Frans BrĂĽggen sur Brava HD

Bruggenbrava+payoff2-FRTĂ©lĂ©. Brava HD. Jeudi 13 aoĂ»t 2015, 14h,21h : hommage au chef Frans BrĂĽggen… Chef d’orchestre dĂ©fricheur qui avec Harnoncourt ou Christie incarne l’âme de la rĂ©volution baroqueuse, Frans BrĂĽggen s’est Ă©teint le 13 aoĂ»t 2014. NĂ© Ă  Amsterdam en 1934, le virtuose pour la flĂ»te traversière et la flĂ»te Ă  bec, Ă©tait devenu dès ses 21 ans, professeur de flĂ»te au Conservatoire de La Haye. PassionnĂ© par l’articulation et la rhĂ©torique baroque, dĂ©fenseur des sonoritĂ©s sur instruments d’époque, il ne tarde pas Ă  fonder son propre dĂ©partement, dĂ©veloppant une nouvelle manière d’interprĂ©ter les partitions grâce Ă  un travail très fouillĂ© de recherches musicologiques et historiques. LIRE notre hommage Ă  Frans BrĂĽggen, au moment de sa mort (mercredi 13 aoĂ»t 2014). 

 

 

Frans BrĂĽggen, un magicien visionnaire

Avec Sieuwert Verster, il crée en 1981, l’Orchestre du XVIIIe siècle, phalange dédiée à l’interprétation des oeuvres des XVIIIè et XIXè siècle, de Haydn et Mozart jusqu’à Beethoven et Schubert, de l’esthétique néo classique des Lumières au feu impétueux de la révolution romantique, surtout viennoise, sans omettre Rameau dont il fut avec William Christie, le premier à révéler l’énergie et l’inventivité symphonique. Brüggen travaille avec Nikolaus Harnoncourt et Gustav Leonhardt.

Le 13 aoĂ»t 2015, la chaĂ®ne de tĂ©lĂ© Brava HD diffuse deux programmes cĂ©lĂ©brant, une annĂ©e après sa disparition, la mĂ©moire de Frans BrĂĽggen, pionnier visionnaire dont le geste ne cesse d’inspirer encore les nouveaux champions de l’interprĂ©tation musicale : un concert enregistrĂ© Ă  Varsovie pour l’annĂ©e Chopin 2010, et un documentaire  rĂ©cent sur le chef et « son » Orchestre du XVIIIe siècle, intitulĂ© « Five Steps Into… », une immersion passionnante dans le travail d’interprĂ©tation dĂ©fendu et appliquĂ© par le maestro et ses confrères instrumentistes.

 

 

brava+payoff2-FRJeudi 13 août 14h | Chopin Birthday Concert 
Franz Brüggen dirige l’Orchestre du XVIIIe siècle à Varsovie pendant l’année Chopin 2010. Au programme : compositions pour piano et orchestre de Chopin, avec les solistes Kevin Kenner, Nelson Goerner et Janusz Olejniczak.

 Frans Brüggen, direction musicale
Orchestre : Orchestre du XVIIIe siècle
Solistes : Kevin Kenner (piano), Nelson Goerner (piano), Janusz Olejniczak (piano) – Philharmonie de Varsovie, 2010

 

 

brava+payoff2-FRJeudi 13 aoĂ»t 21h | Five Steps Into… 
Après « Nine Steps Into Paradise » (2011), sur les neuf symphonies de Ludwig van Beethoven, Sieuwert Verster a rĂ©alisĂ© un documentaire (2012) sur les concertos pour  piano de Beethoven, intitulĂ© « Five Steps Into… Kristian Bezuidenhout ». Dans ce documentaire, les concertos pour piano de Beethoven sont discutĂ©s et prĂ©sentĂ©s un par un. Kristian Ă©voque la genèse des Ĺ“uvres. En 2012, il a interprĂ©tĂ© les cinq concertos pour piano de Beethoven avec l’Orchestre du XVIIIe siècle, sous la direction de Frans BrĂĽggen.

