QUÉBEC, Festival CLASSICA 2019. Palmarès de la DEMI-FINALE du Récital Concours international de Mélodies françaises

classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaQUÉBEC, Festival CLASSICA 2019. Palmarès de la DEMI-FINALE du Récital Concours international de Mélodies françaises. Au terme de la première épreuve 2019, les 5 finalistes sélectionnés par le public et les membres du jury, sont :

 

 

5 FINALISTES pour la FINALE 2019 :

Axelle Fanyo (France)
Caroline Gélinas (Canada)
Geoffroy Salvas (Canada)
Suzanne Taffot (Canada)
Jacqueline Woodley (Canada)

 

 

recital concours mélodies françaises quebec saint lambert festival classicaProchaine épreuve, dimanche 16 juin 2019 à 16h. Outre les Prix habituels récompensant les meilleur(e)s diseuses/eurs, la 3è édition du Récital-Concours remettra aussi 3 Prix spéciaux : Prix de la meilleure interprétation de la mélodie québécoise, Prix spécial Artiste émergent, enfin Prix spécial pour le meilleur pianiste ; cette dernière distinction est spécifique et mérite d’être soulignée, car cette année, le Récital se déroule avec le concours d’un piano ERARD 1854 dont la mécanique et la sonorité particulière obligent à une attention décuplée dans la ciselure musicale ; paramètre oublié ou écarté de la plupart des autres concours dans le monde. La présence d’un clavier historique ajoute à la pertinence de la compétition en public créée par Marc Boucher. Tout l’art du chanteur diseur est d’articuler et incarner un texte, en fusion avec les couleurs du clavier mais en développant aussi projection et intonation à l’adresse du public. Car le Récital-Concours est avant tout un concert où la présence des auditeurs et des spectateurs est primordiale. Qu’en sera-t-il dimanche 16 juin à l’issue de la dernière épreuve ? Vous le saurez en assistant à la FINALE qui promet bien des découvertes.

 

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RECITAL-CONCOURS international de Mélodies Françaises

FINALE

Dimanche 16 juin 2019, 16h
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert

Les 5 chanteurs et chanteuses finalistes interprètent un cycle de mélodies, complet. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarès). Au terme de cette seconde et dernière épreuve seront remis l’ensemble des PRIX (valeur totale 40 000 dollars canadiens) :

Grand prix : 10 000 $ CA
2e prix : 7 500 $ CA
3e prix : 5 500 $ CA

4e prix : 3 000 $ CA
5e prix : 3 000 $ CA

6e prix : 1 000 $ CA
7e prix : 1 000 $ CA
8e prix : 1 000 $ CA
9e prix : 1 000 $ CA
10e prix : 1 000 $ CA

Prix spécial Meilleur(e) pianiste : 3 000 $ CA
Prix Meilleure mélodie canadienne : 2 000 $ CA
Prix Artiste émergent : 1 000 $ CA

 

 

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LIRE aussi notre présentation du Récital-Concours international de mélodies françaises fondé par Marc Boucher et présenté chaque année dans le cadre du dernier week end du Festival CLASSICA / les 10 candidats en lice pour la 3è édition 2019

https://www.classiquenews.com/quebec-festival-classica-recital-concours-de-melodies-francaises-14-16-juin-2019/

 

 

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QUEBEC, ce soir : CLASSICA 2019, DEMI-FINALE du Récital-Concours international de mélodies françaises (19h)

classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaQUÉBEC. CLASSICA 2019, ce soir vendredi 14 juin 2019, 19h : DEMI-FINALE du Récital-Concours international de mélodies françaises à Saint-Lambert (Paroisse Catholique).  Ce soir débute le dernier volet de programmes et événements du festival CLASSICA 2019, dont son désormais fameux Récital-Concours international de Mélodies françaises. La compétition se déroule comme un récital en public (le vote du public est d’ailleurs partie prenante dans le calcul du palmarès final). Marc Boucher, directeur général et artistique de CLASSICA, étant lui-même chanteur (baryton), a le souci (exemplaire) de la défense du chant en français. Une initiative qui est d’autant plus justifiée que l’excellence des chanteurs français québécois ne cesse de s’affirmer sur toutes les scènes internationales, que le français fait partie de l’identité du Québec. La nouvelle édition du RECITAL CONCOURS international de mélodies françaises (3è édition en 2019 – 40 000 dollars canadiens distribués lors de cette compétition unique) fait partie des 5 derniers événements de CLASSICA 2019, qui ont lieu à Saint-Lambert, charmante bourgade de la rive sud du Saint-Laurent qui est l’épicentre du Festival québécois… Cette année, les 10 chanteurs/euses sélectionné(e)s viennent de 3 pays : Allemagne, Canada, France.

 

 

 

 

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VENDREDI 14 JUIN 2019

SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert
RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises
19h : DEMI FINALE

recital concours mélodies françaises quebec saint lambert festival classicaLes 10 chanteurs et chanteuses sélectionnées présentent chacun(e), 5 mélodies française dont 1 canadienne. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarès). Au terme de cette première épreuve, 5 finalistes seront choisis pour concourir pour la FINALE, dimanche 16 juin 2019, 16h.

 

 

Les dix demi-finalistes 2019
sont par ordre alphabétique :

• Florence Bourget (Canada)
• Clémentine Decouture (France)
• Lila Duffy (France)
• Axelle Fanyo (France)
• Caroline Gélinas (Canada)
• Leah Gordon (Allemagne)
• Geoffroy Salvas (Canada)
• Suzanne Taffot (Canada)
• Ellen Weiser (Canada)
• Jacqueline Woodley (Canada)

 

 

 

 

 

A VENIR, 2ème session du Récital-Concours international de mélodies françaises
présenté par le festival CLASSICA 2019 :

 

Dimanche 16 juin 2019
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert

RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises

16h : FINALE

Les 5 chanteurs et chanteuses finalistes interprètent un cycle de mélodies, complet. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarès). Au terme de cette seconde et dernière épreuve seront remis l’ensemble des PRIX (valeur totale 40 000 dollars canadiens) :

