CD, compte rendu critique. Rossini ! Olga Peretyatko, soprano. 1 cd Sony classical

Olga Peretyatko Rossini Alberto Zedda Sony Classical CD Arias and ScenesCD, compte rendu critique. Rossini ! Olga Peretyatko, soprano. 1 cd Sony classical. On voudrait croire Ă  la magie vocale, le charisme de la soprano russe nĂ©e en 1980 Ă  Saint-PĂ©tersbourg, Olga Peretyatko (Ă©pouse Ă  la ville du chef Michele Mariotti, – depuis 2012), et qui connaĂ®t depuis ces 3 dernières annĂ©es, une exposition fulgurante sur la scène lyrique internationale. La couverture de ce nouveau disque la met en scène en nymphe lolita Ă  l’italienne, style vita Ă  la romana, dans un style rĂ©tro fifties…  L’image marketing joue Ă  fond : on comprend que les producteurs de chez Sony classical « dĂ©veloppe » l’artiste en la positionnant comme l’exacte petite soeur d’Anna Netrebko, dont pourtant « la Peretyatko » ne partage ni le timbre blessĂ© ni le mĂ©dium charnu et dĂ©licieusement sensuel. Car tout ici est une question de format : si la soprano sĂ©duit par la beautĂ© Ă  la fois ronde et perçante du timbre, ses limites dans les aigus sont vite atteintes et dĂ©voilĂ©es, comme cĂ´tĂ© style et caractère, la couleur de la voix convient mieux aux hĂ©roĂŻnes alanguies qu’aux piquantes facĂ©tieuses (Il Viaggio a Reims, surtout Rosina du Barbier).  Sa Traviata diffusĂ©e sur Arte rĂ©cemment avait de fait affirmĂ© ses talents de tragĂ©dienne verdienne… mais dans une palette d’expressions assez rĂ©duite et dans une tessiture serrĂ©e.

depuis leur coopération à Pesaro en 2006, la diva suit les conseils du chef Zedda… 

Olga Peretyatko est-elle une rossinienne d’exception ?

Pour autant, chanter Rossini, indique un dĂ©placement complet du curseur expressif et stylisique, vers ce premier XIXème siècle, c’est Ă  dire aux origines du romantisme italien d’avant Bellini, et qui nĂ©cessite de vraies dispositions belcantistes. D’autant que la soprano a choisi pour ce 3ème album Sony, un programme magnifiquement accompagnĂ©e, ciselĂ© par un spĂ©cialiste du rĂ©pertoire, Alberto Zedda (partenaire de la diva depuis 2006, l’annĂ©e de leur rencontre au festival Rossini de Pesaro) dont on se dĂ©lecte de la subtilitĂ© du trait, de la vivacitĂ© des accents, de l’euphorie gĂ©nĂ©rale d’une baguette qui sait articuler, respirer, taquiner… L’agilitĂ©, la prĂ©cision quasi mĂ©canique des vocalises, le style surtout positionnĂ© beau chant (bel canto) exige un talent de diseuse dotĂ© de souffle et de finesse. Le programme se dĂ©roule en deux parties, indiquant les deux veines poĂ©tiques rossiniennes : la pure agilitĂ© ouvre le bal (deux airs de Folleville et de Corinne du Voyage Ă  Reims), une prière extatique hĂ©roĂŻque (Matilde de Shabran… qui depuis des dĂ©cades fait le tremplin jusqu’aux Ă©toiles d’une certaine Edita Gruberova), puis les seria Tancredi et Semiramide (le fameux Bel raggio lusinghier adaptĂ© pour la voix lĂ©gère d’Isabella Colbran) ; enfin en seconde et dernière section, deux airs comiques, ou deux standards rossiniens : alliant virtuositĂ© et expressivitĂ© : Una voce poco fa – version soprano-, du barbier de SĂ©ville et L’infelice, che opprime sentira du Turc en Italie. Le rĂ©cital est consistant. Est-il pour autant idĂ©alement convaincant ?