Frans BrĂĽggen, direction musicale
Orchestre : Orchestre du XVIIIe siècle
Soliste : Kristian Bezuidenhout (forte-piano)
RĂ©alisateur : Sieuwert Verster
Lieu : De Doelen, Rotterdam, 2012

 

 

Spéciale fête de la musique : 5 opéras sur Brava

brava_hd_2014_logoTĂ©lĂ©, Brava. 5 opĂ©ras majeurs, les 18,19,20 et 21 juin 2015. En juin pour la FĂŞte de la musique, la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision dĂ©diĂ©e au monde du classique renforce sa programmation lyrique et propose jusqu’au 21 juin, plusieurs productions d’opĂ©ras absolument incontournables, certaines Ă©tant devenues des productions de rĂ©fĂ©rence grâce Ă  la cohĂ©rence des chanteurs, la pertinence des mises en scène, la tension et la justesse qui s’en dĂ©gagent… Voici donc 5 productions Ă  ne pas manquer sur BRAVA : La Traviata de Verdi (avec RenĂ© Fleming et Joseph Calleja, le 18 juin Ă  21h), La Petite Renarde rusĂ©e de Janacek (dans la sublime mise en scène d’AndrĂ© Engel Ă  l’OpĂ©ra Bastille en 2008 dĂ©jĂ  (le 19 juin Ă  21h), Aida de Verdi (le 20 juin, 13h50), Tosca de Puccini avec Daniela Dessi et son Ă©poux Ă  la ville, le tĂ©nor Fabio Armiliato en Mario, sans omettre le lĂ©gendaire Scarpia de Riggero Raimondi (le 20 juin Ă  21h, Madrid 2004), enfin pas de rituel lyrique sans la grâce humaine de Mozart : Les Noces de Figaro, dimanche 21 juin 2015 Ă  14h (OpĂ©ra d’Amsterdam en 2006 avec la Susanna de Daniele de Niese…). Consultez le site de BRAVA HD pour consulter l’ensemble de la diffusion lyrique de juin 2015.

 

 

 

 

image001Jeudi 18 juin 2015, Ă  21h00
Verdi – La traviata

 

Giuseppe VerdiSous la direction d’Antonio  Pappano, directeur artistique du Royal opĂ©ra housse de Covent garden, deux stars du chant international font la qualité  de cette production londonienne : RenĂ©e Fleming et Joseph Calleja; soprano irradiĂ©e par l’amour pur et tĂ©nor portĂ© par sa vaillance amoureuse,  brillent dans ce classique indĂ©modable de l’opĂ©ra romantique italien. « La Traviata » raconte l’histoire du roman « La Dame aux camĂ©lias » d’Alexandre Dumas fils. Avec ses dĂ©cors riches, la mise en scène de Richard Eyre reprĂ©sente l’hĂ©donisme du beau monde parisien. Lhypocrisie sociale surtour tpujours insensible Ă  la souffrance individuelle et au sacrifice auquel doit se soumettre inexcusable courtisane au nom de la morale bourgeoise.
Car sur un plan plus profond se trouve l’amour tragique d’Alfredo pour la courtisane Violetta, et leur tentative vouĂ©e Ă  l’échec : leur union scandaleuse dĂ©fie normes rĂ©gnantes et biensĂ©ances. La musique de Verdi souligne les scènes dramatiques avec des mĂ©lodies magnifiques. Le premier acte est un hymne Ă  la vie hĂ©doniste, avec comme cerise sur le gâteau le fameuse aria « Ah fors’è lui che l’anima » (Brindisi : hymne enivrĂ© aux plaisirs et à  l’oubli ). Dans le deuxième acte, le père d’Alfredo, en père la morale, venu interrompre la liaison scandaleuse, dĂ©couvre, dans une confrontation intense, que l’amour de Violetta est noble et sincère (la vĂ©ritĂ© des sentiments amoureux contre l’inhumanitĂ© sociale). La scène bruyante de jeux d’argent qui suit, plein de danseuses, n’offre qu’une brève distraction de la tragĂ©die, et prĂ©pare le public au moment suprĂŞme : les retrouvailles dĂ©chirantes d’Alfredo et Violetta ; la courtisane qui a du abandonner son jeune fiancĂ© le retrouve Ă  Paris mais dans un tableau d’humiliation. .. Au III, alors quil la retrouve mourante (dans le roman de Dumas la courtisane meurt Ă  17 ans), Alfredo dĂ©couvre trop tard que le sacrifice de Violetta Ă©tait motivĂ© par des pressions sociales selon  le voeu de Germont père. La distribution, l’histoire et la mise en scène accentuent la magie de cet opĂ©ra moderne,  Ă  la fois  sentimental et aussi surtout satirique. Verdi vivant maritalement avec une femme divorcĂ©e  (la cantatrice Giuseppina Sttepponi eut Ă  subir la stupiditĂ© de la sociĂ©tĂ© contemporaine choquĂ©e  alors de constater cette union non validĂ©e par un mariage). EnregistrĂ© en 2009 Ă  Londres, Royal Opera House. LIRE aussi notre dossier La Traviata de Verdi.

