Les Folies Françoises : 3 clavecins pour JS BACH

Rondeau Alard MartinParis, OrlĂ©ans, les 23 et 24 mars 2016. Les Folies Françoises jouent JS Bach. Pour interprĂ©ter les Concertos pour deux et trois clavecins de JS Bach, d’une irrĂ©sistible motricitĂ© concertante, Les Folies Françoises (15 ans en 2015) rĂ©unissent 3 clavecinistes avĂ©rĂ©s, tempĂ©raments Ă©tourdissants, tous Premiers Prix du Concours de Bruges – distinction combien prestigieuse pour les clavecinistes… : soit, Benjamin Alard, BĂ©atrice Martin (continuiste habituelle des Folies) et Jean Rondeau. Une immersion enthousiasmante dĂ©fendue par 3 solistes capables de cultiver l’art du partage et de l’Ă©coute collective. Dans les annĂ©es 1730 Ă  Leipzig, Johann Sebastian Bach, Ă  la tĂŞte du Collegium Musicum, donna au public plusieurs concerts au fameux CafĂ© Zimmerman, dont les concertos pour plusieurs clavecins. D’une instrumentation audacieuse voire inĂ©dites, les partitions placent au devant de la scène, le clavecin, nouveau souverain qui quitte son habituelle partie de basse continue. Nouveau soliste sollicitĂ©, le clavier ainsi rĂ©habilitĂ© affirme son tempĂ©rament entre virtuositĂ©, expressivitĂ©, exaltation rythmique… Les concertos pour 2 et 3 clavecins dĂ©cuplent la vivacitĂ© propre Ă  cette forme italienne si jubilatoire, donnent une gravitĂ©, une profondeur, une tendresse exceptionnelles au discours des mouvements lents; ils emportent le cĹ“ur et touchent l’âme par leur Ă©nergie enchanteresse : un dĂ©fi pour chaque solistes appelĂ©s Ă  jouer ensemble ; pour l’orchestre aussi, soumis dĂ©sormais Ă  un nouvel Ă©quilibre sonore.

 

 

 

Les Folies Françoises jouent JS BACH, de Paris à Orléans

Paris, Mercredi 23 mars 2016 Ă  20h30, Salle Gaveau

Orléans, Jeudi 24 mars 2016 à 20h30, Scène nationale

Concertos Ă  2 clavecins BWV 1060, BWV 1061a, BWV 1062
Concertos Ă  3 clavecins BWV 1063, BWV 1064.

Les Folies Françoises
Patrick Cohen-Akenine, direction
Avec Benjamin Allard, BĂ©atrice Martin, Jean Rondeau, clavecins

 

 

 

Reportage. L’ensemble NEVERMIND en résidence à Saintes (février 2016)

logoSaintes_A3_noirReportage. L’ensemble NEVERMIND en rĂ©sidence Ă  Saintes (fĂ©vrier 2016) — Le quatuor de solistes sur instruments d’Ă©poque  (formation originale Ă  quatre voix Ă©gales : traverso, violo,, viole de gamme et clavecin) NEVERMIND est en rĂ©sidence Ă  l’Abbaye aux Dames, la citĂ© musicale, Ă  Saintes. Approche intensive du rĂ©pertoire baroque, en particulier les Quatuors parisiens de Telemann, cycle emblĂ©matique dans la constitution du groupe, travail collectif Ă  Saintes, relation aux publics, projets futurs et programmes pour le festival estival de Saintes… — rĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM — © studio CLASSIQUENEWS.COM 2016

CD, compte rendu critique. Vertigo. Rameau, Royer. Jean Rondeau, clavecin (1 cd Erato, mai 2015)

vertigo jean rondeau cd erato critique review classiquenews fevrier 2016CD, compte rendu critique. Vertigo. Rameau, Royer. Jean Rondeau, clavecin (1 cd Erato, mai 2015). Clavecin opĂ©ratique. Le texte du livret notice accompagnant ce produit conçu comme une pĂ©rĂ©grination intĂ©rieure et surtout personnelle donne la clĂ© du drame qui s’y joue. Quelque part en zones d’illusions, c’est Ă  dire baroques, vers 1746… Jean Rondeau le claveciniste nous dit s’Ă©garer dans un fond de dĂ©cors d’opĂ©ra dont son clavecin (historique du Château d’Assas) ressuscite le charme jamais terni de la danse, “acte des mĂ©tamorphoses” (comme le prĂ©cise Paul ValĂ©ry, citĂ© dans la dite notice). Entre cauchemar (surgissement spectaculaire de Royer dans Vertigo justement) et rĂŞve (l’alanguissement si sensuel de Rameau ou le dernier renoncement du dernier morceau : L’Aimable de Royer), l’instrumentiste cisèle une sĂ©rie d’Ă©vocations, au relief dramatique multiple, contrastĂ©, parfois violent, parfois murmurĂ© qui s’efface. Rondeau ressuscite dans les textures rĂ©tablies et les accents sublimes des musiques dansantes ici sĂ©lectionnĂ©es, le profil des deux gĂ©nies nĂ©s pour l’opĂ©ra : Rameau (mort en 1764) et son “challenger” Pancrace Royer (1705-1755), Ă  la carrière fulgurante, et qui au moment du Dardanus de Rameau, livre son ZaĂŻde en 1739. Deux monstres absolus de la scène dont il concentre et synthèse l’esprit du drame dans l’ambitus de leur clavier ; car ils sont aussi excellents clavecinistes. Ainsi la boucle est refermĂ©e et le prĂ©texte lĂ©gitimĂ©. Comment se comporte le clavier Ă©prouvĂ© lorsqu’il doit exprimer le souffle et l’ampleur, la profondeur et le pathĂ©tique Ă  l’opĂ©ra ? Comme il y aura grâce Ă  Liszt (tapageur), le piano orchestre, il y eut bien (mais oui), le clavecin opĂ©ra (contrastĂ© et toujours allusif). Les matelots et Tambourins de Royer valent bien Les Sauvages de Rameau, nĂ©s avant l’OpĂ©ra ballet que l’on connaĂ®t, dès les Nouvelles Suites de Pièces de Clavecin de 1728. DĂ©jĂ  Rameau lyrique perçait sous le Rameau claveciniste. Une fusion des sensibilitĂ©s que le programme exprime avec justesse.

