ENTRETIEN avec BRIEUC VOURCH. Jouer Richard STRAUSS et CĂ©sar FRANCK

Le violon enchanteur de Brieuc VourchENTRETIEN avec BRIEUC VOURCH. Jouer Richard STRAUSS et CĂ©sar FRANCK. ElĂšve de Perlman Ă  la Juilliard School of New York, le violoniste français (qui vit Ă  Hamburg), Brieuc Vourch marque les esprits dans son dernier album discographique, paru en juillet 2021, associant deux pointures romantiques : R. Strauss et CĂ©sar Franck. Leur Sonates pour violon et piano rĂ©vĂšlent le fort tempĂ©rament de chaque compositeur ; c’est une confrontation riche en enseignements et qui conduit l’interprĂšte Ă  un engagement superlatif, douĂ© d’un son comme d’une articulation, d’une rare poĂ©sie suggestive. Avec le pianiste Guillaume Vincent, Brieuc Vourch joue en architecte, caractĂ©risant chaque partition en en proposant une cohĂ©rence organique, une progression rythmique trĂšs convaincantes. Entretien exclusif avec Brieuc Vourch pour classiquenews.com / Photos : © Andrej Grilc.

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CLASSIQUENEWS : Pourquoi avoir choisi d’associer dans ce programme R Strauss et C Franck ? Qu’apporte la confrontation des deux Ă©critures ? Quels en sont les dĂ©fis majeurs pour l’interprĂšte ?

BRIEUC VOURCH : Nous avons choisi ces deux sonates parce qu’elles reprĂ©sentent ce au service de quoi nous pensons ĂȘtre appelĂ©s Ă  nous mettre Ă  ce moment de notre vie artistique : des dĂ©fis techniques, une vitalitĂ© musicale, une passion et une Ă©nergie infinies.
Ces deux compositeurs comptent parmi les esprits crĂ©atifs, les plus forts, les plus courageux et les plus libres que la musique romantique ait connus. Ces deux sonates pour piano et violon sont des jalons musicaux dans la vie de chacun d’entre eux. Les mettre en perspective a Ă©tĂ©, pour nous, un voyage musical passionnant.
Nous voulons ĂȘtre oubliĂ©s, ĂȘtre les simples vecteurs d’une immersion absolue dans l’Ăąme de ces Ɠuvres d’art. Si un auditeur sort de l’Ă©coute du CD avec le sentiment d’avoir entendu une musique incroyable, nous serons satisfaits.
Avec Guillaume Vincent, nous avons travaillĂ© de maniĂšre mĂ©ticuleuse, approchant chaque phrase avec beaucoup de soin et de savoir-faire. Il Ă©tait extrĂȘmement important pour nous de faire ressortir, de ces textes musicaux incroyablement profonds, le plus de couleurs, de textures, de reliefs possible. Nous avons aussi beaucoup aimĂ© nous concentrer sur les architectures rythmiques des Ɠuvres et sur la façon dont, en les combinant Ă  des dynamiques subtiles, nous pouvions structurer notre discours musical.

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CLASSIQUENEWS : Pourriez-vous caractĂ©riser chaque Sonate et dire ce que cela Ă©claire de chaque compositeur ? (SĂ©duction mĂ©lodique de Strauss / Forme cyclique et spiritualitĂ© ardente de Franck ? …)

BRIEUC VOURCH : Je ne suis pas musicologue, aussi je ne peux rĂ©pondre qu‘avec mon opinion de violoniste. Pour une rĂ©ponse musicologique Ă  votre question, je recommande vivement la lecture des travaux de Walter Werbeck, ainsi que ceux de Hartmut Schick de la Ludwig-Maximilians-UniversitĂ€t de Munich, pour Strauss. Pour Franck, les archives de bibliothĂšques française et belges regorgent de documentations.
À mes yeux, la plus grande diffĂ©rence entre ces deux compositeurs rĂ©side dans le rĂŽle assignĂ© Ă  chaque instrument. Franck Ă©crit avant tout une sonate pour Piano avec un soutien violonistique alors que la partition de Strauss est presque de l‘ordre du duo concertant.
La différence que vous relevez dans votre question quant aux approches esthétiques des compositeurs est trÚs exacte. Nous sommes face à deux cultures, deux mondes tout à fait distincts.

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CLASSIQUENEWS : Sur quels points particuliers avez vous travaillĂ© avec Guillaume Vincent pendant les sessions de travail pendant l’enregistrement ? Une anecdote qui exprime l’esprit et l’ambiance dans lesquels vous avez enregistrĂ© ?

BRIEUC VOURCH : « La sĂ©curitĂ© et la beautĂ© ne sont pas compatibles » Ă©crit le grand chef d’orchestre Nikolaus Harnoncourt. « Lorsque vous recherchez la beautĂ©, vous devez oublier la sĂ©curitĂ© et vous rendre au bord de la catastrophe. C’est lĂ  que l’on trouve la beautĂ©. Si un musicien fait une erreur, un craquement, parce qu’il risque tout pour obtenir la plus belle chose et qu’il Ă©choue, je le remercie pour cet Ă©chec parce que c’est seulement avec ce risque que vous pouvez obtenir la beautĂ©, la vraie beautĂ©. La vraie beautĂ© n’est pas disponible du tout. Si vous cherchez la sĂ©curitĂ©, vous devriez faire un autre mĂ©tier. »
Enregistrer ces sonates, dont plusieurs interprĂ©tations lĂ©gendaires ont Ă©tĂ© gravĂ©es dans l’histoire, a relevĂ© pour nous du dĂ©fi. Que pouvions-nous offrir de plus ?
Nous avons poussĂ© les limites, jusqu’au bout de nous-mĂȘmes, dans une quĂȘte radicale de libertĂ© et d’authenticitĂ©. Extraire la substance de l’Ă©criture du compositeur, faire jaillir de chaque harmonie sa signification originelle la plus intense, approcher les dimensions sensibles les plus Ă©loignĂ©es, s’autoriser Ă  quitter le monde concret pour pĂ©nĂ©trer dans l’univers sonore infini de Strauss et Franck – tel Ă©tait notre objectif.

Propos recueillis en juillet 2021

 

 

 

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LIRE aussi notre critique du cd R STRAUSS / C FRANCK par Brieuc Vourch et Guillaume Vincent (1 cd Farao – CLIC de CLASSIQUENEWS Ă©tĂ© 2021) :

richard strauss cesar franck brieuc vourch sonates cd farao critique review cd classiquenews clic de classiquenewsCD critique. STRAUSS, FRANCK : Sonates. Brieuc Vourch (violon), Guillaume Vincent (piano) – 1 cd Farao (Wuppertal, nov 2020). Fruit d’une Ă©vidente complicitĂ© artistique, le programme met en parallĂšle deux gĂ©nies romantiques des plus passionnants, du XIXĂš (Franck) du XXĂš (Richard Strauss). La Sonate moins connue de Strauss s’inscrit dans la tradition la plus exaltante aprĂšs Schumann et surtout Brahms. Le compositeur d’opĂ©ra, qui a su foudroyer l’audience autant par ses Ă©clats orchestraux que sa splendeur chambriste (sextuor d’ouverture de Capriccio ; mĂ©tamorphoses pour cordes seules
), Ă©blouit ici par son sens des contrastes et de la tension. D’autant que le violon de Brieuc Vourch subjugue littĂ©ralement par son Ă©loquence et son intĂ©rioritĂ©, son sens de la ligne et de l’attĂ©nuation suggestive. Le travail de l’instrumentiste s’inscrit dans un rĂ©alisme psychologique ciselĂ©, dont la brillance recherche toujours l’intimitĂ© poĂ©tique, le scintillement intime d’une sensibilitĂ© souveraine, Ă  la fois extravertie et subtilement caractĂ©risĂ©e. La virtuositĂ© se situe dans la finesse et l’intelligence agogique. Le pianiste suit son partenaire sur le plan du dialogue, d’une conversation Ă  la fois raffinĂ©e et ardente.

 

 

 

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CRITIQUE, LIVE STREAMING, BACHFEST Leipzig, Thomaskirche, 15 juin 2021. JS BACH : BWV 11, 34, 74, 127. Mields, 
 Rademann (direction)

CRITIQUE, LIVE STREAMING, BACHFEST Leipzig, 15 juin 2021. Thomaskirche / live – HIMMELFAHRT UND PFINGSTEN. JS BACH : BWV 11, 34, 74, 127. Mields, 
 Rademann (direction). Dernier concert du cycle en streaming du Festival Bach de Leipzig, dans l’église que connut le Cantor / Director musices et pour laquelle il a tant Ɠuvré  Le Festival quant Ă  lui se poursuit jusqu’au 20 juin. Saluons la grande cohĂ©rence du programme sur le thĂšme de l’Ascension et de la PentecĂŽte. Chaque cantate est prĂ©alablement commentĂ©e par une citation du Nouveau Testament, contextualisant l’action sacrĂ©e. Il est juste d’articuler la rĂ©alisation musicale ainsi, Ă  l’appui du texte (dit par le comĂ©dien Ulrich Noethen), car il s’agit bien de textes mis en musique, oĂč le verbe incarnĂ© porte toute la tension et les enjeux spirituels de la musique.
Au cƓur de cette nouvelle sĂ©quence de 4 Cantates, resplendit l’air pour soprano de la BWV 127 « Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott », lamento intime qui concentre toute la compassion du croyant vis Ă  vis de JĂ©sus ; c’est un cheminement personnel, jalonnĂ© par la douceur des 2 flĂ»tes et du hautbois qui inscrit la mĂ©lodie dans la douceur la plus tendre. Dorothee Mields transcende l’air avec une intensitĂ© sobre et directe qui clarifie les Ă©carts harmoniques, jalons d’un parcours emblĂ©matique de chaque expĂ©rience spirituelle, entre inquiĂ©tude, souffrance, solitude et sĂ©rĂ©nitĂ© finale dans la comprĂ©hension profonde du SacrifiĂ©.

 

 

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Dorothee Mields (DR)

 

 

Le ton gĂ©nĂ©ral, PentecĂŽte oblige, est ce lui d’une cĂ©lĂ©bration conquĂ©rante et lumineuse. Randeman opte pour une nervositĂ© mĂ©diane soignant dans les tutti la partie des bois et des vents toujours sollicitĂ©s pas Bach avec une Ă©lĂ©gance naturelle. Cependant le chƓur n’a pas le clair abattage ni la clartĂ© vivifiĂ©e de celui de Koopman Ă©coutĂ© prĂ©cĂ©demment, ni sa fraĂźcheur (Amsterdam Baroque Choir), ni la juvĂ©nile fragilitĂ© des garçons du Thomanerchor Leipzig Ă©coutĂ© ici mĂȘme sous la direction de leur chef habituel Thomaskantor Gotthold Schwarz. Du chef on remarque son souci du dĂ©tail (ligne des trompettes festives doublĂ©es par les hautbois dans la BWV 10) ; son sens de l’espace et de l’ampleur architecturĂ©e dans le portique d’ouverture de la mĂȘme cantate, la tendresse noble mais naturelle de la basse (l’excellent Tobias Berndt dĂ©jĂ  remarquĂ© prĂ©cĂ©demment) Ă  laquelle rĂ©pond le chƓur rĂ©joui, victorieux ; Ici Bach Ă©difie une cathĂ©drale miroir de la parole sainte qui se rĂ©pand et diffuse la lumiĂšre dans le monde ; autre soliste de poids, Ă©galement engagĂ©, soignant l’articulation du texte, le contre-tĂ©nor Alex Potter qui entonne son chant de cĂ©lĂ©bration (BWV 74 : »”Wer mich liebet, der wird mein Wort halten”) d’un timbre veloutĂ© et rond, parfois face camera, comme Ă©lectrisĂ© par le violon solo d’une Ă©poustouflante virtuositĂ©, presque facĂ©tieux et dĂ©liĂ©, en complicitĂ© avec les 2 hautbois. La vivacitĂ© est bien dans l’esprit de Vivaldi, air de jubilation que connaissait Bach pour recycler de nombreux airs du VĂ©nitien. Ainsi dans l’enchainement des sessions, quand rayonne la dimension spirituelle de la 127 et son aria miraculeux, perce la solitude du fidĂšle en communion avec JĂ©sus ; douĂ©e d’un legato infini, et d’une justesse intĂ©rieure remarquable, Dorothee Mields exprime l’ardente ferveur d’une Ăąme qui espĂšre seule et fait palpiter littĂ©ralement les cordes en un lamento d’une grande dĂ©licatesse, moment clĂ© de ce programme qui souligne quel peintre et poĂšte est Bach quand il doit peindre l’intensitĂ© de la foi.

 

 

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Hans-Christoph Rademann (DR)

 

 

AccompagnĂ©e par la trompette ardente, la basse affirme ensuite son clair empressement Ă  diffuser la parole divine, soldat du Christ, au texte articulĂ© et sobre, engagĂ©, naturel : un modĂšle de chant intelligible. Tobias Berndt exprime l’ardeur du combattant avec une aisance souveraine et ses « FĂŒrwahr, fĂŒrwahr, euch sage ich » Ă©blouissent tout autant par leur douceur caressante (Wenn einstens die Posaunen schallen) inscrit au cƓur d’une humanitĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e; revigorĂ©e. Le dernier chƓur aussi court que profond, referme cette page mĂ©morable dans le mystĂšre et le silence. Eloquente et trĂšs juste conclusion au cycle entier des live streamings orchestrĂ© cette annĂ©e par le Festival Bach de Leipzig. On ne pouvait vivre grĂące Ă  la toile, une telle expĂ©rience en direct de Leipzig. Vite, l’annĂ©e prochaine, la nouvelle Ă©dition du BACHFEST LEIPZIG.

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CRITIQUE, LIVE STREAMING, BACHFEST Leipzig, 15 juin 2021. Thomaskirche / live : HIMMELFAHRT UND PFINGSTEN – J. S. Bach:

Lobet Gott in seinen Reichen, BWV 11;
O ewiges Feuer, o Ursprung der Liebe, BWV 34 (gekĂŒrzt);
Wer mich liebet, der wird mein Wort halten, BWV 74 (gekĂŒrzt);
Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott, BWV 127.

Ulrich Noethen (Sprecher), Dorothee Mields (Sopran), Alex Potter (Altus), Benedikt KristjĂĄnsson (Tenor), Tobias Berndt (Bass), Gaechinger Cantorey, Hans-Christoph Rademann (direction).

VLADIMIR COSMA en ouverture du Festival 1001 NOTES 2021 (24 juil 2021)

1001 Notes visuel 2021  festival 1001 notes 2021 programme concertsFESTIVAL 1001 NOTES 2021… « l’Aile ou la Cuisse ? » : du 24 juillet au 7 aoĂ»t 2021 en LIMOUSIN, il y en aura en effet pour tous les goĂ»ts et chacun picorera selon ses envies, ses passions, ses humeurs artistiques. Parmi les nombreux artistes invitĂ©s pour cet Ă©tĂ© : Vladimir Cosma, l’homme aux centaines de musiques de film : Rabbi Jacob, Diva, La Boum
 pour le concert d’ouverture sam 24 juillet 2021
 Au Festival 1001 Notes, Vladimir COSMA dirige un concert de ses meilleures bandes-originales accompagnĂ© d’un orchestre Ă  cordes et d’une batterie de solistes (dont la trompettiste virtuose Lucienne Renaudin-Vary. LIRE ici l’entretien avec Vladimir Cosma 
 nĂ© en Roumanie et français de cƓur, formĂ© par Nadia Boulanger
 («  La musique n’est pas au service de l’image, il s’agit d’un art abstrait propre Ă  lui-mĂȘme » ) :
https://festival1001notes.com/interviews/entretien-avec-vladimir-cosma-la-musique-nest-pas-au-service-de-limage-il-sagit-dun-art-abstrait-propre-a-lui-meme?delight_email=pap%40classiquenews.com&delight_email_action_id=bf35e2bc-bd2a-4596-90aa-5490fd4805cf

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cosma-vladimir-festival-1001-notes-concert-critique-annonce-classiquenewsCONCERT VLADIMIR COSMA le 24 juil 2021 Ă  Saint-Priest Taurion, concert d’ouverture – Les plus grands succĂšs de Vladimir Cosma par Vladimir Cosma, direction / Irina Baiant, chant / Lucienne Renaudin Vary, trompette / Vincent Beer Demander, mandoline / David Castro-Balbi, violon / CĂ©zar Cazanoi (flĂ»te de pan) / Philippe Chayeb, bass / Claude Salmieri, batterie & Orchestre de chambre Ostinato – Concerto de Berlin, Rabbi Jacob, le Grand Blond, le ChĂąteau de MĂšre, l’As des As, la Boum, le Grand Blond
 De 15€ Ă  80€ – VLADIMIR COSMA © Photo : Thomas Morel-Fort

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LIRE notre prĂ©sentation du Festival 1001 NOTES 2021 : festival CLASSIQUE ECLECTIQUE, 24 juil – 7 aoĂ»t 2021 / temps forts, artistes invitĂ©s, programmes :
http://www.classiquenews.com/limousin-festival-1001-notes-24-juil-7-aout-2021/

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 TEASER VIDEO du concert symphonique : musiques de films de Vladimir Cosma :

Concerto de Berlin, Rabbi Jacob, le Grand Blond, le ChĂąteau de MĂšre, l’As des As, la Boum, le Grand Blond…

 

STREAMING, FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE. MARIA DERAISMES : Eve dans l’HumanitĂ©

pontoise festival baroque logo visuel 2020 critique annonce classiquenews 2020STREAMING concert, aujourdh’ui 3 juin, 19h. ÈVE DANS L’HUMANITÉ prĂ©sentĂ© par le Festival Baroque de Pontoise. Connaissez-vous Maria Deraismes ? FĂ©ministe, journaliste, remarquable oratrice du XIXe siĂšcle, elle demeure cĂ©lĂšbre pour ses confĂ©rences et fondatrice du Droit Humain, la 1re loge maçonnique mixte. Contre les caricatures et les mĂ©connaissances de toute sorte, Maria Deraismes rĂ©clame une juste reprĂ©sentation de la femme sur la scĂšne
 « Tous les caractĂšres fĂ©minins se produisant Ă  la scĂšne sont niais, mĂ©diocres, rusĂ©s ou pervers. Et nous sommes, Ă  notre grand regret, forcĂ©es de le reconnaĂźtre, c’est la perversitĂ© qui a le mieux excitĂ© l’attention du public
 Rendez donc Ă  la femme ce qui lui appartient dans l’ordre Ă©levĂ© de l’intelligence et du caractĂšre. » (Maria Deraismes, Ève dans l’humanitĂ©,1891)
Les caractĂšres de la femme tels que dĂ©crits par Maria dans La femme dans le thĂ©Ăątre ont connu une transposition Ă  l’opĂ©ra. La confĂ©rence, adaptĂ©e par Aude Py, est ici prĂ©sentĂ©e sous la forme d’une conversation imaginaire entre l’autrice de ce texte (incarnĂ©e par Julie Depardieu) et une jeune fille d’aujourd’hui, Madeleine BĂ©chy. Elles discuteront des grandes figures dramatiques : MĂ©dĂ©e, IphygĂ©nie, Didon ou Dalila
 avec la complicitĂ© d’instrumentistes qui en proposeront le contrepoint musical, du XVIIe au XIXe siĂšcle. Les artistes en scĂšne osent l’élargissement des rĂ©pertoires au service d’un texte rĂ©volutionnaire.

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Maria-Deraismes-festival-baroque-pontoise-streaming-classiquenews-critique-concertSTREAMING : ÈVE DANS L’HUMANITÉ
À voir à partir du jeudi 3 juin, 19h
Spectacle Ă  voir en ligne
Ce jeudi 3 juin 2021 Ă  19h
sur le site www.festivalbaroque-pontoise.fr
sur la page Facebook @festivalbaroque.depontoise

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ÈVE DANS L’HUMANITÉ
Adaptation et mise en scĂšne, Aude Py
RĂ©alisation, Jacob Berger

Avec Julie Depardieu, Maria Deraismes
Madeleine Bechy, l’enfant

Lisa ChaĂŻb Auriol, soprano
Victoire Bunel, mezzo-soprano

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Et La Diane Française
Stéphanie-Marie Degand, violon et direction
Violaine Cochard, clavecin
Rozarta Luka, violon
Chloé Lucas, contrebasse
Laurent Muller, alto
Gauthier Broutin, violoncelle
Thibault Roussel, théorbe

Spectacle enregistrĂ© le 11 mai 2021au ThĂ©Ăątre Roger Barat d’Herblay-sur-Seine.

PARIS, Gaveau. JEAN-NICOLAS DIATKINE JOUE BEETHOVEN

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDPARIS, Gaveau. RĂ©cital JN DIATKINE, le 17 juin 2021, 20h30. Jean-Nicolas Diatkine vient de publier chez Solo Musica un recueil discographique rĂ©unissant les Sonates n°7, 23 et 28 de Beethoven : nouvelle offrande d’un cheminement menĂ© sur le long terme et qui ne cesse toujours et encore d’interroger la matiĂšre musicale conçue par Ludwig. « Beethoven reprĂ©sente Ă  la fois le sommet et la base de toute ma vie musicale ; le sommet parce que son exploration ouvre sans cesse de nouveaux paysages, de nouveaux espaces, Ă  l’infini. La base, car il a Ă©tĂ© un point originel dans mon Ă©veil musical d’enfant. Jouer aux petites voitures et aux avions ( que j’ai conservĂ©s sous la forme d’un simulateur de vol dont je suis tou-jours passionnĂ© ) ne pouvait s’accomplir pour moi qu’avec les symphonies de Beethoven jouĂ©es sur un tourne-disque en arriĂšre-plan, jusqu’à ce qu’elles prennent finalement le dessus sur mes scenarii de jeux », prĂ©cise le pianiste viscĂ©ralement BeethovĂ©nien. « Plus tard j’ai eu l’occasion d’approcher avec mon maĂźtre le compositeur Narcis Bonet la puissance crĂ©atrice de Beethoven, dont il rĂ©Ă©dita les symphonies en collaboration avec Igor Markevitch » poursuit Jean-Nicolas Diatkine que la connaissance des Ɠuvres de Beethoven a rendu plus conscient et Ă©veillĂ© encore. Sa sensibilitĂ© et son acuitĂ© interprĂ©tative dĂ©coulent d’une profonde connaissance des Sonates confrontĂ©es Ă  la langue de ses symphonies. A Gaveau, le pianiste tisse les filiations fondatrices qui unissent Schumann, Liszt, Wagner
 et Beethoven. Relation d’admiration et de cĂ©lĂ©bration oĂč le mythe de l’amour fatal, impossible et transscendant traverse et nourrit les partitions inspirĂ©es par les figures mĂ©morables de HĂ©ro et LĂ©andre, Tristan und Isolde


Jean-Nicolas Diatkine à Gaveau

Les mondes shakespeariens, dansants de Beethoven

Au clavier, l’interprĂšte en exprime la puissance crĂ©atrice, la facultĂ© gĂ©niale d’organisation ; Beethoven est un architecte et aussi un promeneur qui offre Ă  l’auditeur une multiplicitĂ© de paysages et chemins de traverses, rĂ©unis, organisĂ©s dans une unicitĂ© bouleversante.
Comme un passeur et un guide, le pianiste tente de rĂ©aliser un milieu salvateur qui prĂŽne l’équilibre des sens : entre l’instant prĂ©sent vertical, oĂč l’instrumentiste joue et l’auditeur reçoit l’oeuvre et l’autre chemin, horizontal bien dĂ©fini de la partition originelle; Ă  travers l’ordre et la loi (selon le mot du chef FurtwĂ€ngler) affirmĂ©s avec une volontĂ© inouĂŻe, le pianiste sĂšme son parcours de repĂšres, jalonnant la promenade de joyaux qui frappent par leur esprit d’architecture et de clartĂ©.

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PARIS, Salle Gaveauboutonreservation
JEAN-NICOLAS DIATKINE, piano – JEUDI 17 JUIN 2021, 20h30
RÉSERVEZ VOTRE PLACE
https://www.sallegaveau.com/spectacles/jean-nicolas-diatkine-piano-2-1

Programme :

Beethoven : Sonate N°28 op.101
Wagner-Liszt : Isoldesliebestod
Liszt : Ballade n°2
Schumann : Études Symphoniques op.13

PAR TÉLÉPHONE
01.49.53.05.07
Du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

BILLETTERIE
Du lundi au vendredi de 10h Ă  18h
et 1h avant chaque concert.

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VOIR / ECOUTER Jean-Nicolas Diatkine (Paris, Gaveau, déc 2011)

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Sonate n°28 opus 101 de BEETHOVEN
BEETHOVEN 2020 dossier portrait discographie selection classiquenewsPoint commun entre le concert et l’enregistrement citĂ©, la Sonate n°28 opus 101. La premiĂšre Ă©coute de la partition revĂȘt la forme et l’expĂ©rience d’un rĂȘve, selon JN Diatkine. « Cette Ɠuvre commença Ă  exercer sur moi la mĂȘme fascination que les ruines de Troie sur les archĂ©ologues ». « Everest » pour les pianistes (comme peut l’ĂȘtre le quatuor op.131), la 28 opus 101 offre la mĂȘme complexitĂ© raffinĂ©e que la forme quatuor : dialogue entre les voix, usage des phrasĂ©s propres aux coups d’archet, et de leur respiration ; la multiplicitĂ© des voix en dialogues inscrit la partition dans un Ă©change permanent, multiple, mobile. JN Diatkine souligne l’admiration de Wagner pour l’oeuvre : « Beethoven a dĂ©couvert lĂ  un monde tout nouveau, oĂč tout est mĂ©lodie, formes, des formes qui s’avancent vers quelqu’un, mĂȘme si aucun Ɠil ne les voit » indique l’auteur du Ring.
Le premier mouvement aspire Ă  une libĂ©ration dansante (« le fameux Chant sacrĂ© d’action de grĂące d’un convalescent Ă  la DivinitĂ© en mode Lydien ») ; puis Beethoven affirme sa volontĂ© en une marche Ă  l’esprit conquĂ©rant voire belliqueux, qui enchaĂźne plusieurs Ă©pisodes dramatiques resserrĂ©s, rapidement rĂ©conciliĂ©s en un accomplissement final facĂ©tieux ; le 3Ăšme mouvement fait surgir une mĂ©lancolie brutale qui s’apaise par l’accord de mi majeur arpĂ©gĂ© vers le bas puis vers le haut. Le 4Ăš et dernier mouvement affirme une Ă©nigme conçue autour de son noyau central, la fugue en la mineur, jaillissement burlesque qui reprenant la verve comique de Shakespeare, cite aussi le rire final de Falstaff. La coda dĂ©concerte l’auditeur sur le mĂȘme mode surprenant et dĂ©lirant ; en une sĂ©rie d’accords ascendants, Beethoven semble nous dire : «  Vous croyez que c’est fini ? Et bien dĂ©trompez-vous ». Au service de la partition, Jean-Nicolas Diatkine souligne la dĂ©rision crĂ©atrice d’un Beethoven insaisissable.

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LIVE STREAMING. Concert FABLES de LA FONTAINE

la-fontaine jean de la fontaine 400 ans en juillet 2021LIVE STREAMING : LAFONTAINE, Fables, sam 24 avril 2021, 18h. Pour ses 400 ans en 2021, Jean de La Fontaine mĂ©rite bien un cycle de concerts mettant en avant son gĂ©nie de la langue, son humour, ses pointes satiriques sur le genre humain : car s’il est question d’animaux, bien souvent le fabuliste Ă©pingle les travers de la barbarie humaine. Contre l’arrogance et l’orgueil, la convoitise et la jalousie, la manipulation, le mensonge et l’exploitation, Jean le philosophe, sans ĂȘtre dupe, nous invite Ă  rester Ă  notre juste place. Leçon de modestie, leçon morale, leçon de sagesse. Chant, rĂ©cit et dessin rĂ©alisĂ©s en direct ressuscitent en direct puis en replay le gĂ©nie de Jean de La Fontaine dans ce programme diffusĂ© en direct sur Youtube depuis le site du musĂ©e du Louvre


Samedi 24 avril,18h
LES FABLES DE LA FONTAINE
VOIR le concert ici
https://www.youtube.com/watch?v=dTyeHOLdsiU
Site du Louvre

Mathias Vidal, ténor
Jennifer Decker récitante (pensionnaire de la
Comédie Française
Giorgia Marras, dessin en direct
La Chapelle Harmonique
Valentin Tournet, direction

Avec des Ɠuvres de compositeurs du XVIIĂš et dĂ©but XVIIIĂš :
Louis-Nicolas ClĂ©rambault, Antoine BoĂ«sset, Étienne MoulinĂ©, Michel Lambert, Heinrich Biber

À la croisĂ©e des disciplines, la Chapelle Harmonique de Valentin Tournet mĂȘle rĂ©citation, mise en musique et dessin en direct autour des Fables de La Fontaine.