 

Chef d’orchestre : Antonio Pappano
Solistes : Renée Fleming (Violetta Valéry), Monika-Evelin Liiv (Flora Bervoix), Kostas Smoriginas (Le marquis d’Obigny), Eddie Wade (Le baron Douphol), Richard Wiegold (Le docteur Grenvil), Haoyin Xue (Gastone, le vicomte de Letorières), Joseph Calleja (Alfredo Germont), Sarah Pring (Annina), Neil Gillespie (Giuseppe), Thomas Hampson (Giorgio Germont), Charbel Mattar (Un commissionnaire), Jonathan Coad (Un domestique)
Orchestre : Orchestre de la Royal Opera House
Chœur : Chœur de la Royal Opera House
Producteur : Misjel Vermeiren
Lieu : Royal Opera House, Londres, 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 19 juin 2015, 21h
Janácek – La Petite Renarde rusée

 

janacekLeos Janácek a dĂ©crit lui mĂŞme son Ĺ“uvre « La Petite Renarde rusĂ©e » tel « un opĂ©ra comique avec une fin malheureuse ». LĂ©gère certes et d’une transparence absolue dans son orchestration mais tragique par son sujet au souffle mĂŞme universel car en exprimant le destin de l’animal Ă  travers les saisons c’est le cycle de la vie lui mĂŞme dans son recommencement miraculeux et aussi dans la gravitĂ© de son unicitĂ© que la partition touche par sa richesse et par sa justesse. L’œuvre contemple la fugacitĂ© de la vie humaine Ă  travers le regard d’une renarde. Il s’agit d’une histoire profondĂ©ment poĂ©tique, accompagnĂ©e de belle musique bouleversante, orchestrĂ©e de façon superbe. « Sa musique est simplement extrĂŞmement touchante, » prĂ©cise  le metteur en scène AndrĂ© Engel, qui,  avec une distribution extraordinaire, a rĂ©alisĂ© une nouvelle production de cette Ĺ“uvre fascinante pour l’OpĂ©ra national de Paris. L’enregistrement prouve de façon convaincante que les contes de fĂ©es ne sont pas seulement destinĂ©s aux enfants et que les fables quand elles sont justes, offrent les vĂ©ritĂ©s les plus profondes… et les plus bouleversantes. EnregistrĂ© en 2008 Ă  l’OpĂ©ra Bastille. Impulsif rĂ©formateur, mais surtout pionnier lyrique car inventeur de l’opĂ©ra national Tchèque Ă  l’heure oĂą la fin de l’Empire austrohongrois avait pĂ©riclité… et permettait l’essor des nationalismes culturels. Leos Janacek (1854-1928) gagne dans ce livre un superbe portrait sous forme d’inventaire; inventaire de ses opĂ©ras qui sont tous remarquablement prĂ©sentĂ©s, de façon chronologique… de Jenufa Ă  l’Affaire Makropoulos, de Sarka Ă  Katia Kabanova, de la Maison des Morts Ă  La petite renarde rusĂ©e… C’est un compositeur poète (librettiste de tous ses opĂ©ras), amoureux de langue (notant le parlĂ©, les mĂ©lodies populaires…), des femmes surtout car se dessine aussi en filigrane, de non moins captivants portraits fĂ©minin dont les noms Katia, Jenufa, Emilia sans omettre la petite renarde, tĂ©moignent d’une passion personnelle totalement singulière. Si Janacek s’écarte très vite de l’establishment germanique, il fera de mĂŞme avec le grand frère russe, proche tout d’abord, distanciĂ© ensuite. En rĂ©inventant l’opĂ©ra au XXè siècle, Janacek produit plusieurs ouvrages majeurs autant par le souffle de leur Ă©criture orchestrale que la fine psychologie qui se dĂ©tache de ses hĂ©roĂŻnes.

