Berg : Lulu en direct du Metropolitan Opera.

Berg-Alban-06Berg : Lulu en direct du Metropolitan Opera. Nouvelle Lullu du Met, samedi 21 octobre 2016, 18h30. Nouvel événement lyrique planétaire, la nouvelle Lulu new yorkaise s’annonce prometteuse… en grand écran, dans les salles de cinéma et en direct. Le Metropolitan Opera de New York diffuse en direct dans le cinéma sa nouvelle production de l’opéra Lulu d’Alban Berg. Le sud-africain  William Kentridge en signe la mise en scène. Le spectacle est retransmis  en direct au cinéma par satellite, en HD et son 5.1, le  samedi 21 novembre 2015 à 18h30 dans les salles de cinémas partenaires de la diffusion en France : les cinémas Gaumont Pathé, Kinepolis, Cinéville, Cap Cinéma, Cinemovida, Ciné Alpes et des dizaines de cinémas indépendants (Liste des cinémas participants sur www.pathelive.com).

lulu-metropolitan-opera-direct-cinemaUltime incarnation pour une Lulu anthologique… La  soprano allemande presque quinqua Marlis Petersen (née en 1968) qui chante le personnage et en exprime toutes les facettes déconcertantes depuis 18 années, incarne le rôle-titre. Celle qui a participé depuis sa prise de rôle, à plus de dix productions différentes de Lulu, devrait caractériser avec précision et subtilité chaque séquence de la vie de Lulu, femme fatale, fille immature, monstre inconscient, ingénue sublime et terrifiante, entre haine et fascination, l’image de la femme provocante innocente reste un défi vertigineux pour toute interprète et dans la carrière d’une soprano, surtout de langue allemande, un accomplissement décisif. Face à la caméra, et en plans serrés, la soprano incarnera sa dernière Lulu. William Kentridge applique son système graphique en noir et blanc sur la scène, les décors, jusqu’aux costumes des chanteurs. Le noir de l’encre qu’il utilise et compose le centre de son travail, rappelle évidemment le sang des sacrifiés qui jalonnent la vie de Lulu. Kentridge annonce un esthétisme glaçant à la Hitchcock, référence claire aux films noirs américains. Ici l’homme (la femme en particulier) est une saloperie délicieuse… qui exploite et consomme sans scrupule ni morale jusqu’à la mort. Lulu, une bête humaine déshumanisée ? Le comble de l’horreur ? La musique elle, atonale, exprime cette désintégration profonde, fait entendre le bruit interne d’une implosion intérieure…

 

Approfondir Alban Berg et Lulu

Livres. Alban Berg et Hanna Fuchs : Suite lyrique pour deux amants. Par Constantin Floros (Actes Sud).

DVD. Berg : Lulu. Barbara Hannigan (La Monnaie, Bruxelles, 2012). On attendait encore une mise en scène décalée, déjantée du perturbateur et souvent rien que provocateur Krzysztof Warlikowski : de facto sa Lulu dont il fait une frustrée de la danse classique, est prévisible et guère réellement mordante : certes noire et sombre mais pas fulgurante.

DVD, critique. Alban Berg : Lulu. Mojca Erdmann (Barenboim, 2012, 1 dvd Deutsche Grammophon). Berlin, avril 2012 : au théâtre Unter den Linden, Barenboim dirige Wozzek puis Lulu, ici dans la version non de Friedrich Cerha, mais celle, s’agissant du III, de D R Coleman. A partir des fragments laissés par Berg en 1935, le musicologue a reconcentré les sections parvenues, décousu l’ordre de Cerha (plus de prologue ni de scène parisienne habituelles dans le III) mais une formule resserrée, dense, précipitant la mort de Lulu (en coulisses), afin de « préserver l’effet de symétrie » souhaité par Berg dans l’architecture globale de son second opéra. Andrea Breth peine à révéler une vision cohérente et précise d’un drame scénique qui éblouit par son étrangeté pourtant. Il y a de la confusion dans ce dispositif quoique la tension reste palpable.

 

 

 

 

 

Lulu de Berg au Metropolitan Opera de New York
Samedi 21 novembre 2015 à 18h30

Opéra en un prologue 3 actes.
Durée : 4h16

Compositeur : Alban Berg
Mise en scène : Willam Kentridge

Direction musicale : Lothar Koenigs
En allemand sous-titré français

Avec Marlis Petersen (Lulu), Susan Graham (Geschwitz), Daniel Alwa (Alwa), Johan Reuter (Dr. Schön/Jack l’Eventreur).

Dans un Paris art déco, Lulu est une femme fatale à qui personne ne résiste. Admirateurs, maris ou amants, ses charmes inéluctables mènent ses conquêtes sur un chemin où l’amour, l’obsession et la mort fusionnent… Phénix terrifiant qui renaît après chaque catastrophe, Lulu rencontre finalement en un face à face ultime – comme Carmen face à José lors de leurs retrouvailles fatales-, son bourreau : Jack l’éventreur.

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Billets en vente directement aux caisses des cinémas et/ou sur les sites internet des cinémas

Liste des cinémas partenaires de l’opération sur www.pathelive.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 prochains rvs lyriques en direct du Metropolitan Opera :

 

 

Samedi 16 janvier 2016, 18h55
nouvelle production
BIZET : LES PÊCHEURS DE PERLES
Gianandrea Noseda, direction
Penny Woolcock, mise en scène
Avec Diana Damrau, Matthew Polenzani, Mariusz Kwiecien

 

 

 

 

Nina Stemme chante deux personnages éblouissants :

TURANDOT de Puccini : samedi 30 janvier 2016, 18h55

ELEKTRA de Richard Strauss (nouvelle production) : samedi 30 avril 2016, 18h55 avec à ses côtés : Adrianne Pieczonka (Chrysotemis), Waltraud Meier (Clytemnestre)

 

 

 

 

Puis, Kristine Opolais incarne deux héroïnes de Puccini :

Manon Lescaut : samedi 5 mars 2016, 18h55, avec le Des Grieux de Joans Kaufmann

Madame Butterfly : samedi 2 avril 2016, 18h55, avec le Pimkerton de Roberto Alagna

 

 

 

 

Ne manquez pas non plus :

Sondra Radvanovsky, Elina Garanca chantent la nouvelle production lyrique de l’opéra Roberto Devereux de Donizetti : samedi 16 avril 2016, 18h55 (nouvelle production).