 

 

 

Rameau, Royer, Rondeau…

Récital personnel et hommage aussi aux génies lyriques, Royer et Rameau

Jean Rondeau : “le clavecin opĂ©ra”

 

 

 

CLIC_macaron_2014Au final, la rĂ©vĂ©lation de ce disque demeure la pièce Vertigo et en gĂ©nĂ©ral, l’Ă©criture ainsi rĂ©vĂ©lĂ©e, investie du compositeur Pancrace Royer (gĂ©nie disparu en 1755) superbe par sa verve, son panache, une Ă©lĂ©gance puissamment charpentĂ©e qui convoquant  l’opĂ©ra suscite des torrents de dĂ©lires dramatiques avec des failles dans l’intime murmurĂ© qui sculpte de sublime vertiges dramatiques, dignes des machineries spectaculaires sur la scène.
L’imaginaire de Royer se dĂ©voile : course furieuse, ou tempĂŞte invraisemblable aux vagues et cascades et autres dĂ©ferlantes d’une irrĂ©sistible ampleur … un tempĂ©rament inĂ©dit voire inouĂŻ, comme le Rameau d’Hippolyte en 1733.
D’abord lent puis comme endolori, le jeu de Rondeau s’Ă©vĂ©ille aux Ă©vocations convoquĂ©es ; puis le claviĂ©riste cisèle amoureusement son clavier ; et remodèle avec un tempĂ©rament expressif, la carrure originellement lyrique des sĂ©ries de pièces choisies en un jeu allusif, plutĂ´t rĂ©jouissant.
Massif par sa sĂ»retĂ© d’intonation et tout autant d’une belle finesse et d’une sobre Ă©coute  intĂ©rieure, le talent de Royer subjugue Ă  mesure qu’il s’Ă©coule sous des doigts aussi enivrĂ©s;  l’approche se fait pudique ensuite pour La Zaide ; l’imagination du claveciniste sĂ©duit irrĂ©sistiblement par une sensibilitĂ© qui se fait mĂ©canique de prĂ©cision  (jeu simultanĂ© aux deux mains dans la mĂŞme Zaide, plage 9 qui dĂ©roule ses guirlandes exaltĂ©es, intĂ©rieures… et tendres).

Ainsi, sujet du prĂ©sent programme, comme il y aura grâce Ă  Liszt Ă  l’âge romantique le piano orchestre qui par le feu synthĂ©tique dramatique de son jeu conteur exprime le gĂ©nie wagnĂ©rien par la transcription mais sans jamais le rĂ©duire, Jean rondeau dans Vertigo entend ouvrir notre conscience Ă  la verve magicienne du “clavecin opĂ©ra” : de Royer Ă  Rameau, c’est tout un univers poĂ©tique et une esthĂ©tique sonore qui se nourrit du seul jeu du clavier des cordes pincĂ©es. De la salle lyrique et des planches, au salon et Ă  l’intimitĂ© des cordes sensibles, malgrĂ© le transfert et le passage d’un media Ă  l’autre, d’une Ă©chelle Ă  l’autre, le feu Ă©vocateur n’a pas Ă©tĂ© sacrifiĂ©.
Formidable conteur, le claveciniste parisien exprime au-delĂ  de la technicitĂ© virtuose du toucher et l’agilitĂ© des mains d’une finesse que bien des pianistes pourraient reprendre pour mieux inspirer leur geste propre, toute l’admirable sensibilitĂ© des consciences musicales capables de dire sans forcer, la destinĂ©e humaine dans l’ambition du seul clavier : l’inoubliable repli tĂ©nu, secret, comme blotti, et le renoncement du dernier Royer (L’Aimable,  1er Livre de 1746) ne cesse de nous l’affirmer avec la grâce d’une inspiration juste et magicienne. En confrontant (immanquablement) les deux “R” du XVIIIè (Rameau / Royer), l’approche sĂ©duit par son originalitĂ© ; convainc par la sĂ»retĂ© du jeu, l’assise de ses convictions artistiques. C’est un très bon rĂ©cital, l’acte et la dĂ©claration d’amour d’un musicien volontaire Ă  son propre instrument. On ne saurait y demeurer insensible. Donc CLIC de CLASSIQUENEWS en fĂ©vrier et mars 2016.