 

Chef d’orchestre : Dennis Russell Davies
Solistes : Elena Tsallagova (La Petite Renarde), Jukka Rasilainen (Le Forestier), Michele Lagrange (Sa Femme / Le Hibou), Hannah Esther Minutillo (Le Renard), David Kuebler (Le Maître d’école), Roland Bracht (Le Curé), Paul Gay (Harasta)
Orchestre : Orchestre de l’OpĂ©ra national de Paris
Chœurs : Maîtrise des Hauts-de-Seine, Chœur de l’Opéra national de Paris
Lieu : Opéra Bastille, Paris, 2008

 

 

 

 

 

 

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Samedi 20 juin, 13h59
Verdi – AĂŻda

 

verdi_582_face_portrait_boldini« AĂŻda » est peut-ĂŞtre l’opĂ©ra le plus populaire de Giuseppe Verdi. Le Teatro Regio de Parme prĂ©sente une production spectaculaire (2012) de ce classique intemporel ayant pour cadre l’Egypte antique, celle des Pharaons. En bĂ©nĂ©ficiant du concours de l’Égyptologue Mariette pour l’Ă©laboration  du livret, Verdi met en musique un opĂ©ra historique Ă©tonnement fidèle Ă  la rĂ©alitĂ© historique trouvant dans la musique les accents et mĂ©lodies justes propice Ă  une Ă©vocation extrĂŞmement vraisemblable de l’Ă©popĂ©e Ă©gyptienne. Le  compositeur en fait surtout un drame intimiste et psychologique qui resserre son intrigue autour du trio amoureux Ă©minemment tragique : le gĂ©nĂ©ral Radamès dont est amoureuse en vain la fille de pharaon Amneris, car il aime plutĂ´t l’ennemi de l’Égypte, la belle esclave Ă©thiopienne Aida. Comme tous les amants maudits par la sociĂ©tĂ© dont ils provoquent les traditionnelles antagonismes (l’amour ne sera t il pas ainsi une arme politique), Aida  / Radamès comme ailleurs RomĂ©o et Juliette et aussi Tristan un Isolde, sont vouĂ©s  Ă  la mort (et quelle mort) : agents trop sincères et finalement libres dans une sociĂ©tĂ© si cloisonnĂ©e et traditionaliste. De ce point de vue  c’est bien le tableau final dans leur tombe souterraine  (rĂ©fĂ©rences aux hypogĂ©es de la VallĂ©e des rois sur la rive thĂ©baine) qui est l’Ă©pisode le plus saisissant. Car tout en expirant et rĂ©alisant leur union pour l’Ă©ternitĂ©, les deux amants magnifiques laisse la fille du roi seule et demunie, d’une impuissant et Ă©ternelle tristesse. LIRE notre dossier Aida de Verdi

 

Chef d’orchestre : Antonio Fogliani
Solistes : Mariana Pentcheva (Amneris), Susanna Branchini (Aïda), Alberto Gazale (Amonasro), Walter Fraccaro (Radamès), George Andguladze (Ramphis), Carlo Malinverno (Le roi d’Egypte), Yu Guanqun (La grande prêtresse), Cosimo Vassallo (Un messager)
Orchestre : Orchestre du Teatro Regio de Parme
Chœur: Chœur du Teatro Regio de Parme
Lieu : Teatro Regio, Parme, 2012

 

 

 

 

 

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Samedi 20 juin, 20h59
Puccini – Tosca

 

pucciniDaniela Dessì interprète le rôle principal dans cette nouvelle production de ce mélodrame ardent de Puccini sur le désir, la trahison et la vengeance. Cette production intense a été enregistrée en 2004 au Teatro Real. C’est une nouvelle production de la metteuse en scène Nuria Espert –internationalement acclamée – pour le Teatro Real de Madrid, au style très intense, classique et dramatique. L’éclairage de Vinicio Cheli intensifie l’atmosphère d’une performance qui deviendra une référence pour les productions du XXIe siècle. Basé sur la pièce de théâtre « La Tosca » de Victorien Sardou, jouée pour la première fois au Teatro Costanzi de Rome le 14 janvier 1900. Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa. LIRE notre dossier Tosca de Puccini

