Festival Musique et mémoire : 1er week end / Les Timbres

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016HAUTE-SAÔNE, festival Musique et Mémoire 1 : 15,16,17 juillet 2016, LES TIMBRES… 1er des 3 week ends événements orchestrés cette année par le Festival Musique et Mémoire : les 15,16,17 juillet 2016 au Pays des mille étangs (à Servance, Faucogney, Fougerolles, Coravillers…). Place aux sonorités suaves, défricheuses de l’ensemble exceptionnellement éloquent et intérieur, Les Timbres (dont le noyau instrumental est une triple équation : viole de gambe, clavecin, violon soit Myriam Rignol, Julien Wolfs, Yoko Kawakubo), dont 2016, marque la dernière des trois années en résidence vécues à Musique et Mémoire. C’est un périple ou un marathon musical en pas moins de 5 concerts (de François Couperin aux Italiens entre autres…, qui se concluent magnifiquement dimanche 17 juillet à Corravillers (église, 17h), par un programme des plus suggestifs dédiés aux maîtres britanniques su XVIIè, ceux là même que Johann Jacob Froberger, -compositeur dont le Festival est bien le seul à fêter en 2016, les 400 ans-, aurait pu approcher et peut-être même écouter lors de son séjour en Angleterre…

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

VOIR le programme du Festival Musique et Mémoire 2016

APPROFONDIR: lire notre présentation du week end spécial : Les Timbres au Festival Musique et Mémoire 2016 : les 15, 16 et 17 juillet 2016

VOIR le grand reportage vidéo LES TIMBRES au Festival Musique et Mémoire 2015 : approche spécifique, intention artistique, répertoire abordé – productions créées au Festival Musique et mémoire en juillet 2015 : Proserpine de Lully (version de chambre d’époque) et spectacle avec comédien Le Carnaval des Animaux

Les Cyclopes au Festival Musique et Mémoire 2016 (2ème Week end)

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016Haute-Saône, festival Musique et Mémoire. 2ème week end : 20-24 juillet 2016. Froberger en majesté… en 1 conférence et 6 concerts événements. Pour son 23ème cru, le festival Musique et Mémoire au Pays des Mille étangs en Haute-Saône, poursuit cette équation captivante de l’exploration baroque au cœur du territoire rural (en l’occurrence les Vôsges Saônoises). Pour les 400 ans du compositeur baroque, mort sur son territoire, le festival dirigé par Fabrice Creux célèbre en 8 programmes inédits, le génie de Johann Jacob Froberger (1616-1667), non sans raison : mort au château d’Héricourt (3 concerts ont lieu dans l’église d’Héricourt), Froberger fut une étoile musicale à l’échelle de l’Europe. Son élève et protectrice, la Princesse Sybille a témoigné de l’art de toucher le clavier d’un Froberger divin poète dont l’enjeu des programmes proposés par Musique et Mémoire en 2016, entend bien restituer la force, la subtilité, la finesse allusive : par son caractère suggestif et introspectif, Froberger fut le Chopin du XVIIè, établissant déjà ce rapport intimiste et presque secret entre l’interprète, son clavier, ses proches auditeurs… Qui fut réellement Froberger ? Quels sont les compositeurs dont il fut proche et dont il transmit l’art spécifique ? Le Festival Musique et Mémoire est le seul en France cet été à célébrer à juste titre le génie de Froberger et évoquer ses passionnantes affinités avec la musique française, le Stylus Fantasticus, Frescobaldi et Mathias Wackmann… Et pour servir ce nouveau cycle exceptionnel, en découvertes et révélations, Fabrice Creux invite un nouvel ensemble sur instruments d’époque, en résidence au Festival, Les Cyclopes.

 

 

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1 – La vie secrète de Froberger

 

Les 400 ans de Froberger célébrés par Musique et MémoireMusicien, diplomate ? La conférence du mercredi 20 juillet met l’accent sur l’itinérance d’un compositeur et interprète du clavier parmi les plus doués de son temps, dont l’activité musicale pourrait avoir été doublée de missions diplomatiques et politiques pour l’Empereur Ferdinand III (qui a financé tous ses déplacements à travers l’Europe). De fait, ses séjours parfois longs depuis Vienne, en France, en Angleterre, en terres germaniques et en Italie, lui apportent les composantes d’un riche substrat esthétique dont il réalise une puissante et originale synthèse. Bibiane La pointe (clavecin) et Thierry Maeder (orgue), directeurs artistiques de l’ensemble Les Cyclopes, associent leurs talents musiciens pour ressusciter la figure de Froberger, dans un lieu même que le compositeur aurait pu connaître et même investir lors de son séjour ultime à Héricourt… Héricourt, église luthérienne, à 21h, réservations conseillées : 03 84 49 33 46. (Illustration : Portrait de l’Empereur Ferdinand III, protecteur de Froberger).

 

 

2 – Froberger en tête-à-tête

 

Le jeudi 21 juillet, le duo Coloquintes (violon / viole de gambe) joue plusieurs transcriptions et pièces inédites témoignant de la richesse d’inspiration de Froberger, toutes regroupées dans le manuscrit de la bibliothèque de Wolfenbüttel, le Ludwig Partiturbuch qui collecte les Suites de Danses pour violon et viole de gambe d’un Froberger irrésistiblement inventif et original. Réservations obligatoires. MELISEY, Chœur Roman, 21h. 

 

 

 

Les 5 autres programmes sont d’autant plus exceptionnels qu’ils sont tous des créations / commandes du festival.

3 – A l’honneur de Madame Sibylle

Vendredi 22 juillet 2016
Héricourt, église luthérienne, 21h

Vermeer, Concert 1665fHommage à une mécène et amie… Les cas d’estime sincère et partagé sont finalement assez rares dans l’histoire musicale.
A l’instar de Louis XIV et son cher Lully, plus tard de Handel et de la Reine Caroline, Froberger sut cultiver une exceptionnelle relation avec la Princesse Sybille de Wurtemberg (1620-1707), sa cadette et non moins patronne et élève, qu’il rencontre d’abord à Stuttgart puis rejoint à la fin de sa vie en son château d’Héricourt à partir de 1664. La princesse est croyante, douée pour le clavier et certainement compositrice elle-même dans la proximité de Froberger, son mentor et maître. En hommage, le musicien appelait les Trois Grâces de Wurtemberg, Sybille et ses deux sœurs. Dans les secrets d’une compréhension complice, Froberger dédie à Sybille plusieurs pièces pour elle seule. Quand son “cher, fidèle et zélé professeur” meurt à Héricourt en 1667, d’apoplexie, la Princesse Sibylle endeuillée invite tous ses amis de Montbéliard pour célébrer la mémoire de son maître et ami, au cours d’une célébration fastueuse. Les Cyclopes évoquent la relation du musicien et de sa mécène dans un programme inédit, création et commande du festival Musique et Mémoire, comprenant des œuvres de Böddeceker, Monteverdi, Capricornus, et évidemment Froberger dont les instrumentistes jouent “l’Allemande faite à l’honneur de Madame Sybille Duchesse de Wurtemberg”. Réservation conseillée. Répétition publique ouverte à 17h. Concert à 21h.

 

 

 

4 – Froberger à Rome

 

Samedi 23 juillet 2016
Héricourt, église luthérienne, 15h.
frescobaldi girolamo portrait clavier romeFroberger réalise deux séjours à Rome : 1637-1641 puis 1645-1649. Converti au catholicisme, le musicien grâce au soutien de l’Empereur Ferdinand III, rejoint Rome pour apprendre l’art du génie local : Girolamo Frescobaldi (1583-1643), alors à la fin de sa vie. L’élève apprend vite : Froberger maîtrise très vite l’art de la Toccata, le contrepoint à la manière frescobaldienne. Après la mort de Frescobaldi, Froberger prend soin de contribuer à la diffusion de sa musique, modèle du genre. Pendant son second séjour romain, Froberger recueille l’enseignement du jésuite et professeur au Collegium Germanicum, Athanasius Kircher dont le recueil essentiel pour le premier baroque européen, Musurgia universalis (1650) fixe les caractères du stylus fantasticus, manifeste musical dont les préceptes théoriques ont certainement bénéficié aussi des suggestions et recherches de Froberger. En témoigne la Fantasia ut-ré-mi-fa-sol-la, seule oeuvre de Froberger présente dans de Kircher. Le maître de chapelle de Saint-Apollinare à Rome, Carissimi a certainement croisé la route de Froberger dont l’oeuvre recueille une influence manifeste. En témoignent les deux Motets, révélations centrales du programme proposé par Les Cyclopes : Apparuerunt apostolis, et Alleliua absorpta est mors, seules partition de Johann Jacob, non destinées au clavier.
Réservation conseillée.

