CRITIQUE, concert. LILLE, dim 20 juin 2021. Lille Piano(s) Festival 2021. Récital de piano. Florian Noack, piano

CRITIQUE, concert. LILLE, dim 20 juin 2021. Lille Piano(s) Festival 2021. Récital de Florian Noack, piano. Élégance et virtuosité sont au rendez-vous pour ce récital sur mesure du pianiste Florian Noack, en ce troisième et dernier jour du Lille Piano(s) Festival 2021. L’auditorium du Conservatoire de Lille nous accueille encore pour l’interprétation des 24 Préludes, op.28 de Chopin ainsi que des extraits des 12 études d’exécution transcendante, op.11 de Lyapunov.

Chopin, Lyapunov par Noack
Piano romantique et virtuose

Florian-noack-piano-critique-concert-lille-pianos-festival-2021-critique-concert-classiquenewsLe récital intimiste proposé par le pianiste belge Florian Noack, connu pour ses célèbres transcriptions d’œuvres rares pour le piano, ainsi que ses interprétations, commence par l’iconique opus de Chopin. Les 24 Préludes sont joués par le soliste dans un élan plus ou moins démonstratif où les protagonistes sont l’excellence technique et la sobriété d’exécution. Ce parti pris d’élégance et de détachement dans une œuvre habituellement émotive et riche en évocations (nous pensons aux épithètes d’Alfred Cortot, notamment) est bien sûr bienvenu, d’autant que le pianiste n’exclut ni le charme ni le drame ni la ferveur. Nous avons particulièrement apprécié l’approche conversationnelle presque lyrique du 21e et du 22e, la gravité pleine d’âme, ma non troppo, du 9e et du 15e. La performance se termine au sommet interprétatif, avec un 23e exquis, caressant, et un 24e spectaculaire, plein de caractère.

Les Préludes sont une excellente mise en condition pour les extraits du compositeur romantique russe Sergei Lyapunov (1859 – 1924), issus de son opus n°11 : les 12 études d’exécution transcendante, dédiées à la mémoire de Franz Liszt. Cette dernière partie du récital commence avec « Harpes Éoliennes » subtil mélange de virtuosité et de beauté. Le « Rondo des Sylphes » qui suit est très intéressant, toujours virtuose, avec un je ne sais quoi d’enjoué, de taquin… transcendantal ! Et la fin est au zénith avec « Chant épique », la pièce la plus ensorcelante et impressionnante du récital, à l’interprétation tout à fait sensationnelle, épique ! Le public est totalement ébahi, et le jeune pianiste a la gentillesse d’offrir un bis épuré signé Komitas, une danse arménienne pleine de charme de la région d’Erevan. Photo : Ugo Ponte / ON LILLE 2021

Comments are closed.