CONCERT en direct puis en différé sur la chaine YouTube du musée : https://www.youtube.com/c/MuseeLouvre/videos

Depuis le mois de novembre 2020, le musĂ©e du Louvre se mobilise pour que les concerts prĂ©vus Ă  l’auditorium puissent se tenir afin d’ĂȘtre diffusĂ©s gratuitement puis en diffĂ©rĂ© sur la chaĂźne Youtube du musĂ©e

LIRE aussi note re grand dossier JEAN DE LA FONTAINE 2021 : les 400 ans
http://www.classiquenews.com/jean-de-la-fontaine-2021-les-400-ans/

CONCERT LIVE STREAMING, critique. LILLE, sam 17 avril 2021. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. MOZART : Concerto pour piano n°21. Marie-Ange NGUCI, piano / David Reiland, direction

CONCERT LIVE STREAMING, critique. LILLE, sam 17 avril 2021. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. MOZART : Concerto pour piano n°21. Marie-Ange NGUCI, piano / David Reiland, direction. Concert en live streaming au format raisonnable, un seul Concerto pour piano
 mais quelle Ɠuvre : du pur Mozart ; grave et tendre, c’est Ă  dire bouleversant, capable de faire imploser l’esthĂ©tique galante par une intelligence versatile qui multiplie les champs de vision et les climats Ă©motionnels les plus contrastĂ©s. Ce n°21 est certainement le moins conforme des Concertos de Wolfgang. Relevant les dĂ©fis multiples d’une Ɠuvre inclassable et complexe, dĂ©jĂ  pleinement romantique (pourtant datĂ©e de fĂ©vrier 1785), l’Orchestre National de Lille invite deux tempĂ©raments accomplis, ambassadeurs inspirĂ©s de la psychĂ© mozartienne : le chef David Reiland et la jeune soliste Marie-Ange Nguci, dĂ©jĂ  sollicitĂ©e en juin dernier au Lille Piano(s) Festival 2020. Cette seconde prĂ©sence, en dialogue avec les instrumentistes lillois sonnent comme la confirmation de la rĂ©vĂ©lation Ă©prouvĂ©e en 2020.

Entre grĂące et majestĂ©, profondeur et brio, Mozart conçoit une tragĂ©die inscrite au cƓur, tempĂȘte intĂ©rieure dans laquelle le chant tĂ©nu, cristallin, prĂ©cis et intense de la pianiste tente de se reconstruire au diapason d’une rĂ©sistance maintenue malgrĂ© la passion Ă©ruptive de ce mouvement panique initial. Toute la finesse de la pianiste Ă©claire ce mariage ineffable entre luciditĂ©, tendresse, mĂ©lancolie et gouffre d’angoisse. Autant d’exaltation et de peine Ă©perdue prĂ©figure les Ă©clairs des 3 derniĂšres symphonies (Ă  partir de 1788).
Entre sensibilitĂ© voire abandon, Ă©lĂ©gance et profonde voire grave tendresse, Marie-Ange Nguci masquĂ©e, Ă©blouit par un jeu vif argent, viscĂ©ralement ancrĂ© dans la langueur, la conscience, un legato qui rĂ©pare et console. La vibration intĂ©rieure se dĂ©ploie ici dans les variations du premier mouvement dont la jeune pianiste fait un aria riche en crĂ©pitements et nuances, alliant passion et pudeur. Aucun doute, l’interprĂšte Ă©claire ce romantisme Ă  l’Ɠuvre chez Mozart, d’autant que le chef David Reiland redouble de prĂ©cision et de souplesse, en fin mozartien qu’il est (cf compte rendu du concert Mozart / Ravel, Arsenal de Metz, nov 2019).

 

 

 

La magie mozartienne par l’Orchestre national de Lille

Entre juvénilité et tendresse, gravité et fureur,
Marie-Ange Nguci éblouit dans le Concerto n°20 de Mozart

 

 

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Le mouvement central (notĂ© « ROMANCE »), l’un des plus bouleversants de la littĂ©rature mozartienne (usĂ© jusqu’à l’abus par les cinĂ©astes de tout poil) dĂ©ploie l’ivresse d’un clavier qui s’adoucit en dialogue avec les bois, mais sait mordre et rugir portĂ© par l’accent des cordes ; sur le tapis des cordes bondissantes, murmurĂ©es, la pianiste s’accorde des instants suspendus, magiciens ; sa gravitas sobre, son sens de l’urgence (en sol mineur comme l’agitation de la symph 40 de juillet 1788), sa gestion des silences indiquent une maturitĂ© dĂ©jĂ  entiĂšre.
Le FINALE (Rondo) irradie d’éclairs dramatiques et de fureur romantique grĂące Ă  l’acuitĂ© et la vivacitĂ© prĂ©cise que sait susciter la direction du chef dont on soupçonne une attention particuliĂšre au raffinement des timbres, Ă  leur Ă©quilibre, Ă  la vivacitĂ© de leur subtil mĂ©lange, conçu par un Mozart, aussi gourmet que gourmand (jeu de la flĂ»te, des hautbois, des bassons, en dialogue avec le piano enivrĂ©, extatique, comme en Ă©tat de transe Ă©merveillĂ©e et toujours attendrie)

Le fini sonore et cette Ă©loquence Ă©lectrique rapprochent soudainement le Concerto n°21 du Mozart des planches lyriques, celui de Don Giovanni Ă  venir (1787) comme de Cosi.‹La derniĂšre variation affirme l’absolu de la plĂ©nitude comme de la solitude d’un piano tendre et crĂ©pitant au jeu naturel et coulant, qui au contact des bois complices galope enfin dans les champs Ă©lysĂ©ens ; magie de la suprĂȘme lĂ©gĂšretĂ©, virtuose et prĂ©cise, mesurĂ©e et souple, celle d’un enfance qui a jailli, lumineuse insouciance, sans entraves ni contraintes, aprĂšs de sombres pressentiments, de terribles effondrements.

LILLE PIANOS fESTIVAL 2020 : l'Ă©vĂ©nement digital en direct sur YOUTUBESuperbe rĂ©cital qui confirme le talent volubile, profond, de Marie-Ange Nguci : ce 2Ăš concert avec l’Orchestre National de Lille confirme le premier (en solo), lors du dernier LILLE PIANO(S) FESTIVAL de juin 2020) : la jeune artiste Ă©loignĂ©e des montreurs d’agilitĂ© creuse, a pour elle, un feu intĂ©rieur qu’elle tirera bĂ©nĂ©fice Ă  cultiver dans cette tension et cette simplicitĂ© ; un tempĂ©rament musicien qu’il faut dĂ©sormais suivre absolument.

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CONCERT LIVE STREAMING, critique. LILLE, sam 17 avril 2021. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. MOZART : Concerto pour piano n°21. Marie-Ange NGUCI, piano / David Reiland, direction. REVOIR le concert en REPLAY sur le chaĂźne YOUTUBE de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, ICI

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JEAN DE LA FONTAINE 2021 : les 400 ans

la-fontaine jean de la fontaine 400 ans en juillet 2021400 ANS de JEAN DE LA FONTAINE : 1621 – 2021 – NĂ© Ă  ChĂąteau-Thierry, Jean de La Fontaine aurait eu 
 400 ans, le 8 juillet prochain. GĂ©nie poĂ©tique, narrateur subtile autant que douĂ© d’une impertinence raffinĂ©e, le contemporain de Racine, n’eut pas contrairement Ă  ce dernier, les faveurs du Roi Soleil. Proche du surintendant Fouquet Ă  Vaux le Vicomte, La Fontaine prit la dĂ©fense du ministre malgrĂ© les foudres royales ; et la disgrĂące qui foudroya Fouquet, Ă©claboussa le poĂšte, Ă  jamais Ă©cartĂ© des privilĂšges et pensions de la Cour. Mais Ă  force de louanges et sollicitudes ciblĂ©es, il rĂ©ussira nĂ©anmoins Ă  se faire Ă©lire Ă  l’AcadĂ©mie, aprĂšs son contemporain (et ami) Boileau. On connaĂźt Ă©videmment ses fables (inspirĂ©es d’Esope), toujours Ă©tudiĂ©es, piliers dans l’apprentissage de notre langue, terrain propice pour aiguiser l’esprit critique de ous les Ă©coliers de France et de Navarre. Au total 3 recueils fondamentaux de Fables sont publiĂ©s en 1668, 1678 puis Ă  l’extrĂ©mitĂ© de la carriĂšre en 1694 (Livre XII) ; on connaĂźt moins ses Contes. La Fontaine autant moraliste que fabuliste de gĂ©nie, et orfĂšvre-narrateur devient acadĂ©micien en 1684.

D’abord avocat (diplĂŽme obtenu au Parlement de Paris en 1649), Jean de La Fontaine acquiert la charge de maĂźtre des eaux et des forĂȘts du duchĂ© de ChĂąteau-Thierry (charge revendue en 1672). Il publie son premier texte, une comĂ©die en 5 actes d’aprĂšs TĂ©rence, L’EUNUQUE en 1654. SĂ©parĂ© de sa premiĂšre Ă©pouse, Jean rejoint le cercle de Nicolas Fouquet, fastueux surintendant des Finances en 1658. Pour son protecteur, l’écrivain livre ADONIS d’aprĂšs Ovide, puis LE SONGE DE VAUX, laissĂ© inachevĂ© au moment de l’arrestation de Fouquet par Louis XIV. Pour dĂ©fendre son protecteur de la disgrĂące royale, Jean de La Fontaine Ă©crit au Souverain : l’ODE AU ROI (1662) puis L’ÉLÉGIE AUX NYMPHES DE VAUX. Manifestes favorables Ă  l’incarcĂ©rĂ© et qui suscitent la dĂ©sapprobation de Colbert et de Louis XIV lui-mĂȘme.

La premiĂšre fable JOCONDE d’aprĂšs Roland furieux de L’Arioste affirme l’ambition d’un poĂšte qui entre alors au service de la Duchesse de Bouillon (1664) et ambitionne de rĂ©Ă©crire les lĂ©gendes antĂ©rieures sans en trahir le sens ni la morale. Boileau dans sa dissertation sur la Joconde reconnaĂźt Ă  La Fontaine, sa maĂźtrise indiscutable comme narrateur et poĂšte. Deux recueils comprenant Contes et nouvelles en vers sont publiĂ©es en 1665 et 1666, pĂ©riode de l’apothĂ©ose littĂ©raire. L’époque est celle d’un Ăąge d’or poĂ©tique incarnĂ© alors par un quatuor illustre, tous amis qu’une lĂ©gende opiniĂątre a souhaitĂ© emblĂ©matique : MoliĂšre, Boileau, Racine, La Fontaine. C’est d’ailleurs La Fontaine qui prĂ©sente le premier au second. Racine, poĂšte officiel et historiographe Ă  Versailles, correspond avec La Fontaine.
AprĂšs JOCONDE, paraissent les Fables choisies et mises en vers, pour l’éducation du Grand Dauphin (1668). Inclassable et dĂ©routant (pour les contemporains), Les Amours de PsychĂ© (1669) affirme un nouveau modĂšle, rompant dĂ©sormais les liens avec l’idĂ©al classique, mĂȘlant en une apparente incohĂ©rence, prose, vers, mythologie (d’aprĂšs ApulĂ©e), conversations littĂ©raires
 La faveur du Roi se profile car en 1669, le poĂšte et fabuliste est reçu dans les salons de Versailles pour prĂ©senter au Souverain ses Amours de PsychĂ© et de Cupidon (1669). Suivent les poĂ©sies chrĂ©tiennes Ă©ditĂ©es par Port-Royal (1670), un 3Ăš recueil de Contes et Nouvelles en vers (1671). Le poĂšte est hĂ©bergĂ© chez son amie Marguerite de la SabliĂšre, esprit libre et indĂ©pendant qui aime la proximitĂ© des artistes et des philosophes.

 

 

400 ans de la naissance de JEAN DE LA FONTAINE

Un génie baroque de la Fable
qui Ă©crivit aussi plusieurs livrets d’opĂ©ras


 

 

En 1674, alors que l’opĂ©ra français voit le jour (Cadmus et Hermione, 1673), La Fontaine se rapproche de Lully pour un projet d’opĂ©ra (DaphnĂ©, 1674). Comme seront Ă©crits les livrets lyriques pour GalatĂ©e, AstrĂ©e

Mais leur collaboration avorte et le poĂšte Ă©crit une satire contre le surintendant de la musique, LE FLORENTIN. La publication des Nouveaux Contes est saisie et interdite.
Quand meurt sa protectrice (1693), La Fontaine sĂ©journe chez ses nouveaux bienfaiteurs, les d’Hervart en leur chĂąteau de Bois-le-Vicomte. Saisi par une brĂ»lante et rĂ©cente foi, il traduit du latin, Hymnes et psaumes. Il s’éteint le 13 avril 1695, « papillon du parnasse » ainsi qu’il aimait se prĂ©senter, curieux de tous les genres mais grand faiseur dans l’art de la fable, qu’elle soit 
 descriptive, galante, Ă©lĂ©giaque, dramatique, satirique, didactique. Pour lui, astre Ă©loquent, il ne s’agit pas tant de narrer, occupation bien ennuyeuse, que de distraire et plaire pour mieux instruire, c’est Ă  dire « faire passer le prĂ©cepte ». Une fable des LumiĂšres, en quelque sorte qui tout en dĂ©voilant et dĂ©nonçant la barbarie humaine, a su aussi dĂ©fendre un certain humaniste Ă©clairĂ©, sensible et proche de l’intelligence animale. Tout en prĂȘtant aux animaux, les caractĂšres humains, sentiments, passions, Ă©motions, Jean de La Fontaine est le premier animaliste de la littĂ©rature baroque ; un observateur et un penseur qui a parfaitement analysĂ© et compris ce qui fait la grandeur et la barbarie des hommes, comme ce qui fait le charme et le prix de chaque animal.

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A VISITER
Le musée Jean de la Fontaine dans sa ville natale de Chùteau-Thierry (hÎtel particulier de la famille, classé monument historique en 1887)

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COMPTE-RENDU, livre événement. Gilles CANTAGREL : Sur les traces de JS BACH (Buchet Chastel)

JS BACH Cantagrel critique classiquenews Sur-les-traces-de-J-S-Bach BUCHET CHASTEL CLIC de classiquenewsCOMPTE-RENDU, livre Ă©vĂ©nement. Gilles CANTAGREL : Sur les traces de JS BACH (Buchet Chastel). Remarquable Ă  maints titres ce nouvel essai thĂ©matisé aborde la vie, la personnalitĂ©, l’Ɠuvre bien sĂ»r du gĂ©nie baroque germanique Ă  travers plusieurs thĂ©matiques souvent originales ; toutes se sont prĂ©sentĂ©es Ă  l’auteur au cours de ses rencontres ; elles dĂ©voilent souvent des pans peu connus ou souvent passĂ©s rapidement ou superficiellement dans les mains de biographes ou de spĂ©cialistes trop rapides voire schĂ©matiques. Le mythe BACH a voilĂ© plusieurs aspects d’une vie bien remplie ; « contrevĂ©ritĂ©s », « incomprĂ©hensions » sont ainsi corrigĂ©es, nuancĂ©es ; elles ne concernent pas seulement Bach lui-mĂȘme, mais aussi ses proches, tels sa veuve Anna Magdalena Ă  laquelle rien ne fut Ă©pargnĂ© aprĂšs la mort de son mari en 1750


 

 

JS BACH DÉVOILÉ, RÉESTIMÉ
Sa vie, son Ɠuvre, sa fortune critique, ses proches, son hĂ©ritage


 

 

L’érudition libre et prĂ©cise aborde le mythe JS BACH comme d’un regard neuf qui rend plus attachant encore le monument musical ainsi reconsidĂ©rĂ© voire rĂ©Ă©valuĂ©. 16 chapitres trĂšs fluides et accessibles (en lecture), trĂšs complets (par l’argumentation des idĂ©es, comme la richesse des anecdotes) reconsidĂšrent les Ă©tapes de la vie de Jean SĂ©bastien BACH et aussi les thĂ©matiques fondamentales qu’exprime son Ɠuvre : depuis la Thuringe et la Wartburg ; les villes oĂč il sĂ©journa (de Ohrdruf, LĂŒneburg, Arnstadt Ă  LĂŒbeck, Weimar, Coethen ou Erfurt
 bien sĂ»r Leipzig (Ă  laquelle tout un chapitre est dĂ©diĂ© : «  le petit Paris ») ; sa cĂ©citĂ© (Bach comme Haendel Ă  la fin de sa vie Ă©prouva des difficultĂ©s immenses sur le plan physique qui le rendent plus proche encore de nous) ; la foi, entre pĂ©dagogie et prĂ©dication ; l’hĂ©ritage et la fortune critique de son Ɠuvre ; les pionniers de sa « redĂ©couverte », en particulier Ă  Leipzig, et en France (de 1800 Ă  1950).

CLIC D'OR macaron 200Les chapitres les plus intĂ©ressants, aux cĂŽtĂ©s des approches de l’Ɠuvre, demeure les « affaires » que Bach mena pour sauver son intĂ©rĂȘt voire son honneur (« Dans son bon droit » : affaires, querelles, conflits
), comme le « grand silence » (lassitude et maturation), Ă©vocation des atermoiements du compositeur, ou pourquoi Bach connut-il des pĂ©riodes de silence puis de retours Ă  la crĂ©ation ? Passionnant. L’auteur n’omet pas non plus, propre au baroque et son esthĂ©tique des passions, l’opĂ©ra chez Bach : lĂ  encore le regard est Ă©rudit, pertinent, prĂ©cis
 et comme l’aurait dit Bach lui-mĂȘme, penseur et croyant avant tous, 
 lumineux. Livre Ă©vĂ©nement. Un nouvel incontournable dans la bibliothĂšque de CLASSIQUENEWS.COM. Evidemment le titre Ă©ditĂ© par Buchet Chastel dĂ©croche naturellement le CLIC de classiquenews de fĂ©vrier 2021.

 

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COMPTE-RENDU, LIVRE Ă©vĂ©nement. GILLES CANTAGREL : Sur les traces de JS BACH (Buchet Chastel). Parution : fĂ©vrier 2021 – ISBN 978-2-283-03425-5 – en lire plus sur le site de Buchet Chastel

REPLAY. BEETHOVEN au GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2020 – Patricia Kopatchinskaja, violon

REPLAY. BEETHOVEN au GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2020 – Patricia Kopatchinskaja. Patricia Kopatchinskaja joue la Sonate pour violon n° 7 en ut mineur op. 30 n° 2 de Beethoven

gstaad menuhin festival streaming classiquenews gstaad digital annonce critiqueEn aoĂ»t 2020, Gstaad Menuhin Festival a demandĂ© Ă  Patricia Kopatchinskaja d’imaginer un programme Beethoven pour le «Pop-up Festival by Gstaad Menuhin Festival», la violoniste a aussitĂŽt contactĂ© son ancien partenaire de prĂ©dilection, le pianiste Joonas Ahonen du «Klangforum Wien» : «Lorsque j’entends Joonas jouer Beethoven, c’est comme si Beethoven se tenait lĂ , Ă  cĂŽtĂ© de moi», s’enthousiasme-t-elle. Le 15 aoĂ»t 2020, les spectateurs du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL pouvait ainsi mesurer la singularitĂ© d’une approche Ă  la fois proche et intimiste, franche et directe :  «L’Ă©pure la plus radicale est celle que l’on obtient en collant au plus prĂšs des notes» prĂ©cise la pĂ©tillante et profonde violoniste, inspirĂ© par la puissance rĂ©volutionnaire d’un Beethoven dĂ©cidĂ©ment inclassable.

La Sonate pour violon n° 7 en ut mineur op. 30 n° 2 n’est pas plus audacieuse que la cĂ©lĂšbre «Sonate Ă  Kreutzer», elle est Ă©galement au moins aussi exigeante pour les interprĂštes: «La question est toujours: Y arriverai-je ou pas?» Ce dĂ©fi lancĂ© et cette tension dans l’interprĂ©tation sont trĂšs inspirateurs. CouplĂ©e Ă  la Sonate pour violon n°7, et dans la mĂȘme soirĂ©e Ă  Saanen, la Fantaisie pour violon et piano op. 47 d’Arnold Schönberg.

Dans ses 10 Sonates « pour piano avec accompagnement de violon », Beethoven redĂ©finit la part du violon, comme l’égal du clavier. Les mouvements lents mettent en avant ce rĂŽle primordial dans un jeu instrumental qui se veut conversation. On oublie que Beethoven virtuose du piano (comme improvisateur entre autres), jouait aussi du violon et de l’alto : il est engageĂ© comme altiste Ă  la cour de Bonn. Il a mĂȘme suivi Ă  Vienne quelques leçons auprĂšs de son ami Wenzel Krumpholz et s’est osĂ© Ă  interprĂ©ter lui-mĂȘme ses sonates au violon – mais avec un bonheur mitigĂ©, comme en tĂ©moigne ce commentaire de Ferdinand Ries, qui admirait pourtant beaucoup le compositeur: «C’était vraiment Ă©pouvantable car, dans son zĂšle enthousiaste, il n’entendait mĂȘme pas qu’il jouait un passage dans une mauvaise position!»
Les 3 Sonates de l’opus 30 sont Ă©ditĂ©es Ă  Vienne fin avril 1802, et dĂ©diĂ©es Ă  l’Empereur
 Alexandre Ier de Russie.

Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL n’est pas seulement un formidable vivier de concerts et programmes dĂ©sormais accessible sur sa plateforme digitale (GSTAAD DIGITAL FESTIVAL), c’est aussi cet Ă©tĂ© un cycle d’évĂ©nement musicaux Ă  ne pas manquer, du 16 juillet au 4 septembre 2021. La programmation (spĂ©ciale LONDON) est disponible et la billetterie pour tous les concerts ouverte ICI
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/newsticker/lettre-christoph-mueller

LIRE aussi notre présentation du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021

GSTAAD-MENUHIN-FESTIVAL-christophe-muller-festival-2021-annonce-reservation-classiquenews-Saanen-yehudi-menuhin

GSTAAD-SAANEN-eglise-church-yehudi-menuhin-heritage-festival-photo-copyright-classiquenewsGSTAAD Menuhin Festival & Academy 2021 : cap to LONDON ! (16 juil – 4 sept 2021)  -  AprĂšs le choc du Brexit et son retour aux frontiĂšres comme au tout insulaire, le temps de la dĂ©couverte et de l’ouverture s’impose cet Ă©tĂ© Ă  Gstaad. Christoph Muller, directeur gĂ©nĂ©ral du Festival fondĂ© il y a plus de 60 ans par le lĂ©gendaire Yehudi Menuhin « le « violon du siĂšcle ») explore les capitales europĂ©ennes : aprĂšs Paris, Vienne, voici Londres. GSTAAD, SAANEN et plusieurs site du Saanenland : Gstaad Menuhin Festival : 65Ăš Ă©dition «  LONDON », du 16 juillet au 4 septembre 2021. Musiques de Dowland, Purcell et Haendel, Elgar, Britten, Queen et les Beatles, sans omettre le fulgurant Thomas AdĂšs (crĂ©ation mondiale)
 artistes invitĂ©s en 2021 : Daniel Hope (qui ouvrira les feux avec trois soirĂ©es hautes en couleurs), Julia Fischer, Thomas Hampson, The King’s Singers, Khatia Buniatishvili (dans TchaĂŻkovski), Chick Corea (qui cĂ©lĂ©brera ses 80 ans sous la Tente), Isabelle Faust, Bertrand Chamayou, Patricia Kopatchinskaja, Fazil Say, HĂ©lĂšne Grimaud ou encore Maria JoĂŁo Pires
 ; Valery Gergiev et son orchestre du thĂ©Ăątre Mariinsky de Saint-PĂ©tersbourg, l’orchestre du Festival : Gstaad Festival Orchestra sous la direction de par Jaap van Zweden (dans Brahms, Dvoƙák et Elgar – sublime Concerto pour violoncelle sous l’archet de Sol Gabetta) 
 temps fort : «I puritani» de Bellini en version de concert (avec l’Orchestre de la Suisse Romande, Lisette Oropesa et Javier Camerana dans les rĂŽles titres) et un concert de clĂŽture du City Light Symphony Orchestra.

CD événement, annonce. JS BACH : Weihnachts / Noël Oratorium (Jordi Savall, 2 cd live recording, déc 2019)

JS-BACH-weihnachts-oratorium-oratorio-de-noel-cd-savall-nations-catalunya-alia-vox-cd-critique-ALIA-VOX-critique-cd-classiquenews-AVSA9940COVEROratoriPREPCD Ă©vĂ©nement, annonce. JS BACH : Weihnachts / NoĂ«l Oratorium (Jordi Savall, 2 cd live recording, dĂ©c 2019). Fin mai 1723, Jean SĂ©bastien Bach devenu kantor des quatre Ă©glises du centre historique de Leipzig, conçoit une sĂ©rie de cantates pour les cĂ©lĂ©brations de NoĂ«l et du nouvel An ; en rĂ©sultent les 6 cantates, Ă©crites courant 1733, qui forment aujourd’hui l’oratorio de NoĂ«l, en particulier dans  deux Ă©crins principaux : les Ă©glises Thomaskirche et Nikolaikirche. Ainsi sont fĂȘtĂ©s 7 jours : le 25 jour de NoĂ«l, le 26 Saint Etienne, lendemain de NoĂ«l, le 27 jour de la Saint Jean l’ÉvangĂ©liste, le dimanche avant la Saint-Sylvestre, le 1er janvier, le dimanche avant l’Épiphanie, et enfin le 6, jour de l’Épiphanie. En 1734, le hasard fit que le 26 fut un dimanche et Bach n’eut qu’à Ă©crire 6 cantates au lieu de 7, pour couvrir tous les services de ces festivitĂ©s. Jordi Savall montre comment Bach rĂ©utilise le matĂ©riel purement orchestral composĂ© prĂ©cĂ©demment pour le Collegium Musicum (acadĂ©mie profane de musique dont il devient le directeur 1729). Soucieux d’expressivitĂ© et d’articulation, de souffle fervent aussi, le geste du chef restitue la profonde unitĂ© qui structure un ensemble pourtant composĂ© et conçu de façon sĂ©parĂ©e. La cohĂ©rence dĂ©rive aussi des livrets Ă©crits par le poĂšte Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici (1700-1764), alors employĂ© au service postal de Leipzig : Bach l’a aussi sollicitĂ© pour des oeuvres capitales tels la Passion selon Saint Matthieu, Saint Marc, l’oratorio de l’Ascension, la Cantate du Café 

En dĂ©cembre 2019, Jordi Savall dirige sa fidĂšle troupe de La Capella Reial de Catalunya, du Concert des Nations (Manfredo Kraemer, concertino) et un plateau de solistes, au Palau de la Musica Ă  Barcelone, les 17 et 18 dĂ©c 2019. Le chef catalan rĂ©ussit Ă  exprimer non plus le doute de la croyance mais l’espĂ©rance et la joie que suscite dĂ©sormais une Ă©popĂ©e musicale du temps de NoĂ«l
 Prochaine critique complĂšte dans le mag cd dvd livres de classiquenews.‹

 

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Précédent CD critiqué de JORDI SAVALL sur CLASSIQUENEWS.COM :

CD événement, CLIC de CLASSIQUENEWS : Alcyone de Marin MARAIS : Lire notre critique complÚte ici : http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-marais-alcione-jordi-savall-3cd-alia-vox-2017/
Intégré dans notre sélection de Noël 2020

 

 

 

PLUS D’INFOS sur le site d’ALIA VOX : https://www.alia-vox.com/fr/catalogue/pre-order-j-s-bach-weihnachts-oratorium/

RAMEAU en direct depuis l’OpĂ©ra Comique, ce soir 20h : Hippolyte et Aricie par Pygmalion

RAMEAU FRAGONARD SAINT CLOUD Hippolyte et Aricie opera critique annonce en direct confinement classiquenews

  

 

OPÉRA en direct sur INTERNET : RAMEAU, Hippolyte et Aricie, samedi 14 nov 2020, 20h (sur ARTEconcert). Les reprĂ©sentations d’Hippolyte et Aricie prĂ©vues au mois de novembre Ă  l’OpĂ©ra Comique, Salle Favart Ă  Paris, ne peuvent pas avoir lieu en prĂ©sence du public, confinement oblige. Les rĂ©pĂ©titions se poursuivent nĂ©anmoins et l’ouvrage sera jouĂ© sur internet, diffusĂ© sur ARTEconcert et le site de l’OpĂ©ra Comique. Une diffusion ultĂ©rieure sera proposĂ©e sur l’antenne d’Arte et sur France Musique.
ThĂ©Ăątre de dĂ©passement et d’enchantement, l’opĂ©ra de Rameau d’autant plus fort et signifiant en son premier opus de 1733 – le plus scandaleux aussi-, surgit dans toute sa force scĂ©nographiĂ©e dans son dĂ©ploiement matĂ©riel : jusqu’à Zoroastre, les opĂ©ras de Rameau touchent autant par leur science musicale que leur impact visuel et dĂ©coratif. Ici la tendresse (le couple Hippolyte et Aricie protĂ©gĂ© par Diane) s’oppose au pouvoir tendu, en phase d’implosion (incarnĂ© par PhĂšdre et ThĂ©sĂ©e qui apprend Ă  ses dĂ©pends que « les enfers sont chez lui » : PhĂšdre aime son beau fils, Hippolyte, contredisant toutes les RAMEAU-jean-philippe-portrait-hippolyte-et-aricie-classiquenewsbiensĂ©ances et la morale. La reine en souffrance a ce tragique racinien auquel Rameau apporte une noblesse bouleversante ; tandis que ThĂ©sĂ©e, roi malgrĂ© lui, fils de Neptune, Ă©prouve la solitude du pouvoir, prĂ©fĂ©rant Ă  tout exercice temporel, son cher et tendre PirithoĂŒs. De tous les ouvrages, Hippolyte atteint un souffle spectaculaire grĂące Ă  son orchestre : l’acte des enfers, d’une puissance poĂ©tique inouĂŻe (acte II), invente le trio des Parques aux harmoniques jamais entendues jusque là


 

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Un Rameau mĂ©connu : Les FĂȘtes de PolymnieOPÉRA DES SOLITUDES TRAGIQUES… Hippolyte et Aricie
 contrairement au titre qui met en avant le couple amoureux, Rameau en Racinien mĂ©connu sculpte les profils des souverains, PhĂšdre d’abord : perdue, hallucinĂ©e, endeuillĂ©e au IV en apprenant la (fausse) mort de celui qu’elle aime secrĂštement, Hippolyte. Puis ThĂ©sĂ©e surtout, qui de roi juge n’est en vĂ©ritĂ© que le pantin impuissant de son dieu tutĂ©laire Neptune, lequel lui fait endurer les pires Ă©preuves : sĂ©jour infernal (acte II), perte de son ami PirithoĂŒs ; deuil de son fils, si cher et tendre, Hippolyte ; Autant d’individualitĂ©s en souffrance et solitaires ne se sont jamais vues ni Ă©coutĂ©es sur une scĂšne lyrique
 avant 1733 ; Rameau sait peindre la grandeur tragique avec les couleurs de la tendresse la plus bouleversante ; le compositeur sait plonger au cƓur de l’ñme humaine. Chaque hĂ©ros souffre et s’exaspĂšre contre les conspirations du destin. Et si les souverains sombrent dans le gouffre, les deux amants grĂące Ă  la protection de Diane, trouvent en fin de drame, une terre idĂ©ale que Rameau sublime par la derniĂšre Chaconne et surtout l’ariette emblĂ©matique “Rossignols amoureux”…  Ainsi son gĂ©nie rayonne Ă  la fin de l’action dans les sĂ©quences finales de l’acte V dont il fait l’apothĂ©ose pastorale lĂ  encore d’une tendresse enivrĂ©e des deux jeunes hĂ©ros, nouveaux Ă©lus protĂ©gĂ©s de la dĂ©esse chasseresse DIANE, soudainement touchĂ©e par la grĂące sincĂšre des deux jeunes gens : Hippolyte et Aricie, rĂ©unis en un lieu enfin pacifiĂ© (musette enamourĂ©e et choeur de rĂ©conciliation : n’y a t il pas dĂ©jĂ  chez Rameau, un peu de cette idĂ©e paysagĂšre et climatique dĂ©veloppĂ©e aprĂšs lui par le peintre Fragonard ? D’oĂč notre choix en visuel du Parc de Saint-Cloud, panneau peint dont le format panoramique renvoie lui aussi une intelligence spatiale impressionannte). La conception dramatique est d’une profondeur inouĂŻe et d’un souffle inĂ©dit alors.