 

 

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5 – Abendmusiken à Hambourg

 

Samedi 23 juillet 2016
Belfort, Temple saint-Jean, 21h
Froberger et Weckmann. Avant les Telemann et CPE Bach, champions hambourgeois du plein XVIIIè piliers de l’activité musicale locale, la ville hanséatique favorise l’inspiration des compositeurs, ainsi Matthias Weckmann (1616-1674), qui fonde à Hambourg le collegium Musicum : le compositeur rencontre son exact contemporain Froberger (ils sont nés tous deux en 1616) à Dresde alors qu’à l’hiver 1649, Froberger était envoyé par Ferdinand III pour remettre une lettre au Prince électeur Georges Ier de Saxe. Virtuoses de clavier, doué pour la composition comme l’improvisation, Weckmann et Froberger ne devait plus interrompre leur relation, dont une abondante correspondance témoigne. Les deux s’influencent mutuellement et se transmettent les ferments d’une puissante et originale synthèse entre contrepoint savant germanique, style français, stylus fantasticus où virtuosité et introspection trouvent un idéal équilibre. Au programme de ce concert alliant l’orgue et les instruments de l’orchestre baroque Les Cyclopes, Sonates de Weckmann et Ferro, Pièces pour le clavier de Weckmann et Froberger (extraits des manuscrits de la Singakademie et Hintze). Rservation conseillée.

 

 

 

6 – Passer la mélancolie

 

Dimanche 24 juillet 2016
Saint-Barthélémy, Eglise, 11h
Le concert évoque le séjour de Froberger en Angleterre (1652-1653) autour de la pièce emblématique au titre poétique : “Plainte faite à Londres pour passer la mélancolie”… Sonates et pièces pour le clavier de Locke, Froberger, Gibbons (organiste), Thomas Baltzar (violoniste)… tous musiciens et compositeurs reliés à Oxford, dont Froberger fut proche du milieu musical (en particulier de Mathiew Locke (1621-1677). Aux Anglais, Froberger transmet le goût des français et de Frescobaldi… Réservation conseillée.

 

 

 

7 – 1653, RATISBONNE

 

Dimanche 24 juillet 2016
Fresse, église Sainte-Antide, 17h
ferdinand-III-protecteur-de-Froberger-portrait-582-Ferdinand_III,_Holy_Roman_EmperorLa Diète d’Empire à Ratisbonne... musiques dynastiques et impériale. Pour le remercier de son indéfectible appui et protection, Froberger dédie en 1656, un recueil de nouvelles partitions à l’Empereur Ferdinand III : y figurent des pièces inspirées directement à ses aventures en Europe, durant ses nombreux déplacements. Froberger voyage sur les chemins et en mer, en Angleterre, pays germaniques, Pays-Bas, France, durant trois années où il vit le pire comme le plus exaltant : en 1653, il rejoint Ratisbonne où la famille impériale est présente pour la Diète d’Empire. Tous les princes influents sont représentés, en grande pompe et en fastueuse représentations musicales. En témoigne le recueil de 114 partitions, édité pour l’occasion et qui regroupe alors les meilleures manières germaniques : le Partiturbuch Ludwig. Au cours de la Diète de Ratisbonne de 1643, Ferdinand III fait ratifier la nomination de son fils comme son successeur (futur Ferdinand IV, Roi des romains) et aussi le couronnement de sa 3ème épouse Eléonore de Gonzague, comme impératrice. Mais le fils désigné, futur Ferdinand IV devait mourir de la variole à 21 ans, en juillet 1654. Le recueil dédié à l’Empereur en 1656 (Libro Quarto) évoque très précisément et de façon codifié, chacun des avatars et des péripéties de la famille impériale dont était proche Froberger.
Pour évoquer l’écriture virtuose de Froberger et le goût musical impérial, Les cyclopes jouent les Pièces pour le clavier de Froberger (Libro Quarto, 1656) et plusieurs Sonates de Bertali, Valentini, Schmelzer, toutes déposées dans le fameux Partiturbuch Ludwig de 1653. Réservation conseillée.

 

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AGENDA
2ème week end du Festival Musique et Mémoire 2016 — les 20, 21, 22, 23 et 24 juillet 2016
Les Cyclopes
1 conférence – 6 programmes inédits

1- Mercredi 20 juillet 2016,
Héricourt, église luthérienne, 21h
Conférence : la vie secrète de Froberger

2- Jeudi 21 juillet 2016
Melisey, choeur roman, 21h
Froberger en tête à tête
Duo Coloquintes, Aparté

3- Vendredi 22 juillet 2016
Héricourt, église luthérienne
A l’honneur de madame Sibylle

4- Samedi 23 juillet 2016
Héricourt, église luthérienne, 15h
Froberger à Rome : Frescobaldi et Kircher

5- Samedi 23 juillet 2016
Belfort, Temple Saint-Jean, 21h
Abendmusiken à Hambourg

6- Dimanche 24 juillet 2016
Saint-Barthélémy, église, 11h
Plainte faite à Londres pour passer la mélancolie

7- Dimanche 24 juillet 2016
Fresse, église Sainte-Antide, 17h
La Diète d’Empire

INFOS, RESERVATIONS
sur le site du Festival Musique et Mémoire

 

 

BACH-JS-jean-sebastian-582-390-BACH-JS-4johann-sebastian-bachBACH à Musique et Mémoire. Dernier week end : les 29, 30 et 31 juillet 2016, est dédié à Jean-Sébastien Bach. L’ensemble Alia Mens réalise ainsi 4 concerts événements dont le dernier à Lure (Création / commande du Festival, Eglise saint-Martin, 21h), permet d’écouter le Concerto Brandebourgeois IV, BWV 1049 et VI BWV 1051, le concerto pour violon et cordes BWV 1042, In dulci jubilo, Wir danken dir, Herr Jesu Christ… Un nouvel ensemble défenseur de JS Bach confirmera-t-il ainsi pour Musique et Mémoire ses affinités musicales ? Réponses les 29, 30 et 31 juillet prochains.

 

 

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Les Timbres au Festival Musique et Mémoire : 15,16 et 17 juillet 2016

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

 
 

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais au carrefour entre XVIè et XVIIè siècles. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Et pour naviguer entre chaque sensibilité (Gibbons, Nicholson, Byrd, Morley, Ward, Playford, White, Ravenscroft, Johnson, Dowland…), Les Timbres conçoivent le cheminement en un cycle qui égrène les saisons, faisant du concert le miroir d’une existence humaine… Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

 
 

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 
 
 

 

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

 
 

Les Timbres, en vedette au Festival Musique et Mémoire

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

FESTIVALS 2016. Le Festival Musique et Mémoire 2016 célèbre les 400 ans de FROBERGER

froberger-johann-vignette-580-portraitFESTIVALS 2016. 400 ans de FROBERGER. Hommage et célébration par le Festival Musique et Mémoire 2016. Joyeux anniversaire Monsieur Froberger ! Il y a exactement 400 ans naissait à Stuttgart, le 18 mai 1616, Froberger, musicien voyageur à la vie mystérieuse et aventureuse digne d’un roman. Le festival Musique et Mémoire, en Haute-Saône, célèbre le génie oublié d’un Baroque saisissant, cet été (du 15 au 31 juillet 2016) avec l’ensemble Les Cyclopes, le Duo Coloquintes, les clavecinistes Julien Wolfs et Jean-Luc Ho… Froberger est d’autant plus légitime en Haute-Saône qu’il passa la fin de sa vie au château d’Héricourt auprès de la princesse Sybille de Wurtemberg… Une évocation spécifique de sa présence in loco, grâce à l’implication du Festival Musique et Mémoire, permettra de mesurer l’immense apport d’un compositeur passionné par le clavier, porté par un exigence artistique sans bornes… Temps forts entre autres commémorant l’anniversaire de Froberger et sa présence active en France : Récital Forberger (Julien Wolfs, le 16 juillet), Voyages et vie secrète de Froberger par l’ensemble Les Cyclopes (les 20, 21, 22, 23 et 24 juillet 2016)…

 
 
 

Festival Musique et Mémoire 2016
 — 23e édition, du 15 au 31 juillet
 : Joyeux anniversaire Monsieur Froberger !
 Toute la programmation sur le site du Festival Musique et Mémoire

LIRE aussi notre présentation et nos temps forts du Festival Musique et mémoire 2016

VOIR aussi le grand reportage vidéo du Festival Musique et mémoire 2015 : l’ensemble en résidence Les Timbres ressuscite l’opéra Proserpine de Lully

 

 

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GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016. Conception et réalisation : Philippe Alexandre Pham