 

 

 

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CD, compte rendu critique. Vertigo. Rameau, Royer. Jean Rondeau, clavecin (1 cd Erato, mai 2015)

 

 

 

Compte-rendu, concert. Saintes, Auditorium, le 10 fĂ©vrier 2016. Rameau, Couperin, Telemann… Ensemble Nevermind

Compte rendu, concert. Saintes, Auditorium. Le 10 fĂ©vrier 2016. Ensemble Nevermind : Couperin, Rameau, Telemann… Acteurs d’une rĂ©sidence Ă  l’Abbaye aux Dames de Saintes, le jeune ensemble Nevermind (sur instruments d’Ă©poque) affirme l’entente musicale de quatre instrumentistes dont la complicitĂ© et le plaisir partagĂ© scellent une nouvelle sonoritĂ© concertante. Après tout, les quatuors baroque ne sont pas lĂ©gions et les quatre tempĂ©raments ainsi accordĂ©s (flĂ»te, violon, clavecin, viole de gambe) mĂ©ritent bien une scène spĂ©cifique, qui rĂ©sidence oblige, prĂ©sente en ce soir du 10 fĂ©vrier, dans l’Auditorium de Saintes, les fruits de leur travail rĂ©alisĂ© sur quatre journĂ©es. Un travail de prĂ©cision comme une mĂ©canique subtile engage chaque instrumentiste pour la rĂ©alisation de cette conversation musicale oĂą le jeu concertant est l’expression d’un Ă©quilibre collectif qui recherche l’Ă©loquence harmonieuse des partis associĂ©s. Les instruments se chauffent et s’accordent dans le Marais d’ouverture (qui est certes sur le canevas d’un trio: en l’occurrence, un extrait du Trio n°5 des Pièces pour le coucher du Roi ; puis c’est surtout les 3 Pièces de clavecin en concert, celles sublimes du Concert V de Rameau, oĂą le tissu si subtile cette fois Ă  quatre voix Ă©gales, permet concrètement de rĂ©aliser ce jeu collectif oĂą la somme des parties sĂ©parĂ©es engendre cet enchantement d’une ineffable poĂ©sie : La Cupis fait entendre pour la voix de dessus, le très beau son du violon de Louis Crea’ch, ex Ă©lève de l’orchestre maison, Jeune Orchestre de l’Abbaye (Ă  l’Ă©poque de sa formation et de son apprentissage : “Jeune Orchestre Atlantique”) : la maĂ®trise des intentions, l’intelligence des phrasĂ©s, le style d’une pudeur fine et tendre Ă  la fois, affirment nettement la sensibilitĂ© de l’instrumentiste ; un artiste d’une rare comprĂ©hension et d’une plĂ©nitude  stylistique manifeste dont l’Abbaye aux Dames peut ĂŞtre fière d’avoir ainsi favorisĂ© l’Ă©closion et la maturation. D’une mĂŞme sĂ»retĂ© de ton, carrure preste et technicitĂ© coulante, le clavecin de Jean Rondeau (que l’on ne prĂ©sente plus car l’intĂ©ressĂ© mène parallèlement une carrière de claveciniste remarquĂ© – son dernier cd dĂ©diĂ© Ă  Rameau et surtout Royer affirme comme un nouveau jalon, cohĂ©rence et maturitĂ© de ses convictions artistiques).

 

 

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C’est surtout après le Couperin d’une grande finesse (superbes passages harmoniques, extraits de La PiĂ©montaise des Nations), l’intensitĂ© dramatique et les somptueuses couleurs du Telemann moins connu (extraits du 6ème opus des Quatuors Parisiens : idĂ©alement destinĂ©s pour la formation instrumentale en quatuor, les partitions de Telemann frappent par leur grand raffinement, leur caractère noble et Ă©videmment italien, quand leur architecture puissante cultive aussi de superbes atmosphères dĂ©jĂ  presque nĂ©oclassiques (or nous ne sommes que dans les annĂ©es 1730…). A l’Ă©poque oĂą Rameau fait sa rĂ©volution lyrique, le chant instrumental, cosmopolite et raffinĂ© de Telemann n’a rien Ă  lui envier. Et les solistes de Nevermind lui dĂ©dient leur travail d’horlogerie, prĂ©cision et souffle expressif combinĂ©s. Un rĂ©el accomplissement qui confère au groupe sa lĂ©gitimitĂ© instrumentale ; c’est d’ailleurs autour des Quatuors parisiens de Telemann que les quatre solistes se sont reconnus, accordĂ©s, combinĂ©s avec la rĂ©ussite qui ce soir se rĂ©vèle souvent irrĂ©sistible.