Grand prix : 10 000 $ CA
2e prix : 7 500 $ CA
3e prix : 5 500 $ CA

4e prix : 3 000 $ CA
5e prix : 3 000 $ CA

6e prix : 1 000 $ CA
7e prix : 1 000 $ CA
8e prix : 1 000 $ CA
9e prix : 1 000 $ CA
10e prix : 1 000 $ CA

Prix spécial Meilleur(e) pianiste : 3 000 $ CA
Prix Meilleure mélodie canadienne : 2 000 $ CA
Prix Artiste émergent : 1 000 $ CA

 

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LIRE AUSSI notre présentation générale du Festival CLASSICA 2019
http://www.classiquenews.com/quebec-festival-classica-du-24-mai-au-16-juin-2019/

 

QUÉBEC. CLASSICA 2019, dernier WEEK END: les 14, 15 et 16 juin 2019.

classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaQUÉBEC. CLASSICA 2019, dernier WEEK END: les 14, 15 et 16 juin 2019. Dernier volet à la fois spectaculaire et riche en promesses, pour le FESTIVAL CLASSICA 2019. Le prochain week end, vendredi 15, samedi 15 et dimanche 16 juin 2019 s’annonce comme un nouveau cycle d’incontournables. Marc Boucher, directeur général et artistique de CLASSICA propose un ultime « marathon » musical, qui reprend les fondamentaux de sa programmation : concert intimiste et grand bain symphonique sous les étoiles (concert intitulé « Francophonique »), sans omettre, étant lui-même chanteur (baryton), défense du chant français, à travers la nouvelle édition du RECITAL CONCOURS international de mélodies françaises (3è édition en 2019 – 40 000 dollars canadiens distribués lors de cette compétition unique). Les 5 événements ont lieu à Saint-Lambert, charmante bourgade de la rive sud du Saint-Laurent qui est l’épicentre du Festival québécois…

 

 

 

 

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Les 5 RVS du dernier week end de CLASSICA 2019

Concours demi-finale, pique-nique symphonique, récital claviers en folies, Francofonique, concours finale.

 

 

 

VENDREDI 14 JUIN 2019

SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert
RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises
19h : DEMI FINALE

recital concours mélodies françaises quebec saint lambert festival classicaLes 10 chanteurs et chanteuses sélectionnées présentent chacun(e), 5 mélodies française dont 1 canadienne. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarès). Au terme de cette première épreuve, 5 finalistes seront choisis pour concourir pour la FINALE, dimanche 16 juin 2019, 16h.

 

 

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SAMEDI 15 JUIN 2019

 

 

à 16h
SAINT-LAMBERT, Parc de La Voie Maritime
PIQUE NIQUE symphonique
Gratuit, apportez votre chaise

 

 

à 19h
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
Récital : CLAVIERS en FOLIE !
Jean-Philippe Sylvestre, piano et Luc Beauséjour, clavecin

 

 

à 21h
SAINT-LAMBERT, Parc de La Voie Maritime
Scène Desjardins
FRANCOPHONIQUE
Grand concert symphonique sous les étoiles (présenté par Quebecor)
hommage à Charles Aznavour, Michel Legrand et Gilles Vigneault, avec les plus belles pages symphoniques de l’opéra français romantique, de Gounod à Massenet. Artistes : l’Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) sous la direction de Marc David / et Alexandre Da Costa, Bruno Pelletier, Florence Bourget, Gino Quilico, La Bronze, Marie-Élaine Thibert, Marie-Josée Lord, Martine St-Clair, Pascale Bourbeau, Pierre Flynn et Annie Villeneuve.

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DIMANCHE 16 JUIN 2019

 

 

SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises
16h : FINALE
recital concours mélodies françaises quebec saint lambert festival classicaLes 5 chanteurs et chanteuses finalistes interprètent un cycle de mélodies, complet. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarès). Au terme de cette seconde et dernière épreuve seront remis l’ensemble des PRIX (valeur totale 40 000 dollars canadiens).

TOUTES LES INFOS, LES RESERVATIONS
sur le site du FESTIVAL CLASSICA 2019

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DETAILS DES 5 PROGRAMMES EVENEMENTS

vendredi 14 juin 2019
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert
RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises
19h : DEMI FINALE
Les 10 chanteurs et chanteuses sélectionnées présentent chacun(e), 5 mélodies française dont 1 canadienne. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarès). Au terme de cette première épreuve, 5 finalistes seront choisis pour concourir pour la FINALE, dimanche 16 juin 2019, 16h.

Les dix demi-finalistes 2019
sont par ordre alphabétique :

• Florence Bourget (Canada)
• Clémentine Decouture (France)
• Lila Duffy (France)
• Axelle Fanyo (France)
• Caroline Gélinas (Canada)
• Leah Gordon (Allemagne)
• Geoffroy Salvas (Canada)
• Suzanne Taffot (Canada)
• Ellen Weiser (Canada)
• Jacqueline Woodley (Canada)

 

 

 

 

 

samedi 15 juin 2019 à 19h
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
Claviers en folie : piano / clavecins

En primeur à Classica, Luc Beauséjour (claveciniste) et Jean-Philippe Sylvestre (pianiste) unissent leur talent pour offrir un programme exceptionnel. Disposant de deux magnifiques clavecins et d’un piano Érard datant du milieu du 19e siècle, les deux musiciens complices dialoguent et se répondent en duo et en solo…

 

 

samedi 15 juin 2019 dès 16h, concert à 21h
SAINT-LAMBERT, Parc de la Voie Maritime
FRANCOPHONIQUE

Grande nouveauté cette année, concert symphonique sous les étoiles (présenté par Quebecor, sur la scène Desjardins): « Francophonique » . Précédé par un pique-nique symphonique (à partir de 16h)

A 21h, FRANCOPHONIE : fusion symphonique des plus belles voix populaires et lyriques du Québec en hommage à Charles Aznavour, Michel Legrand et Gilles Vigneault, ponctué des plus belles pages symphoniques de l’opéra français romantique, de Gounod à Massenet.
Le concert Francophonique rassemble des artistes de renom, accompagnés par l’Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) sous la direction de Marc David. Avec Alexandre Da Costa, Bruno Pelletier, Florence Bourget, Gino Quilico, La Bronze, Marie-Élaine Thibert, Marie-Josée Lord, Martine St-Clair, Pascale Bourbeau, Pierre Flynn et Annie Villeneuve.