REDEFINIR UN FESTIVAL. MUSIQUE ET MEMOIRE, festival exemplaire. Qu’est ce qui fait la réussite exemplaire d’un Festival ?  Et qu’est ce qu’un festival tout court ? Assurément sa proximité avec ses publics, l’accompagnement des artistes dans la voie du dépassement et du partage ; le souci de l’accessibilité aussi et pour Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire (Vosges du Sud, Haute-Saône), l’engagement artistique, unique en France, qui sait proposer à chaque artiste associé, une résidence sur 3 années : temps long, temps exceptionnel et préservé pour présenter à un public fidélisé et demandeur, des programmes innovants, inédits, aux thématiques souvent passionnantes. Ici, des ensembles et des artistes ont le temps et les moyens d’approfondir leur geste artistique ; ici, les festivaliers mesurent les progrès et l’évolution des pratiques musicales d’une édition à l’autre… Fabrice Creux n’oublie pas pour autant l’ancrage du festival dans son territoire, organisant hors festival estival, des actions de sensibilisation auprès des jeunes scolaires par exemple, toute une activité citoyenne, engagée, vivante, sans hiérarchie intimidante ou code culturel discriminant. La culture ainsi transmise est une expérience unique, de partage, de conscience collective surtout. Et si Musique et Mémoire concentrait les fondamentaux d’une réussite culturelle ?
Le “Grand reportage” de CLASSIQUENEWS, réalisé au festival Musique et mémoire en juillet 2015, au moment de la résidence du jeune ensemble LES TIMBRES (17, 18, 19 juillet) expose les points de développement, les enjeux et les objectifs qui déterminent à présent tout festival qui entend défendre une identité forte. L’approfondissement, l’inédit, la sincérité du geste s’adressent directement aux publics toujours très curieux d’expériences musicales. On est loin des projets coûteux, représentation d’une seule date devant des parterres internationaux où le prestige l’emporte sur tout critère humain. L’expérience de Musique et Mémoire recentre l’acte culturel au service du partage et de la compréhension humains. C’est en cela que le festival créé par Fabrice Creux affirme sa singularité précieuse, visionnaire, et pour CLASSIQUENEWS, exemplaire. Entretiens avec les musiciens des Timbres, Fabrice Creux, directeur et fondateur du festival Musique et Mémoire (prochaine édition : du 15 au 31 juillet 2016). © studio CLASSIQUENEWS 2016

Festival Musique et Mémoire 2016 : les 400 ans de Froberger

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire 2016 : Froberger. 15>31 juillet 2016. HOMMAGE à FROBERGER... En 2016, soit l’année du 400ème anniversaire de Froberger (1616-1667), le festival estival Musique et Mémoire célèbre le tempérament singulier d’un musicien voyageur au génie oublié. Classiquenews, partenaire fidèle du Festival dans le Vosges du Sud (Haute Saône) s’associe à la prochaine célébration et souligne la valeur d’une œuvre virtuose autant que poétique dont l’itinéraire aux quatre coins de l’Europe compose la trame d’une formidable carrière qui évoque le roman ou l’épopée musicale… Propre à son enracinement dans le territoire et à cet esprit d’ouverture et de partage qui renforce la haute identité culturelle de la Haute-Saône, le festival Musique et Mémoire rend aussi hommage à un créateur illustre qui est mort dans son périmètre… à Héricourt (dans le château de sa patronne et élève, la duchesse Sybille de Wurtemberg). Occasion unique de réunir histoire, géographie et délectation musicale. Musicien germanique, Johann Jacob Froberger est compositeur, organiste et claveciniste, né à Stuttgart en 1616 et mort en 1667 à Héricourt (France), alors dépendant du Duché de Wurtemberg. Son parcours l’expose plus qu’aucun autre musicien à son époque aux plus importantes traditions nationales : italienne, française, germanique, néerlandaise, anglaise. De sorte qu’il incarne à lui tout seul, préfigurant l’universalisme d’un Jean-Sébastien Bach, toutes les tendances esthétiques de son temps en un “syncrétisme” exigeant et expressif. Concepteur de la suite de danses, Froberger s’impose comme l’un des plus importants auteurs pour le clavier au XVIIè. Ses voyages incessants lui permettent d’enrichir toujours ses propres oeuvres, son style éclectique et synthétique entre les traditions qui l’ont nourri et ses propres partitions qui ont marqué ses contemporains.

froberger-johann-vignette-580-portraitA ROME, AUPRES DE FRESCOBALDI… A Stuttgart, dès ses 19 ans, Froberger rentre au service de l’empereur du Saint-Empire Romain Germanique, Ferdinand III de Habsbourg. Le jeune organiste de la chambre impériale rejoint une institution prestigieuse au moment où l’Europe est ravagée par les terribles dommages de la guerre de Trente ans. Pour autant Froberger ne reste pas à Vienne… Grand amateur d’art italien, celui-ci octroie au jeune musicien de vingt ans à peine une bourse pour étudier pendant quatre années à Rome auprès du très célèbre Girolamo Frescobaldi (1583-1643), organiste de Saint-Pierre. Froberger apprend l’écriture frescobaldienne, l’acclimate selon son tempérament et en rapporte les principes à Vienne. Dans la cité pontificale, le jeune germanique rencontre l’illustre Carissimi, et étudie auprès du “Maître des cent savoirs”, Athanasius Kircher. Celui-ci lui confie une machine de son invention permettant de composer des canons… système astucieux qui permettra ensuite à Froberger de briller en société, séduisant les Grands et les Princes. De retour à Vienne, le compositeur excellent claviériste enchante ses auditeurs dans une Cour où domine dans le goût des empereurs habsbourg, la musique italienne, alors défendue in loco par les incontournables Giovanni Valentini et Antonio Bertali ; Froberger est remarqué par le diplomate anglais William Swan qui le qualifie “d’homme très rare sur les espinettes”. Claviériste virtuose, diplomate secret, voyageur en mission… Puis, toujours sous la tutelle de Ferdinand III, Froberger réalise de nombreux voyages, qui sont sans doute des missions diplomatiques – à travers l’Europe, Italie, Angleterre, … voyages qui ne furent
pas sans dangers ni avatars rocambolesques dont les titres de ses œuvres témoignent alors (Allemanda repraesentans monticidium – la chute en montagne – Frobergeri, Lamentation sur ce que j’ay êté volé et se joue à la discrétion et encore mieux que les soldats m’ont traité, Allemande faite en passant le Rhin dans une barque en grand peril, Plaincte faite à Londres pour passer la Melancolie, etc….).
De Vienne, Froberger se rend tout d’abord à Dresde en 1650 où le Prince-Electeur organise un duel musical avec Matthias Weckman. La longue amitié intellectuelle qui en découle, est emblématique du caractère attachant et très agréable du Froberger, un compositeur très estimé et d’une éducation idéale. A Weckman, Froberger transmet l’art et la connaissance des Français. Ainsi Dresde et Hambourg (où Weckman était organiste) assimilent l’art des Couperin…

 

 

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 Portrait de l’Empereur Ferdinand III, protecteur de Froberger

 

LA FRANCE, ETAPE FORMATRICE. Puis ce sont Bruxelles, Utrecht et surtout Paris où il arrive pendant la Fronde. Un concert triomphal est même organisé en son honneur en 1652 aux Jacobins en présence de 615 auditeurs, dont la famille royale.. Déterminants pour son évolution, les luthistes et clavecinistes français (Louis Couperin, Roberday) qui l’initient au « style luthé » et à la suite de danses. Froberger en maîtrise la science raffinée et délicate, fixant ainsi l’ordre désormais canonique : Allemande, Gigue, Courante et Sarabande. Froberger participe aussi aux fameuses “Assemblées des honnêtes curieux” organisées par le claveciniste de la Cour Jacques Champion de Chambonnières. À Paris, Froberger rencontre le luthiste Blancrocher, son “optimus amicus”, qui décéda dans ses bras en 1652, des suites d’une chute dans les escaliers. En hommage endeuillé, le Tombeau que Froberger écrivit à cette occasion (comme le fait aussi Louis Couperin), riche d’éléments figuratifs (la chute dans l’escalier par un arpège descendant, le glas et la descente de la bière dans la terre) est un sommet bouleversant qui touche par sa sincérité.
Depuis Paris, Froberger pousse jusqu’à Londres alors en pleine tourmente politique. Il se fait alors dépouiller par des voleurs entre Paris et Douvres puis par des pirates entre Douvres et l’Angleterre ! Ainsi sa “Plainte faite à Londres pour passer la mélancolie”. En dépit des difficultés, malgré la délicate situation des musiciens dans l’Angleterre du Commonwealth, Froberger rencontre les compositeurs londoniens qui comptent alors : Cristopher Gibbons, Thomas Baltzar, Matthew Locke.
Après de nouvelles étapes à Paris et à Bruxelles, Froberger rejoint Ferdinand III à la diète impériale de Ratisbonne. La rencontre politique favorise encore de nouveaux contacts des plus profitables pour sa propre culture esthétque et musicale : chaque Électeur présent, y est accompagné de ses musiciens, au premier rang desquels, le Maestro di Capella de l’Empereur : Antonio Bertali. Mais un jalon décisif survient quand meurt en 1657, son protecteur de toujours, l’empereur Ferdinand III : Froberger, quadragénaire, compose l’une de ses plus compositions les plus profondes et recueillies là aussi.