Fruit de la rĂ©sidence Ă  Saintes, ce Telemann prometteur laisse entrevoir un prochain enregistrement de la totalitĂ© des Quatuors parisiens ; mais il a su aussi nourrir un tout autre travail sur le jeu quasi improvisĂ© (au prix de quelle maĂ®trise, en particulier sur le souffle et l’exactitude rythmique) d’un traditionnel irlandais (Port na bPĂşcaĂ­), “un air de très ancienne mĂ©moire” prĂ©cise la flĂ»tiste Anna Besson visiblement très inspirĂ© par ce dĂ©fi : le traverso emporte l’enthousiasme par ses sonoritĂ©s intĂ©rieures et mĂ©ditatives, en total accord avec le clavecin Ă©nigmatique de Jean Rondeau. On en redemande.

 

SAINTES, PEPINIERE DES JEUNES TEMPERAMENTS. Saintes jalonne ainsi sa saison musicale dans l’annĂ©e par des rendez vous dĂ©sormais incontournables : cette rĂ©sidence Nevermind et l’offrande de ce concert du 10 fĂ©vrier, composent les Ă©lĂ©ments d’un tremplin offert aux jeunes tempĂ©raments, prometteurs et dĂ©fricheurs. Les spectateurs peuvent retrouver les interprètes au moment du festival estival, dont le programme prolonge un cheminement artistique Ă©laborĂ© sur la durĂ©e. Cet Ă©tĂ©, en juillet 2016, les festivaliers pourront dĂ©couvrir comme l’Ă©tape suivante de leur parcours musical Ă  Saintes, ce travail spĂ©cifique sur le jeu concertant, fruit de l’Ă©coute, de la complicitĂ© et du plaisir, composantes toujours irrĂ©sistible d’une nouvelle fraternitĂ© musicale qui s’Ă©crit dĂ©sormais de concert en concert. Jeune ensemble Ă  suivre.

 

 

Vitalité concertante : Nevermind à Saintes

rondeau-jean-clavecin-poitiers-tap-classiquenewsSaintes. Concert Nevermind. Mercredi 10 fĂ©vrier 2016. C’est un nouvel ensemble Ă  quatre voix Ă©gales qui sait dĂ©ployer une pĂ©tulante vitalitĂ© sur instruments d’Ă©poque : flĂ»te ou plutĂ´t traverso, violon, clavecin et viole de gambe. Le programme de ce 10 fĂ©vrier est le prolongement finalisĂ© et abouti d’une rĂ©sidence de près de 4 jours, dans l’Ă©crin inspirant de l’Abbaye aux Dames de Saintes. Comme l’ensemble de voix de femmes De Caelis – en rĂ©sidence en 2015 pour l’enregistrement de leur programme en crĂ©ation dĂ©diĂ© Ă  Hildegard von Bigen : VOIR notre reportage vidĂ©o sur le travail de De Caelis Ă  Saintes en 2014 avec Zad Moultaka, “Jardin clos” puis Gemme en 2014), les quatre instrumentistes de Nevermind explorent Ă  Saintes en 2016, de nouveaux champs musicaux : un Baroque revivifiĂ© au diapason de l’Ă©nergie collective. Sur instruments anciens, les 4 tempĂ©raments innovent, surprennent, osent par un jeu concertĂ©, concertant, virtuose et profond d’une indiscutable clartĂ© expressive qui rend chaque interprĂ©tation captivante, par la prĂ©cision rythmique et le souci de l’Ă©coute partagĂ©e. De la fougue, une sensibilitĂ© ciselĂ©e, partagĂ©e par des partenaires complices qui cultivent le respect mutuel, le rebond, dans l’esprit si dĂ©licat d’une conversation musicale… Au programme quelques joyaux baroques français du Grand Siècle (Marais) et du XVIIIè (Couperin et Rameau), mis en regard avec deux monstres sacrĂ©s du XVIIIè germanique, JS Bach et Telemann…

 

 

 

boutonreservationEnsemble Nevermind
Programme : Marais, Couperin, Rameau, Bach, Telemann (extraits des Quatuors Parisiens)
Mercredi 10 février 2016, 20h30
Saintes, Auditorium de l’Abbaye

Anna Besson, traverso
Louis Creac’h, violon
Robin Gabriel Pharo, viole de gambe
Jean Rondeau, clavecin

 

 