Le timbre est beau, la technique sĂ»re (ceux d’une lyrique colorature), mais…. le format rĂ©duit et les aigus vite courts, en particulier dans les deux airs les plus exigeants : Matilde de Shabran et Semiramide. Reste Rosina : question de couleur et de caractère, l’abattage et l’intonation exacte lui manquent : pas assez de mordant, de facĂ©tie, et l’italien manque parfois de tenue comme d’exactitude. MĂŞme sa Fiorilla du Turc en Italie – autre femme Ă©mancipĂ©e, libertaire Ă  la facĂ©tie grave et profonde, manque singulièrement de trouble, de subtilitĂ©. Le programme suit exactement les emplois que le chef Zedda a confiĂ© depuis leur première coopĂ©ration Ă  Pesaro Ă  la cantatrice : Folleville et Corinna, Matilde, Amenaide, Semiramide, Rosina et Fiorilla…

C’est donc un programme en demi teintes avec l’impression, en guise de conclusion que la soprano a ciblé trop grand, trop haut dans ce récital surdimensionné pour ses réelles aptitudes. La palette de nuances expressives n’offre pas assez de richesse émotionnelle, d’ambivalence vertigineuse aux rôles que Rossini a écrit pourtant dans une déconcertante subtilité de tons et d’intonation.

Quoiqu’il en soit, Rossinienne, « la Peretyatko l’est bel et bien : sur la scène milanaise en juillet (Scala de Milan), où elle vient de chanter (4-24 juillet) Desdemona dans Otello, aux côtés de Juan Diego Florez, un rôle déjà abordé à Pesaro dès 2007. Le disque mettrait-il l’accent sur ses vraies possibilités ?

CD, compte rendu critique. Rossini ! Olga Peretyatko, soprano. 1 cd Sony classical 8887057412.

CD, annonce. TURANDOT nouvelle avec le Calaf d’Andrea Bocelli (Decca, à paraître le 31 juillet 2015)

TURANDOT-puccini-zubin-mehta-500-cd-decca-andrea-bocelli-CD, annonce. TURANDOT nouvelle avec le Calaf d’Andrea Bocelli. AnnoncĂ© le 31 juillet 2015, un nouveau coffret Decca met Ă  l’honneur le Calaf du tĂ©nor Andrea Bocelli (nĂ© en 1958) : voix franche, Ă©mission directe et musicalement assurĂ©e, le prince futur Ă©poux de la princesse frigide Turandot gagne ici après les Pavarotti, Carreras, Domingo, un ardent interprète soucieux d’exprimer la vaillance de celui qui au mĂ©pris des risques encourus, dĂ©mĂŞle les 3 Ă©nigmes Ă©noncĂ©es par la fille de l’Empereur de Chine… InspirĂ© de Gozzi (Turandot, 1761), et enregistrĂ© dans la Valence ibĂ©rique, l’opĂ©ra de Puccini, laissĂ© inachevĂ© en 1924 par le compositeur italien, semble une Ă©nergie narrative intacte grâce Ă  l’instinct Ă©lectrique et fiĂ©vreux du chef requis pour conduire les troupes impressionnantes de la fresque orientale (Zubin Mehta, familier de la partition pour l’avoir entre autres dirigĂ©e Ă  PĂ©kin, Ă  la CitĂ© Interdite dans une production spectaculaire et fĂ©Ă©rique), d’autant que l’ouvrage Ă  la fois fĂ©Ă©rie sentimentale et fresque grandiose, mĂŞlant sentimental et terrifiant, nĂ©cessite un orchestre colossal et des choeurs au format hollywoodien. Face Ă  Andrea Bocelli, la soprano amĂ©ricaine Jennifer Wilson, campe une femme dĂ©jĂ  mĂ»re mais vierge, aux aigus tranchants qui cependant sait inflĂ©chir sa duretĂ© primitive et rĂ©pondre Ă  l’amour pur d’un Calaf compatissant… a presque 60 ans, le tĂ©nor Bocelli dĂ©montre qu’il peut tout chanter avec un aplomb et une musicalitĂ© toujours prĂŞts Ă  en dĂ©coudre. Prochaine critique dĂ©veloppĂ©e dans le mag cd, dvd, livres de classiquenews.com

 

CD, annonce. Une nouvelle TURANDOT avec le Calaf d’Andrea Bocelli. Annoncé le 31 juillet 2015. 2 cd Decca.