froberger johann jacobHERICOURT, ULTIME PERIODE (1664-1667). Ultime période à Héricourt auprès de la Duchesse Sybilla. C’est un tournant dans sa carrière : le nouvel empereur Léopold I, très italophile et lui aussi compositeur, particulièrement épris d’oratorios (sepolcri), ne conserve par Froberger à son service. Le compositeur quitte à nouveau Vienne, mais cette fois définitivement. Il retourne à Paris où il bénéficie du soutien du Marquis de Termes (ancien protecteur de Blancrocher). Il compose alors sa Meditation faite sur ma mort future, “â Paris 1 May Anni 1660″. Hélas la disgrâce du marquis de Termes à la suite de la chute de Fouquet en 1661, précipite le propre destin de Froberger : il doit quitter Paris…
Le compositeur rejoint en 1664, alors au Château d’Hericourt le service de la duchesse et Princesse de Montbéliard, Sybilla de Wurtemberg (1620-1707) ; Montbéliard étant alors une enclave du Wurtemberg en France. Grande amatrice de musique, et femme indépendante, Sybilla est une amie d’enfance qui a appris la musique avec le père de Froberger.
Sibylla et son médecin particulier, laissent un témoignage précieux sur la personnalité de Froberger : un être sociable, de compagnie fort agréable ; ” un homme gentil, aux moeurs chrétiennes, connu pour son caractère mesuré, sa bonne humeur et son esprit exquis. D’un côté il avait l’habitude de se mouvoir en compagnie des princes, de l’autre il se plaisait à jouer aux cartes pendant de longues heures avec les gens de maison, tuant le temps gaiement”.
Le 7 mai 1667, Froberger meurt brusquement d’une attaque d’apoplexie, lors de sa prière des vêpres ; il est enterré à Bavilliers. Peu avant sa mort, l’ami et le confident laisse des instructions précises quant à ses œuvres : en s’adressant à Sybilla de Wurtemberg, il désire que ne soient pas divulguées ses manuscrits, car “beaucoup ne sauraient pas comment s’y prendre et ne feraient que du gâchis” (lettre de Sybilla à Constantin Huygens). Malgré cette défense, nombre de ses compositions sont publiées, suscitant après lui, l’admiration et la grande estime de Jean-Sébastien Bach ou de Mozart (qui copia l’une de ses fantaisies).

 

 

 

 

Froberger au Festival Musique et Mémoire 2016
musique-et-memoire-2016-visuel-1-582-frobergerLes instrumentistes associés et en résidence au Festival 2016 explorent chacun selon son goût et sa sensibilité, le monde multiple et raffiné de Froberger, compositeur et claviériste de premier plan dont nous apprenons aujourd’hui à mesurer la pensée universelle, l’éclectisme musical, la richesse poétique… LIRE notre présentation complète des concerts Froberger au Festival Musique et Mémoire 2016, 2 premiers week ends, 15-31 juillet 2016. WEEK END 1 : 15,16,17 juillet avec Les Timbres / WEEK END 2 avec Les Cyclopes : les 20,21,22,23,24 juillet 2016

 

 

Les Timbres, trio enchanteur et enchanté où la conversation musicale affirme chaque instrument comme un acteur principal, poursuivent leur résidence créative au festival Musique et Mémoire. Après Lully et le Baroque français du XVIIIè, les trois instrumentistes s’investissent dans les arcanes raffinées du style d’un Froberger éclectique et expressif.
Récital Froberger par le claveciniste de l’ensemble Julien Wolfs,
le 16 juillet 2016, 15h
Chapelle Saint-Martin de Faucogney

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire juillet 2015 / résidence de l’ensemble Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…
Posté le 24.06.2016 par 

 

Les Cyclopes, autre ensemble en résidence au Festival Musique et Mémoire, réalisent de leur côté un cycle inédit, dédié lui aussi aux multiples facettes du Froberger, compositeur et personnalité mandatée par l’Empereur Ferdinand III :
“Les voyages mystérieux de Johann Jacob Froberger (1616-1667)”
Mercredi 20, Vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 juillet
Programmes en création

Le concert évoque la carrière mobile et très féconde de Froberger, voyageur continu en mission pour l’Empereur Ferdinand III : Stuttgart, Vienne, Rome, Bruxelles, Londres, Paris et Héricourt, mais aussi Ratisbonne, Madrid, Mayence, Florence, Dresde, Mantoue, Utrecht… Le programme présente l’univers musical de Froberger à proximité des lieux où il a passé les dernières années de sa vie en France, et où il repose. Ses très nombreux voyages évoque un panorama particulièrement riche de la musique au milieu du XVIIe siècle. Les Cyclopes travaillent en 2015 et 2016 dans le cadre d’une résidence de recherche à Royaumont autour de Froberger et de ses voyages.

 

 

 

 

Mercredi 20 juillet 2016, 21h
Château d’Héricourt
La vie secrète de Johann Jacob Froberger
Rencontre avec Bibiane Lapointe (violon) et Thierry Maeder, clavecin

Froberger, est l’un des compositeurs pour clavier les plus importants du XVIIe siècle. Il est aussi sans doute le musicien le plus cosmopolite du Premier Baroque, comme l’attestent ses nombreux voyages à travers l’Europe, investissant les milieux musicaux de chacun des pays traversés (Italie, France, Angleterre, Allemagne…). Sa vie est à l’image d’une aventure, d’un grand voyage ponctué par des haltes dans les grandes capitales européennes où il réside sur des périodes plus ou moins longues. Son oeuvre permet de retracer son itinéraire qui semble influencée par les actualités politiques, les périodes de trouble. On sait aussi que ses expéditions sont financées par l’Empereur. Tous ces éléments excitent l’imagination et incitent à penser que Froberger menait d’autres activités en parallèle de sa vie de musicien. Bibiane Lapointe et Thierry Maeder, directeurs artistiques de l’ensemble Les Cyclopes, évoquent en notes et en mots la vie étonnante de ce musicien aventurier dans le lieu même où elle s’acheva en 1667. Un moment émouvant…

 

 

 

 

Vendredi 22 juillet, 21 h
Eglise luthérienne d’Héricourt
À l’honneur de Madame Sibylle

Johann Jacob Froberger au château d’Héricourt (1664-1667)
Oeuvres dédiées à Sybille de Wurtemberg
Motets et sonates de Philipp Friederich Böddecker (1607-1683), Claudio Monteverdi (1567-1643), Samuel
Capricornus (1628-1665)
Johann Jacob Froberger
Allemande faite à l’honneur de Madame Sybille Duchesse de Wurtemberg

Ensemble Les Cyclopes
Camille Poul, soprano
Olivia Centurioni, violon
Jérémie Papasergio, dulciane
Lucile Boulanger, viole de gambe
Bibiane Lapointe, clavecin
Thierry Maeder, orgue positif
Benoît Colardelle, lumières

En 1664 Froberger rejoint au château d’Héricourt son élève préférée, la princesse Sibylle de Wurtemberg (1620-1707) qu’il connaissait vraisemblablement depuis sa jeunesse à Stuttgart. Claveciniste accomplie, mécène des musiciens et peut-être même compositrice, elle est admirée pour sa piété et son talent. Dans une dédicace que lui fait un musicien elle et ses deux soeurs sont nommées les trois grâces du Wurtemberg. Si grande est sa familiarité avec l’oeuvre de son cher, fidèle et zélé professeur, que Froberger aimait à déclarer que qui n’aurait vu Sibylle jouer ses pièces, n’aurait sceu discerner si c’estoit elle ou lui-même qui les touchoit. Il lui confie ses oeuvres et lui demande de n’en donner aucune à personne. C’est à Héricourt qu’il meurt brusquement d’apoplexie en 1667. La princesse le fait inhumer avec les plus grands honneurs, invitant tous ses amis de Montbéliard, car sa bonne humeur l’avait fait aimer desgens, même s’ils ne comprenaient pas son art…

 

 

 

 

Samedi 23 juillet, 16h
Eglise luthérienne d’Héricourt
1637-1641, 1645-1649 : Rome

Motets, Toccate, Canzoni et airs romains de :
Girolamo Frescobaldi (1583-1643)
Giacomo Carissimi (1605-1674)
Johann Jacob Froberger
Motets Apparuerunt apostolis et Alleluia Absorpta est mors

Ensemble Les Cyclopes
Soprano, ténor, basse, 2 violons et basse continue (orgue et clavecin)
Camille Poul, soprano
Fabien Hyon, ténor
Benoît Arnould, basse
Olivia Centurioni et Lathika Vithanage, violons
Lucile Boulanger, viole de gambe
Bibiane Lapointe, clavecin
Thierry Maeder, orgue positif
Benoît Colardelle, lumières