 

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Hippolyte et Aricie de RameauRAMEAU-jean-philippe-portrait-hippolyte-et-aricie-classiquenews
en livestream
sur ARTE Concert, sur le site de l’OpĂ©ra Comique
samedi 14 novembre Ă  20h ; puis en REPLAY jusqu’au 13 mai 2021.

 

 

VOIR l’opĂ©ra en direct :

Opéra comique
https://www.opera-comique.com/

ARTEconcert
https://www.arte.tv/fr/arte-concert/

 
 

 
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Hippolyte : Reinoud van Mechelen
Aricie : Elsa Benoit
PhĂšdre : Sylvie Brunet-Grupposo
Thésée : Stéphane Degout
Oenone : SĂ©raphine Cotrez
Neptune/Pluton : Nahuel di Pierro
Diane : Eugénie Lefebvre
PrĂȘtresse de Diane, Chasseresse,
Matelote, BergĂšre : Lea Desandre
Tisiphone : Edwin Fardini
1Ăšre Parque : Constantin Goubet*
2e Parque : Olivier Coiffet*
3e Parque : Virgile Ancely *
Mercure : Guillaume Gutierrez*
Arcas : Martial Pauliat*

 

ChƓur et Orchestre : Pygmalion
(artistes issus du choeur Pygmalion)
Direction musicale : Raphaël Pichon
Mise en scĂšne : Jeanne Candel

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CD, critique. HAYDN : Die Schöpfung. Antonini, 2019 (1 cd Alpha)

HAYDN Schopfung, Creation, Antonini 1 cd alpha critique classiquenewsCD, critique. HAYDN : Die Schöpfung. Antonini, 2019 (1 cd Alpha). Depuis plus de cinq ans Giovanni Antonini poursuit chez Alpha l’enregistrement de l’intĂ©grale des symphonies de Joseph Haydn. Un cycle en cours qui s’avĂšre d’opus en opus des plus convaincants pour autant que nous avons pu en juger Ă  partir des quelques cd dĂ©jĂ  reçus. Die Schöpfung (La CrĂ©ation), enregistrĂ©e en 2019 avec le ChƓur de la Radio bavaroise et son orchestre Il Giardino Armonico complĂšte le portrait symphonique du Viennois. Sa lecture de La CrĂ©ation, oratorio inspirĂ© de Haendel, composĂ© entre septembre 1796 et avril 1798, prologe la rĂ©ussite du cycle symphonique. Le chƓur bavarois, si familier de la partition apporte du corps Ă  la rĂ©alisation enregistrĂ©e en mai 2019 Ă  Munich.

C’est une approche mĂ©ticuleuse qui prend appui sur les derniĂšres avancĂ©es de la pratique historiquement informĂ©e. Tout s’écoule ici avec un naturel et un sens du relief, mĂ©ritoires.
Jusqu’au dĂ©but de la 3Ăš partie, rĂ©citatif de Uriel (pour tĂ©nor), dont l’orchestration et l’esprit comme le caractĂšre orchestral semble prolonger directement la saveur ritualisĂ©e de La FlĂ»te EnchantĂ©e de Mozart (1791) – 9 ans aprĂšs, le dernier singspiel de Wolfgang a Ă©tĂ© idĂ©alement compris et mesurĂ© par Haydn.
FidĂšle Ă  son attention Ă  la structure et Ă  l’architecture, comme Ă  la grande sĂ©duction des timbres instrumentaux, Giovanni Antonini, en route pour une intĂ©grale Haydn chez Alpha (objectif cĂ©lĂ©bration 2032), cisĂšle la pĂ©tillance tĂ©nue, chambriste des instruments d’époque. La sĂ»retĂ© du geste orchestral assure la caractĂ©risation de chaque sĂ©quence (sublime duo Eve / Adam) ; lĂ  oĂč les instruments articulent et dĂ©ploient des trĂ©sors de nuances colorĂ©es, les voix produisent l’incarnation, c’est Ă  dire la fragilitĂ© des figures d’Eve, Adam, Uriel et Gabriel, chacune avec une instabilitĂ© qui compense la droiture constante des instruments. De ce point de vue l’Eve de la soprano Anna Lucia Richter a l’acuitĂ© requise mais les aigus acides, courts parfois tendus ; le tĂ©nor Maximilian Schmitt s’en sort davantage : voix tendre, fragile, sur le fil. Le baryton Florian Boesch demeure le plus constant, le plus stable dans une version globalement trĂšs Ă©quilibrĂ©e, conçue par un chef soucieux d’équilibre et de lumineuse clartĂ©. Se bonfiiant en cours de reprĂ©sentation, ce live prĂ©sente une 3Ăš et derniĂšre partie inspirĂ©e par l’esprit des lumiĂšres, Ă©lĂ©gante et discursive, mesurĂ©e et comme solarisĂ©e grĂące aux solistes et au chƓur (fiĂ©vreux) sous la direction attentive du chef italien nĂ© Milanais en 1965. Ici s’accomplit la cĂ©lĂ©bration du CrĂ©ateur, faiseur d’harmonie et de paix
 un monde idĂ©al et harmonique que Haydn exprime musicalement, avant que l’esprit d’orgueil n’inspire Ă  Eve, une volontĂ© coupable propre Ă  dĂ©truire ce monde idĂ©al. L’équilibre et la cohĂ©rence d’Antonini se rĂ©alisent totalement dans cette derniĂšre partie, la plus convaincante, aprĂšs l’ouverture et son chaos primordial. Superbe conception.

 

 

 

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CD, critique. HAYDN : Die Schöpfung. Giovanni Antonini (1 cd mai 2019 Alpha). Anna Lucia Richter, Maximilian Schmitt, Florian Boesch, Chor des Bayerischen Rundfunks – Il Giardino Armonico – 1 cd Alpha, enregistrĂ© Ă  Munich en mai 2019.

 

 

 
 

 

 
 

 

 

Approfondir

Autres cd HAYDN / ANTONINI, critiqués par classiquenews
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haydn-2032-solo-e-pensoso-il-giardino-armonico-francesca-aspromonte-cd--alpha-review-compte-rendu-critique-cd-CLIC-de-classiquenews-juillet-2016CD, compte rendu critique. HAYDN 2032 : Il Giardino Armonico. Giovanni Antonini (1 cd Alpha — 2015). SUPERBE PROGRAMME HAYDNIEN. Haydn devient un dĂ©fi nouveau pour tous les ensembles sur instruments d’époque : c’est que la vivacitĂ© Ă©lĂ©gantissime et souvent facĂ©tieuse, brillante mais hyper subtile de l’écriture haydnienne est aussi un formidable champs d’expĂ©rimentation pour les couleurs instrumentales, dĂ©fi Ă  relever entre autres, pour toute formation digne de ce nom, outre l’articulation et la prĂ©cision rythmique requises. Chaque orchestre souhaite tĂŽt ou tard revenir Ă  Haydn, source inĂ©puisable du classicisme viennois. Tous les chefs depuis Norrington, BrĂŒggen, ou le plus rĂ©cent Ottavio Dantone (LIRE la critique complĂšte du rĂ©cent coffret Decca de l’intĂ©grale Haydn sur instruments d’époque, CLIC de classiquenews de juin 2016) cherchent le bon tempo, la pulsation heureuse, Ă  la fois vibrante et mordante, mais jamais creuse, la juste palette de couleurs justement ; le geste prĂ©cis et ciselĂ©, Ă  la fois profond, fluide et surtout trĂšs expressif.

 

 

 

haydn 2032 vol 6 giovanni antonini kammerorchester basel cd reviw critique cdCd, critique. HAYDN :  Symphonies « Lamentatione », n°26 / n°79, n°30 « Alleluia » (Antonini, 2017 – 1cd Alpha, coll « Haydn 2032 »). Suite de l’intĂ©grale HAYDN par le directeur musical du Giardino Armonico, dont l’achĂšvement sera effectif en 2032 (pour le tricentenaire du compositeur autrichien). Le milanais Giovanni Antonini ne dirige pas ici les instrumentistes de son ensemble mais l’Orch de chambre de BĂąle (sur instruments modernes donc) / Kammerorchester Basel : un travail particulier sur l’articulation, la tenue d’archet, l’expressivitĂ© et l’agogique (historiquement informĂ©e comme l’on dit dans le milieu concernĂ©) que le chef, en expert, transmet Ă  ses collĂšgues plus habituĂ©s Ă  jouer les romantiques et post romantiques que les classiques viennois.  Classiquenews avait distinguĂ© le vol 4 de la prĂ©sente collection (intitulĂ© alors Il Distratto, d’un CLIC de classiquenews, convaincant et superlatif mĂȘme). Peu Ă  peu, le chef et flĂ»tiste, soigne l’intonation, se montre soucieux de la clartĂ© architecturale tout en ciselant les nuances de l’écriture si poĂ©tique et souvent imprĂ©vue de Haydn (Ă©clairs dramatiques dignes de l’opĂ©ra, un genre dans lequel il a excellĂ© comme son cadet Mozart) ; il en dĂ©voile toutes les vibrations intĂ©rieures, restituant leur cohĂ©sion organique : une approche qui approche l’excellence de l’intĂ©grale Haydn par son confrĂšre Ottavio Dantone, lui aussi trĂšs inspirĂ© par les arĂȘtes et climats des massifs Haydniens (Lire notre critique de l’intĂ©grale des Symphonies de HAYDN par Ottavio Dantone).

 

 

 

antonini giovanni telemann giardino armonico presentation classiquenewsCD, compte-rendu critique. Haydn 2032, N°4 : « Il Distratto ». HAYDN : Symphonies n°60, 70, 12. CIMAROSA : Il Maestro di Cappella. (Giovanni Antonini,1 cd Alpha classics 2016). Suite de l’intĂ©grale des 107 Symphonies de Haydn en vu du tricentenaire Haydn prĂ©vu en 2032
 Ce nouveau volet hisse trĂšs haut la valeur du cycle en cours. Outre la justesse de vue du chef Giovanni Antonini, il s’agit aussi de mettre en perspective Haydn et les auteurs de son Ă©poque : la filiation ainsi proposĂ©e avec le thĂ©Ăątre fin et savoureux de Cimarosa, rĂ©alise un cocktail explosif et indiscutablement pertinent. On aime de tels programmes audacieux, imprĂ©vus, capables de rĂ©former nos idĂ©es réçues sur le Haydn symphoniste que l’on croit connaĂźtre ; servi ici par des interprĂštes jubilatoires, ayant pour devise, une qualitĂ© rare chez les artistes des rĂ©pertoires baroques et romantiques aujourd’hui : la finesse.

haydn 2032 il distratto symphonies 12 cimarosa maestro di cappella giovanni antonini cd review cd critique classiquenews CLIC de classiquenews mars 2017Des 3 symphonies ici traitĂ©es, ne prenons qu’un Ă©pisode emblĂ©matique. Non pas la premiĂšre de la sĂ©lection, n°60 qui donne son nom au programme (conçue pour la comĂ©die intitulĂ©e « Il Distratto »), mais nous prĂ©fĂ©rons demeurĂ© sur notre excellente impression, produite par l’Adagio de la n°12 qui s’impose par sa profondeur et son rayonnement simple. Sublime introspection (plage 12), tel un dĂ©sert sans issue et au cordes seules, qui touche par son Ă©pure quasi austĂšre ; la respiration, les dynamiques, l’économie et le sens des phrasĂ©s sont d’une irrĂ©sistible justesse. Antonini y glisse un spuçon de tendre nostalgie qui assimile cet Ă©pisode frappant par son intĂ©rioritĂ© maĂźtrisĂ©e Ă  une variation gluckiste, le Gluck sublimement dĂ©plorĂ© et lacrymal, c’est Ă  dire pudique et mĂ©lodique Ă  la fois, de la priĂšre d’OrphĂ©e et son hymne dĂ©sespĂ©rĂ© mais digne : « J’ai perdu mon Eurydice ». Haydn semble en dĂ©duire une interrogation en rĂ©sonance. Quel contraste avec l’Allegro insouciant et dĂ©licatement caractĂ©risĂ© (hautbois, bassons) qui suit.

 

 

 
 

 

 

VANNES (Morbihan) : 10Ăšme AcadĂ©mie de Musique ancienne, 24 – 31 oct 2020

VEMI-VANNES-2020-IMUVANNES, Morbihan. 10Ăš AcadĂ©mie, 24 – 31 octobre 2020. Masterclasses et concerts : acadĂ©mie  et festival… Du 24 au 31 octobre 2020, l’HĂŽtel de Limur Ă  Vannes accueille sa 10Ăš AcadĂ©mie de musique ancienne (Ă  l’initiative du VEMI, Vannes Early Music Institute). Au programme masterclasses de violon (avec Enrico Gatti, Sophie Gent), chant (Alain Buet), clavecin (Menno van Delft et Bertrand Cuiller), violoncelle (Viola de Hoog et Bruno Cocset), flĂ»te, viole de gambe (Guido Balestracci), violone (Richard Myron), orgue / clavicorde (Maude Gratton). Soit 8 classes dĂ©diĂ©es au perfectionnement sur instrument d’époque et en chant baroque qui offrande incontournable pour le grand public, dĂ©bouchent aussi sur un cycle de concerts Ă©vĂ©nements, oĂč les apprentis acadĂ©miciens mettent Ă  profit et en pratique les fruits des conseils prodiguĂ©s par leurs professeurs. Les concerts sont publiques et permettent aux festivaliers de plus en plus nombreux de suivre les progrĂšs des Ă©lĂšves comme relever la complicitĂ© et le partage du jeu collectif.

 

A VANNES, L’EXCELLENCE DE L’INTERPRETATION BAROQUE
10Ăšme AcadĂ©mie de musique ancienne Ă  l’HĂŽtel de Limur

LImur-hotel-vannes-early-music-institute-VEMI-concerts-2019-annonce-critique-classiquenewsLe public dĂ©couvre ou retrouve les meilleurs jeunes tempĂ©raments ; ces derniers apprennent Ă  Vannes, le temps de l’AcadĂ©mie de musique ancienne, les rudiments comme les dĂ©fis de leur futur mĂ©tier. La sĂ©lection des jeunes instrumentistes soucieux d’approfondir leur maĂźtrise de la musique ancienne et baroque ont Ă©tĂ© prĂ©alablement sĂ©lectionnĂ©s jusqu’au mois de juin dernier. Chaque candidat a adressĂ© une vidĂ©o. Les partitions requises pour les sĂ©lections garantissent le niveau souvent exceptionnel des apprentis acadĂ©miciens (Ɠuvres imposĂ©es de JS Bach, Marais, et aussi sonate italienne des 17Ăš ou 18Ăš siĂšcle). Le cru 2020 promet d’ĂȘtre aussi Ă©blouissant que les Ă©ditions passĂ©es. Cycle incontournable.

 

 

 

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INFOS, réservations, programmes
https://www.vemi.fr

Vannes Early Music Institute (VEMI)
35 rue Lann Vihan – 56870 BADEN – FRANCE
Information: +33 (0)6 13 43 05 14 – www.vemi.fr

 

 

 

 

Agenda : 8 CONCERTS événements

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VANNES, Académie de musique ancienne 2020 :
24 – 31 oct 2020
8 concerts événements

VEMI-VANNES-2020-IMULes concerts payants ou en accĂšs livre avec participation libre offrent Ă  tous la dĂ©couverte des nouveaux tempĂ©raments ; Ă©paulĂ©s par leur professeurs et maĂźtres, les jeunes instrumentistes apprennent Ă  Vannes, les rudiments du mĂ©tier et les secrets de l’interprĂ©tation comme ceux du jeu collectif.. De quoi ravir les festivaliers qui suivent dĂ©sormais chaque annĂ©e, ce rendez vous pĂ©dagogique et hautement musical. DÉCOUVRIR ici les programmes des 8 concerts Ă©vĂ©nements Ă  ne pas manquer Ă  VANNES, du 24 au 31 octobre 2020

CD. Suites Anglaises de JS BACH : PAOLO ZANZU Ă©claire l’invention d’un Bach expĂ©rimental

zanzu-paolo-clavecin-suites-anglaises-de-js-BACH-cd-critique-evenement-CLIC-classiquenews-avril-2020-musica-fictaCD Ă©vĂ©nement, critique. JS BACH : Suites anglaises (BWV 806 Ă  811). PAOLO ZANZU, clavecin (1 cd Musica ficta) – Voici un rĂ©jouissant programme portĂ© de mains de maĂźtre par le claveciniste Paolo Zanzu, tempĂ©rament dĂ©sormais incontournable de la scĂšne baroque actuelle. Ex assistant de Bill Christie et de Gardiner, ayant fondĂ© son propre ensemble depuis 2017, Le Stagioni (Les Saisons), le chef et claveciniste confirme un rare talent pour la caractĂ©risation lumineuse, surtout claire et ciselĂ©e. Une attention active et nuancĂ©e qui assure la rĂ©ussite de ce nouvel album dĂ©diĂ© aux Suites « anglaises » de JS Bach.

 

Claveciniste, fondateur de l’ensemble Le Stagioni

Paolo Zanzu cĂ©lĂšbre la libertĂ© et l’invention
des Suites anglaises de JS BACH

 
 
 

paolo-zanzu-suites-anglaises-jean-sebastien-bach-cd-portrait-UNE-582La Sarabande (4) est d’un caractĂšre plus noble, large et majestueux oĂč le jeu trouve des respirations et des notes dĂ©tachĂ©es / pointĂ©es comme suspendues. L’agilitĂ© bienheureuse des deux BourrĂ©es I et II (5) affirme par contraste une rusticitĂ© radieuse qui met en avant les qualitĂ©s d’articulation du clavecin, Ă©tonnant de prĂ©cision et d’intensitĂ© expressive. La sobriĂ©tĂ© rayonnante dont fait preuve Paolo Zanzu captive d’autant que le contrepoint qu’exige cette bourrĂ©e en 3 volets est un exercice de haute virtuositĂ© digitale. Ce qu’exalte encore davantage comme un point d’accomplissement majeur, le final en forme de Gigue (6), d’une palpitante activitĂ©. DĂ©lectable, le jeu entre les danses, lesquelles sont abordĂ©es diffĂ©remment selon les Suites, chacune ayant son terrain d’expression privilĂ©giĂ© : BourrĂ©es (3 volets pour les Suites 1 et 2 / Gavottes de mĂȘme pour la 3 ou la 6 ; Passepieds de la n°5) ; le claveciniste expose, articule, superpose pour un final des plus « explosifs », … LIRE notre critique complĂšte Suites Anglaises de JS BACH par Paolo Zanzu, clavecin (1 cd Musica Ficta)

 
 
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ENTRETIEN EXCLUSIF... LIRE aussi notre entretien avec Paolo Zanzu, Ă  propos des Suites Anglaises de JS BACH : ici

 
 
 
 

MUNICIPALES 2020 : Quelle culture pour PARIS 2020 ?

QUI SERA LE NOUVEAU MAIRE DE PARIS en mars 2020 ? Du 15 au 22 mars 2020, se dĂ©roulent les Ă©lections pour la Mairie de PARIS.  Un mandat convoitĂ© jusque dans les sphĂšres les plus proches du prĂ©sident Macron qui n’a pas cachĂ© son soutien Ă  certains de ses ex lieutenants
 Voici les entretiens exclusifs avec les divers candidats officiels qui se prĂ©sentent Ă  l’élection parisienne : quelle est leur vision du PARIS CULTUREL ?

Quels sont leurs projets pour que Paris soit la capitale europĂ©enne de la culture ? Que Paris rayonne toujours sur une planĂšte de plus en plus mondialisĂ©e, oĂč tendent Ă  s’imposer toujours partout l’uniformitĂ© et la culture de masse
 contre une culture paillette ou divertissante, la culture française doit revenir Ă  ses fondamentaux, si riche de son histoire, sans ĂȘtre Ă©litiste ni impressionnante. Etre spĂ©cifique mais accessible, populaire et spĂ©cialisĂ©e Ă  la fois
 Les candidats en lice sont-ils capables de relever le dĂ©fi , et quel est au juste leur programme pour la culture et la musique ?

 

 

 

 

 

 

Entretien 2 : DAVID BELLIARD 

 

 

 

Entretien réalisé endécembre 2019 par JULIEN VALLET pour classiquenews

 

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Photo : © Libre de droit service de presse EELV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE jeunesse : MONSIEUR MOZART : C Norac, M Dorléans, F Morel (Didier Jeunesse)

didier jeunesse monsieur mozart norac dorleans critique livre jeunesse classiquenews 9782278089307-001-TLIVRE jeunesse : MONSIEUR MOZART : C Norac, M DorlĂ©ans, F Morel (Didier Jeunesse). C’est un voyage magique au seul pays qui intĂ©resse Wolfgang Amadeus MOZART : la musique. Le lecteur y dĂ©couvre « un grand gĂ©nie et une petite voix, trois larmes et dix rires, une sorciĂšre et une amoureuse, des opĂ©ras du soir et une petite musique de nuit, un papillon et beaucoup d’étoiles  ». Le texte de Carl Norlac est Ă©maillĂ© de vraies petites anecdotes, parfois farfelues, souvent emblĂ©matique du gĂ©nie hors normes de Mozart. Mozart jeune et virtuose qui compose dĂšs 4 ans.., Mozart et sa sƓur Nannerl, jeunes musiciens en tournĂ©e et en voyage, Mozart Ă  Versailles, Ă  Londres
 Mozart sur tous les chemins et dans nos cƓurs enchantĂ©s
 Sur le rythme trĂ©pidant des Noces de Figaro (ouverture dans une version nerveuse et dynamique sur instruments d’époque), le texte fait toute sa place Ă  la fĂ©erie, la facĂ©tie, l’élĂ©gance touchĂ©e par le grĂące
 celle du 21Ăšme Concerto pour piano et orchestre. Voici chaque Ă©tape de la vie d’un virtuose habitĂ©, un brin dĂ©calĂ©, devenu un gĂ©nial compositeur. L’immersion est trĂšs rĂ©ussie grĂące Ă  l’impertinence et l’intelligence du texte dit par François Morel, et aussi grĂące au dessin de Marie DorlĂ©ans, fin et nerveux, qui colle parfaitement Ă  la vision Ă  la fois fugitive et trĂ©pidante du divin Wolfgang dont la vie a traversĂ© le temps et l’histoire comme une comĂšte.

LIVRE jeunesse : MONSIEUR MOZART : C Norac, M DorlĂ©ans, F Morel (Didier Jeunesse) – Parution : oct 2019 – format : 27,4 cm x 27, 4 cm – 48 pages – EAN :  9782278089307

PLUS D’INFOS sur le site Didier Jeunesse
https://didier-jeunesse.com/collections/livres-disques-grands-compositeurs/monsieur-mozart-9782278089307

CD Ă©vĂ©nement, critique. HAENDEL : MESSIAH, Le Messie – Jordi Savall (2 cd ALIA VOX, dĂ©c 2017)

critique-582-haendel-savall-le-messie-messiah-oratorio-hwv-56-savall-chapelle-royale-de-versailles-critique-review-critique-cd-opera-concert-classiquenews-alia-vox-dec-2019CD Ă©vĂ©nement, critique. HAENDEL : MESSIAH, Le Messie – Jordi Savall (2 cd ALIA VOX, dĂ©c 2017) – enregistrĂ©e sous la voĂ»te de la chapelle royale de Versailles, cette lecture du Messie de Haendel, chef d’Ɠuvre incontestable du Saxon baroque dans le genre de l’oratorio anglais (1742), ravira les plus exigeants. Arguments de poids de cette production sous la direction du catalan Jordi Savall, parmi les solistes, le trĂšs subtil soprano de l’écossaise Rachel Redmond (habituĂ©e des Arts Flo et laurĂ©ate du Jardin des Voix), mais aussi le formidable baryton Matthias Winckhler, nuancĂ©, Ă©lĂ©gant, souple et naturel
 sans omettre le geste choral palpitant des chanteurs de la Capella Reial de Catalunya. Le Concert des Nations et son « concertino » Manfredo Kraemer assurent le relief et le souffle d’une partition irrĂ©sistible dans ses Ă©vocations naturalistes et spirituels.
La partition tel un miracle inespĂ©rĂ©, lumineux surgit aprĂšs l’annĂ©e noire 1737 quand le thĂ©Ăątre d’opĂ©ra qu’il avait fondĂ© fait faillite, que surmenĂ©, et trop productif, il est foudroyĂ© par une paralysie (du bras droit, en avril), que meurt le 20 nov, sa seule protectrice la plus fervente et amicale, la Reine Caroline (Ă©pouse de Georges II), honorĂ©e dans le sublime Funeral Anthem. Pourtant Haendel au fond du gouffre ressuscite. De ce traumatisme intime naĂźt un nouveau genre l’oratorio anglais dont il fait un Ă©crin spirituel d’une exceptionnelle intensitĂ©. La renaissance de Haendel passe ainsi : aprĂšs une cure de vapeur Ă  Aix la Chapelle, on le pensait fini, il enchaĂźne ressuscitĂ©, une nouvelle carriĂšre qui le mĂšne directement vers la gloire. Le Messie / The Messiah raconte cela surtout : la sublimation et le salut d’une Ăąme donnĂ©e pour perdue. Dont la partition du Messie exprime l’inflexible espoir, l’inaltĂ©rable foi en Dieu. Les textes des trois parties sont invitation Ă  la mĂ©ditation, dans la confrontation de ce qu’a rĂ©alisĂ© le Christ.

Ă  Versailles,
Majesté et méditation du Messie
par Jordi Savall

A Versailles, Jordi Savall offre une lecture pleine de panache et de ferveur, selon l’expĂ©rience personnelle de Haendel Ă  l’époque de la composition de la partition du Messie. Le chef catalan en construit l’architecture mĂ©ditative, telle la confession sincĂšre d’un homme miraculĂ© qui rend grĂące et remercie dans la joie.  Jordi Savall souligne la profondeur des textes qui citent et Ă©voquent la grandeur morale du Christ sans le portraiturer directement mais l’exposent continument comme source d’admiration. Le chƓur participe intensĂ©ment Ă  la suggestion et les solistes soulignent la nĂ©cessitĂ© de mĂ©diter cet exemple de vertu inlfexible et de volontĂ© tragique.