DVD. Mozart : Don Giovanni. Schrott, Netrebko, Castronovo… (Engelbrock, Baden Baden mai 2013, 2 dvd Sony classical)

Mozart Don Giovanni Baden Baden Netrebko Schrott 88843040109DVD compte rendu critique.  Mozart : Don Giovanni. Schrott, Netrebko, Castronovo… (Engelbrock, Baden Baden mai 2013, 2 dvd Sony classical). Dans la mise en scène intelligente et moderniste de Philipp Himmelmann, ce Don Giovanni captĂ© live en mai 2013 auFestival de Baden Baden dĂ©voile plusieurs attraits non nĂ©gligeables ; l’orchestre sur instruments d’époque d’abord de Thomas Engelbrock sevrant avec une fine caractĂ©risation chaque climat de la partition de Mozart dont on rĂ©Ă©coute avec beaucoup d’intĂ©rĂŞt chaque trouvaille et trait gĂ©nial. La sonoritĂ© sĂ©duisante (cordes Ă  l’unisson), l’équilibre caractĂ©risĂ© des pupitres s’entend dès l’ouverture Ă  la belle Ă©nergie, nerveuse et d’une gravitas prenante.  Ensuite le cast fournit un autre argument : ex Ă©poux Ă  la ville, Anna Netrebko – star Ă  Baden Baden et depuis longtemps comme Ă  Salzbourg, tĂŞte d’affiche rĂ©gulière, qui retrouve ainsi le baryton uruguayen Erwin Schrott. Les deux convainquent absolument chacun dans leur emploi : en nuisette rose, Anna, ardente, habitĂ©e, vraie nature tragique, cisèle chaque couleur de chaque situation comme si elle jouait sa vie, avec petites limites cependant, une attention pas toujours aussi raffinĂ©e Ă  l’articulation du verbe, et parfois comme on l’a vu rĂ©cemment dans un Strauss risquĂ©, une ligne en perte de justesse. Mais par ailleurs quelle intensitĂ© sensible ! Sorte de maffieux Ă  la lame facile, Erwin Schrott animal cynique et sĂ©ducteur faussement amusĂ©, semble agir comme un fĂ©lin calculateur, tirant profit de tout : l’aisance du jeu scĂ©nique et vocal sĂ©duisent. A leurs cĂ´tĂ©s, le Leporello de Pisaroni s’emballe et trĂ©pigne comme une vraie nature dramatique, sans forcer : idem pour l’Ottavio de Castronovo, toujours Ă©gal et naturellement ardent : il incarne cet embrasement progressif que le fiancĂ© de Anna Ă©prouve avec son aimĂ©e aux cĂ´tĂ©s du provocateur infâme… Moins convaincante Ă  force d’hystĂ©rie dans le jeu, l’Elvire de Ernman (le maillon faible de la distribution avec la Zerlina sans charme…).

Baden Baden a le chic de réunir un plateau digne de Salzbourg. Ne réfrénons donc pas notre plaisir face à cette production très séduisante.

 

 

 

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Mozart : Don Giovanni. Erwin Schrott, Anna Netrebko, Charles Castronovo, Malena Ernman, Luca Pisaroni, Balthasar-Neumann-Chor & Ensemble. Thomas Hengelbrock, direction. 2 dvd Sony classical 88843040109. Festival de Baden Baden, live de mai 2013. Illustration : Erwin Schrott (DR)

 

 

 

Paris, TCE, le 31 octobre 2014. Milos, guitare. Rodrigo: Concerto d’Aranjuez

milos guitare milos karadaglicParis, TCE, le 31 octobre 2014. Milos, guitare. Rodrigo: Concerto d’Aranjuez. Fin de mois ibérique et romantique pour l’Orchestre de chambre de Paris qui sous le titre d’un programme intitulé « soirée à Madrid » invite le guitariste Milos dans un classique du répertoire symphonique pour guitare, le célébrissime concerto d’Aranjuez de Rodrigo, composé en 1939 au cours de la dernière année de son séjour à Paris et pendant la Guerre civile.