1637: au service de Ferdinand III, Froberger est envoyé par l’empereur à Rome pour étudier avec Girolamo Frescobaldi (1583-1643), après bien entendu sa nécessaire conversion au catholicisme. Avec Frescobaldi il cultive l’art de la Toccata et la finesse du contrepoint. Fidèle à l’enseignement de son maître il sera aussi un agent de la diffusion de sa musique: l’apparition d’oeuvres de Frescobaldi dans les manuscrits français et anglais suit ses voyages. Lors de son deuxième séjour, après la mort de Frescobaldi, il travaille avec Athanasius Kircher. Surnommé le “maître des cent savoirs”, ce jésuite, professeur au Collegium Germanicum est l’auteur de “Musurgia universalis” paru en 1650 qui sera une référence sur l’esthétique musicale pendant toute la période baroque. C’est dans cet ouvrage qu’est pour la première fois défini, certainement grâce à la collaboration de Froberger le stylus fantasticus. C’est aussi dans cet ouvrage qu’est éditée pour la seule fois de sa vie une oeuvre de Froberger, la fantaisie ut-ré-mi-fa-sol-la. À Rome, Froberger est aussi en contact avec Giacomo Carissimi, maître de chapelle de l’église Saint-Apollinaire qui appartenait au Collegium Germanicum. C’est probablement dans ce contexte qu’il composera les deux motets Apparuerunt apostolis et Alleluia Absorpta est mors, les seules oeuvres non destinées au clavier qui nous soient parvenues

 

 

 

 

Samedi 23 juillet, 21h
Temple Saint-Jean de Belfort
Abendmusiken à Hambourg

Froberger et Weckmann
Sonates à 5 :
Matthias Weckmann (1616-1674)
Marco Antonio Ferro (? -1662),
Pièces de clavier de Matthias Weckman et de Johann Jacob Froberger extraites du manuscrit de la
Singakademie et du manuscrit Hintze

Ensemble Les Cyclopes
Frithjof Smith, cornettino
Olivia Centurioni, violon
Stefan Legée, saqueboute
Jérémie Papasergio, dulciane
Bibiane Lapointe, clavecin
Thierry Maeder, orgue
Benoît Colardelle, lumières

Pendant l’hiver 1649, Ferdinand III envoie Johann Jacob Froberger à Dresde pour remettre une lettre au Prince Electeur Jean-Georges I de Saxe. A cette occasion l’organiste de l’empereur joue entre autres 6 toccatas, 8 capricci, 2 ricercare et 2 suites, toutes dans un livre soigneusement relié et copiées de sa main, qu’il remet alors au Prince-Electeur, lequel lui offre une chaîne en or. Aussitôt Froberger s’enquiert auprès du prince de la présence d’un certain Weckman, déjà célèbre à la Cour impériale et dont il souhaite faire la connaissance. Matthias Weckmann (1616-1674) se trouvait juste derrière eux. Le prince lui frappe l’épaule en disant “voilà mon Mathias”. Weckman se lance ensuite au clavecin dans une improvisation de près d’une demi-heure sur un thème emprunté à Froberger, à l’admiration de toute la Cour et de Froberger lui-même. Cette rencontre sera l’origine d’une longue et fidèle correspondance. Cette correspondance s’est poursuivie lorsque Weckman, organiste à Hambourg fonde le Collegium Musicum qui lui permet de présenter le meilleur de la musique de son temps. Nul doute que les fructueux échanges entre Froberger et Weckman ont contribué à construire le style des musiciens d’Allemagne du nord et à y introduire l’influence de Frescobaldi, des clavecinistes français et le stylus fantasticus. Plusieurs manuscrits importants originaires de Hambourg en témoignent

 

 

 

 

Dimanche 31 juillet, 16h
Grand salon de l’Hôtel de Ville de Lure
Dresde 1649
La joute musicale de Froberger et Weckmann

Oeuvres de Matthias Weckmann, Léopold Weiss, Nikolaus Bruhns, extraits du “Hintze Manuscript” offert à Weckmann par Froberger (Froberger, Kerll, De la Barre…)

Jean-Luc Ho, clavicorde à pédalier
Fait par Emile Jobin, 2012, d’après les modèles germaniques
programme en création (commande du festival)

En 1649 le Prince électeur de Saxe provoque à Dresde une joute musicale entre deux grands musiciens de claviers : Johann Jakob Froberger et Matthias Weckmann. Une correspondance suivie ainsi que l’échange de manuscrits musicaux attestent qu’une forte amitié les a ensuite réunis. Cousin du luth et du clavecin, le clavicorde est l’instrument de l’expression et de l’intimité par excellence, celui de la méditation et du développement des affects, pliés au caractère de la danse. C’est aussi le compagnon de travail des compositeurs; celui des polyphonies savantes: du ricercar où l’on entrevoit un miroir idéalisé du monde. Doté de deux claviers manuels et d’une pédale avec 16′ il s’approprie avec plénitude les effets spectaculaires de l’orgue propres au style fantastique et au traitement du choral luthérien. Ne s’impose-t-il pas au milieu du XVIIe siècle comme l’instrument à clavier le plus riche et le plus polyvalent ?

 

boutonreservationTOUTES LES INFOS sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016, en Haute-Saône, Vosges du sud, du 15 au 31 juillet 2016 

 

 

 

Compte rendu, festival. Musique et Mémoire. Les 17 et 18 juillet 2015. Résidence des Timbres : Proserpine de Lully, le Carnaval des animaux, La Gamme…

visuel festival Musique et Mémoire 2015En Haute Saône, un festival hors normes confirme sa place atypique dans le paysage des festivals estivaux. Loin des bords de mer, hors de la zone provençale si riche en implantations diverses et souvent simultanées, une offre unique en France sait accompagner en Haute-Saône (Vosges du Sud), les jeunes ensembles sur 2 ou 3 jours, à travers des programmes en majorité inédits, les poussant à prendre des risques et à se dépasser… pour la plus savoureuse délectation des spectateurs. Si ailleurs la musique se consomme en un rituel souvent guindé, l’idéal porté par le festival Musique et Mémoire demeure l’accessibilité pour tous (par les prix plus que compétitifs comme l’intégration des concerts aux lieux du territoire…), et pour chacun, une découverte musicale exprimée avec un exceptionnel souci d’engagement : le principe clé de la résidence conduit chaque collectif artistique à approfondir comme nul part ailleurs, la notion même de geste musical, avec d’autant plus de tension et d’exactitude que d’un programme à l’autre, les instrumentistes et chanteurs peuvent entretenir concentration, flexibilité, constance dans la profondeur et la sûreté de l’approche. Ici le rythme des concerts est remarquablement assuré, et la découverte visuelle et acoustique des lieux, garantie. Plus qu’un festival, Musique et Mémoire est aujourd’hui, une expérience musicale et humaine qu’il faut avoir vécue au moins une fois dans sa vie de mélomane.
Musique et Mémoire dont la ligne artistique défendue par son directeur et fondateur, Fabrice Creux, affirme année après année une rare cohérence, accompagne ainsi chaque interprète au-delà de ses performances habituelles.
Voyez en ce premier week end 2015 (premier des 3 rvs de l’été 2015), les 3 solistes piliers de l’ensemble Les Timbres. Leur dernier album (et premier chez le label Flora, septembre 2014) avait offert une lecture très personnelle des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau, hymne ténu d’une délicate ciselure où brille surtout un étonnant chambrisme investi équitablement / idéalement à trois voix complices ; un art de la conversation concertante cultivé en osmose et en vrai plaisir partagé que l’on constate très rarement : c’est peu dire que ces trois là aiment visiblement jouer ensemble. Le claveciniste Julien Wolfs, la violiste Myriam Rignol (partenaire de William Christie par exemple dans le programme – tout aussi chambriste -, Airs sérieux et à boire : VOIR notre reportage vidéo), la violoniste Yoko Kawakubo dont la pudeur est une seconde nature qui conduit ses partenaires vers une délectable suggestivité feutrée… Fabrice Creux leur a proposé pour la seconde année de résidence (sur les trois au total pour Musique et Mémoire), pas moins de 7 programmes sur 2 journées… un marathon, aux manifestations particulièrement fécondes, sur un rythme trépidant.