Passons sur les petites faiblesses de cette lecture globalement superlative (en rĂ©alitĂ© qui concernent 2 solistes Ă©reintĂ©s). Le tĂ©nor Nicholas Mulroy plafonne ; voix fatiguĂ© et trop lisse, il n’empĂȘche pas son medium d’ĂȘtre voilĂ©, ce qui l’écarte d’une rĂ©elle brillance du timbre (en particulier dans la seconde partie oĂč le tĂ©nor est le plus sollicitĂ© ; ses airs manifestent l’autoritĂ© belliqueuse divine ; le timbre est sans aucun Ă©clat ; dommage). MĂȘme triste constat pour un Damien Guillon en déça de ce que nous connaissons : voix faible et intensitĂ© comme justesse en fragilitĂ©. C’était pour le chanteur français, un soir sans Ăąme ni Ă©clat.

Par contre le choeur final de la partie centrale (II) « Allelujah » confirme l’excellente tenue des choristes ; aussi racĂ©s, exaltĂ©s, dramatiques mais sans Ă©paisseur, dĂ©taillĂ©s, articulĂ©s que les chanteurs des Arts Flo : c’est dire. Dans cette conclusion de la seconde partie,- la plus virtuose et Ă©clatante, Ă  la fois majestueuse et volontaire de Haendel (rappelant Zadok), le collectif choral se montre nerveux ; il confirme l’excellente prĂ©paration de la Cappela Real de Catalunya et une Ă©vidente intelligence haendĂ©lienne. AssociĂ© Ă  l’orchestre et aux autres solistes, le chƓur ainsi convaincant, demeure le pilier de cette lecture sur le vif. La vivacitĂ© de chaque pupitre renforce la clartĂ© de la polyphonie (fugue finale), ainsi que le geste dramatique de chaque section chorale. Voici un chant habitĂ©, incarnĂ© : celui des fervents illuminĂ©s Ă  la fin, et auparavant chƓur des anges, des brebis Ă©garĂ©es, chƓur de haine, de violence, selon l’exhortation des solistes et les Ă©pisodes bibliques qu’ils Ă©voquent ; la justesse expressive des choristes est indiscutable ; elle rĂ©ussit Ă  dĂ©ployer le souffle spirituel et l’ardente aspiration dans l’espĂ©rance.  Le choeur, la soprano, la basse associĂ© au geste impĂ©tueux, Ă©clatant mais nuancĂ© de l’orchestre rĂ©alisent un sans faute.

La prĂ©sence rayonnante, son angĂ©lisme pour le coup lui aussi, lumineux et sĂ»r de Rachel Redmond, son Ă©mission naturelle, sa couleur tendre et dĂ©terminĂ©e, reste le second pilier de cette lecture ; son air de ferveur apaisĂ© et accomplie, (d’aprĂšs Job), « I know that my Redeemer  » qui ouvre les lumiĂšres de la Partie III – Ă©voquant surtout la RĂ©surrection, atteste de cette certitude de Haendel, ce miraculĂ© terrassĂ©, Ă  jamais confirmĂ©. La succession de ces deux sĂ©quences – chƓur exultant, soprano en lĂ©vitation-, demeure trĂšs convaincant.
MĂȘme tenue exemplaire, autant dramatique qu’inspirĂ©e, du baryton Matthias Winckhler qui affirme tout autant une suretĂ© naturelle, ronde et magnifiquement timbrĂ©e – expression du fervent touchĂ© par la grĂące qu’il reçoit peu Ă  peu (son dernier air solo avec trompette « the trumpet shall sound » rayonne littĂ©ralement, Ă  la fois sobre, flexible, libre).
CLIC_macaron_2014D’ailleurs, toute la troisiĂšme partie, confirmation du miracle de la RĂ©surrection et de la dĂ©faite de la mort – grĂące aux airs pour soprano, pour basse (avec trompette) et dans le duo tĂ©nor / alto, exprime la profondeur et l’activitĂ© de la mĂ©ditation Ă  laquelle Haendel nous invite : il a vu comme une rĂ©vĂ©lation, – aprĂšs sa guĂ©rison miraculeuse, Dieu dans le ciel dans une vision spectaculaire et Ă©blouissante ; ce tĂ©moigne nous est offert Ă  travers la musique, vivante, fragile, vibrante sous la direction trĂšs fraternelle de Jordi Savall. Magnifique lecture qui mĂ©rite bien cet enregistrement mĂ©morable. CLIC de CLASSIQUENEWS de dĂ©cembre 2019.

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CD Ă©vĂ©nement, critique. HAENDEL : MESSIAH, Le Messie – Redmond, Winckhler, Capella Real de Catalunya
 Jordi Savall (2 cd ALIA VOX, Versailles dĂ©c 2017)  -   CLIC de CLASSIQUENEWS de dĂ©cembre 2019.

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Approfondir 

visiter le site du baryton mozartien / haendélien :
https://www.matthiaswinckhler.de/en/oper

celui de la soprano Rachel Redmond
http://rachelredmondsoprano.com/fr/accueil/

voir Rachel Redmond dans le Messie de Haendel,
autre production 2015  -  Le Concert d’Anvers
/ Bart Van Reyn
https://www.youtube.com/watch?time_continue=834&v=xSWreIkLM3E&feature=emb_logo

COMPTE RENDU, critique, concert. PARIS, Auditorium du Louvre, le 15 nov 2019. MUSIQUE SECRETE DE LEONARD, Doulce MĂ©moire. D RAISIN-DADRE. Nouvelle production.

COMPTE RENDU, critique, concert. PARIS, Auditorium du Louvre, le 15 nov 2019. MUSIQUE SECRETE DE LEONARD, Doulce MĂ©moire. D RAISIN-DADRE. Nouvelle production. Difficile de concilier dans la rĂ©alisation d’un seul spectacle, onirisme des peintures, surtout celles de Leonardo, et vitalitĂ© expressive de morceaux musicaux, choisis par affinitĂ©s et par correspondance chronologique. Pourtant le gĂ©nie de Vinci fut assez Ă©tendu pour embrasser les deux disciplines,- entre autres, dons exceptionnels qui justifient absolument un dialogue de ce type : Leonardo fut organisateur de fĂȘtes somptueuses pour les princes qu’il servit ; il fut tout autant un instrumentiste virtuose, capable d’improviser comme personne, Ă  la lira da braccio, instrument prĂ©sent ce soir et remarquablement chantant sous les doigts de Baptiste Romain.

Au demeurant, le spectateur – auditeur, est charmĂ© d’un bout Ă  l’autre du programme par la complicitĂ© toute en nuances et prĂ©cision expressive des instrumentistes et des deux chanteurs trĂšs sollicitĂ©s (Clara Coutouly, soprano / Matthieu Le Levreur, baryton) dont l’éloquence des accents comme des gestes servent le souci d’évocation du spectacle. Voix maternelle, de sĂ©duction, de drĂŽlerie piquante pour elle ; prĂ©sence noble et virile pour lui. Dans la tendresse Ă©merveillĂ©e, mariale ; dans la douleur languissante, digne et contenue (Mille regretz de Josquin) ; dans l’ivresse amoureuse ; dans enfin, un pittoresque comique plus dramatique (« tante volte si si si / Tant de fois oui, oui, oui » de Marchetto Cara)
 sans omettre la sĂ©duction rythmique d’airs et de mĂ©lodies au caractĂšre manifestement dansant et chorĂ©graphique : savant et inventif, Leonardo fut un exceptionnel ordonnateur de fĂȘtes, selon les tĂ©moignages de l’époque.

Doulce MĂ©moire explore les musiques de Leonardo da Vinci

 
 

Syncrétisme artistique
LEONARDO musicien et poĂšte

 

 

 doulce-memoire-leonardo-musique-secrete-paris-audi-louvre-critique-concert-classiquenews

Le choix visuel retenu privilĂ©gie le dĂ©tail pour mieux s’immerger dans l’univers pictural du peintre – musicien. Ainsi l’Annonciation ou Ginevra Benci ne se rĂ©vĂšlent ici qu’à travers le dĂ©tail (Ă©poustouflant) de leur paysage respectif : frondaisons rendues vibrantes par la magie de l’image retraitĂ©e / animĂ©e ; bleus lointains et clochers d’église, esquissĂ©s en un geste fulgurant et prĂ©cis. De mĂȘme, La Vierge aux rochers se distingue non par la minĂ©ralitĂ© omniprĂ©sente de sa masse rocheuse qui lui sert d’écrin, mais bien par ce dĂ©tail, jusque lĂ  ignorĂ©, Ă  torts, la plante perchĂ©e qui peut-ĂȘtre un jasmin et qui forme tonnelle pour la divine Marie en famille. Puis, le portrait d’un musicien portant comme un emblĂšme et un rĂ©bus Ă  dĂ©chiffrer la partition qui submerge la scĂšne au dessus des instrumentistes, se rĂ©vĂšle Ă©galement tout autrement, Ă  travers la mise en regard de deux airs d’une amoureuse nostalgie (« Mille regretz » de Josquin, puis « Les Miens aussi » de Tilman Susato, Ă©galement en vieux français, qui sonne ici comme l’écho du premier, sans perdre l’intensitĂ© Ă©motionnelle et pudique de son « modĂšle »)


C’est un bain de pure poĂ©sie auquel les piĂšces musicales rĂ©pondent dans la finesse et un climat de suggestivitĂ© heureuse. Se distingue aussi dans les passages purement instrumentaux, la flĂ»te souveraine et facĂ©tieuse (ou plus exactement les flĂ»tes) jouĂ©es par Denis Raisin Dadre, concepteur musical dont la digitalitĂ© et le souffle restituent Ă  l’instrument, sa flexibilitĂ© lumineuse, prĂȘte Ă  captiver, saisir, enivrer
 y compris dans une joute de plus en plus rapide avec la lira.

DĂšs lors des images marquantes s’impriment dĂ©finitivement, comme dĂ©bordant du cadre de projection oĂč l’on pouvait en mesurer la magie : visage de Mona Lisa au veloutĂ© vaporeux des ombres sur le visage Ă©nigmatique ; matiĂšre soyeuse de la chevelure idĂ©alement peignĂ©e de la Belle FerronniĂšre Ă  laquelle Denis RD associe la plainte d’une jeune beautĂ© que l’on force Ă  la 
patience comme un PĂ©nĂ©lope obligĂ©e et contrainte (superbe texte d’un anonyme : « Patienza ognum mi dice ». / Tout le monde me dit « patience »)


Aux couleurs maĂźtrisĂ©es de Leonardo, rĂ©pondent les nuances et les accents des musiciens qu’une pĂ©nombre propice caresse, dessinant sur leur vĂȘtement tout de blanc, la matiĂšre mĂȘme de ce sfumato dont Leonardo a dĂ©sormais le secret. Le spectacle onirique inscrit la musique dans un Ă©loge de l’ombre et du mystĂšre ; mais un mystĂšre qui s’incarne dans une tendresse complice et une certaine sensualitĂ©, Ă  la fois savante et imaginative comme l’atteste le splendide texte de Bartolomeo Trombocino sur le thĂšme aquatique et qui accompagne la contemplation du dessin perforĂ© pour le portrait d’Isabelle d’Este (« Non va l’acqua al mio gran fuoco » / L’eau ne sert Ă  rien pour mon grand feu) ; le dispositif scĂ©nique renouvelle et questionne aussi l’incroyable diversitĂ© expressive des musiques ainsi sĂ©lectionnĂ©es, leur facultĂ© Ă  danser, parler, Ă©blouir aussi car la Renaissance est une pĂ©riode de grand raffinement comme d’innovation organologique que l’ensemble crĂ©Ă© il y a 30 ans par Denis Raisin Dadre, ne cesse toujours et encore d’explorer.

leonardo-da-vinci-musique-secrete-livre-cd-alpha-critique-annonce-cd-par-clasiquenews-compte-rendu-critique-cd-livre-classiquenews-musique-classiqueComplĂ©ment magistral Ă  l’actuelle rĂ©trospective LEONARDO au Louvre, la proposition de Doulce MĂ©moire enchante littĂ©ralement par sa finesse et son onirisme, la justesse des correspondances. L’auditeur peut retrouver chaque tableau et les piĂšces musicales choisies pour lui correspondre dans l’excellent livre cd paru chez Alpha : LEONARDO DA VINCI : La Musique secrĂšte dont la couverture reproduit l’autre fleuron des collections nationales, aux cĂŽtĂ©s de la Joconde, la sublime Sainte-Anne, l’Enfant et la Vierge
 La nouvelle production marque aussi les 30 ans de Doulce MĂ©moire en 2019.
http://www.classiquenews.com/doulce-memoire-musique-secrete-de-leonardo-da-vinci-2/

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LIRE aussi notre présentation annonce du programme Musique secrÚte de Leonardo par Doulce Mémoire :
http://www.classiquenews.com/louvre-doulce-memoire-musique-secrete-de-leonard-de-vinci/

Illustrations : © studio classiquenews 2019

Symphonie des Mille de Mahler par l’ONL Orchestre National de Lille

bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsLILLE, ONL. MAHLER : Symph n°8, les 20 et 21 nov 2019. Alexandre Bloch emporte le National de Lille dans son dernier jalon mahlĂ©rien : la 8Ăš, dite des mille par rĂ©fĂ©rence au nombre de musiciens sur le plateau : un Everest pour tout maestro, et une sorte de Nirvana pour l’amateur de sensations symphoniques… Certes Mahler n’a Ă©crit aucun opĂ©ra. Pourtant la seconde partie de sa 8Ăš Symphonie dite des mille concentre tous les styles lyriques, sur un sujet que tous les Romantiques avant lui ont tentĂ© de traiter en musique : Faust. AprĂšs Berlioz et Schumann, Liszt et Gounod, Mahler met en musique en particulier la scĂšne finale du second Faust de Goethe afin d’aborder et d’élucider le mystĂšre et le sens de la vie terrestre.
Le volet exige pas moins de 8 solistes, en plus des deux choeurs adultes, du choeur d’enfants, de l’orchestre aux effectifs ahurissants
 Symphonie opĂ©ra, cantate symphonique, la 8Ăš s’ouvre en premiĂšre partie sur le texte de l’hymne particuliĂšrement dramatique « Veni Creator spiritus », ample priĂšre chantĂ©e en latin, Ă  la gloire de Dieu, oĂč le compositeur se confronte Ă  toutes les ressources du contrepoint.

 

 

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SYMPHONIE COSMOS : planĂštes et soleils en rotation

 

 

mahler_profilLa partition cyclopĂ©enne est conçue en 2 mois et crĂ©Ă©e Ă  Munich, le 12 sept 1910 sous la direction du compositeur. C’est son dernier concert public et son plus grand triomphe en Europe. Elle est constamment chantĂ©e (sauf l’ouverture du second mouvement). La modernitĂ© de l’Ɠuvre tient surtout Ă  son plan, sans Ă©quivalent auparavant, Mahler innovant littĂ©ralement une nouvelle architecture, par sĂ©quences, selon le sens du texte, Ă  la façon d’un roman. A la diffĂ©rence des opus qui ont prĂ©cĂ©dĂ©, la 8Ăš n’a rien de tragique ni de subjectif : aucun doute, aucune angoisse, aucun trouble. PlutĂŽt l’affirmation d’une joie intime et collective Ă  l’échelle du cosmos. Car Mahler Ă©crit lui-mĂȘme au chef Mengelberg en aoĂ»t 1906 : « Imaginez l’univers entier, en train de sonner et de rĂ©sonner. Il ne s’agit plus de voix humaines, mais de planĂštes et de soleils en pleine rotation ».  C’est donc l’aboutissement de tout un cycle orchestral oĂč Mahler s’est battu avec la matiĂšre orchestrale ; s’y impliquant personnellement ; au terme de l’aventure – odyssĂ©e, il rĂ©alise l’Ɠuvre final, total, synthĂšse et miroir d’une conscience aussi accomplie qu’universelle. La 8Ăš symphonie est une symphonie cosmique. Et pour l’auditeur, l’une des expĂ©riences orchestrales les plus marquantes dont il puisse rĂȘver.
Les interprĂštes en expriment le sens et l’ampleur avec d’autant plus de justesse qu’ils se sont jetĂ©s Ă  corps perdus mais maĂźtrise totale et engagement permanent dans la rĂ©alisation des symphonies 1 Ă  8 depuis septembre 2018. Une expĂ©rience et une familiaritĂ© qui enrichissent encore leur approche du dernier vaisseau symphonique de Mahler, le plus impressionnant, le plus saisissant. 2 dates Ă©vĂ©nements Ă  Lille.

 

 

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Mercredi 20 novembre 2019, 20hboutonreservation
Jeudi 21 novembre 2019, 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/la-symphonie-des-mille-symphonie-n8/

 

 

Gustav Mahler
Symphonie n°8, dite “Des Mille”
Direction : Alexandre Bloch
Sopranos: Daniela Köhler, Yitian Luan, Elena Gorshunova / ‹Altos: Michaela Selinger, Atala Schöck / ‹TĂ©nor: Ric Furman / ‹Baryton: Zsolt Haja‹ / Basse Sebastian Pilgrim

Orchestre National de Lille‹  /  Orchestre de Picardie

Philharmonia Chorus‹ / Chef de chƓur : Gavin Carr
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Cheffe de chƓur : Pascale Dieval-Wils
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VIDEOS : les symphonies de MAHLER par l’Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH (intĂ©grales et explications par Alexandre Bloch):
Retrouvez toutes les symphonies de Mahler sur la chaĂźne Youtube ONLille ,
jusqu’en avril 2020.

 

 

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PrĂ©sentation par l’Orchestre National de Lille :
Pour la premiĂšre en 1910, il fallut construire une estrade spĂ©ciale dans la salle afin de pouvoir accueillir l’ensemble des musiciens. NĂ©cessitant deux chƓurs d’adultes, un chƓur d’enfants, huit solistes et un immense orchestre symphonique, la Symphonie n°8 dite “Des Mille” est la symphonie la plus dĂ©mesurĂ©e, la plus folle du cycle dans laquelle Mahler nous emporte d’un Veni creator ravageur Ă  une scĂšne faustienne qui mĂ©lange tous les genres musicaux connus. Venez vivre le gigantisme de cette Ɠuvre unique qui rĂ©unira plus de 300 artistes sur scĂšne sous la direction d’Alexandre Bloch. Lors de la premiĂšre Ă  Munich, Thomas Mann et Stefan Zweig, prĂ©sents dans le public, en Ă©taient restĂ©s sidĂ©rĂ©s.

The Symphony of a Thousand
Symphony No. 8, known as “The Symphony of a Thousand”, is the most monumental of Mahler’s symphonies. With its two adult choirs, children’s choir, eight soloists and immense symphony orchestra, this unique work has strucken since its very premiùre in 1910.

 

 

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Autour du concert
Ă  18h45
Rencontre mahlérienne

20 novembre 2019:
Bertrand Dermoncourt, directeur de la musique de Radio Classique et auteur du Retour de Gustav Mahler réunissant deux textes de Stephan Sweig

21 novembre 2019 :
Christian Wasselin auteur de Mahler : La Symphonie-Monde

En partenariat avec la
MĂ©diathĂšque Musicale Mahler
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

 

 

 

 

 

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Symphonie n°8 de Gustav Mahler – PLAN

Du polyphonique saisissant, du dramatique lyrique

Mahler n’a pas composĂ© d’opĂ©ras proprement dit ; mais le directeur de lOpĂ©ra de Vienne qui a connu comme peu le rĂ©pertoire lyrique de Mozart et Beethoven Ă  Wagner et Strauss, a finalement Ă©crit son drame lyrique dans la seconde partie de la 8Ăš, inspirĂ© de la scĂšne finale du Faust de Goethe : vision et action spectaculaire qui imagine le hĂ©ros tant Ă©prouvĂ©, atteindre dĂ©lices et repos des bĂ©atitudes cĂ©lestes. Dans les plus hautes sphĂšres, anges, angelots, enfants bienheureux chantent, favorisent et accompagnent l’élĂ©vation et la mĂ©tamorphose (chrysalide devenue ange sanctifiĂ©) de l’ñme de Faust vers son dernier asile
 alors que les Enfants bienhereux contemple le corps du Faust qui s’élĂšve toujours, Marguerite paraĂźt, implore Marie, d’accueillir cette Ăąme nouvelle, morte et ressuscitĂ©e, Ă©ternellement jeune.

 

AprĂšs le monumental Veni Creator dont la force expressive, la complexitĂ© maĂźtrisĂ©e de l’écriture (ocĂ©an contrapuntique oĂč domine une double fugue) la sonoritĂ© colossale doivent saisir au sens strict selon les mots du compositeur le spectateur auditeur, place Ă  un cycle fraternel et compassionnel, la deuxiĂšme partie de la 8Ăš, Ă©pisode Ă©blouissant sur le plan de l’écriture orchestrale et vocale, dans lequel Mahler rĂ©tablit le lien avec l’humanitĂ©.

 

Pour plus d’unitĂ©, le Faust cite certains thĂšme du Veni Creator qui a prĂ©cĂ©dĂ©. L’architecture en est un triptyque : Andante, Scherzo, Finale, ou introduction, exposition en 3 parties, dĂ©veloppement en 3 sections, Ă©pilogue.

En ouverture (poco adagio), Mahler Ă©voque la solitude de Faust dans la montagne (prĂ©mices du Chant de la terre). Arbres, lions muets, asile d’amour


 

EXPOSITION

Aprùs le chƓur (Waldung, sie schwankt heran),

PATER ECSTATICUS et PATER PROFUNDUS entonnent leur couplet.

EXTATICUS : proie de l’amour Ă©ternel

PROFUNDUS : témoin du miraculeux amour

Le choeur des anges, portant l’essence de Faust, amorcent le 2Ăš Ă©pisode de l’exposition (« celui qui cherche et s’efforce dans la peine, sera sauvé » ;

Puis, se succùdent le chƓur des enfants bienheureux

(trÚs haut dans les cimes : « celui que vous vénérez, vous le verrez »),

le choeur des angelots qui ouvre le SCHERZO

(Jene rosen / les roses des pénitentes
).

Le choeur avec alto solo (Uns bleibt ein Erdenrest)

marque la 3Ăš et derniĂšre sĂ©quence de l’exposition

(le pur et l’impur mĂȘlĂ© dans un cƓur, ne peuvent ĂȘtre dissociĂ©s

que par l’amour).

 

DEVELOPPEMENT

Le dĂ©veloppement dĂ©bute avec le choeur des angelots (Ich spĂŒre soeben)

Le choeur des enfants bienheureux (Freudig empfangen wir) qui débouche sur

 

1- L’HYMNE A LA VIERGE (Mater dolorosa) du DOCTEUR MARIANUS :

« Hochste Herrscherin der Welt », témoin de la splendeur mariale (splendide et magnifique, la reine du ciel) ;

repris par le choeur (Jungfrau, ren im schönsten Sinne /Vierge pure, sublime  »).

S’épanouit alors le thĂšme de l’Amour, pour violon et harmonium (mi maj),

pour l’entrĂ©e de la Mater dolorosa

 

 

2- Choeur d’hommes (Dir, der UnberĂŒhrbaren)

MATER GLORIOSA : Choeur des PĂ©nitentes (Du Schwebst zu Höhen / Tu vogues vers les hauteurs, si mj), – apothĂ©ose de Marie, auxquelles succĂšdent

MAGNA PECCATRIX : Saint-Luc (Bei der Liebe : elle lave et parfume les pieds du Christ)

MULIER SAMARITANA : Saint-Jean (Bei dem Bronn) : elle abreuve les lĂšvres du Sauveur

MARIA AEGYPTIACA (Bei dem hochgeweithen Orte / Par le lieu saintement consacré)

puis unies en TRIO (Die du grossen SĂŒnderinnen / accordes le pardon Ă  Faust
).

La PĂȘcheresse MARGUERITE implore Marie (Neige, neige, rĂ© maj) : sauve Marie, Faust

Choeur des enfants bienheureux

La PĂȘcheresse implore encore Marie (Vom edlen Geisterchor, si b maj)

avec point culminant (trompette du Veni Creator).

 

3- MATER GLORIOSA (Komm! Hebe dich zu höhern SphÀren, mi bémol)

repris par

DOCTOR MARIANUS (Blicket auf !), repris par le choeur

 

 

Postlude orchestral

 

EPILOGUE / FINALE

AprĂšs un mystĂ©rieux prĂ©lude orchestral, s’affirme le presque imperceptible murmure du choeur mystique (Alles vergĂ€nglische ist nur ein Gleichnis)

Immense et progressif crescendo sur le thĂšme du Veni Creator. LĂ  encore, encensant la Vierge, source de toute misĂ©ricorde et divinitĂ© la plus admirable, « l’imparfait trouve l’achĂšvement ; l’ineffable devient acte ». Et « l’Eternel FĂ©minin » porte toujours plus haut.

 

 

Comme jamais auparavant, Mahler Ă©chafaude une Ă©criture qui lui est propre ; oĂč la forme respecte le sens et les enjeux de chaque situation dramatique. Moins d’effet de masse. Mais une Ă©criture « romanesque » et purement dramatique voire opĂ©ratique qui suit le sens de l’action dramatique, celle du Faust de Goethe ; selon lequel le hĂ©ros moderne (romantique) vit une expĂ©rience spirituelle, dans l’adoration de la Vierge, qui lui permet d’ĂȘtre transcendĂ©.

 

 

FRANCE 3. FAUTEUIL d’ORCHESTRE : la nouvelle gĂ©nĂ©ration de musiciens

sinclair-anne-france-3-fauteuil-d-orchestre-annonce-programme-concerts-selection-tele-classiquenews-critique-television-France-3FRANCE 3. FAUTEUIL D’ORCHESTRE, le 15 nov 2019, 21h. Nouveau numĂ©ro de Fauteuils d’Orchestre sur France 3. En animatrice Ă  prĂ©sent familiĂšre, Anne Sinclair favorise la diffusion du classique au plus grand nombre ; elle met l’accent sur une nouvelle gĂ©nĂ©ration de chanteurs et de musiciens classiques, depuis le ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es Ă  Paris. EntourĂ©s d’artistes venus de tous les horizons (y compris hors classiques), les jeunes interprĂštes partagent goĂ»ts et passions ; avec un focus particulier en cette fin d’annĂ©e 2019, sur les 350 ans de l’OpĂ©ra de Paris.

Parmi les invitĂ©s : les chanteurs : Vannina Santoni, Julien Behr, Karine Deshayes / les instrumentistes : Edgar Moreau (violoncelle), Emmanuel Ceysson (harpe), Karl Paquette (ex danseur Ă©toile)
 et aussi 
 Jean-François Marras, Sara Blanch Freixes, Ilyes Boufadden-Adloff, Mikhail Timoshenko, NeĂŻma Naouri, EloĂŻse Bella Kohn, Marie-Astrid Hulot, Anna Göckel, Manuel Vioque Judde, Caroline Sypniewski, Yvan Cassar.

Deux surprises dans l’Ă©mission : le chanteur Mika et la comĂ©dienne humoriste Muriel Robin, deux passionnĂ©s de musique classique et d’opĂ©ra.

Entre autres, extraits musicaux :
— La Danza de Rossini
— La Wally de Catalani
— La Calunnia – Le Barbier de SĂ©ville de Rossini
— A piece of Sky de Michel Legrand
— Air de Lucia di Lammermoor de Donizetti
— Extrait du Concerto n° 2 de Rachmaninov

Avec l’Orchestre de Chambre de Paris, sous la direction de Laurent Campellone.

FRANCE 3. FAUTEUIL D’ORCHESTRE, ven 15 nov 2019, 21h.

MORVAN. Festival FORMAT PAYSAGES : 12 et 13 oct 2019

tetiere-format_paysage 2019 annonce concerts programmes critique classiquenews octobre 2019 bandeauFORMAT PAYSAGES 2019. Sam 12, dim 13 oct 2019. Lac de Chaumeçon – Plage de Polquemignon – Brassy, dans le parc du Morvan, le festival Format Paysages propose une expĂ©rience musicale et artistique en pleine nature. Marchez, respirez, savourez
 Pour la seconde fois, l’association Cumulus (crĂ©Ă©e en 1983) propose la crĂ©ation d’un Ă©vĂ©nement artistique et culturel, itinĂ©rant, original dans ses contenus, prenant place chaque annĂ©e au mois d’octobre (cette annĂ©e, 2Ăš week end d’octobre 2019) autour du Lac de Chaumeçon et sur le territoire de la CommunautĂ© de Communes Morvan Sommets et Grands Lacs. C’est un parcours et une Ă©chappĂ©e qui allient musique, performances artistiques et parcours en pleine nature. L’automne sur le motif inspire les artistes : leurs interventions qui mĂȘlent toutes les disciplines jalonnent la pĂ©rĂ©grination des visiteurs dans l’esprit d’une randonnĂ©e qui excitent tous les sens. Le Festival format paysages de façon visionnaire, et mĂȘme prophĂ©tique, accorde les vibrations de la nature Ă  celles des interprĂštes qui savent en dĂ©crypter la miraculeuse Ă©nergie. Format Paysages serait-il un festival Ă©cologique d’un nouveau type ?

 

MORVAN, les 12 et 13 octobre 2019. FORMAT PAYSAGES rĂ©invente dans le Parc du MORVAN, l’idĂ©e d’une promenade artistique et musicale.