Pique-nique symphonique dès 16h

Dès 16 h, les festivaliers pourront se mettre dans l’ambiance et se laisser charmer par la vitalité et la passion des jeunes musiciens et chefs des orchestres Junior et Symphonique de l’AOJM. Au programme : de Symphonie n° 5 de Tchaïkovski à La La land!

Concerts extérieurs GRATUITS : Apportez votre chaise!

Les concerts auront lieu même s’il pleut. S’ils devaient être annulés en cas de météo extrême, l’information sera publiée sur la page d’accueil du site Internet (www.festivalclassica.com) ainsi que sur la page Facebook du Festival à partir de 15 h le samedi 15 juin.

Les festivaliers pourront encourager le Festival Classica en se procurant sur place pour 5$ le macaron CLASSICA. Ils auront ainsi un accès privilégié au concert Francophonique.

Transport gratuit offert par le RTL, transporteur officiel du Festival Classica

Montez à bord des lignes 1, 6, 13 et 15 gratuitement le samedi 15 juin de 18 h jusqu’à la fin du service. Une navette assurera aussi le transport entre le terminus Longueuil et le site du Festival à Saint-Lambert de 19 h 30 à 23 h 30. Pour imprimer votre coupon de gratuité, allez sur le site du RTL – Réseau de transport de Longueuil : www.rtl-longueuil.qc.ca/classica

 

 

 

 

 

Dimanche 16 juin 2019
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert

RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises

16h : FINALE

Les 5 chanteurs et chanteuses finalistes interprètent un cycle de mélodies, complet. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarès). Au terme de cette seconde et dernière épreuve seront remis l’ensemble des PRIX (valeur totale 40 000 dollars canadiens) :

Grand prix : 10 000 $ CA
2e prix : 7 500 $ CA
3e prix : 5 500 $ CA

4e prix : 3 000 $ CA
5e prix : 3 000 $ CA

6e prix : 1 000 $ CA
7e prix : 1 000 $ CA
8e prix : 1 000 $ CA
9e prix : 1 000 $ CA
10e prix : 1 000 $ CA

Prix spécial Meilleur(e) pianiste : 3 000 $ CA
Prix Meilleure mélodie canadienne : 2 000 $ CA
Prix Artiste émergent : 1 000 $ CA

 

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LIRE AUSSI notre présentation générale du Festival CLASSICA 2019
http://www.classiquenews.com/quebec-festival-classica-du-24-mai-au-16-juin-2019/

 

QUÉBEC, Festival CLASSICA. Récital Concours de Mélodies françaises : 14, 16 juin 2019

fc-recital-concours_1200x6281-9900000000079e3cQUÉBEC, Festival CLASSICA. Récital-Concours de mélodies françaises 2019, les 14 et 16 juin 2019Sélection des 10 DEMI-FINALISTES du 3ème RÉCITAL-CONCOURS INTERNATIONAL DE MÉLODIES FRANÇAISES. Saint-Lambert (Québec), le 1er mai 2019 – Le Festival Classica a dévoilé les noms des 10 demi-finalistes qui ont été sélectionnés dans le cadre de son troisième Récital-concours international de mélodies françaises : les prochaines épreuves auront lieu des 14 puis 16 juin 2019 à Saint-Lambert, volets concluant le très riche Festival CLASSICA 2019 (9ème édition). Cet événement lyrique unique au Canada et dans la Francophonie, sollicite les voix les plus habiles et inspirées à défendre l’interprétation de la langue française. Le Récital-Concours est devenu en 2 éditions seulement le CONCOURS le plus dynamique dans ce répertoire, distinguant les voix les plus méritantes et les mieux ciselées pour chanter les compositeurs ayant écrit des mélodies en français. La sélection des demi-finalistes promet un nouveau cycle de réalisations vocales prometteuses, à vire par le public et les membres du Jury, à Saint-Lambert en juin 2019.

 

 

3ème Récital-Concours de mélodies françaises / FESTIVAL CLASSICA

Les 10 Demi-finalistes 2019 :

 

  • Florence Bourget (Canada)
  • Clémentine Decouture (France)
  • Lila Duffy (France)
  • Axelle Fanyo (France)
  • Caroline Gélinas (Canada)
  • Leah Gordon (Allemagne)
  • Geoffroy Salvas (Canada)
  • Suzanne Taffot (Canada)
  • Ellen Weiser (Canada)
  • Jacqueline Woodley (Canada)

 
Déclaration de Marc Boucher, baryton, fondateur du Récital-Concours :

« La sélection des 10 demi-finalistes a été très difficile tant le niveau était élevé. Encore cette année, les festivaliers auront la chance unique d’assister à des prestations d’artistes exceptionnels. Soyez au cœur de l’émotion en participant directement sur place à la notation des lauréats! » a indiqué Marc Boucher, directeur général et artistique du Festival.

 

 

Une nouvelle formule!

Dans le cadre de ce 3e récital-concours éliminatoire, lequel se déroulera en 2 épreuves sur deux jours, les dix demi-finalistes chanteront la première journée (vendredi le 14 juin à 19 h) chacun 5 mélodies françaises de leur choix dont une mélodie canadienne.

 

 

40 000 $ en bourses

Lors de la finale qui se tiendra le surlendemain, soit le dimanche 16 juin à 16 h, cinq finalistes chanteront un cycle de leur choix. Le public invité à voter comme les membres du jury 2019 distinguera selon son goût, la finesse et le naturel, l’intelligibilité et le style des interprètes, invités à relever les défis de ce récital hors normes.  40 000 $ en bourses seront distribués.

 

 

 

CLASSICA 2019 : 65 concerts en salle et dans les rues

Sous le thème De Berlioz aux Bee Gees, le Festival Classica se déroulera du 24 mai au 16 juin 2019 en plein cœur de Saint-Lambert. Des concerts-satellites seront également présentés dans les villes de Varennes, de Saint-Bruno-de-Montarville, de Longueuil, de Boucherville, de Mirabel, de Saint-Constant, de Saint-Jean-sur-Richelieu et de Ville de Mont-Royal.

