©s comme des visions Ă  la fois introspectives et contemplatives se profilent ; des questionnement intimes qui font de la musique, l’émanation d’humanismes critiques Ă  l’Ɠuvre, s’invitent : tel est le dĂ©fi de ce disque trĂšs personnel qui implique et rĂ©vĂšle derechef la grande sensibilitĂ© du pianiste Ivan Ilic, son exigence artistique comme sa fougue et son questionnement interprĂ©tatif (ainsi s’exprimait au moment de la sortie du disque notre rĂ©dacteur Lucas Irom).

ilic ivanIvan Ilic rĂ©vĂšle les sensibilitĂ©s diverses des compositeurs qu’il a choisis mais qui tous convergent en un questionnement suspendu, emperlant les sons des mondes invisibles ; voici … ” le mysticisme de Scriabine, la pensĂ©e bouddhiste de Cage, l’approche hautement intuitive de Feldman aux questionnements hypnotiques, l’offrande synthĂ©tique d’un Wollschleger dont l’écriture synesthĂ©sique paraĂźt rĂ©capitulative de tous.
La sĂ©rĂ©nitĂ© chantante et liquide, dĂ©jĂ  Ă©thĂ©rĂ©e, mystique du premier Scriabine (PrĂ©lude opus 16), puis sa face plus insouciante et comme libĂ©rĂ©e (PrĂ©lude opus 11) ; les climats suspendus Ă©nigmatiques de Cage (Dream, 1948), Ă©noncĂ©s Ă  l’infini comme des questions sans rĂ©ponses, des broderies ou des arabesques projetĂ©es dansantes dans l’espace (In a Landscape, mĂȘme date, liquide et cyclique) aux rĂ©sonances de gong asiatiques (alors que s’agissant de Feldman, l’idĂ©e de gong basculerait plutĂŽt vers l’annonce funĂšbre de glas).
Scriabine s’avĂšre le plus inventif, le plus visionnaire et le plus expĂ©rimental, un mentor pour tous, une puissante source d’inspiration…. (…) MĂȘme accomplissement pour le dernier tableau, le plus long de tous : Palais de Mari (1986) signĂ© Feldman, oĂč le questionnement interroge la forme mĂȘme, et le silence et la rĂ©sonance ultime ; oĂč le bruit de la mĂ©canique du clavier participe d’une question qui touche l’essence et le sens de la musique comme langage de connaissance et de dĂ©passement. Le jeu puissant, intense confine Ă  l’extĂ©nuation d’une formulation condamnĂ©e Ă  se rĂ©pĂ©ter sans trouver d’écho libĂ©rateur. “

PrĂšs d’un an aprĂšs la sortie de son disque Ă©vĂ©nement intitulĂ© The Transcendentalist, le pianiste Ivan Ilic, trop rare en France et surtout Ă  Paris, offre le 29 mai 2015, un superbe voyage musical inspirĂ© de son dernier disque. L’album avait retenu l’attention de la RĂ©daction cd de classiquenews qui n’hĂ©sitait pas Ă  lui dĂ©cernĂ© le CLIC de classiquenews de mai 2014.

LIRE notre compte rendu critique complet du dernier CD “The Transcendentalist” d’Ivan Ilic par Lucas Irom . The Transcendentalist. Ivan Ilic, piano. Scriabine, Cage, Wollschleger, Feldman. 1 cd  Heresy. DurĂ©e: 1h04. EnregistrĂ© en novembre 2013 Ă  Paris.

 

 

 

 

boutonreservationRĂ©cital du pianiste Ivan Ilic Ă  Paris
Festival “La FĂȘte de la CitĂ©â€
Fondation des Etats-Unis Ă  Paris
15 Boulevard Jourdan – 75014 Paris
01 53 80 68 80

EntrĂ©e libre – rĂ©servation conseillĂ©e :
http://www.feusa.info/?p=1042

Au programme :

Frédéric Chopin
Nocturne Opus 9 no 1
Nocturne Opus 62 no 2

John Cage
In a Landscape (1948)

Alexandre Scriabine
Prélude Opus 16 no 1
Prélude Opus 31 no 1
Guirlandes Opus 73 no 2

Morton Feldman
Palais de Mari (1986)

 

 

 

Illustrations : Ivan Ilic ; Morton Feldman, photo d’Earle Brown (DR) / Paris, mai 1968.

Concert, annonce. Ivan Ilic joue Satie et Feldman

ilic-ivan-450-portrait-face-pianoGenĂšve, MAMCO. Ivan Ilic, piano. Mercredi 12 novembre 2014, 18h30. Ivan Ilic vient de publier un exceptionnel cd intitulĂ© the transcendantalist qui dans le choix des compositeurs abordĂ©s et la rĂ©fĂ©rence au courant esthĂ©tique demeure un manifeste pour la musique pure, allusive, Ă©nigmatique, cultivant l’imaginaire hors normes et plaçant le clavier tel un tremplin vers l’invisible
 Le pianiste renouvelle ce goĂ»t de la performance dans un travail dĂ©veloppĂ© avec les Ă©tudiants du dĂ©partement des arts visuels de la HEAD GenĂšve et du thĂ©oricien pĂ©dagogue BenoĂźt Maire dont on connaĂźt le travail particulier sur la perception et la rĂ©ception. Le concert du 12 novembre Ă  GenĂšve souligne l’entente qui est nĂ©e de leur rencontre, autour de l’Ɠuvre de Morton Feldman dont Ivan Ilic joue Palais de Mari (1986), une Ɠuvre centrale de son disque rĂ©cent The transcendantalists (Ă©lu CLIC de classiquenews). Le concert marque aussi la parution d’un livre cd dvd, prolongement du travail rĂ©alisĂ© Ă  GenĂšve entre les plasticiens vidĂ©astes et le pianiste amĂ©ricain
 « Au-delĂ  des sons : Piano mystique et irrĂ©sistible d’Ivan Ilic », lire notre critique dĂ©veloppĂ©e du cd The Transcendentalist. Ivan Ilic, piano. Scriabine, Cage, Wollschleger, Feldman par Lucas Iron, CLIC de classiquenews de mai 2014.