NATURE et ART dialoguent et interpellent


 

 

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Selon le vƓu des deux concepteurs de l’Ă©vĂ©nement, Jean-Michel Lejeune, et VĂ©ronique Verstaete, il s’agit : “ d’inviter les habitants de la rĂ©gion Ă  se retrouver autour d’évĂ©nements artistiques reposant sur des propositions innovantes et s’inscrivant fortement dans le territoire, valorisant les paysages, le patrimoine et les savoir-faire ; de dĂ©velopper l’attractivitĂ© de ce territoire de lacs et de forĂȘts Ă  une pĂ©riode de l’annĂ©e – le dĂ©but de l’automne – Ă  laquelle cette rĂ©gion mĂ©rite, notamment par la beautĂ© de ses couleurs, d’ĂȘtre bien davantage connue et frĂ©quentĂ©e ; de renforcer le lien entre les villes et villages en favorisant des circulations et des collaborations, en proposant aux habitants des actions participatives leur permettant de travailler avec des artistes repĂ©rĂ©s. ». C’est ainsi qu’un territoire au riche patrimoine naturel et vĂ©gĂ©tal est valorisĂ© grĂące aux Ă©vĂ©nements artistiques qui en permet la redĂ©couverte cyclique.

https://format-raisins.fr/format-paysages/

 

 

MARCHE MUSICALE et ARTISTIQUE‹ DANS LE PARC DU MORVAN
CONCERTS EN SALLE

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FORMAT PAYSAGES invite les artistes Ă  penser la nature comme enjeu de leur travail. Pour cette deuxiĂšme Ă©dition, les festivaliers marcheurs Ă©prouvent le terrain et dĂ©couvrent en pleine nature le travail des artistes rĂ©sidents du Morvan ou Ă©trangers, soit les crĂ©ations, la danse ou la musique de Isabelle DUTHOIT (soprano et clarinettiste), Jacques DI DONATO (clarinettiste, saxophoniste, batteur), Jacques REBOTIER (compositeur, poĂšte performeur), Erwan KERAVEC (sonneur de cornemuse), du danseur : Louis MACQUERON
 sans omettre le Quatuor Aesthesis. Temps forts les sam 12 et dim 13 octobre 2019 dans la Commune de Brassy pour un week-end de dĂ©couvertes artistiques. D’abord une promenade artistique en pleine air, puis un concert Ă©clectique en soirĂ©e

A dĂ©couvrir tout au long des 2 parcours promenades de samedi 12 (16h) puis dimanche 13 octobre 2019 (10h30) : sculptures d’artistes contemporains : JEZY KNEZ (crĂ©ation, commande de Format Paysages), Jean-Christophe NOURISSON. Philippe HOELTZEL vous fera partager ses connaissances du terrain parcouru. Puis les randonneurs enchantĂ©s dĂ©couvrent en salle les musiciens invitĂ©s cet automne 2019
 A noter deux spectacles musicaux inoubliables  samedi soir Ă  20h (Trio musical, voir dĂ©tail programme ci aprĂšs) ; puis dimanche Ă  15h, Quatuor vocal AESTHESIS (crĂ©ation, commande Ă  Jacques Rebotier).

Pour vous rendre Ă  Polquemignon, une carte est Ă  votre disposition sur notre site, puis un flĂ©chage sur la route vous guidera jusqu’à destination.

FORMAT PAYSAGES redĂ©finit aujourd’hui l’expĂ©rience et l’offre d’un festival en associant plein air et sensations sonores
 et la marche devient une aventure sensorielle (c’est pourquoi il faut venir bien chaussĂ©). Musique, art contemporain, danse
 les volets qui jalonnent la promenade dans le Parc du Morvan s’annonce pour sa 2Ăš Ă©dition en octobre 2019, passionnante. PrĂ©voir de bonnes chaussures. ExpĂ©rience gratuite.

 

 

 

 

Programme des deux journées des

sam 12 et dim 13 octobre 2019

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SAMEDI 12 OCTOBRE 2019

16h
promenade artistique : départ du chemin des Clous, route menant à Plainefas depuis le Hameau de Polquemignon (Brassy)

18h30
apéritif et jus de fruits à la fin de la promenade

20h
concert : trio musical Isabelle Duthoit, voix et clarinette,
Jacques Di Donato, clarinette, percussions et Jacques Rebotier, compositeur, poĂšte
BRASSY, Salle des FĂȘtes (durĂ©e : 40mn)

20h40
soupes préparées par Les Amis de Polquemignon

 

 

DIMANCHE 13 OCTOBRE 2019

10h30
promenade artistique : départ du chemin des Clous, Hameau de Polquemignon (Brassy)

12h30
pique-nique sorti du sac (apportez ce que vous aimez!)

15h
concert : quatuor vocal Aesthesis : Camille Chopin, CĂ©leste Lejeune,
Abel Zamora, Jonas Mordzinski.
Programme classique (Brahms, Mendelssohn, Saint-Saëns
),
contemporain (Cage, Leroux, Aperghis
)
et création de Jacques Rebotier
(commande Format Paysages),
BRASSY, Salle des Sports-Espace Robert Foliau
(durée 50mn)

 

Programmation à télécharger ici :
https://docs.wixstatic.com/ugd/b3369a_a174e049e6874591882cfbea1b91f1ce.pdf

TARIFS : Manifestations gratuites
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Biographies et renseignements :
www.format-paysages ou au 06 08 43 39 71

 

 

 

 

ENTRETIEN

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ENTRETIEN. Octobre 2019, dans le Parc Naturel RĂ©gional du Morvan, le festival atypique « FORMAT PAYSAGES » propose gratuitement une expĂ©rience unique qui renouvelle l’approche de la musique et des arts vivants, en associant marche artistique, concerts en salle, patrimoine vĂ©gĂ©tal et culturel, plein air et proximitĂ© avec les artistes. La surprise succĂšde Ă  l’insolite ; la dĂ©couverte Ă  la rĂ©vĂ©lation
 Les artistes sont inspirĂ©s par la Nature ; les spectateurs cultivent leur imaginaire. C’est Ă  BRASSY les 12 et 13 octobre 2019. Entretien avec les crĂ©ateurs de ce week end pas comme les autres, Jean-Michel Lejeune et VĂ©ronique Verstraete.

 

 

morvan format paysages 2019 12 et 13 octobre 2019 promenades concerts annonce evenement classiquenews

 

 

 

CNC : Jean-Michel Lejeune et VĂ©ronique Verstraete, pouvez-vous nous prĂ©ciser quels sont les objectifs de cet Ă©vĂ©nement, crĂ©Ă© l’an passĂ© ?

 

En deux mots, nous proposons des promenades en pleine nature, qui permettent de croiser des Ɠuvres d’art contemporain et d’assister Ă  des concerts et des spectacles d’une douzaine de minutes. Nous invitons des artistes pour lesquels la relation Ă  la nature ou au paysage constitue, de façon constante ou plus ponctuellement, l’un des enjeux du travail. Naissent ainsi des crĂ©ations singuliĂšres : cette annĂ©e la crĂ©ation de Guillaume JĂ©zy et JĂ©rĂ©my Knez Ă  la Cascade du Paradis, la danse de Louis Macqueron mise en musique par Jacques Di Donato, dans le filet d’eau du ruisseau, les invraisemblables cris d’Isabelle Duthoit
 Accessibles Ă  tous les publics, ces moments insolites font naĂźtre de nouvelles perceptions du paysage. La nature n’est plus seulement l’idĂ©al Ă  vĂ©nĂ©rer. Elle nourrit la pensĂ©e du crĂ©ateur, l’imaginaire du spectateur, suggĂ©rant des performances et des Ɠuvres d’un nouveau type.

 

 

 

 

CNC : Que vit le public au cours de ce week-end Format Paysages ?

 

Au-delĂ  de ces promenades en plein Parc Naturel du Morvan, d’une durĂ©e comprise en une heure trente et deux heures, le public assiste Ă  deux concerts. Le samedi, dans la charmante petite ville de Brassy, il s’agira d’un concert en trio d’une quarantaine de minutes proposant des piĂšces, Ă©crites ou improvisĂ©es, d’Isabelle Duthoit (voix, clarinette), de Jacques Di Donato (clarinette, percussions) et de Jacques Rebotier (textes, compositions, comĂ©dien). Ce concert sera suivi d’un moment d’intense convivialitĂ© avec une gĂ©niale association locale, Les Amis de Polquemignon, qui nous prĂ©parent ses spĂ©cialitĂ©s.

Le dimanche, c’est le quatuor vocal Aesthesis (Camille Chopin, CĂ©leste Lejeune, Abel Zamora et Jonas Mordzinski) qui rĂ©alise un programme classique et contemporain (Mendelsshon, Brahms, FaurĂ©, Poulenc, Cage, Leroux
) et qui crĂ©era une piĂšce commandĂ©e par Format Paysages Ă  Jacques Rebotier, Ă©crivain, compositeur, metteur en scĂšne, blagueur
 sur lequel ce week-end porte l’accent.

Le public vit des rencontres insolites avec des artistes pertinents, le plasticien Jean-Christophe Nourisson dont le travail porte pour une grande part sur la question de l’espace public ; le sonneur de cornemuse Erwan KĂ©ravec, acteur de la crĂ©ation musicale qui rĂ©invente ici totalement un instrument qui n’est connu que dans le champ des musiques traditionnelles.

 

 

 

Propos recueillis en septembre 2019

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Les 12 et 13 octobre 2019. FORMAT PAYSAGES Ă  Brassy (Morvan).
Jean-Michel Lejeune / VĂ©ronique Verstraete, direction artistique

Format Paysages : www.format-paysages.com
Une production de Cumulus

Informations / réservations : 06 08 43 43 27

 

tetiere-format_paysage 2019 annonce concerts programmes critique classiquenews octobre 2019 bandeau

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Remerciements 

 

 

 
L’ Europe – Programme LEADER, via le Parc Naturel RĂ©gional du Morvan
La Commune de Brassy
La Fondation Coupleux-Lassalle, sous l’égide de la Fondation de France
La SACEM
Le MinistÚre de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles Bourgogne Franche-Comté
Le Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté
Le Conseil DĂ©partemental de la NiĂšvre
Le Fonds Charlois pour l’art et la forĂȘt
Le Parc Naturel RĂ©gional du Morvan
 
Classique News, RCF NiĂšvre, Le Journal du Centre, Radio Morvan
 

 

 

 

 

 

 

FESTIVAL BACH de TOUL

TOUL-festival-Bach-annonce-concerts-festival-presentation-BACH-A-TOUL-2019-classiquenewsTOUL, Festival BACH : 1er, 7, 8, 15, 22 sept 2019. Reprise dynamique du Festival BACH de TOUL, avec 4 nouveaux programmes (les dimanches) particuliĂšrement fĂ©dĂ©rateur et festif, qui pĂ©rennisent toujours l’actualitĂ© de la musique de Jean-SĂ©bastien. GrĂące Ă  l’initiative de l’organiste Pascal Vigneron (auteur d’une rĂ©cente intĂ©grale des Variations Goldberg), dĂ©but le dim 1er sept en la cathĂ©drale Saint-Etienne (Ɠuvre pour orgue avec la classe d’Orgue de la Musikhochschule de Stuttgart), puis le sam 7 et dim 8 sept : intĂ©grale du clavier bien tempĂ©rĂ© au clavecin, au piano, Ă  l’orgue (avec Pieter-Jan Belder, Clavecin – Dimitri Vassilakis, Piano – Pascal Vigneron, Orgue) ; le 15 sept concert exceptionnel avec Richard Gallianno, accordĂ©on, puis le 22 sept : Bach et HĂŠndel – Concertos pour orgue – Transcriptions de Marcel DuprĂ© – Jean Paul Imbert, orgue. Et bien d’autres concerts, Ă©vĂ©nements et actions pĂ©dagogiques Ă  suivre en octobre 2019

 

 

 

 

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VOIR le dĂ©tail des programmes et notre prĂ©sentation du Festival BACH de TOUL qui a lieu toute l’annĂ©e, jusqu’au 12 octobre 2019 (13 concerts Ă©vĂ©nements)

http://www.classiquenews.com/toul-festival-bach-classe-dorgue-du-cnsmd-lyon-14-juil-15h/

 

 

 

 

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LIRE aussi notre entretien avec PASCAL VIGNERON, organiste, directeur artistique du Festival BACH de TOUL 

vigneron-pascal-organiste-festival-BACH-TOULPASCAL VIGNERON : “La lĂ©gitimitĂ© du festival s’est imposĂ©e petit Ă  petit, grĂące notamment Ă  la prĂ©sence du Grand Orgue Curt Schwenkedel construit en 1963. C’est un instrument nĂ©o-baroque, dĂ©diĂ© Ă  la musique ancienne, avec une ouverture contemporaine sur le troisiĂšme clavier. C’est le plus grand opus de Curt Schwenkedel, et lorsqu’il fut construit, c’était un vĂ©ritable pari sur l’avenir. Nous l’avons entiĂšrement remis Ă  jour, grĂące au concerts de Maitre Yves Koenig, qui a compris d’emblĂ©e l’intĂ©rĂȘt d’un instrument de cette taille pour l’interprĂ©tation de l’oeuvre d’orgue de Johann Sebastian Bach. Michel Giroud, qui fut apprenti de Curt Schwenkedel apporta un concours inestimable par ses conseils.” (extrait)

 

 

 

 

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TOUTES LES INFOS et les modalités pratiques pour se rendre aux concerts, événements, exposition du 10Ú Festival JS BACH de TOUL sur le site du Festival Bach de TOUL

 

https://www.toul.fr/?festival-bach-2019-10-ans

 

BACH festival TOUL festival BACH de toul annonce presentation programme par classiquenews

 

 

 

 

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Téléchargez la brochure du 10Ú Festival BACH de TOUL

 

https://www.toul.fr/IMG/pdf/livret_bach_2019-web.pdf

TOUL-festival-Bach-annonce-concerts-festival-presentation-BACH-A-TOUL-2019-classiquenews

 
 

METZ, cité musical : David REILAND joue BERLIOZ

reiland-david-chef-maaestro-orchestre-national-de-metz-critique-concert-critique-opera-classiquenewsMETZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, Arsenal. Le 13 sept 19 : Mozart, Berlioz. D. Reiland. Concert symphonique d’ouverture de la nouvelle saison 2019 2020. L’orchestre maison ouvre le grand bal musical de sa nouvelle saison 2019 2020 : sous la direction du chef David Reiland, nouveau directeur musical in loco, le programme promet d’ĂȘtre Ă  la fois gĂ©nĂ©reux et orchestralement passionnant. En septembre 2019, Metz est ainsi Ă  la fĂȘte, grĂące au premier concert symphonique de septembre. Au programme, grand bain orchestral avec le dernier MOZART, virtuose de l’écriture orchestrale et d’une furieuse invention dans un triptyque ultime que les plus grands chefs ont pris soin d’aborder avec la profondeur et l’énergie requise et dont David Reiland nous propose le volet final, la Symphonie n°41 dite « Jupiter » : vĂ©ritable manifeste de l’éloquence et de la souverainetĂ© orchestrale, traversĂ© dĂšs son premier mouvement par un feu romantique irrĂ©sistible. A cette source, s’abreuve Beethoven, l’inventeur de l’orchestre romantique avec MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsBerlioz. ApothĂ©ose conclusive, le dernier morceau fuguĂ©, lumineux et victorieux, semble synthĂ©tiser tout ce que vĂ©hicule l’esprit des LumiĂšres. Mais le directeur musical du National de METZ cĂ©lĂšbre aussi, aux cĂŽtĂ©s de Mozart, l’annĂ©e BERLIOZ 2019 : il nous rĂ©serve une nouvelle lecture de sa Symphonie avec alto, « Harold en Italie » de 1834. Berlioz , jamais en reste d’une nouvelle forme, y rĂ©invente le plan symphonique avec instrument obligĂ©. Dans Harold, il prolonge de nombreuses innovations inaugurĂ©es dans la Symphonie Fantastique de 1830, mais s’intĂ©resse surtout Ă  redĂ©finir la relation entre l’instrument soliste et la masse de l’orchestre : pas vraiment dialogue, ni confrontation ; en rĂ©alitĂ©, c’est une approche « picturale », l’alto apportant sa couleur spĂ©cifique dans la riche texture orchestrale, fusionnant avec elle, ou se superposant Ă  elle
 Comme toujours chez Berlioz, l’écriture symphonique sert un projet vaste et poĂ©tique, oĂč l’écriture repousse toujours plus loin les limites et les ressources de l’orchestre monde. Concert Ă©vĂ©nement.

 

 

A Metz, pour ouvrir la saison 2019 2020 de la Cité Musicale, David Reiland dirige le National de Metz dans un programme ambitieux, réjouissant : MOZART / BERLIOZ

 

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METZ Arsenal, grande salleboutonreservation
vendredi 13 septembre 2019, 20h
Concert symphonique d’ouverture
nouvelle saison 2019 2020
1h15 + entracte

Wolfgang Amadeus Mozart : Symphonie n°41 (Jupiter)
Hector Berlioz : Harold en Italie

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/concert-ouverture-de-saison_1

 
 

 

 

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HAROLD en ITALIE (1834)
berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsRien dans la vie de Berlioz n’égale le dĂ©ferlement de flux passionnel Ă  l’évocation de son sĂ©jour italien, liĂ© Ă  l’obtention du Prix de Rome en 1830. En marque l’accomplissement rĂ©volutionnaire, la Symphonie Fantastique, manifeste Ă©loquent de la rĂ©forme entreprise par Hector au sein de son orchestre laboratoire. Tout autant exaltĂ©es, les annĂ©es qui suivent ses fiançailles avec la belle aimĂ©e, l’actrice Harriet Smithson (octobre 1833). MĂȘme si la comĂ©dienne adulĂ©e dans Shakespeare lui apporte son lot de dettes, le couple connaĂźt de premiĂšres annĂ©es bĂ©nies, comme l’affirme la naissance de leur seul fils, Louis. Le jeune pĂšre compose alors une partition dĂ©lirante, voire autobiographique (comme pouvait l’ĂȘtre l’argument de la Fantastique) mais ici avec un instrument obligĂ©, l’alto. PressĂ© par Paganini, Berlioz Ă©crit une symphonie avec alto, quand il lui Ă©tait demandĂ© au prĂ©alable un concerto pour alto. Ainsi s’impose le gĂ©nie expĂ©rimental de Berlioz : toujours repousser les limites du champs instrumental dans une forme orchestrale toujours mouvante. Hector s’inspire du hĂ©ros de Byron, Childe Harold, ĂȘtre fantasque, rĂȘveur, mĂ©lancolique, toujours insatisfait
 le double de Berlioz ? DĂ©couvrant la partition inclassable, Paganini s’étonne et déçu, dĂ©clare : je n’y joue pas assez. Finalement c’est le virtuose ChrĂ©tien Uhran qui crĂ©e l’oeuvre nouvelle le 23 nov 1834 au Conservatoire de Paris. En 4 parties, le programme rĂ©pond Ă  l’imaginaire berliozien qui inscrit toujours le hĂ©ros messianique, seul, fier, face au destin ou Ă  la force des Ă©lĂ©ments ou des paysages


1 – Harold aux montagnes, scĂšne de mĂ©lancolie, de bonheur et de joie (adagio – allegro) – souvenirs de Berlioz de ses promenades dans les Abruzzes Ă  l’époque de son sĂ©jour romain : traitement insolite, la partie d el’alto qui surgit ou se glisse dans la masse orchestral, s’y superpose ou fusionne, mais ne dialogue jamais selon le principe du concerto. Berlioz agit comme un peintre
2 – Marche des pĂšlerins chantant la priĂšre du soir (allegretto) / souvenir des pĂšlerins italiens aperçus Ă  Subiaco. Berlioz y exprime la souffrance des pĂ©nitents marcheurs, forcenĂ©s (rĂ©pĂ©tition de segments monotaunes de 8 mesures)
3 – SĂ©rĂ©nade d’un montagnard des Abruzzes Ă  sa maĂźtresse / Allegro assai – allegretto : le cor anglais s’empare de la mĂ©lodie simple et amoureuse
4 – orgie de brigands, souvenirs / aucun dĂ©veloppement symphonique chez Berlioz ne peut s’achever sans un dĂ©lire sensuel dĂ©braillĂ©, Ă  la fois autoritaire et ivre (comme plus tard Ravel) / Allegro frenetico : la force rythmique trĂ©pigne, entraĂźnant l’alto qui est saisi d’un haut le cƓur face Ă  la sauvagerie libĂ©rĂ©e (Berlioz prĂ©cise ici « l’on rit, boit, frappe, brise, tue et viole »). Rien de moins.
La crĂ©ation suscite un vif succĂšs. Mais Berlioz Ă©ternel frustrĂ©, dĂ©sespĂšre de n’attirer plus de foule. Mais compensation, il devient critique musical responsable de la chronique musicale dans le Journal des DĂ©bats, Ă  la demande du directeur, Louis-François Bertin (portraiturĂ© par Ingres). S’il n’est Ă©coutĂ© par le plus grand nombre, il sera lu par un lectorat mĂ©lomane, choisi et curieux.

 

 

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reiland david face vignette maestro classiquenewsDAVID REILAND, directeur musical de l’Orchestre National de Metz
 Chef belge (nĂ© Ă  Bastogne), David Reiland fait partie des baguettes passionnantes Ă  suivre tant son travail avec les musiciens d’orchestre renouvellent souvent l’approche du rĂ©pertoire. Chaque session en concert apporte son lot d’ivresse, de dĂ©passement, de rĂ©lĂ©vations aussi pour le public. Dans son cas, l’idĂ©al et le perfectionnisme constants portent une activitĂ© jamais neutre, une intention sensible qui fait parler la musique et chanter les textes
 Metz a le bĂ©nĂ©fice de ce tempĂ©rament enthousiasmant dont la nouvelle saison 2019 – 2020 devrait davantage dĂ©voiler la valeur de son travail avec l’Orchestre National de Metz dont il est directeur musical depuis 2018.
Il aime exprimer l’ñme, le souffle de la musique en un geste habitĂ©, qui se fait l’expression d’un contact physique avec la matiĂšre sonore qu’il rend franche ou soyeuse, Ăąpre ou onctueuse, toujours passionnĂ©ment expressive Ă  l’adresse du public.

reiland david-reiland-2-412x332FormĂ© Ă  Bruxelles, Paris, puis au Mozarteum de Salzbourg, en poste au Luxembourg et maintenant Ă  Metz, David Reiland a su affirmer une belle Ă©nergie qui prend en compte le formidable outil qu’est la salle de concert de l’Arsenal de Metz ; son acoustique cultive la transparence qui convient idĂ©alement Ă  son agencement architecturale intĂ©rieure : dans cet Ă©crin Ă  l’élĂ©gance nĂ©oclassique, Le chef Ă  Metz entend dĂ©fendre le rĂ©pertoire du XVIIIĂš musique (Mozart et Haydn), mais aussi la musique romantique française, afin de sĂ©duire et fidĂ©liser tous les publics (surtout ceux toujours frileux Ă  l’idĂ©e de pousser les portes de l’institution pour y ressentir l’expĂ©rience orchestrale).
David Reiland dirigeait dĂ©jĂ  l’Orchestre messin dans la Symphonie n°40 de Mozart en 2015


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GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : Ute Lemper chante Weill, Piaf, Brel… sam 10 aoĂ»t 2019

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD DIGITAL FESTIVAL : rĂ©cital Ute Lemper, sam 10 aoĂ»t 2019. A 19h30, dans l’église de Saanen, lieu emblĂ©matique du Festival, la chanteuse sĂ©ductrice, suave, provocante, Ute Lemper interprĂšte « Cabaret & chansons » avec son orchestre (violon, basse, piano et bandonĂ©on). Le programme revisite la poĂ©sie parfois glaçante du duo Weill / Brecht, mais aussi les classiques de la chanson française et l’esprit de Paris, avec une sĂ©lection de chansons de la mĂȘme Piaf et de Jacques Brel

LIRE la présentation sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-today-s-music-10-08-19

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InterprĂšte inspirĂ©e des chansons cabaret mordantes et sensuelles, conçu dans la premiĂšre moitiĂ© du XXĂš par le tandem Brecht-Weill, la chanteuse Ute Lemper ressuscite avec subtilitĂ© la figure lĂ©gendaire de leur crĂ©atrice, Lotte Lenya. Devenue icĂŽne Ă  son tour, grĂące Ă  ses succĂšs scĂ©niques et cinĂ©matographiques, Ute Lemper ajoute Ă  Saanen, et dans la programmation du Festival de Gstaad, une couleur et une saveur spĂ©cifiques. Paris Ă©tant Ă  l’honneur cet Ă©tĂ©, Ute Lemper chante Weill mais aussi Piaf, Brel, FerrĂ© et Gainsbourg, quelques-uns des plus grands noms de la chanson française. Chansons d’Edith Piaf («Elle frĂ©quentait la rue Pigalle», «L’AccordĂ©oniste», «Milord»), Jacques Brel («Amsterdam», «Ne me quitte pas»), LĂ©o FerrĂ©, Serge Gainsbourg et Kurt Weill.

RECITAL Ă  suivre en direct sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL :
https://www.gstaaddigitalfestival.ch

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PrĂ©sentation du rĂ©cital d’Ute Lemper au GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019 :

WEILL
. Issu d’une famille juive de vieille souche rurale allemande, Kurt Weill cultive le goĂ»t du thĂ©Ăątre lyrique grĂące Ă  son professeur Ferruccio Busoni ; dans le Berlin cosmopolite, avant-gardiste des annĂ©es 1920, il rĂ©invente la forme thĂ©Ăątrale et musicale avec l’homme de thĂ©Ăątre Bertolt Brecht. La scĂšne tend le miroir d’une sociĂ©tĂ© sauvage et corrompue ; parodique, cynique, ironique (de style cabaret grinçant) et souvent onirique, Ă  la fois dĂ©sespĂ©rĂ©e et tendre aussi, l’opĂ©ra selon Kurt Weill renouvelle le genre en rĂ©tablissant l’étroite relation entre opĂ©ra et sociĂ©tĂ©. Weill et Brecht sont des pacifistes sont des pacifistes convaincus ; ils tentent de dĂ©noncer l’horreur Ă  venir de la barbarie nazie, en vain. Mi cabaret, mi sĂ©rieux: le genre thĂ©Ăątral qui Ă©coule de leur riche coopĂ©ration est appelĂ© « Zeitoper ». Grandeur et dĂ©cadence de la ville de Mahagony en 1927, suivi en 1928, de l’OpĂ©ra de quat’sous, sont les plus grands succĂšs thĂ©Ăątraux de l’éphĂ©mĂšre RĂ©publique de Weimar. Les mĂ©lodies de Weill ont ce parfum fascinant d’un monde maudit qui croit encore Ă  sa rĂ©demption.

PIAF
. Edith Giovanna Gassion, enfant pauvre des quartiers populaires de Paris est dĂ©couverte Ă  l’automne 1935 par Louis LeplĂ©e, gĂ©rant d’un cabaret des Champs-ElysĂ©es ; face Ă  sa silhouette fragile mais sa voix d’airain, il ne tarde pas Ă  lui trouver un nom de scĂšne : «la mĂŽme piaf». CĂ©lĂšbre, Piaf lancera Charles Aznavour ou Georges Moustaki. Parmi ses tubes inusables demeurent : « Mon amant de Saint-Jean, La vie en rose, Hymne Ă  l’amour, Padam, Rien de rien, La foule, Milord, Non, je ne regrette rien  », autant d’airs devenus Ă©ternels, souvent repris, mais jamais Ă©galĂ©s depuis leur crĂ©ation par Piaf.

BREL
.Autre icĂŽne de la chanson française, le Belge Jacques Brel qui fut un formidable auteur-compositeur, acteur-interprĂšte de ses propres chansons, rapidement entrĂ©es dans la lĂ©gende, et qui inspirent d’autres crĂ©ateurs tels David Bowie, Mort Shuman, Leonard Cohen, mais aussi les chanteurs Ray Charles, Frank Sinatra, Nina Simone  « Quand on n’a que l’amour, Ne me quitte pas, Amsterdam, Les Vieux  » sont devenus cultes et lĂ©gendaires.

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Prochain Live streaming du GSTAAD MENHIN FESTIVAL 2019 :

26 août 2019 : SCHUBERT IN BAD GASTEIN : Le pianiste Francesco Piemontesi brille avec la 17e Sonate.  https://www.gstaaddigitalfestival.ch

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A VOIR aussi au GSTAAD MENUHIN FESTIVAL. Il se passe toujours un Ă©vĂ©nement Ă  Gstaad l’étĂ©. EXPOSITION «80 ANS DE  BARTÓK À SAANEN» 
 AU KLEINES LANDHAUS À SAANEN ET SOUS LA TENTE DU FESTIVAL .
BĂ©la BartĂłk a sĂ©journĂ© Ă  Saanen en aoĂ»t 1939 et y a composĂ© en un temps trĂšs court son Divertimento pour orchestre Ă  cordes, sa troisiĂšme commande de Paul Sacher. Le chef et mĂ©cĂšne bĂąlois a mis Ă  sa disposition le Chalet Aellen, et le compositeur s’est exĂ©cutĂ© en deux semaines seulement; la politique d’émigration alors en vigueur l’a ensuite obligĂ© Ă  quitter l’Oberland bernois comme un fugitif. L’exposition prĂ©sentĂ©e par le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019 retrace ce sĂ©jour Ă  Saanen et l’amitiĂ© entre BartĂłk et Sacher au travers de documents issus des collections de la Fondation Paul Sacher.

