LILLE, Orchestre National. De FALLA : Les Tréteaux de Maßtre Pierre

treteaux maitre pierre de falla on lille orchestre national de lille concert critique classiquenewsLILLE, les 12, 13, 14 mai 2022. Falla : Les TrĂ©teaux de maĂźtre Pierre. Dans le cadre de son offre Ă©largie vers tous les publics, en particulier les enfants et leurs parents, l’ON LILLE Orchestre National de Lille propose 3 soirĂ©es dĂ©diĂ©es Ă  une partition maĂźtresse de Falla : « Les TrĂ©teaux de MaĂźtre Pierre ». Manuel de Falla rĂ©invente la notion mĂȘme de thĂ©Ăątre lyrique, le rendant accessible Ă  tous. Il ressuscite la magie des thĂ©Ăątres ambulants, oĂč verve, tendresse et rĂ©alisme aussi rĂ©activent ici la geste chevaleresque, sa fĂ©erie mĂ©diĂ©vale et poĂ©tique oĂč Don Quichotte, hĂ©ros ibĂ©rique par excellence, chasse les moulins Ă  vent pour conquĂ©rir le cƓur de DulcinĂ©e.
En 1923, Manuel de Falla prĂ©sente pour la premiĂšre fois, Les TrĂ©teaux de MaĂźtre Pierre, une piĂšce de thĂ©Ăątre de marionnettes qu’il a mise en musique, inspirĂ©e d’un Ă©pisode du Don Quichotte de CervantĂšs. L’opĂ©ra de poche Ă©merveille autant par l’invention de sa scĂ©nographie que le raffinement de la partition, rĂ©vĂ©lant une multitude de couleurs et de nuances orchestrales ciselĂ©es oĂč chaque instrument devient soliste. L’ON LILLE invite la compagnie catalane de marionnettes Per Poc accompagnĂ©e de l’orchestre et de trois chanteurs.

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LILLE, Auditorium du Nouveau siĂšcle
LES TRÉTEAUX DE MAÎTRE PIERRE
Samedi 14 mai 2022 — 16h
Concert Famillissimo, accessible dĂšs 7 ANS / ‚± 40 minutes sans entracte

SĂ©ances scolaires
Jeudi 12 mai 2022 – 10h et 14h30‹ / Vendredi 13 mai 2022 – 10h et 14h30

boutonreservationRÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
https://www.onlille.com/saison_21-22/concert/les-treteaux-de-maitre-pierre/

CRITIQUE, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 6 juin 2021. O PMC, N Goerner, M Toledo (chant), Josep Pons.

CRITIQUE, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 6 juin 2021. O PMC, N Goerner, M Toledo (chant), Josep Pons. C’est Ă  un programme entiĂšrement placĂ© sous le signe de l’Espagne que vient de nous proposer l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, placĂ© sous la direction du chef catalan Josep Pons, qui est connu pour ĂȘtre l’un des meilleurs interprĂštes de Manuel de Falla, particuliĂšrement mis Ă  l’honneur ce soir et dont il a gravĂ© nombre d’Ɠuvres.

 

 

ESPAÑA !

 

 

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Mais la soirĂ©e dĂ©bute par le fougueux Alborada del gracioso de Maurice Ravel (aux cĂŽtĂ©s de la non moins cĂ©lĂšbre Rapsodie espagnole), dont Pons livre une interprĂ©tation Ă  la fois fidĂšle et Ă©quilibrĂ©e, tour Ă  tour capiteuse ou acĂ©rĂ©e, et instrumentalement remarquable, 
comme toujours avec l’OPMC : le basson d’Arthur Menrath (Alborada del gracioso) et les clarinettes de Marie BarriĂšre-Bilote et VĂ©ronique Audard (Rapsodie espagnole) doivent ĂȘtre mentionnĂ©s.