CONVERSATION MUSICALE A QUATRE VOIX. Evolutive, souvent surprenante, l’Ă©criture instrumentale Ă  l’âge Baroque est l’une des plus inventives. Jean Rondeau et ses complices interrogent toutes les possibilitĂ©s expressives du cadre concertant oĂą 3 instruments solistes jouent de concert sur un continuo des plus subtiles. L’ensemble Nevermind met en lumière la partie Ă©clatante et continue de la basse continue (continuo), assurĂ©e par le clavecin et la viole entre autres, qui sait nuancer sa partie lorsqu’il faut par exemple mettre en lumière les instruments concertants, comme c’est le cas de la Suite en trio n°5 en mi mineur de Marin Marais ou dans La PiĂ©montoise, tirĂ©e du recueil Les Nations de François Couperin. Souple, agile, le continuo dĂ©ploie un subtil tapis sonore sans couvrir les instruments solistes.
Plus dĂ©concertant encore, la place que Rameau sait dĂ©dier au clavecin dès lors moins instrument du continuo que soliste de premier plan ; ainsi dans ses Pièces pour clavecin en concerts, le clavecin est l’instrument central autour duquel s’organise la conversation musicale. Le compositeur n’hĂ©site pas Ă  dĂ©fier la virtuositĂ© du soliste : un main assure la basse continue pendant que l’autre dĂ©fend la partie concertante et soliste, dialoguant avec les autres instruments. Un dĂ©fi pour l’interprète.
Jean-SĂ©bastien Bach innove encore en associant deux flĂ»tes, ou en dĂ©diant sa partition uniquement Ă  la viole ou au clavecin (Sonate in sol majeur BWV 1039). Mais l’un des plus grands gĂ©nies europĂ©ens de l’Ă©poque baroque, Telemann – plus cĂ©lèbre encore de son vivant que Bach, publie Ă  Paris, ses fameux Quatuors Parisiens dont la formation reste constante, et lĂ  encore, sujet de dĂ©fis concertants permanents : flĂ»te, violon, viole et clavecin…

Article actualisé le 13 février 2016 : le jeune ensemble Nevermind à Saintes.

Les 4 Nevermind : jubilation instrumentale Ă  Saintes

rondeau-jean-clavecin-poitiers-tap-classiquenewsSaintes. Concert Nevermind. Mercredi 10 fĂ©vrier 2016. C’est un nouvel ensemble Ă  quatre voix Ă©gales qui sait dĂ©ployer une pĂ©tulante vitalitĂ© sur instruments d’Ă©poque : flĂ»te ou plutĂ´t traverso, violon, clavecin et viole de gambe. Le programme de ce 10 fĂ©vrier est le prolongement finalisĂ© et abouti d’une rĂ©sidence de près de 4 jours, dans l’Ă©crin inspirant de l’Abbaye aux Dames de Saintes. Comme l’ensemble de voix de femmes De Caelis – en rĂ©sidence en 2015 pour l’enregistrement de leur programme en crĂ©ation dĂ©diĂ© Ă  Hildegard von Bigen : VOIR notre reportage vidĂ©o sur le travail de De Caelis Ă  Saintes en 2014 avec Zad Moultaka, “Jardin clos” puis Gemme en 2014), les quatre instrumentistes de Nevermind explorent Ă  Saintes en 2016, de nouveaux champs musicaux : un Baroque revivifiĂ© au diapason de l’Ă©nergie collective. Sur instruments anciens, les 4 tempĂ©raments innovent, surprennent, osent par un jeu concertĂ©, concertant, virtuose et profond d’une indiscutable clartĂ© expressive qui rend chaque interprĂ©tation captivante, par la prĂ©cision rythmique et le souci de l’Ă©coute partagĂ©e. De la fougue, une sensibilitĂ© ciselĂ©e, partagĂ©e par des partenaires complices qui cultivent le respect mutuel, le rebond, dans l’esprit si dĂ©licat d’une conversation musicale… Au programme quelques joyaux baroques français du Grand Siècle (Marais) et du XVIIIè (Couperin et Rameau), mis en regard avec deux monstres sacrĂ©s du XVIIIè germanique, JS Bach et Telemann…

 

 

 

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Programme : Marais, Couperin, Rameau, Bach, Telemann (extraits des Quatuors Parisiens)
Mercredi 10 février 2016, 20h30
Saintes, Auditorium de l’Abbaye

Anna Besson, traverso
Louis Creac’h, violon
Robin Gabriel Pharo, viole de gambe
Jean Rondeau, clavecin

 

 

CONVERSATION MUSICALE A QUATRE VOIX. Evolutive, souvent surprenante, l’Ă©criture instrumentale Ă  l’âge Baroque est l’une des plus inventives. Jean Rondeau et ses complices interrogent toutes les possibilitĂ©s expressives du cadre concertant oĂą 3 instruments solistes jouent de concert sur un continuo des plus subtiles. L’ensemble Nevermind met en lumière la partie Ă©clatante et continue de la basse continue (continuo), assurĂ©e par le clavecin et la viole entre autres, qui sait nuancer sa partie lorsqu’il faut par exemple mettre en lumière les instruments concertants, comme c’est le cas de la Suite en trio n°5 en mi mineur de Marin Marais ou dans La PiĂ©montoise, tirĂ©e du recueil Les Nations de François Couperin. Souple, agile, le continuo dĂ©ploie un subtil tapis sonore sans couvrir les instruments solistes.
Plus dĂ©concertant encore, la place que Rameau sait dĂ©dier au clavecin dès lors moins instrument du continuo que soliste de premier plan ; ainsi dans ses Pièces pour clavecin en concerts, le clavecin est l’instrument central autour duquel s’organise la conversation musicale. Le compositeur n’hĂ©site pas Ă  dĂ©fier la virtuositĂ© du soliste : un main assure la basse continue pendant que l’autre dĂ©fend la partie concertante et soliste, dialoguant avec les autres instruments. Un dĂ©fi pour l’interprète.
Jean-SĂ©bastien Bach innove encore en associant deux flĂ»tes, ou en dĂ©diant sa partition uniquement Ă  la viole ou au clavecin (Sonate in sol majeur BWV 1039). Mais l’un des plus grands gĂ©nies europĂ©ens de l’Ă©poque baroque, Telemann – plus cĂ©lèbre encore de son vivant que Bach, publie Ă  Paris, ses fameux Quatuors Parisiens dont la formation reste constante, et lĂ  encore, sujet de dĂ©fis concertants permanents : flĂ»te, violon, viole et clavecin…