 

Chef d’orchestre : Maurizio Benini
Solistes : Daniela Dessi (Floria Tosca), Fabio Armiliato (Mario Cavaradossi), Ruggero Raimondi (Le baron Scarpia), Marco Spotti (Cesare Angelotti), Miguel Sola (Le sacristain), Emilio Sanchez (Spoletta), Josep Miquel Ribot (Sciarrone), Francisco Santiago (Un geĂ´lier), Eliana Bayon (Un berger)
Orchestre : Orchestre du Teatro Real
Lieu : Teatro Real de Madrid, 2004

 

 

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Dimanche 21 juin, 14h
Mozart – Le nozze di Figaro

 

mozart_portrait-300Il est important de suivre le fil de ce labyrinthe des coeurs et de savoir qui est amoureux de qui dans « Le nozze di Figaro » de Mozart. Susanna et Figaro s’aiment et ont dĂ©cidĂ© de se marier, mais ce n’est pas tout. Le Comte lui aussi est amoureux de Susanna, tandis que le page Cherubino s’intĂ©resse Ă  la comtesse. La comtesse, Ă  son tour, veut raviver son mariage avec le Comte. Figaro, quant Ă  lui, a aussi plusieurs amantes : la bonne Marcellina exige que Figaro se marie avec elle s’il ne rembourse pas ses dettes. Au milieu de toutes ces intrigues et ces tribulations se trouve l’amour indestructible entre Figaro et Susanna. EnregistrĂ© au Muziektheater d’Amsterdam en 2006. LIRE notre prĂ©sentation de l’opĂ©ra de Mozart : Les Noces de Figaro, 1786

 

Chef d’orchestre : Ingo Metzmacher
Solistes : Garry Magee (Le comte Almaviva), Cellia Costea (La comtesse Almaviva), Danielle de Niese (Susanna), Luca Pisaroni (Figaro), Maite Beaumont (Cherubino), Charlotte Margiono (Marcellina), Mario Luperi (Bartolo), Marcel Reijans (Basilio)
Orchestre : Orchestre de chambre néerlandais
Chœur: Chœur de l’Opéra néerlandais
Producteur : Misjel Vermeiren
Lieu : Muziektheater, Amsterdam, 2006

TĂ©lĂ©, Brava HD: les mĂ©chants Ă  l’opĂ©ra. Les 13,14, 15 janvier 2013

TĂ©lĂ©, Brava HD: les mĂ©chants Ă  l’opĂ©ra. Les 13,14, 15 janvier 2013 … Vous connaissiez Arte parfois, surtout Mezzo. Comptez dĂ©sormais avec BRAVA HD (Jur Bron, directeur) : lancĂ©e en 2007,  la chaĂ®ne tĂ©lĂ©visuelle est 100% classique diffusĂ©e en HD, prĂ©servant une qualitĂ© d’images absolument sans Ă©quivalent au petit Ă©cran (1920 x 1080i). En qualitĂ© blu ray (et en Dolby Digital Audio), la majoritĂ© des programmes diffusĂ©s par BravaHD Ă©tonne par le relief et la dĂ©finition de l’image. Concerts, opĂ©ras, festivals (pas encore de docus mais cela ne saurait tarder…), Brava HD offre sur le canal 156 via Orange (par exemple), une nouvelle fenĂŞtre de contenus vidĂ©os de musique classique qui renouvelle grandement le catalogue disponible Ă  la tĂ©lĂ©. La conception est grand public et s’adresse plus aux mĂ©lomanes nĂ©ophytes qu’aux amateurs mordus spĂ©cialistes (d’oĂą une information accompagnant les programmes, encore trop superficielle et embryonnaire : souvent les modules diffusĂ©s oublient de prĂ©ciser le nom des interprètes).
Le plus : aucune coupure publicitaire et un contenu qui respecte totalement les oeuvres diffusĂ©es. Depuis 2008, BRAVA HD est accessible dans plusieurs pays d’Europe et dans le monde : en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Turquie, au Portugal, en Slovaquie, dans la RĂ©publique tchèque, Ă  Monaco et en Afrique lusophone.