De Manuel de Falla, on entend d’abord les magnifiques Nuits dans les jardins d’Espagne dont la poĂ©sie intense se dĂ©ploie facilement sous la direction ample et passionnĂ©e de Pons. La phalange monĂ©gasque dĂ©montre sa capacitĂ© Ă  offrir les couleurs chaudes et gĂ©nĂ©reuses exigĂ©es par la partition, tandis que le pianiste argentin Nelson Goerner interprĂšte avec beaucoup de panache sa partie qui, sans ĂȘtre celle d’un concerto pour piano, en est bien proche. Justement ovationnĂ©, N. Goerner offre au public le dĂ©licat Nocturne n°20 en do diĂšse mineur de Chopin.

Puis, c’est Manuel de Falla toujours avec son sulfureux Amour sorcier (« El amor brujo ») : musique parfois rude mais exhalant un parfum ibĂ©rique des plus authentiques, l’ouvrage raconte les amours d’une gitane et de son amant sur fond de « sorcellerie et d’incantation ». Le chef espagnol en livre une interprĂ©tation trĂšs dramatique qui met l’accent sur les contrastes et l’expressionnisme de cette partition. Ce n’est pas une Espagne de folklore, mais une Espagne des profondeurs, troublante et possĂ©dĂ©e, qui se dĂ©gage sous sa baguette. Il est soutenu dans sa dĂ©marche par la chanteuse de flamenco Maria Toleda, Ă  la voix chaude et grave, qui exprime si bien la passion et la mort, et qu’on rĂȘverait d’entendre dans Carmen !

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CRITIQUE, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 6 juin 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Nelson Goerner (piano), Maria Toledo (chant), Josep Pons (direction).

Livre événement, critique. Le Clavecin des Romantiques par Jean-Patrice BROSSE (éditeur BLEU NUIT, déc 2019)

brosse jeanpatrice livre critique review classiquenews clic de classiquenews bleu nuit editeur 9782358840927-475x500-1Livre Ă©vĂ©nement, critique. Le Clavecin des Romantiques par Jean-Patrice BROSSE (Ă©diteur BLEU NUIT, dĂ©c 2019)  -  Dans ce dernier tome de son histoire du clavecin, l’auteur met en lumiĂšre le destin du clavier baroque dĂšs la fin du XVIIIĂš, avec l’essor des nouveaux modĂšles ou pianoforte fortement concurrentiels ; l’instrument emblĂ©matique de l’Ancien rĂ©gime sous la RĂ©volution française, certes a Ă©tĂ© dĂ©truit, dĂ©testĂ© en raison de ce qu’il reprĂ©sentait ; mais l’auteur montre combien le clavecin s’est maintenu tout au long du XIXĂš, rĂ©vĂ©lant l’action de producteurs de concerts Ă  Paris (FĂ©tis, Prince de la Moskova, AmĂ©dĂ©e MĂ©reaux
) qui continuent de programmer les oeuvres de Rameau ou Couperin, suscitant mĂȘme l’enthousiasme des grands pianistes romantiques passionnĂ©s eux aussi par l’instrument et le rĂ©pertoire baroque ; le cas le plus emblĂ©matique reste Chopin, comme on le sait, passionnĂ© par JS Bach et aussi, ce qui est moins connu, François Couperin. Cette filiation avĂ©rĂ©e, passionnante n’est toujours pas abordĂ©e au concert : on s’en Ă©tonne toujours. Certains virtuoses du clavier romantique, jouent le clavecin comme Ignaz Moscheles (sur un Shudi) chez FĂ©tis d’ailleurs.

Ailleurs, ce sont les grands virtuoses du  piano qui cultivent une saine curiositĂ© pour les Baroques, jouant leurs piĂšces conçues pour le clavecin : Louis Farrenc et son Ă©lĂšve Marie Mongin (Rameau, Couperin, Bach), 
 tout cela conforte le goĂ»t de Berlioz qui n’a jamais goĂ»tĂ© rĂ©ellement le timbre ni les dĂ©lices de la mĂ©canique du clavecin. Pour lui quand un piano sonnait mal, il sonnait comme un clavecin qui « clapote »  voilĂ  qui est dit.