Article actualisé le 13 février 2016 : le jeune ensemble Nevermind à Saintes.

L’ensemble Nevermind Ă  Saintes

rondeau-jean-clavecin-poitiers-tap-classiquenewsSaintes. Concert Nevermind. Mercredi 10 fĂ©vrier 2016. C’est un nouvel ensemble Ă  quatre voix Ă©gales qui sait dĂ©ployer une pĂ©tulante vitalitĂ© sur instruments d’Ă©poque : flĂ»te ou plutĂ´t traverso, violon, clavecin et viole de gambe. Le programme de ce 10 fĂ©vrier est le prolongement finalisĂ© et abouti d’une rĂ©sidence de près de 4 jours, dans l’Ă©crin inspirant de l’Abbaye aux Dames de Saintes. Comme l’ensemble de voix de femmes De Caelis – en rĂ©sidence en 2015 pour l’enregistrement de leur programme en crĂ©ation dĂ©diĂ© Ă  Hildegard von Bigen : VOIR notre reportage vidĂ©o sur le travail de De Caelis Ă  Saintes en 2014 avec Zad Moultaka, “Jardin clos” puis Gemme en 2014), les quatre instrumentistes de Nevermind explorent Ă  Saintes en 2016, de nouveaux champs musicaux : un Baroque revivifiĂ© au diapason de l’Ă©nergie collective. Sur instruments anciens, les 4 tempĂ©raments innovent, surprennent, osent par un jeu concertĂ©, concertant, virtuose et profond d’une indiscutable clartĂ© expressive qui rend chaque interprĂ©tation captivante, par la prĂ©cision rythmique et le souci de l’Ă©coute partagĂ©e. De la fougue, une sensibilitĂ© ciselĂ©e, partagĂ©e par des partenaires complices qui cultivent le respect mutuel, le rebond, dans l’esprit si dĂ©licat d’une conversation musicale… Au programme quelques joyaux baroques français du Grand Siècle (Marais) et du XVIIIè (Couperin et Rameau), mis en regard avec deux monstres sacrĂ©s du XVIIIè germanique, JS Bach et Telemann…

 

 

 

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Programme : Marais, Couperin, Rameau, Bach, Telemann (extraits des Quatuors Parisiens)
Mercredi 10 février 2016, 20h30
Saintes, Auditorium de l’Abbaye

Anna Besson, traverso
Louis Creac’h, violon
Robin Gabriel Pharo, viole de gambe
Jean Rondeau, clavecin

 

 

CONVERSATION MUSICALE A QUATRE VOIX. Evolutive, souvent surprenante, l’Ă©criture instrumentale Ă  l’âge Baroque est l’une des plus inventives. Jean Rondeau et ses complices interrogent toutes les possibilitĂ©s expressives du cadre concertant oĂą 3 instruments solistes jouent de concert sur un continuo des plus subtiles. L’ensemble Nevermind met en lumière la partie Ă©clatante et continue de la basse continue (continuo), assurĂ©e par le clavecin et la viole entre autres, qui sait nuancer sa partie lorsqu’il faut par exemple mettre en lumière les instruments concertants, comme c’est le cas de la Suite en trio n°5 en mi mineur de Marin Marais ou dans La PiĂ©montoise, tirĂ©e du recueil Les Nations de François Couperin. Souple, agile, le continuo dĂ©ploie un subtil tapis sonore sans couvrir les instruments solistes.
Plus dĂ©concertant encore, la place que Rameau sait dĂ©dier au clavecin dès lors moins instrument du continuo que soliste de premier plan ; ainsi dans ses Pièces pour clavecin en concerts, le clavecin est l’instrument central autour duquel s’organise la conversation musicale. Le compositeur n’hĂ©site pas Ă  dĂ©fier la virtuositĂ© du soliste : un main assure la basse continue pendant que l’autre dĂ©fend la partie concertante et soliste, dialoguant avec les autres instruments. Un dĂ©fi pour l’interprète.
Jean-SĂ©bastien Bach innove encore en associant deux flĂ»tes, ou en dĂ©diant sa partition uniquement Ă  la viole ou au clavecin (Sonate in sol majeur BWV 1039). Mais l’un des plus grands gĂ©nies europĂ©ens de l’Ă©poque baroque, Telemann – plus cĂ©lèbre encore de son vivant que Bach, publie Ă  Paris, ses fameux Quatuors Parisiens dont la formation reste constante, et lĂ  encore, sujet de dĂ©fis concertants permanents : flĂ»te, violon, viole et clavecin…

Article actualisé le 13 février 2016 : le jeune ensemble Nevermind à Saintes.