 

 

Les Timbres réenchantent Prosperpine de Lully

 

 

Lully_versailles_portraitC’est d’abord, ce vendredi 17 juillet 2015, dans la basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains, devant le superbe buffet d’orgue XVIIè, une version inédite de l’opéra Proserpine de Lully. La version est datée de 1682 (contemporaine du buffet baroque de l’orgue : encore une claire évidence de l’adéquation entre le lieu et le programme présenté). Le manuscrit est l’un des rares documents à préciser les instruments et leur partie respective. Ici, admirablement équilibré, l’instrumentarium comprend cordes (2 violons, clavecin, viole et violone), surtout l’éclat particulier du hautbois et de la flûte entre autres, sans omettre les percus (triangles, timbales). Il en découle une version colorée et dramatiquement expressive dont le découpage, réalisé par les Timbres offre un superbe aperçu d’une oeuvre maîtresse : Proserpine, opéra de la maturité de Lully (créé en 1680, après les sommets que sont Alceste, Atys, Isis, Psyché II, Bellérophon propres aux années 1670), et dans lequel, Louis XIV fait ses adieux à la Montespan, à la faveur de la nouvelle maîtresse et compagne du Roi-soleil, la Maintenon. Après Proserpine, Lully composera ensuite Le triomphe de l’Amour, Persée et Phaéton. Le compositeur y perfectionne encore ce chant français qui se chante aussi bien qu’il se dit, contemporain et égal des tragédies de Racine. Les chœurs des suivantes de Proserpine, Cérès, en mère affligée et aimante (lamentation violente et destructrice clôturant le III), surtout Pluton (superbe rôle de basse grave et fébrile à la fois) se distinguent ; d’autant que ce dernier esquisse une relation avec Proserpine qui est superbement brossée par Lully et son librettiste Quinault (rien de moins): la vraie profondeur de l’ouvrage se dévoile dans leur duo, d’une ineffable et juste sincérité. Alors que l’Orfeo montéverdien de 1607, fait paraître le dieu des enfers soudainement touché par le chant du poète thrace endeuillé, voici chez Lully, un Pluton amoureux, omniscient et spectaculaire mais surtout touchant et maladroit, d’une fragilité inédite, d’une surprenante humanité … (serait-ce Louis XIV irrésistiblement ému par l’intelligence et la présence de la Maintenon ? On peut aisément le supposer…).

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Le rapport des instruments et des voix permet une lecture très aboutie de la théâtralité déclamée du Grand Siècle, sans que l’on perde ni l’esprit de solennité ni l’éclat suave de la partition originellement conçue pour un effectif plus important. A la superbe plasticité des musiciens sur scène répond aussi , selon la nécessité du drame, le chant des groupes instrumentaux et vocaux, placés sous la nef (parmil le public, et au delà, pour l’effet de résonance des choeurs infernaux, vers le chevet du vaisseau) : ce risque assumé de la spatialité illustre parfaitement la notion chère au directeur du Festival, idée motrice de laboratoire ou d’atelier où les interprètes osent tout pour l’intelligence finale. Les situations, l’enchaînement des épisodes, la noblesse comme le raffinement poétique du drame sont superbement défendus, toujours grâce à l’écoute et la complicité entretenues, favorisées sans ostentation par les 3 instrumentistes, piliers des Timbres.

 

 

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Le lendemain, à Lure, rendez vous à 21h pour un Carnaval des animaux, celui là baroque ; au menu, plusieurs séquences musicales d’inspiration / évocation animalière signées Rameau (évidemment la Poule), mais aussi François Couperin( dont le Moucheron et les fauvettes plaintives), Caix d’Hervelois (Rossignol, Papillon), Montéclair (les nayades dont la courbe sensuelle referme le cycle). Ce programme inédit, lui aussi présenté en création pour Musique et Mémoire réalise une passionnante interaction entre l’unique acteur qui narre le drame (fin et percutant Aymeric Pol) et les 3 instrumentistes dont on se délecte à nouveau de la complicité si musicienne. La plus grande réussite du spectacle tient à la fluidité des enchaînements entre chaque séquence qui fait jaillir le choix de la pièce musicale retenue : le texte (vif, agile signé par Jana Rémond qui supervise aussi la mise en scène, comme c’était le cas de Proserpine la veille à Luxeuil), fait de multiples références à une Antiquité piquante et sensuellement trouble qui pousse le narrateur / acteur à jouer une série de personnages et de situations finement évoqués. L’interaction entre les musiciens et le comédien, entre les artistes et le public est d’autant plus prenante dans l’auditorium François Mitterand, écrin idéal pour ce théâtre musical d’une finesse de ton très convaincante.

timbres-festival-musique-et-memoire-la-gamme-marais-repetitions-classiquenewsPortés par l’attente des spectateurs au cours de ce marathon musical hors normes, Les Timbres enchaînent ensuite à 23h, dans la même salle et malgré la chaleur de cette nuit d’été quasi tropicale, un autre programme et non des moindres; véritable opéra pour instruments seuls et pièce majeure du XVIIè : La Gamme de Marin Marais. Editée à Paris en 1723, quand Marais avait 67 ans, ces “morceaux de Simphonie pour le violon, la viole et le clavecin” illustrent une pensée visionnaire (avant celle du génie à venir : le Rameau des Pièces pour clavecin en concerts) ; leur construction, “en forme de petit opéra”, imagine toutes les combinaisons possibles entre les 3 instruments, à partir d’un voyage qui traverse tous les tons de la gamme musicale. Il y faut exprimer et la clarté d’une rhétorique parfaitement huilée, celle du vieux et vénérable Marais, alors au sommet de sa créativité (et au crépuscule de sa carrière enviable comme “musicien ordinaire de la musique pour la chambre du roi pour la viole”-), et la subtilité de ton, entre humour, grâce, plénitude concertante. Un schéma interprétatif que les 3 solistes des Timbres, subliment de facto, révélant la grandeur et la poésie du chef d’oeuvre de musique baroque française si peu connu, trop rarement joué car en 900 mesures (soit 45mn), il exige trois tempéraments instrumentaux individuels et complices, ayant pour eux, et un formidable tempéraments et une écoute vive et continue. Une même conception cyclopéenne a nécessité ici des trésors de trouvailles et de composition à 3 voix égales, comme le fameux Labyrinthe, autre pièce géniale de Marais (partie de son Quatrième Livre de Pièces pour la viole). La Gamme gravit les échelons de la portée, montée enivrante et descente (en miroir inversé) d’une séduction singulière. Architecte de goût, Marais organise l’ensemble comme une succession de danses, dans le format d’une Sonate à la Marésienne donc : soit 7 épisodes enchaînés : “un peu grave, légèrement, un peu gay, sarabande, très vivement, gravement / doux” enfin, “Gigue“. Le flexibilité, l’entente, les capacités de nuances partagées et finement concertées grâce à une écoute permanente et si naturelle, enchantent littéralement. Cette première partie de week end en compagnie des Timbres a confirmé et l’originalité d’une programmation exigeant beaucoup des artistes, offrant infiniment aux festivaliers, et la sensibilité partagée d’un trio instrumental d’une enivrante poésie. Les Timbres sont un ensemble techniquement virtuose, musicalement complice, poétiquement juste. Que demander de plus ? Illustration : Les Timbres en répétition © CLASSIQUENEWS 2015.

 

 

 

Les Timbres : le Carnaval (Baroque) des animaux

les-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenewsFestival Musique et Mémoire. Les Timbres : Carnaval des animaux : le 18 juillet 2015, 21h. A LURE (Haute Saône) : un Carnaval baroque inédit : Le Carnaval des Animaux. Avant Camille Saint-Saëns, les Baroques ont cultivé l’évocation musicale des tempéraments animaux… Les Timbres proposent donc un spectacle inédit qui compose une satire du genre humain, tantôt tendre et moqueuse, tantôt piquante et interrogative : et si nous étions tous des animaux ? L’humeur, le caractère, le tempérament, l’acuité et l’expression du regard fondent ici une recherche comparée de vérité et de justesse. L’on pense évidemment aux conférences physiognomoniques de Charles Lebrun et de Lavater où le visage de l’homme selon sa morphologie est apparentée par un dessin très abouti et caractérisé aux animaux : chat, chouette, chameau, cheval, aigle… ou lion, c’est selon. Ce parallèle offre des séquences éloquentes et expressives propres à la quête d’une rhétorique idéale depuis le XVIème siècle.

Un texte écrit par Jana Rémond, met en scène différents aspects des caractères de l’homme sous la forme de saynètes métaphoriques, illustrées par des oeuvres du répertoire baroque français inspirées par les animaux.

les timbres ensemble classiquenews.comlevasseur lebrun etudes tetes physiognomoniquesCe Carnaval est une fantaisie baroque construite sur un répertoire musical du XVIIIe siècle prenant comme thématique les animaux – Les Fauvettes Plaintives de Couperin, La Poule de Rameau, Le Dragon de Michel de la Barre… Les pièces dialoguent avec des textes d’inspiration baroque, offrant une galerie de portraits aussi cyniques que comiques. Dans cette vie en perpétuel changement, à quoi peut-on se raccrocher ? Pour trouver des réponses, le narrateur part à la rencontre d’animaux qui ont chacun leur mot à dire sur la question. Incarnant tour à tour les différents animaux des pièces musicales, le comédien est à la fois dragon, rossignol, papillon, moucheron…. Le dialogue entre texte et musique rend complices l’acteur et les musiciens, qui se font aussi partenaires de jeu. Gageons que nos interprètes défendent surtout des affinités analogiques avec les volatiles : de la Poule de Rameau aux Rossignols de Couperin et Caix d’Hervelois, sans omettre les Tourterelles de Monteclair, le chant des oiseaux inspirent particulièrement les instruments… Durée : environ 45 min ou 1h. LIRE notre présentation complète de la résidence des Timbres au Festival Musique et Mémoire 2015.