En dĂ©finitive, le goĂ»t du Baroque n’a jamais faibli tout au long du XIXĂš romantique ; saluons FĂ©tis et ses concerts parisiens qui dans les annĂ©es 1830 et jusqu’au milieu des annĂ©es 1850, programme encore les compositeurs baroques et aussi de la Renaissance dont Jannequin ! Pionnier et visionnaire FĂ©tis rĂ©vĂšle une sensibilitĂ© inouĂŻe aux timbres et Ă  l’aptitude des instruments Ă  jouer « leur » rĂ©pertoire ; il n’hĂ©site pas Ă  mesurer exactement en le discrĂ©ditant la pertinence d’un Erard s’agissant des partitions du Fitzwilliam virginal Book (qui regroupe une collection d’Ɠuvres anglaises signĂ©es Byrd, Bull, Gibbons, Morley
).

 

Des Ă©lĂ©ments mĂȘlĂ©s
 A contrario d’une histoire de l’art et de la musique oĂč tout s’enchaĂźne distinctement ; oĂč de nouveaux Ă©lĂ©ments prennent la place des anciens, l’auteur montre en rĂ©alitĂ© que tout se mĂȘle, se chevauche et souvent fusionne
. ainsi le clavecin, instrument royal Ă  l’époque des LumiĂšres perdure quand les premiers pianoforte affirment leur voix spĂ©cifique : incroyable rĂ©vĂ©lation que cet instrument double Ă  la fois clavecin et pianoforte, comportant deux claviers avec sautereaux et becs de plume, et un clavier dont les cordes sont frappĂ©es avec des marteaux ; les 2 esthĂ©tiques se mĂȘlent et peuvent ĂȘtre jouĂ©es par le mĂȘme musicien ; un tel « monstre fascinant » est prĂ©sent chez les Mozart ; il est aussi louĂ© par Diderot et D’Alembert dans leur EncyclopĂ©die mĂ©thodique (1785).

 

Les sociĂ©tĂ©s de musique ancienne Ă  Paris, comme les mĂ©cĂšnes ayant favorisĂ© ce goĂ»t de l’AntiquitĂ© sont Ă©voquĂ©es avec justesse. Les concertos de Poulenc ou de Falla n’émergent pas d’un contexte nouveau ; ils participent et prolongent d’une tradition qui n’a en rĂ©alitĂ© jamais cessĂ© de se maintenir. Dans ce regard qui efface bien des classements et compartimentations rĂ©ducteurs, l’auteur souligne l’apport de certaines Ɠuvres trĂšs riches en enseignement dans ce rapport continu au XVIIIĂš : ainsi Manon l’opĂ©ra de Massenet qui en 1884 cristallise la passion de l’époque pour un certain XVIIIĂš : l’ouvrage lyrique est nourri de danses baroques et de rĂ©fĂ©rences Ă©videntes, assumĂ©es.

CLIC D'OR macaron 200Erudit mais accessible, voire souvent passionnant, l’auteur Jean-Patrice Brosse, claveciniste et organiste, tort le cou Ă  nombre de prĂ©jugĂ©s et d’idĂ©es reçues. C’est toute une perspective de la connaissance et de la recherche qui s’en trouve modifiĂ©e ; l’apport est majeur et le livre, captivant. CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier 2020.

 

 

 

 

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CLIC_macaron_2014Livre Ă©vĂ©nement, critique. Le Clavecin des Romantiques par Jean-Patrice BROSSE (Ă©diteur BLEU NUIT, dĂ©c 2019) – RĂ©f: 9782358840927 (176 pages) – 20 x 14 cm – collection « Horizons », 2Ăš Ă©dition – CLIC de classiquenews de fĂ©vrier 2020.