Programme détaillé et billets en vente sur www.festivalclassica.com ou au 450 912-0868.

 

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Le RECITAL-CONCOURS de mélodies françaises, présenté par le Festival CLASSICA 2019 (9è édition) est bénéficie du soutien généreux de madame Marie-Paule Rouvinez et de messieurs Gilles Beauregard et Jacques Marchand qui en assument la présidence d’honneur.

 

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Le FESTIVAL CLASSICA en VIDEO

Reportage réalisé par Classiquenews en mai et juin 2018 (8ème édition)

COMMENT FONCTIONNE LE FESTIVAL CLASSICA
à Saint-Lambert et en MONTEREGIE ?
PLURIDISCIPLINAIRE ET EXIGEANT, POINTU ET GENEREUX,
POURQUOI LE FESTIVAL CLASSICA EST-IL UN SUCCES POPULAIRE ?

En 8 ans, le premier festival québécois du printemps a séduit 60 000 festivaliers… Entretien avec Marc BOUCHER, fondateur / directeur général et artistique du Festival CLASSICA…

 

 

QUEBEC : Festival CLASSICA, la musique pour tous (8è édition, 2018) from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

CD événement, annonce. CLAIRS DE LUNE : QUATUOR MANFRED. Nuits d’été de Berlioz, Mélodies de Fauré : transcriptions. Quatuor de Fauré (1 cd PARATY)

CD événement, annonce. CLAIRS DE LUNE : QUATUOR MANFRED. Nuits d’été de Berlioz, Mélodies de Fauré : transcriptions. Quatuor de Fauré (1 cd PARATY) – Le Quatuor Manfred « ose » transcrire à 4 cordes seules (auxquelles répond le chanteur soliste Jean-Paul Fauchécourt), les mélodies de Berlioz : Les Nuits d’été en sortent sublimées. Le résultat est un miracle de musicalité concertante et textuelle. La fine texture instrumentale restitue les couleurs de l’imaginaire berliozien, tout en préservant l’acuité et le relief du verbe poétique.
BERLIOZ FAURE CLAIRS DE LUNE CD PARATY critique annonce cd paraty critique review cd classiquenews mai juin 2019Franchise de l’émission, sincérité de l’intonation, le ténor ne calcule rien, évite toute affectation comme toute posture pour négocier la très juste déclamation berliozienne. Les Nuits d’été forment le modèle absolu de la mélodie française accompagnée, et sans le concours de l’orchestre au complet, mais dans l’intimité éloquente du quatuor à cordes, en son économie épurée, essentielle, chaque séquence gagne une profondeur, une vérité accrue. Les Manfred réalisent ici l’un de leur meilleur album : derrière la couleur berliozienne, s’écoute aussi ce qui fait leur parcours identitaire, comme un arrière plan chantant : leur intégrale des Quatuors de Haydn, de Schubert… La couleur, le son, l’écoute et cet équilibre des timbres forment le plus pur halo résonant autour de la voix soliste, riche en connotations et perspectives oniriques (pleurs et amertume sans minauderie du lamento endeuillé « Sur les lagunes »…) : la mélodie atteint un sommet de la souffrance assumée, avant la profonde solitude éprouvée face à l’Absence (de l’aimée) de la mélodie qui suit : il faut un legato infini (aigus tenus, non vibrés, clairs et droits), et une articulation précise et naturelle pour réussir les défis expressifs : Jean-Paul Fauchécourt réussit tout cela, délivrant une leçon de prosodie subtile et sensible. Tout s’accomplit entre allusion et évanouissement dans « Au cimetière », énoncé comme le dernier râle d’une vie d’amour et de tendresse exaucés… comme une vision narrée, entre réalité et songe ivre. La fusion sonore des instruments et de la voix se révèle particulièrement convaincante ici. La simplicité et l’articulation du chanteur font toute la valeur de sa lecture des 6 mélodies de Berlioz d’après Gautier.

Les transcriptions de l’altiste du Quatuor Manfred, Emmanuel Haratyk saisissent par l’intelligence et l’extrême sensibilité de la conception, produisant la souplesse détaillée du geste, des options, de toutes les nuances instrumentales dont les 4 instrumentistes ont désormais le secret. Tout relève ici de l’alchimie expressive et des équilibres ténus. L’intonation et la sonorité des cordes s’avèrent même miraculeuse tellement leur travail colle à l’articulation de la voix. Travail d’accentuation et de correspondances instruments / voix / texte, d’une extrême délicatesse : le résultat est saisissant : en cela « Au cimetière » est l’acmé du cycle : « son clair de lune » respire la langueur enveloppante de Schubert ; diffuse l’extase empoisonnée de Wagner. La musicalité qui s’en dégage est irrésistible. Et l’espérance qui naît dans « L’île inconnue » se pare de cette même torpeur hallucinée, couleur du rêve et de l’enchantement qui unit toute l’approche.Remarquable.

CLIC D'OR macaron 200Les Nuits sont couplées avec le Quatuor de Fauré : nourri à la même source, d’une vive et ardente vie intérieure, parsemée d’éclairs et de douceur triste. Comme inspiré par son sujet, Emmanuel Haratyk ajoute 6 transcriptions d’après 6 mélodies du même Fauré dont La chanson du pêcheur d’après Théophile Gautier fait le lien avec les 6 Berlioz miraculeux qui ont précédé. Au geste allusif, introspectif ou véhément des cordes en grâce, répond la voix du ténor, faite, simplicité, naturel, poésie. Magistral. D’autant plus opportun en cette année BERLIOZ 2019 (dossier spécial classiquenews : BERLIOZ 2019 : sélection concerts festivals opéras, cd et livres BERLIOZ 2019).