 

Programme espagnol. SurnommĂ© le « Mozart espagnol », Juan CrisĂłstomo de Arriaga compose son unique opĂ©ra, Los esclavos felices, Ă  l’âge de 15 ans… PrĂ©coce, le musicien meurt Ă  20 ans.  Il incarne un style virtuose, parfois fulgurant au diapason d’une vie fauchĂ©e avant l’âge mĂ»r. Tout comme Arriaga, Manuel de Falla, un siècle plus tard, Ă©tudie Ă  Paris. D’une saveur piquante, Le Magistrat et la Meunière est une première Ă©bauche qui deviendra par la suite Le Tricorne ; c’est un mimodrame, rarement donnĂ© comme ce soir dans la version originale, pour petit ensemble. Il en va diffĂ©remment du Concerto d’Aranjuez, la pièce la plus cĂ©lèbre de Joaquin Rodrigo (1901-1999), interprĂ©tĂ©e par le guitariste nĂ© en 1983 au Montenegro, Miloš Karadaglić ou tout simplement « Milos », son nom de scène dĂ©sormais : ses rĂ©fĂ©rences aux danses populaires (en particulier dans le finale – Allegro gentile-, la danse de cour associĂ©es aux rythmes ternaires…) tentent d’effacer les horreurs de la guerre civile qui dĂ©chire alors l’Espagne.

Un nouveau poète de la guitare : Milos

Milos_Karadaglic_(c)_Lars_BorgesMilos a depuis son enfance une affection particulière pour le folklore et le spleen ibérique : à 8 ans,  il a un choc en écoutant Asturias d’Albéniz (par Segovia) que lui fait découvrir son père. Elève à Londres (Royal Academy of Music) de Michael Lewin, l’adolescent Milos apprend son métier en écoutant aussi le guitariste classique Julian Bream. Le jeune Milos adapte pour la guitare plusieurs pièces de Granados, originellement écrites pour le piano. ll s’agit d’élargir le répertoire comme approfondir la musique espagnole. Dans son premier album discographique édité chez Deutsche Grammophon « Mediterraneo » (juin 2011), Milos enregistre le cœur du répertoire espagnol romantique : autour d’Albeniz, Granados, Tárrega, mais aussi Carlo Domeniconi… Récemment Milos a travaillé avec le compositeur Andrew Lloyd Weber pour le thème principal de la comédie musicale «  Theme from Stephen Ward »… En multipliant les rencontres et les formes musicales, le guitariste enrichit une expérience déjà riche dans l’univers de la guitare classique.  Le Monténégrin veut rendre accessible la guitare au plus grand nombre : son charme et sa constance relèvent aujourd’hui ce défi. Milos connaît d’autant mieux le Concerto d’Aranjuez de Rodrigo qu’il l’a enregistré (avec d’autres pièces du compositeur dont Invocación y danza, Fantasia para un gentilhombre…)  sous la direction de Yannick Nézet Séguin.

Le concerto d’Aranjuez de Rodrigo écrit à Paris alors que l’Espagne s’entredéchire pendant la Guerre Civile (1939) est le premier de ses 5 Concertos pour guitare. On y relève l’influence des maîtres anciens Domenico Scarlatti, Padre Soler. Le titre renvoie au jardins (enchanteurs) du palais royal d’Aranjuez, édifié pour Felipe II. C’est une partition panthéiste, un hymne au miracle de la nature où s’expriment directement les merveilles du jardin célébré : chant des oiseaux, ruissellement des fontaines multiples, jusqu’au parfum des magnolias en fleurs… un Eden terrestre en temps de guerre. Au temps de la barbarie, le compositeur affirme a contrario le miracle atemporel et éblouissant des fleurs et des oiseaux… Le second mouvement (Adagio où dialoguent la guitare avec les bois et les cuivres : cor anglais, basson, hautbois, cor d’harmonie…), le plus introspectif, entre sérénité et tristesse pudique n’est pas inspiré des victimes du bombardement de Guernica survenu en 1937 (comme on le dit très souvent), mais de la lune de miel du compositeur avec sa femme Victoria.