http://www.bne.fr/page77.html

VIDEO, TEASER CD événement. QUATUOR OPUS 333 : SUSPIROS DE ESPANA (1 cd Klarthe)

opus 333 sospiros de espana cd presentation critique classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. QUATUOR OPUS 333 : SUSPIROS DE ESPANA (1 cd Klarthe). VoilĂ  dĂ©jĂ  10 ans que les quatre instrumentistes d’OPUS 333 enrichissent toujours et encore leur rĂ©pertoire, taillĂ© sur mesure, Ă  force de transcriptions et arrangements d’une exceptionnelle expressivitĂ©. Jouer quatre instruments identiques (tubas ou saxhorns), n’est pas sans poser de sĂ©rieux dĂ©fis techniques et sonores : mais la cohĂ©rence de la dĂ©marche, l’entente complice de chacun, la personnalitĂ© aussi de chaque interprĂšte rĂ©ussissent ce nouvel album entiĂšrement dĂ©diĂ© Ă  l’Espagne, celle colorĂ©e et scintillante de Albeniz et Granados, sans omettre Falla, aux cĂŽtĂ©s du plus hispaniques des Français (qui ne mit jamais les pieds en terres ibĂ©riques) : Bizet.

Opus 333 dĂ©montre qu’il est possible de rĂ©Ă©couter des standards musicaux que l’on croyait connaĂźtre grĂące Ă  un jeu ciselĂ©, … Ă  l’écoute et aux jeux dialoguĂ©s en partage. Et le ton est donnĂ© dans le titre mĂȘme : « Sospiros de España » / CLIC D'OR macaron 200soupirs d’Espagne : d’aprĂšs Alonso, la piĂšce maĂźtresse de cette nouvelle collection d’arrangements cultive en une ambivalence captivante, la volutpĂ© oublieuse et mĂ©lancolique et le panache racĂ© le plus assumĂ©. Somptueuse audace artistique, dĂ©fendue par quatre tempĂ©raments musiciens. CD Ă©vĂ©nement. CLIC de CLASIQUENEWS de mars 2019. Grande critique Ă  venir dans la mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.

 

 

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VISITEZ aussi le site du QUATUOR OPUS 333, 4 saxhornistes – fondĂ© en 2009
http://www.opus333.com

 

 

opus 333 quatuor saxhorns critique cd annonce concerts festivals classiquenews

 

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VISITEZ AUSSI le site du label KLARTHE records, reconnu par CLASSIQUENEWS par sa dĂ©marche exemplaire comme tremplin des jeunes solistes audacieux, des formations françaises…
http://www.klarthe.com/index.php/fr/enregistrements/suspiros-de-españa-detail

 

 

CD événement, annonce. QUATUOR OPUS 333 : SUSPIROS DE ESPANA (1 cd Klarthe)

opus 333 sospiros de espana cd presentation critique classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. QUATUOR OPUS 333 : SUSPIROS DE ESPANA (1 cd Klarthe). VoilĂ  dĂ©jĂ  10 ans que les quatre instrumentistes d’OPUS 333 enrichissent toujours et encore leur rĂ©pertoire, taillĂ© sur mesure, Ă  force de transcriptions et arrangements d’une exceptionnelle expressivitĂ©. Jouer quatre instruments identiques (tubas ou saxhorns), n’est pas sans poser de sĂ©rieux dĂ©fis techniques et sonores : mais la cohĂ©rence de la dĂ©marche, l’entente complice de chacun, la personnalitĂ© aussi de chaque interprĂšte rĂ©ussissent ce nouvel album entiĂšrement dĂ©diĂ© Ă  l’Espagne, celle colorĂ©e et scintillante de Albeniz et Granados, sans omettre Falla, aux cĂŽtĂ©s du plus hispaniques des Français (qui ne mit jamais les pieds en terres ibĂ©riques) : Bizet.

Opus 333 dĂ©montre qu’il est possible de rĂ©Ă©couter des standards musicaux que l’on croyait connaĂźtre grĂące Ă  un jeu ciselĂ©, … Ă  l’écoute et aux jeux dialoguĂ©s en partage. Et le ton est donnĂ© dans le titre mĂȘme : « Sospiros de España » / CLIC D'OR macaron 200soupirs d’Espagne : d’aprĂšs Alonso, la piĂšce maĂźtresse de cette nouvelle collection d’arrangements cultive en une ambivalence captivante, la volutpĂ© oublieuse et mĂ©lancolique et le panache racĂ© le plus assumĂ©. Somptueuse audace artistique, dĂ©fendue par quatre tempĂ©raments musiciens. CD Ă©vĂ©nement. CLIC de CLASIQUENEWS de mars 2019. Grande critique Ă  venir dans la mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.