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BERLIOZ FAURE CLAIRS DE LUNE CD PARATY critique annonce cd paraty critique review cd classiquenews mai juin 2019CD événement, annonce. CLAIRS DE LUNE : QUATUOR MANFRED. Nuits d’été de Berlioz, Mélodies de Fauré : transcriptions. Quatuor de Fauré (1 cd PARATY – enregistrement réalisé à Paris en mai 2018) – Parution le 31 mai 2019. Grande critique à venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews – CLIC de CLASSIQUENEWS de mai et juin 2019

Cd, critique. Si j’ai aimé… Sandrine Piau, soprano : Massenet, Vierne, Guilmant, Saint-Saëns (1 cd Alpha classics)

PIAU-classiquenews-cd-critique-piau-si-j-ai-aime-concert-loge-critique-concert-critique-cd-par-classiquenews-mai-2019-critique-opera-classiquenewsCd, critique. Si j’ai aimé… Sandrine Piau, soprano (1 cd Alpha classics / mars 2018). Ce programme réjouissant exhume plusieurs mélodies françaises avec orchestre dont celles intactes et graves de Camille Saint-Saëns, décidément touché par la grâce quand il s’agit d’exprimer le sentiment amoureux, porteur lui-même de souvenirs et de langueur, entre nostalgie et désir. 
On ne peut en dire de même des mélodies de Théodore Dubois, très datées et rien qu’académiques, c’est à dire décoratives et sucrées. Pourtant l’une d’entre elles, a donné son titre au recueil, là où une pièce de Saint-Saëns eut été mieux réhabilitée… (Si j’ai parlé… si j’ai aimé… sonne un rien mièvre : trop frêle offrande pour une réévaluation de la mélodie française orchestrée, fin de siècle). Quelques impressions préalables, signes d’une appréciation en demi teintes quant à la sélection des pièces retenues ici : « Aux étoiles » de Duparc, instrumental capable de douceur tendre et de gravité ; Dubois rien que bavard (« Chanson de Marjolie ») ; mais la sensibilité d’Alexandre Guilmant (« Ce que dit le silence ») et L’empressement et désir de « l’Enlèvement » de Saint-Saëns, très au dessus de ses confrères….

 

Perles oubliées de la mélodie française

 

 

Que n’a-t-on choisi, profitant d’une telle interprète soliste, deux mélodies parmi les plus bouleversantes du répertoire s’agissant de la mélodie française : L’Enamourée / Ma colombe de Reynaldo Hahn (superbement réexhumée par Anna Netrebko et dont le thème colle pile poil au thème de ce cd ; et La mort d’Ophélie de Berlioz ? Invraisemblable oubli qui se fait avec le recul, faute impardonnable en vérité (cf notre playlist en fin d ‘article de l’Enamourée de HAHN).
Rare coloratoure encore suractive, mais voix mûre, Sandrine Piau affiche crânement l’expérience et les années, étincelant par son style suprême, une distinction du timbre, et un sens de la couleur comme de la ligne qui suscitent l’admiration. Pourtant, la seule ombre à notre avis reste l’articulation et l’intelligibilité : on perd souvent 70% du texte. Dommage qui paraît vétille avec le recul tant la justesse et l’intelligence du chant, ailleurs, se révèle superlatif. C’est que la soprano maîtrise sa voix comme un instrument : usant de toutes les nuances de l’émission comme de l’intonation, avec une subtilité qui avait déjà fait la valeur de ses incarnations baroques, ou romantiques françaises.
Pourtant les poèmes ici de Hugo, Verlaine, Gautier, Banville, régnier, Barthélémy ou Courmont méritent le meilleur soin : on jugera sur pièces ainsi, les deux extraits des Nuits d’été de Berlioz, en comparaison avec ce que réalise sa consœur Véronique Gens… dans Villanelle ou Au cimetière, d’emblée le caractère est là, caractérisé, superbement incarné… aussi profond voire bouleversant que le texte est inintelligible pour partie.
On se dit quand même que le programme eut été idéal si la chanteuse soignait davantage la déclamation et l’articulation dans les aigus. Nonobstant cette mince réserve, le programme est superbe.
Le genre de la mélodie renaît ainsi grâce à un travail de recherche récent sur l’activité de la Société nationale de musique à la fin du XIXè qui favorise les compositeurs hexagonaux évidemment ; d’autant que les teintes et équilibres affinés de l’orchestre sur instruments d’époque, ainsi requis, ajoute à la qualité allusive de l’approche. La mélodie gagne ses lettres de noblesse et de subtilité ainsi défendue ; parmi plusieurs pépites, désormais à écouter et réestimer, citons surtout les œuvres de Camille Saint-Saëns : Extase, Papillons, Aimons-nous, L’enlèvement… Curieux choix d’avoir intercalé un extrait de la Symphonie gothique de Godard, qui tombe un peu comme un chevaux dans la soupe. Mais on s’incline avec bienveillance et gratitude devant Le poète et le fantôme de Massenet comme les subtils Papillons blancs de Louis Vierne (lui aussi bien oublié). Très beau programme.

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200Cd, critique. Si j’ai aimé… Sandrine Piau, soprano (1 cd Alpha classics) – enregistré en mars 2018 à Metz. Mélodies avec orchestre de Saint-Saëns, Massenet, Dubois, Vierne… Le Concert de la loge / J. Chauvin, direction.

Approfondir

Le présent recueil souffre d’une absence de taille : la mélodie de Reynaldo HAHN, L’Enamourée / perle / joyau sur le thème de l’amour / en total connexion avec la thématique de ce recueil frustrant donc :

VIDEO CLIP audio L’Enamourée de Reynaldo HAHN par Anna Netrebko :

https://www.youtube.com/watch?v=kUZPljVpWak

 

VIDEO CLIP L’Enamourée de HAHN par Anna Caterina Antonacci
https://www.youtube.com/watch?v=NAyeGq4qUM0

 

VIDEO CLIP L’Enamourée de Reynaldo HAHN par l’excellent baryton Bruno Laplante :

https://www.youtube.com/watch?v=vSXhPH_HGtQ 

 

VIDEO CLIP (2014) L’enamourée de Reynaldo HAHN par Solene Le Van

https://www.youtube.com/watch?v=JiiF6pvYXw4

 

VIDEO : 6 mélodies de Reynaldo HAHN par Solen Le Van, Young Musicians Foundation, Los Angeles 2014

CD événement, annonce. SI J’AI AIMÉ : Sandrine Piau (1 cd Alpha)