AGENDA
 Dimanche 11 aoĂ»t 2019 : 16 h30 Vernissage de l’exposition au Kleines Landhaus Ă  Saanen avec introduction par Dr. Felix Meyer, directeur de la Fondation Paul Sacher de BĂąle, suivi d’un apĂ©ritif.
12–15 aoĂ»t 2019 : L’exposition au Kleines Landhaus Ă  Saanen est ouverte tous les jours de 16 h Ă  19 h, entrĂ©e libre.
16 aoĂ»t – 6 septembre 2019 : DĂšs le 16 aoĂ»t, l’exposition se dĂ©place sous la tente du Festival de Gstaad et est visible les soirs de concert.

CD, Ă©vĂ©nement, annonce. MOZART : Die Zauberflöte (NĂ©zet-SĂ©guin, 2018 – Deutsche Grammophon)

MOZART FLUTE zauberflote nezet seguin villazon muhlemann selig vogt critique cd critique opera review opera classiquenews concert maestro opera festival deutsche grammophon_02894836400-CvrCD, Ă©vĂ©nement, annonce. MOZART : Die Zauberflöte (NĂ©zet-SĂ©guin, 2018 – Deutsche Grammophon). Poursuite du cycle Mozart par le chef quĂ©bĂ©cois Yannick NĂ©zet-SĂ©guin chaque Ă©tĂ© en version de concert Ă  Baden-Baden
 aprĂšs Les Nozze di Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni, L’EnlĂšvement au sĂ©rail
 voici l’ultime opĂ©ra de Mozart, son chef d’oeuvre inspirĂ© par l’idĂ©al maçonnique et l’esprit des LumiĂšres, la FlĂ»te enchantĂ©e, composĂ©e et crĂ©e l’annĂ©e de sa mort : 1791, Ă  la fois conte initiatique et formidable lĂ©gende populaire. Mozart y rĂ©invente aussi l’opĂ©ra en allemand (et non plus en italien).
Le nouveau coffret Ă©ditĂ© par Deutsche Grammophon prĂ©sente la production jouĂ©e en version de concert Ă  l’étĂ© 2018 Ă  Baden Baden. DĂ©jĂ  prĂ©sents dans les prĂ©cĂ©dents coffrets de ce cycle Mozart : Franz-Josef Selig (Osmin de l’EnlĂšvement au sĂ©rail), Paul Schweinester (Pedrillo de l’EnlĂšvement au sĂ©rail)
 Rolando Villazon est prĂ©sent dans chaque production depuis le dĂ©but du cycle

CLIC_macaron_2014Avec le tĂ©nor Klaus Florian Vogt (Tamino) ; Christiane Karg (Pamina) ; Albina Shagimuratova (La Reine de la nuit) ; Franz-Josef Selig (Sarastro) ; Paul Schweinester, Monostatos ; Regula MĂŒhlemann (Papagena) et Rolando Villazon (Papageno)
 RIAS Kammerchor / Chamber Orchestra of Europe / Yannik NĂ©zet-SĂ©guin. Grande critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com : probable CLIC de CLASSIQUENEWS de l’étĂ© 2019. Sortie annoncĂ©e : 2 aoĂ»t 2019.

VOSGES DU SUD : 26Ăš Festival MUSIQUE & MÉMOIRE (19 juillet – 4 aoĂ»t) : WEEK END 1 (19, 20 et 21 juillet 2019)

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVosges du Sud, 26Ăš FESTIVAL MUSIQUE ET MEMOIRE : 19 juillet – 4 aoĂ»t 2019. C’est le festival estival le plus original et le plus passionnant au nord de la Loire (ils ne sont pas nombreux et d’autant plus mĂ©ritants) et dans le grand Est, en Franche-ComtĂ© ou dans les VOSGES DU SUD plus prĂ©cisĂ©ment. Inscrit dans le territoires des 1000 Ă©tangs, un paradis mĂ©connu accordant forĂȘts Ă©ternelles et musique classique, en une Ă©quation inoubliable. Depuis ses dĂ©buts, le Festival Musique et MĂ©moire sait dĂ©velopper l’audace et la fidĂ©litĂ©, rĂ©servant aux ensembles les plus engagĂ©s, une rĂ©sidence de 3 annĂ©es pour approfondir un geste musical, affiner l’interprĂ©tation d’un rĂ©pertoire ou d’un compositeur, ciseler le travail chambriste, l’écoute et l’expĂ©rimentation entre musiciens, et surtout le partage Ă  l’adresse du public, heureux de suivre l’élaboration des programmes (rĂ©pĂ©titions ouvertes au public), stimulĂ© Ă  repĂ©rer ainsi la maturation des sensibilitĂ©s. L’édition 2019 de Musique et MĂ©moire rĂ©pond  avec dĂ©lices et souvent de maniĂšre surprenante aux attentes du public. Car l’esprit de dĂ©couverte et la curiositĂ© sont toujours lĂ , intactes et prĂ©servĂ©es aprĂšs plus de 25 annĂ©es de programmation.

 

 

Musique et Mémoire 2019 se déroule ainsi autour de 3 WEEK ENDS : 20-21 puis 27-28 juillet, enfin 3-4 août 2019 : une occasion idéale pour organiser votre séjour en Franche-Comté.

 

 

 

 

 

WEEK END 1 : 19, 20 et 21 juillet 2019

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1 – VENDREDI 19 JUILLET 2019

 

Concert d’ouverture de la Fenice avec un programme haut en couleursmonteverdi claudio portrait
COURONNEMENTS A VENISE / Incoronazione a Venezia
Messe de couronnement dans la Venise des Doges (Ven 19 juillet, Eglise St-martin de Lure, 21h). Ensemble La Fenice, Jean Tubéry.
Musiques des Gabrieli et de Monteverdi à Venise en 1615

A 17h, répétition ouverte au public

  

 
2 – SAMEDI 20 JUILLET 2019

SUBLIME ORGUE DE GRANDVILLARSCollaboration Jean-Charles Ablitzer (orgue) / Vox Luminis pour une valorisation du merveilleux orgue espagnol de Grandvillars / SOL Y SOMBRA (soleil et ombre) : un programme en clair obscur, aux contrastes caravagesques, l’orgue de Jean-Charles Ablitzer et les voix Ă©thĂ©rĂ©es, allusives, magiciennes de l’ensemble Vox Luminis (Lionel Meunier, direction), dĂ©jĂ  invitĂ© au Festival l’an dernier (Eglise St-Martin de Grandvillars, sam 20 juillet, 18h et 21h). Musiques de Victoria et Arauxo.

  

 
3 – DIMANCHE 21 JUILLET 2019

3 programmes vous donnent rv en ce dimanche estival : 11h et 14h30, Les Oiseaux et nous par l’ensemble Artifices Ă  l’Ă©comusĂ©e du Pays de la Cerise Ă  Fougerolles. Puis ans l’Ă©glise Saint-Jean Baptiste de CORRAVILLERS, Ă  17h30, les mĂȘmes Artifices jouent couleurs et accents, postures et caractĂšres du “Carnaval des oiseaux“…

 

  

 

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Toutes les infos, les modalités de réservations
sur le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

https://musetmemoire.com

musique et memoire festival 2019 programmation annonce critique coup de coeur temps forts festivals musique classique classiquenews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROCHAINS CONCERTS : WEEK END 2 ET 3

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3 – VENDREDI 26 et SAMEDI 27 JUILLET 2019

spilmont-olivier-by-nicolas-maget-classiquenews-festival-musique-et-memoire-juillet-2017-JS-BACHPoursuite du parcours Jean-SĂ©bastien Bach par Alia Mens
Vendredi 26 et samedi 27 juillet 2019 (3Ú année de résidence).
RĂ©cital d’Olivier Spilmont, clavecin (Suites Françaises, le 26 juil, Gd Salon de l’HĂŽtel de Ville de Lure, 21h)
Labyrinthe : Cantates de Leipzig en un labyrinthe de 3 cantates, un chanteur par partie, oĂč rĂšgne, Ă©nigmatique et mystĂ©rieuse la plus doloriste et inquiĂ©tante « Meine Seufzer, meine TrĂ€nen » (Sam 27 juil, Basilique St-Pierre de Luxeuil-les-Bains, 21h)

 

 

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4 – WEEK END LES TIMBRES : 2,3,4, 5 AOÛT 2019

 

Enfin, le meilleur pour la fin, la derniĂšre annĂ©e de rĂ©sidence (2 dans l’histoire dules-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenews festival, pour un campagnonage unique) du jeune ensemble envoĂ»tant LES TIMBRES, ven 2, sam 3, dim 4 aoĂ»t 2019. C’est un miracle musical de pĂ©osie chambriste et d’entente collective comme il en existe peu ailleurs. Ainsi le joyeux trio enchanteur : Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs (violon, viole de gambe, clavecin) propose What is life (William Byrd, le ven 2 aoĂ»t, Eglise luthĂ©rienne d’HĂ©ricourt, 21h) ; Inventions Ă  2 violons (avec Maite Larburu, 2Ăš violon), et Inventions avec 2 violes de gambe (avec Pau Marcos Vicens, 2Ăš viole de gambe), Inventions Ă  4 mains (avec Marie-Anne Dachy, clavecin), puis L’art de la fugue qui rĂ©unit les 6 instrumentistes solistes, sam 3 aoĂ»t, Chapelle Saint-Martin de Faucogney, 15h.
Le dimanche 5 aoĂ»t, place aux individualitĂ©s : Suites par Myriam Rignol (11h, chƓur roman de Melisey), Sonate et Partita par Yoko Kawakubo (15h, Eglise ND de l’Assomption de ChĂąteau-Lambert), enfin Variations Goldberg pr Julien Wolfs – enfin, rĂ©union des 3 solistes des Timbres dans Sonates en trio (17h30, Eglise ND de l’Assomption de Servance).

 

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VOSGES DU SUD : le Festival Musique & MĂ©moire diffuse l'excellence au Pays des 1000 Ă©tangs

 

 


VIDEO TEASER
Ă©vasion dans les VOSGES DU SUD

https://www.youtube.com/watch?v=vW50y5VJwiY 

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MUSIQUE ET MÉMOIRE EN VIDÉO :

 

 

 

REPORTAGE VIDEO Festival Musique & Mémoire 2018 : Pour les 25 ans du Festival, Vox Luminis réalise la Messe en si de Jean-Sébastien Bach

 

REPORTAGE. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et MĂ©moire 2018 from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Les éditions précédentes :

 

 

 

Festival 2013

 

Festival Musique et MĂ©moire 2013 : Les 20 ans from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Festival 2015 : Les Timbres, l’opĂ©ra dans tous ses Ă©tats

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et MĂ©moire 2015 / Les Timbres from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2016 : Les 400 ans de FROBERGER

 

REPORTAGE. Le Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2016 : les 400 ans de Froberger from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2017 : ALIA MENS interprĂšte Cantates et Concertos de JS BACH

 

REPORTAGE, vidĂ©o. Festival MUSIQUE & MÉMOIRE : ALIA MENS joue JS BACH (juil 2017). from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

QUEBEC, ce soir : CLASSICA 2019, DEMI-FINALE du Récital-Concours international de mélodies françaises (19h)

classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaQUÉBEC. CLASSICA 2019, ce soir vendredi 14 juin 2019, 19h : DEMI-FINALE du RĂ©cital-Concours international de mĂ©lodies françaises Ă  Saint-Lambert (Paroisse Catholique).  Ce soir dĂ©bute le dernier volet de programmes et Ă©vĂ©nements du festival CLASSICA 2019, dont son dĂ©sormais fameux RĂ©cital-Concours international de MĂ©lodies françaises. La compĂ©tition se dĂ©roule comme un rĂ©cital en public (le vote du public est d’ailleurs partie prenante dans le calcul du palmarĂšs final). Marc Boucher, directeur gĂ©nĂ©ral et artistique de CLASSICA, étant lui-mĂȘme chanteur (baryton), a le souci (exemplaire) de la dĂ©fense du chant en français. Une initiative qui est d’autant plus justifiĂ©e que l’excellence des chanteurs français quĂ©bĂ©cois ne cesse de s’affirmer sur toutes les scĂšnes internationales, que le français fait partie de l’identitĂ© du QuĂ©bec. La nouvelle Ă©dition du RECITAL CONCOURS international de mĂ©lodies françaises (3Ăš Ă©dition en 2019 – 40 000 dollars canadiens distribuĂ©s lors de cette compĂ©tition unique) fait partie des 5 derniers Ă©vĂ©nements de CLASSICA 2019, qui ont lieu Ă  Saint-Lambert, charmante bourgade de la rive sud du Saint-Laurent qui est l’épicentre du Festival quĂ©bĂ©cois
 Cette annĂ©e, les 10 chanteurs/euses sĂ©lectionnĂ©(e)s viennent de 3 pays : Allemagne, Canada, France.

 

 

 

 

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VENDREDI 14 JUIN 2019

SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert
RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises
19h : DEMI FINALE

recital concours mélodies françaises quebec saint lambert festival classicaLes 10 chanteurs et chanteuses sélectionnées présentent chacun(e), 5 mélodies française dont 1 canadienne. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarÚs). Au terme de cette premiÚre épreuve, 5 finalistes seront choisis pour concourir pour la FINALE, dimanche 16 juin 2019, 16h.

 

 

Les dix demi-finalistes 2019
sont par ordre alphabétique :

‱ Florence Bourget (Canada)
‱ ClĂ©mentine Decouture (France)
‱ Lila Duffy (France)
‱ Axelle Fanyo (France)
‱ Caroline GĂ©linas (Canada)
‱ Leah Gordon (Allemagne)
‱ Geoffroy Salvas (Canada)
‱ Suzanne Taffot (Canada)
‱ Ellen Weiser (Canada)
‱ Jacqueline Woodley (Canada)

 

 

 

 

 

A VENIR, 2Úme session du Récital-Concours international de mélodies françaises
présenté par le festival CLASSICA 2019 :

 

Dimanche 16 juin 2019
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert

RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises

16h : FINALE

Les 5 chanteurs et chanteuses finalistes interprĂštent un cycle de mĂ©lodies, complet. Dans la salle les 5 juges Ă©valuent et distinguent les plus convaincants. Le public est invitĂ© Ă  voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarĂšs). Au terme de cette seconde et derniĂšre Ă©preuve seront remis l’ensemble des PRIX (valeur totale 40 000 dollars canadiens) :

Grand prix : 10 000 $ CA
2e prix : 7 500 $ CA
3e prix : 5 500 $ CA

4e prix : 3 000 $ CA
5e prix : 3 000 $ CA

6e prix : 1 000 $ CA
7e prix : 1 000 $ CA
8e prix : 1 000 $ CA
9e prix : 1 000 $ CA
10e prix : 1 000 $ CA

Prix spécial Meilleur(e) pianiste : 3 000 $ CA
Prix Meilleure mélodie canadienne : 2 000 $ CA
Prix Artiste Ă©mergent : 1 000 $ CA

 

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LIRE AUSSI notre présentation générale du Festival CLASSICA 2019
http://www.classiquenews.com/quebec-festival-classica-du-24-mai-au-16-juin-2019/

 

QUÉBEC. CLASSICA 2019, dernier WEEK END: les 14, 15 et 16 juin 2019.

classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaQUÉBEC. CLASSICA 2019, dernier WEEK END: les 14, 15 et 16 juin 2019. Dernier volet Ă  la fois spectaculaire et riche en promesses, pour le FESTIVAL CLASSICA 2019. Le prochain week end, vendredi 15, samedi 15 et dimanche 16 juin 2019 s’annonce comme un nouveau cycle d’incontournables. Marc Boucher, directeur gĂ©nĂ©ral et artistique de CLASSICA propose un ultime « marathon » musical, qui reprend les fondamentaux de sa programmation : concert intimiste et grand bain symphonique sous les Ă©toiles (concert intitulĂ© « Francophonique »), sans omettre, Ă©tant lui-mĂȘme chanteur (baryton), dĂ©fense du chant français, Ă  travers la nouvelle Ă©dition du RECITAL CONCOURS international de mĂ©lodies françaises (3Ăš Ă©dition en 2019 – 40 000 dollars canadiens distribuĂ©s lors de cette compĂ©tition unique). Les 5 Ă©vĂ©nements ont lieu Ă  Saint-Lambert, charmante bourgade de la rive sud du Saint-Laurent qui est l’épicentre du Festival quĂ©bĂ©cois


 

 

 

 

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Les 5 RVS du dernier week end de CLASSICA 2019

Concours demi-finale, pique-nique symphonique, récital claviers en folies, Francofonique, concours finale.

 

 

 

VENDREDI 14 JUIN 2019

SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert
RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises
19h : DEMI FINALE

recital concours mélodies françaises quebec saint lambert festival classicaLes 10 chanteurs et chanteuses sélectionnées présentent chacun(e), 5 mélodies française dont 1 canadienne. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarÚs). Au terme de cette premiÚre épreuve, 5 finalistes seront choisis pour concourir pour la FINALE, dimanche 16 juin 2019, 16h.

 

 

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SAMEDI 15 JUIN 2019

 

 

Ă  16h
SAINT-LAMBERT, Parc de La Voie Maritime
PIQUE NIQUE symphonique
Gratuit, apportez votre chaise

 

 

Ă  19h
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
RĂ©cital : CLAVIERS en FOLIE !
Jean-Philippe Sylvestre, piano et Luc Beauséjour, clavecin

 

 

Ă  21h
SAINT-LAMBERT, Parc de La Voie Maritime
ScĂšne Desjardins
FRANCOPHONIQUE
Grand concert symphonique sous les étoiles (présenté par Quebecor)
hommage Ă  Charles Aznavour, Michel Legrand et Gilles Vigneault, avec les plus belles pages symphoniques de l’opĂ©ra français romantique, de Gounod Ă  Massenet. Artistes : l’Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) sous la direction de Marc David / et Alexandre Da Costa, Bruno Pelletier, Florence Bourget, Gino Quilico, La Bronze, Marie-Élaine Thibert, Marie-JosĂ©e Lord, Martine St-Clair, Pascale Bourbeau, Pierre Flynn et Annie Villeneuve.

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DIMANCHE 16 JUIN 2019

 

 

SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises
16h : FINALE
recital concours mĂ©lodies françaises quebec saint lambert festival classicaLes 5 chanteurs et chanteuses finalistes interprĂštent un cycle de mĂ©lodies, complet. Dans la salle les 5 juges Ă©valuent et distinguent les plus convaincants. Le public est invitĂ© Ă  voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarĂšs). Au terme de cette seconde et derniĂšre Ă©preuve seront remis l’ensemble des PRIX (valeur totale 40 000 dollars canadiens).

TOUTES LES INFOS, LES RESERVATIONS
sur le site du FESTIVAL CLASSICA 2019

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DETAILS DES 5 PROGRAMMES EVENEMENTS

vendredi 14 juin 2019
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert
RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises
19h : DEMI FINALE
Les 10 chanteurs et chanteuses sélectionnées présentent chacun(e), 5 mélodies française dont 1 canadienne. Dans la salle les 5 juges évaluent et distinguent les plus convaincants. Le public est invité à voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarÚs). Au terme de cette premiÚre épreuve, 5 finalistes seront choisis pour concourir pour la FINALE, dimanche 16 juin 2019, 16h.

Les dix demi-finalistes 2019
sont par ordre alphabétique :

‱ Florence Bourget (Canada)
‱ ClĂ©mentine Decouture (France)
‱ Lila Duffy (France)
‱ Axelle Fanyo (France)
‱ Caroline GĂ©linas (Canada)
‱ Leah Gordon (Allemagne)
‱ Geoffroy Salvas (Canada)
‱ Suzanne Taffot (Canada)
‱ Ellen Weiser (Canada)
‱ Jacqueline Woodley (Canada)

 

 

 

 

 

samedi 15 juin 2019 Ă  19h
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
Claviers en folie : piano / clavecins

En primeur Ă  Classica, Luc BeausĂ©jour (claveciniste) et Jean-Philippe Sylvestre (pianiste) unissent leur talent pour offrir un programme exceptionnel. Disposant de deux magnifiques clavecins et d’un piano Érard datant du milieu du 19e siĂšcle, les deux musiciens complices dialoguent et se rĂ©pondent en duo et en solo


 

 

samedi 15 juin 2019 dĂšs 16h, concert Ă  21h
SAINT-LAMBERT, Parc de la Voie Maritime
FRANCOPHONIQUE

Grande nouveauté cette année, concert symphonique sous les étoiles (présenté par Quebecor, sur la scÚne Desjardins): « Francophonique » . Précédé par un pique-nique symphonique (à partir de 16h)

A 21h, FRANCOPHONIE : fusion symphonique des plus belles voix populaires et lyriques du QuĂ©bec en hommage Ă  Charles Aznavour, Michel Legrand et Gilles Vigneault, ponctuĂ© des plus belles pages symphoniques de l’opĂ©ra français romantique, de Gounod Ă  Massenet.
Le concert Francophonique rassemble des artistes de renom, accompagnĂ©s par l’Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) sous la direction de Marc David. Avec Alexandre Da Costa, Bruno Pelletier, Florence Bourget, Gino Quilico, La Bronze, Marie-Élaine Thibert, Marie-JosĂ©e Lord, Martine St-Clair, Pascale Bourbeau, Pierre Flynn et Annie Villeneuve.

Pique-nique symphonique dĂšs 16h

DĂšs 16 h, les festivaliers pourront se mettre dans l’ambiance et se laisser charmer par la vitalitĂ© et la passion des jeunes musiciens et chefs des orchestres Junior et Symphonique de l’AOJM. Au programme : de Symphonie n° 5 de TchaĂŻkovski Ă  La La land!

Concerts extérieurs GRATUITS : Apportez votre chaise!

Les concerts auront lieu mĂȘme s’il pleut. S’ils devaient ĂȘtre annulĂ©s en cas de mĂ©tĂ©o extrĂȘme, l’information sera publiĂ©e sur la page d’accueil du site Internet (www.festivalclassica.com) ainsi que sur la page Facebook du Festival Ă  partir de 15 h le samedi 15 juin.

Les festivaliers pourront encourager le Festival Classica en se procurant sur place pour 5$ le macaron CLASSICA. Ils auront ainsi un accÚs privilégié au concert Francophonique.

Transport gratuit offert par le RTL, transporteur officiel du Festival Classica

Montez Ă  bord des lignes 1, 6, 13 et 15 gratuitement le samedi 15 juin de 18 h jusqu’à la fin du service. Une navette assurera aussi le transport entre le terminus Longueuil et le site du Festival Ă  Saint-Lambert de 19 h 30 Ă  23 h 30. Pour imprimer votre coupon de gratuitĂ©, allez sur le site du RTL – RĂ©seau de transport de Longueuil : www.rtl-longueuil.qc.ca/classica

 

 

 

 

 

Dimanche 16 juin 2019
SAINT-LAMBERT, Paroisse catholique
41, avenue Lorne, Saint-Lambert

RECITAL-CONCOURS de Mélodies Françaises

16h : FINALE

Les 5 chanteurs et chanteuses finalistes interprĂštent un cycle de mĂ©lodies, complet. Dans la salle les 5 juges Ă©valuent et distinguent les plus convaincants. Le public est invitĂ© Ă  voter (son vote global compte pour 50% dans le palmarĂšs). Au terme de cette seconde et derniĂšre Ă©preuve seront remis l’ensemble des PRIX (valeur totale 40 000 dollars canadiens) :

Grand prix : 10 000 $ CA
2e prix : 7 500 $ CA
3e prix : 5 500 $ CA

4e prix : 3 000 $ CA
5e prix : 3 000 $ CA

6e prix : 1 000 $ CA
7e prix : 1 000 $ CA
8e prix : 1 000 $ CA
9e prix : 1 000 $ CA
10e prix : 1 000 $ CA

Prix spécial Meilleur(e) pianiste : 3 000 $ CA
Prix Meilleure mélodie canadienne : 2 000 $ CA
Prix Artiste Ă©mergent : 1 000 $ CA

 

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LIRE AUSSI notre présentation générale du Festival CLASSICA 2019
http://www.classiquenews.com/quebec-festival-classica-du-24-mai-au-16-juin-2019/

 

FESTIVAL FORMAT RAISINS 2019 (10 – 21 juillet 2019)

format raisins 2019 festival evenement par classiquenewsFESTIVAL FORMAT RAISINS : 10 – 21 juillet 2019. Actif sur 3 registres fĂ©dĂ©rateurs : Musique, Danse, Territoire, le nouveau festival FORMATS RAISINS se dĂ©roule Ă  Cosne-Cours sur Loire, Sancerre, GuĂ©rigny, Pouilly-sur-Loire, La CharitĂ© sur Loire, dĂ©roulant un programme des plus passionnants pour sa 7Ăš Ă©dition. FidĂšle à son projet, FORMATS RAISINS prend en compte les spĂ©cificitĂ©s multiples du territoire investi de chaque cĂŽtĂ© de la Loire, entre NiĂšvre et Cher… ; il Ă©difie des passerelles, cultive les connexions d’un lieu Ă  l’autre, d’un monument Ă  l’autre, d’une population Ă  l’autre, pour unir toujours et galvaniser les Ă©nergies crĂ©atrices en pays ligĂ©rien.

Cette annĂ©e une place privilĂ©giĂ©e est rĂ©servĂ©e Ă  la crĂ©ation chorĂ©graphique, parmi une multitude de tempĂ©raments artistiques particuliĂšrement aboutis, chacun porteur d’un programme fort, dense, qui pointent leur regard et leur geste vers l’avenir
 InvitĂ©s de la 7Ăš Ă©dition de FORMATS RAISINS 2019 : entre autres, l’ensemble 2E2M, les pianistes Françoise Tillard et Nicolas Stavy, l’altiste Adrien Boisseau, le percussionniste Sylvain LemĂȘtre, la soprano Regina Werner Dietrich, 
 aux cĂŽtĂ©s de 50 jeunes musiciens, issus des lieux d’apprentissages parmi les plus difficiles en Europe : Conservatoires nationaux de Paris et de Lyon, Hautes Ă©coles de musique de GenĂšve et de Lausanne, AcadĂ©mie Philippe Jaroussky, AcadĂ©mie de musique française pour piano, Conservatoire royal de Bruxelles, Hochschule de DĂŒsseldorf, Conservatoire de Toulouse, DĂ©partement supĂ©rieur pour Jeunes chanteurs de Paris, AcadĂ©mie Paderewski de Poznan, Hochschule de Witten

C’est un tour d’horizon humain et musical de l’excellence parmi la jeune gĂ©nĂ©ration d’interprĂštes. Une myriade de sensibilitĂ©s prĂȘtes aussi Ă  redĂ©finir le cadre du concert, sa forme dĂ©sormais au carrefour des disciplines et des cultures.

chĂąteau des grangesJean-Michel LEJEUNE, directeur du Festival poursuit son souci de la crĂ©ation : 3 nouvelles oeuvres sont commandĂ©es par le festival:(Re)transmission pour ensemble instrumental, voix et Ă©lectronique, de Jean-Luc HervĂ© ; Gabbeh, pour alto et santĂ»r, de Farnaz Modarresifar; StutterShunt pour quatuor Ă  cordes, de Tom Bierton, ainsi qu’une crĂ©ation de Fabrice Kastel, ProjectX, pour ensemble Ă  vent et percussion, commandĂ©e par la FĂ©dĂ©ration française des Batteries-fanfares. Chacune des formations exprime l’univers propre des quatre crĂ©ateurs ainsi sollicitĂ©s. DiversitĂ© des approches, engagement de tous, enracinement dans un territoire oubliĂ© et pourtant d’une richesse singuliĂšre, le 7Ăš Festival FORMATS RAISINS poursuit son voyage dans l’exigence et promet bien des dĂ©couvertes. Toutes les infos et modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site FORMATS RAISINS 2019, du 10 au 21 juillet 2019.

 

 

LIRE aussi notre grand entretien avec JEAN-MICHEL DEJEUNE à propos du 7Ú festival FORMAT RAISIN, du 10 au 21 juillet 2019 

 

 

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FORMATS RAISONS 2019 – 7Ăš Ă©dition

8 programmes événements
Ă  ne pas manquer

 

A l’étĂ© 2019, le Festival FORMATS RAISINS sait surprendre et captiver en associant tempĂ©raments ardents, programmes pluridisciplinaires, lieux patrimoniaux d’exception. Terre de culture et de partage, la Loire, l’étĂ©, enivre et transporte
 voyez nos 8 programmes coups de cƓur au Format Raisins :

 

 

 

2 - Philippe Jaroussky(1)LACRIMOSA BELTÀ ! / ACADÉMIE JAROUSSKY
jeudi 11 juillet à 20h30 | La Charité-sur-Loire, Prieuré
Cycle d’airs d’opĂ©ras baroques parmi les plus bouleversants : Purcell, Monteverdi, Cavalli, Couperin. Une palette de sentiments, une galerie de personnages


 

 

 

5 - LIEUX 2e2m -© Pierre GondardLIEUX, 2E2M
samedi 13 juillet à 17h | Saint-Loup-des-Bois, Musée de la Machine Agricole.
Un ensemble instrumental qui fait le tour du monde ! Concert avec vidĂ©o qui place le spectateur face Ă  l’actualitĂ© de la crĂ©ation musicale. Deux Ɠuvres de 2018, particuliĂšrement prenantes et fortes. Un cadre insolite pour un concert phĂ©nomĂšne qui rassemble 25 supers solistes ! Photo :© P Gondard.