Soirée à Madrid
Paris, vendredi 31 octobre 2014
Théâtre des Champs-Eysées, 20h

Orchestre de chambre de Paris
Roberto Forés Veses, direction
Miloš Karadaglić, guitare

Programme

Arriaga : Les Esclaves heureux, ouverture
Rodrigo : Concerto d’Aranjuez, pour guitare et orchestre
De Falla : Le Magistrat et la Meunière

Rappel : critique du cd Latino de Milos par Elvire James, juin 2012

Milos, le nouveau poète guitariste. En roi du tango et des mĂ©lodies populaires les plus nobles qui parlent au coeur immĂ©diatement, Carlos Gardel dont Por una cabeza Ă©crit en 1935, l’annĂ©e de sa mort, paraĂ®t ici d’une suavitĂ© souveraine, lĂ©gère, badine Ă  laquelle Milos apporte une distinction pudique. MĂŞme entrain pour cet autre tango très connu, La Cumparsita de l’uruguayen Gerardo Matos Rodriguez, composĂ©e en 1917: Milos souligne avec un sens des nuances personnel, le dĂ©sĂ©quilibre et les vertiges d’un air ciselĂ© entre nostalgie et tendresse… LIRE la critique complète du cd Latino par Milos (Villa-Lobos, Piazzolla, Gardel, …)

LIRE aussi la critique du cd Mediterraneo par Milos (Albeniz, Tarreaga, Granados… )

Venezuela : les 39 ans du Sistema

FĂ©vrier 2014 Ă  Caracas, VĂ©nĂ©zuela : les 39 ans du SistemaNotre musique constitue un langage universel de paix” (Gustavo Dudamel). Concerts commĂ©moratifs pour le 39ème anniversaire du Sistema fondĂ© par JosĂ© Antonio Abreu. En fĂ©vrier 2014, le VĂ©nĂ©zuela vit l’un de ses plus importants Ă©vĂ©nements artistiques de l’annĂ©e : cette semaine Ă  Caracas, le Sistema cĂ©lèbre son 39ème anniversaire sous la baguette, toujours enflammĂ©e de Gustavo Dudamel, son fils le plus mĂ©diatisĂ© Ă  l’Ă©chelle planĂ©taire, qui dirigera quatre des grandes formation liĂ©s au Sistema, l’Orquesta SinfĂłnica SimĂłn BolĂ­var de Venezuela, la SinfĂłnica Juvenil de Lara, le ChĹ“ur SinfĂłnico Juvenil de Lara et la SinfĂłnica Nacional Infantil de Venezuela.

La musique classique et l’expĂ©rience de l’orchestre seraient-elle des modèles d’intĂ©gration sociale? Le Sistema a Ă©tĂ© fondĂ© en 1975 par le maestro vĂ©nĂ©zuĂ©lien JosĂ© Antonio Abreu avec l’objectif de proposer un nouvel apprentissage Ă  la fois collectif et individuel de la musique aux plus dĂ©munis, Ă  travers les orchestres symphoniques et les chĹ“urs dans tout le pays. Son objectif est d’aider la jeunesse en l’accompagnant Ă  trouver sa voie personnelle et sa place dans la sociĂ©tĂ© selon une vision humaniste. Apprentissage et discipline, Ă©ducation, expĂ©rience de l’orchestre comme excellente formation au groupe, le parcours de chaque Ă©lève instrumentiste est un moyen très efficace pour  son accomplissement.  Depuis ses dĂ©buts (et Ă  travers ses nombreux rĂ©sultats plutĂ´t convaincants), le Sistema est devenu un modèle pĂ©dagogique, artistique et social, qui a obtenu une reconnaissance internationale : c’est sans doute le plus rĂ©ussi de l’histoire du Venezuela et mĂŞme de l’AmĂ©rique du Sud.

 

 

Les 39 ans du Sistema Ă  Caracas

Tchaikovski pour célébrer les 39 ans du Sistema

 

 

Tchaikovsky est le compositeur mis Ă  l’honneur pour le 39ème anniversaire du Sistema, une grande partie de son Ĺ“uvre symphonique sera donnĂ©e, comme une folle semaine russe Ă  Caracas. Gustavo Dudamel, Christian Vásquez, Dietrich Paredes, les fleurons du Sistema dirigeront les plus importantes formations du pays.

A l’heure oĂą le manque de stratĂ©gie sociale et culturelle est la monnaie courante de beaucoup de pays, oĂą mĂŞme l’Europe fer de lance de l’histoire musicale depuis la polyphonie mĂ©diĂ©vale, ne dĂ©veloppe pas de projet similaire au Sistema pour sa jeunesse en perte de valeurs et de rĂ©fĂ©rences, il est gratifiant de suivre au Venezuela toute une gĂ©nĂ©ration de jeunes musiciens, de les voir grandir grâce Ă  la force constructrice de l’art.

