LILLE, ON LILLE : les 16 et 17 juin 2022. MAHLER, RACHMANINOV (Hansky, Chauhan)

ON-LILLE-orchestre-national-de-lille-saison-2021-2022-concerts-critique-opera-tournee-classiquenewsLILLE, ON LILLE : les 16 et 17 juin 2022. MAHLER, RACHMANINOV. Avant le concert de clĂŽture de sa saison 21 / 22 (concert Ă©vĂ©nement / symphonique et lyrique Britten / Poulenc, les 22 et 23 juin prochains), l’Orchestre National de Lille offre un somptueux programme symphonique et lyrique, couplant la 2Ăš Symphonie de Rachmaninov (une raretĂ©) et le cycle de lieder pour voix et orchestre de Gustav Mahler : « Chants d’un compagnon errant » / Lieder eines fahrenden Gesellen soit 4 mĂ©lodies composĂ©s autour de 1880 et crĂ©Ă©s en 1896. Les quatre chants offrent des visages contrastĂ©s de celui qui aime sans retour, solitaire, incompris

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Concert symphonique
MAHLER ET RACHMANINOV

” Rachmaninov et Mahler au sommet de leur art ! “boutonreservation
Jeudi 16 juin 2022 — 20h
Vendredi 17 juin 2022 — 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
± 1h40 avec entracte

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
https://www.onlille.com/saison_21-22/concert/mahler-et-rachmaninov/

MAHLER
Chants d’un compagnon errant
Bernard Hansky, baryton (remplaçant John Chest, souffrant)

RACHMANINOV
Symphonie n°2

Orchestre National de Lille
Alpesh Chauhan, direction

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Alpech-chauhan-maestro-orchestre-national-de-lille-concert-mahler-17juin22-annonce-critique-classiquenewsLe chef britannique Alpesh Chauhan dirige l’Orchestre National de Lille dans la Symphonie n°2 de Rachmaninov, chef-d’Ɠuvre romantique qui contient le meilleur du compositeur dansun contexte de retour Ă  la composition. En effet, l’opus 27 trĂšs rarement jouĂ©, composĂ© Ă  Dresde en 1907 et crĂ©Ă© Ă  Saint-PĂ©tersbourg en janvier 1908, marque la maturitĂ© indiscutable de Rachmaninov qui conçoit simultanĂ©ment Ă  la Symphonie n°2, le poĂšme fulgurant poĂ©tique et hallucinĂ© L’üle des morts (d’aprĂšs le tableau de Böklin) et le Concerto pour piano n°3. Photo : © Alpesh Chauhan DR.

La partition fait suite Ă  la PremiĂšre Symphonie crĂ©Ă©e en 1897 ; ou plutĂŽt « massacrĂ©e » par la direction alĂ©atoire de Glazounov : la critique de CĂ©sar Cui, tĂ©moin de l‘insuccĂšs de cette crĂ©ation, plongea alors le jeune Rachmaninov de 24 ans dans une dĂ©pression qui prit fin 3 annĂ©es aprĂšs.

Rachmaninov, jeune gĂ©nie lyrique !L’opus 27 est la plus ambitieuse des 3 symphonies ; Rachmaninov organisant dĂšs lors ses motifs et son dĂ©veloppement en une arche riche et dense, au souffle irrĂ©pressible, qui assimile Sibelius et Borodine (thĂšme du cor au dĂ©but du 2Ăš mouvement : Allegro molto). Le premier mouvement (Largo-Allegro moderato) adopte la texture tchaikovskienne (Symphonie n°6 PathĂ©tique), tandis que l’Adagio est de loin le plus emblĂ©matique de la passion lunaire propre Ă  Rachmaninov, Ă©tirant avec souplesse sa cantilĂšne mystĂ©rieuse. La vaste romance mĂȘle deux thĂšmes, aux cordes et Ă  la clarinette, tout en utilisant le principe cyclique, avec une maĂźtrise Ă©tonnante de l’écriture polyphonique (cette derniĂšre d’un luxe inouĂŻ). Enfin le Finale (Allegro vivace) regorge d’énergie et de couleurs qui soulignent l’hypersensiblitĂ© d’un gĂ©nie de l’orchestre, autant dans la direction et le sens de la construction que dans la vivacitĂ© des effets de timbres : poĂšte et orchestrateur inspirĂ©, Rachmaninov scelle ainsi son retour Ă  l’écriture.

 
 

 

 

La 3Ăš symphonie de Rachmaninov est prĂ©cĂ©dĂ©e des 4 Ă©mouvants Chants d’un compagnon errant chantĂ©s par le baryton Bernard Hansky. Mahler y exprime dĂ©sespoir, vertiges et brĂ»lures de l’amour malheureux, ainsi :

1: « Wenn mein Schatz Hochzeit macht » (effondrement de celui qui assiste impuissant aux noces de celle dont il est épris).
2: « Ging heut’ morgen ĂŒber’s Feld » (sa mĂ©lodie est utilisĂ©e dans le mouvement I, langsam de la Symphonie n°1 : Ă©merveillement du hĂ©ros malheureux et d’autant plus frustrĂ© qu’il est touchĂ© par le miracle de la nature en son Ă©veil matinal).

3: « Ich hab’ ein glĂŒhend Messer » : douleur terrifiante du hĂ©ros qui songe Ă  l’aimĂ©e inaccessible mais prĂ©sente.
4: « Die zwei blauen Augen von meinem Schatz » : sa mĂ©lodie est reprise dans la 3Ăš mouvement de la PremiĂšre symphonie ; deux yeux bleus hantent le poĂšte qui trouve le repos Ă  l’ombre d’un tilleul ;
Le texte du premier poÚme est tiré du recueil Des Knaben Wunderhorn, les trois suivants sont de Mahler.

 

 

 

 

 

 

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