 

 

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VISITEZ aussi le site du QUATUOR OPUS 333, 4 saxhornistes – fondĂ© en 2009
http://www.opus333.com

 

 

opus 333 quatuor saxhorns critique cd annonce concerts festivals classiquenews

 

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VISITEZ AUSSI le site du label KLARTHE records, reconnu par CLASSIQUENEWS par sa dĂ©marche exemplaire comme tremplin des jeunes solistes audacieux, des formations françaises…
http://www.klarthe.com/index.php/fr/enregistrements/suspiros-de-españa-detail

 

 

CD, compte rendu critique. Manuel de Falla par Wilhem Latchoumia (1 cd La Dolce Volta)

falla-pieces-pour-piano-wilhem-latchoumiaCD, compte rendu critique. Manuel de Falla par Wilhem Latchoumia (1 cd La Dolce Volta). “Toute l’Espagne dans un piano” : l’accroche de ce nouveau disque du pianiste Wilhem Latchoumia ne manque pas d’arguments : il est mĂȘme d’une sĂ©duction mĂ©ridionale, attachante et enivrante… Taquinerie chaloupĂ©e, syncope dansante, au dĂ©hanchĂ© virevoltant : les Quatre piĂšces espagnoles sont traversĂ©s par un lĂącher prise suggestif dont l’éclat solaire sait aussi ĂȘtre dĂ©licieusement enfantin : Aragonaise, cubaine, Montagneuse ou Andalouse (notre prĂ©fĂ©rĂ©e : ivre, provocatrice), le pianiste Wilhem Latchoumia se coule dans chaque paysage au caractĂšre distinct, entre volontarisme, panache, sentiment victorieux voire conquĂ©rant, furieusement sĂ©ducteur mais aussi parlant l’intime. Justement son Hommage / Tombeau pour Claude Debussy revĂȘt la noble marche d’une Ă©lĂ©gie au ralenti lui aussi Ă  la fois intĂ©rieur et dĂ©hanchĂ©.

Plus intĂ©ressant, Ă  la fois souple et trĂšs articulĂ©,toujours dans le sens d’une souplesse chorĂ©graphique, oĂč l’élĂ©gance du toucher vaporeux et allusif s’affirme de mieux en mieux, l’onde dansante du triptyque, sommet du disque : El Sombrero de tres picos. La finesse du jeu trouve une admirable fusion entre prĂ©cision des nuances et flux rythmique.

Plus orchestral et ample, manifestement inspiré des Tableaux de Moussorgski, la puissance de feu du chant «  de los remeros del Volga ».

CLIC_macaron_2014Wilhem_Latchoumia-Anthony_Arquier_face_yeux_fermesEnfin, les 6 sĂ©quences, vĂ©ritables tableaux enchanteurs de l’Amour sorcier (El Amor Brujo), affirme davantage l’incroyable imagination poĂ©tique du pianiste, dont on souligne et se dĂ©lecte de la fluide torpeur, langueur et rĂȘverie (Pantomina du dĂ©but). Le toucher est souverain : allusif, caressant et aussi d’une grande intensitĂ© dramatique. MaĂźtrise et intelligence recomposent l’espace sonore et visuel du clavier, oĂč l’interprĂšte semble produire et crĂ©er des champs et contre champs , changeants, miroitants d’une justesse poĂ©tique enivrante. Que demander de plus ? Rien Ă  regretter de son chant fluide et mordant du Feu, aux vocalises somptueuses et ardentes. Dans la continuitĂ©, les deux sĂ©quences : Romance du pĂȘcheur (intĂ©rieure, lointaine), et surtout le finale Danse rituel du feu, d’un souffle orchestral, met en valeur toutes les nuances d’un pianiste magicien. Superbe rĂ©cital. CLIC de CLASSIQUENEWS d’octobre 2016.

CD, compte rendu critique. Manuel de Falla par Wilhem Latchoumia (1 cd La Dolce Volta).