 

 

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José Antonio Abreu et de jeunes instrumentistes élèves du Sistema (DR)

 

 

agenda des célébrations du 39ème anniversaire du Sistema au Vénézuéla

 

Sala Simon Bolivar, Centro nacional de Accion Social por la Musica
Caracas Venezuela
Concert gratuit des 39 ans du Sistema : Dimanche 16 février 2014
Symphonies n°1, 6 de Tchaikovsky
Orquesta Sinfonica Simon Bolivar de Venezuela
Gustavo Dudamel, direction

Los Angeles, Walt Disney Concert Hall
Le 21 février, 20h
Festival Tchaikovsky
Orquesta Sinfonica Simon Bolivar de Venezuela
Gustavo Dudamel, direction
Concerto pour violon (soliste : Alina Pogostkina, violon)
Symphonie n°2 ” Petite Russie “

 

+ d’infos : sur le site officiel du Sistema Ă  Caracas
Voir aussi le calendrier de tous les concerts commémoratifs des 39 ans du Sistema

 

080, huit zéro huit : le conseil hi-fi hors normes

080_home_hi-fi_290-367HI-FI. 080 : un regard avisĂ© sur le marchĂ©. Le conseil et la sĂ©lection d’ un spĂ©cialiste font souvent la diffĂ©rence. Ils savent mettre en confiance… ce que propose aujourd’hui 080 (zĂ©ro huit zĂ©ro). Le marchĂ© de la hi-fi semble parfois inondĂ© par une multitude de produits, certes de grande qualitĂ©, et par un grand nombre de magasins. Comment dĂ©celer la perle rare, le système qui Ă©pousera votre salon sans suivre aveuglement les nombreux conseils qui aboutissent, parfois, Ă  un achat coĂ»teux et impersonnel. Nous sommes ici persuadĂ©s que la rencontre avec un vendeur, de surcroĂ®t passionnĂ©, aux choix personnels, assumĂ©s, est dĂ©terminant. Pour tout mĂ©lomane dĂ©sireux d’un peu d’intimitĂ© dans un local appropriĂ© Ă  l’Ă©coute et aux conseils avertis, nous conseillons ZĂ©ro Huit ZĂ©ro (Paris, 17ème ardt). La marque propose un site internet qui prĂ©cise le profil du passionnĂ© Ă  l’origine de cette aventure particulière ; c’est aussi un lieu d’accueil lui aussi original qui entend partager et transmettre sa propre vision de la hi-fi.

 

 

 

la sélection hi-fi de 080

Actuellement, un sublime système montĂ© par Monsieur Romain Grandadam, l’hĂ´te des lieux, nous a semblĂ© particulièrement rĂ©jouissant. L’ensemble permet une reproduction musicale d’une Ă©loquence sans Ă©gal, et pour tout type de musiques.

080_logo_110L’ampli DAC Stateline Amp 2 de Stein Music (“RĂ©fĂ©rence Achat” de Haute FidĂ©litĂ© du mois de dĂ©cembre 2013) : Un ampli d’une conception atypique d’un extrĂŞme raffinement propre en gĂ©nĂ©ral aux bons amplis Ă  tubes, intĂ©grant un DAC avec entrĂ©e USB de qualitĂ© Ă  1998 € (et version Signature Ă  2698 €).

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080_logo_110Les enceintes Ă  pavillons Prime de Tune Audio (rĂ©compensĂ©es par un “Blue Moon Award”) : ce sont actuellement les enceintes les plus vivantes et les plus expressives du marchĂ©, compatibles avec tout type d’ampli, mĂŞme peu puissant, Ă  partir de 6900 €.

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Plus d’infos et de produits sur le site 080

 

Du lundi au samedi : 01 83 92 57 74
par email : rg@080.fr
sur facebook : 080

 

 

Amplificateur casque USB Cambridge audio DAC Magig XS

HI-FI. L’Amplificateur casque USB Cambridge audio DAC Magig XS. Voici un produit bien utile, surtout pour les musiciens mobiles, le plus souvent en dĂ©placement. L’Amplificateur casque USB Cambridge audio DAC Magig XS est le compagnon idĂ©al des mĂ©lomanes et des professionnels qui souhaitent restituer et booster leurs Iphone et Ipod, capable de dĂ©coder des rĂ©solutions HD jusqu’à 24 bits/192 kHz et distiller 10 fois plus de puissance que la sortie casque d’un ordinateur. Que ce soit sur un PC ou un Mac, vous pourrez profiter de votre musique, des radios internet, des vidĂ©os ou des films avec une qualitĂ© de restitution remarquable.