PIAU-classiquenews-cd-critique-piau-si-j-ai-aime-concert-loge-critique-concert-critique-cd-par-classiquenews-mai-2019-critique-opera-classiquenewsCD événement, annonce. SI J’AI AIMÉ : Sandrine Piau (1 cd Alpha). Poursuivant sa coopération chez Alpha, la soprano, coloratoure et diseuse de première valeur, Sandrine Piau signe un récital avec orchestre où brille le diamant allusif et dramatique de la mélodie française, en particulier à l’époque où elle passe du salon privé à la salle de concert. Le programme évoque l’attente, le désir, le plaisir, le souvenir, autant de facettes souvent entremêlées de l’amour romantique… Les textes des poètes Hugo, Gautier, Verlaine sont ainsi magnifiés par le timbre subtil et rayonnant, incandescent et instrumental de la soprano Sandrine Piau ; programme d’autant plus méritant qu’il dévoile plusieurs méconnus : mélodies de Saint-Saëns (Extase, Papillons), Massenet (Le Poète et le Fantôme, Aimons-nous…), Vierne, les non moins rares Dubois (un rien académique et minaudant), surtout Bordes… le violoniste et chef Julien Chauvin et son ensemble sur instruments anciens combinent ajoutent des pièces d’orchestre (Symphonie gothique de Godard, Valse très lente de Massenet).
Pour l’année Berlioz 2019, le programme comprend aussi des extraits des Nuits d’Été pour se conclure avec le célèbre Plaisir d’amour de Martini. Prochaine critique sur classiquenews…

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CD événement, annonce. SI J’AI AIMÉ : Sandrine Piau, soprano – Le concert de la Loge – Julien Chauvin, direction (1 cd Alpha).

CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018).

BERLIOZ nuits d ete harold en itlaie les siecles roth zimmermann cd review critique cd par classiquenews musique classique news clic de classiquenews 3149020936825CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018). D’emblée, s’impose à nous, le souffle à l’échelle du cosmique, exprimant ce grand désir de Berlioz de faire corps et de communiquer avec une surréalité spectaculaire, à la mesure de sa quête idéaliste. De telle vision conduisent l’orchestre en un parcours expérimental que le collectif sur instruments anciens, Les Siècles concrétise avec une rigueur instrumentale bénéfique ; l’attention et la précision continue du chef fondateur François Xavier Roth font merveille dans une partition inclassable : poème symphonique et concerto pour alto, opéra pour instrument : chaque mesure soliste est ciselée, creusée, habitée ; chaque couleur harmonique intensifiée… en un cycle de visions superlatives qui placent d’abord le geste instrumental au cœur d’une vaste dramaturgie orchestrale.
Dans le I d’Harold (« aux montagnes : mélancolie, bonheur et joie »), le héros / alto s’alanguit, s’enivre, affirmant à l’orchestre prêt à le suivre, ses élans, ses désirs, sa profonde nostalgie (l’Italie reste malgré un contexte médicéen difficile pour Hector,jeune pensionnaire de la villa Medicis à Rome, la source finale d’un grand bonheur artistique). Le premier mouvement du cycle orchestral nuance cet état d’enivrement personnel et un rien narcissique, auquel la vitlalité fruitée de l’orchestre d’instruments d’époque, apporte un soutien palpitant et même électrisée (bien dans la mouvance de l’euphorie révolutionnaire de la Fantastique).
Tout ce premier tableau exprime la facilité du héros (Hector lui-même) à s’enivrer de son propre désir et de son propre rêve, de manière échevelée et éperdue. La fusion sonore entre la soliste (Tabea Zimmermann, qui ne tire jamais la couverture à elle) et de l’orchestre est jubilatoire ; offrant cette extase instrumentale millémétrée, emblème captivant du génie berliozien, divin orchestrateur, alchimiste des couleurs.

Harold captivant, suractif…

150 ans de la mort de BERLIOZLe II permet l’apaisement après la première décharge collective : marqué par la marche des pèlerins dans cette même campagne italienne, Berlioz en capte la douce et pénétrante sérénité crépusculaire : la sobriété, le naturel font la saveur de cette « pause » qui berce par le chant orchestral en béatitude, sur lequel l’alto étire ses longues caresses rassérénées, comme l’écho aux accents des cors enveloppants. Roth respecte à la lettre l’indication « allegretto », allant, léger, veillant à la transparence malgré le chant instrumental là encore d’une grande richesse. L’alto bercé, s’hypnotise, s’enivre dans la paix murmurée : là encore louons l’intonation très juste et foncièrement poétique de Tabea Zimmermann.Soliste et chef adoptent de concert et en complicité un tempo de marche noble et tranquille, à l’énoncé final arachnéen d’une finesse irrésistible.
La volupté du désir amoureux n’est jamais loin chez Berlioz : en témoigne l’épisode III : la Sérénade d’un montagnard des Abruzzes… lui aussi languissant, dans le désir et donc l’attente (pas la frustration) : le caractère rustique se déploie dans le frottement des timbres d’époque, en un élan plein d’espoir (et de promesses pour l’amoureux éperdu ?) : bavard, assez terne dans l’écriture, le tableau pourrait être le moins intéressant : c’était oublié l’hyperactivité des instruments dont on loue encore l’équilibre sonore.
Mordant, le geste de Roth éclaire comme jamais la langueur plus incisive et presque douloureuse de l’orgie de brigands, dont l’énoncé premier sera réutilisé dans le Requiem… de plus en plus syncopé, le flux se fait nerveux, idéalement profilé, jusqu’à la transe collective qui évoque son opéra Benvenuto Cellini et tant d’évocations italiennes ; cette orgie confine au cauchemar dans ses à-coups trépidants, électriques ; ses résurgences symphoniques à la coupe shakespearienne. Brillant, mordant, incisif, d’une finesse permanente, l’orchestre fait mouche dans ce festival de couleurs et d’accents symphoniques.