Brava HD
la nouvelle image du classique

Don Giovanni, Scarpia, MĂ©dĂ©e : les mĂ©chants Ă  l’opĂ©ra

brava_hd_2014_logoEn janvier 2014, brava HD s’intĂ©resse aux bad boys, ces ” mĂ©chants ” ignobles, masculins tels Don Giovanni de Mozart (son esprit libertaire, choquant et provocateur : une dynamite contre l’ordre social), Scarpia dans Tosca de Puccini (il est prĂ©fet de Rome et antibonapartiste, plutĂ´t conservateur, tyranise le couple d’artistes composĂ©s dans l’opĂ©ra par la cantatrice Floria Tosca dont il est amoureux, et le peintre Caravadosi), c’est aussi au fĂ©minin, l’ignoble MĂ©dĂ©e, enchanteresse haineuse et jalouse que son amour (maudit et impuissant) pour Jason, conduira aux pires exactions (comme trahir son père et tuer ses propres enfants)…  voici en trois  volets, le portrait de ces mĂ©chants par lesquels passe le grand frisson lyrique. brava HD, les 13, 14 et 15 janvier 2014.

En janvier 2014, les méchants sont sur brava HD :

Lundi 13 janvier,  21h03
Mozart : Don Giovanni

brava_hd_2014_logo« Don Giovanni » de Mozart est un opĂ©ra captivant ; son hĂ©ros est l’un des coureurs de jupons les plus notoires de la musique classique. Le charme de Don Giovanni, est irrĂ©sistible pour toutes les femmes, riches (Donna Anna, Donna elvira…) ou pauvres (Zerlina), mariĂ©es ou cĂ©libataires. Il se soucient peu des normes et des valeurs et se lasse rapidement des femmes qu’il a conquises. Finalement, tout le monde se rend compte que sous son apparence charmante et ses beaux mots se cache un mauvais homme (a bad boy), si peu fiable, trop sĂ©ducteur. Si on le confronte, il refuse d’amĂ©liorer sa vie, ce qui mène Ă  son dĂ©clin. Le chef d’orchestre Ingo Metzmacher, l’Orchestre de chambre nĂ©erlandais et le ChĹ“ur de l’OpĂ©ra nĂ©erlandais accompagnent des stars internationales dans une production plus qu’honorable.

Ingo Metzmacher, Orchestre de chambre néerlandais, Chœur de l’Opéra néerlandais, Pietro Spagnoli (Don Giovanni), Mario Luperi (Il Commendatore), Myrtò Papatanasiu (Donna Anna), Marcel Reijans (Don Ottavio), Charlotte Margiono (Donna Elvira), José Fardilha (Leporello), Roberto Accurso (Masetto), Cora Burggraaf (Zerlina).

Mardi 14 janvier, 18h56
Puccini  : Tosca

brava_hd_2014_logoPortrait d’un cynique tortionnaire : le baron Scarpia. Daniela Dessì joue le rĂ´le principal dans ce mĂ©lodrame ardent de Puccini sur le dĂ©sir, la vengeance : surtout le cynisme barbare, celui du baron Scarpia. Cette production intense a Ă©tĂ© filmĂ©e au Teatro Real en 2004. Il s’agit d’une nouvelle production de la metteuse en scène Nuria Espert pour le Teatro Real Ă  Madrid, au dramatisme vif, classique et dramatique. L’éclairage de Vinicio Cheli intensifie l’atmosphère d’une performance qui deviendra une rĂ©fĂ©rence pour les productions du XXIe siècle. InspirĂ© sur la pièce de théâtre « La Tosca » de Victorien Sardou, jouĂ©e pour la première fois au Teatro Costanzi de Rome le 14 janvier 1900, l’opĂ©ra de Puccini reste un succès planĂ©taire par son Ă©criture resserrĂ©e, sa concision proche du théâtre. Le livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa respecte le profil psychologique des 3 protagonistes : l’amour absolu radical et dĂ©terminĂ© de Tosca ; l’esprit retors et manipulateur du baron Scarpia, prĂ©fet de Rome et donc Ă  ce titre, chef de la police plutĂ´t cruel ; enfin, la juvĂ©nilitĂ© ardente et libertaire voire sĂ©ditieuse du bonapatiste Cavaradossi… C’est huit clos d’une rĂ©solution prenante dès son dĂ©but… jusqu’Ă  son tableau final, d’un tragique bouleversant qui dĂ©voile l’abnĂ©gation extrĂ©miste de Floria Tosca, actrice chanteuse croyante mais capable de la plus belle preuve d’amour.