LIRE notre prĂ©sentation complĂšte du concert d’Ivan Ilic, le 12 novembre 2014, 18h30 au MAMCO, musĂ©e d’art moderne de GenĂšve… 

LIRE notre entretien avec Ivan Ilic Ă  propos de Feldman, Satie, de la vidĂ©o et de la musique… 

 

RĂ©cital d’Ivan Ilic, piano au MAMCO de GenĂšve

ilic-ivan-450-portrait-face-pianoGenĂšve, MAMCO. Ivan Ilic, piano. Mercredi 12 novembre 2014, 18h30. Ivan Ilic vient de publier un exceptionnel cd intitulĂ© the transcendantalists qui dans le choix des compositeurs abordĂ©s et la rĂ©fĂ©rence au courant esthĂ©tique demeure un manifeste pour la musique pure, allusive, Ă©nigmatique, cultivant l’imaginaire hors normes et plaçant le clavier tel un tremplin vers l’invisible
 Le pianiste renouvelle ce goĂ»t de la performance dans un travail dĂ©veloppĂ© avec les Ă©tudiants du dĂ©partement des arts visuels de la HEAD GenĂšve et du thĂ©oricien pĂ©dagogue BenoĂźt Maire dont on connaĂźt le travail particulier sur la perception et la rĂ©ception. Le concert du 12 novembre Ă  GenĂšve souligne l’entente qui est nĂ©e de leur rencontre, autour de l’Ɠuvre de Morton Feldman dont Ivan Ilic joue Palais de Mari (1986), une Ɠuvre centrale de son disque rĂ©cent The transcendantalists (Ă©lu CLIC de classiquenews). Le concert marque aussi la parution d’un livre cd dvd, prolongement du travail rĂ©alisĂ© Ă  GenĂšve entre les plasticiens vidĂ©astes et le pianiste amĂ©ricain
 « Au-delĂ  des sons : Piano mystique et irrĂ©sistible d’Ivan Ilic », lire notre critique dĂ©veloppĂ©e du cd The Transcendentalist. Ivan Ilic, piano. Scriabine, Cage, Wollschleger, Feldman par Lucas Iron, CLIC de classiquenews de mai 2014.

 

 

 

Extraits de la critique CLASSIQUENEWS.COM :
Morton Feldman« DerriĂšre le jeu acrobate et la rĂ©alitĂ© matĂ©rielle du clavier, la pure Ă©manation de mondes inconnus, brossĂ©s comme des visions Ă  la fois introspectives et contemplatives se profilent ; des questionnement intimes qui font de la musique, l’émanation d’humanismes critiques Ă  l’Ɠuvre, s’invitent : tel est le dĂ©fi de ce disque trĂšs personnel qui implique et rĂ©vĂšle derechef la grande sensibilitĂ© du pianiste Ivan Ilic, son exigence artistique comme sa fougue et son questionnement interprĂ©tatif
 C’est un parcours construit comme une quĂȘte continue et sans retour d’oĂč la grande tension sous jacente Ă  chaque formulation : plus rĂ©cente entre toutes les piĂšces, Music Without Metaphor (2013) du contemporain trentenaire Wollschleger sait recueillir l’hĂ©ritage interrogatif et spirituel de ses prĂ©dĂ©cesseurs en une qualitĂ© d’onirisme pudique, -entre rĂ©sonance et silence, vibrations ciselĂ©es-, qui questionne et 
 enchante lui aussi. MĂȘme accomplissement pour le dernier tableau, le plus long de tous : Palais de Mari (1986) signĂ© Feldman, oĂč le questionnement interroge la forme mĂȘme, et le silence et la rĂ©sonance ultime ; oĂč le bruit de la mĂ©canique du clavier participe d’une question qui touche l’essence et le sens de la musique comme langage de connaissance et de dĂ©passement. Le jeu puissant, intense confine Ă  l’extĂ©nuation d’une formulation condamnĂ©e Ă  se rĂ©pĂ©ter sans trouver d’écho libĂ©rateur. A trop chercher, le penseur ne prend-t-il pas le risque de se perdre ? Sa question ne trouve-t-elle pas sa rĂ©ponse en lui-mĂȘme, au terme de cette traversĂ©e magicienne ? » (Lucas Iron, mai 2014).

 

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Satie, Cage, Feldman

RĂ©cital du pianiste Ivan Ilic
Mercredi, 12 novembre 2014
GenĂšve, MusĂ©e d’art moderne et contemporain (Mamco)
rez-de-chaussée, 18h30, entrée libre

Programme :

Erik Satie
Nocturne no 1 (1919)
Gnossienne no 3 (1890)
Gnossienne no 5 (1889)
Sarabande no 1 (1887)

John Cage
In a Landscape (1948)
Dream (1948)

Morton Feldman
Palais de Mari (1986)

Illustration : Ivan Ilic, Morton Feldman, Ivan Ilic au piano © Ker Xavier

 

 

 

APPROFONDIR

LIRE notre entretien avec Ivan Ilic, piano. A propos de Feldman, Satie, de la vidĂ©o et de la musique…