 

 

 

6 - Quatuor Wassily - copyright Claude VanryssenQUATUOR WASSILY
samedi 13 juillet à 20h30 | Sancerre, Église Notre-Dame
Le jeune quatuor Ă  cordes WASSILY commence sa carriĂšre en flĂšche ! Pour Formats Raisins 2019, il interprĂšte Mozart, Beethoven et une crĂ©ation de Tom Berton (les festivaliers avaient pu mesurer l’expressivitĂ© de sa piĂšce pour quintette Ă  vent en 2017). La formation musicale fĂ©tiche de la musique de chambre, qui interprĂšte ici deux chefs-d’Ɠuvre parmi les plus audacieux de l’histoire de la musique (et pourquoi pas… un troisiĂšme ?) / photo © C Vanryssen.

 

 

 

11 -Libera Me - copyright Baptiste VignasseUN QUATUOR À PARIS / LIBERA ME
mardi 16 juillet Ă  19h | Saint-Satur, Abbaye Saint-Guinefort
Telemann, Boismortier, Michel sont interprĂ©tĂ©s par cet ensemble d’une immense qualitĂ©, dont les instrumentistes rĂ©inventent le concert en y glissant un peu de thĂ©ĂątralitĂ© ! Dans un cadre lĂ  aussi
 somptueux. Photo : © Baptiste Vignasse

 

 

 

14 - El Como Quieres - copyright Alain IrlandesEL COMO QUIERES / ROSER MONTLLO GUBERNA ET BRIGITTE SETH
jeudi 18 juillet Ă  18h | Cosne-Cours-sur-Loire, Palais de la Loire
Danse, humour, tendresse, bavardage, claquette, poĂ©sie, dispute … Le spectacle Ă©tonne et enivre… AprĂšs son succĂšs Ă  La Briqueterie, Ă  La Cartoucherie et bien d’autres lieux
 l’esprit de la dĂ©couverte et de l’étonnement s’impose. Photo : © Alain Irlandes.

 

 

 

Nicolas Stavy - Projet disque BISRÉCITAL NICOLAS STAVY, AYAKA UENOMACHI
jeudi 18 juillet Ă  20h30 | Saint-Andelain, Église Saint-LĂ©ger
Ne disons rien, ce sera l’un des grands moments du festival ! le pianiste Nicolas Stavy surprend et enchante à chaque fois. Photo : Gilles Molinier.

 

 

 

17 - Adrien BoisseauRÉCITAL ADRIEN BOISSEAU
vendredi 19 juillet Ă  20h30 | GuĂ©rigny, Église Saint-Pierre
Bach, Reger et une crĂ©ation de la compositrice Farnaz Modarresifar pour alto et santĂ»r. Pour ceux qui doutent encore des charmes poĂ©tiques de l’alto… tous ceux-lĂ  doivent venir Ă©couter Adrien Boisseau, l’un des musiciens les plus brillants et les plus convaincants de la nouvelle gĂ©nĂ©ration !

 

 

 

21 - Thibault Gomez Quintet - copyright Florence DucommunTHIBAULT GOMEZ QUINTET
dimanche 21 juillet Ă  17h | Boulleret, ChĂąteau de Buranlure
Si vous aimez le jazz, la poĂ©sie, le talent, l’imagination, les drĂŽles d’histoire, l’inventivitĂ©, la beautĂ© du son, le dialogue des instruments, l’audace, l’intelligence, le jeu… et si vous souhaitez avec nous finir en beautĂ© cette 7Ăšme Ă©dition du festival Format Raisins ! Dans le pĂ©rimĂštre de l’un des plus beaux monuments de la rĂ©gion
 Photo : © Florence Ducommun

 

 

 

 

 

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LIRE aussi notre présentation du Festival FORMAT RAISINS 2018

CD, critique. SALIERI : TARARE (Talens lyriques, 2018, 3cd Aparté)

SALIERI-tarare-opera-critique-cd-rousset-talens-lyriques-dubois-bou-martin-critique-cd-cd-review-classiquenews-opera-baroque-annonce-classiquenews-opera-concerts-festivalsCD, critique. SALIERI : TARARE (Talens Lyriques, 3cd ApartĂ© / 2018). Hier, Les DanaĂŻdes (1784), Les Horaces (1786), l’ensemble français sur instruments d’époque, Les talens lyriques abordent en novembre 2018 (le triple coffret prolonge les soirĂ©es en version de concert), Tarare (1787), une partition qui n’est pas une premiĂšre mondiale, puisque dĂšs 1988 (Festival de Schwetzingen), le chef visionnaire Jean-Claude Malgoire retrouvait et comprenait les enjeux esthĂ©tiques d’un opĂ©ra manifeste.
Tarare sur un livret de Beaumarchais porte les idĂ©aux des LumiĂšres : le hĂ©ros positif et humaniste est jalousĂ© par un roi envieux et retors ; mais grĂące Ă  l’intervention d’un travesti, le castrat Calpigi, Tarare retrouve son aimĂ©e qu’avait fait enlever le suzerain indigne
 L’opĂ©ra est mĂȘme l’aboutissement des travaux et rĂ©flexions de Beaumarchais sur le genre lyrique et sur la place de la musique aux cĂŽtĂ©s du texte. AInsi, l’ouvrage connaĂźt un succĂšs immĂ©diat, Ă©tant jouĂ© et repris rĂ©guliĂšrement 15 ans aprĂšs sa crĂ©ation. L’écrivain libertaire et polĂ©miste, admirateur comme Rousseau, de Gluck, outrepasse encore les idĂ©es de son Barbier de SĂ©ville, conçu Ă  l’origine comme un opĂ©ra-comique. C’est finalement Salieri, – rencontrĂ© Ă  la crĂ©ation des DanaĂŻdes (crĂ©Ă© 3 ans auparavant), qui met en musique son livret Tarare. Il y Ă©pingle en rĂšgle l’église et la monarchie. Atar est un sultan aigri et corrompu jusqu’à l’os ; quand ArthĂ©nĂ©e est le grand-prĂȘtre maffieux, irrespectueux et manipulateur Ă  l’endroit des croyants.
Tout en ciselant un texte mordant, Ă  idĂ©es, Beaumarchais sait mĂ©nager des temps narratifs, hors drame, pour que s’épanouisse aussi la pure musique (cf ici le ballet confrontant bergĂšres courtisanes – claire rĂ©fĂ©rence Ă  Marie-Antoinette, et rustauds rustiques). Il installe donc son action en Orient (Ormuz) Ă  des fins de merveilleux et de poĂ©sie, Ă©crin Ă  un drame trĂšs contrastĂ©, aux dĂ©ductions philosophiques.

TARARE : l’ambition de Beaumarchais Ă  l’opĂ©ra

musique mécanique de Salieri

InspirĂ© par un dieu asiatique (Brama), le tĂ©nor Cyrille Dubois incarne le gĂ©nĂ©ral Tarare non sans relief, soulignant les vertus et l’éclat d’un ĂȘtre de lumiĂšre qui aime et est aimĂ© en retour (tout l’inverse de son souverain Atar) ; en comparaison, l’odieux tyran cynique (Jean-SĂ©bastien Bou) se relĂšve tout autant impeccable dans la hargne dĂ©vorante; la jalousie rongĂ©e, vis Ă  vis de son soldat plutĂŽt populaire et qu’aime sa femme trop loyale. Justement la belle Astasie (Karine Deshayes), au profil gluckiste (moral et lumineux) impose une dignitĂ© amoureuse (pour Tarare) admirable. En deça, moins dĂ©lirant et un peu lisse (barcarolle), Enguerrand de Hys fait un Calpigi, suffisamment variĂ© cependant pour se distinguer. Cependant que Tassis Christoyannis impose son tempĂ©rament jupitĂ©rien en ArthĂ©nĂ©e. Les seconds rĂŽles sont bien servis grĂące Ă  l’éloquence vocale des chanteurs JĂ©rĂŽme Boutillier (Urson) et Philippe Nicolas-Martin (Altamort, entitĂ© fourbe, menaçant la vie de Tarare).

Comme Ă  son habitude, l’ensemble Les talens lyriques ne manque pas de mordant ni de relief, il est articulĂ© et flexible mais la tension et la raideur qu’imprime le chef, assĂšchent une partition dĂ©sĂ©quilibrĂ©e musicalement, qui manque de poĂ©sie (ramĂ©llienne) comme de rondeur dramatique (Gluck). Salieri reste un bon faiseur mais dans le registre tragique, accuse une affection pour la duretĂ©, le tranchant que vivifie la nervositĂ© raide de la direction (laquelle s’interdit toute Ă©chappĂ©e lyrique voire voluptueuse. d’une partition qui cĂšde parfois cependant Ă  la tentation de la couleur)
 MĂȘme si l’on remarque et distingue la vitalitĂ© d’une Ă©criture vivante, oĂč le rĂ©citatif continu accompagnĂ© par l’orchestre semble dĂ©trĂŽner la coupe air / rĂ©citatif, on reste bien peu impliquĂ© par l’ouvrage ; on prĂ©fĂšre globalement le Salieri volage et badin dans l’opĂ©ra buffa, immersion mĂ©connue jusque lĂ , et dĂ©finitivement plus convaincante (La Scuola degli Gelosi, perle de 1778, rĂ©vĂ©lĂ©e par L’arte del mondo / ‹Werner Ehrhardt / CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier 2017) . MĂȘme le Prologue qui Ă©voque aprĂšs un chaos universel, l’avĂšnement des hommes parfaits parce qu’indiffĂ©rents aux privilĂšges et Ă  la gloire (tout l’inverse des manants du XVIIIĂš Ă©pinglĂ©s par l’auteur), l’orchestre comme les chanteurs ont peine Ă  dĂ©fendre un texte et un tableau trop dĂ©clamatoire : de fait, le prologue propre Ă  la tragĂ©die en musique spĂ©cifiquement française, souffre d’une ariditĂ© mĂ©canique. Peu de compositeurs (comme Rameau) ont su renouveler le genre en la matiĂšre.

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CD, critique. SALIERI : TARARE (Talens lyriques, 2018, 3cd ApartĂ©) - livret de Beaumarchais. Cyrille Dubois (Tarare), Karine Deshayes (Astasie), Jean-SĂ©bastien Bou (Atar), Judith Van Wanroij (la Nature, Spinette), Enguerrand de Hys (Calpigi), Tassis Christoyannis (ArthĂ©nĂ©e, le GĂ©nie du feu), JĂ©rĂŽme Boutillier (Urson, un Esclave, un PrĂȘtre), Philippe Nicolas-Martin (Altamort, un Paysan, un Eunuque) ; les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles ; les Talens lyriques, dir. Christophe Rousset. 3 cd – enregistrement live nov 2018.

LIRE aussi notre présentation de TARARE de SALIERI en 2018

COMPTE-RENDU, opéra. TOURS, Opéra, samedi 26 mai 2019. GIORDANO : Andrea Chénier. B. Pionnier, PF Maestrini.

andrea-chenier-gerard-madeleine-de-coigny-uria-monzon-opera-de-tours-critique-opera-classiquenews-duo-gearrd-madeleineCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. TOURS, OpĂ©ra, le 26 mai 2019. GIORDANO : Andrea ChĂ©nier. B. Pionnier, PF Maestrini. Avant Puccini, Giordano fixe un modĂšle de drame lyrique, qui sous l’intitulĂ© « vĂ©riste », trouve un point idĂ©al d’équilibre entre action et chant, temps dramatique et temps musical, rĂ©activant mĂȘme ce qui a fait auparavant l’efficacitĂ© du drame verdien (ou gluckiste) : la fusion du verbe et du geste. En prose (et non en vers comme dans Tosca, quelques annĂ©es plus tard), Umberto Giordano (et son librettiste Illica, le mĂȘme auteur pour Tosca, crĂ©Ă© Ă  Rome en 1900), fusionne texte et musique, en un thĂ©Ăątre qui frappe et saisit par son allant irrĂ©pressible ; les chanteurs ici ont Ă  peine le temps de se chauffer : ils doivent immĂ©diatement Ă©pouser et embraser la scĂšne, en exprimant directement tous les enjeux de chaque situation.
L’orchestre et le chƓur trĂšs sollicitĂ©s apportent leur contribution spĂ©cifique dans ce drame musical total oĂč chaque phrase pĂšse et imprime Ă  l’action continue, son accent propre Ă  enchaĂźner ce qui suit tout en soulignant la pertinence de ce qui a prĂ©cĂ©dĂ©.
Ainsi Giordano avec ce ChĂ©nier (crĂ©Ă© Ă  la Scala de Milan en mars 1896), marque la scĂšne lyrique et inspire Ă  l’OpĂ©ra de Tours, l’un de ses meilleurs spectacles. La nouvelle production portĂ©e par son directeur gĂ©nĂ©ral Benjamin Pionnier qui assure aussi la direction musicale, souligne cet accomplissement visionnaire de Giordano, avant Puccini.

 

 

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A Tours, on se dĂ©lecte aussi cĂŽtĂ© chanteurs de la prise de rĂŽle de la soprano, fĂ©line, presque torturĂ©e de BĂ©atrice Uria-Monzon qui Ă©claire le personnage de Madeleine de Coigny, d’une couleur fauve et passionnelle (de fait son air, sublime La Mamma morta au III est viscĂ©ral et Ăąpre
 comme le fut sa Gioconda Ă  Bruxelles en dĂ©but d’annĂ©e) ; Ă  ses cĂŽtĂ©s, dans le rĂŽle-titre, Renzo Zulian a la vaillance bien accrochĂ©e pour exprimer l’idĂ©alisme moral du poĂšte dont l’éclat foudroie l’une des pĂ©riodes les plus barbares et sombres de la RĂ©volution française : chacun de ses airs, un pour chacun des 4 actes, veut coĂ»te que coĂ»te soutenir une espĂ©rance fraternelle et amoureuse malgrĂ© la terreur environnante et sourde; parmi les comprimari, se dĂ©tache le chant habile de l’excellent tĂ©nor RaphaĂ«l Jardin qui incarne un « Incroyable » aussi lĂ©ger, funambule qu’intriguant et sournois. C’est lui qui mine de rien, inspire Ă  GĂ©rard devenu membre du Tribunal rĂ©volutionnaire, l’acte qui signe l’arrĂȘt de mort de ChĂ©nier
 Justement dans le rĂŽle de GĂ©rard, notons aussi le poids et la cohĂ©rence du chant du baryton Marco Caria dans le rĂŽle du serviteur devenu juge et malgrĂ© son amour pour Coigny, dĂ©cide cependant d’aider (mais vainement) les deux amants maudits.

 

 

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Sur les traces du peintre SuvĂ©e (portrait au musĂ©e de Tours), le metteur en scĂšne (dont c’est la 3Ăš coopĂ©ration Ă  Tours), Pier Francesco Maestrini Ă©voque ChĂ©nier dans la prison de Saint-Lazare (avec Roucher) ; Robespierre paraĂźt aussi 
 en idĂŽle prĂ©cieuse autant que vivante. La vision est fidĂšle Ă  l’esprit de la RĂ©volution, dans ses excĂšs, ses vices, ses espoirs
 déçus. Illica invente l’idylle entre la jeune aristocrate Madeleine (de Coigny) et le poĂšte libertaire et sĂ©ditieux AndrĂ© : c’est que la petite histoire (amoureuse) rĂ©Ă©claire les milles bassesses de la grande. Mais le chƓur (brillamment prĂ©parĂ© par sa nouvelle cheffe, Sandrine Abello) et l’orchestre lui aussi crĂ©pitant et trĂšs prĂ©sent, assurent le souffle et la puissance, la tension continue d’un opĂ©ra qui comme bientĂŽt dans Tosca, possĂšde un arriĂšre plan historique particuliĂšrement fouillĂ©. Le spectateur est selon la coupe originelle de Giordano, comme happĂ© et entraĂźnĂ© dans une course Ă  l’abime : la machine rĂ©volutionnaire hache menu ses enfants trop idĂ©alistes : fussent-ils aussi sublimes que Madeleine et AndrĂ©, deux martyrs de la guillotine.

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La fresque historique est prĂ©sente, son souffle et ses espĂ©rances de fraternitĂ© aussi ; les profils des amants, Madeleine et AndrĂ©, bien dessinĂ©s, auxquels rĂ©pond la prĂ©sence plus trouble et modulable de GĂ©rard, jaloux qui compatit. Belle production, cohĂ©rente et « cinĂ©matographique », prenante et claire Ă  l’affiche ce mardi 28 mai 2019 Ă  l’OpĂ©ra de Tours, puis bientĂŽt en second souffle Ă  l’OpĂ©ra de Nice. Incontournable. / Illustrations : © Sandra Daveau / OpĂ©ra de Tours 2019

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra. TOURS, Opéra, samedi 26 mai 2019. GIORDANO : Andrea Chénier. B. Pionnier, PF Maestrini.

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Mise en scĂšne : Pier Francesco Maestrini
DĂ©cors : Nicola Boni
Costumes : Luca dall’Alpi
LumiĂšres : Bruno Ciulli

André Chénier : Renzo Zulian
Madeleine de Coigny: BĂ©atrice Uria Monzon
Charles GĂ©rard : Marco Caria
Bersi : Ahlima Mhamdi
Madelon: Christine Tocci
Roucher : Marc Scoffoni
Mathieu : Pierre Doyen
L’incroyable : RaphaĂ«l Jardin
Fléville / Fouquier Tinville : Virgile Frannais
L’abbĂ© : MickaĂ«l Chapeau

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Chorégraphie : Elodie Vella

 

 

 

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LIRE aussi notre annonce d’Andrea ChĂ©nier Ă  l’OpĂ©ra de TOURS

VOIR aussi notre reportage vidĂ©o Andrea ChĂ©nier Ă  l’OpĂ©ra de TOURS

La Fantastique de BERLIOZ Ă  l’OpĂ©ra de TOURS

150 ans de la mort de BERLIOZTOURS, OpĂ©ra. Les 4, 5 mai 2019. BERLIOZ : Symphonie Fantastique. Samuel Jean dirige les musiciens de l’Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours, cĂ©lĂ©brant l’anniversaire Berlioz en 2019, son gĂ©nie orchestral, sa stature d’architecte capable par les seuls instruments, de composer ainsi un drame passionnel, amour tragique et maudit (le hĂ©ros songe Ă  la belle inaccessible, qu’elle s’appelle dans la vraie vie d’Hector, Estelle, OphĂ©lie, Harriet
), et visions surnaturelles et orgiaques dont les grimaces et les soubresauts emportent toute la partition dans son dĂ©nouement spectaculaire et littĂ©ralement fantastique.

C’est le manifeste de tout un courant d’idĂ©es, un premier aboutissement de la rĂ©volution romantique en France: la Symphonie fantastique, composĂ©e et crĂ©e en 1830, rĂ©tablit sur le genre orchestral, la prĂ©Ă©minence de la France dans l’écriture musicale, majoritairement dominĂ©e par les compositeurs germaniques, dans le sillon des Viennois, Mozart, Haydn, Beethoven, Schubert. Et si la Fantastique Ă©tait outre cet ovni symphonique inclassable dans l’histoire de la musique europĂ©enne, la preuve qu’il existe bien une tradition symphonique en France jamais Ă©teinte depuis
 Rameau?

Symphonie visionnaire

berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsA 27 ans, Berlioz (nĂ© en 1803) s’impose par sa tĂ©nacitĂ© crĂ©ative (son pĂšre le voyait plutĂŽt mĂ©decin comme lui), un sens nouveau du rythme, des mĂ©lodies puissantes oĂč tout est chant (comme chez Chopin). Surtout, le compositeur porte trĂšs loin le relief caractĂ©risĂ© des instruments, la place du timbre, et les ressources des alliances entre pupitres. C’est un orchestrateur qui aprĂšs Rameau, incarne cette exigence française de l’écriture et des combinaisons d’instruments, variant jusqu’à l’infini le chromatisme du paysage sonore. CrĂ©ateur de l’orchestre moderne, Berlioz s’intĂ©resse aussi, en expĂ©rimentateur audacieux, Ă  la forme: il nous laisse 4 cycles symphoniques d’envergure, aussi libres et inventifs que les meilleurs symphonistes ultra-rhĂ©nans:
la Fantastique, Harold en Italie, Roméo et Juliette, la Symphonie funÚbre et triomphale, sans omettre Lelio ou le retour à la vie

Il faudra d’ailleurs restituer le contexte de l’écriture française pour orchestre dont Berlioz porte trĂšs haut la tradition qui ne s’est jamais Ă©teinte en rĂ©alitĂ©. Prenez par exemple l’oeuvre de George Onslow rĂ©cemment rĂ©habilitĂ© par le Centre de musique romantique française (Quatuors Ă©ditĂ© par NaĂŻve par les Diotima), Symphonies redĂ©couvertes lors du premier festival du Palazzetto Bru Zane Ă  Venise, “aux origines du romantisme français”… en octobre 2009, restituant l’écriture de Jadin, Onslow, HĂ©rold).

Episode symphonique
Berlioz en 1830 bouscule les habitudes. Le moins intĂ©grĂ© des compositeurs parisiens interroge, surprend, dĂ©range. Fortement autobiographique, la Fantastique devait Ă  l’origine s’inscrire dans un ensemble en diptyque plus vaste, constituant avec Lelio ou le retour Ă  la vie
 , Episode de la vie d’un artiste (crĂ©Ă© en 1832).
La Fantastique ne peut se comprendre sans la violente action dramatique que sous-tend son dĂ©veloppement. Le fantastique dont il s’agit est le fruit des visions, dĂ©lires, vertiges d’un homme amoureux malheureux, Ă©conduit, suicidaire, sous l’action des drogues hallucinogĂšnes. Si la Fantastique stigmatise l’asservissement de toute force psychique aux pulsions souterraines et noires, le second Ă©pisode (avec Lelio) s’élĂšve vers la lumiĂšre, un retour Ă  la vie oĂč l’ñme Ă©puisĂ©e
mais quasi intacte du jeune homme peut à nouveau espérer 


Le 5 dĂ©cembre 1830, la mĂȘme annĂ©e que la rĂ©volution thĂ©Ăątrale d’Hernani, le public parisien dĂ©couvre la Fantastique, saisi par la violence, la sauvagerie voire l’impudeur du propos; ‘audience parisienne s’insurge et crie au scandale.

PLAN de la Symphonie Fantastique
1. RĂȘveries et passions. EnivrĂ© par l’opium, le poĂšte-musicien rĂȘve de la femme idĂ©ale. A chaque Ă©vocation de l’élue, le hĂ©ros s’abandonne Ă  une vision extatique: c’est l’idĂ©e fixe, aussi irrĂ©sistible qu’obsessionnelle.

2. Au bal, la figure aimĂ©e, prĂ©sente mais inaccessible prend davantage d’importance.

3. ScĂšne aux champs: probablement inspirĂ© par la dĂ©couverte rĂ©cente de la Symphonie n°6 “Pastorale” de Beethoven, Berlioz dĂ©veloppe pour son mouvement lent, une Ă©vocation pastorale (chant et duo du cor anglais et du hautbois), pause bucolique dont le plein air colorĂ© et palpitant voire menaçant (grondements de l’orage sur les pas de la 6Ăš de Beethoven) coupe avec l’introspection des scĂšnes prĂ©alables;

4. Marche au supplice: le lugubre surgit dans une vision sanguinaire et fantastique oĂč le poĂšte pense avoir tuĂ© sa bien-aimĂ©e, comme proie angoissĂ©e et trop soumise aux drogues dont il
est la victime. L’évocation devient aigre et hideuse, objet d’un traitement orchestral d’une exceptionnelle orchestration (en syncopes, soubresauts, dĂ©flagrations.)
 DĂšs sa crĂ©ation, ce morceau fut bissĂ© par l’auditoire, effrayĂ© par tant de justes secousses.

5. Songe d’une nuit de Sabbat
Le poĂšte assiste Ă  ses propres funĂ©railles. L’idĂ©e fixe refait surface mais dĂ©naturĂ©e sous le
prisme d’une sensibilitĂ© grimaçante, tel un air trivial dĂ©sormais dissout dans une orgie satirique.

Atypique, porteuse d’avenir, la Symphonie Fantastique ouvre la musique vers son futur, dans l’audace et l’expĂ©rimentation: ce qu’a immĂ©diatement reconnu Robert Schumann. Tous les grands romantiques, de Wagner Ă  Liszt et jusqu’à Ricahrd Strauss ont une dette envers la
modernité sans égale de Berlioz.

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TOURS, Opéra.
BERLIOZ : Symphonie Fantastique
Samedi 4 mai 2019 – 20h
Dimanche 5 mai 2019 – 17h

Direction musicale : Samuel Jean
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/fantastique-4-5-mai

Olivier PENARD
Concerto pour Violoncelle et orchestre
Sonia Wieder-Atherton, violoncelle

Co-commande Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours Orchestre Régional Avignon-Provence, Orchestre régional de Cannes PACA

Hector BERLIOZ
Symphonie fantastique Op. 14,
Épisode de la vie d’un artiste

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Conférences
Samedi 4 mai – 19h00
Dimanche 5 mai – 16h00
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

VIVALDI : NISI DOMINUS Ă  La Sainte-Chapelle de Paris

TIM-MEAD-sainte-chapelle-vivaldi-nisi-dominus-concert-critique-annonce-classiquenews-cd-critiqueARTE, lun 13 mai 2019, 5h. VIVALDI : Nisi Dominus. Tim Mead chante le Vivaldi sacrĂ© dans l’écrin gothique de la Sainte-Chapelle Ă  Paris, vĂ©ritable vaisseau de lumiĂšre et de vitraux colorĂ©s, unique en Europe (janvier 2017). On peut rĂȘver meilleure interprĂ©tation vocale, – moins maniĂ©rĂ©e, moins minaudante
 car le britannique Tim Mead manque singuliĂšrement de simplicitĂ© dans son chant riche en effets et ports de voix
 mais la ligne est portĂ©e, tendue, flexible
 hĂ©las toujours Ă©gale, certes bien tissĂ©e et d’un hĂ©donisme Ă©gotique qui semble nous dire « voyez comme je chante bien » ; le texte reste 
 absent. Aucun mystĂšre, mais de l’expressivitĂ© Ă  revendre (Ă  19:34 : Nisi Dominus, la sĂ©quence la plus planante et la plus Ă©nigmatique du cycle : « Quid deverit », Ă©tirĂ©e ici jusqu’à la dilution extatique)
 Chacun jugera selon sa conception de la musique vivaldienne : introspective ou dĂ©corative ? On l’aura compris, cette voix blanche, dĂ©sincarnĂ©e n’est pas aussi convaincante que celle d’Andreas Scholl, plus proche du texte, plus simple, 
 La captation vaut surtout pour le lieu hautement patrimonial, et les arĂȘtes vives, du volume architectural de la Sainte-Chapelle.

Au programme : Antonio Vivaldi, “Nisi Dominus” et “Stabat Mater”.
Tim Mead, nĂ© en 1981, a fait ses dĂ©buts Ă  l’OpĂ©ra de Paris en janvier 2018 dans “Jephtha” de Haendel. En juillet 2017, accompagnĂ© de l’ensemble Les Accents, et sous la direction de Thibault Noally, le contre-tĂ©nor britannique chante deux Ɠuvres sacrĂ©es de Vivaldi (durĂ©e : 44 mn).

DiffusĂ© Ă  l’antenne aussi le Dim 28 avril 2019 18h30.

En visionage accessible sur ArteConcert aussi (jusqu’au 27 mai 2019)
https://www.arte.tv/fr/videos/078168-000-A/tim-mead-chante-vivaldi-a-la-sainte-chapelle/

TEASER video. GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2019 – 18 juil – 6 sept 2019 : a PARIS celebration

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : « PARIS » , 18 juil – 6 sept 2019. A l’étĂ© 2019, le Festival Yehudi Menuhin Ă  Gstaad (Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy) en Suisse (Saanenland) cĂ©lĂšbre la magie romantique et culturelle de la ville lumiĂšre, PARIS. Quel beau symbole qui souligne la prĂ©Ă©minence d’une fascination partagĂ©e sur toute la planĂšte qui se cristallise ainsi cet Ă©tĂ©, dans les villages au charme rustique et campagnard du Festival suisse. Parmi les artistes invitĂ©s Ă  Gstaad : Yuja Wang, Ute Lemper, Bertrand Chamayou, Gautier Capuçon, Hilary Hahn et Manfred Honeck

GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : « PARIS » , 18 juil – 6 sept 2019 – TEASER VIDEO © studio CLASSIQUENEWS.Tv 2019

Marta Argerich joue le Concerto en sol de Ravel

argerich_alix_Laveau_emi_pianoARTE, Dimanche 7 avril 2019, 18h15. MILAN, concert devant le DĂŽme
 Concert hors les murs de la Scala, sur la place du DĂŽme de Milan / Piazza del Duomo. La pianiste argentine, derniĂšre lĂ©gende vivante du clavier, dĂ©tentrice d’un toucher et de phrasĂ©s irrĂ©sistibles, joue Ravel (Concerto pour piano en sol majeur). Le concert exploite la grandeur et la beautĂ© du cadre patrimonial : la cathĂ©drale (il Duomo) de Milan, vĂ©ritable montagne de dentelle minĂ©rale est le plus important Ă©difice gothique d’Italie. La Scala, proche, dĂ©place son orchestre Ă  quelques mĂštres et offre ce grand concert populaire pour tout un chacun (soit devant cinquante mille spectateurs), offrande marquant le retour de la belle saison. Concert du 12 juin 2016, avec l’Orchestre de la Scala sous la baguette de Riccardo Chailly
 Programme symphonique français car aux cĂŽtĂ©s de Ravel en ses rythmes amĂ©ricains d’une verve ciselĂ©e, l’orchestre seul interprĂšte L’apprenti sorcier de Paul Dukas, suivi du BolĂ©ro de Maurice Ravel. Relecture d’un rythme de fandango, mais sublimĂ© par le sens de la texture et des couleurs de Ravel, gĂ©nie et poĂšte orchestrateur.