amplificateur-casque-usb-cambridge-audio-dac-magic-xs-3257L’Amplificateur casque USB Cambridge audio DAC Magig XS fonctionne en mode Class 1 ou en mode Class 2. Pour celle-ci on utilise le pilote Windows USB 2 de Cambridge audio. Pour les ordinateurs Apple, aucun pilote n’est nĂ©cessaire. Le mode Class 2 permet de contourner le circuit audio de mauvaise qualitĂ© propre au système d’exploitation d’un ordinateur et ainsi d’obtenir une restitution audio sans distorsion. Il est alimentĂ© directement par le port USB de l’ordinateur.

Le Dac Magic XS Cambridge est l’amplificateur casque nomade par excellence. Son faible poids (100g) et sa petite taille en font un vĂ©ritable partenaire de voyage.

Plus d’informations : sur le site monserveuraudio

fiche technique :
Entrée numérique : micro USB
Sortie analogique : jack 3.5 mm
Convertisseur : ESS9023 24 bits
Taux d’échantillonnage : mode USB 1.0 : 16/24 bits, 44.1 kHz, 48 kHz, 88.2 kHz et 96 kHz
Mode USB 2.0 : 16/24 bits, 44.1 kHz, 48 kHz, 88.2 kHz, 96 kHz, 176.4 kHz et 192 kHz
Tension de sortie : 2 V
Impédance casque minimale : 12 ohms
THD : ˂0.004 %
Rapport signal/bruit : 103 dB
Impédance de sortie : 0.5 ohms
Incrément de volume : 53
Dimensions : (L x H x P) : 30 x 10 x 53.5 mm
Poids : 100 g

Lavardin technologies. Amplificateur Intégré Model IT-15

Lavardin technologies. Amplificateur IntĂ©grĂ© Model IT-15. Lavardin Technologies, excellente marque française qui depuis plusieurs annĂ©es dĂ©veloppe une gamme ciblĂ©e de produits qui sĂ©duit de plus en plus de musiciens et professionnel de la musique. Pour fĂŞter le quinzième anniversaire du lĂ©gendaire Model IT (en 2013), la marque propose ici un condensĂ© de ses dernières techniques et dĂ©couvertes. Attention pour vous mĂ©lomanes, c’est une sĂ©rie limitĂ©e.

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Amplificateur Intégré Model IT-15

 

Le Model IT-15, considĂ©rĂ© par beaucoup comme l’amplificateur parfait par sa dynamique et sa neutralitĂ© est nĂ© de l’intĂ©gration de circuits Ă  très faible distorsion de mĂ©moire, dĂ©jĂ  amplement testĂ© dans le lĂ©gendaire Model IT.

La marque reste très discrète concernant ses formules et Ă©lĂ©ments internes. Je prĂ©fère d’ailleurs, parler de ma toute première expĂ©rience avec la marque : pour mes deux premiers enregistrements (Partitas de J.S.Bach – 5 Diapasons, Meilleur disque de l’annĂ©e par la revue Fanfare 2004), j’ai eu l’immense plaisir de travailler avec Philippe Perrot, ingĂ©nieur du son et grand dĂ©fendeur de la marque. Dès mes premières Ă©coutes, j’ai Ă©tĂ© saisi par la prĂ©cision et surtout le rĂ©alisme que cet amplificateur (Model IT) exprimait. Toute la chaleur de l’instrument et surtout le timbre boisĂ© du clavecin utilisĂ© Ă©tait lĂ  très fidèlement restituĂ©. Le point le plus saisissant Ă©tait la couleur des harmoniques, souvent Ă©tincelant dans d’autres appareils ou plus souvent aplati, dans ce système finement assemblĂ© autour d’un Model IT Lavardin, j’avais un rendement parfois plus riche que l’Ă©coute derrière mon pupitre.
Une expĂ©rience qui m’a conduit Ă  monter mon propre label discographique et a avoir une profonde admiration envers des industries qui subliment notre art. Bruno Procopio (label Paraty).

Plus d’infos sur le site Lavardin technologies