… mais tristes Nuits

On reste moins convaincus par Les Nuits d’été dans la version pour baryton qu’en offre Stéphane Degout : l’émission manque de naturel, vibrée, comme maniérée (la ligne vocale manque d’équilibre et de continuité, avec des aigus étrangement couverts mais nasalisés, des fins de phrases effilochées, détimbrées…), et dans une prise de son surprenante, qui semble superposer la voix SUR l’orchestre, plutôt comme fusionné avec lui. Pourtant, Les Siècles dévoilent là encore, une suractivité instrumentale réjouissante, faisant de ses Nuits d’été, un voyage d’extase, de ravissement, de plénitude sensoriel, d’une tension inouïe.
Pourtant le choix d’un chanteur masculin s’avère juste dans l’énoncé des poèmes, renforçant l’impression de prise à témoins du public (« Ma belle est morte » / Lamento, « Sur les lagunes » ; »Reviens, reviens ma bien aimée », dans « Absence » ; L’île inconnue…). Avec un autre soliste plus simple dans le style et l’articulation du français, nous tenions là une version superlative.
Nos réserves s’agissant des Nuits d’été ne retire rien à l’excellente lecture d’Harold dont la texture instrumentale et la réalisation expressive produisent une lecture de référence : voilà qui atteste l’apport indiscutable des instruments d’époque dans le répertoire berliozien, et l’on s’étonne que toujours aujourd’hui, prédomine la tenue plus brumeuse et moins caractérisée des orchestres modernes pour Hector comme pour le romantisme français en général.

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CLIC_macaron_20dec13CD, événement critique. BERLIOZ : Harold (soliste : Tabea Zimmermann, alto), Nuits d’été (soliste : Stéphane Degout) – (Les Siècles, François-Xavier Roth – 1 cd HM Harmonia Mundi). Enregistrements réalisés en août 2018 (Les Nuits d’été, Alfortville) et mars 2018 (Paris, Philharmonie).

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APPROFONDIR

LIRE AUSSI notre grand dossier HECTOR BERLIOZ 2019 :

BERLIOZ 2019 : dossier pour les 150 ans de la mort

berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsBERLIOZ 2019 : les 150 ans de la mort. 2019 marque les 150 ans de la mort du plus grand compositeur romantique français (avec l’écrivain Hugo et le peintre Delacroix) : Hector Berlioz. Précisément le 8 mars prochain (il est décédé à Paris, le 8 mars 1869). Triste anniversaire qui comme ceux de 2018, pour Gounod ou Debussy, ne lève pas le voile sur des incompréhensions ou des méconnaissances mais les augmentent en réalité ; car les célébrations souvent autoproclamées et pompeuses, n’apportent que peu d’avancées pour une juste et meilleure connaissance des intéressés. Qu’ont précisément apporté en 2018, les anniversaires Gounod et Debussy ? Peu de choses en vérité, sauf venant de la province, soit disant culturellement plus pauvre et moins active que Paris : voyez Le Philémon et Baucis, joyau lyrique du jeune Gounod révélé par l’Opéra de Tours / fev 2018 ; et le Pelléas et Mélisande de Debussy désormais légendaire du regetté Jean-Claude Malgoire à Tourcoing / mars 2018… LIRE notre grand dossier Hector Berlioz 2019

 

 

QUÉBEC, Saint-Lambert : 3è RÉCITAL-CONCOURS INTERNATIONAL DE MÉLODIES FRANÇAISES 2019 (14 et 16 juin 2019)

fc-2019-bandeau-rm-fr-9900000000079e3cQUÉBEC, Saint-Lambert : 3è RÉCITAL-CONCOURS DE MÉLODIES FRANÇAISES 2019. APPEL A CANDIDATURES. Chanteurs de tous les pays, passionnés de mélodies françaises, jeunes tempéraments, professionnels déjà reconnus, présentez votre candidature pour la 3è édition du RÉCITAL-CONCOURS INTERNATIONAL DE MÉLODIES FRANÇAISES à Saint-Lambert au Québec (Canada). Volet du formidable festival de printemps, CLASSICA, porté par son directeur, le baryton Marc Boucher (9è édition en 2019 – du 24 mai au 16 juin 2019), le Récital-Concours de Saint-Lambert défend le répertoire français et la langue française, en distinguant chaque printemps, le/la/ meilleur(e) interprète, habile diseur(euse), capable d’articuler et d’enchanter chez Berlioz, Fauré, Debussy, Massenet… Au final, après sélection, 10 finalistes se présenteront à Saint-Lambert, les 14 juin (demi-finale) puis 5 candidats le 16 juin 2019, pour la finale à 16h. Tous les candidats sont invités à interprété un cycle de mélodies françaises. Cette année, nuance d’importance : les épreuves se déroulent avec un PIANO ERARD de concert 1854 (accordé au diapason 435 Hz), note d’élégance et musicalement d’importance. L’intimisme et la sonorité propre aux salons, écrins habituels des mélodies françaises au XIXè, sont ainsi respectés. Une touche à la fois historique et élégante qui accrédite davantage la valeur artistique du Concours en langue française au Québec.

 
 
 

APPEL A CANDIDATURES
sans restriction d’âge
Dotation des prix : 40 000 dollars canadiens
Grand Prix : 10 000 dollars canadiens

3è RECITAL CONCOURS INTERNATIONAL
DE MELODIE FRANCAISE

 

Vendredi 14 juin 2019
DEMI FINALE

Dimanche 16 juin 2019
FINALE

 
 
 

INSCRIPTIONS EN LIGNE
jusqu’au dimanche 31 MARS 2019

Le public sera appelé à voter, ce vote comptant pour 50 % de la note finale accordée à chaque participant.

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PRIX
Des bourses totalisant 40 000 $ CA seront attribuées. Le jury décernera treize prix
dont un GRAND PRIX d’une valeur de 10 000 $
et douze autres prix répartis comme suit : 7 500 $, 5 500 $, deux prix de 3 000 $, cinq prix de 1 000 $, un prix spécial de 3 000 $ au meilleur(e) pianiste, un prix de 2 000 $ pour la meilleure mélodie canadienne ainsi qu’un prix de 1 000 $ pour l’artiste émergent.

 
 
 

Les critères d’admissibilité sont disponibles sur le site Internet du Festival Classica à
http://www.festivalclassica.com/recital-concours.html.

