CD, Ă©vĂ©nement, annonce. RACHMANINOFF : Symph n°1 – Dances symphoniques (NĂ©zet-SĂ©guin, Phladelphia Orch – 1 cd DG Deutsche Grammophon)

nezet seguin rachmaninoff dances symphonic symphony 1 philadelphia cd deutsche grammophon review critique cd classiquenewsCD, Ă©vĂ©nement, annonce. RACHMANINOFF : Symph n°1 – Dances symphoniques (NĂ©zet-SĂ©guin, Phladelphia Orch – 1 cd DG Deutsche Grammophon). Suite de la collaboration du canadien Yannick NĂ©zet-SĂ©guin avec l’Orchestre de Philadelphia (et inspirĂ©s par la lyre flamboyante amère de Rachma, dĂ©jĂ  abordĂ© avec la complicitĂ© du pianiste non moins convaincant Daniil Trifonov : Concertos pour piano 1 & 3 dans un programme intitulĂ© « Destination », distinguĂ© par le CLIC de CLASSIQUENEWS). Voici un autre programme passionnant car l’intervalle entre la symphonie n°1 et les Danses Symphoniques est rĂ©vĂ©lateur de l’évolution d’un tempĂ©rament symphonique de premier valeur. La n°1 opus 13 (crĂ©Ă©e en mars 1897 sous la direction d’un trop faible Glazounov) est un superbe coup d’essai, riche en Ă©pisodes quasi lyriques et dramatiques, d’une fiĂ©vreuse tension, entre âpretĂ© dĂ©pressive et formidables Ă©lans Ă©perdus qui se retrouvent en Ă©chos familiers dans les Dances de janvier … 1941 – soit 40 annĂ©es qui tout en marquant la maturation d’un gĂ©nie post romantiques, douĂ© d’une fougue irrĂ©pressible, soulignent aussi les caractères d’un gĂ©nie constant : tension perpĂ©tuelle, impuissance mĂ©lancolique, violence voire chant dĂ©pressif et gravitĂ© (en particulier dans la rĂ©solution du dernier mouvement de la n°1, dont le finale rĂ©sonne comme un dĂ©chirement amer, l’aveu d’un coeur dĂ©muni face Ă  l’adversitĂ© : l’hĂ©ritage du dernier Tchaikovsky ? Certainement). Les 3 mouvements des Dances Symphoniques expriment l’ivresse intacte d’un Rachmaninov exaltĂ©, Ă©ruptif, hypersensible et par accents, tendu voire dĂ©pressif. De la lumière Ă  l’ombre la plus inquiète voire angoissante, la direction de Yannick NĂ©zet-SĂ©guin se montre très soucieuse des Ă©quilibres sonores (la valse centrale et ses Ă©clairs crĂ©pusculaires CLIC D'OR macaron 200et enivrants), du relief de chaque pupitre, fusionnant couleurs et acuitĂ©. La prise de son est en outre valorisante, permettant de suivre le travail du chef dans le contraste des sĂ©quences et leur souffle unitaire. Passionnant. Chef lyrique dĂ©jĂ  applaudi au Met, NĂ©zet-SĂ©guin dĂ©ploie sa fougue symphonique, sa sensibilitĂ© dĂ©taillĂ©e, sa puissance dramatique dans un Rachma ainsi revivifiĂ© et mĂŞme repoĂ©tisĂ©. Grande critique Ă  venir dans le mag cd de classiquenews.com.