GSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 août 2019. VIVALDI II

bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewGSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 aoĂ»t 2019. VIVALDI II. La diva romaine revient Ă  ses premiers amours vivaldiennes
 Ce vendredi 23 aoĂ»t commence la derniĂšre sĂ©rie (magistrale) d’évĂ©nements musicaux au sein du Gstaad Menuhin Festival : Ă  19h30, nouveau programme dĂ©fendu par CECILIA BARTOLI (Ă©glise de Saanen). Les Saisons de Vivaldi dialoguent avec un choix d’airs d’opĂ©ras du PrĂȘtre Rosso…

Avec «Les Musiciens du Prince», que Cecilia Bartoli a crĂ©Ă© en 2016 avec Jean-Louis Grinda, directeur de l’OpĂ©ra de Monte-Carlo, la diva romaine explore de nouveaux sons, toujours au service de sa fougue et de sa passion exploratrice, qu’elle soit Baroque comme ici, ou romantique
 Bien sĂ»r il y est question de Vivaldi, un compositeur que la cantatrice dĂ©voilait avec une candeur gourmande et inspirĂ©e il y a 
 20 ans. A Saanen, ce 23 aoĂ»t, place donc aux airs d’opĂ©ras, et aussi Ă  l’inusable et atemporel sommet concertant au XVIIIĂš, Les Quatre Saisons, dĂ©jĂ  estimĂ© par JS Bach qui s’était procurĂ© la partition, avec celle des autres concertos pour violon du Pretre Rosso (500 piĂšces composĂ©es). Le premier recueil, L’Estro armonico op. 3, paraĂźt en 1711 Ă  Amsterdam, et fait immĂ©diatement sensation. Vivaldi est alors professeur de violon Ă  l’Ospedale della PietĂ , une institution vĂ©nitienne pour jeunes filles pauvres, orphelines ou abandonnĂ©es. Les Saisons appartiennent Ă  un recueil plus tardif, intitulĂ© Il Cimento dell’armonia e dell’invenzione – littĂ©ralement «le combat de l’harmonie (la raison) et de l’invention (l’imagination)» : comment l’inspiration furieuse dans le cas de Vivaldi peut-elle s’arranger des contraintes de l’écriture ? Harmonie et Invention
 ? Vivaldi rĂ©soud l’équation en sublimant les deux. Ni plus ni moins. Car il a tout : sensibilitĂ© du peintre, curieux des atmosphĂšres et justesse de l’écriture, Ă  la fois virtuose, dramatique, poĂ©tique

Cecilia Bartoli souligne le gĂ©nie du Vivaldi lyrique : lequel a Ă©crit pas moins de 40 ouvrages. Sans omettre la cinquantaine de cantates et sĂ©rĂ©nades, une centaine de sonates et plusieurs oratorios. Le Vivaldi compositeur d’opĂ©ras paraĂźt sur le tard, en 1713, annĂ©e de sa nomination comme imprĂ©sario (c’est Ă  dire «administrateur») du teatro Sant’Angelo ; en dĂ©coule 94 opĂ©ras, un nombre qu’il affirme avoir atteint comme crĂ©ateur pour la scĂšne. Depuis ses dĂ©buts, la prĂȘtresse vivaldienne Cecilia Bartoli chante la langue Ă©ruptive, rythmique, Ă©nergique d’un musicien qui sut embraser les cƓurs, ceux du public, grĂące au chant de ses divas et castrats
 Le programme reprend les airs de son dernier cd VIVALDI II, paru en, CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2018

LIRE notre critique du cd CECILIA BARTOLI / VIVALDI II :
https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/
bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewExtrait de la critique du cd VIVALDI II par Cecilia Bartoli :
 « La diva en 2018 prolonge les qualitĂ©s de 1999 : une sorte de souplesse surexpressive qui par la force des choses est devenue naturelle, tel un ruban vocal Ă  la fois martelĂ© et suave. Ainsi comme nous l’avions dĂ©jĂ  observĂ© dĂšs dĂ©but novembre (premiĂšres impressions du cd VIVALDI / BARTOLI 2018), la mezzo dĂ©ploie une belle diversitĂ© de nuances propres Ă  l’articulation et Ă  la caractĂ©risation de chaque : comme l’écrivait le 6 novembre 2018 notre rĂ©dacteur Lucas Irom : « D’emblĂ©e, en ouverture l’air agitĂ© du dĂ©but de ce programme proclame sans fioritures ni hĂ©sitation la furiĂ  assumĂ©e de la partition, – cordes fouettĂ©es comme une crĂȘme liquide et souple ; voix trĂšs incarnĂ©e et engagĂ©e, laquelle a certes perdu de son Ă©lasticitĂ© comparĂ©e Ă  1999, avec des aigus parfois courts, mais dont l’économie des moyens (intelligence expressive) et la gestion de la ligne expressive architecturent le premier air de Zanaida (Argippo : « Selento ancora il fulmine ») avec un brio franc, naturel, contrastĂ© et vivace, riche en vertiges et accents mordants dans la premiĂšre section ; alanguis et murmurĂ©s dans la centrale, exprimant jusqu’à la hargne voire la frĂ©nĂ©sie hallucinĂ©e de cet appel Ă  la vengeance. Plus loin, l’air de Caio d’Ottone in villa (1713 : un ouvrage traversĂ© par un souffle pastorale inĂ©dit) qui exprime la blessure d’un coeur trahi face Ă  la cruautĂ© de son aimĂ©e, est abordĂ© avec une infinie tendresse, aux lignes amples et fluides ; la couleur vocale d’une torpeur triste mais ardente est idĂ©alement soutenue, avec un Ă©clairage intĂ©rieur qui renseigne tout Ă  fait la douleur presque lacrymale du cƓur en souffrance. Qui a dit que Vivaldi n’était que virtuositĂ© mĂ©canique ? C’est un peintre du coeur humain parmi le splus inspirĂ©s
 autant que BACH ou Haendel. Cecilia Bartoli enflamme les esprits dans le registre cantabile, ici suivant les pas du castrat crĂ©ateur Bartolomeo Bartoli. » Par Lucas Irom (nov 2018)

https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/

 