 
 
 

 
 
 

CD, compte rendu critique. Véronique Gens : Néère, mélodies de Hahn, Duparc, Chausson (1 cd Alpha, 2015)

gens veronique melodies duparc hahn chausson alpha cd critique compte rendu review account of CLASSIQUENNEWS CLIC de classiquenews octobre 2015CD, compte rendu critique. Véronique Gens : Néère, mélodies de Hahn, Duparc, Chausson (1 cd Alpha, 2015). Maturité rayonnante de la diseuse. Le timbre s’est voilé, les aigus sont moins brillants, la voix s’est installée dans un medium de fait plus large… autant de signes d’un chant mature qui cependant peut s’appuyer sur un style toujours mesuré et nuancé, cherchant la couleur exacte du verbe. Prophétesse d’une émission confidentielle, au service de superbes poèmes signés Leconte de Lisle, Goethe, Gautier, Louise Ackermann, Viau, Verlaine, Maurice Bouchor, Baudelaire et Banville…, Véronique Gens captive indiscutablement en diseuse endeuillée, sombre et grave, d’une noblesse murmurée et digne. L’expressivité n’est pas son tempérament mais une inclination maîtrisée pour l’allusion, la suggestion parfois glaçante (propre aux climats lugubres et funèbres d’un Leconte de Lisle par exemple quand il évoque le marbre froid de la tombe). La nostalgie générale de Néère de Hahn pose d’emblée l’enjeu de ce programme façonné comme une subtile grisaille : les milles nuances du sentiment intérieur. De notre point de vue, le piano est trop mis en avant dans la prise, déséquilibre qui nuit considérablement à la juste perception de la voix versus l’instrument (déséquilibre criard même dans Trois jours de vendange d’après Daudet). De Hahn, La Gens sait exprimer l’ineffable, ce qui est derrière les mots.

1000 nuances de l’allusion vocale : la mélodie romantique française à son sommet

Chez Duparc, Hahn, Chausson, Véronique Gens subjugue

En accord avec l’instrument seul, la soprano peut tisser une étoffe chambriste somptueuse, feutrée, jamais outrée précisément chez Duparc : douceur grave de Chanson triste (mais que le piano trop mis en avant là encore perce et déchire un équilibre et une balance subtile dont était fervente la voix justement calibrée : carton jaune pour l’ingénieur du son indélicat ; une faute de goût impardonnable car aux côtés du clavier, la soprano mesure, distille cisèle), un rêve vocal qui rétablit le songe du Duparc. C’est un enchantement vécu il y a longtemps dont la sensation persistante fait le climat diffus, vaporeux, brumeux (wagnérien?) de Romance de Mignon (et son apothéose du là-bas d’après Goethe) où la tenue et le soutien comme la couleur des sons filés rappellent une autre diseuse en état de grâce (Régine Crespin) : quel art du tissage de la note et du verbe habité, halluciné, poétique. Enivrée, intacte malgré la perte, l’évocation elle aussi endeuillée nostalgique de Phidylé (1882) déploie sa robe caressante et voluptueuse grâce au medium crémeux, rond, replié et enfoui de la voix melliflu qui appelle à la paix de l’âme : voici assurément le sommet de la mélodie romantique française, écho original du Tristan wagnérien, une résonance extatique d’une subtilité enivrante.

Leconte de Lisle, magicien fantastique et déjà symboliste, fait le lien entre le texte de ce Duparc et la première mélodie des 7 de Chausson qui suivent : le chant est embrasé et halluciné, bien que perdant parfois la parfaite lisibilité des voyelles – problème régulier pour les voix hautes, mais l’intelligence dans l’articulation émotionnelle des vers oscille entre précision, allusion, incantation. La tension des évocations souvent tristes et même dépressives trouve dans la Sérénade italienne d’après Paul Bourget, une liquidité insouciante soudainement rafraîchissante.

CLIC_macaron_2014Des Hahn suivant, plus linguistiques, Véronique Gens semble éclaircir la voix au service de voyelles plus lumineuses structurant les phrases (superbe Rossignol des lilas, hommage au volatile), ciselant là encore le versant métaphorique des vers. Enoncé comme une romance mozartienne (malgré un piano trop présent), Á Chloris a la délicatesse d’une porcelaine française usée à Versailles : l’émission endeuillée enveloppe la mélodie d’une langueur suspendue qui fait aussi référence au Bach le plus tendre. C’est évidemment une lecture très incarnée et personnelle de la mélodie de Hahn, autre sommet de la mélodie postromantique française et même cliché ou pastiche étonnamment réussi (1916). Le temps des Lilas de Chausson hypnotise par la justesse des couleurs, la précision allusive de chaque mot vocal : prière extatique et dépressive, voici un autre sommet musical (1886) du postwagnérisme français. Le chant exprime sans discontinuer la profonde et maudite langueur des âmes irradiées. Le tact et le style de La Gens affirme une remarquable acuité dans l’allusion. Même finesse de style et richesse de l’intonation dans l’exceptionnelle Au pays où se fait la guerre de Duparc (1870), prière retenue, pudique d’une femme de soldat : Duparc annonce le désespoir intime de Chausson. Le feu ultime que la soprano sait offrir au mot “retour” finit de saisir. Associé à l’Invitation au voyage de la même période (d’après Baudelaire), ce premier Duparc gagne un regain de splendeur poétique : tragédienne subtile et intérieure, la cantatrice atteint ici un naturel linguistique magicien, imprécation, déclamation, révélation finale dans le recto tono énoncé comme la débrouillement d’une énigme  “ordre et beauté, luxe, calme et volupté”. Il aurait fallu que le récital s’achevât sur ce diptyque Duparc là. Aucun doute, à l’écoute de ses sommets mélodiques, Véronique Gens affirme un talent envoûtant, entre allusion et pudeur (même si ici et là, quelques aigus sonnent serrés, à peine tenus).

Sans la contrainte d’un orchestre débordant, hors de la scène lyrique, le timbre délicat, précieux de Véronique Gens au format essentiellement intimiste gagne ici en studio un somptueux relief : celui qu’affirme son intuition de soliste tragique et pathétique. Si le tempérament indiscutable de la coloriste diseuse s’affirme, on regrette vivement la prise de son qui impose le piano sans équilibre en maints endroits. Oui, carton jaune pour l’ingénieur du son.

CD, compte rendu critique. Véronique Gens, soprano : Néère, mélodies de Hahn, Duparc, Chausson. Susan Manoff, piano. 1 cd Alpha 215. Enregistré au studio Teldex en mars 2015. CLIC de classiquenews d’octobre 2015.