OperaVision : Turandot de Puccini à l’Opéra de Genève (Fogliani / Kramer)

turandot-grand-theatre-geneve-opera-critique-classiquenews-juin22OPERAVISION, Ven 22 juil 2022, 19h30. PUCCINI : Turandot. L’ultime tragédie amoureuse de Puccini est une énigme, ou plutôt trois : car en résolvant celles de la princesse vierge Turandot, le prince tatar Calaf lie son destin à une jeune femme frigide, qui a juré de venger son aïeule… L’empereur de Chine règne sur la Cité interdite de Pékin. Et sa fille Turandot entraîne la mort par décapitation de tous les prétendants qui ne parviennent pas à résoudre ses énigmes. Jusqu’à Calaf, intrépide et astucieux qui cependant veut être aimé par celle qui souhaite néanmoins sa mort. Inachevé, l’opéra de Puccini est ici présenté dans le finale écrit par Luciano Berio (2002).

Le metteur en scène Daniel Kramer à Genève transpose le vieux conte de fées dans un monde futuriste où la magie de Turandot fait loi. Dans un jeu télévisé dystopique, qui n’est pas sans rappeler Hunger Games, la princesse orchestre la surveillance de masse : les hommes sont abattus et la race humaine n’est reproduite qu’en laboratoire. Pour la première fois, le collectif artistique teamLab livre une nouvelle scénographie mêlant les technologies visuelles de pointe pour exprimer un monde fascinant et terrifiant. Le chef Antonino Fogliani dirige une distribution avec Ingela Brimberg qui revient à Genève dans le rôle de la terrible princesse chinoise, après sa performance dans le rôle-titre d’Elektra, diffusé aussi sur OperaVision.

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Opéravision, Ven 22 juil 2022, 19h30turandot-operavision-22juil22-critique-UNE-582
En replay jusqu’au 22 janv 2023
https://operavision.eu/fr/performance/turandot-1?utm_source=OperaVision&utm_campaign=2c6a0bfe2a-JULY_2022+FR&utm_medium=email&utm_term=0_be53dc455e-2c6a0bfe2a-100559298

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LIRE aussi notre critique complète de TURANDOT de Puccini à l’OPéra de Genève / Kramer / Fogliani – par notre envoyé spécial à Genève, Florent Coudeyrat (représentation du 24 juin 2022) :
… » On aime aussi l’investissement dramatique éloquent de Teodor Ilincăi, qui donne à son Calaf des traits déchirants d’humanité, en miroir de son parcours initiatique. Si quelques changements de registre laissent entrevoir des différences de style entre l’émission en pleine puissance et les parties en cantabile, de même qu’une tenue de note un peu courte par endroits, le Roumain emporte l’adhésion par sa sincérité et sa vaillance sur la durée.

A ses côtés, Ingela Brimberg assume son rôle difficile avec courage, mais déçoit dans les parties en suraigu, arrachées avec un effort trop audible, au détriment de la beauté du timbre. C’est d’autant plus regrettable que la Suédoise donne elle aussi une incarnation engagée, à l’instar de la superlative Liù de Francesca Dotto, très à l’aise au niveau technique. Il ne lui reste qu’à donner davantage d’émotion à son chant, parfois un rien trop propre, pour nous emporter davantage, notamment dans sa scène finale. Quelle classe vocale pour le chant altier et noble de Liang Li, très applaudi en fin de représentation… ».
http://www.classiquenews.com/critique-opera-geneve-grand-theatre-le-24-juin-2022-puccini-turandot-antonino-fogliani-daniel-kramer/

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