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ARTE, Dimanche 7 avril 2019, 18h15. MILAN, concert devant le Dîme
juin 2016.
RĂ©alisation : Patrizia Carmine (France / Italie, 2016, 59mn) – Direction musicale : Riccardo Chailly – Avec : Martha Argerich et l’Orchestre de la Scala

COMPTE-RENDU CRITIQUE, comĂ©die musicale. MARSEILLE, le 23 janv 2019. NEVROTIK HÔTEL. Michel Fau

COMPTE-RENDU CRITIQUE, comĂ©die musicale. MARSEILLE, le 23 janv 2019. NEVROTIK HÔTEL. Michel Fau / Antoine Kahan 
 Chambre, oui, d’hĂŽtel et rose comme un bonbon ou un smashmallow qui, s’il ne dĂ©gouline pas des murs, c’est qu’ils ont la rigiditĂ© du carton-pĂąte rigidement dĂ©coupĂ© et peint tels les dĂ©cors de Picasso pour les Ballets russes ou de Cocteau sous l’Occupation. Pompeuse entrĂ©e de rideaux de vrai ou faux thĂ©Ăątre, de guingois, mur de traviole pour un lit et appliques murales en simili style Louis XV stylisĂ©, fĂ©tiche Ă©pate-bourgeois, ou plutĂŽt Louis Caisse LĂ©vitan pour la sous-catĂ©gorie populaire d’un peuple qui, pour avoir guillotinĂ© un roi, ne s’en remit jamais, bĂ©atement admiratif et nostalgique des fastes de la royautĂ©. Le tout abondamment, hyperboliquement fleurdelysĂ© au pochoir pour que nul n’en ignore. Un angelot baroque dorĂ© sur la table de nuit et, de l’autre cĂŽtĂ©, un tĂ©lĂ©phone rose hollywoodien. Deux chaises aux pieds de biche de mĂȘme faux style viennent complĂ©ter la chambre.

 

 

 

LA VIE EN ROSE (BONBON)
NĂ©vrotik HĂŽtel

 

 

 

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Fait irruption, Ă©ruptive, une dindonnante dondon, plantureuse plante plus Ă  craquer qu’à croquer dans sa robe vĂ©gĂ©tarienne, MarylinisĂ©e comme on dirait caramĂ©lisĂ©e, blond plus filasse que mousseux, escarpins dorĂ©s, embagouzĂ©e et emperlouzĂ©e : tous les voyants attributs multipliĂ©s de la vieille star trop tard durĂ©e, de la diva dĂ©chue de sa divinitĂ©, aussi branlante malgrĂ© son armature apparente que ces lignes dĂ©clinantes du dĂ©cor. Gestes et prolifiques formes impĂ©riales et voix impĂ©rieuse, restes d’une majestĂ© et autoritĂ© perdues, capricieuses et tyranniques exigences exercĂ©es dĂ©sormais sur les sans grade, l’invisible standardiste de la rĂ©ception ou le groom grimĂ©, mince moustachu, cintrĂ© dans son uniforme rose de petit soldat de plomb, dont elle va faire, Ă  son corps dĂ©fendant, ou dĂ©fendu, sinon un souffre-douleur, un mercenaire acteur de jeux de rĂŽle de ses fantasmes apparemment jusque-lĂ  inassouvis, peut-ĂȘtre, faute encore d’atouts, comme un va-tout de la derniĂšre chance,vaisseaux brĂ»lĂ©s d’un dernier voyage sans retour.

Gestes et gĂ©nĂ©rositĂ© thĂ©Ăątralement larges, elle offre pourboires et contrat comme elle jouerait les restes de sa fortune Ă  la roulette, sĂ»rement russe dans on ne sait quel dĂ©sespoir qui perce sous les discours emphatiques, dĂ©clamatoires, d’abord sur la laĂŻcitĂ©, contre le communautarisme, avec une revendication zinzin de zen bouddhique Ă  la mode et, plus tard, une belle tirade sur le prĂ©avis avant licenciement ou dĂ©mission. Pleine d’effets, la voix fait dĂ©filer des registres, de tĂȘte, de poitrine, dans une rhĂ©torique stylisĂ©e du mĂ©lange des genres sexuels, mais sans caricature, adhĂ©rant au personnage et non visant une personne.

Puis Lady Margaret, puisqu’il faut l’appeler par son nom, Lady Margarine pour le groom, son « boy » facĂ©tieux, se lance dans une chanson sur la mer visible de la fenĂȘtre de cet hĂŽtel normand Ă  la Proust, loin de celle de TrĂ©net mais qu’on ne peut manquer d’avoir pour horizon mĂ©moriel. Le texte est intĂ©ressant par ses trouvailles mais difficile Ă  suivre dans ses jeux verbaux, et Ă  mĂ©moriser par une musique qui, en revendiquant ce rĂ©pertoire n’en a pas pour autant la simplicitĂ© musicale qui accroche et reste.Les deux personnages, tour Ă  tour, seront solistes ou duettistes dans des airs dont les vers, difficiles Ă  retenir, sont pleins de fantaisie, avec des rives, des dĂ©rives phoniques parfois oulipiennes et Ɠdipiennes telles les dĂ©clinaisons de « mer » en « mĂšre », allusion au rapport maternel, inconsciemment incestueux, entre les deux personnages, oĂč le son vague, divague, extravague, ou bien la logique des rimes fatalement en —ex du Printemps au Sussex(clin d’Ɠil sexuel grivois ?), ou encore le Syndrome de Stockholm.

C’est intelligent, subtil, peut-ĂȘtre trop pour ĂȘtre bien perçu, comme les clins d’Ɠil ou allusions dont est semĂ© le texte, Barrage contre le Pacifique de Duras ou son Amantasiatique, qui rĂ©vĂšle soudain, aprĂšs l’hystĂ©rie du tableau du Mont Blanc, la faille du personnage d’amour blessĂ© par un amant indien mythifiĂ© dans l’Himalaya de sa perte. Ce qui explique peut-ĂȘtre le nom de Lady Marguerite, autre Marguerite Duras, dont le couple final avec le jeune Yann AndrĂ©s modĂšle implicitement celui sadomasochiste et presque incestueux avec le groom.

vie-en-rose-bobon-nevrotik-hotel-critique-opera-critique-spectacle-sur-classiquenewsLes deux acteurs sont remarquables, Michel Fau laissant entrevoir le vrai sous le faux, la fragilitĂ© dĂ©sespĂ©rĂ©e sous le masque de la matrone autoritaire et, sous l’apparente fragile raideur du groom, Antoine Kahan s’avĂšre un athlĂšte tout muscle qui peut, appuyĂ© sur deux avant-bras, jouer l’angelot cambrĂ© des rĂȘves de la finalement touchante Lady Margaret, sans doute une grande Ăąme trahie par la vie. Plus que chanter Ă  proprement parler si en termes lyriques sĂ©rieux on parle, tous deux jouent Ă  chanter, et bien, variant intentions, intonations et couleurs. À jardin, les trois musiciens, piano, violoncelle qui tapisse les airs, accordĂ©on aux envolĂ©es parfois symphoniques, s’amusent parfois Ă  meubler les scĂšnes d’effets dramatiques dignes d’accompagnements de films muets expressionnistes. Les musiques des chansons, il faudrait les rĂ©Ă©couter pour formuler un jugement plus fondĂ©, toujours belles dira-t-on globalement, mais on n’a rien retenu pour accrocher, du premier coup, l’oreille. Par ailleurs, comme les divers rĂŽles du jeu contraint, hĂ©gĂ©lien de la maĂźtresse et de l’esclave, avec son inĂ©vitablement renversement dialectique, on n’en perçoit pas la logique dramatique et la continuitĂ©, scĂšnes dĂ©cousues, juxtaposĂ©es, de mĂȘme les chansons, enfilĂ©es comme des perles auxquelles, paradoxalement, manquerait le fil.

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LA VIE EN ROSE (BONBON)
NĂ©vrotik HĂŽtel
Comédie musicale de chambre
Marseille, la Criée, le 23 janvier 2019
Présenté du 23 au 26 janvier 2019

Avec Michel Fau, Antoine Kahan

Piano : Mathieu El Fassi.
Accordéon : Laurent Derache.
Violoncelle : Lionel Allemand

Mise en scĂšne : Michel Fau

Trame et dialogues : Christian Siméon. Chansons : Michel Rivgauche, Julie Daroy, Pascal Bonafoux, Jean-François Deniau, Christian Siméon, HélÚne Vacaresco, Claude Delecluse et Michelle Senlis Musiques Jean-Pierre Stora DécorEmmanuel Charles Costumes David Belugou LumiÚres Joël Fabing.Maquillages Pascale Fau. Perruque : Laure Talazac. Assistant à la mise en scÚne : Damien LefÚvre. Collaboration artistique :Sophie Tellier

Production ScenOgraph, ScĂšne conventionnĂ©e thĂ©Ăątre et thĂ©Ăątre musical – Figeac, Saint-CĂ©rĂ© – Festival de Figeac / Production dĂ©lĂ©guĂ©e C.I.C.T. – ThĂ©Ăątre des Bouffes du Nord

Photos : © Marcel Hartmann

 

 

 

Faun de Cherkaoui (Debussy)

cherkaoui sidi danse portrait faun garnier concert annonce par classiquenews bac064-cherkaoui-koen-broos-2PARIS. Danse, Garnier : CHERKAOUI / GOECKE / LIDBER – 5 fĂ©vrier > 2 mars 2019. Arabe et homosexuel, 
 Sidi Larbi Cherkaoui, quadra dĂ©complexĂ©, est un chorĂ©graphe belge, plutĂŽt Ă  l’aise dans ses baskets qui n’a pas sa langue dans sa poche. Avec Icon (et de l’argile pour dĂ©cor et accessoire, signe de l’entrave et de la fragilitĂ©), il dĂ©nonçait les dĂ©rives d’un monde artificiel plus matĂ©rialiste que spirituel. Son Ă©criture gestuelle cultive avec grĂące et puissance un legato sensuel, souvent onirique. Une rĂ©flexion sur le sens rĂ©enchanteur du mouvement coprorel qui s’est nourri Ă  travers ses crĂ©ations rĂ©centes depuis Sutra (avec les moines chinois de Shaolin, 2008), Genesis (2014), Fractus V (alliance du cirque et du hip-hop
). Il a plus l’habitude de travailler avec les danseurs de sa propre compagnie Eastman que le corps de ballet de l’OpĂ©ra de Paris. Faun devrait permettre de retrouver une sorte d’idĂ©al abstrait, moins ancrĂ© dans la rĂ©alitĂ© dont il dĂ©nonce les travers, mais davantage miroir d’une rĂ©flexion sur le sens de la forme pure.

Sur la scÚne du Palais Garnier, en février et mars 2019, trois visions singuliÚres de la danse forment un nouveau spectacle en « poésie et virtuosité ». Soit un triptyque chorégraphique plutÎt prometteur.
Etreinte mĂ©lancolique en hommage Ă  Vaslav Nijinski, crĂ©ateur du Faune dans AprĂšs midi d’un faune de Debussy (1894), le duo Faun de Sidi Larbi Cherkaoui inaugure ce programme, accompagnĂ© de deux crĂ©ations. Jamais venu Ă  Garnier, l’Allemand Marco Goecke, inscrit son Ă©criture chorĂ©graphique entre avant-gardisme et inventivitĂ©, ciselant son travail comme « un rĂȘve Ă©veillĂ© ». Le chorĂ©graphe et cinĂ©aste suĂ©dois Pontus Lidberg, – auteur du film The Rain-, s’interroge sur le sens du mariage Ă  partir de la partition « Noces » de Stravinsky. Nouvelle production.

 

 

 

FAUNE de Debussy / FAUN de ... CHERKAOUI
 

 
 

 

 

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FAUN de CHERKAOUI… nouveau regard, nouvelle pensĂ©e en grĂące d’aprĂšs Debussy – illustrations : © ANN RAY / ONP OpĂ©ra National de PARIS 2019

 

 

  

 

 

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CHERKAOUI / GOECKE / LIDBER
Palais Garnier – 5 fĂ©vrier > 2 mars 2019
Durée : 1h45
Nouvelle production

DĂ©roulement :

« Faun » de Sidi Larbi Cherkaoui / d’aprĂšs Debussy / N Sawhney : 15 mn
Création de Marco Goecke : 30 mn
Entracte : 30 mn
« Noces » de Pontus Lidberg / Stravinsky / Ens Aedes : 30 mn

Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet
Orchestre de l’OpĂ©ra national de Paris / Vello PĂ€hn, direction

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RESERVER VOTRE PLACE
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/ballet/goecke-lidberg-cherkaoui

 

 

 
 

 

  

 

DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte)

CLIC D'OR macaron 200DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte). Coffret Ă©vĂ©nement qui complĂšte l’offre Ă©galement en dvd rĂ©capitulatif Ă©ditĂ© ce NoĂ«l par BelAirclassiques et dĂ©diĂ© Ă  l’école russe du Bolshoï
 Quoiqu’on en dise, Tchaikovski aura permi aux chorĂ©graphes et danseurs internationaux de perfectionner leur art, qu’il s’agisse de l’acrobatie virtuose et un rien froide, ou de l’élĂ©gance racĂ©e sublimement incarnĂ©e
 Voici 3 ballets qui restent 
 inaltĂ©rables.

ROYAL BALLET tchaikovsky the ballets 3 dvd set sleeping beauty ntucracker swan lake annonce critique dvd review classiquenews decembre cadeau de NOEL 2018Parlons d’abord du LAC DES CYGNES / Swan Lake version Osipova / Golding / Gruzin. EnregistrĂ© en mars 2015 au Royal Opera House, Covent Garden, et retransmise dans les cinĂ©mas du monde entier, le ballet fĂ©erique de Piotr Illiytch rĂ©unit deux tĂȘtes d’affiche du Royal Ballet, l’étoile russe Natalia Osipova (originaire du Bolshoi) et le canadien, Matthew Golding, nouveau duo pour ce lac attendu. La conception d’Anthony Dowell, qui date de 1987, s’inspire de l’originale de 1895 (Petipa / Ivanov), souhaite aussi rĂ©actualiser le propos en incluant des inserts venus de diffĂ©rents chorĂ©graphes plus contemporains, emblĂ©matiques Ă  Londres : en particulier Frederick Ashton. Sans omettre des citations de l’époque de Tchaikovski. Il en rĂ©sulte un mĂ©lange parfois confus, qui affecte le trĂšs haut niveau du Corps de Ballet londonien, pourtant au meilleur de sa forme, autant dans la rĂ©alisation synchronisĂ©e des ensembles, que dans le soutien au solos virtuoses (superbe Rothbart de Gary Avis). Technicienne, Natalia Osipova n’est pas une actrice affĂ»tĂ©e, ce qui altĂšre son double emploi : Odette, le cygne blanc, et Odile, le cygne noir. Expressive en Odette, elle manque de relief et de profondeur, mais aussi de prĂ©cision dans la noirceur d’Odile. RacĂ© certes mais uniforme dans sa posture disciplinaire, Matthew Golding fait finalement un prince Siegfried plus hautain qu’humain, ce qui nuit Ă  la finesse Ă©motionnelle de ses duos avec Odile / Odette. Evidemment, l’ampleur de ses portĂ©s est magistrale. LĂ  encore, une approche mĂ©canique, virtuose
 mais froide et distanciĂ©e qui ignore totalement l’empathie et la connexion avec sa partenaire. Dans la fosse, Boris Gruzin fait feu de tout bois, rĂ©alisant de la matiĂšre et soie tchaikovskienne, un scintillement orchestral continu. Trop technique et glaçante, la lecture ne dĂ©trĂŽne pas l’excellent duo Svetlana Zakharova / Roberto Bolle Ă  Milan en 2004
 Oui on nous dira nostalgie, nosltalgie, et « goood old times »  mais quand mĂȘme.

LA BELLE AU BOIS DORMANT version Nuñez, Muntagirov. Tout autre est la conception, elle aussi éclectique mais mieux assemblée et conçue de Monica Mason et Christopher Newton : à partir de la chorégraphie de Marius Petipa, ils conservent les ajouts signés Ashton, Wheeldon, Dowell, tout en redessinant la volupté onirique du conte originel français (Perrault)
grĂące aux costumes et dĂ©cors signĂ©s par Olivier Messel. Il en rĂ©sulte une lecture Ă  la fois majestueuse et trĂšs fine sur le plan de la caractĂ©risation psychologique des personnages. On prĂ©fĂšre souvent grossir et Ă©paissir le ballet de Tchaikovski en faisant ronfler les rĂ©fĂ©rences Ă  la solennitĂ© Grand SiĂšcle, au risque d’écarter tout ce qui relĂšve du drame : rien de tel ici. Car rayonne en un trio irrĂ©sistible trois danseurs-acteurs prodigieux littĂ©ralement : Marianela Nunez (Princesse Aurora, Ă  la fois proche et Ă©nigmatique), Kristen McNally (sidĂ©rante Carabosse par laquelle surgit la catastrophe et l’emprise des tĂ©nĂšbres, mais avec quelle Ă©conomie gestuelle : sa pantomime est du trĂšs grand art), enfin le Prince de Vladimir Muntagirov trouve le ton juste et la balance parfaite entre puissance athlĂ©tique et prĂ©sence affĂ»tĂ©e, sans omettre une excellente interaction avec ses partenaires, dans toutes les situations. VoilĂ  qui nous change du « rien que technique et virtuositĂ© solistique » du Lac des cygnes prĂ©cĂ©demment prĂ©sentĂ©. Le geste souple et habitĂ© de Koen Kessels rend service Ă  une partition colorĂ©e et raffinĂ©e dont il sait retirer toute boursouflure. Magistral.

casse-noisette_royal-ballet_4CASSE NOISETTE, 2016 : les 90 ans de Peter Wright. Le Royal Ballet fĂȘte ainsi les 90 ans du metteur en scĂšne et producteur Peter Wright, dans l’une de ses rĂ©alisations les plus emblĂ©matiques (et applaudies). CrĂ©Ă©e en 1984, la conception enchante en respectant l’empire du rĂȘve qui montre comment le magicien Drosselmeyer emmĂšne la jeune Clara jusqu’au monde enneigĂ© de la FĂ©e DragĂ©e, et au royaume des bonbons. Les aventures qui s’en suivent saisissent par leurs pĂ©ripĂ©ties contrastĂ©es voire martiales : le casse-noisette Hans-Peter se transforme en prince
 Mais Wright offre Ă  partir de la nouvelle onirique d’Hoffmann (Casse noisette et le roi des souris, 1816), une rĂ©flexion trĂšs fine de la magie de NoĂ«l, sachant et questionner le sens de la fĂ©erie et l’expĂ©rience morale qu’en tirent les jeunes protagonistes. Saluons l’excellent Gary AVIS, magicien dĂ©miurge, d’une prĂ©sence convaincante, entre autoritĂ© et mystĂšre. Il accompagne Clara dans son rite qui est aussi l’issue heureuse d’un envoĂ»tement diabolique, car son neveu Hans-Peter a Ă©tĂ© transformĂ© par le roi des souris, en casse-noisette, or seul l’amour d’une jeune fille pourra l’en libĂ©rer.
casse-noisette_royal-ballet_3Au premier acte, confrontĂ©e Ă  un immense sapin (qui ne cesse de grandir Ă  mesure que le songe devient rĂ©el), Clara rayonne par son angĂ©lisme jamais miĂšvre (trĂšs juste Francesca Hayward). Le Casse-noisette devient prince (seyant et habile Federico Bonelli)
 Au pays de la FĂ©e DragĂ©e, les danses de caractĂšres se succĂšdent avec variĂ©tĂ© et virtuositĂ©. Jusqu’au suprĂȘme pas de deux de la FĂ©e DragĂ©e, auquel l’étoile Lauren Cuthbertson rĂ©serve son Ă©lĂ©gance mĂ»re d’une sublime souplesse : face Ă  la Clara attendrie et naĂŻve de Hayward, Cuthbertson Ă©blouit par sa grĂące adulte. Le charme de la production, dĂ©fendu par des solistes de premier plan, semble atemporel. IrrĂ©sistible.

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DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte).

CD événement, critique. ZAHIR (1 cd Klarthe records)

QUATUOR ZAHIR : 4 saxos magiciens !CD Ă©vĂ©nement, critique. ZAHIR (1 cd Klarthe records). ZAHIR signifie en arabe, ce qui est “visible”, ce qui occupe en permanence la vision et l’esprit… Ce quatuor de saxos (nĂ© en 2015) Ă©cartent tous ses concurrents par son audace, la libertĂ© du geste, une virtuositĂ© naturelle et souple, sa ligne artistique, ses lumineux engagements. Velours mordant et caractĂ©risĂ© : le son du Quatuor ZAHIR enchante littĂ©ralement et berce dans l’excellente transcription du Quatuor de Borodine (rĂ©alisĂ©e par le sxo soprano Guillaume Berceau) ; un Borodine revivifiĂ©, transcript, sublimĂ© dont le charme d’esprit populaire dĂšs son premier Allegro caressant sĂ©duit immĂ©diatement par l’équilibre des quatre instruments (quatuor vocal plutĂŽt que quatuor Ă  cordes : c’est Ă  dire saxophones soprano, alto, tĂ©nor, baryton). Le souci de la caractĂ©risation, le sens du dialogue entre les parties, la trĂšs fine conception du format sonore, d’une subtilitĂ© rĂ©jouissante, la fluiditĂ© de l’écriture qui fait passer d’un instrument Ă  l’autre, de surcroĂźt dans une prise de son « tournante », ni trop proche ni trop Ă©loignĂ©e, mais ronde et presque dansante, souligne l’extrĂȘme ductilitĂ© lumineuse des Zahir (pulsion dansĂ©e, organiquement trĂšs soignĂ©e du Scherzo). La tendresse simple du Notturno seduit tout autant, jusqu’au trĂšs beau mystĂšre grave du dĂ©but du Finale avant la sĂ©quence plus vive, trĂšs animĂ©e, idĂ©alement caractĂ©risĂ©e elle aussi dans l’enchaĂźnement des sĂ©quences successives. Jaillit une expressivitĂ© assumĂ©e, jamais tendue ni outrĂ©e grĂące Ă  la recherche constante et exaucuĂ©e d’un sublime Ă©quilibre sonore.
L’audace de ce premier cd fait miroir avec une curiositĂ© tout azimut, qui fait de ZAHIR, outre un idĂ©al esthĂ©tique, un laboratoire musicale. D’oĂč une implication totale dans la dĂ©fense des partitions contemporaines.

 
 

 
 

Sublimes saxos : ZAHIR

 
 

klarthe records ZAHIR quatuor de saxos critique CLIC de classiquenewsAinsi The dark side de Jean-Denis Michat est trĂšs proche du jazz et de l’impro : s’y affirme ce jeu constant d’acuitĂ© expressive et de pulsion collective d’oĂč Ă©merge une Ă©tonnante sensibilitĂ© du collectif lĂ  encore Ă  soigner la sonoritĂ© d’ensemble – respirations, sons suraigus comme des cris dĂ©chirĂ©s mais toujours Ă©tonnamment couverts, ronds qui Ă©voquent pour nous le duduk oriental (ligne improvisĂ©e du soprano), comme une transe qui explore des limites extrĂȘmes des tessitures tout en accordant rĂ©guliĂšrement le groupe, sa puissance, son intensitĂ©, sa rĂ©sonance, ses expirations, son imaginaire, et lĂ  encore au service d’une couleur Ă  quatre voix d’une complicitĂ© artistique Ă©tonnante
 C’est peu dire ici que les Ă©lĂšves du compositeur (Michat a enseignĂ© Ă  3 instrumentistes sur les 4 de Zahir) ont compris ses nuances infimes, tĂ©nues ; tout ce qui relĂšve des silences, d’entre les lignes et d’entre les notes, faisant surgir en Ă©clairs oniriques, de superbes vagues allusives, Ă  la fois nostalgiques, caressantes, crĂ©pusculaires : divagations d’une libertĂ© totale oĂč l’entente et la connivence de tous permettent le surgissement d’une fulgurance de l’instant qui s’achĂšve dans l’ombre le plus Ă©nigmatique. De ce point de vue l’imaginaire des ZAHIR semble infinie. Une verve dĂ©voilĂ©e, d’une constante richesse sonore se prĂ©cise et captive. La sĂ©quence est superbe.

 
 

Commande des ZAHIR, Voices of Black earth d’Alexandros Markeas se dĂ©veloppe plutĂŽt sur des sons ciselĂ©s, non classiques, Ă  peine audibles, feutrĂ©s, capables de rĂ©sonances tĂ©nues, aux accents vifs d’une « gutturalité » joyeuse, enivrĂ©e. Le chant comme voilĂ©, rauque, des quatre saxos Ă©voquent les spectres joyeux, facĂ©tieux, esprits de la nature qui nous entourent et qui inspirent ici Markeas dans une piĂšce inspirĂ©e directement de l’univers poĂ©tique d’Archibald Lampman, poĂšte canadien du XIXĂšme et dont le sujet explore la vocalitĂ© des instruments; cris, syncopes, frĂ©missements, chuchotements, hululements
 inscrivent un climat parfois entĂȘtant, dĂ©concertant (comme des sirĂšnes expirantes
). La prise de son excelle dans cette collection vivifiante de sons incarnĂ©s d’une dĂ©concertante Ă©mission, jamais prĂ©visible, dont les phĂ©nomĂšnes de spatialisation saisissent aussi l’auditeur, crĂ©ant des vortex, des espaces sonores, Ă  la fois inquiĂ©tants et fascinants par leur sincĂ©ritĂ© expressive.

 
 

Plus sourde et sombre, la Rhapsodie du pĂšre de Joakim, Alexis Ciesla, berce par sa douceur inquiĂšte : oĂč l’alto de Sandro Compagnon rĂ©ussit une trĂšs belle ligne improvisĂ©e, en musicalitĂ© et libertĂ©. L’élĂ©gance du jeu, et lĂ  encore l’opulence feutrĂ©e de la couleur collective enchantent par ses nuances contrĂŽlĂ©es, et pourtant manifestent aussi une libertĂ© de geste rĂ©ellement engageante. Au delĂ  des citations et influences klezmer de la culture yiddish, et au-delĂ  de l’énoncĂ© « musique vagabonde », le parcours Ă©motionnel du Quatuor de saxos captive par l’intĂ©rioritĂ© qu’il fait surgir dans chaque mesure : comme si le chant des instruments dĂ©coulait d’une expĂ©rience et d’une mĂ©moire prĂ©servĂ©es, Ă  la fois douloureuse mais assumĂ©e et apaisĂ©e. Un telle maturitĂ©, dans la finesse de son articulation, indique un quatuor de trĂšs grands musiciens. Leur association n’est pas seulement musicale : elle touche au cƓur par leur justesse et leur sincĂ©ritĂ©. La couleur et la sonoritĂ© ronde et envoĂ»tante subjuguent. Superbe complicitĂ© sonore du dĂ©but Ă  la fin. A suivre. Disque Ă©lu CLIC de CLASSIQUENEWS de la rentrĂ©e 2018.

 
 

‹QUATUOR DE SAXOPHONES ZAHIR

Guillaume BERCEAU > saxophone soprano
Sandro COMPAGNON > saxophone alto
Florent LOUMAN > saxophone ténor
Joakim CIESLA > saxophone baryton

 
 

 
 

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CLIC D'OR macaron 200CD Ă©vĂ©nement, critique. ZAHIR (1 cd Klarthe records). BORODINE (Quautor Ă  cordes n°2 en rĂ© majeur – Jean-Denis Michat : The Dark side – Alexandros Markeas : Voices of Black Earth – Alexis Ciesla : Rhapsodie. Enregistrement rĂ©alisĂ© en nov 2017 (Villefavard). 1 cd Klarthe records K063. CLIC de CLASSIQUENEWS de la rentrĂ©e 2018.

 
 
 

 

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A LIRE aussi notre entretien exclusif avec les saxophonistes du QUATUOR ZAHIR

 

 

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ZAHIR-1er-cd-klarthe-video-clip-par-classiquenws-octobre-2018-teaser-4-saxos-zahir-par-classiquenewsVOIR aussi le teaser du premier cd du Quatuor ZAHIR / Zahir signifie ” ce qui est visible” et occupe toutes vos pensĂ©es… extraits musicaux et approche esthĂ©tique du Quatuor Zahir… (teaser rĂ©alisĂ© par le studio CLASSIQUENEWS.TV / Philippe-Alexandre Pham 2018)

https://www.youtube.com/watch?v=IhiZ8OQNikA

VOIR aussi  le Quatuor ZAHIR interpréter dans son intégralité The Dark side de Jean-Denis Michat : avec le compositeur (impro)