Compte rendu, concert. Saintes. Abbaye aux dames, le 14 juillet 2015. Bach, Rameau, Royer. Jean Rondeau, clavecin.

Après une Ă©dition 2014 exceptionnelle, tant par la qualitĂ© des concerts proposĂ©s que par la frĂ©quentation, le festival de Saintes revient en force pour son Ă©dition 2015 avec des artistes Ă  fort tempĂ©rament, dans un style bien diffĂ©rent de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Parmi ces artistes, le jeune claveciniste Jean Rondeau rĂ©cemment primĂ© aux Victoires de la musique 2015 (rĂ©vĂ©lation instrumentale). Le style du jeune homme dĂ©montre qu’il maitrise son instrument avec une maestria digne des plus grands clavecinistes actuellement en activitĂ©.


Jean Rondeau : génie du clavier au festival de Saintes

Le double jeu de Jean Rondeau, entre Bach et jazz

rondeau jean clavecin siantes 2015Pour ce concert, Jean Rondeau reprend le programme de son premier CD consacrĂ© Ă  Johann Sebastian Bach (1685-1750) : « Imagine ». Si plusieurs des oeuvres du concert ont Ă©tĂ© composĂ©es pour clavier, tels les deux prĂ©ludes et fugue en la mineur BWV 894 et BWV 895 ou le concerto dans le goĂ»t italien BWV 971, remarquable marathon pour clavecin, interprĂ©tĂ©s avec goĂ»t et sensibilitĂ©, d’autres ont Ă©tĂ© transcrites pour clavier. Ainsi, Jean Rondeau s’attaque avec brio Ă  la Suite en do mineur BWV 997; d’abord composĂ©e pour luth, cette suite a ensuite Ă©tĂ© transcrite pour clavier. Également transcrite pour clavecin, la chaconne tirĂ©e de la partita pour violon seul n°2 en rĂ© mineur BWV 1004; lĂ  encore, le jeune claveciniste comprend le caractère dansant de la pièce, il en dĂ©voile l’énergie rythmique avec une flexibilitĂ© digitale enivrante. Pendant tout le concert, son professionnalisme (concentration et dĂ©tente), sa maĂ®trise sĂ©duisent le public venu nombreux : l’attrait du phĂ©nomène actuel du clavier produit ses effets. Le public est ravi et lui rĂ©serve un accueil chaleureux. Jean Rondeau concède d’ailleurs deux bis ; le premier est tirĂ© de l’oeuvre de Jean Philippe Rameau (1683-1764) : Tendres plaisirs ; le second est une oeuvre de Pancrace Royer (vers 1705-1755) : Marche des scythes.

Si Jean Rondeau est un claveciniste hors pair, il est Ă©galement excellent pianiste. ConviĂ© Ă  donner un concert de jazz avec son groupe Note Forget, composĂ© du saxo Virgile Lefebvre, du batteur SĂ©bastien Grenat et du contrebassiste Erwan Ricordeau, le claviĂ©riste joue pendant plus d’une heure après le concert de 19h30, Ă©galement consacrĂ© Ă  Bach et dont nous rendons compte dans un autre article. Après avoir rendu hommage Ă  deux des plus grands jazzmen du XXe siècle, ThĂ©lonious Monk et Herbie Hancock, le quatuor se lance dans un show jazzy en jouant les compositions de ses membres devant un public toujours aussi nombreux et sĂ©duit par l’Ă©clectisme du claviĂ©riste, hors norme, polyvalent, d’une facilitĂ© Ă©tonnante d’un rĂ©pertoire l’autre. Et d’ailleurs de nombreuses personnes sont allĂ©es saluer Jean Rondeau et ses musiciens pour le fĂ©liciter et le remercier de leur avoir donnĂ© un si bel Ă©chantillon de son talent.

Dans deux styles très diffĂ©rents, voire radicalement opposĂ©s, Jean Rondeau a sĂ©duit un public nombreux qui s’est littĂ©ralement arrachĂ© son CD Bach “Imagine”. Saluons l’Abbaye aux Dames d’avoir eu l’excellente idĂ©e d’accueillir le jeune claveciniste qui sera en rĂ©sidence Ă  compter de la saison 2015/2016. Souhaitons Ă  l’artiste et Ă  ses deux ensembles, Note forget (de tendance jazzy) et NeverMind (ensemble de musique baroque) la plus belle des carrières ; carrière qui s’annonce d’ailleurs sous les meilleurs auspices.