Programme
Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) : La Poule
François COUPERIN (1668-1733) : Les Fauvettes plaintives ; Le Moucheron ; Les Satyres ; Le Rossignol en Amour ; Le Rossignol Vainqueur
Louis de CAIX d’HERVELOIS (1680-1759) : Rossignol ; Papillon
Michel PIGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Les Tourterelles ; Les Nayades

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
Week end 1 : résidence Les Timbres
7 Concerts les 17, 18 et 19 juillet 2015
Réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire
www.lestimbres.com

 

 

Festival Musique et Mémoire 2015. Vosges du Sud, Haute-Saône

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015. 22ème scène baroque – Vosges du Sud, Haute-Saône. Du 17 juillet au 2 août 2015. 3 week ends – 3 ensembles en résidence. Seul dans les Vosges, un festival défricheur repoussent les limites de la mémoire, réinvente la notion d’héritage et de traditions en exprimant tout ce que les œuvres anciennes et baroques ont de commun avec notre époque. Ni restitution formatée, ni postures péremptoires… le propre du festival Musique et mémoire est d’interroger avec liberté et exigence les répertoires de la fin de la Renaissance aux deux périodes baroques, XVIIè et XVIIIème, tout en renouvelant la forme du spectacle, suscitant rencontres et combinaisons variées de musiciens et d’instruments, comme la notion même de travail artistique.
Le premier week end (notre coup de coeur) : les 17, 18 et 19 juillet 2015, résidence marathon de l’ensemble Les Timbres, jeune collectif qui revisite les fondamentaux et les possibilités multiples de la musique de chambre baroque, cette année acclimatée au genre opéra (“l’opéra dans tous ses états” : Prosperine de Lully dans une version inédite et chambriste, un Carnaval des animaux résolument baroque : tempéraments animaliers dans la musique française, etc… 7 concerts enchaînés le temps d’un grand week end… Rien n’égale la découverte, la proximité, l’inventivité, la diversité et l’accompagnement artistique défendus par un festival exemplaire dans les Vosges Saônoises… 3 week ends à ne pas manquer. Réserver vos places, organiser votre séjour dans les Vosges (Haute-Saône).

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
22ème scène baroque – Vosges du Sud, Haute-Saône
Du 17 juillet au 2 août 2015
3 week ends – 3 ensembles en résidence

 

 

 

WEEK END 1 – Les Timbresvisuel festival Musique et Mémoire 2015
Les 17, 18, 19 juillet 2015
L’Opéra dans tous ses états. Pas moins de 7 programmes défendus par Les Timbres sur les 3 jours de résidence : véritable marathon musical qui dévoile les aptitudes artistiques du collectif pour la musique de chambre la plus délicieusement concertante et dramatique
Proserpine de Lullu
Le Carnaval des animaux
La Gamme en forme de petit opéra
Le clavecin du Grand Siècle
Simphonies pour les Soupers du Roy
La chasse aux concerts
Sonnons en trio

 

 

 

WEEK END 2 – Vox Luminisvisuel festival Musique et Mémoire 2015
Les 24, 25 et 26 juillet 2015
3 programmes mettent en lumière les accents embrasés de Vox Luminis
La dynastie Bach
Bach, la lignée d’Arnstadt
Pachelbel et Bach

 

 

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015WEEK END 3 – Les Surprises
Du 29 juillet au 2 août 2015
L’Opéra : du salon à l’église
El Siglo de Oro
Les elémants
Frescobaldi, l’ange du clavier
Miroir du temps
La viole dans tous ses états
Songes sacrés

 

 

 

RESERVER. Toutes les infos, les modalités de réservation
sur le site du festival Musique et mémoire 2015

 

 

LIRE notre présentation du Festival Musique et Mémoire 2015

 

 

VOIR la BANDE ANNONCE VIDEO du Festival Musique et Mémoire (images du festival 2014) : Parade dans les rues avec l’ensemble Les Suonatori…

 

 

Festival Musique et Mémoire (haute Saône) : 3ème week end, les 30, 31 juillet, 1er, 2 et 3 août 2014.

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et Mémoire (Haute Saône). week end 3, les 30, 31 juillet, 1er, 2 et 3 août 2014. Le Festival Musique et Mémoire poursuit son exploration des formes et des répertories entre Renaissance et Baroque avec cette acuité et cette exigence artistiques jamais atténuées… En témoigne le superbe programme du dernier et 3ème week end 2014, les 30, 31 juillet puis 1er, 2 et 3 août prochains en Haute-Saône (Franche Comté). Soit 6 nouveaux concerts incontournables assurés par les instrumentistes et chanteurs de l’ensemble Il Festino, collectif en résidence pour ce dernier week end. Au regard des échanges très nombreux et constants au XVIIème, l’ensemble Il Festino grand invité du Festival Musique et Mémoire pour son dernier week end interroge la place de l’art espagnol à la Cour des Bourbons français : Louis XIII et Louis XIV furent respectivement mariés à Anne d’Autriche et Marie-Thérèse d’Autriche (la Maison des rois d’Espagne était la branche ainée des Habsbourg). La présence espagnole à la cour de France fut de plus en plus évidente et les recueils musicaux de cette époque témoignent du basculement opéré vers la langue de Cervantès en détriment de celle de Dante. A travers ce voyage musical Il Festino illustre les influences Méditerranéennes et en particulier celle de l’Espagne, dans la production artistique en France et en Europe au XVIIe siècle. Fidèle à sa ligne artistique qui plonge dans les zones mêlées des esthétiques en formation, le festival éclaire ainsi l’émergence des sensibilités, le flux de leur croisement fécond entre Italie, Espagne à la Cour de France au début du XVIIè…

détail des 6 concerts

Mercredi 30 juillet, 21h à LURE
Grand Salon de l’Hôtel de ville
Folies et Canaries. Manuel de Grange, guitare

Jeudi 31 juillet, 21h, Château-Lambert
Eglise de l’Assomption
José Marín, prêtre, chanteur, voleur, assassin…
Il Festino. Dagmar Saskova, soprano
Evocation de la figure romanesque et baroque du ténor espagnol José Marin (1619-1699), compositeur et auteur en particulier de sublimes mélodies (tonos) pour voix et guitare.

Vendredi 1er août, 21h, LURE
Eglise Saint-Blaise
L’art d’aimer, promenade dans l’Europe Galante
Il Festino. Cupidon ou Furie, deux visages de l’Amour ici dévoilés à travers une sélection de pièces choisies signées Monteverdi, Dowland, Purcell,Moulinié, Marin…

Samedi 2 août, 21h, CORRAVILLERS
Eglise Saint-Jean-Baptiste
L’air italien au temps de Louis XIII
Il Festino. Dagmar Saskova, soprano
Le timbre velouté irrésistible de la soprano Dagmar Saskova qui a suivi l’enseignement exemplaire du Centre de musique baroque de Versailles éclaire les airs édités par Ballard au début du XVIIè.

Dimanche 3 août, dernière journée
11h : Chœur roman de Melisey
Coplas, trois siècles de musique espagnole.
17h : Eglise Notre-Dame de l’Assomption à Servance
L’air espagnol au temps de Louis XIII : airs extraits des recueils édités par Pierre Ballard au XVIIème siècle dont l’exceptionnel et méconnu : “Si sufro ti morena” de Gabriel Bataille à 4 parties. Dans ce dernier programme de sa résidence en Haute Saône, Il Festino s’intéresse aussi aux nombreux airs dans le style espagnol, alors très prisés par les amateurs du début du XVIIème siècle en France…

+ d’infos sur le site du Festival Musique et Mémoire

Réservations au 03 84 49 33 46
et sur la billetterie en ligne

Festival Musique et Mémoire (Haute Saône), week end 1 (18,19,20 juillet 2014)

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Vosges Saônnoises : Musique et Mémoire : les 18,19 et 20 juillet 2014 (1er Week end). Seul, joyau isolé au nord de la Loire et niché au cœur vert du massif des Vosges Saônnoises (Franche-Comté) qui lui confère ce caractère brut et fort, et d’un raffinement chaque année renouvelé grâce au discernement de son directeur fondateur Fabrice Creux, le festival Musique et Mémoire continue de nous étonner… pour preuve le programme inaugural du premier week end (18,19,20 juillet). Premier temps fort de l’édition 2014 : la réouverture de l’église Saint-Georges de Faucogney qui restaurée,  retrouve sa splendeur originelle ! Pour fêter cet événement, le festival Musique et Mémoire propose en ouverture de sa 21ème édition, le vendredi 18 juillet à 21h, une “Nuit à Saint-Georges”  (voir sur place le vitrail honorant le Saint patron) avec les ensembles invités cette année,  Les Sonadori et Les Timbres (nouvel ensemble associé jusqu’en 2016).