Maurizio Benini, Chœur et Orchestre du Teatro Real, Daniela Dessì (Floria Tosca), Fabio Armiliato (Mario Cavaradossi), Ruggero Raimondi (Le baron Scarpia), Marco Spotti (Cesare Angelotti), Miguel Sola (Le sacristain), Emilio Sánchez (Spoletta), Josep Miquel Ribot (Sciarrone), Francisco Santiago (Un geôlier), Eliana Bayon (Un berger).

Mercredi 15 janvier 21h01
Cherubini : Médée

brava_hd_2014_logoMĂ©dĂ©e en majestĂ© : le pouvoir de la haine. La magicienne MĂ©dĂ©e a connu une vie mouvementĂ©e : elle a aidĂ© son amant Jason (Ă  la tĂŞte des Argonautes) Ă  obtenir – contre le grĂ© de son père – la Toison d’or, afin qu’il puisse remonter sur le trĂ´ne. Cela ne plait guère Ă  son père et elle s’enfuit, accompagnĂ©e de Jason. Finalement, MĂ©dĂ©e arrive Ă  Corinthe avec Jason, mais seulement après avoir tuĂ© son propre frère et l’oncle de Jason, et après avoir elle-mĂŞme donnĂ© vie Ă  deux enfants engendrĂ©s avec Jason. Mais Ă  Corinthe, ils ne sont pas non plus Ă©pargnĂ©s par le destin : le Roi CrĂ©on croit voir en Jason son beau-fils idĂ©al et Jason quitte MĂ©dĂ©e pour Glauce. La magicienne ne se laisse pas faire sans coup fĂ©rir et sa vengeance est terrifiante : tout le monde doit payer, elle tue mĂŞme ses propres enfants. Seul Jason est Ă©pargnĂ© mais il doit vivre le poids de cet infanticide plus terrifiant que toute autre mĂ©fait… En 1797, Cherubini prologne une passionnante tradition lyrique de mĂ©chante Ă  l’opĂ©ra : sorcière, enchanteresse, abonnĂ©e au tragique et pathĂ©tique, toute amoureuse malheureuse qui par haine et amertume se venge de façon inĂ©luctable. La MĂ©dĂ©e de Cherubini profite de rĂ©alisations prĂ©alables, en particulier sous le règne de Marie-Antoinette Ă  Versailles, pĂ©riode bĂ©nie d’un essor des arts du spectacles souvent Ă©blouissant : MĂ©dĂ©e de La Toison d’or de Vogel (1786), Armide de Renaud de Sacchini, MĂ©dĂ©e de ThĂ©sĂ©e de Gossec (1782)… sans omettre l’Arcabonne dans Amadis de Jean ChrĂ©tien Bach, qui elle aussi fait la synthèse de toutes les mĂ©chantes haineuses et vengeresses produites par l’opĂ©ra baroque… En 1797, comme en Ă©cho aux secousses rĂ©volutionnaires, Cherubini offre l’aboutissement d’une longue Ă©volution lyrique : sa MĂ©dĂ©e est toute frĂ©nĂ©tique et convulsive, en proie Ă  la dĂ©tresse de l’amoureuse, Ă  la haine de la femme trahie. Portrait de femme passionnant auquel Anna Caterina Antonacci apporte une interprĂ©tation ciselĂ©e et forte.

Evelino Pidó, Chœur et Orchestre du Teatro Regio di Torino, Anna Caterina Antonacci (Médée), Giuseppe Filianoti (Jason), Cinzia Forte (Glauce), Sara Mingardo (Neris), Giovanni Battista Parodi (Creonte)