COMPTE-RENDU, concert. Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, le 9 avril 2021. Orchestre National de France, Christian Macelaru (direction) & Nikolaj Szeps-Znaider (violon). Programme : 5ème Symphonie d’Antoni Dvorak & Concerto pour violon et orchestre de Johannes Brahms.

Festival-Paques-aix-en-provence-znaider-orchestre-national-de-France-concert-critique-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, le 9 avril 2021. Orchestre National de France, Christian Macelaru (direction) & Nikolaj Szeps-Znaider (violon). Programme : 5ème Symphonie d’Antoni Dvorak & Concerto pour violon et orchestre de Johannes Brahms. Après avoir entièrement annulé sa dernière édition pour cause de premier confinement, le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence vient de proposer, pour cette mouture 2021 (qui s’est tenue du 27 mars au 11 avril), un format 100 % numérique à partir du site du festival. Le concert du vendredi 9 avril offrait à entendre rien moins que l’Orchestre National de France dirigé par Christian Marcelaru (son nouveau directeur musical depuis septembre dernier), parmi lesquels est venu s’intégrer l’excellent violoniste danois Nikolaj Szeps-Znaider (en charge, quant à lui, de l’Orchestre national de Lyon depuis septembre dernier également).
La Première partie a permis l’écoute d’une symphonie somme toute rare dans les salles de concert, la 5ème Symphonie (dite « Britannique ») d’Antonin Dvorak. Cet opus du Maître tchèque est souvent qualifié de « pastorale », et s’ouvre sur un Allegro ma non troppo où l’ONF souligne la majesté de la nature. Inutile de souligner ici la sûreté technique du jeu instrumental, tant elle se fait oublier, et dans les deux mouvements suivants, c’est surtout l’impression d’un naturel total, qui prévaut, ainsi qu’une respiration à la fois spontanée et constamment relancée par le chef pour aller plus loin dans la construction. C’est un merveilleux mélange de rigueur et de souplesse que l’on peut observer dans la battue du chef roumain pour réussir à faire fusionner ce curieux mélange de Brahms, de Schubert et de folklore bohème stylisé. Le dernier mouvement, sorte de pétulant Furiant, ne déçoit pas, et se termine en un tourbillon vertigineux ; on ne peut que s’incliner devant le tour de force.
Puis c’est au tour de Nicolaj Szeps-Znaider, ce colosse de près de deux mètres, de venir faire chanter son Guarnerius del Gesù (qui a appartenu à Fritz Kreisler) dans le célèbre Concerto pour violon de Johannes Brahms. Tour à tour, exalté, éloquent, charmeur, il subjugue autant que la phalange qui lui sert d’écrin. Au-delà d’une technique aguerrie et sans faille, c’est merveille d’entendre le lyrisme, le phrasé et les superbes nuances piano que le violoniste distille au moyen de son fabuleux instrument. Si l’Adagio possède toute la suavité attendue, l’allegro giocoso nous gratifie quant à lui d’une confondante virilité. En bis, le soliste et l’orchestre offrent un arrangement pour violon solo et cordes du choral « Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ » de Johann Sebastian Bach (originellement composé pour l’orgue). Un petit moment de temps suspendu… Photo : Nicolaj S-Znaider (DR).

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COMPTE-RENDU, concert. Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, le 9 avril 2021. Orchestre National de France, Christian Macelaru (direction) & Nikolaj Szeps-Znaider (violon). Programme : 5ème Symphonie d’Antoni Dvorak & Concerto pour violon et orchestre de Johannes Brahms.

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