 

 

 

Faucogney : retour aux sources

 

Festival Musique et Mémoire au Pays des 1000 étangsVoyageant à travers le temps, cette soirée musicalement riche, évoque d’abord le sanctuaire primitif édifié à la fin de la Renaissance, puis célèbre l’édifice actuel dans son dépouillement préservé et son espace idéal pour la résonance du concert . C’est une mise en musique originale de ce bel élément patrimonial, qui a vu naître il y a vingt ans le festival Musique et Mémoire (lors d’un concert mémorable aux premières heures du jour).
D’abord à 21h,  polyphonies, chansons, frottole, madrigaux accompagnés par le consort de cordes (soliste : Anne Delafosse Quentin), puis à 22h30 : Julia Kirchner, soprano et Les Timbres jouent les cantates de Rameau (dont Orphée,  1721), incursion du plein baroque français et clin d’oeil à la dernière tranche importante des travaux dans l’église de Faucogney achevée en 1712.

 

 

Festival Musique et Mémoire, week end 1
Vendredi 18, samedi, dimanche 20 juillet 2014

 

Avec ce concert à l’église Saint Georges de Faucogney commence le festival Musique et Mémoire : scène plurielle et vivante ouverte aux nouvelles découvertes entre Renaissance et Baroque au coeur des paysages verts des Vosges saônnoises. Au cours du premier Week end (18,19,20 juillet) les Sonadori révéleront par un parcours dans la ville et en concert la formidable activité des bandes de violons familières dans le nord de l’Italie. Dimanche 20 juillet : 14h 30 à Faucogney: parade historique des Sonadori puis orgue et violons concertant à San Rocco de Venise (église Saint Georges de Faucogney à 15h30) ; enfin à 21h : cantate,  sonata e concerto d’Alessandro Scarlatti par Musica Perduta (basilique Saint-Pierre de Luxeuil les Bains).

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et Mémoire
Haute Saône (70)
Du 18 juillet au 3 août 2014:  programme complet en suivant ce lien
La Billetterie en ligne est ouverte, achetez vos places ici

 


Renseignement et réservations :
Association Musique et Mémoire


Maison de Pays
 : 23 rue Jeannot Lamboley
 70310 Faucogney – 
Tél. : 03 84 49 33 46
Email : festival@musetmemoire.com

 

EN LIRE +, nos coups de coeur,  les ensembles et les programmes à ne pas manquer lors du festival Musique et Mémoire 2014

 

 

 

Nos 3 raisons

pour aller au festival Musique et Mémoire en Franche-Comté :


- l’accompagnement réservé aux ensembles “associés” qui ainsi peuvent approfondir sur 3 ans, leur démarche artistique propre
- le cadre vert et l’acoustique des églises, parfois perdus dans la nature (c’est le cas de l’église Saint-Georges à Faucogney)
- l’ambiance du festival cultivée, préservée par l’équipe et son directeur : il est très facile de rencontrer et de parler avec les artistes au sujet de leur programme…

Festival Musique et Mémoire 2014 : laboratoire musical dans les Vosges Saônnoises

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et mémoire. Du 18 juillet au 3 août 2014, 21ème édition. Vosges saônnoises (70), Pays des mille étangs. Porté par la passion du son directeur fondateur, Fabrice Creux, le festival Musique et Mémoire rayonne chaque été dans l’est de l’Hexagone, avec d’autant plus d’éclat et de mérite qu’il est l’un des seuls cycles de musique au nord de la Loire et dans l’Est, – quand la majorité des festivals d’été se concentrent dans le sud. Rien de tel qu’une escapade au Pays des mille étangs (Haute-Saône), au pied du ballon des Vosges : les concerts y ont depuis des années pris racines dans le massif vert des Vosges saônnoises, soit une offre musicale parmi les plus passionnantes sur le plan artistique, associée au tourisme vert. Avant d’être une offre de concerts et d’événements musicaux, Musique et Mémoire, c’est d’abord un état d’esprit qui allie défrichement, expérimentation, et aussi continuité et accompagnement sur la durée comme l’atteste à chaque édition, le principe d’une résidence d’artistes, en 2014 : place ainsi au jeune ensemble baroque Les Timbres (bénéficiaire d’un compagnonage jusqu’en 2016) dont le répertoire de prédilection se concentre sur la forme du trio conformément aux trois artistes fondateurs de l’ensemble (2 violons, 1 clavecin) qui aiment aussi à cultiver les passerelles avec d’autres disciplines comme la danse contemporaine…

Géographie. En Haute-Saône (Franche Comté), le festival rayonne sur une dizaine de sites dont le centre est le choeur roman de Mélisey, noyau d’une itinérance musicale et artistique qui en étoile, investit les villes de Luxeuil-les-Bains à l’ouest ; Faucogney et la Mer au nord ; Corravillers, Château-Lambert, Servance et Miellin au nord-est ; enfin Lure, Héricourt et Belfort au sud…

 

 

 

En 2014, le festival propose pas moins de 15 concerts sur 3 week ends.

 

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Week end 1
les vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 juillet 2014

Pleins feux lors du premier week end sur les Sonadori et l’ensemble en résidence Les Timbres : Chanson ornée entre Renaissance et Baroque (le 18 juillet, 21h), Cantates et pièces de clavecin de Rameau (Les Timbres, même jour, à 22h30). Les Sonadori, 6 violons Renaissance ; Du Mignard luth (le 19 juillet, 17h) ; Les Sonadori en parade ; Orgue et violon concertant pour l’Ospedale San Rocco de Venise (Les Sonadori, le 20, 15h30). Enfin le 20 juillet (Luxeuil les bains, Basilique Saint-Pierre) Cantate, sonate et concerto d’Alessandro Scarlatti par Musica Perduta.

 

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Week end 2
les jeudi 24, vendredi 25, samedi 26, dimanche 27 juillet 2014

L’école du nord (concert orgue en scène), le 24 juillet à 21h (Temple Saint-Jean de Belfort : Jean-Charles Ablitzer, orgue et Les Timbres). Le 25 juillet à Lure (église Saint-Martin, 21h) : concert Rebel père et fils (Les Surprises). Le 26 juillet à Héricourt (17h), Carl Phillip Emanuel Bach : le langage des sentiments (Les Musiciens à la règle d’or). Le 27 juillet, 21h (Luxeuil les Bains, Basilique Saint-Pierre) : Anti melancholicus : les cantates de jeunesse de JS Bach (Alia Mens).

 

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Week end 3
les mercredi 30, jeudi 31, vendredi 2 et samedi 3 août 2014

 

 

6 programmes au menu du dernier week end de Musique et Mémoire 2014. Folies et Canaries, le 30 juillet à Lure 21h par Manuel de Grange, guitare. Le 31 juillet, 21h (Château-Lambert) : Portrait de José Marín, prêtre, chanteur, voleur, assassin. Le 1er août (église Saint-Blaise de Liellin, 21h) : L’art d’aimer, une promenade dans l’Europe galante. Le 2 août (église Saint-Jean Baptiste de Corravillers, 21h) : L’air italien au temps de Luis XIII. Enfin, deux programmes le 3 août :
A 11h (choeur roman de Melisey) : Coplas, trois siècle de musique espagnole ; à 17h (église ND de l’Assomption de Servance): L’air espagnol au temps de Luis XIII. A nouveau en juillet et août 2014, le festival Musique et Mémoire promet une édition de découvertes et d’approfondissements exceptionnels.

 

 

Informations et réservations sur le site du festival Musique et Mémoire

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Votre hébergement pendant le festival Musique et Mémoire 2014 : réservations : 03 84 97 10 80
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reservation@destination70.com

Grand reportage vidéo : le Festival Musique et Mémoire 2013 (les 20 ans)

Grand reportage vidéo : Festival Musique et Mémoire 2013. Au cœur du Pays des Vosges Saônoises, le festival Musique et Mémoire interroge les nouveaux champs créatifs de la Renaissance et du Baroque. A l’invitation de son directeur artistique et fondateur, Fabrice Creux, le Festival en laboratoire des pratiques musicales réinvente le principe des résidences d’artistes. Geste vocal, nouvelles formes de concerts, orgue en scène… sont les volets d’une démarche unique en France qui recherche toujours à conquérir de nouveaux publics. Reportage exclusif CLASSIQUENEWS : avec Fabrice Creux (directeur artistique fondateur du Festival), Bruno Boterf (directeur musical de l’ensemble en résidence Ludus Modalis), Jean-Charles Ablitzer (organiste associé du Festival).