 

 

 

Infos pratiques :
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SAANEN, église, ven 23 août 2019, 19h30

 

 
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RESERVEZ VOTRE PLACE

CECILIA BARTOLI, mezzosopran

‹LES MUSICIENS DU PRINCE – MONACO
ANDRÉS GABETTA, Violon & Konzertmeister

 

 

 

 

Programme :
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Antonio Vivaldi (1678–1742)
Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der FrĂŒhling» – 1. Satz 4’

«Quell’augellin», Arie der Silvia aus der Oper «La Silvia» RV 734 5’
«Non ti lusinghi la crudeltade», Arie des Lucio aus der Oper «Tito Manilo» RV 738 8’
«Gelosia, tu giĂ  rendi l’alma mia», Arie des Caio aus der Oper «Ottone in villa» RV 729 4’

Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der FrĂŒhling» – 3. Satz 4’

«VedrĂČ con mio diletto»,
Arie des Anastasio aus der Oper «Il Giustino» RV 717 5’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 1. Satz 5’

«Sol da te mio dolce amore»,
Arie des Ruggiero aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 8’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 2. & 3. Satz 5’

«Si lento ancora il fulmine»,
Arie der Zenaida aus der Oper «Argippo» RV 697 4’

«Zeffiretti che sussurrate»,
Arie der Ippolita‹aus der Oper «Ercole sul Termodonte» RV 710 9’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293‚«Der Herbst» – 1. Satz 5

«Ah fuggi rapido»,
Arie des Astolfo‹aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 3’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293
«Der Herbst» – 3. Satz 3’

«Gelido in ogni vena»,
Arie des Farnace‹aus der Oper «Farnace» RV 711 12’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 1. Satz 3’

«Se mai senti spirarti sul volto»,
Arie des Cesare‹aus der Oper «Catone in Utica» RV 705 10’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 2. & 3. Satz 5’

Cecilia Bartoli, musicienne de cour…

bartoli_3MONTE CARLO : le 8 juillet 2016, 1er concert des Musiciens du Prince et Cecilia Bartoli. Un nouvel ensemble est nĂ© portant les couleurs monĂ©gasques. Prenez un opĂ©ra : Monte Carlo; son directeur, engagĂ©, promoteur : Jean-Louis Grinda. Un orchestre nouvellement formĂ© Ă  partir de musiciens sur instruments d’époque : ainsi nommĂ© Les Musiciens du Prince
 Quelques sponsors bien connus pour leur action vers la musique classique. Mais au fait qui est le Prince ? Albert II de Monaco et sa sƓur, Caroline. Les deux soutiennent ainsi Ă  hauteur de 350 000 euros, le nouvel ensemble dont la mezzo romaine, Cecilia Bartoli, qui est aussi directrice artistique du Festival de PentecĂŽte de Salzbourg, a eu l’idĂ©e. Ce 8 juillet 2016, dans la Cour d’honneur du Palais de Monaco, orchestre et diva donneront ainsi leur premier concert, inaugurant une tournĂ©e Ă  venir en Europe. Au programme les musiques de cour de l’ùre baroque Ă  l’heure oĂč les monarchies mĂ©lomanes rĂ©gnaient en Europe. « J’assumerai cette grande responsabilitĂ© avec tout mon enthousiasme et toute mon Ă©nergie et je ferai de mon mieux pour reprĂ©senter, grĂące Ă  la musique, les couleurs de Monaco dans le monde entier », indique Cecilia Bartoli sur le site des Musiciens du Prince.

Au programme de la soirée inaugurale du 8 juillet à Monaco : Cecilia Bartoli interprÚte le opéras de Haendel et aussi quelques partitions de Cour signées par le compositeur monégasque Honoré François Marie Langlé (1741-1805). Puis Les Musiciens du Prince
rĂ©alisent une tournĂ©e avec le mĂȘme programme dans toute l’Europe (dont Paris le 17 novembre 2016 et Bruxelles, le 23) ; sans omettre La Cenerentola de Rossini – en version de concert, en fĂ©vrier 2017 (tournĂ©e dans sept villes d’Europe dont Versailles les 24 et 26 fĂ©vrier sous la baguette de Diego Fasolis avec entre autres La Bartoli, entourĂ©e de Alessandro Corbelli, Carlos Chausson
) ; puis Ariodante de Handel et La donna del lago de Rossini Ă  Salzbourg en juin 2017 (Festival de PentecĂŽte). Ce dernier opĂ©ra devrait faire l’objet d’un enregistrement Ă  paraĂźtre chez Decca. Sur le papier, le projet a cours jusqu’en 2021. Bonne chance au nouvel ensemble. A suivre sur classiquenews.