Saintes. Abbaye aux dames, le 14 juillet 2015. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Prélude et fugue en la mineur BWV 895, Prélude et fugue en la mineur BWV 894, Fantaisie et fugue inachevée en do mineur BWV 906, Suite en do mineur BWV 997, Chaconne de la partita pour violon seul N°2 en ré mineur BWV 1004, concerto dans le goût italien BWV 971; Jean Philippe Rameau (1683-1764) : Tendres Plaisirs (bis N°1); Pancrace Royer (vers 1705-1755) : Marche des scythes (bis N°2) . Jean Rondeau, clavecin.

Jean Rondeau, clavecin Ă  Saintes

Rondeau jeanSaintes. RĂ©cital Jean Rondeau, clavecin. D. Scarlatti. Le 15 juillet 2014, 13h. Clavecin mĂ©ridional. RĂ©cital de  clavecin mĂ©ridional avec son ambassadeur le plus rayonnant et virtuose: Domenico Scarlatti (1685-1757). A la fougue de son tempĂ©rament hautement napolitain dĂ©jĂ  riche en audacieuse crĂ©ativitĂ© (hĂ©ritage du père Alessandro), Domenico sait assimiler le dĂ©lire picaresque,  la flamboyante caractĂ©risation propres aux caractères de son pays d’adoption: l’Espagne. Son oeuvre et son style sont si impressionnant (550 Sonates) que les virtuoses antĂ©rieurs sont tous minimisĂ©s sauf peut ĂŞtre le père pour tous S’agissant du clavecin ibĂ©rique : Antonio Soler (1729-1783).
Telles les jalons d’une pensĂ©e musicale qui recherche et expĂ©rimente sans se fixer de limites, les Sonates de Domenico outrepassent les règles dĂ©volues au clavier faisant de l’instrument avant les compositeurs romantiques,  le vecteur privilĂ©giĂ© de sa quĂŞte intarissable : un instrument expĂ©rimental de premier ordre qui suit les humeurs et les audaces de l’auteur.  De fait il nous laisse une littĂ©rature inĂ©dite dont l’esprit dynamique renouvelle totalement la forme musicale,  jusqu’au rapport Ă  l’instrument. Ce Scriabine du  clavecin aura subjuguĂ© bien des interprètes excitĂ©s par les dĂ©fis multiples d’oeuvres atypiques. Au premier rang desquels Scott Ross. Ralf Kirkpatrick musicologue que la question de Scarlatti n’a cessĂ© d’interroger, a tentĂ© de rĂ©tablir la chronologie d’un catalogue qui porte encore son nom et classe ainsi de façon critique une centaine de Sonates scarlatiennes.
Esprit nerveux,  Domenico affirme une Ă©criture vive qui se joue des modulations passant sans annonce ni prĂ©ambule du mineur au majeur. Les sonates baroques sont parfois très courtes en un seul mouvement,  dĂ©veloppant un seul thème ou combinant plusieurs. Toujours le style est flamboyant,  imprĂ©visible,  d’une libĂ©rĂ© et d’un feu dĂ©jĂ  mozartiens. Un vrai dĂ©fi pour un jeune claveciniste prĂŞt Ă  relever tous les paris pour dĂ©voiler son propre tempĂ©rament : c’est assurĂ©ment le cas de Jean Rondeau, Ă©lève de l’ineffable et subtile Blandine Verlet-, dont l’engagement pour le clavecin Ă©gale son art de l’improvisation qu’il cultive au piano au sein d’un ensemble de jazz. Volubile, curieux, mais aussi disciplinĂ©, Jean Rondeau crĂ©e l’évĂ©nement Ă  Saintes ce 15 juillet sous la voĂ»te de l’Abbatiale.

Mardi 15 juillet 2014
Abbaye aux dames, 13h

Jean Rondeau, clavecin

Domenico Scarlatti (1685-1757)

Sonate k.215 en Mi Majeur, andante
Sonate k.175 en la Mineur, allegro
Sonate k.208 en la Majeur, adagio e cantabile
Sonate k.119 en do Majeur, allegro
Sonate k.213 en ré Mineur, andante
Sonate k.141 en ré Mineur, allegro
Sonate k.30 en Sol Mineur « la Fugue du Chat », moderato
Sonate k.132 en do Majeur, cantabile
Sonata k.84 en do Mineur, allegro
Sonata k.481 en do Mineur, andante cantabile

Padre Antonio Soler (1729-1783)

Fandango r.143 en ré Mineur

Illustration : Jean Rondeau (DR)

Approfondir : consultez notre présentation complète du festival de Saintes 2014

 

Saintes abbayeLe festival de Saintes c’est aussi de nombreux jeunes talents déjà remarqués à Saintes ou nouveaux tempéraments à suivre désormais et révélés dans le cadre de l’Abbaye aux Dames : entre autres, Quatuor Hermès (Haydn, Beethoven, Schubert, le 13 juillet, 22h), Jean Rondeau, clavecin (le 15 juillet, 13h), Récital de l’excellente soprano Céline Scheen (L’Amante segreto, le 16 juillet, 13h), Quatuor Hip4tet (Quatuors de Félicien David et Mendelssohn, les 17 et 19 juillet, 17h), …

 

 

 

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